KOULAM Télécharger l’app

Iguerot Kodesh — lettres 1169 à 1188

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°1169

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1169, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Elloul 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous me posez la question suivante. Vous souhaitez inscrire votre fille de trois ans au jardin d’enfants. Vous avez la possibilité de le faire dans une école dont la langue courante est le Yiddish et vous me demandez ce que j’en pense.

A mon avis, cela est positif car, s’agissant de l’éducation des enfants et surtout de son début, seule doit être prise en compte la crainte de Dieu. Or, tous s’accordent pour dire que celle qui est dispensée par cette école est supérieure à bien d’autres. Il n’y a donc pas lieu de prendre en compte d’autres éléments et il faut retenir uniquement le point essentiel.

Avec ma bénédiction pour une bonne installation, pour connaître la largesse matérielle et spirituelle à la fois, pour concevoir une satisfaction juive et ‘hassidique de tous vos enfants, pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Lettre n°1170

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1170, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Elloul 5711,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Ye’hezkel Shraga(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 7 Mena’hem Av, par laquelle vous soulignez l’importance d’étudier les lois de la septième année(2) et de les diffuser dans toute la Terre Sainte.

Que Dieu bénisse votre initiative pour conforter la Torah. Vous avez sans doute la possibilité de rappeler l’importance de cette étude à toute la Terre Sainte. Bien évidemment, les ‘Hassidim ‘Habad feront tout ce qui est en leur pouvoir, dans ce domaine.

Je saisis cette occasion pour vous demander de me donner une précision. Certains disent qu’un article ou une annonce, portant votre signature, est paru dans la presse, en Terre Sainte, permettant le travail(3) pendant la Chemitta. Je ne sais pas dans quelle mesure cette nouvelle, qui est parvenue ici, est fondée. Je vous serais reconnaissant de bien vouloir m’écrire ce qu’il en est.

Vous êtes sûrement en contact avec d’autres personnes et des institutions se consacrant à l’étude des lois de la Chemitta et vous collaborez avec eux.

Avec ma bénédiction pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année,

Notes

(1) Le Rav Y.S. Lipshits Halbershtam, de Ramlé. Voir, à son propos, la lettre n°1072. (2) La Chemitta, Chabbat de la terre, devant intervenir en 5712. Voir, à ce propos, les lettres n°896 et 1135. (3) Agricole.

Lettre n°1171

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1171, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Elloul 5711,

Brooklyn,

Au ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires,

le Rav Na’houm Avraham,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu en son temps votre lettre, par laquelle vous m’apprenez que vous vous êtes installé à Anvers et que vous y avez trouvé le moyen de gagner votre vie. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite et gagniez votre vie aisément, de sorte que vous puissiez consacrer un temps conséquent à l’étude de la Torah et connaissiez le bien, matériel et spirituel à la fois.

J’ai été satisfait d’apprendre, par votre lettre, que vous avez organisé une réunion ‘hassidique pour la fête de la libération(1) du 12 Tamouz. Vous avez réuni des amis et les avez encouragés à l’amour du prochain et à fixer un temps pour étudier la Torah. J’aimerais savoir si les bonnes décisions prises à cette occasion ont été suivies d’effet. Vous savez qu’à partir du 15 Av(2), on ajoute(3) à celui qui ajoute(4) de longs jours et de bonnes années.

Vous organiserez également une réunion ‘hassidique à l’occasion du 18 Elloul(5), en plus de celle qui a eu lieu pendant le Chabbat Mevar’him(6). Vous m’annoncerez une bonne nouvelle en me disant que votre communauté s’élargit, qu’elle intègre de nouveaux membres, issus de cercles qui, jusqu'à maintenant, n’ont eu qu’une faible connaissance de la ‘Hassidout.

Concernant l’étude proprement dite de la ‘Hassidout, il est nécessaire d’en savoir plus sur leur âge et leur connaissance de la partie révélée de la Torah. Toutefois, cette étude est généralement introduite par celle du Tanya, par le Dére’h Mitsvoté’ha du Tséma’h Tsédek, par le Kountrass Oumayan du Rabbi Rachab et par quelques discours ‘hassidiques, faciles à comprendre, de mon beau-père, le Rabbi, que l’on peut trouver, par exemple, dans les fascicules édités à l’occasion du 12 Tamouz.

Vous trouverez ci-joint un extrait de la réunion ‘hassidique du Chabbat Mevar’him Elloul(7). Vous le diffuserez sûrement de la manière qui convient.

Avec ma bénédiction pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année et en saluant toute votre communauté,

Notes

(1) Du précédent Rabbi des prisons soviétiques. (2) Lorsque les nuits, créées pour l’étude de la Torah, s’allongent. (3) Des bénédictions. (4) Au temps consacré à l’étude de la Torah. (5) Date de la naissance du Baal Chem Tov et de l’Admour Hazaken. (6) Qui bénit le mois, en l’occurrence celui d’Elloul. (7) Voir les lettres n°1158 à 1161 et 1164.

Lettre n°1172

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1172, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Elloul 5711,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre du 17 Mena’hem Av, dans laquelle vous me dites que vous êtes le secrétaire et le trésorier d’une implantation orthodoxe, qui s’appelle Netiva. Néanmoins, votre épouse et vous-même, n’êtes pas satisfaits des conditions de travail et de vie, dans cet endroit. Vous me demandez donc si vous devez chercher autre chose.

Il me semble que vous devriez garder cette fonction, qui est à la fois une responsabilité et une source de revenus. Elle vous permet d’user de votre présence dans le village et de l’influence que vous exercez pour y maintenir les valeurs traditionnelles au quotidien, pour y renforcer le Judaïsme, y diffuser la Torah et les Mitsvot, de la manière qui convient. C’est de cette façon que vous recevrez toutes les bénédictions.

Vous dites que votre charge de travail ne vous permet pas de fixer un temps pour l’étude de la Torah. Je le regrette beaucoup et je regrette encore plus que vous pensiez sincèrement qu’il en soit ainsi. Car, dans cet état d’esprit, vous ne chercherez pas à arranger les choses.

Il est bien clair que vous en avez la possibilité. Tout dépend de votre détermination et rien ne résiste à la volonté, surtout quand il s’agit d’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, de laquelle l’âme divine est assoiffée. Mais, le levain(1) empêche cet accomplissement. Il est certain que, si vous le désirez, vous pouvez trouver le moyen et le temps d’étudier la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout.

Très rapidement, vous serez vous-même étonné de ne pas avoir étudié jusqu'à maintenant. Nos Sages disent, en effet, que la réussite d’un Juif, en général et d’un érudit de la Torah, en particulier, dépend de son attachement à la Torah de Dieu.

Vous m’apprenez également que votre femme attend un enfant. Puisse Dieu faire que la gestation se passe bien, qu’elle enfante comme il convient, en son temps et que vous m’annonciez de bonnes nouvelles, à ce propos.

Vous trouverez ci-joint un extrait(2) de la réunion ‘hassidique du Chabbat Mevar’him(3) Elloul. Je vous prie de le diffuser, de la manière et avec les termes qui conviennent, dans votre entourage.

Avec ma bénédiction pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année,

Notes

(1) Le mauvais penchant, à l’origine de l’orgueil et de l’amour propre. (2) Voir les lettres n°1158 à 1161, 1164 et la lettre précédente. (3) Qui bénit le mois.

Lettre n°1173

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1173, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Elloul 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 17 Mena’hem Av.

Vous savez sans doute que ce problème m’a été posé, dans des termes tranchants, après la fête de la libération(1). Je ne vois donc pas quel élément nouveau vous apportez dans cette lettre. Vous connaissez sans doute l’affirmation de nos Sages selon laquelle la médisance atteint trois personnes, celui qui la colporte, celui qui est mis en cause et même celui qui écoute.

De plus, les Décisionnaires, en particulier le Rambam, dans son Michné Torah, lois des opinions, chapitre 7, paragraphe 2 et d’autres encore, disent qu’il y a calomnie lorsqu’est portée une fausse accusation, ce qui n’est pas le cas de la médisance(2). Ainsi, même si tout ce que vous dites dans votre lettre est vrai, même si elle ne comporte pas la moindre exagération, même si votre honneur n’est pas en cause, je reste, néanmoins, très surpris. Quel est le but de votre lettre ?

Je n’ai pas le choix, je dois lire toutes les lettres qui me sont adressées. De même, le ‘Hassid(3)... devait écrire une lettre, à ce propos. Vous, par contre, vous disposez du libre arbitre. Le Likouteï Torah, à la Parchat Emor, page 38b et le fascicule des écrits de mon beau-père, le Rabbi, qui sera édité pour ce 18 Elloul expliquent que le libre arbitre est acquis à un Juif de fait de son attachement avec l’Essence de Dieu.

Et, je suis donc très étonné. Vous aviez le libre choix d’écrire cette lettre ou de ne pas le faire. En l’occurrence, vous avez pris la décision d’écrire une lettre, qui se trouve être très longue. Or, je ne vois pas ce qu’elle apporte, si ce n’est constituer un acte de médisance. Vous voudrez donc bien m’écrire pour me préciser ce qu’a été votre intention, dans la mesure où d’autres personnes m’avaient déjà communiqué tous les détails.

Le moment venu, vous voudrez bien me réjouir le cœur en m’apprenant que les élèves(4) ont progressé dans leur crainte de Dieu, dans leur connaissance de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Nous approchons de la fin de l’exil, dont la cause, comme le précisent nos Sages au traité Yoma 9b, est la haine gratuite(5). Puisse donc Dieu inspirer à chacun d’entre nous l’amour gratuit, c'est-à-dire ce que vous-même et votre âme animale considérez comme tel, un amour dirigé envers celui à qui vous ne devez rien, uniquement motivé par le grand Précepte de la Torah, tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Vous ne trouvez aucune qualité à celui qui est en cause, car vous refusez de le reconnaître comme votre prochain. Bien plus, vous lui voyez tous les défauts, mais vous devez néanmoins l’aimer. Votre sentiment doit être aussi intense que la haine qui a provoqué la destruction du Temple. En ces jours de bonté et de miséricorde(6), Dieu nous permettra de Le servir d’une seule épaule , ainsi qu’il est dit(7) bénis-nous, notre Père, tous comme un, de la lumière de Ta face.

Vous consulterez le chapitre 32 du Tanya(8), la Mitsva d’aimer son prochain dans le Dére’h Mitsvoté’ha et surtout le Kountrass Hé’haltsou(9).

Avec ma bénédiction pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, pour que vous ayez une année de paix et de tranquillité,

Notes

(1) du 12-13 Tamouz. (2) Interdite même si elle rapporte un fait réel. (3) Qui est mis en cause. (4) De la Yechiva dont le destinataire de cette lettre est vraisemblablement le directeur. (5) Sans raison logique. (6) Pendant le mois d’Elloul. (7) Dans le rituel de la prière. (8) Qui traite de la Mitsva d’aimer son prochain. (9) Du Rabbi Rachab, qui parle aussi de cette Mitsva.

Lettre n°1174

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1174, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[3 Elloul 5711]

En son temps, ... m’a transmis vos salutations et votre participation à la Tsédaka, que j’ai transmise au bureau des réalisations discrètes, permettant de subvenir aux besoins de personnes nécessiteuses sans en faire état, ce qui est une des formes les plus élevées de la Tsédaka. Vous trouverez ci-joint le reçu correspondant.

Ce ‘Hassid m’a également dit que vous venez d’avoir 81 ans, pour de longs jours et de bonnes années. Puisse Dieu vous accorder une longue vie et que vous puissiez poursuivre votre contribution à la Tsédaka, continuer à lire des Tehilim, à fixer un temps pour l’étude de la Torah, à participer aux études publiques. Grâce à tout cela, vous renforcerez votre attachement à l’Eternel, notre Dieu, Qui est un Dieu de Vie, ainsi qu’il est dit : Vous êtes attachés à l’Eternel votre Dieu, tous vivants aujourd’hui.

Vous connaissez sans doute la coutume, remontant à l’époque du Baal Chem Tov, consistant à lire le Psaume qui correspond au nombre de ses années. A partir de maintenant, vous lirez donc sans doute, le matin après la prière, le Psaume 82, qui se trouve être le Cantique du jour du mardi, troisième jour de la semaine.

Nos Sages disent que le verset Il nous fera vivre à l’issue de deux jours fait allusion à ce monde et au monde futur. Ce même verset se conclut par le troisième jour, Il nous perpétuera et nous existerons devant Lui. En ce sens, le troisième jour fait allusion à la période qui suivra la venue de notre juste Machia’h, à la résurrection des morts, qui dépasse le monde futur, qui est le Gan Eden.

Il en découle un enseignement pour le service de Dieu. Ce monde est dominé par les commerçants, qui consacrent la majeure partie de leur temps à leurs affaires. Néanmoins, leur comportement est réglementé par la Torah. Telle est la mission confiée à la tribu de Zevouloun.

Le monde futur est celui des érudits de la Torah, de ceux qui se consacrent à son étude, qui en font leur activité principale. Telle est la mission confiée à la tribu d’Issa’har.

Le troisième jour cumule ces deux niveaux à la fois. Il permet que le corps et l’âme participent au service de Dieu avec le même enthousiasme. De fait, Adam, le premier homme, ne faisait, avant la faute, aucune différence entre son corps et son âme, ainsi qu’il est dit : Ils n’en avaient pas honte. De même, se réalisera la promesse selon laquelle Je supprimerai l’esprit d’impureté de la terre. Alors, le corps sera plus élevé que l’âme et telle est bien la finalité ultime.

Chacun d’entre nous peut d’ores et déjà parvenir à un tel accomplissement, servir Dieu avec son corps sans être victime de ses passions, ce qui est encore plus important que de mettre en pratique le Précepte En toutes tes voies, connais Le. Parvenu à un âge avancé, lorsque les désirs du corps sont affaiblis et que l’on est plus proche de la vérité, il est plus aisé d’accomplir tout cela.

Puisse Dieu faire que vous ayez une vieillesse agréable, que vous conceviez beaucoup de plaisir et de satisfaction de votre service de Dieu, dans la tranquillité de l’âme et du corps.

Lettre n°1175

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1175, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Elloul 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en son temps, votre lettre et la demande de bénédiction qui l’accompagnait. Lorsque je me trouvais près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, j’ai lu cette dernière et, à n’en pas douter, il invoquera la miséricorde divine pour que soient satisfaits les besoins de chacun d’entre vous.

Concernant l’écrit(1) que vous avez envoyé, nos Sages disent qu’une pareille fonction est une servitude et non une marque d’honneur. Ceci est vrai pour toutes les nominations qui peuvent être faites, au sein du peuple juif, mais, combien plus, dans ce domaine, qui requiert toutes les composantes de l’âme juive(2) et même l’essence de cette âme, transcendant même ses composantes les plus hautes. On peut ainsi réunir l’auteur de cet écrit et son destinataire.

Puissions-nous tous, chacun à sa manière, mettre en pratique la mission qui nous est confiée dans ce monde, avec la tranquillité de l’âme et du corps, dans la largesse véritable, comme l’explique le discours ‘hassidique de mon beau-père, le Rabbi, édité pour le 18 Elloul, actuellement sous presse. Celui-ci montre que la largesse véritable est celle du plaisir, avec lequel la perception intellectuelle doit donc être liée.

Le moment est venu que l’on ressente, dans votre entourage, la présence de quelqu’un qui a été formé par mon beau-père, le Rabbi. Les sources(3) doivent, à l’évidence, se trouver à l’extérieur. J’aimerais savoir ce que vous réalisez, dans ce domaine. Vous connaissez le proverbe de mon beau-père, selon lequel une alliance a été conclue avec l’effort, qui n’est jamais vain.

Vous trouverez ci-joint un extrait(4) de la réunion ‘hassidique du Chabbat Mevar’him(4) Elloul. Vous vous efforcerez de le diffuser de la manière qui convient.

Avec ma bénédiction pour être inscrit et scellé, pour une bonne et douce année,

Notes

(1) Par lequel ce ‘Hassid s’engageait à s’attacher au Rabbi. (2) Le Rabbi mentionne ici Néfech, à l’origine de l’existence végétative, Roua’h, à l’origine des émotions, Nechama, à l’origine de l’intellect, ‘Haya et Ye’hida, à l’origine des manifestations subconscientes. (3) De la ‘Hassidout. (4) Voir les lettres n°1158 à 1161, 1164, 1171 et 1172. (5) Qui bénit le mois.

Lettre n°1176

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1176, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Elloul 5711,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en son temps, votre lettre du 3 Mena’hem Av, dans laquelle vous évoquez l’état de santé de votre épouse et à laquelle était jointe une demande de bénédiction.

Me trouvant, la semaine dernière, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, j’ai lu cette demande de bénédiction et je suis tout à fait convaincu que vous me donnerez de bonnes nouvelles, m’apprendrez que votre épouse va mieux. Dieu fera que la grossesse se passe bien, qu’elle enfante en son temps et aisément, un enfant en bonne santé. Puis, vous le conduirez, avec vos autres enfants, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions.

Bien évidemment, ce que je vous ai écrit sur le comportement à adopter, en général et ce qu’il faut faire pour rétablir l’harmonie conjugale, en particulier doit concentrer tous vos efforts(1). C’est en particulier vrai pour ce dernier point, qui nécessite de la détermination et de l’application.

Chaque soir, avant de vous coucher, vous lirez, sans en faire le voeu, le Psaume Au chef des chantres, Dieu te répondra(2). Quand vous l’aurez entièrement lu, vous répéterez encore une fois le verset Dieu te répondra et vous demanderez à Dieu de le prendre en compte comme si vous aviez pensé à toutes les implications profondes de ces mots.

Avec ma bénédiction pour que vous m’annonciez de bonnes nouvelles et pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, de même que tous les membres de votre famille,

Notes

(1) Voir, à ce propos les lettres n°1141 et 1154. (2) Le Psaume 20.

Lettre n°1177

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1177, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Elloul 5711,

Brooklyn, New York,

Aux élèves des institutions de Torah, en général

et des Yechivot, en particulier(1),

auxquels Dieu accordera longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion de la rentrée scolaire, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse ma bénédiction cordiale et chaleureuse afin que Celui qui accorde à l’homme le discernement, l’intelligence et la sagesse, éclaire Sa face pour vous. Que ce début d’année scolaire vous soit fructueux en tout point.

Chaque action réalisée par un Juif ou une Juive doit avoir une finalité. C’est également le cas des vacances qui viennent de s’écouler. Celles-ci vous ont permis de renouveler vos forces, d’être encore plus déterminé à poursuivre ou, le cas échéant, à commencer, avec ardeur et enthousiasme, l’étude de la Torah, une bonne éducation, pénétrée de crainte de Dieu.

J’espère et je prie pour que vous fassiez concrètement usage de cette ardeur, de cet enthousiasme nécessaire pour faire l’acquisition de la Torah, qui est une Torah de vie, donnée par le Dieu de vie, étant l’héritage du peuple d’Israël, duquel il est dit : Vous êtes attachés à l’Eternel votre Dieu, tous vivants aujourd’hui.

En ce mois d’Elloul, en particulier, que mon beau-père, le Rabbi, avait coutume d’appeler le mois du bilan(2), celui de l’année qui vient de s’écouler, introduisant les bonnes résolutions pour celle qui s’approche, je suis profondément convaincu que vous établirez un bilan sincère de tout ce qui peut être amélioré, dans votre comportement, afin que vos études et votre comportement soient, à l’avenir, les meilleurs possibles et vous apportent le bien matériel et spirituel.

Je conclus en vous adressant ma bénédiction pour que chacun d’entre vous soit inscrit et scellé pour une bonne et douce année, de même que vos parents, vos éducateurs et les directeurs de vos écoles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Cette lettre, rédigée en deux versions, l’une en Hébreu, l’autre en Yiddish, fut adressée à plusieurs institutions. (2) Moral.

Lettre n°1178

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1178, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Elloul 5711,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous me dites que, Dieu merci, vous n’avez pas connu la peine jusqu'à maintenant. J’espère, comme je le disais dans ma lettre du 13 Nissan, que vous continuerez à ne pas savoir ce qu’elle est, ce qu’à Dieu ne plaise et à m’annoncer de bonnes nouvelles, dans ce domaine.

J’ai également été heureux de lire que vous vous efforcez de consacrer une certaine partie des fonds restants à nos Yechivot, au Maroc. Les mots manquent pour décrire le grand mérite que constitue la participation à notre action éducative, dans ce pays, d’autant qu’en fonction de ses conditions de vie, un budget modeste permet d’immenses réalisations.

La responsabilité qui est la nôtre pour nos frères du Maroc est d’autant plus importante, si l’on considère que toutes les conditions morales sont réunies, qu’il n’est nul besoin de lutter pour imposer l’idéal d’une bonne éducation, mais que, bien au contraire, celui-ci est demandé, de manière sincère, pour sauver les enfants. Et l’on réclame, à juste titre, que toutes les chances leur soient accordées.

On comprend, en effet, la grande importance de la Tsédaka matérielle, y compris de celle que l’on donne à un pauvre. Mais, la responsabilité est considérablement accrue lorsque le pauvre vient lui-même faire part de sa propre situation et demande, selon sa manière à lui de s’exprimer, pourquoi on ne lui vient pas en aide.

Combien plus tout cela s’applique-t-il à la Tsédaka spirituelle, permettant de ramener un enfant juif à la vie, en lui apportant la Torah et les Mitsvot. Non seulement on lui ouvre ainsi l’accès au monde futur, mais on lui permet, en outre, d’être heureux dans ce monde.

J’ai également pris connaissance avec intérêt, dans votre lettre, des possibilités et des besoins, en matière d’éducation, en Hollande. Pour cela, vous voudrez bien vous adresser directement à notre bureau, à Paris et à notre représentant, le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Binyamin Gorodetski. Néanmoins, on ne peut échanger une cause de Tsédaka contre une autre, pas plus que l’on ne peut mêler deux motifs de joie. En conséquence, le montant fixé pour l’action menée au Maroc doit lui rester acquis. Et, j’espère que vous trouverez, sur place(1), des personnes intéressées, qui rendront possible une action éducative sans se heurter à des problèmes financiers. Une partie du budget pourra également être constituée par les frais de scolarité. De plus, comme vous l’écrivez, à l’issue de la première année, il sera possible d’intégrer cette action à l’appel juif unifié de Hollande.

A l’occasion du 18 Elloul et à la veille de Roch Hachana, je me rendrai, sans en faire le voeu, auprès du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Si vous m’envoyez votre nom et celui de votre mère, de même que ceux des membres de votre famille, je les mentionnerai, lorsque je me trouverai là-bas, pour la satisfaction de tous vos besoins.

Je conclus en exprimant le voeu que votre épouse aille bien, que la naissance se passe en un bon moment et aisément. Avec elle, vous conduirez tous vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions.

Avec ma bénédiction pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année,

Je vous joins un extrait de la causerie(2) du Chabbat Mevar’him(3) Elloul, dont vous ferez sûrement usage de la manière qui convient.

Notes

(1) En Hollande. (2) Voir les lettres n°1158 à 1161, 1164, 1171, 1172 et 1175. (3) Qui bénit le mois.

Lettre n°1179

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1179, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Elloul 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre en son temps et j’ai été content d’apprendre que, peu à peu, vous vous employez à résoudre les problèmes de votre communauté. Avec l’effort qui convient et des moyens adaptés, Dieu fera que votre action soit fructueuse, que vous avanciez, d’une étape vers l’autre, pour renforcer le Judaïsme et diffuser la Torah dans tout votre entourage.

J’ai lu avec beaucoup de satisfaction que vous avez commencé la collecte des fonds pour la construction du Mikwé et je ne comprends donc pas pourquoi vous dites ensuite que vous devez repousser les travaux.

Vous m’interrogez sur le rabbinat de Rio de Janeiro. Je crois savoir que la situation sur place est bien compliquée. Si vos actions sont couronnés de succès, dans votre communauté, le moment n’est pas propice pour vous mêler au désordre de Rio de Janeiro.

Comme vous me le demandez à la fin de votre lettre, je mentionnerai votre nom et ceux des membres de votre famille, lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, pour la satisfaction de tous vos besoins.

Je vous joins un extrait(1) de la causerie du Chabbat Mevar’him(2) Elloul et ma lettre collective(3) adressée aux élèves des écoles, à l’occasion de la rentrée scolaire. Si elle peut vous être utile, j’en serai très heureux.

Avec ma bénédiction pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année,

Notes

(1) Voir les lettres n°1158 à 1161, 1164, 1171, 1172, 1175 et 1178. (2) Qui bénit le mois. (3) La lettre n°1177.

Lettre n°1180

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1180, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Elloul 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux besoins communautaires, Rav Yaakov Hecht, m’a appris que l’opération chirurgicale de votre fils s’est bien passée. J’espère que vous vous sentez mieux et que vous pourrez m’annoncer une bonne nouvelle, dans ce domaine, me dire que son état va en s’améliorant.

J’espère que vous avez fait pratiquer un examen radiologique, comme nous en avons parlé lorsque vous étiez ici. J’aimerais avoir connaissance de ses résultats.

Le ‘Hassid, Rav Yaakov Hecht, m’a parlé de votre action positive dans sa synagogue et surtout dans le Talmud Torah. J’espère que celle-ci se développera, à l’avenir. Vous connaissez le proverbe de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel Dieu récompense mesure pour mesure. Lorsque vous faites des efforts pour le bien être d’enfants juifs, puisque vous êtes des enfants pour l’Eternel votre Dieu, le Saint béni soit-Il vous accorde une satisfaction juive de vos enfants et de votre fils, en particulier.

Je conclus en vous adressant ma bénédiction pour être inscrit et scellé pour une bonne et douce année, en particulier pour une bonne santé, pour vous et pour toute votre famille,

Lettre n°1181

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1181, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Elloul 5711,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Its’hak Meïr(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat Reéh, dans laquelle vous me dites que vous êtes un surveillant rituel dans une maison de retraite appartenant au Joint, qu’il vous est difficile d’y obtenir ce que vous voulez, car vous ne parvenez pas à vous faire écouter. Vous me demandez donc si vous devez envisager d’adopter une autre activité.

Dieu a fait que, grâce à vous, il est possible de manger cacher dans cette maison de retraite. Tant que vous vous trouvez là-bas, vous pouvez agir pour que non seulement la nourriture, mais aussi les idées soient cachères(2). A mon avis, vous ne devez donc pas quitter vos fonctions et je suis convaincu que vous trouverez le moyen d’y exercer votre influence sur celui qui vous permettra de faire entendre votre voix.

Il est difficile d’imaginer le mérite que constitue la possibilité de faire que tout se passe de la meilleure façon, dans cette maison de retraite. Je suis sûr que vous recevrez ainsi la bénédiction et la réussite dans vos préoccupations personnelles et concevrez beaucoup de satisfaction de vos enfants.

Avec ma bénédiction pour être inscrit et scellé pour une bonne et douce année,

N. B. : Vous trouverez ci-joint un extrait(3) de la causerie du Chabbat Mevar’him(4) Elloul. Vous en ferez sûrement un bon usage, de la manière qui convient, auprès des résidents de la maison de retraite.

Notes

(1) Le Rav I.M. Greenberg, de Kfar ‘Habad. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°958. (3) Voir les lettres n°1158 à 1161, 1164, 1171, 1172, 1175, 1178 et 1179. (4) Qui bénit le mois.

Lettre n°1182

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1182, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Elloul 5711,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Vous avez sûrement reçu, en son temps, ma précédente lettre. Pour l’heure, je voudrais plaider pour un rapprochement. En effet, vous vous apprêtez sans doute à rentrer en ville, ces jours-ci. Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais je m’efforce de provoquer un rapprochement entre vous et celui qui m’a écrit, de manière allusive, à votre propos. Nous nous trouvons au début de l’année scolaire, en des jours de bonté et de miséricorde(1) et le moment est donc particulièrement propice pour créer ce rapprochement.

Je ne sais pas qui doit faire le premier pas en ce sens, le descendant d’Aharon(2), qui aimait même les créatures(3) et les rapprochait, comme l’expliquent longuement les Avot de Rabbi Nathan, ou bien l’Israël, qui doit respecter le Cohen et mettre rapidement en évidence la paix dans le monde. Selon l’expression de Rabbi Yehouda Ben Teïma, il faut être léger comme un cerf, mais, en tout état de cause, la paix doit régner en Israël. Je vous remercie d’avance de me donner de bonnes nouvelles, en la matière.

Vous trouverez ci-joint la brochure sur l’activité communautaire de ‘Habad, qui vous intéressera sûrement. Comme le rapporte le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 70, nos Sages décrivent la grandeur de celui qui se consacre aux besoins publics.

De manière plaisante, je citerai ce que dit le Midrach Chemot Rabba, chapitre 6, paragraphe 2. Rabbi Yochoua Ben Lévi avait oublié quelques Hala’hot. Mais, les Sages apportent aussi la précision suivante. Toutes ces Hala’hot portaient sur la mort et l’enterrement.

Ceci peut être lié aux deux avis exprimés au traité Ketouvot 103b, tendant à déterminer ce qui était le plus important de la capacité de ‘Hanina à rétablir, par son analyse, la connaissance de la Torah, ou de l’action de ‘Hya, qui intervint pour qu’elle ne soit pas oubliée(4). Et, la Guemara conclut : Comme est grande l’action de ‘Hya !.

Avec ma bénédiction pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année,

Notes

(1) Pendant le mois d’Elloul. (2) Un Cohen. (3) Ceux qui n’ont d’autre qualité que d’avoir été créés par Dieu. (4) En l’enseignant aux enfants.

Lettre n°1183

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1183, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Elloul 5711,

Brooklyn, New York,

Au comité exécutif de l’association des ‘Hassidim ‘Habad

en Terre Sainte, auxquels Dieu accordera longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 19 Mena’hem Av et aux précédentes.

J’ai appris avec satisfaction, par votre courrier, que vous arrêtez un programme d’action. Vous formulez différentes propositions, pour l’avenir et vous me demandez mon sentiment, à ce propos.

Il me semble que les ‘Hassidim ‘Habad, en Terre Sainte, peuvent, selon mon analyse, être répartis en différentes catégories. Il y a d’abord différentes institutions, comme les Yechivot, le Collel. Chacune doit avoir une relative autonomie. Il y a aussi certaines personnes qui ont des responsabilités particulières, des Rabbanim, des Cho’hatim, des jeunes. Enfin, il y a l’ensemble des ‘Hassidim constituant également un groupe.

Voici, à mon avis, les prérogatives de l’association des ‘Hassidim ‘Habad :

A) Elle doit représenter les ‘Hassidim qui forment ce groupe, en différentes occasions, c'est-à-dire chaque fois que cela ne concerne pas une institution particulière ou une catégorie spécifique de ‘Hassidim.

B) Elle doit coordonner l’action des institutions pour empêcher les dissensions et les interférences des unes et des autres.

C) Elle doit surveiller globalement toutes les institutions, sans toutefois intervenir dans leur gestion interne.

D) Elle doit surveiller globalement les différentes catégories de ‘Hassidim, par exemple la jeunesse qui constitue les jeunes de l’association des ‘Hassidim ‘Habad, ou bien les femmes ‘Habad qui vont s’organiser aussi, comme je l’ai proposé dans l’une de mes précédentes lettres.

E) Elle doit être attentive à tout ce qui se passe en Terre Sainte, formuler des propositions, prendre des initiatives pour des actions nouvelles, selon les besoins du moment, par exemple le sauvetage des enfants des immigrants.

Pour que les décisions et les actions de l’association des ‘Hassidim ‘Habad ne soient pas contestées, il serait bon qu’il y ait, dans le comité exécutif, un représentant de chaque institution. De fait, cette condition a été remplie dans sa constitution actuelle puisqu’on y trouve des délégués des Yechivot Tom’heï Temimim, Torat Emet(1), du Collel, du Kfar(2), des jeunes.

Les points qui sont à porter, de manière urgente, à l’ordre du jour, sont les suivants :

A) Il faut utiliser comme il convient le jour lumineux du 18 Elloul, afin qu’il ait un grand apport, matériel et spirituel, en particulier pour les ‘Hassidim ‘Habad.

B) On utilisera le mois de Tichri pour diffuser les sources de la ‘Hassidout de la meilleure façon.

C) Un enseignement concerne spécifiquement la septième année, celle de la Chemitta(3). Il faudra organiser l’approvisionnement en denrées qui permettent de ne pas en transgresser les interdits et diffuser les lois spécifiques à cette septième année.

D) Point particulièrement important que je mentionnais déjà dans ma précédente lettre, mais qui semble être dépassé puisque les personnes concernées doivent se trouver à Paris, le 13 septembre, je le rappelle, néanmoins, pour mémoire. Il faudra représenter les ‘Hassidim devant les dirigeants du Joint(4), venus d’ici, qui se trouvaient en visite, il y a quelques temps, en Terre Sainte. Vous avez sûrement fait, dans ce domaine, ce que j’ai demandé et j’en attends de bonnes nouvelles.

E) Concernant tout ce qui vient d’être dit, une publication dans la presse et les périodiques est nécessaire et ceci appartient également aux attributions de l’association des ‘Hassidim ‘Habad(5).

Vous proposez de répartir les responsabilités entre les membres du comité et vous me demandez qui, à mon avis, convient le mieux pour chacune des prérogatives. Me trouvant à distance, il m’est difficile d’émettre un avis, en la matière. Plus généralement, je ne sais pas s’il est bon de contingenter les responsabilités de la sorte. Le contraire semble plus logique. Il faut prendre en compte les capacités de chacun, organiser le travail pour que celles-ci soient pleinement utilisées.

Parmi vous, en effet, certains doivent être mieux à même de représenter l’association des ‘Hassidim ‘Habad par rapport à l’extérieur. Il faut donc leur confier cette charge. D’autres sont plus efficaces en organisant le travail de l’intérieur et ils doivent donc le faire dans tous les domaines. D’autres encore savent organiser une campagne, oralement ou par écrit. On les en chargera donc systématiquement.

La synthèse de ce qui vient d’être dit est la suivante :

A) Pour qu’il n’y ait pas d’opposition de la part des institutions qui existent déjà, l’association des ‘Hassidim ‘Habad ne se mêlera pas de leur gestion interne. Ces institutions resteront en relation directe avec ici. Elles s’adresseront à l’association des ‘Hassidim ‘Habad uniquement pour les questions communes à plusieurs institutions. En pareil cas, l’association aura un rôle coordonnateur.

B) Il est particulièrement urgent d’établir un programme de travail pour que le 18 Elloul et le mois de Tichri soient utilisés comme il convient.

Je vous joins une copie de ma lettre aux jeunes de l’association des ‘Hassidim ‘Habad(6). Vous leur viendrez en aide pour assumer les responsabilités qui leur incombent spécifiquement.

Un extrait(7) de ce que j’ai dit le Chabbat Mevar’him(8) Elloul vous a déjà été envoyé. Il serait bon de le diffuser, de la manière qui convient, dans les cercles les plus larges.

J’attends, sur tous ces points, la réponse la plus rapide possible.

Je conclus en souhaitant à chacun d’entre vous d’être inscrit et scellé pour une bonne et douce année et pour la satisfaction de tous vos besoins,

M. Schneerson,

Notes

(1) à Jérusalem. (2) Kfar ‘Habad. (3) Voir, à ce propos, les lettres n° 896, 1135, 1170 et 1183. (4) Voir, à ce propos, les lettres n°1135 et 1136. (5) Voir, à ce propos, les lettres n°1129 et 1130. (6) Il s’agit de la lettre suivante. (7) Voir les lettres n°1158 à 1161, 1164, 1171, 1172, 1175, 1178, 1179 et 1181. (8) Qui bénit le mois.

Lettre n°1184

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1184, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Elloul 5711,

Brooklyn, New York,

Au comité des jeunes de l’association des ‘Hassidim ‘Habad,

auxquels Dieu accordera longue vie,

Je vous salue et bénis,

J’ai lu avec plaisir et joie le compte-rendu de votre réunion(1). J’ai appris que vous avez établi un plan d’action. Même si le plaisir emplit un côté de mon cœur, je constate, cependant, qu’il y a de nombreux absents sur la liste des participants et la douleur emplit l’autre côté de mon cœur. Néanmoins, j’ai bon espoir que, le moment venu, ceux-ci apporteront également leur concours. Et, le Saint béni soit-Il ne trouva pas meilleur réceptacle pour la bénédiction que la paix. Bien évidemment, leur participation ne devra pas remettre en cause les grands principes.

Je voudrais, par la présente, évoquer avec vous la date lumineuse et claire du 18 Elloul, qui approche. Vous profiterez sûrement de cette occasion, avec l’empressement et la vitalité qui caractérisent la jeunesse, pour diffuser l’idéal du Baal Chem Tov et de l’Admour Hazaken, qui sont, moralement et physiquement, tous deux nés à cette date. Vous le propagerez dans les cercles les plus larges, même s’ils sont, pour l’heure, très éloignés de notre milieu.

Vous connaissez le proverbe de mon beau-père, le Rabbi, précisant la différence entre ceux qui appartiennent à d’autres communautés et les ‘Hassidim ‘Habad. Chez les premiers, les érudits restent chez eux et ceux qui ont soif de Torah doivent faire la démarche de se rendre auprès d’eux. Le Baal Chem Tov, en revanche, modifia l’ordre établi, en la matière et il se rendit lui-même en tout lieu, sans attendre que l’on vienne le voir et que l’on se déclare assoiffé de la Parole de Dieu. Lui-même se déplaçait d’un endroit à l’autre, de ville en ville, de village en village, diffusant les propos du Dieu de vie(2). Vous consulterez, à ce propos, dans le Séfer Hasi’hot été 5700(3), les propos tenus, à A’haron Chel Pessa’h, pendant le repas de midi.

Par ailleurs, un programme sera établi pour tirer parti, de la meilleure façon, du mois de Tichri, qui approche, en visitant, comme je l’ai dit, différents endroits de la Terre Sainte, pendant les jours redoutables(4) ou pendant le temps de notre joie(5). Il convient, avant tout, que cette action soit ordonnée, qu’elle couvre les secteurs les plus larges, le plus grand nombre de personnes, hommes, femmes et enfants.

Enfin, un effort particulier sera fait, pour tout ce qui vient d’être dit, en ce qui concerne nos frères du Yémen et de Perse(6) qui, pour l’heure, n’ont aucune connaissance de la ‘Hassidout, de son enseignement et de ses pratiques et sont cependant particulièrement aptes à la recevoir, parce qu’ils ont la crainte de Dieu, sont liés à la Kabbala, ont foi en les Justes. Ils accepteront donc la vérité de la ‘Hassidout, telle que nos maîtres nous l’ont transmise, si on la leur apporte.

J’aimerais connaître les détails du programme qui vous a été proposé. Il serait bon, concernant tout cela, que vous agissiez en concertation avec les responsables de l’association des ‘Hassidim ‘Habad(7). La mission précédemment définie est, pour une large part, confiée aux jeunes, puisqu’elle exige des déplacements que l’on doit assumer avec enthousiasme et empressement. Néanmoins, nos Sages font remarqué que la démolition des anciens est une construction. Combien plus en est-il ainsi pour leur construction.

Je ne possède pas actuellement les fonds nécessaires pour financer les activités qui viennent d’être définis. Néanmoins, je désire apporter, d’ici, ma participation à cette œuvre importante. Pour différentes raisons, il m’est impossible de vous envoyer de l’argent. Je vous adresse donc des certificats d’envoi de colis(8). Nos Sages établissent que ce qui a une valeur marchande est considéré comme de l’argent.

Je vous ai adressé, dans une seconde enveloppe, un extrait(9) de la causerie du Chabbat Mevar’him(10) Elloul et une brochure sur l’activité communautaire de ‘Habad, qui vient de paraître. Tout cela a été envoyé par poste aérienne et vous voudrez bien me confirmer l’avoir reçu.

Avec ma bénédiction pour que tous vos adhérents soient inscrits et scellés pour une bonne année, avec tous les membres de leur famille, tous leurs proches, qui auront tous une bonne et douce année,

et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Voir la lettre n°1064. (2) La ‘Hassidout. (3) 1940, du précédent Rabbi. (4) Entre Roch Hachana et Yom Kippour. (5) A Soukkot. (6) D’Iran. (7) Voir la lettre précédente. (8) En port payé. (9) Voir les lettres n°1158 à 1161, 1164, 1171, 1172, 1175, 1178, 1179, 1181, 1183. (10) Qui bénit le mois.

Lettre n°1185

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1185, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Elloul 5711,

Brooklyn,

Au ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav Na’houm Dov(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait d’avoir la visite de vos fils et de vos filles, de même que vos salutations, qu’il m’ont transmises, et de votre demande de bénédiction.

Je lirai cette dernière, lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Je suis convaincu qu’il invoquera la miséricorde divine pour que votre demande soit exaucée rapidement. Vous pourrez vous-même m’écrire et m’annoncer de bonnes nouvelles, en la matière.

Vous savez sans doute que mon beau-père, le Rabbi, avait coutume de présenter la présente période d’Elloul comme le mois du bilan(2), que Dieu a confié à chacun d’entre nous, pour que nous établissions un compte de tout ce qui a été réalisé pendant l’année qui vient de s’écouler et prenions de bonnes résolutions pour l’année qui vient, pour nous et pour tout Israël, de manière positive.

Le Midrach rapporte que Dieu accomplit Lui-même ce qu’Il demande aux Juifs de faire. En ce mois d’Elloul, celui de la miséricorde, Il établit donc, en Elloul, mois de la miséricorde, le compte de toutes les bonnes actions accomplies par les Juifs, pendant les mois qui viennent de s’écouler. Il ne le fait pas, en revanche, pour les mauvaises actions, car, à n’en pas douter, les Juifs les regretteront et elles seront effacées, sans même laisser de trace.

Les bonnes actions sont donc éternelles. Aussi, dès Roch ‘Hodech Elloul, on en établit le compte et Dieu, Qui est la perfection du bien, établit ce bilan avec bienveillance. Il est disposé à satisfaire tous les besoins des Juifs, de Sa main pleine, ouverte, sainte et large. Combien plus en est-il ainsi pour les Juifs qui prennent de bonnes décisions, concernant l’année qui vient. Le Saint béni soit-Il les prend d’ores et déjà en compte, élargissant ainsi les mérites et la récompense de chaque personne concernée.

L’an passé, vous avez, Dieu merci, renforcé la caisse de bienfaisance et introduit de nouveaux Séfers Torah. Vous avez financé les écoles dispensant une éducation religieuse. Ce mérite concerne l’ensemble de la communauté. Il y a, en outre, tout ce que vous accomplissez, à titre personnel, pour tout ce qui est lié à la Torah et aux Mitsvot.

Je suis convaincu que Dieu a pris tout cela en compte, qu’Il intensifiera, en conséquence, Sa bonté et Sa miséricorde, vous accordera d’être inscrit et scellé pour une bonne et douce année, ce qui inclut aussi une bonne santé et la possibilité de vous élever dans l’étude de la Torah, dans la Tsédaka et dans la prière publique.

Vos enfants vous transmettront personnellement mes salutations. Je voudrais simplement réitérer ici la demande que je leur ai formulée. Pouvez-vous organiser une réunion ‘hassidique, une ou même plusieurs fois ? A l’occasion d’une célébration ‘hassidique, l’amour du prochain, l’amour de la Torah et l’amour de Dieu se mettront en éveil. Et, l’on vous souhaitera de longs jours et de bonnes années.

Avec ma bénédiction pour que vous soyez en bonne santé, inscrit et scellé pour une bonne et douce année,

Vous trouverez ci-joint un reçu pour le montant qui accompagnait votre demande de bénédiction.

Notes

(1) Le Rav N.D. Denberg. (2) Voir la lettre n°1168.

Lettre n°1186

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1186, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Elloul 5711,

Brooklyn, New York,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre du 8 septembre et j’y ai lu avec satisfaction que vous avez vous-même remarqué à quel point votre fils a fait des progrès, qu’il est plus calme. Le docteur Wilder a pu le vérifier également.

Comme je vous l’ai déjà dit, mon beau-père, le Rabbi, a accordé sa bénédiction pour que votre fils soit en bonne santé et, à n’en pas douter, il tiendra parole. Il y a donc uniquement une question de temps.

Certes, il n’est pas aisé d’attendre, surtout pour les parents d’un fils unique. Néanmoins, si l’on se raffermit dans la conviction que cette bénédiction se réalisera en tout état de cause, on gagne sur deux plans à la fois. On peut, plus facilement, attendre son accomplissement. En outre, plus la conviction est forte, plus la matérialisation de l’assurance formulée par le Juste est rapide.

J’espère que votre confiance sera grande, encore plus forte que jusqu'à maintenant. J’en suis d’autant plus convaincu que vous assisterez bientôt à une amélioration radicale de l’état de votre fils.

Vous m’écrivez que votre fils fréquente déjà l’école. J’espère qu’il y aura de bons résultats.

Je conclus en formulant le voeu que vous soyez inscrite et scellée pour une bonne et douce année, de même que votre mari et votre fils.

Lettre n°1187

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1187, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Elloul 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de dimanche, dans laquelle vous me dites que vous êtes, Dieu merci, tous en bonne santé et vous me demandez une bénédiction pour votre fils, qui est au service militaire.

Lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, je mentionnerai son nom, pour la satisfaction de sa requête.

Il est sûrement inutile de vous souligner que vous devez encourager votre fils à mettre les Tefilin chaque jour, sauf le Chabbat et les fêtes. S’il ne peut pas le faire le matin, il pourra accomplir cette Mitsva tout au long de la journée, jusqu’au coucher du soleil. Ainsi, Dieu le protégera et il restera intègre.

C’est vous qui officiez à Roch Hachana et à Yom Kippour et je voudrais donc vous rappeler ce que souhaitait mon beau-père, le Rabbi. Il conseillait aux officiants, en général et à ceux des jours redoutables, en particulier, de connaître le sens des prières et des cantiques.

Il tenait également à ce que l’on se trempe au bain rituel, au moins à la veille de Roch Hachana et de Yom Kippour.

Bien évidemment, tout cela s’ajoute au lois et aux principes exprimés par le Choul’han Arou’h, dont il est, bien sûr, inutile de souligner l’importance.

Votre don a été transmis au bureau des réalisations discrètes, qui aide des particuliers et des institutions, de manière confidentielle et sans en faire état publiquement, afin de ne pas leur causer du tort. Puisse le mérite de cette Tsédaka, vous protéger, ainsi que les membres de votre famille, pour que vous soyez tous inscrits et scellés pour une bonne et douce année.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°1188

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1188, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Elloul 5711,

Brooklyn,

Aux ‘Hassidim qui craignent Dieu et

se consacrent aux besoins communautaires,

les dirigeants de la Yechiva A’heï Temimim

Loubavitch de Dorchester-Boston,

auxquels Dieu accordera longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec grand plaisir votre lettre, par laquelle vous m’apprenez que vous célébrerez, la semaine prochaine, l’inauguration de vos locaux(1) et, en même temps, le début de la nouvelle année scolaire.

Je voudrais exprimer ma bénédiction à tous ceux qui y participeront, la direction, les recteurs, les enseignants, tous ceux qui ont apporté leur concours et le font encore, matériellement et spirituellement. Puisse Dieu satisfaire tous leurs besoins, personnels et collectifs.

Mon beau-père, le Rabbi, se basant sur l’affirmation de nos Sages selon laquelle Dieu agit mesure pour mesure, disait souvent que tous ceux qui oeuvrent pour rapprocher les Juifs, enfants de Dieu, de leur Père Qui se trouve dans les cieux, sont récompensés d’une manière particulièrement large. Dieu leur accorde une immense satisfaction juive de leurs enfants, des membres de leur famille et de leur propre personne.

On peut donner, à propos d’une inauguration, l’explication suivante. Un homme réside, dans sa maison, avec tout ce qui lui appartient. Sa demeure doit réunir tous les caractères nécessaires, extérieurs et intérieurs, protéger celui qui y réside de tout ce qui pourrait lui causer du tort.

Il en est encore plus clairement ainsi pour ce qui concerne une Yechiva. Celle-ci, surtout lorsqu’elle appartient au mouvement Loubavitch, n’a pas pour seul but d’assurer la formation de ses élèves(2). Elle doit, en outre, en faire des Juifs intègres, de tous les points de vue, les protéger de tous les vents qui ont toujours soufflé dans le monde et sont, de nos jours, beaucoup plus forts et plus âpres, contribuant à arracher les enfants juifs à leurs racines, c'est-à-dire à la Torah et aux Mitsvot, qui les rattachent à Dieu.

Me basant sur les bénédictions que mon beau-père, le Rabbi, a accordées à la Yechiva A’heï Temimim Loubavitch de Dorchester-Boston, je suis sûr que celle-ci empruntera le chemin qui vient d’être défini, éduquera ses élèves pour qu’ils soient des Juifs conscients, lorsqu’ils se trouvent chez eux ou marchent dans la rue, sont à la Yechiva ou a l’extérieur de celle-ci.

Je voudrais également ajouter ma bénédiction pour que Dieu multiplie le nombre de ces élèves, que vous puissiez rapidement constater l’insuffisance de vos locaux, la nécessité de disposer d’un édifice plus large que celui-ci.

Je conclus en exprimant ma bénédiction afin que tous ceux qui travaillent pour cette institution, de même que ses amis, soient inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement à la fois.

Notes

(1) Voir la lettre n°1025. (2) En leur faisant uniquement acquérir des connaissances.

← Lettres précédentes Lettres suivantes →
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android. Télécharger Koulam