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Iguerot Kodesh — lettres 1109 à 1128

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°1109

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1109, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Tamouz 5711,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,

homme énergique, aux multiples accomplissements,

qui se consacre avec empressement aux besoins

communautaires, le Rav Moché Shapiro(1),

ministre de l’intérieur et de l’intégration(2)

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre télégramme en son temps et, dernièrement, votre lettre du 7 Tamouz. Je vous remercie beaucoup pour l’un et l’autre.

La douleur est grande et l’humiliation, considérable, lorsque l’on constate l’impossibilité de constituer un front(3) en un moment aussi décisif. Puisse Dieu faire qu’au moins maintenant, les dirigeants des partis religieux trouvent la force de faire passer les intérêts de l’ensemble du Judaïsme orthodoxe avant ceux, illusoires, de leur propre formation. Ainsi, ils constitueront effectivement un tel front, même après les élections.

Avec mes salutations et ma bénédiction de réussite,

Notes

(1) Voir, à son propos, la lettre n°1043. (2) De l’état d’Israël. (3) Un front religieux uni. Voir, à ce propos, les lettres n°925, 953, 1032, 1043, 1044, 1045, 1046, 1047, 1060, 1064 et 1098.

Lettre n°1110

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1110, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Tamouz 5711,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

homme énergique, aux multiples accomplissements,

qui se consacre avec empressement aux besoins

communautaires, le Rav Binyamin(1),

Je vous salue et vous bénis,

Votre télégramme du 18 Juillet m’est bien parvenu.

Il y a quelques temps, je me suis adressé aux dirigeants des ‘Hassidim en Terre Sainte, puisse-t-elle être rebâtie et restaurée, et je leur ai demandé de faire connaître mon opinion, pour faire suite aux nombreuses questions qui m’ont été posées. J’ai dit que chacun et chacune est tenu de participer aux élections, de voter pour les listes les plus orthodoxes et d’influencer les autres pour qu’ils en fassent de même(2).

Je suis convaincu que mon opinion a été diffusée de la manière qu’il convient.

La douleur est grande et l’humiliation, considérable(3), lorsque l’on constate l’impossibilité de constituer un front, en un moment aussi décisif. Puisse Dieu faire qu’au moins maintenant, les dirigeants des partis religieux trouvent la force de faire passer les intérêts de l’ensemble du Judaïsme orthodoxe avant ceux, illusoires, de leur propre formation. Chaque parti y gagnera en tant que parti et l’on constituera, au moins maintenant, après les élections, un tel front.

Avec ma bénédiction et mes respects,

Notes

(1) Le Rav B.Mints, de Terre Sainte. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°925, 953, 1032, 1043, 1044, 1045, 1046, 1047, 1060, 1064, 1098 et 1109. (3) Voir la lettre précédente.

Lettre n°1111

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1111, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[23 Tamouz 5711]

Il est sûrement inutile(1) de vous préciser qu’un programme spécial est nécessaire pour la période des vacances(2) et celui-ci doit être préparé à l’avance, car, comme le font remarquer nos maîtres, tout processus est conditionné par son début. C’est également le cas pour les vacances.

Pour différentes raisons, il serait bon, pendant les vacances, que le temps d’étude soit diminué le moins possible. Telle a toujours été la coutume juive et, si elle a été adoptée dans toutes les villes, tous les villages, combien plus doit-elle l’être dans les implantations des ‘Hassidim(3).

Notes

(1) Voir, à ce propos, la lettre n°1090. (2) Des établissements scolaires. (3) Dans les écoles qui s’y trouvent.

Lettre n°1112

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1112, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tamouz 5711,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,

le Rav Mena’hem Na’houm(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, par le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux besoins communautaires, Rav Chlomo Zalman Hecht(2), la demande de bénédiction que vous m’avez adressée pour votre fils Meïr Zéev, fils d’Esther, qui est actuellement en Corée(3).

Lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, je lirai cette demande de bénédiction et que Dieu fasse que vous puissiez, au plus vite, m’annoncer de bonnes nouvelles, en la matière.

J’ai vu, sur le papier à en-tête de la synagogue Bneï Israël, que vous en êtes le secrétaire. La coutume, aux Etats Unis, veut que le secrétaire soit, à proprement parler, l’animateur de la synagogue et je suppose que c’est également le cas, pour ce qui vous concerne. Vous la faites vivre et, ce qui est encore plus important, vous réglez ce qui la concerne dans le domaine spirituel, les cours publics qui y sont donnés, l’organisation de la prière à l’issue du Chabbat et des fêtes. Il est sans doute inutile de vous préciser à quel point tout cela est important, mais je me range à l’avis de nos Sages selon lequel on conseille l’empressement à celui qui possède d’ores et déjà cette qualité.

Je voudrais vous souligner l’importance de la lecture quotidienne des Tehilim, après la prière du matin, selon leur répartition mensuelle, la nécessité de fixer la prière du samedi soir de sorte que personne ne transgresse le Chabbat(4), l’intérêt de s’efforcer que les endeuillés venant réciter le Kadich mettent également les Tefilin. C’est, bien souvent, de cette façon que l’on peut leur faire acquérir cette Mitsva pour le reste de leur vie.

Il en est de même pour d’autres pratiques, que vous saurez localement déterminer par vos propres moyens, connaissant les conditions de l’endroit et la personnalité de ceux qui constituent la communauté. C’est de toutes ces façons que vous insufflerez la vitalité à la synagogue et à ceux qui y prient. Vous en ferez des Juifs enthousiastes. Et, mon beau-père, le Rabbi, donne l’assurance qu’en pareil cas, Dieu ne reste pas en dette. Il récompense, mesure pour mesure(5), accorde une longue vie, une vitalité accrue à ceux qui sont actifs dans tous ces domaines, de même qu’aux membres de leur famille. Tous seront bénis par la bougie (qui) est une Mitsva, la Torah (qui) est une lumière et le chemin de la vie, avec la satisfaction de tous leurs besoins.

Vous me donnerez sûrement de bonnes nouvelles de votre fils et je conclus en transmettant mes salutations à tous les membres de la communauté. Vous leur direz que nos Sages qualifient la synagogue de petit Sanctuaire. En adoptant le comportement qui convient dans ce petit Sanctuaire, on se préparera à la construction du troisième Temple, par notre juste Machia’h et on la hâtera, très bientôt et de nos jours, Amen.

Je vous adresse ma bénédiction.

Vous trouverez ci-joint le reçu correspondant à votre don. Celui-ci a été transmis au fonds pour les réalisations discrètes, qui est l’une des manières les plus hautes de mettre en pratique la Mitsva de Tsédaka.

Notes

(1) Le Rav M.N. Auerbach. (2) De Chicago. (3) A la guerre. (4) Ce qui pourrait être le cas si elle était fixée trop tôt. (5) A la mesure de ce qui a été accompli.

Lettre n°1113

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1113, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tamouz 5711,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et

se consacre aux besoins communautaires,

issu d’une illustre lignée(1),

Le Rav Azryel Zelig(2),

Je vous salue et vous bénis,

A) Vous ne m’avez pas écrit où des cours publics de ‘Hassidout existent déjà et où il est nécessaire d’en créer. Pour qu’il n’y ait pas, en la matière, d’interférence avec l’activité de quelqu’un d’autre, vous agirez en concertation avec le grand Rav et ‘Hassid, Rav Chlomo Yossef Zevin(3), avec le Collel ‘Habad, la Yechiva Torat Emet et les représentants de la synagogue ‘Habad dans la ville sainte de Jérusalem, puisse-t-elle être rebâtie et restaurée.

Vous concevrez, ensemble, un programme, dans ce domaine. Vous me le ferez connaître et j’interviendrai alors, dans toute la mesure du possible.

B) Concernant le papier à en tête de la caisse de bienfaisance du Collel(4), il faut, à mon avis, adopter le nom que je donnais dans ma lettre précédente(5) : Caisse de bienfaisance centrale du Collel ‘Habad, Jérusalem, puisse-t-elle être rebâtie et restaurée ou bien, en ordre inverse, écrire : Collel ‘Habad, puis, sur une seconde ligne : caisse de bienfaisance centrale du Collel ‘Habad.

C) Quant à la collecte relative à cette caisse de bienfaisance(6), il peut être inclus dans l’appel général. Si vous êtes d’accord de le diffuser pour Roch Hachana, vous y ajouterez donc le paragraphe suivant :

Nous soulignons tout particulièrement à nos amis, les ‘Hassidim, à qui Dieu accordera une longue vie, partout où ils se trouvent, l’importance de la caisse de bienfaisance du Collel ‘Habad. Il s’agit du financement central, géré par cette institution. Vous savez que cette caisse représente l’une des formes les plus parfaites de Tsédaka, d’autant que le capital apporté par les donateurs se maintient en permanence(7). Ces sommes peuvent donc être empruntées de nombreuses fois et, à chaque fois, c’est l’argent des donateurs qui est utilisé pour cela.

D) J’avais reçu un télégramme de votre part, par lequel vous m’annonciez votre intention d’organiser une grande réunion ‘hassidique pour tous, au jour de la libération du 12-13 Tamouz. Vous sollicitiez ma bénédiction, à ce propos.

Je vous ai répondu, en son temps, par télégramme et j’aimerais maintenant savoir de manière détaillée ce qui a été fait.

E) Dans ce télégramme, j’ai également fait état publiquement de mon opinion concernant les élections(8). Vous l’avez sans doute diffusé comme il convient.

Je conclus en vous souhaitant de connaître la réussite dans votre mission sacrée et en transmettant mes salutations à tous les membres du comité de direction(9),

Notes

(1) Petit-fils de la Rabbanit Menou’ha Ra’hel, fille de l’Admour Haémtsahi. (2) Le Rav A.Z. Slonim, de Jérusalem. Voir, à son propos, la lettre n°847. (3) Voir, à son propos, la lettre n°813. (4) Le Collel ‘Habad, dirigé par le Rav A.Z. Slonim. (5) la lettre n°1086. (6) Voir, à ce propos, la lettre n°921. (7) Grâce aux remboursements des prêts. (8) Voir, à ce propos, les lettres n°925, 953, 1032, 1043, 1044, 1045, 1046, 1047, 1060, 1064, 1098, 1109 et 1110. (9) Du Collel ‘Habad.

Lettre n°1114

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1114, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tamouz 5711,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et

se consacre fidèlement aux besoins communautaires,

le Rav Chlomo Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

Dans votre lettre datée des jours de la libération(2), vous me dites vouloir participer au Maamad(3) qui m’est personnellement destiné. Vous émettez également le souhait de quitter l’étroitesse et de connaître la largesse.

Vous devez savoir que, pour différentes raisons, je refuse de recevoir moi-même l’argent du Maamad. Vos chèques resteront donc en dépôt, jusqu’à ce que vous donniez des instructions sur ce qu’il y a lieu d’en faire. Quant à votre souhait de quitter l’étroitesse actuelle pour accéder à la largesse, je comprends que vous avez une bonne intention et Dieu permettra très vite qu’il en soit ainsi, au sens le plus matériel et le plus littéral.

Mais, vous devez vous-même, dans toute la mesure de vos moyens, vous diriger vers cette largesse, y compris dans la dimension spirituelle. Vous connaissez sans doute le proverbe(4) de mon beau-père, le Rabbi, qu’il cita au nom de son grand-père, le Rabbi Maharach : On considère généralement que, lorsque l’on est confronté à un obstacle, on doit passer en dessous et, si ce n’est pas possible, par le dessus. Je pense, pour ma part, qu’il faut passer d’emblée par dessus(5). Tout ne dépend donc que de votre détermination.

Lors de la réunion ‘hassidique, durant la fête de la libération du 12 Tamouz, il a été dit(6), précisément, que la détermination et la soumission à Dieu sont les réceptacles permettant de surmonter tous les voiles et les obstacles. De la sorte, on prend conscience que l’on était confronté à une épreuve. Bien évidemment, on conçoit, en pareil cas, du plaisir de ce qui a été accompli.

Je vous adresse ma bénédiction pour que vous passiez un été en bonne santé et qu’il vous permette de vous préparer comme il convient à la nouvelle année.

Vous trouverez ci-joint un reçu du fonds pour les réalisations discrètes, pour le montant de votre contribution.

Notes

(1) Le Rav C.Z. Hecht, de Chicago. Voir, à son propos, la lettre n°1026. (2) Des 12-13 Tamouz. (3) Voir, à ce propos, les lettres n°919, 966, 980 et 1021. (4) Voir, à ce propos, les lettres n°1077 et 1105. (5) Pour se libérer des obstacles, il faut donc, d’emblée, rechercher les accomplissements les plus parfaits.

Lettre n°1115

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1115, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tamouz 5711,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,

le Rav Elkana(1),

Je vous salue et vous bénis(2),

J’ai bien reçu votre demande de bénédiction, par l’intermédiaire du grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux besoins communautaires, Rav Chlomo Zalman Hecht(3). J’en ferai lecture, lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. A n’en pas douter, il invoquera la miséricorde divine, afin que vous receviez, de même que votre épouse, la satisfaction de tous vos besoins, que Dieu exauce toutes vos requêtes, dans leur ensemble et chacune en particulier.

Le Rav Hecht me dit aussi qu’une opportunité commerciale se présente à vous. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite et que se réalise en vous la parole(4) de mon beau-père, le Rabbi, qu’il transmit au nom de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h : Dieu confie aux Juifs des biens matériels, afin qu’ils en fassent de la spiritualité.

Je conclus en évoquant ce qui est d’actualité, la Parchat Matot. Je le ferai brièvement, car le temps ne me permet pas une longue analyse, mais, pour quelqu’un comme vous, ces quelques lignes suffiront.

On sait que les voeux diffèrent de tous les autres Préceptes de la Torah, puisqu’ils prennent valeur lorsque l’on va bientôt devenir un homme, c'est-à-dire à douze ans, alors que l’on est tenu de mettre en pratique les autres Commandements seulement à treize ans.

Ceci nous délivre une leçon. Un voeu est, en effet, une précaution et nos Sages disent que le voeu est un moyen de contenir sa relation avec les biens matériels. On le formule donc pour être certain de ne pas trébucher, dans sa pratique de la Torah et des Mitsvot.

Certes, nos Sages disent, dans le Yerouchalmi Nedarim, à la fin du chapitre 9 : Suffis-toi de ce que la Torah t’interdit. De ce point de vue, le voeu pourrait être interprété comme une marque d’orgueil. Bien plus, on pourrait même imaginer qu’il soit interdit, puisqu’il est dit : Tu ne retrancheras rien à ces Commandements et tu n’y ajouteras rien.

La Torah souligne, en conséquence, que ce n’est nullement le cas. On peut, en effet, mettre en pratique la Torah et les Mitsvot, tout en étant, selon l’expression du Ramban, un dévoyé, de manière permise par la Torah(4). Il est donc indispensable de s’en tenir à l’Injonction : Menez la garde autour de ce que Je demande.

Par la Mitsva des voeux, la Torah enseigne donc de quelle manière on doit conduire l’homme à mettre les Mitsvot en pratique, quand il aura treize ans. Celui-ci se préparera à un tel accomplissement en multipliant les précautions, les barrières autours de ce qu’interdit la Torah.

C’est donc en ce sens que les voeux préparent la pratique de la Torah et des Mitsvot, lorsque l’on va bientôt devenir un homme. Bien évidemment, on ne peut, en la matière, attendre un même comportement de la part de tous. Les précautions dont les hommes ont besoin ne sont pas toujours identiques. Ainsi, disent nos Sages, un ignorant ne doit pas manger de viande(5) alors que le contraire est vrai pour l’érudit de la Torah, auquel nos Sages disent : Au lieu de consommer des légumes, prends donc de la viande.

C’est pour cette raison que la Paracha relative aux voeux fut dite aux chefs de tribu. D’eux dépend, en effet, que ces voeux soient annulés ou confirmés, dans quelle domaine il est bon d’en formuler ou préférable de s’en abstenir. Car, on a vu l’impossibilité d’adopter, en la matière, une position identique pour tous. C’est donc le chef, possédant une vision lumineuse de toute chose, qui est habilité à s’exprimer, en la matière.

Avec ma bénédiction de bonne santé et pour tout le bien,

Notes

(1) Le Rav E.Pomerants, de Chicago. (2) Une même lettre a été adressée à plusieurs autres personnes. (3) De Chicago. Voir la lettre précédente. (4) En accomplissant les Mitsvot sans aucun désir de se sanctifier par ces accomplissements. (5) Nourriture qui risque de lui suggérer un orgueil déplacé.

Lettre n°1116

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1116, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Tamouz 5711,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,

le Rav Yossef(1),

Je vous salue et vous bénis

J’ai bien reçu votre lettre du jeudi de la Parchat Balak. Je suis très content que vous ayez accepté ma proposition, dont j’ai fait mention alors que je me trouvais près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, celle d’apporter une contribution de mille dollars pour l’œuvre de mon beau-père, le Rabbi, accomplie en Afrique(2). Bien évidemment, ce montant sera partie intégrante de l’engagement, que vous avez pris, d’une participation à hauteur de cinquante milles dollars.

Vous vous êtes efforcé d’envoyer ces mille dollars à temps, malgré vos difficultés de trésorerie. Votre mérite en est d’autant plus grand et l’on peut voir en cela la réalisation du verset : Heureux celui qui comprend le pauvre. Lorsque lui-même connaîtra le mal, Dieu le sauvera. Cela veut dire que celui qui a des difficultés financières et, de ce point de vue, peut être considéré comme pauvre, mais, néanmoins, n’en tient aucun compte et donne de la Tsédaka au delà de ses moyens du moment, obtiendra, par sa foi, la réalisation de la suite de ce même verset du Psaume 41 : Tu m’as soutenu, dans mon intégrité et Tu me permets d’être droit devant Toi, pour l’éternité.

Je souhaite aussi que s’accomplissent les termes que le prophète Mala’hi prête à Dieu : De grâce, mettez-Moi à l’épreuve dans ce domaine, celui de la Tsédaka. Vous constaterez alors que J’ouvrirai pour vous les trombes des cieux et Je ferai pleuvoir pour vous des bénédictions, sans que vous ne puissiez dire que cela suffit.

Puisse Dieu faire que vous assistiez à la réalisation de tout cela, que vous connaissiez une réussite considérable, que vous ayez les moyens de tenir pleinement vos engagements et même de les multiplier.

Avec ma bénédiction pour que vous connaissiez le succès et la tranquillité,

Notes

(1) Le Rav Y.Robinson. Voir, à son propos, la lettre n°947. (2) Du nord. Voir, à ce propos, les lettres n°902, 913, 918, 933, 943 et 944.

Lettre n°1117

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1117, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Tamouz 5711,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais référence à la question que vous me posez dans votre lettre, concernant l’engagement d’employés ou le licenciement de ceux qui travaillent déjà pour vous.

Je n’ai pas l’habitude de répondre à de telles questions, ni par écrit ni oralement, à cause de tous les doutes que de telles situations peuvent susciter.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°1118

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1118, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Mena’hem Av 5711,

Brooklyn,

Yalles, Philadelphie(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre du 28 Tamouz, quelques instants avant de me rendre auprès du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. J’y ai mentionné votre nom et celui des membres de votre famille, pour que tous vos besoins soient satisfaits, comme vous le demandez dans votre lettre. Il est clair que le Juste qui a quitté ce monde s’y trouve plus que de son vivant. Il invoquera la miséricorde divine pour que vous connaissiez la réussite, matérielle et spirituelle.

Conformément à votre demande, le montant que vous m’avez adressé à l’occasion de l’anniversaire du décès de votre père, le Rav et le Juste, a bien été transmis et vous trouverez ci-joint le reçu.

Le Kountrass E’ha(3), qui vient d’être imprimé, pratiquement pour la première fois, à partir du manuscrit, établit, à la page 44, une comparaison entre Yom Kippour et le 9 Av, les deux jours de l’année pendant lesquels il est interdit de porter des chaussures. Ce texte souligne que l’interdiction découle, dans un cas et dans l’autre, d’une raison opposée(2), mais l’on sait que le point le plus élevé est directement relié au plus bas. On peut en conclure que, le 9 Av, qui deviendra très prochainement joie et allégresse, le fait de s’abstenir de porter des chaussures permet d’obtenir une élévation que l’on n’aurait pas en les portant.

Je constate que, cette année, l’anniversaire du décès et de l’élévation de l’âme de votre père, un Rav et un Juste, est encore en un jour qu’il est interdit de porter des chaussures(4). Bien évidemment, tout est effet de la divine Providence, en particulier pour ceux qui sont attachés à la Torah et aux Mitsvot. L’anniversaire du décès apporte donc bien une ascension à son âme.

L’interdiction de porter des chaussures le 9 Av est effectivement comparable à celle de Yom Kippour. Elle est obtenue, cette année, le 10 Av et puisse Dieu faire que nous assistions bientôt, de nos yeux de chair, à l’accomplissement de la promesse selon laquelle Je transformerai leur deuil en allégresse. Le contenu d’E’ha pourra alors être interprété dans le sens de l’élévation, comme le montre le Kountrass E’ha.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Efraïm Eliézer Yalles, Rav et président du tribunal rabbinique de Philadelphie. Voir, à son propos, la lettre n°906. (2) Dans un cas, la marque d’une haute élévation spirituelle, dans l’autre, un signe de deuil. (3) Commentaire ‘hassidique du texte, relatif au deuil de Jérusalem, qui est lu le 9 Av. (4) L’anniversaire du décès est le 10 Av, jour de jeûne et d’interdiction de porter des chaussures lorsque le 9 Av est un Chabbat.

Lettre n°1119

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1119, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Mena’hem Av 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu en son temps votre lettre de Lag Baomer et celles du 5 et du 8 Tamouz. J’ai lu votre demande de bénédiction auprès du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, afin qu’il invoque la miséricorde divine pour chacun et chacune de ceux que vous mentionnez, afin d’obtenir la satisfaction de tous leurs besoins. Il est clair que le Juste qui quitte ce monde s’y trouve plus que de son vivant. Il suscitera donc la bénédiction et la réussite pour vous et pour les membres de votre famille, matériellement et spirituellement.

Vous me demandez si vous devez révéler à vos amis le décès de leur mère. A mon avis, vous leur expliquerez progressivement que Dieu l’a conduite dans un endroit où elle ne souffre plus de sa maladie, que cet endroit se trouve dans les cieux, qu’elle continue, de là où elle se trouve, à se préoccuper du bien être des membres de sa famille, qu’elle demande à Dieu qu’ils réussissent dans leurs études, qu’ils adoptent un bon comportement.

Encore maintenant, cette mère a pitié de ses enfants, souhaite qu’ils se conduisent comme des Juifs conscients. En le faisant, ils lui procurent la plus grande satisfaction et elle est alors capable d’obtenir qu’ils connaissent la réussite. La seule modification est donc l’impossibilité de vérifier tout cela de ses yeux de chair.

Bien évidemment, vous n’emploierez pas les mêmes termes avec les plus âgés et avec les plus jeunes. Le message, en revanche, basé sur ce qui vient d’être dit, peut être, plus ou moins, le même pour tous.

Avec ma bénédiction pour que vous vous organisiez de la manière qui vous convient le mieux, matériellement et spirituellement,

Lettre n°1120

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1120, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Mena’hem Av 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis(1),

Je vous adresse le compte rendu des propos que j’ai tenus devant les élèves(2) envoyés par le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h pour renforcer la Torah, les Mitsvot et le Judaïsme, en général, dans ce pays(3).

J’ai bon espoir que vous ne vous contenterez pas de lire ce compte rendu. Vous agirez également dans cet esprit, ces propos étant basés sur les enseignements que j’ai reçus de mon beau-père, le Rabbi, à différents moments, soulignant l’importance d’une telle manière d’agir.

Que Dieu nous vienne en aide à tous pour que chacun d’entre nous mette en pratique les termes de la mission qui lui est confiée, dans ce monde. C’est de cette manière que Dieu accordera bénédiction et réussite, dans les besoins personnels et, en particulier, pour tout ce qui concerne la santé du corps et de l’esprit.

Dans l’attente d’une bonne nouvelle,

Notes

(1) Une lettre similaire a été adressée à plusieurs personnes. (2) De la Yechiva centrale, à New York. (3) En en visitant les différentes communautés, pendant les mois de l’été.

Lettre n°1121

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1121, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Mena’hem Av 5711,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,

le Rav ‘Haïm Yaakov(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait d’obtenir de vos nouvelles par notre ami, le grand Rav et distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux besoins communautaires, Rav Avraham Elyahou Axelrod(2). Vous m’avez, en outre, fait parvenir votre contribution au Maamad(3) par son intermédiaire.

Je suis convaincu que votre participation au Maamad n’est pas uniquement financière, mais qu’elle est aussi l’expression de votre sentiment et de votre désir d’être attaché à tout ce qui concerne mon beau-père, le Rabbi, lequel a fait don de sa propre personne pour implanter la Torah et le Judaïsme dans le monde entier et en particulier dans ce pays.

Encore à l’heure actuelle, selon l’expression du Zohar, le Juste qui a quitté ce monde s’y trouve plus que de son vivant. Il observe toutes ses réalisations, constate avec plaisir qu’elles se développent et s’élargissent avec succès.

Pour tous ceux qui prennent part à cette œuvre et y apportent leur concours, en fonction de leur possibilité, le Juste invoque la miséricorde divine et bénit chacun d’entre eux, en tous leurs besoins.

Je saisis cette occasion pour vous adresser un compte rendu de ce que j’ai dit aux élèves de la Yechiva, qui utilisent leurs vacances pour rendre visite aux communautés de ce pays, afin de renforcer leur pratique juive(4). J’espère que cela vous intéressera également. Bien évidemment, vous pouvez vous servir de l’idée développée dans ce compte rendu pour convaincre vos amis, les rapprocher de la Torah et des Mitsvot, en général, des coutumes et des voies de la ‘Hassidout, en particulier.

Je vous adresse ma bénédiction pour de longs jours et de bonnes années, au sens le plus littéral et en bonne santé, de même que, dans la dimension profonde, de longues années, en bonne santé et emplies de la Torah, qui est une lumière et de la bougie qu’est la Mitsva.

Notes

(1) Le Rav H.Y. Gass, de Greensborogh. (2) Voir, à son propos, la lettre n°870. (3) Voir, à ce propos, les lettres n°919, 966, 980, 1021 et 1114. (4) Voir la lettre précédente.

Lettre n°1122

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1122, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[4 Mena’hem Av 5711]

Vous m’interrogez à propos d’une femme qui, selon les médecins, courrait un risque important si elle attendait un enfant. Vous voudriez savoir si elle peut avoir recours aux moyens(1) que l’on utilise en pareil cas.

De fait, nos maîtres adoptent une position conciliante(2), dans ce domaine et ils permettent différents moyens, avant la relation conjugale ou après celle-ci. Vous consulterez les responsa du Tséma’h Tsédek, Even Haézer, chapitre 89, qui permettent d’y avoir recours. Il y a aussi un texte manuscrit de son fils, Rabbi Israël Noa’h, qui donne également cette permission.

J’ai trouvé cette permission également dans les responsa du Racham, tome 1, chapitre 58. D’autres avis, en revanche, adoptent une position plus rigoriste, en la matière. Ils sont cités par le Sdeï ‘Hémed, recueil de lois, à l’article union du mariage, paragraphe 1 et dans le Peat Hassadé, à la même référence.

Quant à nous, nous devons nous en tenir à l’enseignement de nos maîtres. J’ai entendu que mon beau-père, le Rabbi, a également donné une telle permission, d’une certaine façon. Vous vous adresserez à un Rav qui tranche la Hala’ha, parmi les ‘Hassidim âgés et il vous dira quelle pratique adopter, en la matière.

Bien évidemment, tous les moyens dont il est ici question sont appliqués par la femme et non par le mari.

Notes

(1) Contraceptifs. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°625, 828 et 1165.

Lettre n°1123

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1123, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Mena’hem Av 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, qui n’était pas datée, avec la demande de bénédiction qui lui était jointe. Lorsque je me trouverai auprès du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, j’en ferai lecture. A n’en pas douter, il invoquera la miséricorde divine pour que vous ayez une bonne santé et que votre épouse soit exaucée en tout ce qu’elle désire, matériellement et spirituellement.

Je vous ai déjà dit qu’à mon avis, votre analyse n’est pas bonne et vos craintes sont sans fondement(1). Il n’y a sûrement là qu’une intervention du mauvais penchant. Il est donc préférable que vous cessiez de penser à tout cela, y compris à ce qu’il vous semble encore possible de réparer.

Supprimez donc toutes ces pensées et consacrez-vous plutôt aux besoins de l’autre, mieux encore, pensez à Dieu, comme l’expliquent de très nombreux textes de la ‘Hassidout. Et, le Rambam, lois des fondements de la Torah, début du second chapitre, explique de quelle manière on peut aimer et craindre Dieu.

Bien plus, la ‘Hassidout définit, en particulier, ce qui distingue sa démarche de celle de l’éthique. Cette dernière prône la contemplation, la méditation à l’insignifiance de l’homme, à la corruption de ses voies, au mal qu’il porte en lui, à la manière de se racheter.

En pareil cas, si l’on arrive effectivement à expier sa faute, on parvient à une issue positive, mais, pour y parvenir, il faut, au préalable, concentrer sa pensée sur tout ce qui est mauvais ou, tout au moins, ce qui n’est pas bon.

La ‘Hassidout, en revanche, demande de contempler, de méditer à la splendeur de Dieu ou, tout au moins, à l’aspect de la personnalité humaine qui est à l’image du Très Haut, à l’amour du prochain. En pareil cas, même si l’on ne parvient pas à la conclusion qui s’impose, on n’en a pas moins mis en pratique la Mitsva de connais le Dieu de ton père(2), en observant le bien et la valeur de la sainteté.

Tout ce qui vient d’être dit s’applique, de la même manière, à votre situation. Toute votre concentration porte sur des sujets qui ne sont pas positifs(3). Or, peut-être n’y a-t-il là qu’une illusion(4). Et, même si vous éprouvez des craintes, même si celles-ci sont fondées et qu’une réparation est nécessaire, le Tanya explique qu’il y a des moments spécifiques pour le faire.

De plus, qui dit qu’après cette méditation et cette amertume, car il est clair que la tristesse est totalement exclue, vous tirerez pleinement la conclusion qui s’impose ?

Méditez donc à la grandeur du Créateur, Qui suscite, fait exister et perpétue Ses créatures à chaque instant. Il faut donc ressentir, en permanence, la présence de la Force créatrice au sein de la matière créée. Ainsi, vous consacrez votre temps à mettre en pratique la Mitsva de méditer à la grandeur de Dieu, au fait que l’Eternel est Dieu, que tu aimeras l’Eternel ton Dieu.

Combien plus une telle démarche est-elle positive si elle vous permet d’améliorer votre situation. Vous gagnez ainsi sur tous les plans et, en quelques mots, pourquoi vous consacrer à écarte-toi du mal, alors que vous pouvez adopter le Précepte fais le bien. Si c’est effectivement le cas, écarte-toi du mal se réalisera de lui-même.

Puisse Dieu faire que ces jours soient transformés, pour nous et pour tout Israël, en allégresse et en joie, très bientôt et de nos jours. Chacun d’entre nous recevra la joie et l’allégresse, mettra en pratique l’Injonction, de portée générale : tu aimeras l’Eternel ton Dieu, avec joie et enthousiasme, dans l’opulence. Vous verrez, à ce propos, la fin des lois du Loulav, du Rambam(5).

Avec ma bénédiction pour que vous ayez une bonne santé et en soyez conscient,

Notes

(1) Pour ce qui est de son état de santé. (2) Puisque tel est le thème de la méditation. (3) La maladie. (4) Peut-être la maladie est-elle imaginaire. (5) Décrivant l’importance de la joie de la Mitsva.

Lettre n°1124

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1124, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Mena’hem Av 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Pendant ces neufs jours(1), tous se rappellent de l’affirmation de nos Sages, selon laquelle le Temple fut détruit du fait de la haine gratuite(2), parce que l’on n’aimait pas son prochain, sans que l’on soit capable d’expliquer pourquoi, sans fondement.

Nous désirons tous quitter l’exil au plus vite. Or, une telle situation peut être réparée par l’amour gratuit. Il faut donc aimer son prochain sans raison, même s’il n’apporte rien au peuple d’Israël, s’il ne fait du bien à personne, s’il n’est pas aisé de mettre en pratique, à son égard, le Précepte tu aimeras ton prochain comme toi-même, parce qu’il peut difficilement être appelé ton prochain. Cet homme n’étudie pas la Torah, ne pratique pas les Mitsvot. Or, malgré tout cela, il faut l’aimer gratuitement.

Un tel comportement permet de supprimer la cause de la destruction du Temple et de l’exil. Chaque Juif peut ainsi éclairer l’endroit où il se trouve et donc la part du monde qui lui est confiée. La clarté s’en trouve accrue et, au final, tout l’exil sera lumineux. Alors, nous mériterons la délivrance complète et véritable, très prochainement, par notre juste Machia’h.

Avec ma bénédiction pour que vous ayez un bon été, matériellement et spirituellement,

Notes

(1) De commémoration de la destruction du Temple, qui précèdent le 9 Av. (2) Sans justification logique.

Lettre n°1125

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1125, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Mena’hem Av 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me demandez comment organiser la fête de la coupe de cheveux(1). Je n’ai pas reçu d’instructions particulières, à ce sujet.

Vous consulterez ce que raconta mon beau-père, le Rabbi, à ce propos, à Chevii Chel Pessa’h 5700(2). Ses propos sont imprimés dans le Séfer Hasi’hot, été 5700.

Avec ma bénédiction pour que vous conceviez de tous vos enfants beaucoup de satisfaction, une satisfaction juive et ‘hassidique, de même que votre épouse,

Notes

(1) D’un petit garçon âgé de trois ans, à qui l'on coupe les cheveux pour la première fois. (2) 1940.

Lettre n°1126

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1126, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Mena’hem Av 5711,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav I.(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu une invitation de la Yechiva pour apporter ma contribution au message qui va être diffusé, à l’occasion du quarantième anniversaire de la Yechiva(2), à Manchester.

L’invitation est rédigée en anglais. Vraisemblablement, le compte rendu ou la brochure que l’on distribuera, à cette occasion, le seront également. La lettre que je vous joins est, en conséquence, écrite dans cette langue. Je m’en remets à votre appréciation pour déterminer s’il faut uniquement la transmettre à la direction de la Yechiva ou bien s’il convient aussi de la diffuser par ailleurs, de la manière qui convient.

Je vous joins aussi le texte des propos que j’ai tenus devant les élèves de notre Yechiva, qui se sont portés volontaires pour consacrer leurs vacances à l’effort mené pour renforcer la Torah et la bonne éducation dans l’ensemble du pays(3).

Nous transformerons donc ce qui se passa le 7 Av, lorsque ils pénétrèrent...(4) et je conclus en vous adressant ma bénédiction pour que nous puissions assister, très bientôt et de nos jours, à la construction du Temple par notre juste Machia’h. Cet édifice sera bâti par les mains de Dieu.

M. Schneerson,

Le Rambam, dans ses lois des rois, à la fin du chapitre 11, dit(5) : S’il construit le Temple(6). Vous consulterez également le Zohar, tome 1, page 28a, tome 2, page 108a, tome 3, page 221a et les commentaires bien connus de Rachi et des Tossafot(7).

Notes

(1) le Rav Its’hak Doubov. Voir les lettres n°196 et 430. (2) N’appartenant pas au mouvement Loubavitch. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°1120. (4) Lorsque les Gréco-syriens pénétrèrent dans le Sanctuaire, juste avant de le détruire. (5) A propos du Machia’h. (6) Dès lors, comment dire qu’il sera bâti par les mains de Dieu? (7) Voir, à ce propos, le Likouteï Si’hot, tome 18, page 418. Le Rabbi tranche que Dieu bâtira le Temple et les hommes y fixeront les portes.

Lettre n°1127

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1127, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Mena’hem Av 5711,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et s’acquitte

fidèlement de sa tâche, le Rav Yaakov Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

Le fascicule(2) dont je vous ai parlé vient d’être livré par le relieur. Je vous en adresse un exemplaire, en express, par avion. Peut-être le recevrez-vous pour le 9 Av(3).

Le jeûne du 9 Av est repoussé, cette année(4). Puisse donc Dieu faire qu’il soit totalement annulé, conformément au récit qui est rapporté à la fin de ce fascicule. Nous ne connaîtrons désormais que la joie et l’allégresse, avec la délivrance complète et véritable, par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Y.Kats, de Chicago. Voir, à son propos, la lettre n°822. (2) Il s’agit de commentaires du Tséma’h Tsédek sur E’ha. Voir, à ce propos, la lettre suivante. (3) Il est de coutume d’étudier, en ce jour, les commentaires d’E’ha. (4) Du Chabbat au dimanche. Voir, à ce propos, la lettre n°1118.

Lettre n°1128

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1128, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Mena’hem Av 5711,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Avraham Elyahou(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec peine le décès de votre épouse, la Rabbanit Bera’ha Nyécha. Puisse Dieu faire que vous ne connaissiez plus la douleur et l’épreuve, ce qu’à Dieu ne plaise. La promesse nous a été faite que ces jours de deuil(2) se transformeront en allégresse et en joie. Ce nouveau deuil sera également oublié et ils se réveilleront et se réjouiront, ceux qui reposent sous terre.

Un fascicule de commentaires du Tséma’h Tsédek sur E’ha vient d’être livré par le relieur(3). On y a ajouté des discours ‘hassidiques du Rabbi Maharach, du Rabbi Rachab, de mon beau-père, le Rabbi. Par votre intermédiaire, le luminaire(4) et la lumière de la Torah parviendront dans des milliers de foyers juifs. Par ce mérite, Dieu agira mesure pour mesure(5) et Il vous illuminera d’un bien visible et tangible. Vous concevrez beaucoup de satisfaction de votre fille et de votre gendre, le Rav.

Je vous joins deux exemplaires de ce fascicule. Vous indiquerez au bureau combien il vous en faut, en plus.

Puisse Dieu faire que soit bientôt réalisée la promesse en laquelle nous plaçons tout notre espoir, Je transformerai leur deuil en allégresse et ces jours se transformeront en joie et en allégresse, Amen, qu’il en soit ainsi.

Je vous adresse ma bénédiction pour que vous ayez une bonne santé et m’annonciez de bonnes nouvelles, à ce propos.

N. B. : J’ai reçu, en son temps, votre lettre du 3 Tamouz et, entre temps, vous avez sûrement obtenu, de la part du bureau, tous les reçus correspondant à la liste qui y était jointe.

Notes

(1) Le Rav A.E. Axelrod. Voir, à son propos, la lettre n°870. (2) Les neuf jours qui séparent Roch ‘Hodech Av de Tichea Beav. (3) Voir la lettre précédente. (4) La ‘Hassidout. (5) A la mesure de ce qui a été accompli.

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