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Iguerot Kodesh — lettres 1149 à 1168

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°1149

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1149, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Mena’hem Av 5711,

Brooklyn, New York,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Mena’hem Zéev(1), émissaire des Sages,

Je vous salue et vous bénis,

Tout va sûrement bien, pour ce qui vous concerne. J’ai donné, la semaine dernière, aux imprimeurs, l’avant propos(2) du recueil(3). Or, j’ai été particulièrement surpris d’apprendre que vous ne leur avez pas encore fait parvenir le texte de la fin de ce recueil.

A mon avis, celui-ci aurait dû paraître pour le Roch ‘Hodech Elloul, mois du bilan moral, lorsqu’il importe d’accomplir les Mitsvot avec minutie(4).

Je vous ai adressé, par ailleurs, une brochure sur l’activité communautaire, qui vient de paraître. Vous voudrez bien me confirmer l’avoir reçue.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav M.Z. Gringlass, de Montréal. Voir, à son propos, les lettres n°419 et 1190. (2) Il s’agit de la lettre n°1137. (3) Le recueil de lois et de pratiques usuelles. (4) Ce que ce recueil doit permettre. Voir la lettre n°1137.

Lettre n°1150

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1150, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Mena’hem Av 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Chlomo ‘Haïm Kasselman(1), m’a appris que vous étiez gardien d’un cimetière et qu’actuellement, vous n’êtes pas en bonne santé. Il m’a envoyé une demande de bénédiction pour vous et j’en ai donné lecture près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. A n’en pas douter, il invoquera pour vous la miséricorde divine et vous aurez une prompte guérison.

A mon sens, vous devriez demander pardon à ceux qui reposent dans le cimetière dont vous étiez le gardien. S’il vous est difficile de réunir dix personnes pour cela, vous le ferez au moins en présence de trois personnes. Celles-ci entreront avec vous dans le cimetière et, devant elles, vous direz que si l’une de vos actions pouvaient être interprétées comme un manque de respect pour ceux qui reposent là-bas, vous sollicitez leur pardon face à ces trois ou à ces dix Juifs et vous affirmez que votre intention était uniquement de les honorer.

Bien évidemment, vous ferez tout cela uniquement lorsque les médecins vous permettront de vous déplacer et de vous rendre au cimetière.

De même, vous respecterez les trois études du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya, qui ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi. Pendant le mois d’Elloul et les dix jours de Techouva, vous direz également les Tehilim supplémentaires qui ont été ajoutés par mon beau-père, le Rabbi(3).

J’ai bon espoir que vous puissiez m’annoncer bientôt une amélioration de votre état de santé, qui se renforcera de plus en plus, jusqu'à ce que vous soyez totalement guéri.

Bien évidemment, vous vous conformerez aux prescriptions des médecins, desquels nos Sages disent que la Torah leur a accordé le pouvoir de guérir.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles et en concluant en vous donnant ma bénédiction de prompte guérison,

Notes

(1) Directeur de la Yechiva de Kfar ‘Habad. Voir, à son propos, les lettres n°769 et 1145. (2) Qui suivent le mois d’Elloul, de Roch Hachana à Yom Kippour. (3) Trois Tehilim par jour, afin d’en conclure la lecture à la fin de Yom Kippour.

Lettre n°1151

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1151, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Mena’hem Av 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été consterné d’apprendre que vous multipliez les jeûnes et les mortifications, en cessant de manger plusieurs heures avant la prière ou en adoptant d’autres pratiques comparables.

Il m’est une évidence que vous affaiblissez ainsi votre santé et contrevenez donc à la disposition de nos Sages, citée par le Rambam, au début du chapitre 4 des lois des opinions, selon laquelle avoir un corps intègre et sain fait partie du service de Dieu.

Vous savez aussi ce que le Baal Chem Tov écrit à son disciple, l’auteur du Toledot Yaakov Yossef. Vous le trouverez dans le Hatamim, tome 1, page 6-7. Le Baal Chem Tov dit s’être emporté en apprenant que son disciple jeûnait. Or, si l’on dit pareille chose à propos d’un illustre maître comme le Toledot Yaakov Yossef, combien plus cela s’applique-t-il à des personnes comme nous.

Au chapitre 3 d’Igueret Hatechouva, l’Admour Hazaken tranche que les jeûnes s’entendent pour un homme en bonne santé et fort, auquel les multiples jeûnes ne peuvent causer aucun tort physique, comme c’était le cas pour les premières générations. A l’opposé, celui qui est dérangé par la multiplication des jeûnes, risque de tomber malade ou d’en être affaibli, ce qu’à Dieu ne plaise, comme c’est le cas dans nos générations, n’a nullement le droit de multiplier les jeûnes.

Si vous voulez m’écouter, supprimez donc immédiatement une telle pratique. Si vous l’avez adoptée trois fois, vous procéderez à l’annulation d’un voeu(1) et vous mangerez avant de prier, y compris des gâteaux(2). Si votre état de santé exige que vous mangiez un peu plus, vous le ferez et vous ne vous en remettrez pas à votre propre appréciation. Vous demanderez l’avis du directeur(3), le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, Rav C.H. Kasselman(4).

Vous m’interrogez également sur l’organisation de vos études. En effet, vous avez pensé les mener seul(5), car vous craignez que des amis exercent sur vous une influence négative. Or, nos Sages disent, dans la Michna, que l’on acquiert la Torah précisément en se liant à des amis. Cela ne signifie pas que l’étude doit être systématiquement en groupe, car il est parfois nécessaire de s’approfondir intellectuellement. De même, on peut, quelques fois, se trouver dans un état d’esprit qui exige que l’on reste seul, comme la question est posée à propos des délibérations du Sanhédrin. Avaient-elles lieu par binôme ou, pour chacun, à titre individuel ? Mais, en tout état de cause, vous devez avoir au moins un ou deux amis avec lesquels vous étudierez la Torah de manière systématique.

De temps à autre, vous échangerez avec eux sur la partie révélée de la Torah et sur la ‘Hassidout. La direction de la Yechiva et le recteur vous aideront dans le choix de ces amis.

J’espère que vous me tranquilliserez, par retour du courrier, en m’apprenant que vous avez abandonné les jeûnes et les mortifications, que vous appliquez le commentaire du Baal Chem Tov sur le verset Si tu vois l’âne de ton ennemi ployer sous son fardeau..., tu lui viendras en aide. Celui-ci est reproduit dans le Hayom Yom(6).

Avec ma bénédiction de réussite dans la Torah et le service de Dieu empli de crainte de Dieu, dans l’attente de vos bonnes nouvelles, de l’amélioration de votre santé physique et morale,

Notes

(1) Puisqu’est considérée comme telle une pratique que l’on a adoptée plus de trois fois sans préciser qu’on l’adoptait sans en faire le voeu. (2) Et non uniquement une boisson chaude ou des fruits. (3) De la Yechiva de Kfar ‘Habad, cette lettre étant vraisemblablement adressée à l’un de ses élèves. (4) Le Rav Chlomo ‘Haïm Kasselman, voir, à son propos, la lettre n°769. (5) Plutôt qu’en binôme, selon l’usage courant des Yechivot. (6) Le Baal Chem Tov explique que l’on ne doit pas briser le corps, mais, bien au contraire, le faire participer au service de Dieu.

Lettre n°1152

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1152, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Mena’hem Av 5711,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Chlomo(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous êtes le Rav de Beer Sheva et je voudrais donc vous rappeler que de nombreuses implantations ont été créées, dans cette ville comme dans sa proximité immédiate. D’après les informations dont nous disposons ici, il semble que leur situation soit critique, de différents points de vue. Aussi comprendrez-vous le sens de mon intervention.

Tous ceux qui résident dans cette région et en particulier le Rav, dirigeant la communauté, doivent s’efforcer, dans toute la mesure du possible, d’y renforcer chaque pratique juive. Vous connaissez le proverbe de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel une action positive est préférable à mille plaintes.

Vous avez sans doute connaissance de tout cela. Un émissaire est présumé s’acquitter de la mission qui lui est confiée et un Rav, responsable d’une communauté, est bien l’émissaire de Dieu. Mais nos Sages disent que l’on conseille l’empressement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité.

On peut en déduire deux points, d’une part, qu’il est permis de conseiller l’empressement, d’autre part, que cet empressement est effectivement utile. Il permettra, en l’occurrence, d’intensifier l’action, tout comme, à partir du 15 Av, on augmente(2) et l’on reçoit des bénédictions en conséquence(3).

Je conclus comme j’avais commencé en vous souhaitant de donner de bonnes nouvelles, de m’apprendre que votre épouse va mieux.

J’ai vu, sur votre papier à en-tête, que vous êtes l’auteur du Birkat Chlomo. Je ne possède pas cet ouvrage, dans ma bibliothèque et j’aimerais savoir de quelle manière me le procurer.

Le fascicule édité à l’occasion du 12 Tamouz, fête de la libération de mon beau-père, le Rabbi, vous a été adressé par courrier séparé.

Notes

(1) Le Rav C.Tanvitski. (2) Son étude de la Torah. (3) En effet, les nuits, faites pour l’étude, s’allongent, à partir de cette date et une possibilité accrue d’étudier la Torah est alors accordée également à ceux dont l’étude était irréprochable auparavant. De même, conseiller l’empressement à quelqu’un dont l’action est irréprochable est le moyen de multiplier cette action.

Lettre n°1153

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1153, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Mena’hem Av 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 28 Tamouz, dans laquelle vous me faites part de votre situation, de votre impossibilité de concentrer votre esprit, du manque de la détermination qui vous permettrait de vous interrompre, au milieu d’une discussion inutile(1) et de vos différents problèmes. Vous me demandez un bon conseil et une bénédiction.

De façon générale, vous solliciterez le conseil de la direction morale(2), du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Chlomo ‘Haïm Kasselman(3). Concernant votre impossibilité de vous concentrer, vous prendrez l’habitude, pendant quelques semaines, de prier en fixant un Sidour. De même, lorsque vous réfléchirez à la partie révélée de la Torah ou à la ‘Hassidout, vous aurez, à proximité, le livre ou le texte sur lequel porte votre étude. Ainsi, dès que vous sentirez une impossibilité de concentrer votre esprit, vous regarderez le livre, de sorte que le texte, par sa luminosité, dissipe l’obscurité et le manque de concentration, comme cela est expliqué à propos du verset(4) lorsque la chose parvint à la connaissance du roi, il fit inscrire dans le livre que serait supprimée sa mauvaise pensée.

De même, vous apprendrez par cœur le début du chapitre 41 du Tanya. De temps à autre, vous en réciterez, par cœur, les lignes suivantes : Dieu est présent devant lui... Il sonde les entrailles et le cœur pour vérifier s’il Le sert comme il convient.

Vous respectez sûrement les études qui s’appliquent à chacun, celles du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya. De même, vous récitez, par cœur, de temps à autre, des textes de ‘Hassidout. Vous vous habituerez ainsi à penser aux mots de la Torah et des Tehilim, en particulier lorsque vous marcherez dans la rue.

Bien évidemment, tout ce qui vient d’être dit ne doit pas être appliqué de manière ostentatoire. Vous savez, en effet, que le Hamets, qui fait allusion à l’orgueil et à la prétention, est interdit(5) même dans la quantité la plus infime.

Avec ma bénédiction de réussite dans l’étude de la Torah pénétrée de crainte de Dieu,

Notes

(1) Textuellement d’une discussion agréable. (2) De la Yechiva Loubavitch de Kfar ‘Habad, dont le destinataire de cette lettre est un élève. (3) Voir, à son propos, la lettre n°769. (4) Esther 9, 25. Ce verset suggère, de manière allusive, que le livre est le moyen de supprimer la mauvaise pensée. (5) A Pessa’h.

Lettre n°1154

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1154, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Mena’hem Av 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’avez fait part de la date de votre anniversaire. Je vous adresse donc ma bénédiction pour que vous soyez heureux, gagniez votre vie sans peine, puissiez subvenir aux besoins de votre épouse et de vos enfants, dans la tranquillité de l’esprit et du corps.

Que Dieu renforce également votre âme divine qui est prisonnière, afin qu’elle puisse se révéler et rétablir le calme dans votre foyer. Je suis particulièrement surpris que vous ne voyez pas ce qui est évident pour tous, qu’il y a là une intervention du mauvais penchant qui, dans ce domaine, se fait de plus en plus fort.

Je vous ai déjà dit, à de nombreuses reprises, et je le répéterai encore une fois, que vous devez réellement faire porter tous vos efforts sur l’harmonie conjugale. En effet, mon beau-père, le Rabbi, a donné son accord pour votre union. Nos Sages disent que les femmes ont du mal à se maîtriser, qu’elles pleurent facilement. Vous devez donc céder, surtout lorsqu’il s’agit des préoccupations du monde.

Nos Sages ont toujours souligné l’importance de l’harmonie conjugale, en particulier à la veille du Chabbat. Or, nous nous trouvons, avec l’ensemble du peuple d’Israël, dans l’après-midi de la veille du Chabbat. La fin de notre exil et la venue de notre juste Machia’h sont proches(1).

Il est clair que le voile et l’obscurité portent, en particulier, sur l’harmonie conjugale. Vous savez à quel point la paix est importante. De l’ensemble de la Torah, il est dit que ses chemins sont des chemins agréables et toutes ses voies sont paix. Combien plus est-ce le cas, en ce dernier exil qui, comme le disent nos Sages, au traité Yoma 9b, résulte du manque de paix(2). Plus la fin de l’exil approche et plus la lutte des forces opposées à la Sainteté est âpre, empêchant que la paix s’instaure dans le monde en général et en particulier, entre un homme et son épouse, qui correspondent à l’élément masculin et à l’élément féminin, dans les sphères célestes.

Le résultat est à la mesure de l’effort(3) et il est certain que l’on reçoit les forces nécessaires pour surmonter l’épreuve. Vous consulterez également le Kountrass Hé’haltsou(4).

Avec ma bénédiction pour obtenir la crainte de Dieu et l’harmonie du couple,

Notes

(1) Voir la lettre n°1141. (2) De la haine gratuite, sans raison logique. (3) Textuellement, selon l’expression de la Guemara, la marque sur le dos du chameau est fonction du fardeau qu’il porte. (4) Du Rabbi Rachab, montrant l’importance de lutter contre la haine gratuite.

Lettre n°1155

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1155, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Mena’hem Av 5711,

Brooklyn, New York,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre et j’ai appris avec satisfaction que votre fils se remet de l’intervention chirurgicale qu’il a subie. J’espère qu’il se sent bien. Vous me dites aussi que votre fille a eu un accident et vous sollicitez ma bénédiction. Je souhaite qu’elle aille mieux, elle aussi et que vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles, à ce propos.

Je voudrais, du reste, vous faire remarquer qu’une mère, tout comme elle se préoccupe de la santé physique de ses enfants, doit également assurer le bien être de leur âme. J’espère que vous faites usage de l’influence que vous exercez sur vos fils et votre fille pour que leur foyer soit conforme à ce que doit être une maison juive.

Certaines mères considèrent que leurs enfants ne les écouteront pas. Elles n’évoquent donc pas la pratique juive avec eux. D’autres éprouvent de la gène à le faire. Mais, ces deux attitudes sont erronées. Car, il n’y a pas lieu d’avoir honte lorsque la santé morale des enfants est en cause.

Je suis également convaincu qu’en s’adressant aux enfants une fois, puis une seconde, en trouvant les mots qui conviennent, on peut les persuader que le seul et unique chemin d’accès vers le bonheur, pour les Juifs, le seul moyen d’avoir un foyer heureux, est la voie de la Torah et des Mitsvot. Au bout du compte, on obtient le résultat escompté.

Dans l’espoir d’avoir de vos bonnes nouvelles et avec ma bénédiction,

Lettre n°1156

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1156, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Mena’hem Av 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 22 Mena’hem Av, par laquelle vous m’informez que l’on propose un poste à votre épouse, à Londres. Vous avez vous-même bon espoir de pouvoir vous installer là-bas. On vous a, en outre, écrit, d’Australie, en vous proposant de vous rendre dans ce pays. Enfin, le Joint mène les démarches pour que vous puissiez immigrer aux Etats Unis.

A mon avis, tant que vous aurez la possibilité de rapprocher le cœur des enfants d’Israël de leur Père Qui se trouve dans les cieux, en France et surtout à Paris, vous ne devez pas quitter cet endroit. Je veux dire que vous devez aider au financement de la Yechiva(1) et du Talmud Torah(2).

Vous assumez, en effet, une mission sacrée, de laquelle le verset dit(3) : Ils (la) porteront sur leur épaule. Au sens simple, cela signifie que les instruments du service de Dieu n’étaient pas transportés par des animaux et sur des charrettes.

En l’occurrence, l’âme animale ne peut supporter et comprendre ce dont il s’agit. Mais, il y a bien là une mission sacrée. Il fallait porter l’Arche sainte, la Table, le Chandelier, c'est-à-dire la partie révélée et l’aspect caché de la Torah, son luminaire(4). Ceux qui sont proches de Dieu(5) devaient donc mener à bien la mission qui leur était confiée, en l’endroit où la divine Providence les avait conduits.

La force de celui qui les délègue, c'est-à-dire de mon beau-père, le Rabbi, les accompagne. En effet, celui-ci se trouve dans ce monde plus que de son vivant et l’émissaire s’identifie à celui qui le délègue.

Bien évidemment, ceci ne s’adresse pas à vous personnellement, mais à tous ceux qui prennent part à la direction, matérielle et spirituelle, de la Yechiva. Des forces leur ont été accordées pour illuminer le pays de la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière, de même que par le luminaire de la Torah.

Parallèlement, il serait bon d’entamer des démarches pour vous rendre en Australie. En effet, vous écrivez vous-même que celles-ci devraient être relativement longues. Que Dieu vous donne la détermination et le désir conformes à la Volonté de Dieu. Vous prendrez la décision qui convient, à la fois matériellement et spirituellement.

Vous trouverez ci-joint un extrait des propos tenus(6) lors de la réunion du Chabbat Parchat Ekev.

Avec ma bénédiction,

N. B. : Votre épouse va sans doute bien, de même que les membres de votre familles, petits et grands. Vous m’en donnerez des nouvelles plus précises. Je vous en remercie.

Notes

(1) A Brunoy. (2) A Paris. (3) Des Leviim qui transportaient l’Arche sainte dans le désert. (4) La ‘Hassidout. (5) Les Leviim. (6) Par le Rabbi lui-même, lors d’une réunion ‘hassidique.

Lettre n°1157

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1157, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Mena’hem Av 5711]

J’ai pris connaissance avec plaisir de votre décision de vous consacrer à la diffusion de la lumière de la ‘Hassidout.

Je regrette uniquement que vous repoussiez cette activité à plus tard, alors que il(1) se tient derrière notre mur(2). Seule la diffusion des sources(3) fait obstacle(4).

Et, l’on peut imaginer la douleur que représente un instant de plus en exil, le plaisir qu’apporte un instant de plus en ayant connu la délivrance.

Notes

(1) Le Machia’h. (2) Sa venue est imminente. (3) De la ‘Hassidout. (4) Car elle n’a pas été suffisamment réalisée

Lettre n°1158

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1158, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5711,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Zalman Chimeon(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du mardi de la Parchat Reéh.

J’y ai appris avec plaisir que vous avez fixé une étude publique et quotidienne du Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken. Il existe sans doute une étude de la ‘Hassidout, qui est également publique et quotidienne, et ne se passe uniquement pendant le Chabbat, comme vous le dites dans votre lettre.

Vous voudrez bien saluer de ma part toute la communauté. Je vous joins un extrait de la causerie(2) prononcée pendant la réunion ‘hassidique du Chabbat Mevar’him(3) Elloul. Vous le mettrez sans doute à la disposition de toute la communauté.

Avec ma bénédiction pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Qu’est-il advenu de vos mémoires, à partir de l’année 5680(4), que vous aviez rédigées ?

Notes

(1) Le Rav Z.C. Dvorkin. Voir, à son propos, la lettre n°1034. (2) Du Rabbi lui-même, dans laquelle il lance un appel à chacun pour rapprocher dix personnes, adultes ou enfants, de la Tradition juive, par la pensée, la parole ou l’action, avant le 19 Kislev 5712. (3) Qui bénit le mois. (4) 1920.

Lettre n°1159

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1159, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5711,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

Rav Avraham(1), le Cho’het,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec plaisir que vous maintenez une coutume positive instaurée par mon beau-père, le Rabbi, celle de constituer, chaque année, une classe de formation à la Che’hita, que vous dirigez et dont vous assurez l’enseignement. Cette année encore, vous assumez cette fonction avec bienveillance et de bonne grâce. Puisse Dieu faire que, pendant de nombreuses années encore, vous guidiez la jeune génération dans cette étude qui, d’après la Hala’ha, requiert une crainte de Dieu irréprochable. En effet, la qualité d’un Cho’het doit être encore plus clairement affirmée que celle d’un Rav.

Nos Sages affirment que la plus humble responsabilité est systématiquement confiée par la Providence divine. Combien plus est-ce le cas pour l’étude de la Torah et tout ce qui l’accompagne. Il est clair que Dieu vous a assigné ce rôle. Vous possédez donc la crainte de Dieu nécessaire, au delà même de celle qui vous était acquise jusqu'à maintenant.

Vous trouverez ci-joint un extrait(2) de la réunion ‘hassidique qui a eu lieu pendant le Chabbat Mevar’him(3) Elloul, mois dont le nom est formé des initiales d’un verset traitant des villes de refuge (Chemot 21, 13) : Il a conduit sa main et Je te fixerai un endroit où il se réfugiera.

Concernant les villes de refuge, nos Sages expliquent, au traité Makot 10a, que l’on doit enseigner la Torah à des élèves vertueux. En effet, si l’un d’entre eux devait se rendre dans une ville de refuge, son maître serait tenu de l’y accompagner, comme cela est expliqué, au paragraphe 6 de cette causerie.

Mais, en l’occurrence, vous pouvez placer votre confiance en Dieu, car vos élèves sont les disciples de mon beau-père, le Rabbi, étudiants de sa Yechiva. Il en assume donc pleinement la responsabilité.

Puisse Dieu faire que vous soyez satisfaits de vos élèves, de leur étude de la Che’hita et de leur crainte de Dieu. Très prochainement, nous aurons le mérite d’assister à la révélation du Grand Cho’het, le Saint béni soit-Il, qui abattra le représentant du mal(4), comme le dit le traité Soukka 52a. Mon beau-père, le Rabbi, donne l’assurance que cela se passera avec bonté et miséricorde. En effet, la bonté est l’attribut de notre père Avraham et la miséricorde, celui de Yaakov.

Il est dit que Yaakov racheta Avraham et vous consulterez, à ce propos, le Tanya, à la fin du chapitre 45. Se trouvant entre eux, il y a Its’hak, dont l’attribut est la rigueur et il n’y a donc aucune crainte à avoir. C’est également ce que le Zohar explique à propos des sonneries(5) auxquelles ce jour fait allusion, puisque l’on commence à sonner du Choffar pendant le Roch ‘Hodech Elloul. Dès lors, Dieu quitte le trône de la rigueur et prend place sur celui-ci de la miséricorde.

Avec ma bénédiction de réussite, en vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année, en bonne santé, de même que votre épouse,

Notes

(1) Le Rav A.Gordon. (2) Reproduit dans le Likouteï Si’hot, tome 2, page 623. (3) Qui bénit le mois. (4) Le mauvais penchant. (5) Du Choffar, à Roch Hachana.

Lettre n°1160

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1160, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5711,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Saadya(1), émissaire des Sages,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 26 Mena’hem Av, avec les listes qui l’accompagnaient. Nous attendons encore que le bureau nous confirme avoir reçu les livres.

Vous m’écrivez que vous avez renouvelé la demande pour Meknès(2) et j’en suis particulièrement satisfait. Puisse Dieu faire que vous connaissiez une immense réussite, de manière surnaturelle, au sein du processus naturel, comme l’explique le discours ‘hassidique édité à l’occasion du 12 Tamouz(3).

Vous trouverez ci-joint un extrait de la causerie(4) prononcée lors de la réunion ‘hassidique du Chabbat Mevar’him(5) Elloul. Vous le diffuserez sûrement, de la manière qui convient, dans les cercles les plus larges.

Avec ma bénédiction de réussite et en vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav S.Liberov. Voir, à son propos, la lettre n°902. (2) Une autorisation de séjourner au Maroc, pour y assumer la mission confiée par le Rabbi. (3) Fête de la libération du précédent Rabbi. (4) Voir les deux lettres précédentes. (5) Qui bénit le mois.

Lettre n°1161

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1161, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je suis surpris et inquiet de ne pas avoir eu de vos nouvelles depuis bien longtemps. Je ne sais rien de l’état de santé de votre épouse, ni de la manière dont vous vous êtes installé, de ce que deviennent votre fils et les membres de votre famille.

Je suppose que tout va pour le mieux, conformément à l’usage des ‘Hassidim des premières générations qui n’écrivaient pas, lorsque tout allait bien. Néanmoins, il serait sans doute bon de supprimer cette pratique et de donner des nouvelles également quand tout va bien. Puisse Dieu faire que nous n’annoncions que de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours.

Vous trouverez ci-joint un fascicule de commentaires sur E’ha(1) et un extrait de la causerie(2) prononcée pendant la réunion ‘hassidique du Chabbat Mevar’him(3) Elloul. Vous voudrez bien diffuser ce dernier, de la manière qui convient, dans les cercles les plus larges.

Je conclus en vous adressant ma bénédiction pour une bonne installation, matérielle et spirituelle à la fois, pour une bonne santé et pour tout le bien, en saluant ceux qui prient dans votre synagogue et en vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Edité à l’occasion du 9 Av. (2) Voir les trois lettres précédentes. (3) Qui bénit le mois.

Lettre n°1162

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1162, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5711,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Yaakov ‘Haïm(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du début du mois de Mena’hem Av et, à ce propos, je me suis adressé, par courrier, à mon représentant à Paris(2). J’ai appris, il y a quelques jours, que tout est arrangé et, à n’en pas douter, la paix régnera, à l’avenir.

Me basant sur l’affirmation de nos Sages, au traité Yoma 9b, j’ai rappelé, lors d’une réunion ‘hassidique, que la raison du présent exil est la haine gratuite(3). Pour réparer tout cela et préparer la délivrance prochaine, nous devons donc adopter l’attitude opposée, celle de l’amour gratuit.

La haine gratuite n’a aucune raison, aucune justification, ni par la rationalité issue de la sainteté, ni par celle des hommes. Or, le Rambam explique, au début de ses lois des opinions, que celui qui adopte un comportement extrême ne peut plus opter, par la suite, pour une attitude médiane. Il doit, pour se racheter, se positionner systématiquement à l’autre extrême. Selon ce raisonnement, l’amour gratuit est effectivement nécessaire, bien que sans fondement, ni par la logique des hommes, ni même par celle de la sainteté ou qui apparaît comme telle.

On peut donc ne trouver aucun mérite à son prochain, justifiant qu’on l’aime, malgré un effort sincère pour le découvrir. Mais, on l’aimera, malgré tout. On se renforcera dans ce sentiment, au point de ne lui voir aucun défaut. C’est de cette manière que l’on aime réellement et, en parvenant à cette forme d’amour gratuit, on pourra transformer le présent exil, causé par la haine gratuite. De la sorte, nous recevrons la délivrance véritable et complète, très bientôt et de nos jours, Amen.

Il y a quelques temps, j’ai écrit au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, Rav Chmouel Yaakov Rubinstein(4). Il a sûrement reçu, en son temps, ma lettre et le fascicule qui y était joint.

Je conclus en vous adressant ma bénédiction pour être inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Le Rav Y.H. Lichtenstein, de Paris. (2) Le Rav Binyamin Gorodetski. (3) Sans raison, sans justification logique. (4) Rabbin de la communauté orthodoxe de la rue Pavée, à Paris.

Lettre n°1163

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1163, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait d’avoir de vos nouvelles par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Yossef Weinberg(1). Il m’a dit que votre état de santé s’est amélioré et que le voyage que vous aviez projeté n’a pu se faire. Vous connaissez l’explication du verset heureux ceux qui résident dans Ta maison, ils Te loueront encore. C’est précisément parce qu’ils résident dans ta maison(2) qu’ils en viendront à Te louer encore.

Je suppose que vous prenez part à des cours de Torah et contribuez au soutien de ceux qui se consacrent à son étude, dans votre pays. Ceci s’ajoute aux contributions que vous envoyez à l’extérieur de votre pays.

J’aimerais savoir si vous êtes en bonne santé et comment vont vos affaires. Je voudrais connaître également votre situation morale. Vous pouvez m’écrire en Yiddish ou en anglais, selon ce qui vous est le plus facile, pour donner des nouvelles et exprimer des souhaits.

Je souhaite aussi vous rappeler l’importance de lire chaque jour les Tehilim, selon leur répartition quotidienne, mais je suis sûr que vous avez déjà adopté cette pratique. En Elloul et jusqu'à Yom Kippour, quelques Psaumes sont, en outre, ajoutés, selon la coutume de mon beau-père, le Rabbi, qu’il reçut de son arrière-grand-père, le Tséma’h Tsédek et de l’Admour Hazaken, auteur du Choul’han Arou’h et du Tanya(3). Ils sont indiqués dans le Hayom Yom.

Dans la Parchat Reéh, que nous avons lue hier, la Torah dit : Vois, J’ai placé devant toi la vie... et tu as choisi la vie. Mon beau-père, le Rabbi, explique qu’en donnant l’ordre aux Juifs de faire le choix de la Torah et des Mitsvot, qui constituent le chemin de la vie, Dieu apporte à chacun la force de surmonter les épreuves que l’on subit de l’extérieur, les attaques du mauvais penchant, provenant de l’intérieur. On peut ainsi suivre le chemin de la Torah et des Mitsvot et, de la sorte, obtenir une longue vie, une bonne vie, une vie d’opulence et de réussite.

Nous avons l’habitude, dès le début du mois d’Elloul, de souhaiter que l’on soit inscrit et scellé pour une bonne et douce année. Je formule donc des voeux en ce sens pour vous, votre épouse et vos enfants.

J’ai bien reçu votre contribution, qui m’est parvenue par le Rav Yossef Weinberg. Je l’ai transmise au bureau des réalisations discrètes, dont le but est d’aider des personnes ou des institutions sans que cela se sache, afin de ne pas susciter la gêne et de ne pas nuire. C’est là une des formes les plus élevées de Tsédaka.

N. B. : Je viens d’avoir encore une fois de vos nouvelles, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Yossef Weinberg. Il m’a montré la longue lettre que vous lui avez adressée et je voudrais, à ce propos, formuler la remarque suivante.

Vous écrivez que vous êtes soucieux, parce que vous n’êtes pas certain d’avoir accompli le désir de mon beau-père, le Rabbi et les instructions qu’il vous avait données, à l’époque, sur la manière de conduire vos affaires. Peut-être ne vous êtes-vous pas suffisamment conformé à son avis et vous croyez voir en cela l’origine de vos problèmes de santé et de vos difficultés commerciales.

Il est sans doute inutile de vous préciser que mon beau-père, le Rabbi, a toujours recherché et recherche encore maintenant uniquement le bien et le bonheur des Juifs. Penser à ce qui s’est passé et en concevoir de la peine, ce qu’à Dieu ne plaise, même si, comme vous le croyez, vous n’avez pas fait tout ce qu’il vous a écrit, imaginer que vous êtes puni pour tout cela est exactement le contraire de l’attitude qu’a toujours adopté mon beau-père, le Rabbi et qu’il adopte encore actuellement. Celui-ci, bien au contraire, vient en aide à chacun, fait qu’il se sente bien. Il ne punit en aucune façon, ce qu’à Dieu ne plaise.

Voici mon avis. Quelques fois par semaine, vous devriez, sans en faire le voeu, étudier et lire les mémoires de mon beau-père, le Rabbi et ses causeries. Vous vous renforcerez dans la conviction que toutes les bénédictions qu’il vous a données s’accompliront pleinement. Vous voudrez et vous pourrez conduire votre maison sur le chemin de la Torah et des Mitsvot, encore plus clairement qu’auparavant et vous donnerez de la Tsédaka avec une main tendue et un cœur joyeux.

Avec ma bénédiction pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, de même que tous les membres de votre famille,

Notes

(1) Voir la lettre n°990. (2) Plutôt que de partir en voyage. (3) Trois Psaumes supplémentaires sont lus pendant cette période et l’ensemble des cinq livres est ainsi conclu, à l’issue des différentes prières de Yom Kippour.

Lettre n°1164

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1164, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5711,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Na’hman Dov(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 26 Mena’hem Av, par laquelle vous m’apprenez que votre fils ‘Haïm David Nate est devenu Bar Mitsva. Je vous adresse donc ma bénédiction pour que vous conceviez de lui, en tout point, une satisfaction juive et ‘hassidique. Vous le conduirez à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la tranquillité de l’esprit et du corps.

J’ai appris avec plaisir, par votre lettre, que vous donnez un cours aux jeunes gens, à la synagogue. Il ne faut pas craindre que la ‘Hassidout dépasse leur compréhension car, de nos jours, elle est exprimée en des termes qui peuvent être compris par toutes les catégories de Juifs. Il suffit donc de trouver le discours ‘hassidique ou la causerie qui convient le mieux.

Le but d’un guide spirituel est précisément de déterminer la formulation la plus adaptée à son auditoire. Et, nos Sages décrivent, dans le Midrach Chemot Rabba, chapitre 2, paragraphe 2, comment Moché notre maître savait trouver, pour chaque catégorie constituant son troupeau, l’herbe qui lui convenait le mieux(2).

Vous trouverez ci-joint un extrait de la causerie(3) prononcée pendant la réunion ‘hassidique du Chabbat Mevar’him(4) Elloul. Vous la diffuserez sûrement, de la meilleure manière.

Je vous joins également une lettre pour votre fils. Elle est rédigée brièvement et je m’en remets à votre jugement pour déterminer si elle nécessite une explication complémentaire.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre action et en vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Le Rav N.D. Wichnin. (2) Il le faisait donc paître en trois groupes, les bêtes les plus âgées, les plus jeunes et, enfin celles qui étaient dans la force de l’âge. (3) Voir les lettres n°1158 à 1161. (4) Qui bénit le mois.

Lettre n°1165

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1165, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

La Rabbanit ... était ici, la semaine dernière et elle m’a transmis votre lettre. Quelques jours plus tard, je me suis entretenu avec son mari, le Rav. J’espère que mes propos feront leur effet et qu’ils permettront de résoudre le problème.

Plusieurs Décisionnaires de Hongrie adoptent une attitude sévère, en ce qui concerne l’utilisation d’un tampon(1). Le Tséma’h Tsédek, en revanche, permet, lorsqu’il y a un danger, de le placer avant la relation conjugale(2). Il l’explique dans ses responsa, Even Haézer, chapitre 89. On trouve également une réponse écrite de son fils, Rabbi Israël Noa’h, en ce sens.

A ce propos, je voudrais vous remercier, car la Rabbanit m’a dit à quel point vous l’avez encouragée. Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, non seulement vous guérissiez le corps de ceux qui vous consultent(3), mais, en outre, vous les encouragiez et renforciez leur confiance en Dieu.

Nos Sages enseignent que ‘Hizkya cacha le livre des guérisons(4). Et, le Rambam souligna qu’il ne fallait pas voir en cela une attitude hostile à la médecine, car ce livre indiquait comment obtenir une guérison miraculeuse(5). Vous consulterez son commentaire de la Michna, à la fin du chapitre 4 du traité Pessa’him et dans le Guide des égarés, tome 3, chapitre 37. De plus, la Torah donne au médecin l’autorisation de guérir, ce qui veut dire, d’après la ‘Hassidout, qu’elle lui apporte la force de le faire.

Commentant le verset Chemot 21, 19, Rabbi Avraham Ibn Ezra dit qu’il en est ainsi seulement pour les maladies extérieures et non pour les affections intérieures. Vous consulterez l’introduction du commentaire de la Torah du Ramban et le début de la Parchat Be’houkotaï, cité dans le Toureï Zahav sur Yoré Déa, début du chapitre 336.

La Hala’ha, couramment acceptée par le peuple juif, va dans le sens du Rambam et établit que l’on peut avoir recours à la médecine tout en plaçant sa confiance en Dieu, Qui enverra la guérison par telle personne et tel traitement.

Avec ma bénédiction de réussite et pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) A usage contraceptif. (2) Voir la lettre n°1122. (3) Le destinataire de cette lettre est vraisemblablement à la fois un Rav et un médecin. (4) Afin que les hommes invoquent la miséricorde divine. (5) Et ne mentionnait donc pas de traitements médicaux.

Lettre n°1166

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1166, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Elloul 5711,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Avraham Elyahou(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 27 Mena’hem Av, à laquelle était joint le chèque du ‘Hassid qui craint Dieu, Rav ‘Haïm Yaakov Gass(2). Comme vous me l’avez demandé dans votre précédente lettre, le reçu a été adressé à votre proche parent, le Rav Naftali Kahana.

Je continue de penser, comme je l’indiquais dans mon courrier précédent, que vous devriez renforcer votre enseignement public de la ‘Hassidout. Et, vous savez que le terme public, synonyme de pluriel, s’applique dès lors que deux personnes sont présentes.

De fait, on trouve l’expression le minimum du pluriel est deux dans les responsa de Rabbi Avraham, fils du Rambam, au chapitre 86 et au chapitre 110, dans lequel il cite son père. Le Sadé Yochoua, sur le Yerouchalmi, à la fin du traité Bera’hot, l’attribue à nos Sages.

Et, même si l’on parle d’un pluriel véritable, il peut également s’agir de trois personnes, selon le traité Guittin 46a, le Yerouchalmi Guittin, chapitre 8, paragraphe 6 et le début de l’introduction des Tikouneï Zohar. Bien plus, l’effort qui convient vous permettra de réunir beaucoup plus de trois personnes.

Avec ma bénédiction pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, en particulier pour que vous soyez en bonne santé,

Vous consulterez, à ce propos, le début du chapitre 4, des lois des opinions, du Rambam(3).

Notes

(1) Le Rav A.E. Axelrod. Voir, à son propos, la lettre n°870. (2) De Greensborogh. Voir, à son propos, la lettre n°1121. (3) Qui dit qu’être en bonne santé est un des éléments du service de Dieu.

Lettre n°1167

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1167, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Elloul 5711,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Chlomo(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre de la veille de Roch ‘Hodech Elloul. De même, le courrier du ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav I.Elmaleh(2), m’a appris la circoncision de votre fils. Tout comme celui-ci est entré dans l’alliance de notre père Avraham, Dieu fera que vous et votre épouse le conduisiez à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse et la tranquillité de l’esprit et du corps. Il vous permettra d’annoncer de bonnes nouvelles toujours et tous les jours.

Je vous remercie de m’avoir annoncé que vous envoyez des livres ces jours-ci(3). Il me semble vous avoir déjà écrit qu’il ne doit pas nécessairement s’agir de livres de Kabbala. Ils peuvent aussi appartenir à la partie révélée de la Torah. Vous savez sans doute que de nombreux livres ont été imprimés à Djerba. Il serait bon de s’y intéresser.

Avec ma bénédiction de prompt rétablissement pour votre épouse et pour l’enfant qui vient d’être circoncis, en vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne et douce année et de connaître la réussite dans votre mission sacrée,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav C.Matusof, de Casablanca, au Maroc. Voir, à son propos, la lettre n°818. (2) Le Rav Its’hak Elmaleh. Voir, à son propos, la lettre n°1129. (3) Pour la bibliothèque du Rabbi. Voir les lettres n°1129 et 1130.

Lettre n°1168

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1168, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Elloul 5711,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Ichaya Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu, en son temps, votre demande de bénédiction à l’occasion de la fête de la libération(2). J’en ai donné lecture près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, afin que celui-ci invoque la miséricorde divine, pour vous et pour tous les membres de votre famille, de sorte que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins.

En ces jours propice, emplis de miséricorde, du mois d’Elloul, j’attends de vos bonnes nouvelles. Je souhaite apprendre que les requêtes formulées dans votre lettre et votre demande de bénédiction commencent à se réaliser, de manière positive.

Vous savez sans doute que l’un des versets dont les initiales forment le nom d’Elloul est le suivant : Un homme à son ami et des cadeaux aux pauvres. Face au Saint béni soit-Il, chacun d’entre nous est un pauvre et nos Sages précisent que Il dit Ses Paroles à Yaakov, c’est-à-dire qu’Il accomplit Lui-même ce qu’Il demande aux Juifs de faire. Il accordera donc des cadeaux à nous tous, parmi l’ensemble des enfants d’Israël.

Avec ma bénédiction pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année,

Notes

(1) Le Rav I.Matlin. (2) Du 12-13 Tamouz.

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