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Iguerot Kodesh — lettres 1230 à 1250

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°1230

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1230, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Veille de la fête de Soukkot 5712,

Brooklyn, New York,

Aux fils et filles d’Israël résidant à Brighton Beach,

auxquels Dieu accordera longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait d’apprendre qu’un comité pour la pureté familiale a été constitué à Brighton Beach, dans le but de faire construire un bon Mikwé dans ce quartier.

La pérennité de chaque individu et de toute la communauté à la fois, dans sa dimension morale comme dans son existence physique, est conditionnée par le respect des principes de la pureté familiale.

L’existence d’un bon Mikwé dans chaque quartier, qui offre à toute femme la possibilité de respecter les lois de la pureté familiale sans trop de difficultés, est une nécessité absolue. Aucun obstacle ne doit retarder sa construction.

Il faut donc tout faire pour que ce Mikwé voit le jour au plus vite. Nos Sages disent que celui qui préserve une âme juive est considéré comme s’il avait sauvé le monde entier. Retarder cette construction, même de quelques temps, serait une très lourde responsabilité.

J’adresse donc une requête à tous ceux qui ont la possibilité d’apporter leur concours à cette réalisation, en particulier aux Juifs résidant à Brighton Beach. Ceux-là doivent, avec tout leur enthousiasme, participer à la collecte qui permettra de réunir les fonds nécessaires pour cette construction.

J’ai également bon espoir que les rabbins, les présidents de synagogue et les responsables locaux ne cesseront pas leur action tant que les portes de ce Mikwé ne se seront pas ouvertes, dans l’avenir le plus proche.

Que le mérite de cette grande Mitsva protège chacun et chacune de ceux qui y prendront part. Le Tout Puissant leur accordera la satisfaction de tous leurs besoins, enfants, santé et prospérité matérielle.

Lettre n°1231

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1231, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Tichri 5712,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Raphaël Na’hman Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse aux questions que vous m’avez posées dans votre lettre.

A) Il ne me semble pas bon de penser, pendant la bénédiction des Cohanim, à quelqu’un qui a déjà quitté ce monde. On peut, en revanche, lire des Tehilim pour lui(2) ou réciter des versets, à la fin de la Amida(3). Tout dépend à quel point on lui est attaché et de quelle manière on le ressent.

B) Les versets correspondant aux noms Mena’hem et Mendel(4) sont: La clarté des yeux réjouit le coeur et une bonne nouvelle fait grossir l’os, Comme sont belles tes tentes Yaakov, tes sanctuaires, Israël.

C) Vous m’écrivez que mon beau-père, le Rabbi, vous a indiqué à quoi il fallait penser pendant la bénédiction des Cohanim. Je vous serais très reconnaissant de me préciser ce point.

D) Je vous remercie beaucoup de penser à mon nom, quand vous dites la bénédiction des Cohanim. Et, vous respectez, en outre, la parole de nos Sages selon laquelle celui qui fait un cadeau(5) à son prochain doit le lui faire savoir. Puisse se réaliser en vous, en un bien visible et tangible, la promesse du Saint béni soit-Il selon laquelle Moi, Je les bénirai(6), avec un intérêt qui dépasse le capital.

Avec ma bénédiction pour que vous soyez en bonne santé, de même que votre épouse et conceviez beaucoup de satisfaction de tous vos enfants,

Notes

(1) Le Rav R.N. Kahn, d’Erets Israël. (2) Certains ‘Hassidim lisent encore, chaque jour, le Psaume correspondant au nombre d’années du précédent Rabbi. (3) Il est de coutume de lire, à la fin de la Amida, un verset dont la première et la dernière lettres correspondent à la première et à la dernière lettres de son nom. Les ‘Hassidim font précéder ce verset de celui du Rabbi et d’aucuns lisent également le verset du précédent Rabbi. (4) Le nom du Rabbi. Les ‘Hassidim lisent ces versets à la fin de la Amida. (5) En l’occurrence, une bénédiction. (6) Les Cohanim.

Lettre n°1232

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1232, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Tichri 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à la question suivante, que vous m’avez posée: Une femme a-t-elle le droit de faire usage de moyens contraceptifs si les médecins déterminent qu’une grossesse serait dangereuse pour elle?(1).

Les Sages des premières et des dernières générations ont déjà discuté ce point. Nos maîtres permettent cet usage. Vous consulterez les responsa du Tséma’h Tsédek, partie Even Haézer, fin du chapitre 9. Il existe aussi une réponse manuscrite, sur cette question, du fils du Tséma’h Tsédek, le Maharin(2). J’ai également entendu que mon beau-père, le Rabbi, a effectivement permis cet usage à quelqu’un. Tel n’est pas l’avis d’une partie des Rabbanim de Hongrie.

J’attends de bonnes nouvelles de votre état de santé, de celui de votre épouse et de tous vos enfants.

Je conclus en adressant à chacun de vous ma bénédiction de bonne santé,

Notes

(1) Voir, à ce propos, les lettres n°1122 et 1411. (2) Rabbi Israël Noa’h de Nyéghyn.

Lettre n°1233

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1233, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Tichri 5712,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,

le Rav Israël Yehouda(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’avez fait savoir que votre fils Chalom Dov Ber a célébré sa première coupe de cheveux(2). Les activités du mois de Tichri ne m’ont pas permis de vous répondre jusqu’à maintenant.

J’exprime donc, par la présente, ma bénédiction pour que ses parents l’éduquent à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse.

Voici ce qu’écrit mon beau-père, le Rabbi, à propos de la coupe de cheveux, qui est pratiquée à trois ans:

La coupe des cheveux occupe une place importante, parmi les coutumes juives. Elle a essentiellement pour objet d’habituer l’enfant à garder des Péot. Dès que l’enfant s’est coupé les cheveux et a gardé des Péot, on lui fait porter un Talith Katan, on lui fait réciter les bénédictions du matin, celle qui suit le repas et le Chema Israël du coucher.

Lettre n°1234

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1234, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Mar’hechvan 5712,

Brooklyn, New York,

Aux dirigeants des Yechivot de Lod et de Tel Aviv,

à qui Dieu accordera longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à la question que vous m’avez posée par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav S.Gourary(1). Celle-ci portait sur la relation à établir entre les deux Yechivot de Lod et de Tel Aviv(2).

J’ai déjà dit qu’elles doivent être maintenues, l’une et l’autre. Celle de Tel Aviv ne doit en aucune façon disparaître.

Pour autant, il est nécessaire de rendre compatible le programme d’étude de ces deux Yechivot. L’une doit prolonger l’autre, sans qu’il n’y ait d’interruption entre elles. Il semble que toutes les forces, du point de vue des enseignants comme des élèves, soient concentrées à Lod. Il faut donc que les élèves de Tel Aviv puissent poursuivre directement leurs études à la Yechiva de Lod.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée,

Notes

(1) Le Rav Shmaryahou, fils de Rav Nathan Gourary, de Tel Aviv. Voir, à son propos, les lettres n°1246 et 1249. (2) La question posée était: ne font-elles pas double emploi ?

Lettre n°1235

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1235, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Mar’Hechvan 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de mercredi dernier et, selon votre bonne habitude, vous la concluez en sollicitant une bénédiction de réussite. Mais, il semble que, dès que vous avez passé la frontière du Canada, des pensées noires vous aient, de nouveau, envahi.

Je vous ai déjà dit plusieurs fois que vous-même et votre épouse devez définitivement vous libérer de cette mélancolie et, s’il n’est pas d’autre moyen d’y parvenir, de la transformer en ardeur à l’étude, conformément à l’explication du Torah Or.

Une telle démarche est positive, puisqu’elle préserve la santé, libère des tracas matériels. Elle est également d’un bon apport spirituel, dans la mesure où elle renforce l’étude de la Torah.

J’attends de bonnes nouvelles de l’état de santé de votre épouse, du fait que, comme vous vous y êtes engagés, au moins par soumission, vous servez Dieu dans la joie.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°1236

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1236, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Mar’Hechvan 5712,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

d’une bonté remarquable, se consacrant fidèlement

aux besoins communautaires, le Rav N.(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 28 Tichri, par laquelle vous me décrivez l’effet positif qu’a eu la visite de jeunes élèves de la Yechiva dans votre synagogue, à Sim’hat Torah(2) et la bonne impression qu’en ont conservé les membres de votre communauté.

Je dois ajouter qu’il faut marquer encore plus fortement de la reconnaissance à ces élèves, qui ont dû faire preuve de beaucoup de soumission pour accepter le principe de cette visite, car il leur a fallu, pour cela, abandonner la réunion ‘hassidique qui avait lieu ici, en présence de tous les ‘Hassidim ‘Habad. Ces élèves ont marché pendant plusieurs heures pour se rendre dans ces synagogues et ces maisons d’études. Bien plus, ils l’ont fait avec joie et bonne humeur.

Puisse la joie du temps de notre joie(3), en général et de Sim’hat Torah, en particulier, se prolonger tout au long de l’année, qui sera également joyeuse. Nos Sages constatent, en effet, que la joie brise les limites, supprime les barrières, les contingences, les voiles et les obstacles qui se dressent dans la vie d’un homme ou d’une femme. Ce sera donc une bonne année, d’un bien visible et tangible, matériellement et spirituellement à la fois.

Avec ma bénédiction,

Vous trouverez ci-joint une brochure sur l’activité communautaire de ‘Habad qui, à n’en pas douter, vous intéressera.

Notes

(1) Le Rav Nissan Telushkin, de New York. Voir, à son propos, les lettres n°883 et 1505. (2) Le Rabbi généralisa, par la suite, la pratique des Tahalou’hot, les processions d’élèves de la Yechiva et de ‘Hassidim, se rendant dans différentes communautés pour apporter à leurs membres la joie de la fête. (3) La fête de Soukkot.

Lettre n°1238

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1238, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Mar’hechvan 5712,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre fidèlement aux besoins communautaires,

le Rav Y.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous trouverez ci-joint un discours ‘hassidique du Rabbi Rachab(2), qui, à n’en pas douter, vous intéressera.

Dans votre ville(3), il y a, Dieu merci, de nombreux élèves de Yechiva et des jeunes se consacrant à l’étude, puisse Dieu les multiplier. Vous ferez sûrement usage de votre immense influence pour les rapprocher de l’idéal de la ‘Hassidout et pour diffuser les sources(4) à l’extérieur. Je vous remercie d’avance pour les bonnes nouvelles que vous voudrez bien m’annoncer, en la matière.

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Yaakov Landa, de Bneï Brak. Voir, à son propos, le lettre n°417. (2) Voir la lettre précédente. (3) A Bneï Brak. (4) De la ‘Hassidout.

Lettre n°1239

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1239, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Mar’hechvan 5712,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Moché Hacohen Shayevits(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec satisfaction votre lettre du dimanche de la Parchat Le’h Le’ha, avec votre contribution au Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h et aux éditions Kehot, qui y était jointe. Je vous adresse les reçus correspondant.

J’ai bon espoir que vous me donnerez de bonnes nouvelles de votre état de santé et de celui de votre épouse, de même que de vos réalisations positives, dans le domaine communautaire. Nos Sages soulignent que il n’est de bon que la Torah. Une réalisation est donc positive si elle provoque une meilleure appréciation de la Torah, pour soi-même ou pour son entourage, ou au moins est à l’origine de cette meilleure appréciation.

La Torah est plus longue que la terre et la meilleure appréciation de la Torah n’a donc pas de limite. Nos Sages soulignent que l’on décuple les bénédictions pour celui qui multiplie ses efforts. Une activité accrue dans ce domaine vous ajoutera donc de la force et de la vigueur, de même que la volonté et le désir de poursuivre, de développer vos actions, qualitativement et quantitativement.

Il en est ainsi, non seulement pour la Torah, mais aussi pour tous les actes qui sont liés à la Sainteté. Pour ce qui la concerne, un principe établi dit que l’on augmente son engagement, mais qu’on le diminue pas. Et, selon différents avis, ce principe est instauré par la Torah elle-même(2).

Ce qui vient d’être dit nous permettra de comprendre un récit(3) que j’ai entendu de mon beau-père, le Rabbi. Il rapporta que son père(4), âgé de quatre ou cinq ans, pénétra, au jour de son anniversaire, le 20 ‘Hechvan(5), chez le Tséma’h Tsédek, afin d’obtenir sa bénédiction.

La Paracha de la semaine était alors Vayéra et, dès son arrivée, il se mit à pleurer. Le Tséma’h Tsédek lui en demanda la raison. Il expliqua que la Paracha de la semaine rapportait comment le Saint béni soit-Il s’était révélé à notre père Avraham. Il souhaitait donc qu’Il se dévoile également à lui. C’est pour cela qu’il pleurait.

Le Tséma’h Tsédek lui répondit : Lorsqu’un Juif, un Juste parfait, âgé de quatre vingt dix neuf ans, sait qu’il doit se circoncire, il mérite que Dieu se révèle à lui.

En vous souhaitant une bonne santé, de même qu’à votre épouse,

Notes

(1) Voir, à son propos, les lettres n°880, 1427, 1443 et 1487. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1527. (3) Voir Likouteï Si’hot, tome 5, page 86. (4) Le Rabbi Rachab. (5) Voir la lettre n°1237.

Lettre n°1240

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1240, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה, 15 Mar’hechvan 5712, Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du lundi de la Parchat Le’h Le’ha, dans laquelle vous me décrivez la situation du ‘Hassid âgé, qui craint Dieu, le Rav... Vous sollicitez mon avis à propos des deux possibilités qui s’offrent à lui, celle d’habiter près de la synagogue ou bien dans la même maison que ses deux filles, bien qu’il n’y ait pas de synagogue à proximité.

A son âge, il est important qu’il se trouve parmi les hommes, d’autant qu’il en a toujours eu l’habitude. La première possibilité me semble donc devoir être choisie et il convient de lui trouver une maison près de la synagogue. Vous vous efforcerez également que les autres conditions et la vigilance qui est nécessaire envers lui soient également réunies.

Vous voudrez bien transmettre à... mes souhaits chaleureux pour qu’il ait une longue vie et de bonnes années, au sens le plus littéral, c'est-à-dire avec la tranquillité du corps et de l’esprit et également au sens que donnent nos Sages de ce terme, soulignant que "il n’est de bien que la Torah" et la Mitsva, de sorte que vos jours et vos années soient emplies de Torah et de Mitsvot.

Dans ses lois des opinions, le Rambam explique le principe selon lequel "en toutes tes voies, connais Le". Le Tour et Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 231 le cite également. Chaque instant de la vie d’un homme peut donc être empli de Torah et de Mitsvot, qui sont le bien véritable.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°1241

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1241, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Mar’hechvan 5712,

Brooklyn, New York,

A l’union des jeunes femmes de la communauté ‘Habad,

à Montréal, à qui Dieu accordera longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu avec satisfaction la lettre écrite par la secrétaire de votre groupe, madame ‘Haya Kremer(1), qui me dit que des responsables ont été désignées, qu’un comité directeur a été nommé et qui me demande une bénédiction pour que vous connaissiez la réussite dans votre action.

Je vous souhaite à toutes, et tout d’abord aux responsables, que cette action soit fructueuse, que vous répandiez la clarté de la Torah et des Mitsvot, en général, de la ‘Hassidout et des pratiques ‘hassidiques, en particulier, non seulement chez vous, dans votre maison, mais aussi dans votre entourage. De la sorte, chacune d’entre vous sera un phare, illuminant ce qui l’entoure, au sein de la pénombre de l’exil.

A quelqu’un qui se plaignait de se trouver seul, dans un entourage dépourvu de toute spiritualité et, bien évidemment, éloigné de la ‘Hassidout, mon beau-père, le Rabbi répondit(2) : Lorsque l’on allume un réverbère, dans la rue, pendant la nuit, tous s’en rapprochent.

Il en découle deux points : A) Un Juif, en général et un ‘Hassid en particulier, homme ou femme, ne peut se contenter de posséder un réverbère chez lui, à la maison. Il doit aussi le porter dans la rue. B) Les personnes pour lesquelles un effort est nécessaire afin qu’ils se rapprochent se réuniront ainsi. Bien plus, certains milieux se présenteront spontanément, afin de se trouver près du réverbère.

Puisse Dieu faire que cette lumière accrue, que chacune d’entre vous projettera dans la rue, soit considérablement multipliée par le Tout Puissant. Ainsi, chacune sera éclairée, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre action, dans le domaine communautaire comme dans vos préoccupations personnelles,

et dans l’attente de la bonne nouvelle que vous vous êtes effectivement mises à l’œuvre et que vous en voyez déjà le fruit,

Notes

(1) Voir, à propos du Rav Aryé Leïb Kremer, la lettre n°1321. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°330, 1252, 1269 et 1274.

Lettre n°1242

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1242, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Mar’Hechvan 5712,

Brooklyn,

A mon proche parent, le Rav,

distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

Rav Chmouel Mena’hem Mendel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous me dites que le 6 Tévet prochain, votre fils aura trois ans. Puisse Dieu faire que vous l’éduquiez à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse.

Je vous joins un extrait d’une lettre de mon beau-père, le Rabbi, concernant la(2) coupe de cheveux, à trois ans :

La coupe de cheveux occupe une place importante parmi les coutumes juives. Elle a essentiellement pour but d’habituer l’enfant à garder des Péot. Depuis ce jour et depuis qu’il a des Péot, l’enfant devra être habitué à porter un Talith Katan, à réciter les bénédictions du matin, celle qui suit le repas et le Chema Israël du soir.

Lettre n°1243

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1243, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Mar’Hechvan 5712,

Brooklyn, New York,

A tous ceux qui connaissent la valeur d’une bonne

éducation et en particulier aux ‘Hassidim ‘Habad,

que Dieu vous accorde une longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion du dixième anniversaire de la création et de l’existence de l’association des écoles de filles Beth Rivka, sous l’égide du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h et des autres institutions fondées par mon beau-père, le Rabbi(1), j’adresse, par la présente, mon salut et ma bénédiction à tous les responsables, les amis et les donateurs, qui ont apporté leur concours au développement et à la croissance de ces écoles.

Je fais, en particulier, allusion au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux activités communautaires, débordant d’ardeur et multipliant les accomplissements positifs, le Rav I.Jacobson(2).

Grâce aux efforts répétés et incessants de ces personnes, ces écoles ont acquis une bonne réputation et elles comptent des centaines d’élèves, qui sont éduquées dans l’esprit de la Torah, en se pénétrant de crainte de Dieu et en accomplissant de bonnes actions. Ainsi, elles procurent de la satisfaction à leurs parents et sont un motif de fierté pour tous.

C’est le 3 Kislev prochain que sera célébré, avec l’aide de Dieu, le dixième anniversaire de Beth Rivka. Je voudrais, à cette occasion, adresser un appel affectueux et pressant à tous ceux qui connaissent la valeur du Judaïsme de la Torah et, en particulier, aux ‘Hassidim ‘Habad.

Il est une obligation sacrée de venir en aide aux institutions Beth Rivka. Chacun, homme ou femme, considérera qu’il est un grand mérite pour lui de prendre part à cette célébration et d’apporter son aide, de toutes les manières possibles, en agissant personnellement et en faisant agir les autres, pour maintenir les écoles qui existent et pour en créer de nouvelles.

A l’heure actuelle, alors que ces institutions se battent pour assurer leur survie, du fait des difficultés économiques, chaque don est non seulement une participation, mais aussi un acte de salut, le salut le plus primordial, permettant d’assurer la meilleure éducation aux filles.

Dieu ne reste pas en dette et tous ceux qui apporteront leur concours afin d’assurer la bonne éducation, en particulier ceux qui soutiennent Beth Rivka et lui apportent leur collaboration, seront bénis par Dieu, en tous leurs besoins, matériels et spirituels.

Avec ma bénédiction pour une grande réussite et pour tout le bien matériel et spirituel,

Notes

(1) Certaines écoles pour filles avaient été créées par le précédent Rabbi sous le nom de Beth Sarah. (2) Le Rav Israël Jacobson, Rav de l’union des ‘Hassidim ‘Habad aux Etats Unis, avant même que le précédent Rabbi ne s’installe dans ce pays.

Lettre n°1244

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1244, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Mar’Hechvan 5712,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre demande de bénédiction(1) par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux besoins communautaires, Rav Chmouel David Reitchik(2).

Je vous conseille d’adopter les trois études qui doivent être le fait de tous, c'est-à-dire les Tehilim selon leur répartition mensuelle, chaque jour, après la prière du matin, le ‘Houmach avec le commentaire de Rachi, quotidien également selon la Paracha de la semaine, soit, le dimanche du début de la Paracha au Cheni, le lundi du Cheni au Chelichi et ainsi de suite, le Tanya, selon sa répartition pour chaque jour de l’année.

Vous vous efforcerez d’étudier l’enseignement profond de la Torah(3), qui met en éveil l’amour et la crainte de Dieu, sentiments qui sont comparés à un fils et une fille, dans leur dimension spirituelle. C’est ainsi que l’on peut avoir des enfants(4), comme l’écrit l’Admour Hazaken, dans une lettre imprimée dans Méa Chéarim(5).

Et, votre épouse donnera de la Tsédaka pour la caisse de Rabbi Meïr Baal Haness(6), avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Vraisemblablement pour avoir des enfants. (2) Délégué du Rabbi pour la côte ouest des Etats Unis. Voir la lettre n°1436. (3) La ‘Hassidout. (4) Voir, à ce propos, la lettre n°1387. (5) Page 38a. Voir aussi le Séfer Hamaamarim Haketsarim, pages 460-462. (6) Celle du Collel ‘Habad.

Lettre n°1245

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1245, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Mar’Hechvan 5712,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du mercredi de la Parchat Le’h Le’ha, dans laquelle vous me dites que vous avez la possibilité de recevoir une subvention, à l’occasion de la conférence de... Celle-ci s’ajoutera au montant que vous avez obtenu pour la Yechiva de... et pour d’autres Yechivot encore.

Vous savez sans doute que les Yechivot Loubavitch existent depuis plus de cinquante ans et se sont toujours distinguées par leur absence d’affiliation à un parti. Elles ne subissent aucune influence, aucune immixtion extérieures et se distinguent par leur intense crainte de Dieu, dans tous les domaines.

C’est de cette manière que les Yechivot Loubavitch ont acquis la réputation qui est maintenant la leur. Car, ce nom n’est pas uniquement celui d’une ville, mais aussi le symbole d’une certaine conception du Judaïsme. Les points fondamentaux de cette conception, introduite par les Yechivot Loubavitch, sont les suivants, respect scrupuleux du programme fixé par le fondateur de la Yechiva, indifférence par rapport aux nombreux courants qui agitent la rue, indépendance totale par rapport à tout parti, qui qu’il soit.

Bien souvent, le respect de ces principes a placé la Yechiva dans une situation financière difficile. Malgré cela, pendant les cinquante quatre années de son existence, les plus grands efforts ont été consentis pour ne pas s’écarter du programme, bien que des subventions régulières et d’un montant énorme auraient pu être ainsi obtenues, de la part de tel ou tel autre parti.

Un examen sommaire de l’histoire des Yechivot Loubavitch et de la manière dont elles sont dirigées permet d’établir clairement ce qui doit être, à mon sens, la réponse à votre interrogation. Il n’est absolument pas question d’accepter les subventions d’un parti, même si leur montant est considérable, car cette démarche irait à l’encontre de la volonté du fondateur de la Yechiva, dont le nom et le souvenir nous sont chers et que nous entendons préserver, par toutes nos forces.

Si l’on se dit, en outre, que, malgré tous nos calculs, les dépenses et les recettes d’une institution sont décidées, en dernière instance, par Dieu Lui-même, un Juif croyant aura la conviction que, s’il s’en tient à la volonté des fondateurs de la Yechiva, mon beau-père, le Rabbi et son père, son action n’aura pas pour conséquence que Dieu diminue les recettes de la Yechiva, à cause de cela. Bien au contraire, c’est en maintenant fermement leurs positions que nous obtiendrons de Dieu qu’Il élargisse les canaux et les sources véhiculant la bénédiction pour maintenir et développer ces Yechivot.

En saluant tous vos collaborateurs et avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et pour tout le bien dans vos préoccupations personnelles,

Lettre n°1246

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1246, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Mar’Hechvan 5712,

Brooklyn, New York,

Aux dirigeants de la Yechiva de Lod,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres, de même que le compte-rendu de la Yechiva du 18 Tichri, avec les fiches des élèves, accompagnées de leur photographie. En les voyant, on reconnaît des enfants bénis par Dieu. Il est regrettable qu’à certaines fiches, ne soit pas jointe une photographie. Vous me les adresserez sans doute, la prochaine fois.

A) Il me manque donc les photographies accompagnant les fiches n°6, 29, 30, 31, 32, 35, 40, 44, 47, 91, 93, 100, 104 et 109. A partir du n°109, les fiches elles-mêmes sont manquantes.

B) Vous m’interrogez sur le fait de déléguer un émissaire(1). Vous dites avoir déduit de ma lettre(2) que je souhaitais qu’il ne se rende pas dans certains pays. Je ne sais pas sur quoi vous basez cette supposition. Je disais seulement que les institutions doivent se concerter, afin qu’il n’y ait pas de contradictions, de confusions et de pertes, du fait de voyages qui n’auraient pas été suffisamment organisés.

Il est sûrement possible d’harmoniser les voyages, au titre des différentes institutions, de telle façon que le délégué de la vôtre visite également tous les pays.

C) Vous me demandez s’il est possible d’accorder à la personne qui sera déléguée le titre d’émissaire des Sages(3). Il m’est difficile de donner mon avis sans savoir de qui il s’agit. En étant sur place, vous pourrez sans doute déterminer si cet homme est à la mesure de la mission qui lui est confiée. Bien évidemment, cela dépend également du pays dans lequel il se rendra.

D) Vous me demandez si vous devez prendre un recteur, responsable des études de la partie révélée de la Torah(4). Cela est tout à fait judicieux, pour différentes raisons, internes et externes à la fois. En effet, il faut améliorer l’étude non seulement de la ‘Hassidout, mais aussi de la partie révélée de la Torah, qui doit être vivante, enthousiaste, passionnée. Un recteur, capable d’assumer cette fonction, pourra, à n’en pas douter, être d’un apport considérable, dans ce domaine.

E) Il m’est difficile, d’ici, de désigner quelqu’un(5), mais je suis certain, qu’après un essai, vous pourrez vérifier sur place quelle influence tel recteur ou tel autre pourraient exercer sur les élèves, leur manière de les enthousiasmer pour l’étude.

F) Vous m’interrogez sur le programme des études. De façon générale, les classes doivent être organisées comme elles l’ont toujours été, à la Yechiva Loubavitch, avec, bien évidemment, les adaptations nécessaires, en fonction des conditions de l’endroit où vous vous trouvez actuellement.

Néanmoins, une stricte surveillance est nécessaire pour les enfants originaires du Yémen, qui doivent s’habituer à cette organisation, nouvelle pour eux. De même, il est évident qu’une approche particulière de la ‘Hassidout est nécessaire, pour ce qui les concerne.

J’ai déjà souligné(6) l’importance d’étudier les discours ‘hassidiques de mon beau-père, le Rabbi(7).

G) Pour faire suite à ce qui vient d’être dit, je voudrais souligner encore une fois l’importance, à mon sens, d’habituer tous les élèves, ou, tout au moins, ceux qui en sont capables, à réciter publiquement des discours ‘hassidiques(8), y compris devant ceux qui ne sont pas des ‘Hassidim.

De même, je rappelle à nouveau qu’il est important de former des éducateurs et des cadres parmi ceux qui sont originaires du Yémen.

H) J’espère que vous tiendrez la promesse formulée dans votre lettre et que vous enverrez également les fiches des élèves venant du Yémen, de même que des informations sur ceux qui travaillent pour la Yechiva. Je vous en remercie d’avance.

I) J’aimerais savoir si, depuis la rentrée, vous avez un plus grand nombre d’élèves et, le cas échéant, qui ils sont.

Vous avez sûrement reçu mes salutations par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav S.Gourary(9). Vous avez sans doute organisé ensemble une réunion ‘hassidique, comme je le lui suggérais, avant qu’il ne reparte d’ici. J’espère que celle-ci a renforcé les actions en cours, les a élargies et a permis d’en introduire de nouvelles.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et en saluant chacun d’entre vous,

Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion du 20 Mar’Hechvan, que nous venons d’éditer.

Il me semble vous avoir déjà dit que l’Ethrog que vous m’avez envoyé m’est parvenu à temps. Je vous en remercie beaucoup.

Notes

(1) A l’étranger, afin de collecter des fonds pour la Yechiva. (2) Il s’agit de la lettre n°1134. Voir également la lettre n°1200. (3) Délégué par le Rabbi et chargé de le représenter, semant de la spiritualité et récoltant des biens matériels. (4) Enseignant le Talmud aux élèves de la Yechiva. (5) Pour être le recteur de la Yechiva. (6) Voir, à ce propos, les lettres n°769, 850 et 1146. (7) Comme base du programme de ‘Hassidout, dans les Yechivot Loubavitch. (8) Voir, à ce propos, la lettre n°842. (9) Le Rav Shmaryahou Gourary, de Tel Aviv. Voir, à son propos, les lettres n°1234 et 1249.

Lettre n°1247

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1247, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Mar’Hechvan 5712,

Brooklyn, New York,

Au dirigeants de Kfar ‘Habad,

auxquels Dieu accordera longue vie(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu connaissance de votre demande, en son temps, par le distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav P.Althuiz(2). Vous souhaitez que l’on contacte le docteur Shwarts, directeur de l’appel unifié, à propos de la note sur le fonds d’aide à la Chemitta(3) que vous lui avez transmise, lorsqu’il se trouvait en Terre Sainte.

Votre demande a été satisfaite et j’ai pris connaissance de sa réponse avec un étonnement

particulier. Il prétend vous avoir déjà répondu par la négative, vous avoir dit qu’il ne disposait pas d’un financement pour cet objet et vous avoir donné d’autres arguments encore. De plus, explique-t-il, il est difficile d’obtenir des donateurs américains une participation, en la matière. En effet, il a été annoncé que le grand Rabbinat avait trouvé un moyen de permettre le travail(4).

J’ai appris également que l’Agence juive a réservé un crédit de 125.000 pour la Chemitta et ceci vous concerne, concrètement. Vous devez donc vous adresser directement à son siège en Terre Sainte pour formuler une demande. Bien évidemment, le plus tôt sera le mieux.

Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion du 20 Mar’Hechvan.

En saluant personnellement chacun d’entre vous,

Notes

(1) Voir la lettre n°1343. (2) Le Rav Pin’has Althuiz, de Tel Aviv. Voir, à son propos, la lette n°1295. (3) 5712 était l’année du Chabbat de la terre et Kfar ‘Habad est un village agricole. (4) De la terre. Le respect de la Chemitta, d’après cela, deviendrait inutile.

Lettre n°1248

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1248, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Mar’Hechvan 5712,

Brooklyn, New York,

Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai pris connaissance du compte rendu de votre activité, pendant le mois de Tichri(2), en particulier pendant le temps de notre joie(3), avec du plaisir et une grande joie. Puisse Dieu faire que vous poursuiviez et intensifiez votre action dans les jours qui suivent, car ce qui est lié à la sainteté doit aller croissant, franchir des étapes successives.

Pour l’heure, je voudrais vous rappeler l’immense importance de faire usage du mois de Kislev(4) pour répandre les idées de la ‘Hassidout ‘Habad, tout spécialement à partir du 10(5) et du 19 de ce mois. On organisera, à cette occasion, la campagne qui s’impose et l’on s’efforcera, en particulier, de convaincre la jeunesse, non seulement celle qui pratique, mais aussi celle qui ne le fait pas encore et, à l’heure actuelle, se trouve donc à l’extérieur(6).

Nous devons achever ici, ces jours-ci, la traduction en Hébreu d’une brochure relative au 19 Kislev, qui vous sera aussitôt adressée. Néanmoins, vous trouverez sûrement, sur place, un bon traducteur. Si c’est le cas, il est inutile d’attendre le texte qui vous sera envoyé d’ici, lequel risque de vous parvenir avec retard.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et pour que s’accomplisse la bénédiction de notre maître, que vous soyez des lumières pour éclairer,

Vous trouverez ci-joint le fascicule relatif au 20 Mar’Hechvan, qui a été édité ces jours-ci.

Notes

(1) En Terre Sainte. (2) Des actions menées pour offrir à d’autres Juifs la possibilité d’appliquer les Mitsvot des fêtes de ce mois. (3) La fête de Soukkot. (4) Le 19 Kislev, fête de la libération de l’Admour Hazaken, est, en effet, le Roch Hachana de la ‘Hassidout. (5) Fête de la libération de l’Admour Haémtsahi. (6) Conformément à l’expression du Machia’h qui donna au Baal Chem Tov l’assurance qu’il viendrait lorsque tes sources se répandront à l’extérieur.

Lettre n°1249

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1249, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Mar’Hechvan 5712,

Brooklyn, New York,

Aux dirigeants de l’association ‘Habad, à Tel Aviv,

Je vous salue et vous bénis,

Vous avez sûrement reçu mes salutations, transmises par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav S.Gourary(1).

Pour l’heure, je voudrais vous souligner l’importance et l’opportunité d’utiliser le mois de Kislev pour diffuser les idées de la ‘Hassidout ‘Habad auprès des cercles les plus larges. Bien évidemment, l’action sera planifiée à l’avance.

Il serait bon d’organiser, une fois, une grande réunion ‘hassidique, de sorte que tous se rassemblent dans un même endroit. Les autres soirs, de telles réunions auront lieu en de nombreux endroits, auprès de différents publics. Je m’en remets à votre jugement pour organiser tout cela de la manière qui convient le mieux.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée,

J’ai écrit, en ce sens également, aux jeunes de l’association ‘Habad(2). Sans doute harmoniserez vous vos actions et vos réalisations, de sorte qu’elles soient complémentaires.

Vous trouverez ci-joint un fascicule relatif au 20 Mar’Hechvan, qui a été édité ces jours-ci.

Notes

(1) Le Rav Shmaryahou Gourary de Tel Aviv. Voir, à son propos, les lettres n°1234 et 1246. (2) Voir la lettre précédente.

Lettre n°1250

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1250, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Mar’Hechvan 5712,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chlomo(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu vos lettres en leur temps et je suis satisfait d’apprendre que vous êtes tous en bonne santé. Puisse Dieu faire que vous continuiez à me donner de bonnes nouvelles de vous-même et de tous les membres de votre famille.

Je vous remercie des informations que vous m’avez transmises à propos des villages dans lesquels s’étend votre action, de temps à autre et de tout ce que vous m’avez précisé, à ce sujet. Vous en ferez de même à l’avenir et je vous en remercie d’avance.

Pour ce qui est de vos questions, j’en ai parlé au Rav B.G.(2), car je ne pouvais vous répondre rapidement. Celui-ci vous a sans doute écrit pour vous transmettre des instructions.

Vous trouverez ci-joint le fascicule du 20 Mar’Hechvan, qui vient de paraître. Vous saurez en faire usage de la manière qui convient.

Il serait bon de vous concerter avec le grand Rav et ‘Hassid, Rav. M. Lipsker(3), pour déterminer ce qu’il convient de faire afin d’utiliser le mois de la délivrance(4), le 10 et le 19 Kislev, de même que ‘Hanouka, de la manière qui convient le mieux et avec la diffusion qui s’impose, y compris dans les endroits les plus reculés, où vous trouverez des personnes capables de parler du 19 Kislev(5). Vous leur indiquerez, globalement, ce qu’il y a lieu de dire et surtout les actions concrètes que l’on peut demander, c'est-à-dire l’inscription de nouveaux élèves dans les écoles Ohaleï Yossef Its’hak et, de façon générale, le renforcement de la pratique juive.

Il est, bien entendu, hors de question d’accepter une appellation commune, Em Habanim Ohaleï Yossef Its’hak(6), mais il faut savoir l’expliquer avec diplomatie.

En saluant tous ceux qui assument des responsabilités dans nos institutions, en général et le Rav Its’hak Elmaleh(7), en particulier, que Dieu protégera et auquel Il accordera la réussite matérielle et spirituelle,

M. Schneerson,

N. B. : Vous vous efforcez vraisemblablement d’obtenir des livres(8). Il me semble vous avoir déjà dit que vous pouvez engager, pour cela, de petites dépenses. Vous m’indiquerez leur montant et je vous les rembourserai. Je vous remercie d’avance pour votre effort, dans ce domaine.

Notes

(1) Le Rav C.Matusof, émissaire du Rabbi à Casablanca, Maroc. Voir, à son propos, les lettres n°818 et 1296. (2) Le Rav Binyamin Gorodetski, fondé de pouvoir du Rabbi en Afrique du nord. (3) Le Rav Mi’haël Lipsker, émissaire du Rabbi à Meknès. Voir, à son propos, la lettre suivante. (4) Celui du 19 Kislev, date de la délivrance de l’Admour Hazaken. (5) Voir les deux lettres précédentes. (6) Pour les écoles Loubavitch fonctionnant au Maroc. (7) Voir, à son propos, les lettres n°1292, 1296, 1340 et 1433. (8) Pour la bibliothèque du Rabbi. Voir, à ce propos, les lettres n°785, 1130, 1225, 1251, 1282, 1292, 1296, 1331 et 1364.

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