Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°106
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°106, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Tichri 5704,
Au cher et fidèle 'Hassid, le Rav Y.Kats(1)
Je vous salue et vous bénis,
En réponse à votre lettre à l'occasion de la nouvelle année, qui m'est parvenue seulement à la veille de Yom Kippour, dans l'aprés-midi, ce qui explique le retard de ma réponse, je voudrais vous dire que celui qui accorde une bénédiction en reçoit une lui-même, la plus importante qui soit, moralement et spirituellement, en un bien visible et tangible.
Vous avez sans doute reçu en son temps ma lettre du 10 Mena'hem Av(2).
Pour différentes raisons, l'impression des causeries du Rabbi pendant Pessa'h 5703, a été retardée jusqu'à maintenant. D'une part, mon beau-père, le Rabbi Chlita, a fait de nombreux ajouts au texte de ses propos, qui est donc, quantitativement et qualitativement, plus important que le projet d'origine. De plus, nous avons souhaité que l'impression en soit très belle.
La brochure a été rapportée aujourd'hui même de la reliure et j'ai demandé que l'on vous en envoie quelques unes, par colis séparé, en plus de celle que je joins à ma lettre. Vous voudrez bien m'indiquer combien d'exemplaires supplémentaires vous souhaitez recevoir.
Je saisis l'occasion pour vous exprimer encore une fois mes remerciements, au nom de tous ceux qui liront et étudieront ces commentaires. Grâce à vous et à notre ami, le Rav Ch. Palmer(3), la réalisation de cette brochure a été rendue possible.
Nos Sages nous enjoignent d'être des disciples d'Aharon(4), d'aimer les créatures et de les rapprocher de la Torah. L'Admour Hazaken précise, dans le Tanya, que l'on doit marquer son amour également envers ceux qui, étant éloignés de la Torah de Dieu et de Son service, peuvent uniquement être appelés des créatures(5). Et peut-être cet amour saura-t-il les rapprocher de la Torah et du service de Dieu.
En ce sens, une causerie du Rabbi(6) apporte ce que ne donne pas son discours. L'érudit et celui qui est versé dans l'étude seront motivés au service de Dieu en en prenant connaissance. Mais, bien plus, l'homme simple et ceux qui ne sont rien de plus que des créatures pourront, grâce à quelques idées qui y sont évoquées, se rapprocher de la Torah, de Dieu et de Son service.
Réaliser un tel rapprochement est la mission de la parcelle d'Aharon qui se trouve en chaque Juif et cette mission incombe plus spécifiquement à ses descendants, les Cohanim.
Je conclus en vous souhaitant une joyeuse fête, la Techouva immédiate et la délivrance immédiate,
Rav Mena'hem Schneerson
Directeur du comité exécutif(7)
Notes
(1) Le Rav Yaakov Kats. Voir la lettre précédente. (2) La lettre n° 92. (3) Voir la lettre précédente. (4) Dont le destinataire de la lettre, un Cohen, est un descendant. (5) De Dieu, ne possédant aucune autre qualité. (6) Qui est bien le contenu du fascicule venant d'être publié. (7) De Kehot.
Lettre n°108
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°108, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Mardi de la Parchat Lé'h Lé'ha 5704,
Au remarquable jeune homme, le Rav Tsvi Shusterman,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à l'invitation que vous m'avez envoyée pour votre mariage, qui aura lieu en un moment bon et fructueux. Celle-ci m'est parvenue avec retard.
Je vous adresse ma bénédiction, une bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov. Vous bâtirez un foyer juif, basé sur la Torah et son enseignement profond, de même que sur les Mitsvot.
Un rapprochement peut sans doute être fait entre les mots 'Hatouna, le mariage, 'Hatan, le marié et Na'hout Darga, celui qui descend de niveau, comme le disent nos Sages. Il est expliqué, dans différents textes, et en particulier dans une lettre de mon beau-père, le Rabbi Chlita, reproduite dans le recueil Hayom Yom, à la page 78 que le verset lorsque tu marcheras sur le chemin fait allusion à la descente de l'âme ici-bas et à son avancement dans le monde, jusqu'à l'âge de la vieillesse.
Cet avancement doit répondre à deux caractéristiques. D'une part, il doit permettre d'aller de l'avant. D'autre part, il doit indiquer dans quelle direction il convient d'avancer. Mais, concrètement, l'avancement est obtenu par le corps. Et l'âme ne fait que lui indiquer le droit chemin.
Nos Sages, pour décrire l'âme et le corps, donnent l'image d'un boiteux(1) et d'un aveugle(2). L'âme peut suppléer au manque de l'aveugle et le corps, à celui du boiteux. L'un et l'autre sont également appelés homme et femme. L'union entre eux est possible dans ce monde qui, de ce fait, est qualifié de Hilloula, mariage, selon l'expression du Zohar. L'avancement en résulte, le but étant d'acquérir l'amour et la crainte de Dieu, les ailes(3), de mettre en pratique la Torah et les Mitsvot.
Néanmoins, on pourrait s'interroger sur ce qui vient d'être dit. Dans le Midrach, nos Sages font mention de trois éléments qui sont diminués par le voyage. D'une part, celui-ci réduit la renommée, c'est-à-dire le nombre des Mitsvot que l'on peut accomplir. De plus, il appauvrit. Or, l'or et l'argent font allusion à l'amour et à la crainte de Dieu. Ainsi, même le Juste parfait ne parviendra pas à s'attacher à Dieu ici-bas, comme le faisait son âme, lorsqu'elle se trouvait là-haut. Enfin, le voyage réduit le nombre des enfants, ce qui correspond à une restriction de l'étude de la Torah, à une diminution du nombre des disciples. De fait, le monde soulève différents obstacles à la pratique de la Torah et des Mitsvot.
C'est ainsi que le Midrach interprète la bénédiction que le Saint béni soit-Il accorda à Avraham, qui symbolise l'âme juive. Dieu lui dit va-t-en de ton pays et lui donna l'assurance que, de cette manière, il acquerrait la renommée, serait riche et aurait des enfants.
En effet, un homme essuie, chaque jour, les attaques de son mauvais penchant et, si Dieu ne lui venait pas en aide, il ne pourrait pas lui résister. C'est précisément la bénédiction qui lui apporte cette aide. Vous consulterez, à ce propos, le Kountrass Oumayan 13, 2 et 14, 1, qui expose toutes ces idées.
Ainsi, c'est uniquement en s'introduisant dans un corps que l'âme peut aimer Dieu de tout ton pouvoir, c'est-à-dire de tout ton argent. De même, les Mitsvot, correspondant à la renommée, sont accomplies au moyen d'objets matériels. Et nos Sages disent: Heureux celui qui arrive ici en ayant acquis la Torah qu'il a étudié précisément dans ce monde matériel et qui fait allusion à la naissance des enfants.
Ces trois points constituent le sommet de l'élévation, dans l'avancement sur le chemin de la vie. Car, la plus haute unification pouvant être réalisée avec Dieu est possible grâce à la Torah et aux Mitsvot. Et l'amour et la crainte de Dieu en sont les ailes, comme l'explique le Tanya.
Néanmoins, les Mitsvot ne réalisent que les fiançailles et le mariage proprement dit est accompli par la Torah, pour laquelle ce monde fut créé. En effet, le désordre ne doit pas y régner et il doit, bien au contraire, être civilisé(4).
Lorsque cet avancement sur le chemin de la vie se passe dans un contexte d'exil, on doit savoir que Dieu est également présent dans cet exil. Dès lors, le quitter devient l'objectif premier, ce qui est possible grâce à la Techouva. Ainsi, tout comme la descente dans ce monde fut vertigineuse, l'élévation peut l'être également et ce que cela signifie pour le service de Dieu est bien clair. C'est à ce propos qu'il est dit enfuis-toi, mon bien-aimé et sois comme le cerf(5). Le Torah Or explique tout cela très clairement.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov, de Techouva immédiate et de délivrance immédiate,
Rav Mena'hem Schneerson,
Directeur du comité exécutif(6)
Notes
(1) Qui évoque l'âme, capable d'indiquer le chemin, mais non d'avancer. (2) Qui évoque le corps, capable d'avancer, mais non d'indiquer le chemin. (3) De l'oiseau, grâce auxquelles les bonnes actions réalisées ici-bas s'envolent pour s'intégrer aux sphères célestes. (4) Ce qui est possible grâce à l'étude de la Torah. (5) En hébreu, Tsvi, prénom du destinataire de la lettre. (6) De Ma'hané Israël.
Lettre n°109
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°109, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Veille du Chabbat Parchat Lé'h Lé'ha 5704]
J'ai interrogé mon beau-père, le Rabbi Chlita et voici ce qu'il m'a répondu:
On frappe les branches de saules(1) pour adoucir les Attributs de la sévérité. Lorsqu'elles le sont effectivement, une grande bonté se révèle et celle-ci prend la forme d'un bien visible et tangible.
On peut, peut-être, proposer, à ce propos, l'explication suivante:
A) Une grande bonté résulte toujours d'une sévérité adoucie(2), comme l'explique le Likouteï Torah.
B) L'enseignement de l'Admour Hazaken permet d'établir la différence entre une bonté ordinaire et une grande bonté, dans le service de Dieu. Le Likouteï Torah, en particulier, établit une relation entre la grande bonté et Aharon, le Cohen(3).
C) Le Likouteï Torah souligne que la grande bonté prend systématiquement la forme d'un bien tangible et qu'elle est dévoilée ici-bas par Aharon et ses descendants, les Cohanim qui élèvent les mains et bénissent le peuple.
Notes
(1) Le jour de Hochaana Rabba. (2) Et ne peut donc pas se révéler d'emblée sous forme de bonté. (3) Qui, en prononçant la bénédiction, la révèle concrètement dans le monde.
Lettre n°111
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°111, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Mardi 18 Mar'Hechvan 5704,
Au grand Rav, aux nombreux accomplissements,
par les lèvres duquel s'exprime la sagesse,
le Rav E.E. Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, écrite à l'issue du Chabbat Vayéra.
Vous me demandez de mentionner votre nom auprès de mon beau-père, le Rabbi Chlita et de lui transmettre votre demande de bénédiction. C'est ce que j'ai fait. Nos Sages, dans la Me'hilta, à propos du verset Chemot 19, 8, disent qu'un émissaire doit rendre compte de sa mission à celui qui l'a délégué, même si celui-ci en connaît déjà l'issue. C'est pour cela que je vous écrit.
Du reste, le Targoum Yerouchalmi, commentant ce verset 8 et le suivant, le 9, ajoute l'expression dans sa prière(2). Il répond ainsi à la question du Me'hilta, Moché devait-il faire connaître à Dieu la réponse du peuple?. Son explication diffère de celle qui interprète cette réponse comme l'enseignement d'un bon comportement, imposant à celui qui reçoit une mission de rendre compte de son application.
Mais, en l'occurrence, ce problème ne se pose pas, puisque celui qui a confié la mission pourrait n'apprendre qu'ultérieurement qu'elle a été menée à bien.
Avec ma bénédiction de Techouva immédiate, délivrance immédiate,
Rav Mena'hem Schneerson
Directeur du comité exécutif(3)
Notes
(1) Le Rav Efraïm Eliézer Hacohen Yalles, de Philadelphie. (2) Le but de Moché n'était pas de faire connaître à Dieu la réponse du peuple, mais simplement de prier. (3) De Ma'hané Israël.
Lettre n°112
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°112, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Mardi 18 Mar'Hechvan 5704,
Au grand et honorable Rav, le Rav H.B.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Votre lettre m'est parvenue avec retard, puis j'ai été occupé par la publication des propos de mon beau-père, le Rabbi Chlita, durant la fête de Pessa'h et du Kountrass Oumayan. Maintenant encore, je dispose de peu de temps, car je prépare l'impression du discours du 18 Elloul dernier et d'un recueil de discours 'hassidiques. Tout ceci s'ajoute au travail courant de Ma'hané Israël et du Merkaz Leïnyaneï 'Hinou'h.
Je vous adresse, néanmoins, ces quelques lignes, par respect pour votre érudition et je vous joins, comme vous me l'avez demandé, une copie de la lettre que je vous ai adressée cet été(2). Je l'ai extraite de mes archives et je vous demande donc de me la restituer. Je vous en remercie d'avance.
Nous évoquons la grandeur de l'étude, mais qu'en sera-t-il lorsqu'il nous faudra rendre des comptes sur l'importance de nos actions? L'Admour Hazaken dit bien, dans le Tanya, que En ces générations du talon du Machia'h, le service de Dieu prend essentiellement la forme de la Tsédaka. Nos Sages disent que les enfants d'Israël seront délivrés grâce à elle et ils proclament l'équivalence entre l'étude de la Torah et les bonnes actions seulement pour leur époque, lorsque cette étude constituait leur mission essentielle. C'est pour cela qu'ils étaient de grands érudits. Mais, il n'en est pas de même en cette période du talon du Machia'h.
Lettre n°113
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°113, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[18 Mar'Hechvan 5704(1)]
J'ai commencé à préparer pour l'impression le discours du 18 Elloul(2). Je dois en relire les notes et les mettre en forme, y ajouter des références et des notes. Je dois aussi assurer le financement de l'impression et nul ne m'aide pour tout cela.
Tout de suite après cela, il y aura d'autres fascicules qu'il faudra imprimer et pour lesquels j'aurai, encore une fois, la même obligation.
J'ai achevé, la semaine dernière, le calendrier en anglais(3) et je l'ai transmis à l'imprimerie. J'espère que le programme d'étude sera publié ces jours-ci. Lorsqu'il sera paru, je vous l'enverrai, comme vous me l'avez demandé.
Notes
(1) Cette lettre est adressée au Rav Mena'hem Zeev Gringlass, de Montréal. (2) 5703, du précédent Rabbi. (3) Voir, à ce propos, la lettre 110.
Lettre n°115
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°115, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Kislev 5704,
A l'honorable responsable communautaire, plein
d'empressement, le Rav A.Feigelshtok
Je vous salue et vous bénis,
Nous avons appris avec plaisir que vous vous employez à renforcer la Torah et le Judaïsme dans la ville où vous venez de vous installer. Vous avez sûrement plus ou moins connaissance de l'oeuvre du Ma'hané Israël et du Merkaz Leïnyaneï 'Hinou'h. Vous avez sans doute vu, en particulier, les livres et les documents publiés par notre maison d'édition, Kehot.
Avant Pessa'h, nous vous avons envoyé des spécimens de ces différentes publications et nous sommes surpris que vous ne nous ayez pas encore confirmé les avoir reçus.
Nous vous adressons, ci-joint, le catalogue de nos publications, afin que vous puissiez faire le choix de ce qui vous sera utile. Vous nous ferez connaître vos besoins et nous vous enverrons ces livres, avec l'aide de Dieu.
Nous pouvons accorder aux institutions se consacrant à l'éducation juive et souhaitant disposer de nos publications une remise de 10% et l'exonération des frais d'envoi, qui sont importants pour votre pays ou bien une remise de 25%, les frais d'envoi restant alors à votre charge.
Je conclurai en évoquant la Mitsva de ce mois, c'est-à-dire les lumières de 'Hanouka. Trois Mitsvot concernent les lumières, celles du Temple, celles du Chabbat et celles de 'Hanouka. Voici quelques différences qui existent entre elles.
Les lumières du Temple étaient allumées dans le Sanctuaire, mais elles ont disparu depuis que le Temple est détruit. Les lumières du Chabbat sont encore allumées à l'heure actuelle, mais elles illuminent uniquement le foyer juif. Les lumières de 'Hanouka sont, d'une part, immuables, comme le souligne le Ramban. De plus, elles éclairent le domaine public et l'on voit bien ce que cela veut dire.
Il est donc nécessaire de diffuser le miracle, de faire savoir qu'au bout du compte, Dieu a placé les hommes impurs dans les mains de ceux qui sont purs, les impies dans les mains de ceux qui se consacrent à la Torah.
La Hala'ha envisage également le cas de celui qui habite au premier étage et ce qu'il illustre, dans le domaine spirituel, est la forme la plus élevée du service de Dieu. Nos Sages disent, en effet: J'ai vu ceux qui ont la capacité de connaître l'élévation. Ils sont peu nombreux.
La Hala'ha dispose donc que celui qui habite à l'étage et n'a pas de porte donnant directement sur le domaine public, ne fait pas de commerce, ne transforme pas la matière du monde, doit néanmoins éclairer ce domaine public, en plaçant les lumières de 'Hanouka près de la fenêtre.
Je souhaite entretenir avec vous une correspondance régulière et vous adresse ma bénédiction de Techouva immédiate, délivrance immédiate,
Rav Mena'hem Schneerson,
Directeur du comité exécutif
Lettre n°116
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°116, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Mercredi 11 Kislev 5704
Au Rav distingué ...
Je vous salue et vous bénis,
J'ai bien reçu votre lettre, à laquelle était jointe un dollar et votre plainte, selon laquelle on vous importune en vous envoyant des livres.
Il n'y avait là aucune intention de vous importuner. Nos Sages ne disent-ils pas que tous les Juifs sont saints? Il était clairement dit dans la lettre accompagnant le livre que vous pouviez le rendre s'il ne vous satisfaisait pas, pour une quelconque raison.
Me basant sur l'enseignement de nos Sages, je vous rends, ci-joint, votre dollar. Quant au Kountrass Oumayan, il est inutile de le rendre. Vous pouvez le conserver. Il a été adressé gracieusement à plusieurs personnes. Je suis convaincu que, si vous consultez ce livre, vous y trouverez de l'intérêt. En tout état de cause, il n'a nul besoin de ma recommandation.
J'ai été très surpris par votre lettre. A propos de l'envoi de livres, vous citez des références dans la Torah et dans le Choul'han Arou'h. Pour ce dernier, vous faites sans doute allusion au paragraphe suivant: Il est interdit de demander à l'emprunteur de rembourser lorsque l'on sait qu'il n'est pas en mesure de le faire. En pareil cas, le créancier ne doit même pas se présenter devant lui, car, dès lors qu'il le voit, il est humilié, sachant qu'il ne peut le payer.
Concernant la Hala'ha, vos propos sont, à mon humble avis, très surprenants et je voudrais développer mon propos, à ce sujet. Plusieurs points avancés par vous suscitent ma surprise:
A) Le verset de la Torah que vous citez interdit de mettre le prêteur en difficulté. Mais ce verset, au même titre que le Choul'han Arou'h, que nous venons de citer, s'applique uniquement lorsque l'on sait qu'il est incapable de payer. C'est ce qu'indiquent le Talmud et les Décisionnaires.
Le créancier qui n'est pas certain que cet homme puisse le rembourser doit-il s'abstenir de lui réclamer la dette, au bénéfice du doute? Le Min'hat 'Hinou'h indique que la formulation du Choul'han Arou'h ne permet pas d'affirmer que ce soit le cas. Combien plus est-ce le cas pour ce qui nous concerne(1).
B) Ce qui est encore plus surprenant, dans votre référence à cette Hala'ha du créancier, c'est qu'elle est énoncée uniquement dans le cas d'un prêt.
Or, cette situation est très différente. D'une part, celui qui a contracté un prêt est redevable à celui qui lui a rendu un service. Il faut alors tenir compte de la personnalité humaine.
De plus, un homme ne peut être effronté devant celui qui lui a prêté de l'argent et qui lui a fait du bien. Cette situation a une incidence sur la manière de réclamer la dette et l'humiliation qui peut en résulter.
Par ailleurs, celui qui contracte une dette a une obligation de la rembourser, ce qui, bien évidemment, n'a rien à voir avec notre cas.
Bien plus, la Tsédaka est une Mitsva, mais n'a cependant pas un caractère obligatoire, comme le remboursement d'une dette, qui incombe même à celui qui n'en a pas les moyens. A l'opposé, celui qui n'a aucun moyen d'assurer sa subsistance n'est pas tenu de donner de la Tsédaka. En tout état de cause, on ne peut avoir un rôle de créancier, lorsqu'il s'agit de Tsédaka. Ce terme est, certes, employé, au sens figuré, par nos Sages, mais cette disposition ne vient pas de la Torah. Bien plus, il est utilisé uniquement lorsque quelqu'un exige qu'on lui donne de la Tsédaka, comme le précisent le Rambam et le Choul'han Arou'h. Il est, en revanche, interdit que le créancier se montre, devant celui qui lui doit de l'argent(...).
C) Le Talmud et les Décisionnaires établissent qu'il était courant, lorsque l'on voulait vendre une marchandise, de la proposer d'une maison à l'autre. Nul ne remet en cause une telle pratique, surtout lorsque cette vente est faite par correspondance et non oralement. Il est alors plus aisé de refuser.
Notre pratique ne peut donc en aucune manière être remise en cause.
Avec ma bénédiction de Techouva immédiate, de délivrance immédiate,
Rav Mena'hem Schneerson,
Directeur du comité exécutif(2)
Notes
(1) Dans la comparaison entre la vente d'un livre par correspondance et le remboursement d'une dette. (2) De Kehot.
Lettre n°117
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°117, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Lundi 16 Kislev 5704,
A notre ami, distingué jeune homme, le Rav M.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
A) Toutes les publications que vous avez demandées vous ont été envoyés et vous n'oublierez pas de me prévenir, lorsque vous les aurez reçues.
B) A mon avis, voici, dans l'ordre de leur parution, ce que seront nos prochaines publications: conversations avec les jeunes du mois de Kislev, le calendrier en anglais, le discours(2) du 18 Elloul. Tout cela a déjà été transmis à l'imprimerie. Il y a un autre recueil de discours et de causeries de mon beau-père, le Rabbi Chlita, que je souhaite pouvoir transmettre à l'impression, dès la semaine prochaine. Il y aura ensuite: Le Hayom Yom, les volumes du Sifrénou qui n'ont pas encore été édités, le Kountrass Ets 'Haïm(3). Pour différentes raisons, ces parutions ne seront pas réalisées dans l'avenir immédiat.
C) Nous avons obtenu quelques exemplaires supplémentaires du livre 'Ho'hmeï Israël Baal Chem Tov. Faites-moi savoir si vous en voulez et, le cas échéant, combien.
D) Pourquoi ne parlez-vous plus de recueillir les témoignages des 'Hassidim(4)?
E) Vous nous avez fait parvenir dernièrement cent cinquante(5). Cent sont pour le Ma'hané Israël et le reste a été réparti selon vos instructions.
F) J'ai appris avec effroi l'indifférence et désintérêt de vos amis envers le Rav ..., auquel une mission avait été confiée dans votre ville. De tels sentiments émanent de celui(6) qui, connaissant parfaitement son travail, s'efforce qu'un homme ne puisse envisager d'accomplir une Mitsva qui se présente à lui sans qu'il ait eu un effort à consentir pour cela. Or, le Rav Aharon de Strochélé explique, en se basant sur la 'Hassidout, l'importance d'une telle mission, surtout pour celui qui désire s'attacher au Rabbi. Différents propos de nos Sages précisent également cette idée.
Et celui qui connaît parfaitement son travail a, sans doute, fourni quelques explications et justifications, provenant du domaine de la sainteté, pour établir qu'il devait en être précisément ainsi. Mon beau-père, le Rabbi Chlita, a expliqué tout cela, brièvement et à propos d'une situation plus élégante, dans une lettre qui est reproduite dans le Hayom Yom, à la page 64. Et le Kountrass Oumayan explique ce qui en découle pour le service de Dieu.
G) Je vous transmet le texte du discours(2) de Sim'hat Torah, qui concerne particulièrement l'action concrète. Lorsque vous me le rendrez, je vous en enverrai la première partie, c'est-à-dire le discours de Soukkot et de Chemini Atséret. Vous me le restituerez sans doute au plus vite. Je ne sais pas encore si ces notes seront imprimées. Elles n'ont pas encore été relues et il faut donc être prudent avant de la diffuser.
H) Je vous prie d'emprunter, de la caisse de Kehot qui se trouve en votre possession, un montant de dix huit Shekels d'ici(5) pour en faire cadeau au Rav Y.Weinberg(7), à l'occasion de son mariage. Vous signerez ce prêt de mon nom et je le rembourserai moi-même, ici. Ceci ne concerne pas le Merkaz Leïnyaneï 'Hinou'h ou le Ma'hané Israël, mais émane de moi personnellement. Le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Nasso, explique la signification d'un tel cadeau.
Ce troisième mois(8) est très différent de celui de l'été(9), pendant lequel éclaire la Lumière directe de Dieu, celle qui permet le service divin des Justes(10). L'hiver, en revanche, évoque la Lumière réfléchie, celle qui permet d'accéder à la Techouva(11), qui est la finalité de l'exil et, en particulier, de la période du talon du Machia'h.
Puisse donc ce troisième mois de l'hiver nous révéler le troisième jour, celui de l'existence éternelle que nous apportera notre juste Machia'h. Nous l'obtiendrons en diffusant les sources de la 'Hassidout à l'extérieur, comme l'expliqua le Rabbi, à Sim'hat Torah 5690(12).
Il faut donc révéler la clarté de la 'Hassidout, d'autant que l'Admour Hazaken, à l'issue de son emprisonnement, fut libéré un mardi, troisième jour de la création, lorsque fut dit deux fois le mot bien(13), soulignant ainsi, comme l'expliquent nos Sages, qu'il faut être bon pour les cieux et bon pour les créatures. C'est pour cela que la 'Hassidout doit être diffusée à l'extérieur.
C'est ce qu'indique le chapitre 32 du Tanya et c'est pour cela qu'il est ici question des créatures(14).
Or, l'Admour Hazaken s'appelait Chnéor, deux lumières. La lumière est, par nature bénéfique et elle agit. De plus, le double de la valeur numérique de Or, la lumière, correspond à celle de Veaahavta, tu aimeras. Il faut, en effet, aimer Dieu de tout son pouvoir et le moyen d'y parvenir est d'aimer son prochain.
Avec ma bénédiction de Techouva immédiate, délivrance immédiate,
Rav Mena'hem Schneerson,
Directeur du comité exécutif
Notes
(1) Le Rav Mena'hem Zeev Gringlass. (2) Du précédent Rabbi. (3) Du Rabbi Rachab. (4) Voir, à ce propos, la lettre n°82. (5) Dollars. (6) Le penchant vers le mal. (7) Le Rav Yossef Weinberg. Voir, à ce propos, la lettre n°119. (8) Kislev, troisième mois à partir de Tichri. (9) Sivan, troisième mois à partir de Nissan. (10) Qu'étaient les enfants d'Israël en Nissan, lorsqu'ils quittèrent l'Egypte. (11) Comme les Juifs le font en Tichri. (12) 1929. (13) Et Dieu vit que c'était bien. (14) De ceux qui n'ont pas d'autre mérite que d'avoir été créé par Dieu et qui sont donc l'extérieur le plus large.
Lettre n°118
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°118, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Vendredi 20 Kislev 5704,
Au distingué jeune homme, le Rav Meïr Greenberg,
Je vous salue et vous bénis,
Vous m'avez invité à votre mariage, qui sera célébré en un moment bon et fructueux. En réponse, je vous exprime ma bénédiction, une bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov. Vous bâtirez un foyer juif, basé sur la Torah et les Mitsvot.
Il est clair que l'âme, lorsqu'elle s'introduit dans le corps, n'a nul besoin d'être transformée. Elle doit apporter l'élévation à ce corps, à l'âme animale et à la partie du monde qui lui est confiée, comme l'explique le chapitre 17 du Tanya. Torah est de la même étymologie que Horaa, enseignement. De fait, la Torah est le guide permettant d'obtenir un tel résultat, lorsque l'on met en pratique la Torah et les Mitsvot, qui ont toutes pour but d'apporter l'élévation à l'âme animale.
Voulant assumer son rôle de transformer la matière, l'homme est confronté à une difficulté que nos Sages exposent en ces termes: Il apporte du blé à la maison. Peut-il le consommer en l'état?. Il a donc besoin d'une aide, face à lui, c'est-à-dire d'une épouse.
Chacun doit se marier, selon les différentes étapes énoncées dans la Michna. A cinq ans, on commence l'étude de la Torah, puis l'on accède à la Michna et au Talmud. Ensuite, on se marie, à dix huit ans, de sorte que, lorsque l'on a vingt ans, on est en âge de gagner sa vie, c'est-à-dire de s'imposer un immense effort, selon l'expression de l'Admour Hazaken, dans son Choul'han Arou'h, afin de pouvoir transformer ce monde matériel.
En effet, la 'Hassidout explique que celui qui a subi une telle préparation est enfin parvenu à la perfection. Il peut donc mener une activité commerciale. Il doit, pour cela, avoir étudié le Talmud pendant cinq ans(1), comme le dit l'Admour Hazaken, au troisième chapitre de ses Lois de l'étude de la Torah.
Certes, le texte parle ici de deux ou trois ans. C'est qu'il établit le compte à partir de l'extrémité des années(2). En effet, il y a deux avis sur l'âge de dix huit ans. Selon les Tossafot, il correspond à la fin de la dix huitième année et, selon le Rambam, à son début.
Mais, avant cela, nos Sages disent que l'on accède, à treize ans, à la pratique des Mitsvot et c'est alors le début du service de Dieu. Toutefois, celui-ci ne concerne alors que le corps et l'âme animale. Il ne permet pas encore de transformer le monde matériel, ainsi qu'il est dit Je le chasserai peu à peu(3).
Tel n'est toutefois pas le but essentiel des Mitsvot. Ce n'est donc pas la meilleure façon de les mettre en pratique. C'est pour cela que le Choul'han Arou'h dit: Celui qui se marie dès l'âge de treize ans agit bien. Bien plus, selon Rachi, il peut déjà le faire un an avant(4), lorsque les voeux qu'il prononce sont valables, d'après la Torah.
Le mariage permet d'avoir des enfants et de révéler le caractère infini de Dieu dans le monde. Il en est de même dans la dimension spirituelle dont la finalité est également de mettre en évidence le caractère infini de Dieu au sein de la création. Cela est possible grâce à l'accomplissement des Mitsvot qui, de ce point de vue, dépassent l'étude de la Torah et sont comparées à des cheveux(5).
Or, les Juifs, grâce aux efforts qu'ils réalisent, révèlent tout cela dans la Torah, qu'ils relient à sa source première. Bien plus, les plus élevés d'entre eux en ont une perception qui transcende les stades d'occultation qu'impose la création. Ainsi, il est dit de Rabbi Meïr qu'il avait une vision plus élevée, comme l'explique le Likouteï Torah.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov, de Techouva immédiate et de délivrance immédiate,
Rav Mena'hem Schneerson,
Directeur du comité exécutif
Notes
(1) C'est-à-dire de quinze à vingt ans. (2) Au tout début ou à la conclusion véritable de chaque année, conduisant à ne pas la compter du tout ou bien à la compter entièrement. (3) Le penchant vers le mal. (4) Soit à l'âge de douze ans. (5) Qui, par l'intermédiaire de la boite crânienne, se rattachent directement au cerveau, dont ils reçoivent la vitalité.
Lettre n°122
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°122, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Mercredi 2 Tévet 5704,
A notre ami, le Rav distingué, Rav H.H. Havlin(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 11 Mar'Hechvan:
A) Compte tenu de notre volonté de baisser, dans la mesure du possible, les prix des livres que nous publions et du fait que que nous prenons à notre charge les frais d'envoi, qui sont très importants, vous comprendrez que, malgré notre bonne volonté, nous ne sommes pas en mesure de vous consentir une remise plus importante que 20%.
B) Votre demande à Hakrya Vehakedoucha a été transmise à la rédaction.
C) Nous vous avons déjà adressé une partie des livres que vous nous avez commandés et nous enverrons bientôt les autres, avec l'aide de Dieu. Pour des raisons techniques, nous faisons souvent nos envois par petits paquets, mais tous sont destinés à votre bureau. Nous en avons envoyé au Rav Glitsenstein, au Rav Orenstein et au Rav Pariz. Vous voudrez bien les prendre chez eux.
D) L'édition du Hayom Yom de cette année a été retardée(2). Une brochure a donc été éditée, indiquant les études quotidiennes(3). Nous vous en avons adressé une centaine.
E) Je suis surpris de ne pas avoir reçu de réponse aux lettres que j'ai adressé à mes proches parents, le Rav C.Y. L. E.(4) et le Rav H.A. Naé.
Je conclurai en évoquant ce qui est d'actualité, la fête de 'Hanouka(5). Il est alors une obligation de diffuser le miracle. Car, à la différence de celui de Pourim, le miracle de 'Hanouka doit se propager précisément pendant la nuit et uniquement dans le domaine public. Les discours 'hassidiques de 'Hanouka expliquent que la nuit fait allusion au temps de l'exil, qui préfigure et prépare les révélations du Machia'h et le temps de la délivrance.
Lorsque le Baal Chem Tov demanda au Machia'h: Quand viendras-tu?, il lui répondit: Lorsque les sources de ton enseignement se répandront à l'extérieur, précisément à l'extérieur, comme cela a été expliqué, à Sim'hat Torah 5690(6). Il est donc nécessaire d'obtenir la révélation la plus élevée. C'est à ce propos qu'il est dit et Dieu éclairera mon obscurité, avec l'ajout de la coordination et(7).
Il en est de même pour le service de Dieu. Certains habitent au premier étage(8) et font ainsi allusion aux personnes, peu nombreuses, qui sont susceptibles de connaître l'élévation et dont parle la fin du chapitre 10 du Tanya. Celui qui réside à l'étage n'a pas de porte donnant sur le domaine public, n'est nullement lié à lui. Pour autant, il doit également adopter la forme du service de Dieu qui vient d'être décrite et éclairer le domaine public, par sa fenêtre.
La clarté d'une fenêtre est supérieure à celle qui transperce d'un rideau ou d'une fente, comme l'explique le Likouteï Torah.
Avec ma bénédiction de Techouva immédiate, délivrance immédiate,
Rav Mena'hem Schneerson,
Directeur du comité exécutif
Notes
(1) Le Rav 'Hano'h Hendel Havlin, de Terre Sainte. (2) Il s'agit du second volume qui, finalement, n'a pas été édité. (3) Du 'Houmach, des Tehilim et du Tanya. (4) Le Rav Yehouda Leïb Eliezerov. Il s'agit de la lettre n°63. (5) Voir les deux lettres précédentes. (6) 1929, par le précédent Rabbi. (7) Soulignant que cette révélation émane d'une source particulièrement élevée. (8) Voir, à ce propos, la lettre n°115.
Lettre n°123
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°123, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Fête de 'Hanouka(1)]
Nous vous adressons un recueil quotidien, encyclopédie de poche et nous sommes certains que cette brochure suscitera en vous le plus grand intérêt, que vous la consulterez souvent et que vous en serez satisfait.
Cette brochure est éditée en format de poche, afin que vous puissiez l'emporter facilement et en disposer chaque fois que vous le désirez.
Nous avons ménagé un espace dans lequel vous pourrez noter brièvement des informations importantes. Nous sommes convaincus que cette brochure vous accompagnera partout, sera votre bon ami, non seulement lorsque vous vous trouverez chez vous, mais aussi lorsque vous serez en route.
Je serais heureux que vous me confirmiez avoir reçu cette brochure, que vous me fassiez part de vos impressions, de même que de vos remarques, desquelles nous tiendrons le plus grand compte pour l'édition de l'année prochaine.
Je suis convaincu que vous en avez, en permanence, pleine conscience, mais je saisis néanmoins cette occasion pour vous rappeler qu'en tout endroit où vous vous trouvez, l'Eternel, Dieu des armées, vous accompagne, vous protège et observe chacune de vos actions, comme l'explique longuement le message du Rabbi Chlita de Loubavitch. Il n'y a donc pas lieu d'avoir peur. Il faut avoir un bon moral, être persuadé que l'on vaincra l'ennemi.
Vous devez vous lier encore plus intensément à votre foi et à vos convictions, vous efforcer, par tous vos moyens, de mettre en pratique la Torah et les Mitsvot, car Dieu se trouve face à vous.
Il est dit que lorsque tu partiras au combat contre ton ennemi, tu te préserveras de tout élément négatif, car l'Eternel ton Dieu se trouve dans ton campement, pour te sauver et pour placer ton ennemi dans ta main. Ton campement sera donc saint.
En espérant que vous rentrerez bientôt sains et saufs chez vous, après une victoire complète et que tous les enfants d'Israël connaîtront la délivrance complète.
Notes
(1) Le Rabbi rédigea cette lettre pour être traduite en anglais et diffusée, avec un «recueil quotidien», auprès des soldats juifs de l'armée américaine. Voir, à ce propos, les lettres 100 et 101. (2) La diffusion de cette lettre et de la suivante fut annoncée, dans le Kovets Loubavitch, numéro 1, page 8, en ces termes: Pendant 'Hanouka, le Ma'hané Israël a adressé, à tous les soldats juifs dont elle possède les coordonnées, un «recueil quotidien» en anglais, avec une lettre d'encouragement. Une autre lettre d'encouragement a été envoyée aux aumôniers, soulignant le mérite et la responsabilité qui leur incombaient de guider les soldats dans le droit chemin.
Lettre n°124
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°124, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Hiver 5704(1)]
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sans doute reçu, en leur temps, toutes les publications que nous vous avons adressées et nous sommes convaincus qu'elles vous sont très utiles, pour raffermir l'esprit de la Torah et du Judaïsme parmi les soldats, de même que pour renforcer leur morale et leur confiance.
Il est bien clair que nous sommes prêts à vous aider, à tout moment et dans toute la mesure de nos moyens, pour mener à bien ces actions et, si l'occasion s'en présente, vous ne manquerez pas de nous le faire savoir.
Une sainte mission vous incombe, celle d'être le guide spirituel de tous les soldats qui sont sous votre responsabilité. Vous devez les encourager, pour qu'ils aient un bon moral, soient persuadés de la victoire finale et ne craignent pas l'ennemi. Il faut les encourager à se raffermir dans leur foi et dans leurs convictions, à mettre en pratique, dans la mesure de leurs possibilités, la Torah et les Mitsvot. En effet, l'Eternel, Dieu des armées, se trouve parmi eux, les protège toujours et observe toutes leurs actions. Leur campement doit donc être saint.
La Torah de Moché dit que lorsque tu partiras au combat contre ton ennemi, tu te préserveras de tout élément négatif, car l'Eternel ton Dieu se trouve dans ton campement, pour te sauver et pour placer ton ennemi dans ta main. Ton campement sera donc saint.
Elle dit encore(2): Lorsque vous approcherez du front, le Cohen se dressera et parlera au peuple. Il lui dira: Ecoute Israël, tu te rends, aujourd'hui, au combat contre ton ennemi. Ton coeur ne faiblira pas, tu n'auras pas peur, ne craindras pas et ne t'effrayeras pas devant lui. Car, l'Eternel votre Dieu vous accompagne et combat vos ennemis pour vous, afin de vous sauver.
Nous avons bon espoir que vous investissez toutes vos forces dans la mission qui vous est confiée. Si c'est le cas, vous verrez, sans l'ombre d'un doute, le fruit positif de vos efforts. Car, le coeur d'un Juif est toujours en éveil pour sa foi. Il suffit que quelqu'un vienne l'encourager, lui rappeler la nécessité d'accomplir les Mitsvot telles qu'elles sont définies par la Torah.
De tout notre coeur, nous vous souhaitons une grande réussite dans l'accomplissement de cette mission.
Avec notre bénédiction de victoire complète et prochaine, de délivrance complète pour tous les enfants d'Israël, par notre juste Machia'h.
Notes
(1) Voir la lettre précédente. (2) La citation précédente figurait également dans la lettre aux soldats. Celle-ci ne se trouve que dans cette lettre et le Rabbi compare ainsi l'aumônier au Cohen, dont parle ce verset, assimilant leurs rôles.
Lettre n°125
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°125, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Mercredi 16 Tévet 5704,
Au grand Rav, aux comportements vertueux, le Rav ...
Je vous salue et vous bénis,
J'ai bien reçu votre carte postale, en son temps, mais, après une longue recherche, je viens d'obtenir le Birkat Avraham, de Rabbi Avraham Abich, que vous citez dans votre courrier. C'est pour cela que ma réponse a été retardée jusqu'à maintenant et vous voudrez bien m'en excuser.
Comme vous me le demandez, je citerai les paroles du petit fils de l'auteur, qui figurent dans ce livre, pour répondre à la question posée:
On sait qu'il est une façon normale(1), meilleure(2) et la meilleure(3) d'allumer les bougies de 'Hanouka. Pourquoi une même distinction n'existe-t-elle pas pour les autres Mitsvot?
Voici ce qu'il dit à ce propos, les précisions entre parenthèses étant les miennes:
Il nous faut comprendre pourquoi cette Mitsva (celle des lumières de 'Hanouka) diffère lorsque l'on veut la mettre en pratique de meilleure façon ou de la façon la meilleure. De plus, si l'on veut la mettre en pratique de façon meilleure et que l'on réunit, pour cela, de nombreux membres de la famille, il faudra allumer une bougie pour chacun et cela coûtera donc plus cher que si l'on allume de la meilleure façon, pour toute la famille.
Lettre n°126
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°126, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Tévet 5704
Je fais réponse à votre lettre du 20 Tévet(1):
A) Citant le traité Baba Kama 9b, vous indiquez qu'une meilleure façon d'accomplir la Mitsva pourrait être celle qui lui ajoute un tiers(2) et la meilleure façon, ce qui permet de dépasser ce tiers, une récompense particulière étant alors accordée par Dieu.
A mon humble avis, cette conclusion n'est pas exacte, comme je le disais dans ma lettre précédente. En effet, aucune référence talmudique n'introduit une distinction comparable à celle qui existe pour les lumières de 'Hanouka. Nous ne pouvons donc pas définir plusieurs catégories, de sorte que moins d'un tiers et plus d'un tiers appartiennent bien à la même et sont, l'un et l'autre, déduits du même verset Il est mon Dieu et je veux être gracieux devant Lui par l'accomplissement des Mitsvot.
Ainsi, nous avons vu que l'on détermine cinq catégories d'huiles pour les offrandes. Nous n'en déduisons pas qu'il y a cinq façons d'accomplir la Mitsva et il en est de même pour toutes les autres Mitsvot, comme je le signalais dans ma lettre précédente.
On s'acquitte donc de l'obligation d'apporter de l'huile pour les offrandes en prenant la meilleure dont on dispose. Et, il en est de même pour la référence que vous citez dans le traité Baba Kama. Celle-ci demande, lorsque l'on doit accomplir une Mitsva, de prendre le meilleur de ce que l'on possède, même si cela conduit à rajouter moins d'un tiers.
Il n'en est pas de même pour les lumières de 'Hanouka. Pour ce qui les concerne, celui qui veut accomplir la Mitsva d'une meilleure façon n'est pas tenu de choisir la façon la meilleure, puisqu'il s'agit de deux catégories différentes.
Le traité Baba Kama fait une différence entre moins d'un tiers et plus d'un tiers pour déterminer si l'homme doit recevoir une récompense de son vivant, mais non pas pour savoir comment il s'acquitte de son obligation. C'est également l'avis du Rachba.
On peut, néanmoins, s'interroger sur le commentaire de Rabbénou 'Hananel, qui semble introduire cette distinction également pour ce qui concerne la stricte obligation imposée par la Torah.
Bien que, dans son commentaire du traité Baba Kama, Rabbénou 'Hananel cite l'exemple des lumières de 'Hanouka, on ne peut penser qu'il entend définir, ici aussi, une meilleure façon et la façon la meilleure. Du reste, il donne une seconde explication établissant que ce n'est pas le cas.
Il ne fait donc qu'illustrer le propos de la Guemara, sur le fait de mieux accomplir la Mitsva.
A ma connaissance, il n'y a pas d'autre passage du Talmud Babli évoquant une meilleure application de la Mitsva.
B) Vous vous demandez si les fruits de la Mitsva de la bienfaisance sont consommés dans ce monde, dès lors que l'on a strictement appliqué la loi ou bien seulement lorsqu'on l'a fait de la meilleure façon.
La première interprétation est la bonne.
C) Vous assimilez ces fruits consommés dans ce monde à l'apport, pour Dieu, d'une Mitsva accomplie de la meilleure façon. Ce n'est pas exact et il faut les distinguer pour les raisons suivantes:
1. Ces fruits ne sont pas nécessairement consommés dans le domaine où la Mitsva a été accomplie. Ainsi, celui qui consacre son argent à honorer ses parents ne reçoit pas la certitude que sa perte financière sera comblée. Car, de cette Mitsva d'honorer ses parents, il est uniquement dit: afin que tu connaisses le bien.
Certes, le traité Kiddouchin 31a raconte que Dama Ben Natina reçut, l'année suivante, tout l'argent qu'il avait perdu. Cela ne veut pas dire que ce soit systématiquement le cas et, de fait, le verset dit seulement: afin que tu connaisses le bien.
A l'opposé, la Mitsva est accomplie de la meilleure façon pour Dieu, Qui comble donc la perte financière pouvant en résulter. Ainsi, la promesse en est faite pour les dépenses du Chabbat, des fêtes ou celles qui ont pour but d'assurer l'étude de la Torah des enfants, comme le précise le Talmud.
2. Dire que la Mitsva est accomplie de la meilleure façon implique uniquement que Dieu comble le manque(3) créé de la sorte(4), c'est-à-dire la dépense engagée.
A l'opposé, la consommation des fruits dont parle la Michna apporte la vie, la justice et l'honneur. Il en est de même pour toutes ces Mitsvot. En pareil cas, les fruits sont beaucoup plus nombreux que l'effort investi(5).
De plus, assimiler ces fruits à la part qui est donnée à Dieu soulèverait une difficulté pour comprendre les Tossafot, dans le traité Baba Kama, qui demandent clairement de les distinguer.
Il faut en conclure que les fruits n'ont d'autre but que de combler le manque causé par l'accomplissement de la Mitsva, dont le capital reste conservé pour le monde futur. Ceci permet aussi d'exclure la seconde explication de Rabbénou 'Hananel, selon laquelle la part de Dieu n'est pas directement liée à la récompense de la Mitsva. Les Tossafot, à cette référence, ne font donc que citer la Michna.
Cette interprétation des Tossafot permet de déduire deux précisions:
1. Dans le traité Kiddouchin, il est dit que ces fruits sont accordés seulement pour les Mitsvot accomplies envers d'autres personnes, alors que la Mitsva du cédrat, par exemple, est mise en pratique pour Dieu.
2. De plus, la liste que dresse la Michna de ce qui procure des fruits dans ce monde est exhaustive, comme le disent les traités Chabbat et Kiddouchin. Or, elle ne mentionne pas l'accomplissement de la Mitsva de la meilleure façon, pour plus d'un tiers.
Notes
(1) Qui était elle-même une réponse à la lettre précédente. (2) De plus que la stricte obligation. Ainsi, le montant devant être donné à la Tsédaka sera augmenté d'un tiers. (3) Par exemple, financier. (4) Mais non qu'Il accorde une récompense. (5) Et, il s'agit donc bien d'une récompense.
Lettre n°127
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°127, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Mardi 29 Tévet 5704,
Aux distingués jeunes gens ...
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 18 Tévet:
A) Concernant le Talmud Torah, il serait bon d'encourager le professeur à se rapprocher du Merkaz Leïnyaneï 'Hinou'h. Il n'est encore jamais venu ici. Vous voudrez bien me communiquer également l'adresse du Talmud Torah et du professeur.
B) Vous pourrez trouver des proverbes et des idées courtes sur les sujets dont vous avez besoin en consultant le recueil Hayom Yom et le discours de Pessa'h 5703(1).
C) Concernant la prière de Min'ha du vendredi après-midi, il est préférable, selon l'avis de mon beau-père, le Rabbi Chlita de la fixer en début d'après-midi, avec toute l'assemblée, plutôt que juste avant l'entrée du Chabbat, si chacun prie alors seul.
D) Concernant les Psaumes du début de la prière(2), la Hala'ha précise que l'on doit prononcer l'éloge de Dieu(3) avant de prier(4). C'est leur raison d'être et ils permettent, en outre, de prier en s'emplissant de la joie de la Mitsva. La nécessité de les lire apparaît dans tous les livres des Gaonim, commentateurs du Talmud et des Décisionnaires. Celui qui les remet en cause contredit donc une pratique qui s'impose à tous et qui est le fait des grands Sages de toutes les époques, des hommes auxquels s'en remettent tous les enfants d'Israël et parmi lesquels figurent Rav Amram Gaon, Rav Saadya Gaon, Rav Netronay Gaon, Rav Moché Gaon, Rav Its'hak Alfassy, Rabbénou Yona, Rachi, le Rambam, le Rachba, le Ramban, le Sefer Mitsvot Gadol, le Sefer Mitsvot Katan, le Tour, le Beth Yossef, Le Ramah, le Baït 'Hadach, le Levouch, le Toureï Zahav, le Maguen Avraham et bien d'autres encore.
Si l'on ne peut faire autrement, il a été permis de ne pas les lire, afin de prier avec la communauté, à condition de le faire de la manière qui est indiquée dans le Choul'han Arou'h. Mais, cela n'a rien à voir avec la question que vous posez, puisque la raison de cette permission est clairement précisée. En effet, grâce à ces Psaumes, la prière est agréée et exaucée et il est certain qu'elle l'est aussi lorsqu'elle est prononcée par toute une communauté, laquelle, du reste, a bien lu ces Psaumes. C'est pour cela que l'on peut se joindre à elle.
Il s'agit bien ici d'un cas où l'on ne peut faire autrement, où il est impossible d'avoir les deux à la fois(5). C'est aussi le cas si l'on ne peut dire les bénédictions Barou'h Chéamar et Ichtaba'h. Il est alors permis de se joindre à la communauté.
Les derniers Décisionnaires disposent, en outre, que l'on doit dire, après la prière, tous les Psaumes que l'on n'a pu lire avant, à l'exception des bénédictions de Barou'h Chéamar et Ichtaba'h.
Mais, a priori, chacun doit faire l'effort de pouvoir dire l'intégralité de la prière. C'est une évidence.
Ce qu'il advient à celui qui agit froidement à l'encontre de tout cela, se moque de la décision des Sages et de la coutume de tout Israël, est clairement précisé par la Michna et la Guemara. Point n'est besoin d'être plus précis, sur ce sujet.
Avec ma bénédiction de Techouva immédiate, délivrance immédiate,
Rav Mena'hem Schneerson,
Directeur du comité exécutif
Notes
(1) 1943, du précédent Rabbi. (2) Récités entre les bénédictions Barou'h Chéamar et Ichtaba'h, dans la prière du matin. (3) Par ces Psaumes. (4) Le Chema Israël et la Amida. (5) La lecture des Psaumes et la prière avec la communauté.
Lettre n°128
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°128, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Tévet 5704]
Depuis que le 18 Elloul a été connu comme la date de naissance du Baal Chem Tov et de l'Admour Hazaken, l'habitude a été prise, en différents endroits et surtout dans les synagogues 'Habad, d'organiser, en ce jour, des réunions fraternelles, au cours desquelles on raconte des récits des Justes et l'on se renforce dans les voies 'hassidiques, en général et dans l'amour du prochain, en particulier. On prend également de bonnes décisions, concernant l'étude de la Torah, sa partie révélée et son aspect caché.
Dans la famille du Rabbi, cette date est célébrée avec un faste particulier. Le Rabbi lui-même prononce des paroles d'encouragement, invitant à l'étude de la Torah et au service de Dieu. Parfois même, il prononce un discours 'hassidique.
Lettre n°129
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°129, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Chevat 5704,
Au distingué et honorable Rav, le Rav E.Karasik(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 10 Kislev:
A) Il est dommage que vous n'ayez pas su à temps que nos publications ne devaient pas être distribuées gratuitement. Nous avons
bon espoir qu'à l'avenir, vous suivrez bien nos instructions, avec l'aide de Dieu. Vous essayerez également de réparer le passé, dans la mesure du possible, car le manque de moyens(2) fait obstacle à de nouvelles publications.
B) Le Merkaz Leïnyaneï 'Hinou'h s'efforce que toutes les écoles enseignant la Langue sacrée, quel que soit le pays dans lequel elles se trouvent, le fassent de la manière la plus conforme à la tradition. C'est dans ce but que nous éditons des livres d'étude et de lecture convenables. Cela ne préjuge en rien de l'opinion, favorable ou non, que le Merkaz Leïnyaneï 'Hinou'h, peut avoir de ces écoles.
C) Nous recevons avec plaisirs des suggestions constructives, dont nous tiendrons compte dans nos prochaines publications. En tout état de cause, toutes les critiques nous intéressent et nous vous remercions de nous transmettre celles dont vous auriez eu connaissance. Vous préciserez également qui en est l'auteur, quelqu'un qui a une bonne intention ou bien celui qui cherche à accuser le mouvement 'Habad et les 'Hassidim, en général.
D) Il est important qu'un comité de diffusion des publications, qu'il s'agisse d'écrits 'hassidiques ou des livres du Merkaz Leïnyaneï 'Hinou'h, soit constitué au plus vite et se mette au travail. Nous ne savons qui doit en faire partie pour qu'il fonctionne avec diligence, sans remettre en cause les autres activités qui sont actuellement menées. Nous vous joignons donc une lettre adressée à tous. Vous tiendrez une réunion et vous choisirez vous-mêmes ceux qui conviennent le mieux. Vous me ferez ensuite savoir qui a été choisi et nous pourrons leur écrire directement.
E) Si, pour une quelconque raison, la création de ce comité est retardée, vous voudrez bien me faire savoir combien d'exemplaires de chaque publication nouvelle doivent, pour l'instant, vous être adressés.
F) Nous venons d'achever l'impression d'un recueil des causeries et discours 'hassidiques prononcés à Chicago, en 5702(3), de même que les textes du 18 Elloul 5703, les second et quatrième volumes du Sifrénou. Nos prochaines publications seront le commentaire de la Michna du Tséma'h Tsédek, par photographie de la première édition et le Hayom Yom 5704. Nous préparons également l'édition d'un recueil de lettres du Rabbi Chlita.
G) Vous voudrez bien me faire savoir si le Tanya que vous avez fait imprimer(4) est une photographie de l'ancienne édition ou bien s'il a fait l'objet d'une nouvelle composition, le nombre d'exemplaires qui en a été tiré et si vous disposez encore des matrices.
J'attends votre réponse sur tous ces points et je vous adresse ma bénédiction de Techouva immédiate, délivrance immédiate,
M. Schneerson,
Directeur du comité exécutif
Vous voudrez bien transmettre la lettre ci-jointe(5) au Rav H.Y. Rosenblum.
Notes
(1) Le Rav Eliézer Karasik, de Tel Aviv. (2) Financiers. (3) 1942, par le précédent Rabbi, lors de sa visite dans cette ville. (4) A Tel Aviv, en 5703. (5) Il s'agit de la lettre n°130.
Lettre n°130
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°130, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Chevat 5704,
Au Rav distingué, le Rav H.Y.(1)
Je vous salue et vous bénis,
J'obtiens, de temps à autre, des nouvelles de vous et de votre famille, par mon beau-père, le Rabbi Chlita. Mais, il semble que vous écriviez peu. Néanmoins, l'essentiel est que tout aille bien, dans tous les domaines.
Voici près d'un an, je vous ai envoyé cent cinquante Shekels, en même temps que les cinq cents de mon beau-père, le Rabbi Chlita, comme son télégramme vous l'expliquait en son temps(2). On vous demandait, dans ce télégramme, d'envoyer des colis à mes parents, à qui Dieu accordera une longue vie.
Par la suite, je vous ai écrit encore une fois, à ce propos, pour vous demander si vous aviez été informés que les colis leur étaient bien parvenus. Pour l'heure, je n'ai reçu aucune réponse de votre part, bien que la lettre que vous avez adressée à ma belle-mère, la Rabbanit, semble indiquer que ces paquets ont bien été envoyés.
Je voudrais donc renouveler ma demande une seconde et même une troisième fois. Pouvez-vous me dire, même brièvement, ce qu'il en est, concernant ces colis et surtout si vous avez des nouvelles d'eux.
J'attends donc une réponse rapide de votre part.
Je conclus en vous remerciant par avance et en souhaitant une Techouva immédiate et une délivrance immédiate.
Vous transmettrez mon salut à tous les membres de votre famille, auxquels Dieu accordera une longue vie.
Notes
(1) Le Rav 'Haïm Yossef Rosenblum, de Tel Aviv. (2) Afin d'envoyer des colis aux parents du Rabbi, qui étaient, à cette époque, exilés dans le Kazakhstan. Ces envois se faisaient alors à partir d'Erets Israël.
Lettre n°131
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°131, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Mardi 14 Chevat 5704,
A notre ami, remarquable jeune homme,
le Rav Mena'hem Zeev Gringlass,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre expresse du 3 Chevat et aux courriers précédents. Votre lettre expresse ne nous est parvenue que le 8 Chevat, sans doute parce qu'elle a été saisie par la censure:
A) Nous vous avons déjà envoyé cent calendriers en anglais. Vous me ferez savoir au plus vite combien d'exemplaires supplémentaires il vous en faut, car les demandes sont nombreuses et je ne sais pas s'il y en aura une seconde édition.
B) Les causeries du 18 Elloul et un recueil de causeries et de discours prononcés à Chicago, en 5702, sont en cours d'impression et nous en effectuons les corrections, de même que celles des tomes 2 et 4 du Sifrénou.
C) Nous demanderons au Rav I.J.(1) de vous écrire pour répondre à la question que vous vous posez à propos de votre voyage(2).
D) Nous avons reçu une lettre du Rav Yossef Rodal et du Rav M.E. Gerlitski(3) à propos du Beth Rivka de Montréal. Nous leur avons déjà répondu.
E) Nous voudrions avoir des précisions sur les actions éducatives que vous avez menées en Tévet, comme vous le dites dans votre lettre. Quelles en ont été les conséquences? Et quelle type d'éducation ont pu recevoir les élèves qui voyagent?
F) Je vous remercie de votre intervention auprès de monsieur Dolphin. Peu importe le montant de sa contribution, pourvu que celle-ci soit régulière. Nous n'avons pas encore décidé ce que nous imprimerons(4). Le moment venu, nous vous le ferons savoir.
G) Nous vous avons envoyé les conversations avec les jeunes de Tévet avant d'avoir reçu votre lettre. Pour ce qui concerne Hakrya Vehakedoucha, nous avons transmis au bureau.
H) Nous avons été satisfaits d'apprendre que les Messibot Chabbat ont été développées. Nous aimerions avoir un compte rendu plus précis, à ce propos.
I) Monsieur... n'a pas évoqué avec mon beau-père, le Rabbi Chlita, la possibilité de faire éditer un livre(4). Vérifiez donc ce qu'il en est dans votre ville et concluez l'affaire de la meilleure façon. Expliquez-lui que celui qui augmente sa contribution est digne d'éloge, que la multiplication quantitative permet l'amélioration qualitative.
J) Pour ce qui est des témoignages des 'Hassidim(5), nous en parlons depuis plus d'un an et, malgré mes efforts, un seul texte m'a été adressé et rien de plus. Vous me dites, dans votre lettre, que le Rav Yossef Weinberg n'a pas eu le temps de s'en occuper. Imaginez-vous que quelqu'un d'autre les écrit et que vous en êtes, vous-mêmes, les lecteurs. Comment accepteriez vous une telle justification?
K) Ecrivez-moi, sur une feuille séparée, quels textes et quels fascicules édités en Europe vous désirez obtenir, de même que le nombre d'exemplaires que vous souhaitez de chacun. Je transmettrai le message à ceux qui se chargent des envois. Lorsqu'on les trouvera, on vous les adressera.
L) Nous écrirons une lettre d'encouragement au Rav Kelman, de Toronto, comme vous nous l'avez demandé(6).
M) Vous me dites que vous préférez annoncer d'emblée que vous souhaitez venir ici plusieurs fois par an. On sait ce que le Midrach dit, à ce propos(7) et le Choul'han Arou'h en retient le principe(8). Il était question de quatre semaines, selon votre propre proposition.
N) Je suis surpris que vous n'ayez rien envoyé, depuis bien longtemps, pour payer votre dette, qui devient de plus en plus importante.
O) Comme vous me l'avez demandé, je vous adresse une lettre sur l'importance, d'après l'enseignement révélé de la Torah, d'apprendre la Michna par coeur(9). Si ceux qui en prennent connaissance ou les lecteurs formulent des remarques, à ce propos, vous voudrez bien me les faire connaître.
P) A propos des parenthèses figurant dans le Choul'han Arou'h de l'Admour Hazaken, vous consulterez le premier chapitre du Chaar Hakollel.
Avec ma bénédiction de Techouva immédiate, délivrance immédiate,
M. Schneerson,
Directeur du comité exécutif(10)
Notes
(1) Le Rav Israël Jacobson. (2) Le Rav Mena'hem Zeev Gringlass, de Montréal, souhaitait venir passer la fête de Pessa'h à New York, auprès du Rabbi et y prendre des contacts pour la suite de son travail, à Montréal, dans le cadre de Ma'hané Israël et du Merkaz Leïnyaneï 'Hinou'h. (3) Le Rav Moché Elyahou Gerlitski, de Montréal. (4) Avec ses contributions. (5) Voir, à ce propos, la lettre n°82. (6) Il s'agit de la lettre n°133. (7) Le Yalkout Shimeoni dit: Il demande d'abord un peu d'eau. Lorsqu'il a bu, il dit: auriez-vous également un oignon?. (8) Qui dit: Celui qui formule une requête doit d'abord demander peu de choses, puis augmenter progressivement ses exigences. (9) Il s'agit de la lettre n°132. (10) De Ma'hané Israël.
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