Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°1189
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1189, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Elloul 5711,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Acher(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’avez fait savoir que, le 8 Elloul, l’enfant Morde’haï Zéev, fils de Reïzel et du Rav ‘Haïm Chnéor Zalman(2), a eu trois ans. J’exprime donc ma bénédiction pour que ses parents l’éduquent à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse.
Voici ce que mon beau-père, le Rabbi, écrivait, à propos de la première coupe de cheveux, à trois ans :
La coupe des cheveux occupe une place importante parmi les coutumes juives. Elle a essentiellement pour but d’apprendre à l’enfant qu’il ne doit pas couper ses Péot. A partir de ce jour, on habitue l’enfant à porter un Talith Katan, à dire les bénédictions du matin, celle qui suit le repas et le Chema Israël du coucher.
Lettre n°1190
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1190, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Elloul 5711,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Mena’hem Zéev(1),
Je vous salue et vous bénis,
Comme vous me l’avez demandé, je vous adresse un exemplaire du recueil de lois(2). Il est sûrement inutile de vous préciser que les journaux du Canada doivent rendre compte de sa parution. Cela est important, pour différentes raisons.
J’aimerais savoir si vous avez diffusé l’extrait(3) de la causerie du Chabbat Mevar’him(4) Elloul de la manière qui convient.
Vous avez sûrement déjà commencé votre mission sacrée, consistant à rapprocher les coeurs juifs de leur Père Qui se trouve dans les cieux, en leur permettant d’accéder à la ‘Hassidout et aux pratiques ‘hassidiques. Puise Dieu faire que vous connaissiez la réussite.
Avec ma bénédiction pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année, de même que votre épouse et votre fille,
Notes
(1) Le Rav M.Z. Gringlass, de Montréal. Voir, à son propos, la lettre n°1149. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1149. (3) Voir les lettres n°1158 à 1161, 1164, 1171, 1172, 1175, 1178, 1179, 1181 et 1184. (4) Qui bénit le mois.
Lettre n°1191
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1191, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Elloul 5711,
Brooklyn, New York,
L’histoire du 18 Elloul(1) et du troisième jour des Seli’hot a été présentée dans l’introduction du fascicule édité pour le 18 Elloul 5710(2), rédigé à partir des manuscrits de mon beau-père, le Rabbi. J’y ai aussi reproduit ces lettres, qui indiquent de quelle manière servir Dieu, à partir du 18 Elloul.
Décrivant l’apport spécifique du 18 Elloul au service de Dieu, mon beau-père, le Rabbi, qui cite les ‘Hassidim âgés, explique(3) que le 18 Elloul est le jour qui a introduit et introduit encore la vitalité(4) dans le mois d’Elloul.
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Le mois d’Elloul est celui du bilan de l’année qui vient de s’écouler et de la préparation de l’année qui vient.
C’est la raison pour laquelle on trouve, dans le nom de ce mois, tous les éléments constituant son contenu pour le service de Dieu, permettant de regretter et de réparer le passé, de s’engager pour l’avenir.
Nos Sages disent(5) que le nom d’Elloul est constitué des initiales des mots formant le verset : Il a guidé sa main et Je te fixerai un endroit où il se réfugiera. Il est ici question des villes de refuge, qui, pour l’effort de l’homme, correspondent à la Torah. Il est dit(6), en effet, que l’on se réfugie dans les paroles de la Torah.
Le nom d’Elloul est également formé des initiales des mots constituant le verset(7) : Je suis à mon Bien Aimé et mon Bien Aimé est à moi, qui évoque la prière(8), surtout à notre époque, puisque nous ne disposons que du service de Dieu du cœur(9), c’est-à-dire de la prière(10), permettant d’attacher(11) les enfants d’Israël à leur Père Qui se trouve dans les cieux.
Le nom d’Elloul est, en outre, formé par les initiales du verset un homme à son ami et des cadeaux aux pauvres(12), introduisant les bonnes actions.
Enfin, Elloul apparaît dans les initiales du verset et l’Eternel ton Dieu circoncira ton cœur et celui de ta descendance(13), faisant allusion à la Techouva.
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Il est différentes manières de vivifier le service du Créateur. Mais, en ces dernières générations du talon du Machia’h(14), le monde a sombré dans la pénombre et l’obscurité intenses et profondes.
Il ne reste donc qu’une seule voie, qui peut être empruntée par tous, a été frayée par nos saints maîtres, pour accéder à la vie véritable dans le service de Dieu. Il faut se consacrer à l’enseignement profond de la Torah, qui en est l’âme(15) et, en particulier, à la ‘Hassidout.
Le 18 Elloul est la date de la naissance du fondateur de la ‘Hassidout générale, le Baal Chem Tov et du fondateur de la ‘Hassidout ‘Habad, l’Admour Hazaken.
Chaque année, lorsque revient ce jour, tout cela éclaire à nouveau(16).
En étudiant leur enseignement et en adoptant les pratiques qu’ils ont transmises à tous les enfants d’Israël, on insuffle une âme et la vitalité à toutes les formes du service de Dieu. On introduit le 18(17) dans tous les domaines auxquels font allusion les lettres constituant le nom d’Elloul, la Techouva, la Torah, la prière et les bonnes actions.
Et c’est ainsi que l’on révèle la délivrance, à laquelle font également référence ces lettres formant le nom d’Elloul.
Nos sages disent, en effet, qu’Elloul est constitué des initiales du verset Pour Dieu et ils dirent : je chanterai(18), indiquant(19) que toutes les étincelles de Divinité quittaient l’exil(20).
C’est ce que réalisera notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, Amen.
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre a été rédigée comme avant propos au fascicule édité pour le 18 Elloul 5711. Elle figure dans le Séfer Hamaamarim 5711, page 318. Voir également la lettre n°518. (2) 1950, du précédent Rabbi. Le Rabbi note, en bas de page : Il s’agit du fascicule n°81. (3) Le Rabbi note, en bas de page : Dans la causerie du 18 Elloul 5705, imprimée dans le fascicule n°25, imprimé pour le 18 Elloul 5706. (4) Hay, vivant, a pour valeur numérique 18. (5) Le Rabbi note, en bas de page : Peri Ets ‘Haïm, porte de Roch Hachana, chapitre 1, porte des versets, Chemot 21, 13. Voir aussi Likouteï Si’hot, tome 2, page 623. (6) Le Rabbi note, en bas de page : Traité Makot 10a. (7) Le Rabbi note, en bas de page : Peri Ets ‘Haïm, à la même référence, porte des versets, Chir Hachirim 6, 3. (8) Le Rabbi note, en bas de page : Voir le Séfer Hamitsvot du Rambam, Injonction 5 et d’autres références. (9) Mais non du service de Dieu proprement dit que sont les sacrifices, lesquels sont actuellement remplacés par la prière. (10) Le Rabbi note, en bas de page : Traité Taanit 2a. (11) Le Rabbi note, en bas de page : Voir le commentaire de Rachi sur le verset Béréchit 30, 8 et le Or Hatorah, à la même référence. (12) Le Rabbi note, en bas de page : Voir le Arougat Habossem, qui cite le Amerkal. (13) Le Rabbi note, en bas de page : Baal Hatourim sur Devarim 30, 6. (14) Juste avant sa révélation effective. (15) Le Rabbi note, en bas de page : Zohar, tome 3, page 152a. (16) Le Rabbi note, en bas de page : Le Lev David, du ‘Hida, explique longuement tout cela, au chapitre 29, d’après ce que dit Rabbi Moché Zakouta, dans le Tikoun Chovavim. Tout se révèle, de nouveau, lorsque revient la même période de l’année. La ‘Hassidout le prouve, en citant la Michna, à la fin du chapitre 3 du traité Guittin : On vérifie le vin... lorsque les bourgeons apparaissent. (17) C'est-à-dire ‘Hay, la vitalité. (18) Extrait du Cantique de la mer. (19) Le Rabbi note, en bas de page : Peri Ets ‘Haïm, à la même référence. (20) D’Egypte, après avoir été transformées par la servitude des enfants d’Israël, exilés dans ce pays.
Lettre n°1192
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1192, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Elloul 5711,
Brooklyn, New York,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav I.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion du 18 Elloul. Vous le mettrez sûrement à la disposition de toutes les personnes sur lesquelles vous exercez votre influence, leur apportant ainsi la lumière et le luminaire de la Torah qui y sont exprimés.
Mon avant propos(2) à ce fascicule, basé sur une explication de mon beau-père, le Rabbi, explique brièvement que le 18 Elloul vivifie toutes les formes du service de Dieu d’un homme, en particulier celle qui est liée à la Torah.
On peut le comprendre en fonction de l’affirmation de nos Sages(3) selon laquelle : si l’on en a le mérite, elle sera un élixir de vie, si on ne l’a pas, elle sera un poison mortel. Certes, les paroles de la Torah ont été comparées au feu(4) et ne contractent donc pas l’impureté. Cela veut dire que la Torah elle-même ne peut être contaminée(5). Elle peut, en revanche, exercer un effet négatif sur la personnalité de l’homme qui n’en a pas le mérite.
L’étude de celui qui n’en a pas le mérite(6), dépourvue de crainte de Dieu(7), faisant abstraction de Celui Qui donne la Torah, peut parfaitement ne pas être orientée vers l’action. De ce fait, elle est concevable uniquement si elle ne porte pas sur l’amour, la crainte, l’unité de Dieu, mais a un contenu matériel et grossier.
A l’opposé, l’étude de l’enseignement profond de la Torah, appelé arbre de vie a pour objectif d’élever les parcelles de sainteté qui se trouvent dans la matière et de provoquer, l’amour, la crainte et l’unité de Dieu, d’apporter la connaissance de l’enchaînement des mondes, ce qui permet précisément de L’aimer et de Le craindre(8). Cette démarche est le moyen d’avoir un cœur intègre, de vivre par la Torah que l’on étudie.
L’enseignement profond de la Torah, étant l’âme de sa partie révélée(9), en vivifie l’étude. C’est, en particulier, le cas pour l’héritage du Baal Chem Tov, que nos maîtres nous ont légué et qui montre la grandeur de Dieu, comme l’écrit l’Admour Hazaken, dans Igueret Hakodech : Savoir que l’enchaînement des mondes existe permet d’avoir un cœur entier, ce qui est essentiel.
Combien plus en est-il ainsi en ces jours, alors que nous disons(10) : A Toi, mon cœur dit : recherchez mon intériorité. On doit, en effet, rechercher l’aspect profond(11) du cœur et, pour cela, Je rechercherai Ta face, Eternel(12).
Il faut donc aimer Dieu et Le craindre, étudier et méditer pour y parvenir. On peut ainsi révéler que Dieu est ma Lumière(13) à Roch Hachana(14) et mon Salut(13) à Yom Kippour(14), afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année, en un bien visible et tangible, matériellement et spirituellement.
En vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Cette lettre collective personnelle fut adressée à plusieurs personnes. Voir, à ce propos, la lettre n°481. (2) Il s’agit de la lettre précédente. (3) Le Rabbi note, en bas de page : Traité Yoma 72b. Voir aussi le Torah Or, page 6c. (4) Le Rabbi note, en bas de page : Traité Bera’hot 22a. (5) Le Rabbi note, en bas de page : On peut s’interroger, si l’on considère les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 4, paragraphe 3, où il est dit que : la Techouva extirpe des forces du mal les paroles de la Torah que l’on a apprises auparavant. On consultera également le chapitre 17 du Tanya. Peut-être faut-il faire une distinction entre l’impureté et l’emprise des forces du mal. Ce point ne sera pas traité ici. (6) Le Rabbi note, en bas de page : Voir le Kountrass Ets ‘Haïm, à partir du chapitre 5. (7) Le Rabbi note, en bas de page : C’est l’expression du Talmud, à cette référence et aussi celle des lois de l’étude de la Torah. Le Ritva dit qu’elle a pour objectif de se grandir et de se différencier. Son interprétation semble en désaccord avec les lois de l’étude de la Torah. Néanmoins, on consultera l’introduction de Rabbi ‘Haïm Vital et le Kountrass Ets ‘Haïm, au chapitre 12. (8) Le Rabbi note, en bas de page : Voir le Rambam, lois des fondements de la Torah, chapitre 2. (9) Le Rabbi note, en bas de page : Voir le Kountrass Ets ‘Haïm, à la même référence. (10) Dans un Psaume spécialement ajouté à la prière pendant le mois d’Elloul et jusqu'à Hochaana Rabba. (11) Le Rabbi note, en bas de page : Voir le Likouteï Torah, au second discours intitulé : lorsque tu partiras en guerre. (12) Fin du verset précédemment cité. Ta face peut également se traduire Ton intériorité. (13) Début du Psaume précédemment cité. (14) Le Rabbi note, en bas de page : Midrach Vaykra Rabba, chapitre 21.
Lettre n°1193
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1193, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Elloul 5711,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
Nos Sages nous disent qu’un gendre peut être considéré comme un fils. En conséquence, je suis particulièrement surpris que vous ne souligniez pas à votre gendre qu’il est, dans notre génération, une nécessité absolue d’étudier la ‘Hassidout, laquelle enseigne les Paroles du Dieu de vie.
La ‘Hassidout est l’arbre de vie, par lequel Israël quittera l’exil, dans la bonté et la miséricorde. Si on ne l’étudie pas maintenant, quand le fera-t-on ? La fin de notre exil et la venue de notre juste Machia’h approchent.
Lettre n°1194
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1194, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Elloul 5711,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 21 Mena’hem Av et j’ai été content de constater que vous parvenez à être satisfait de votre sort, même si vous précisez que c’est le cas uniquement parce que je vous ai ordonné d’être joyeux.
J’espère que, bientôt, vous serez heureux parce que le Saint béni soit-Il a dit : Servez Dieu dans la joie et que le service de Dieu ne se limite pas au moment de l’accomplissement de la Mitsva. Le verset dit, en effet : En toutes tes voies, connais Le, comme l’expliquent le Rambam dans ses lois des opinions, au chapitre 3 et le Tour Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 231(1).
J’espère que vous m’annoncerez également avoir reçu une fonction d’officiant pour les jours redoutables, qui approchent(2). Vous adopterez sûrement la pratique qui a toujours été celle des officiants et vous étudierez la signification de tous les cantiques, en plus de celle des mots de la prière. Il n’y a pas là un simple détail, d’autant que ces cantiques sont basés sur les enseignements de nos Sages rapportés par le Midrach.
Vous trouverez ci-joint un extrait(3) de la causerie du Chabbat Mevar’him(4) Elloul. Je suis certain qu’il vous intéressera.
En vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Textes qui expliquent l’importance de la joie de la Mitsva. (2) Voir la lettre n°1187. (3) Voir les lettres n°1158 à 1161, 1164, 1171, 1172, 1175, 1178, 1179, 1181, 1184 et 1190. (4) Qui bénit le mois.
Lettre n°1195
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1195, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Elloul 5711,
Brooklyn, New York,
Aux dirigeants de la Yechiva
Tom’heï Temimim Loubavitch
de Montréal, Canada,
auxquels Dieu accordera longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu avec plaisir le compte rendu de la réunion du comité qui a eu lieu le 18 Mena’hem Av. J’ai été satisfait de constater que vous aviez commencé à agir et que, peu à peu, vous mettez en pratique ce dont il a été question lorsque vous vous trouviez ici.
Plus précisément, il a été question, durant votre réunion, du déficit de la Yechiva. Lorsque nous en avons parlé ici, je vous ai déjà dit que vous avez géré, jusqu'à maintenant, à l’économie, c'est-à-dire en fixant les dépenses en fonction des rentrées. Il serait bon que vous adoptiez maintenant le principe inverse, c'est-à-dire que vous augmentiez les rentrées à la mesure des dépenses nécessaires.
Vous connaissez le proverbe du Rabbi Maharach(1) que mon père, le Rabbi, a transmis au nom de son père : On considère généralement que l’on doit passer sous l’obstacle et, si cela s’avère impossible, au dessus de celui-ci. Je pense, pour ma part, qu’il faut d’emblée passer au dessus et avec la détermination qui convient.
Vous dites, dans votre compte rendu, que vous avez décidé d’augmenter le nombre de vos élèves et que vous vous êtes adressé, pour cela, aux dirigeants de l’Hayas(2) dans votre ville, qui orienteront les enfants des réfugiés vers votre Yechiva. Ne vous contentez cependant pas de cela. Agissez vous même en ce sens sans vous en remettre uniquement à l’initiative de l’Hayas.
Avec ma bénédiction pour une considérable réussite dans votre œuvre éducative, avec la bénédiction de Dieu qu’a suscité et que suscite encore pour vous mon beau-père, le Rabbi et qui apportera à chacun d’entre vous la réussite et le succès dans ses préoccupations personnelles, je conclus en vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne et douce année,
Notes
(1) Voir les lettres n°1077, 1105 et 1114. (2) Association caritative d’aide aux réfugiés.
Lettre n°1196
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1196, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Elloul 5711,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Yossef Yehouda(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 9 Elloul, dans laquelle vous me faites part de l’organisation de votre journée. Vous concluez en me posant la question suivante. Vous avez l’habitude de prier très lentement et vous ne pouvez donc vous joindre à la communauté. Parfois, il vous arrive même de dépasser l’heure de la prière.
Voici ma réponse.
La coutume des ‘Hassidim, bien souvent basée sur un enseignement de nos maîtres est de se joindre à la communauté pour répondre au Bare’hou(2), à la Kedoucha(3) et écouter la lecture de la Torah, puis de prier lentement, quelques fois même longuement.
Dans le recueil Hatamim, on trouve une explication du Rav d’Avroutch(4), fils du Tséma’h Tsédek, qui dit que l’on doit prier avec la communauté des dix forces de son âme.
Vous organiserez sûrement une réunion ‘hassidique, à l’occasion du 18 Elloul et vous diffuserez le contenu de l’extrait(5) de la causerie du Chabbat Mevar’him(6) Elloul, de la manière qui convient.
Vous êtes un collecteur de fonds au profit du Beth Rivka(7) et vous connaissez sûrement la réflexion de mon beau-père, le Rabbi, à propos des délégués et des collecteurs de fonds : Ils doivent réunir des biens matériels et semer de la spiritualité. Que Dieu vous donne une grande réussite dans cette double mission.
Avec ma bénédiction, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, avec tous les membres de votre famille,
Notes
(1) Le Rav Y.Y ‘Hen, de Paris. (2) Avant les bénédictions du Chema Israël du matin. (3) Pendant la répétition de la prière par l’officiant. (4) Rabbi Yossef Its’hak, grand-père maternel du précédent Rabbi, qui porte son nom. (5) Voir les lettres n°1158 à 1161, 1164, 1171, 1172, 1175, 1178, 1179 et 1181, 1184, 1190 et 1194. (6) Qui bénit le mois. (7) De Yerres, près de Paris.
Lettre n°1197
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1197, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Elloul 5711,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Chmouel Guedalya(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu avec plaisir votre lettre du 5 Elloul, dans laquelle vous me parlez de votre service militaire(2) et de l’action que vous menez dans l’armée pour renforcer le Judaïsme, insuffler la crainte de Dieu à vos camarades et à votre entourage.
J’ai été très satisfait d’avoir un compte rendu précis, à ce propos, car il est impossible d’exprimer par écrit à quel point tout cela est important. Vous assumez une mission particulièrement fondamentale, dont nul ne connaît réellement la dimension. Si l’on considère tout ce qui a été réalisé, on peut, à juste titre, penser que, si vous n’étiez parvenu dans l’armée que pour cela, vous auriez pu vous en contenter.
Lorsque vous vous acquitterez de vos obligations, vous trouverez sûrement un moment pour étudier la Torah, y compris avec d’autres personnes, dans la tranquillité du corps et de l’esprit à la fois.
Vous trouverez ci-joint un extrait(3) de la causerie de la réunion ‘hassidique du Chabbat Mevar’him(4) Elloul. Il serait bon que vous le diffusiez, de la manière qui convient, parmi vos amis, dans votre unité et auprès de ceux qui partagent le même idéal et pourront le transmettre à d’autres unités. Si une explication complémentaire est nécessaire, je m’en remets à votre jugement pour l’exprimer dans les termes les plus adaptés. J’aimerais connaître les actions positives que vous avez menées, dans ce domaine.
Je conclus en vous priant instamment de transmettre mes salutations à vos amis, les soldats et non uniquement aux soldats religieux, selon l’expression que vous utilisez dans votre lettre. Vous connaissez l’expression suivante de mon beau-père, le Rabbi : Un Juif ne veut pas et ne peut pas être séparé de Dieu. Tous vos amis sont donc bien religieux, mais certains ne le savent pas encore. Au bout du compte, aucun d’entre eux ne sera repoussé. Ils prendront conscience qu’ils sont fidèles à Dieu et à Sa Torah.
En conséquence, vous transmettrez bien ma bénédiction à tous, afin qu’ils soient inscrits et scellés pour une bonne et douce année, d’autant que celle qui arrive sera la Chemitta(5). Par l’effort de tous ceux qui y résident, s’accompliront les termes du verset : Ce sera une année de Chabbat pour la terre, un Chabbat pour Dieu.
Avec ma bénédiction de réussite dans l’influence que vous exercez sur vos camarades et pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, de même que tout votre entourage,
Notes
(1) Le Rav C.G. Bleginski. (2) En Erets Israël. (3) Voir les lettres n°1158 à 1161, 1164, 1171, 1172, 1175, 1178, 1179 et 1181, 1184, 1190, 1194 et 1196. (4) Qui bénit le mois. (5) Le Chabbat de la terre. Voir les lettres n°896, 1135, 1170 et 1183.
Lettre n°1198
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1198, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Elloul 5711,
Brooklyn, New York,
Au jeune homme, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Chalom Dov(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre écrite à l’issue du Chabbat 1er Elloul, par laquelle vous m’annoncez que vous participez à l’action de l’association des personnes actives dans le camp de la Torah(2). Vous dites que vos efforts sont couronnés de succès, mais la communauté orthodoxe de Terre Sainte ne répond pas à l’appel de cette association, comme elle le devrait et toute la charge de travail vous incombe donc.
Il en résulte que vous négligez l’étude de la Torah et vous me demandez ce que j’en pense et si vous devez, selon votre propre expression, délaisser votre propre âme pour vous préoccuper de celle des autres.
Je suis effrayé par cette question. Dieu vous a conféré la réussite. Il vous a permis de sauver des âmes juives qui auraient pu abjurer. Vous leur venez en aide pour rester des Juifs fidèles à Dieu et à Sa Torah. Vous pouvez vérifier tout cela concrètement, de vos yeux de chair. Or, votre mauvais penchant se dresse et vous fait dire : Qui sait si c’est bien là ce qu’il faut faire ? Pourquoi ne pas adopter une autre activité ? Peut-être alors pourrai-je progresser dans l’étude de la Torah !.
La Guemara, au traité Moéd Katan 9b, dit que l’on interrompt son étude de la Torah pour mettre en pratique une Mitsva, lorsque l’on ne peut charger quelqu’un d’autre de le faire. Et, commentant le verset le riche et le pauvre se rencontrent, Dieu fait briller les yeux de l’un et de l’autre, le traité Temoura dit que, lorsque le riche en connaissance de la Torah vient en aide au pauvre, Dieu fait également briller les yeux des deux. Le riche est alors lui-même rétribué et son étude s’en trouve renforcée.
Ceci dépasse largement ce que nos Sages disent, au traité Taanit 7a : J’ai beaucoup appris de mes maîtres et de mes amis, mais de mes disciples plus que de tous les autres car il s’agit, dans ce dernier cas, de quelqu’un qui étudie dans toute la mesure de ses possibilités et il est bien dit que j’ai beaucoup appris. Le traité Temoura, en revanche, dit que Dieu fait briller les yeux de l’un et de l’autre. Car, pour étudier, on doit bénéficier de l’aide divine et, en l’occurrence, on obtient la lumière à la mesure de Dieu. Cela, bien évidemment, n’est nullement comparable à ce qui était évoqué auparavant.
Je veux dire que, non seulement en interrompant votre étude pendant quelques temps, vous mettez en pratique une Injonction de la Torah, comme le dit le traité Moéd Katan, mais, bien plus, interrompre l’étude, c’est, en l’occurrence, la pérenniser. On obtient ainsi un cœur et un cerveau mille fois plus affinés, de sorte qu’en peu de temps, votre étude connaîtra un succès considérable.
On peut constater, en la matière, la profondeur des paroles de nos Sages qui enseignent, au traité Chabbat 105b : Telle est la manière d’agir du mauvais penchant qui ne demande d’abord qu’une légère transgression et, au final, conduit à servir les idoles. Mon beau-père, le Rabbi, en déduit que le penchant vers le mal est particulièrement rusé. Il sait s’adresser à chacun en des termes qui sauront le convaincre. Au bout du compte, il le convainc et l’enferme dans une situation où il peut le conduire à servir les idoles.
Vous consulterez, à ce propos, le fascicule qui a été édité pour le 18 Elloul(3). Il est sûrement déjà parvenu dans votre ville et il porte sur cette explication de nos Sages.
Je conclus ma lettre en vous souhaitant la réussite dans votre mission sacrée. Vous en tirerez également le succès dans l’étude de la Torah, qui sera pénétrée de crainte de Dieu. Et, vous progresserez à la fois dans sa connaissance et dans la crainte de Dieu.
J’aimerais savoir comment vous étudiez la Torah avant de devenir un membre actif de l’association des personnes actives dans le domaine de la Torah et si vous avez maintenant un temps fixé pour l’étude de la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout.
Avec ma bénédiction pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année,
Vous trouverez ci-joint un extrait(4) de la causerie du Chabbat Mevar’him(5) Elloul, qui vous intéressera.
Notes
(1) Le Rav C.D. Lipchits, actuellement directeur national de l’organisation israélienne Yad Lea’him pour la lutte contre les missionnaires. (2) Luttant, en particulier, contre les missionnaires. (3) Voir la lettre n°1191. (4) Voir les lettres n°1158 à 1161, 1164, 1171, 1172, 1175, 1178, 1179 et 1181, 1184, 1190, 1194, 1196 et 1197. (5) Qui bénit le mois.
Lettre n°1199
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1199, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Elloul 5711,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Yossef Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 13 Elloul.
J’ai été satisfait d’apprendre que l’état de santé de... s’est amélioré. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles toujours et tous les jours. Il faut lui dire qu’il se renforcera encore plus en maintenant son étude de la Torah, en général et celle du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya, comme le demande mon beau-père, le Rabbi, en particulier. C’est ainsi qu’il suscitera et obtiendra une bonne santé et la satisfaction de tous ses besoins, matériels et spirituels.
Vous me dites que vous cherchez à élargir le nombre des élèves(2), mais que vous ne pouvez les recevoir, par manque de place. J’en suis très peiné et vous trouverez sûrement le moyen de ne pas décevoir les parents. Il faudra trouver un moyen d’accueillir ces élèves.
Vous me dites que vous enseignez la Michna avec un texte ponctué et traduit en Yiddish. Or, certains contestent cette pratique. Néanmoins, cette édition a reçu l’assentiment du grand Rav Meïr Arik et celle du grand Rav Avraham Steinberg. Il est clair que de telles sommités rabbiniques n’auraient pas donné leur accord à un ouvrage imparfait. Je ne comprends pas le sens de ces contestations.
Avec ma bénédiction pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, de même que toute votre communauté,
Notes
(1) Le Rav Y.Rodale, de Montréal. (2) De la Yechiva de Montréal.
Lettre n°1200
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1200, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Elloul 5711,
Brooklyn, New York,
A la direction de la Yechiva pour les immigrants de Russie,
à Lod,
Je vous salue et vous bénis,
A) Vous m’avez fait part de votre intention de célébrer, le 18 Elloul, l’ouverture des nouveaux bâtiments et vous me demandez de vous écrire une lettre, à ce propos. Il m’est difficile de la rédiger en quelques instants et je vous enverrai donc un télégramme pour cette fête, sans en faire le voeu.
Il est dommage que vous ne m’ayez communiqué aucun détail. S’agira-t-il d’une réunion nationale ? Des représentants d’autres communautés seront-ils présents ?
B) Vous avez sûrement reçu ma lettre pour le début de l’année scolaire(1) et l’extrait(2) de la causerie du Chabbat Mevar’him(3) Elloul. Vous trouverez ci-joint la traduction de cet extrait en Hébreu(4). Il serait bon de le diffuser, de la manière qui convient, dans les cercles les plus larges.
C) Vous proposez d’envoyer des délégués de votre Yechiva en différents endroits. Vous dites que vous êtes limités dans le nombre des pays où ceux-ci peuvent se rendre. Mon intention(5) n’était pas d’écarter une quelconque destination. Néanmoins, il me semble plus efficace qu’il y ait concertation entre les institutions Loubavitch pour envoyer ces délégués et, de deux choses l’une, ou bien vous organiserez une collecte unifiée, ou bien vous harmoniserez les voyages, en sorte qu’une institution ne cause pas de tort à l’autre.
D) Je voudrais attirer votre attention sur la nécessité de former les plus aptes, parmi les immigrants du Yémen, afin qu’ils puissent rapidement devenir les éducateurs et les enseignants de leurs frères, les autres immigrants en provenance de ce pays. Il est sans doute inutile de préciser l’immense importance de cette action et la grande utilité que l’on peut en attendre.
Avec ma bénédiction pour que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année,
Notes
(1) Il s’agit de la lettre n°1177. (2) Voir les lettres n°1158 à 1161, 1164, 1171, 1172, 1175, 1178, 1179 et 1181, 1184, 1190, 1194 et 1196 à 1198. (3) Qui bénit le mois. (4) L’original est en Yiddish. (5) Voir la lettre n°1134.
Lettre n°1201
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1201, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Elloul 5711,
Brooklyn, New York,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm Zoussya(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en leur temps, vos lettres du 6 Mena’hem Av et du 1er Elloul. Je voudrais préciser certains points au sujet desquels je vous ai déjà écrit, afin qu’il n’y ait pas de confusion et encore moins de dissensions entre vous et les autres personnes qui œuvrent, dans différents domaines, au sein de l’association des ‘Hassidim ‘Habad :
A) Je vous ai écrit que vous devez faire usage de vos forces au sein de nos quatre coudées(2). Je voulais dire, bien évidemment, qu’il faut accroître votre activité, de toutes les manières possibles, sans manquer de respect à qui que ce soit et sans que deux personnes n’effectuent leur travail, là où une seule est suffisante.
B) En conséquence, le réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch doit être développé là où il n’existe pas un Talmud Torah ou une Yechiva A’heï Temimim ou encore, s’il s’agit d’endroits où se trouvent de telles institutions, auprès d’un public qui ne pourrait encore adopter l’atmosphère de Tom’heï Temimim(3), c'est-à-dire, par exemple, une étude quotidienne de la ‘Hassidout. En effet, on ne peut pas astreindre à une telle pratique, dans une institution qui ne porte pas le nom de Tom’heï Temimim. Là, devrait effectivement être créée une école appartenant au réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch.
Note : Celui qui observe les actions de mon beau-père, le Rabbi et de son père, le Rabbi Rachab, parviendra à la conclusion que ce dernier mena une action éducative essentiellement orientée vers les ‘Hassidim, alors que mon beau-père, le Rabbi, fraya un chemin nouveau, en agissant auprès des cercles les plus larges de notre peuple.
C) Vous devriez vous adresser, sur la base de ce qui vient d’être dit à l’association des ‘Hassidim ‘Habad, expliquer que vous ne faites pas d’incursion dans le domaine de la Yechiva Tom’heï Temimim ou A’heï Temimim. En effet, votre action s’exerce uniquement dans les endroits où de telles Yechivot n’existent pas, où les Yechivot Torat Emet ne parviennent pas.
D) J’espère qu’avec ce qui vient d’être dit, vous pourrez, d’une part, mener votre action communautaire en relation directe avec moi et, d’autre part, collaborer avec l’association des ‘Hassidim ‘Habad, en général, avec les Yechivot Tom’heï Temimim et Torat Emet, en particulier, sans que l’une n’empiète sur le domaine de l’autre.
E) A l’heure actuelle, nos moyens ne permettent pas un développement considérable. Il faut donc avancer progressivement, du plus facile vers le plus difficile, du plus petit vers le plus grand. Acheter un bâtiment conduira à lancer immédiatement un appel pour couvrir les dettes. Il n’est donc pas bon de commencer par cela, d’autant qu’il y a lieu d’espérer que vous pourrez, le moment venu, faire cette acquisition à de meilleures conditions que maintenant.
F) Il vient d’être dit que le réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch n’est pas tenu par un programme aussi précis que les Yechivot Tom’heï Temimim, A’heï Temimim et Torat Emet. Les écoles affiliées peuvent adopter tous les programmes éducatifs, pourvu qu’ils soient conformes aux exigences du sacré.
Le réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch peut aussi assurer la formation des enfants fréquentant d’autres écoles, dès lors que ceux-ci, avec ces quelques heures d’étude, pourront changer radicalement leur comportement, acquérir la crainte de Dieu et des connaissances de la ‘Hassidout.
G) Même si vous pouvez organiser des collectes et obtenir des sommes conséquentes, vous devez être sûr de ne pas causer de tort aux appels émanant des autres institutions des ‘Hassidim ‘Habad, en Terre Sainte.
H) Vous m’interrogez sur les affiliations. Pour l’heure, les institutions Loubavitch sont subventionnées par une organisation appelée entre les courants, qui n’est affiliée à aucun parti. C’est, dans le contexte présent, la meilleure solution.
Vous parlez, dans votre lettre, d’une organisation des femmes orthodoxes pour le sauvetage de la jeunesse immigrant en Erets Israël, qui s’est constituée il y a six mois. Vous devez savoir que j’ai écrit, il y a quelques temps, à l’association des ‘Hassidim ‘Habad(4) pour souligner la nécessité de créer une association des femmes ‘Habad. Il serait bon que vous en parliez à cette association. Peut-être est-il possible de combiner les deux initiatives.
Vous verrez sans doute la lettre que j’ai adressée aux jeunes de l’association des ‘Hassidim ‘Habad(5). En dehors de la réponse officielle qu’ils m’adresseront sûrement, j’aimerais que vous m’entreteniez, de manière officieuse, de tous les détails mentionnés dans cette lettre. Je vous en remercie par avance.
Il est sans doute inutile de vous rappeler que vous devez participer, par tous les moyens possibles, à l’activité des jeunes de l’association des ‘Hassidim ‘Habad.
Avec ma bénédiction pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année,
Notes
(1) Le Rav H.Z. Wilimovski. Voir, à son propos, la lettre n°1085. (2) Dans les institutions Loubavitch. (3) De la Yechiva Loubavitch. (4) Il s’agit de la lettre n°1064. (5) Il s’agit de la lettre n°1184.
Lettre n°1202
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1202, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Elloul 5711,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav ‘Haïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
A l’occasion de la nouvelle année, qui vient, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je voudrais vous souhaiter, de même qu’à tous les membres de votre famille d’être inscrits et scellés pour une bonne et douce année.
Je suis heureux de vous faire savoir que l’imprimeur ne cesse de travailler(2), si ce n’est pendant les quelques semaines qui précèdent Roch Hachana et commencent le mois de Tichri. Il doit alors s’interrompre, afin de se préparer à ce mois. J’espère que nous pourrons terminer le travail, y compris la reliure, aux alentours du 19 Kislev, s’il n’y a pas d’obstacles imprévus.
Ainsi, j’ai bon espoir qu’à l’occasion de cette grande fête ‘hassidique(3), lorsque le Rabbi, auteur du Tanya, et la ‘Hassidout ont connu une grande victoire, il sera possible d’éditer un Séfer Hasi’hot(4), dont la publication aurait été rendue possible par votre généreuse participation.
Avec ma bénédiction pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année,
Notes
(1) Le Rav H.Steiman. Voir, à son propos, la lettre n°882. (2) Le Rav Steiman a financé l’édition de livres de ‘Hassidout. (3) Le 19 Kislev, libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (4) Un recueil de causeries du précédent Rabbi.
Lettre n°1203
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1203, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Elloul 5711,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
aux multiples connaissances, qui se consacre aux
besoins communautaires, le Rav C.Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat Parchat Ekev. Entre temps, vous avez sûrement reçu la mienne, avec le fascicule de commentaires sur E’ha(2). Par la suite, j’ai eu votre courrier du 26 Mena’hem Av et je vous joins une copie de la correspondance que j’ai adressée à l’association des ‘Hassidim ‘Habad(3). Je suis quelque peu inquiet de constater que vous ne participez pas, dernièrement, aux activités de l’association des ‘Hassidim ‘Habad en Terre Sainte, mais je me rassure en me disant que c’est uniquement la conséquence de votre éloignement géographique.
Il y a quelques temps, on a envoyé, au grand Rabbin(4) Herzog et à vous même, les Pisskeï Dinim(5) qui viennent d’être réédités. Je n’ai pas obtenu de confirmation que vous les ayez bien reçus. Je ne sais pas si ces livres ont été égarés ou si leur acheminement est simplement retardé.
Vous savez sans doute que je m’efforce, depuis quelques temps, à la demande de mon beau-père, le Rabbi, de rééditer le Sdeï ‘Hémed. Dieu merci, malgré les dépenses qui en résultent et l’immense travail qui est nécessaire, nous sommes parvenus à en éditer neuf tomes, à ce jour et j’espère, après les fêtes, pouvoir publier le dixième et dernier tome, dans lequel sont reproduits le testament de l’auteur, le fascicule Beer Bassadé, le Nits’hyout Yossef et surtout l’index qui a été établi de nouveau, la liste des sujets évoqués et des auteurs. Lorsqu’il paraîtra, je vous en enverrai un exemplaire, sans en faire le voeu.
Je suis très peiné de la désunion entre les partis orthodoxes, en Terre Sainte et surtout du fait que certains d’entre eux font passer leurs intérêts avant celui du Judaïsme orthodoxe dans son ensemble. Vous vous trouvez sur place et il est donc inutile de vous en dire plus.
Vous m’avez écrit que le troisième volume de l’encyclopédie talmudique est à la reliure et je m’en réjouis. Vous travaillez actuellement sur le quatrième. J’aurais aimé disposer de tous ces volumes, dans ma bibliothèque. En effet, ils sont particulièrement utiles à quiconque étudie notre sainte Torah. Il est inutile d’en dire plus, alors que je ne possède pas un seul de ces ouvrages, dans ma bibliothèque.
Vous vous étonnez, dans votre lettre, que les ‘Hassidim se trouvant à Paris ne viennent pas s’installer en Terre Sainte. Ceci s’explique vraisemblablement par les lettres et les informations qu’ils reçoivent de leurs amis et de leurs proches, résidant au Kfar(6). Dernièrement, seuls quelques uns d’entre eux m’ont demandé s’ils devaient s’installer là-bas et ceux-là, me semble-t-il, ont bien l’intention de le faire.
Je vous rendrai, ces jours-ci, l’un des deux manuscrits.
Notes
(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem, auteur de l’encyclopédie talmudique. Voir, à son propos, la lettre n°813. (2) Du Tséma’h Tsédek, édité à l’occasion du 9 Av. (3) Il s’agit de la lettre n°1183. (4) Ashkénaze d’Israël. (5) Les décisions hala’hiques du Tséma’h Tsédek. (6) A Kfar ‘Habad.
Lettre n°1204
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1204, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Elloul 5711,
Brooklyn, New York,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’interrogez sur l’extrait(1) de la causerie du Chabbat Mevar’him(2) Elloul, dans lequel il est dit qu’il y avait des villes de refuge partout où se trouvaient des Juifs, à la fois dans le désert et de l’autre côté du Jourdain, à l’extérieur d’Erets Israël. Vous me demandez si de l’autre côté du Jourdain et à l’extérieur d’Erets Israël doivent être lus séparément ou bien si les deux expressions désignent un seul et même endroit(3).
Voici ma réponse.
Vous constaterez que le texte, corrigé par mes soins, dit : ou dans le désert, ou bien en Erets Israël, ou encore de l’autre côté du Jourdain, à l’extérieur d’Erets Israël. Si à l’extérieur d’Erets Israël devait être lu indépendamment, il aurait fallu mettre un quatrième ou.
Je veux dire que l’autre côté du Jourdain est effectivement à l’extérieur d’Erets Israël. Vous consulterez, à ce propos, le Sifri, à la Parchat Masseï, le Rambam, début du chapitre 8 des lois du crime et le Kessef Michné, à la même référence qui, selon une explication, interprète le Sifri comme faisant allusion à l’extérieur d’Erets Israël. C’est donc bien ainsi que l’on doit définir l’autre côté du Jourdain.
Dans votre lettre, vous vous interrogez sur le Sifri. Pourquoi a-t-il besoin d’inclure les villes qui se trouvaient de l’autre côté du Jourdain par une interprétation du verset, alors que celui-ci les mentionne nommément ? En fait, la Tossefta, au second chapitre du traité Makot, en déduit que si ces villes sont détruites, on pourra en construire d’autres. Il me semble que le Yerouchalmi donne la même explication, mais je n’en dispose pas. De plus, s’il est impossible de reconstruire ces villes au même endroit, on peut le faire ailleurs. Et, l’on déduit de l’interprétation de ce verset qu’elles doivent, en tout état de cause, se trouver de l’autre côté du Jourdain.
Notes
(1) (1) Voir les lettres n°1158 à 1161, 1164, 1171, 1172, 1175, 1178, 1179 et 1181, 1184, 1190, 1194 et 1196 à 1198 et 1200. (2) Qui bénit le mois. (3) Dans une version ultérieure de cet extrait, le Rabbi en précisa le texte pour tenir compte de cette remarque.
Lettre n°1205
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1205, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Elloul 5711,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Acher(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre courrier et je vous prie de m’excuser pour n’avoir pas encore répondu comme il l’aurait fallu à vos deux dernières lettres, du fait de mes nombreuses occupations et de la charge de travail qui m’incombe. En ces jours de bonté et de miséricorde(2), vous me le pardonnerez sans doute.
J’ai lu avec satisfaction, dans votre lettre, le compte rendu des efforts qui ont été faits et qui le sont encore, afin d’acquérir un bâtiment pour la Yechiva, à Melbourne. Finalement, Dieu vous a conféré la réussite et vous avez trouvé un édifice convenable. Avec le temps, vous trouverez sûrement les moyens de l’acheter et, avant tout, que Dieu multiplie vos bons élèves. Lorsque ce point essentiel sera obtenu, vous disposerez également de ce qui est accessoire.
Vous me demandez quel nom lui donner(3). Si celui-ci est déjà attribué, il n’y a pas lieu de le changer. En revanche, si vous n’avez encore pris aucune décision et dans la mesure où, au début, il sera difficile que cette institution puisse satisfaire à toutes les exigences des ‘Hassidim, je propose de l’appeler Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch(4). En effet, je m’efforce, dans toute la mesure du possible, que les écoles fondées actuellement portent le nom de mon beau-père, le Rabbi. Car, c’est uniquement par son enseignement que nous vivons(5).
Créer et développer une Yechiva conforme aux valeurs traditionnelles est un accomplissement de la plus haute importance.
Ce qui a été consacré est, d’un certain point de vue, plus important que les prélèvements agricoles, la Terouma, qui est rattachée au monde spirituel de Brya, alors que ce qui est sacré acquiert ainsi un statut d’indépendance, comme le constate le Zohar, tome 3, page 94b, se rattachant ainsi au monde d’Atsilout. C’est pour cela qu’un niveau quatre fois dérivé est défini uniquement pour ce qui est consacré. Ce quatrième niveau introduit la dimension ésotérique de la Torah. Parmi ses quatre paliers d’interprétation, le quatrième, celui de la Kabbala est précisément rattaché à Atsilout.
La valeur de l’étude basée sur la lumière et le luminaire de la Torah, qui en est l’enseignement profond, a toujours été d’une valeur inestimable. Ce fut le cas lorsque tout allait bien et cela se vérifie encore plus clairement, en cette période troublée. En effet, les Juifs se sont dispersés, en des points du globe très éloignés l’un de l’autre. Les occupations éreintantes et les tracas effrayants, par rapport aux époques précédentes, ont provoqué la déconvenue morale.
Il faut donc rechercher désespérément tout ce qui est de nature à rétablir l’unité, en particulier dans la Torah. Certes, nous possédons tous une même Torah. Or, l’unité de la Torah apparaît beaucoup plus clairement dans son enseignement profond, qui ne comporte pas de discussions, de controverses, en tout cas pas autant que la partie révélée de la Torah.
A la source, la partie profonde de la Torah appartient à l’arbre de vie et non à l’arbre de la connaissance du bien et du mal, comme l’explique Igueret Hakodech, au chapitre 26. On n’y trouve donc pas de questions, de divergences, comme le précisent le Zohar et Igueret Hakodech.
Combien plus est-ce le cas en cette période du talon du Machia’h, à l’approche du terme de notre exil et de la venue de notre juste Machia’h. Il est donc important d’apporter la lumière en un nouvel endroit, surtout si on lui donne le luminaire, source de la lumière.
J’espère que Dieu vous donnera la réussite, très prochainement, comme l’explique le discours ‘hassidique(6) édité pour le 12 Tamouz, cette année, selon lequel la nature peut elle-même être surnaturelle. La lumière ira donc en s’intensifiant et la nuit sera claire comme le jour. Nos Sages nous donnent l’assurance que ceux qui adoptent une telle attitude recevront le mérite de ce qui est public et seront bénis de tout le bien, dans l’ensemble de leurs besoins, pour eux-mêmes et pour tous les leurs.
Vous saluerez toute la communauté et chacun de ses membres, en particulier. Tous ont fait de vous leur émissaire pour m’annoncer cette bonne nouvelle. J’exprime donc également ma bénédiction par votre intermédiaire et je souhaite à chacun d’être inscrit et scellé pour une bonne et douce année.
M. Schneerson,
Je vous joins un extrait(7) de la causerie du Chabbat Mevar’him(8) Elloul. Vous le diffuserez de la manière qui convient. Je vous adresse aussi une brochure sur l’activité publique qui, à n’en pas douter, vous intéressera beaucoup.
Notes
(1) Le Rav A.Abramson, de Melbourne, en Australie. Voir, à son propos, la lettre n°881. (2) Pendant le mois d’Elloul. (3) A la Yechiva (4) Nom que portent les institutions Loubavitch, au Maroc, de même que celles, créées par le Rav H.Z. Wilimovski, en Erets Israël. Voir la lettre n°1201. (5) Textuellement : Nous buvons son eau et nous vivons par sa bouche. (6) Du précédent Rabbi. (7) Voir les lettres n°1158 à 1161, 1164, 1171, 1172, 1175, 1178, 1179 et 1181, 1184, 1190, 1194 et 1196 à 1198, 1200 et 1204. (8) Qui bénit le mois.
Lettre n°1206
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1206, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Elloul 5711,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav B.G.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous trouverez ci-joint une lettre du grand Rav Raphaël Barou’h Toledano, de Meknès(2). Il décrit la destruction et la chasse aux âmes que mènent, dans sa ville, ceux qui se sont écartés de la pratique juive. Ceux-ci conduisent les Juifs à monter en Terre Sainte en transitant par la France. Il supplie donc que soit créé là un lieu de refuge pour les centaines d’enfants qui doivent recevoir une bonne éducation. Il assure qu’il est prêt à apporter son concours, par toutes les manières possibles.
Vous voudrez bien me dire ce dont vous avez discuté avec lui et quel est votre avis sur cette question.
Avec ma bénédiction pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année,
Notes
(1) Le Rav Binyamin Gorodetski, directeur du bureau d’aide aux réfugiés de Paris. Voir, à son propos, la lettre n°569. (2) Voir, à son propos, les lettres n°642 et 944.
Lettre n°1207
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1207, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Elloul 5711,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
grand érudit et puissant pilier de la Torah,
dont le nom est paix et dont l’enseignement est pacifique,
le Rav Chalom(1), l’un des Rabbanim de Casablanca,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre de ce mois d’Elloul. Je vous remercie pour votre bénédiction et vous adresse, à mon tour, la mienne, à l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction. J’adresse donc ma bénédiction à vous même et aux membres de votre famille, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, à la fois matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction,
N. B. : Je vous remercie pour les livres que vous m’avez envoyés, comme vous le dites dans votre lettre. Comme vous me l’avez demandé, je vous ai adressé, par colis séparé, un Tanya, un Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, un Séfer Hamaamarim de l’été 5700(2) de mon beau-père, le Rabbi. Puisse Dieu faire que nous continuions à envoyer et à recevoir des livres sacrés, bien plus à multiplier les envois, pour la grandeur et la beauté de la Torah.
Vous trouverez ci-joint le fascicule(3) paru pour le 18 Elloul et la lettre qui l’accompagne. Le luminaire de la Torah, c’est-à-dire son enseignement profond, qui y est exprimé, vous intéressera sûrement.
Notes
(1) Le Rav Chalom Messas, qui fut par la suite le grand Rabbin du Maroc. (2) 1950, du précédent Rabbi. (3) Contenant un discours ‘hassidique du précédent Rabbi. (4) Il s’agit de la lettre n°1191.
Lettre n°1208
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1208, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Elloul 5711,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du lundi de la Parchat Tavo, avec la demande de bénédiction qui lui était jointe. J’en donnerai lecture, sans en faire le voeu, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.
Vous me demandez quel nom donner(1). Mon beau-père, le Rabbi, répondait qu’il n’intervenait pas dans ce domaine, qu’il appartenait aux parents de prendre la décision et que l’enfant aurait une longue vie.
Dans le Chema Israël du coucher, bien entendu avant la bénédiction Hamapil(2), vous direz le Psaume Yeane’ha(3), vous répéterez ensuite encore une fois le verset Yeane’ha et vous demanderez à Dieu que cela soit considéré comme si vous aviez eu toutes les pensées qu’il convient d’avoir, pendant cette lecture.
A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour la bénédiction, je vous adresse ma bénédiction, de même qu’aux membres de votre famille, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement à la fois.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) A l’enfant qui va naître.
(2) Qui conclut ce texte et après laquelle il est interdit de parler. (3) Le Psaume 20, qu’il est conseillé de lire quand on attend un enfant. Voir la lettre n°1176.
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