Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°1069
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1069, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Sivan 5711,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre, qui n’était pas datée. Elle m’apprenait que vous vous êtes fiancé.
Je voudrais vous exprimer ma bénédiction pour que vos fiançailles interviennent en un moment bon et fructueux, avec beaucoup de Mazal et de bien. Lorsque vous fixerez la date du mariage, il sera célébré avec Mazal Tov, Mazal Tov. Vous bâtirez un foyer juif, basé sur la Torah et les Mitsvot, telles qu’elles sont enseignées par la ‘Hassidout.
Bien plus, la pénombre est intense, à l’heure actuelle. Or, on la fait passer pour de la lumière et la lumière pour de l’obscurité. En pareil cas, chacun doit étudier la ‘Hassidout. Ainsi, le luminaire de la Torah en fera briller également la partie révélée. De la sorte, elle pénétrera chaque détail, matériel ou spirituel.
Lorsque vous verrez..., vous voudrez bien le saluer de ma part. Vous lui transmettrez également ce qu’a dit mon beau-père, le Rabbi, se basant sur la nécessité d’apprendre de toute chose un enseignement pour le service de Dieu.
L’enseignement de Pessa’h Chéni est le suivant. Rien n’est jamais définitivement perdu. Même si, lorsque les autres Juifs offraient le sacrifice de Pessa’h, on était soi-même impur ou éloigné, même si l’on était personnellement responsable d’une telle situation, conséquence de son action délibérée, on doit savoir que rien n’est perdu pour autant. Une fête est célébrée pour le souligner. Après que l’on se soit purifié, on s’approche du Temple, on y pénètre et l’on prend place sur son esplanade.
Lettre n°1070
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1070, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Sivan 5711,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins publics,
le Rav Barou’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris avec plaisir, par votre lettre, que vous vous êtes intéressé à la situation de nos frères, les enfants d’Israël, se trouvant en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie et que vous en avez acquis une bonne connaissance. C’est là une des définitions de l’amour du prochain, qui consiste à se préoccuper sincèrement de l’autre, comme on le ferait pour soi-même.
Il serait dommage de perdre les informations et les impressions que vous auriez pu recueillir. Vous les avez sûrement notées, au moins dans leurs grandes lignes. Si c’est effectivement le cas, je vous serais reconnaissant de me les faire parvenir. Bien entendu, je vous les restituerai.
En tout état de cause, je vous remercie de répondre au moins aux questions suivantes, que j’énonce en reprenant l’ordre que vous avez vous-même adopté dans votre lettre :
A) Quelle impression vous a fait votre visite de Kfar ‘Habad ?
B) Dans quel esprit les élèves des différentes écoles mènent-ils leurs études ?
C) Combien d’enfants y a-t-il dans les écoles qui se trouvent sous l’influence des différents partis(2) ?
D) Avez-vous des informations sur la vie spirituelle des Maabarot(3), en général et sur les écoles qui s’y trouvent, en particulier ?
E) Vous avez sans doute médité au contenu de la Sidra que nous venons de lire, hier matin. Le verset (Chela’h 14, 8-9) dit : Si Dieu nous a choisis, nous a conduis vers cette terre et nous l’a donnée, lorsqu’Il nous la donnera effectivement, elle sera un pays où coule le lait et le miel. Néanmoins, une condition éternelle est émise, pour qu’il en soit ainsi, mais ne vous révoltez pas contre Dieu. Des enfants d’Israël s’écrièrent alors, comme le disent les versets 40-42 : nous voici, nous monterons... et Moché leur dit... ne montez pas. Savez vous pourquoi ? Parce que Dieu ne se trouve pas parmi nous.
Ce sont là les points les plus importants que je cherche à déterminer, concernant la situation là-bas. Disposez vous de ces informations ? Je ne me préoccupe pas du pays de Canaan, ni même d’Erets Israël, mais bien de la Terre Sainte, qui sera rebâtie et restaurée, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h.
Les Juifs, où qu’ils se trouvent, en exil ailleurs ou en exil dans ce pays(4), doivent appliquer à leur comportement ce que le Machia’h dit lui-même, c'est-à-dire qu’il arrive aujourd’hui, mais à une condition, si vous écoutez Sa Voix, comme l’explique le traité Sanhédrin 98a.
En saluant les membres de votre famille et en vous adressant ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav B.Levitin. Voir, à son propos, la lettre n°475. (2) Les partis politiques religieux gérant des réseaux scolaires en Israël. (3) Les baraquements dans lesquels vivaient les nouveaux immigrants, durant les premières années de l’état d’Israël. (4) En Erets Israël.
Lettre n°1071
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1071, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Sivan 5711,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du lundi de la Parchat Chela’h, par laquelle vous me faites part de l’état de santé de votre épouse. Lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, je mentionnerai son nom et, à n’en pas douter, il invoquera pour elle la miséricorde divine.
Elle a sans doute reçu des prescriptions, de la part de son médecin, auxquelles elle se conforme. J’aimerais savoir si, en plus de ce que vous écrivez à propos des sels et du magnésium, on vous a dit quoi que ce soit d’un traitement ou d’une intervention.
Dieu guérit toute chair et Il accomplit des merveilles, mais, l’on a usage, néanmoins, d’emprunter, dans toute la mesure du possible, fut-elle même la plus légère, les voies de la nature. Mon beau-père, le Rabbi, m’a raconté, une fois, qu’un grand malade était venu consulter l’Admour Hazaken, qui le guérit en lui donnant un peu de Matsa Chemoura et un demi verre d’eau. Il est donc bien nécessaire d’emprunter, au moins quelque peu, les voies de la nature(1).
Dieu exaucera votre prière et votre requête, de sorte que vous puissiez donner de bonnes nouvelles.
Vous avez sûrement reçu, en son temps, ma précédente lettre. J’aimerais savoir comment se sont installés votre fille et votre gendre, le Rav. Ce dernier réside-t-il encore dans la tente de l’étude(2) ?
Avec ma bénédiction pour que vous puissiez annoncer de bonnes nouvelles,
Notes
(1) L’Admour Hazaken aurait pu le guérir par sa simple bénédiction, sans avoir recours à la Matsa et au verre d’eau. (2) A-t-il toujours l’étude de la Torah pour seule activité?
Lettre n°1072
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1072, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Sivan 5711,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Ye’hezkel Shraga(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du mercredi de la Parchat Beaalote’ha, dans laquelle vous me faites part de votre intervention(2) pour permettre le mariage du Rav...
Vous trouverez ci-joint ma participation aux frais financiers liés à ce mariage.
Puisse Dieu faire que cette union soit célébrée en un moment bon et fructueux, que le couple bâtisse un foyer juif, basé sur la Torah et les Mitsvot.
Vous voudrez bien transmettre ma bénédiction aux deux familles(3).
Je vous adresse ma bénédiction de Mazal Tov.
J’ajouterai un point, concernant la Mitsva de contribuer à un mariage.
J’ai été interrogé sur le texte des bénédictions du matin : Voici les domaines(4)... le mariage... mais, l’étude de la Torah surpasse tous les autres. En effet, il est permis de suspendre son étude de la Torah pour prendre part à un mariage.
Vous consulterez, à ce propos, le Sdeï ‘Hemed, recueil de lois, ‘Hatan et Kalla(5), paragraphe 22. J’ai vu également que cette question était posée dans les responsa du Maharam Shik, partie Ora’h ‘Haïm, paragraphe 62.
Néanmoins, on peut trouver une réponse satisfaisante à cette question, d’après ce que dit l’Admour Hazaken, dans les lois de l’étude de la Torah, chapitre 4, paragraphe 3 : Si cela est impossible(6)..., il interrompra son étude et accomplira la Mitsva... puisqu’il doit suspendre son étude pour le faire(7). S’il s’en abstient, il aura étudié la Torah sans la mettre en pratique(8).
Ainsi, s’il ne suspend pas son étude pour accomplir la Mitsva, il dévalue effectivement ce qu’il a étudié. Il doit donc s’interrompre, afin d’apporter l’élévation à son étude. Ceci n’a rien à voir avec le fait que l’étude de la Torah surpasse tous les autres domaines(9).
Notes
(1) Vraisemblablement, le Rav Y.S. Lipshits-Halbershtam. Voir, à son propos, la lettre n°1170. (2) Financière. (3) Textuellement, au père du marié et au père de la mariée. (4) Qui n’ont pas de limite dans la participation que l’on peut leur apporter. (5) Chapitre consacré au marié et à la mariée. (6) Si l’on ne peut pas charger quelqu’un d’autre de mettre la Mitsva en pratique, à sa place. (7) Obligation lui en est faite, en pareil cas. (8) Puisque c’est la Torah elle-même qui lui demande de s’interrompre. (9) Cette affirmation concerne la Torah envisagée indépendamment de tous les autres domaines et non la suspension de l’étude pour mettre en pratique une autre Mitsva.
Lettre n°1073
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1073, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Sivan 5711,
Brooklyn, New York,
Au Rav, grand érudit, distingué ‘Hassid,
aux multiples connaissances,
le Rav Avraham Moché Babad,
Président du tribunal rabbinique de Sunderland,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu en son temps votre lettre du 15 Iyar, par laquelle vous intervenez pour le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, Rav... En effet, les membres de votre synagogue l’ont choisi comme Cho’het et officiant. Son arrivée dans votre ville sera d’un effet très positif sur votre communauté(1).
Je comprends votre bonne intention, qui a motivé cette intervention. Vous êtes le Rav de cette communauté et vous en portez la responsabilité. Vous devez donc faire tout ce qui est votre pouvoir pour améliorer et renforcer la situation du Judaïsme, en ce lieu.
Pour autant, vous comprendrez sûrement ma situation. Je ne peux pas assurer le bien d’une ville au détriment d’une autre. Bien plus, cette personne se trouve à... depuis plusieurs années et s’y est installé avec l’accord de mon beau-père, le Rabbi.
C’est pour cela que je lui avais écrit, à l’époque, lui expliquant qu’il pourrait envisager son déménagement s’il trouvait un remplaçant, susceptible de prendre sa succession dans sa ville.
Je saisis cette occasion pour vous adresser le fascicule(2) qui vient de paraître, à l’occasion de la fête de Chavouot. A n’en pas douter, il vous intéressera beaucoup.
Je vous adresse ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée.
Vous savez sans doute qu’un groupe de Cho’hatim, qui sont des ‘Hassidim ‘Habad, vont maintenant passer quelques mois en Irlande(3). Il serait sûrement bon que vous les rencontriez. Peut-être trouverez-vous ensemble le moyen d’améliorer la situation de votre ville, sans que ce soit au détriment d’une autre cité, ce qu’à Dieu ne plaise.
Notes
(1) Le Rav Babad demande donc au Rabbi de permettre à ce Cho’het de quitter la ville dans laquelle il se trouvait. (2) Des écrits du précédent Rabbi. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°1079.
Lettre n°1074
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1074, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Sivan 5711,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu vos lettres en leur temps et vous m’avez fait savoir que vous avez célébré, avec votre épouse, vos vingt cinq ans de mariage, le Chabbat 12 Sivan.
Je voudrais vous exprimer, par la présente, mes bénédictions pour que vous ayez ensemble de longs jours et de bonnes années, au sens le plus littéral et avec toutes les implications que cela peut avoir.
Ces années seront emplies du bien véritable, celui de la Torah et des Mitsvot, du luminaire de la Torah(1), d’un bien réellement visible et tangible, qui comprend aussi beaucoup de bonheur et de plaisir, une satisfaction et une joie ‘hassidique de tous vos enfants, Amen, qu’il en soit ainsi.
Je conclus comme j’avais commencé, en vous exprimant ma bénédiction pour que vous ayez une longue vie, de longs jours et de bonnes années, avec votre épouse et tous les membres de votre famille, un bien visible et tangible.
Vous m’interrogez sur la causerie de Pessa’h(2) et me demandez comment comprendre la réponse du Rabbi de Tchernobyl. A mon avis, l’Admour Haémtsahi lui apporta l’élévation avec un peu d’eau, de sorte qu’il put ressentir la révélation du Machia’h.
Notes
(1) La ‘Hassidout. (2) Du précédent Rabbi, publiée dans le fascicule paru à l’occasion de cette fête. Voir le Séfer Hamaamarim 5711, page 240.
Lettre n°1075
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1075, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
A l’issue du Chabbat 3 Tamouz 5711,
Brooklyn, New York,
Dans la lettre qu’il écrivit(2) pour la première célébration du 12-13 Tamouz, en 5688(3), mon beau-père, le Rabbi expliqua le sens de sa libération : Ce n’est pas seulement moi que le Saint béni soit-Il a libéré, le 12 Tamouz, mais aussi tous ceux qui chérissent notre sainte Torah, respectent les Mitsvot, ou même ceux pour qui Israël n’est qu’un surnom ”.
Lettre n°1076
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1076, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Tamouz 5711,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav Yochoua Tan’houm(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’aimerais savoir ce qui se passe à la Yechiva(2), en cette période de vacances. Vous me donnerez sûrement de bonnes nouvelles, en la matière et vous m’informerez que l’on a trouvé un moyen d’exercer une influence positive sur les élèves(3), également pendant les vacances.
J’ai expliqué, il y a quelques temps, qu’il est, d’un certain point de vue, plus aisé de les convaincre, pendant cette période que durant l’année scolaire. Plusieurs raisons permettent de le justifier.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée, qui vous apportera également la bénédiction et la réussite dans vos occupations personnelles,
Notes
(1) Le Rav Y.T. Castel, de Dorchester. (2) L’école Loubavitch de Boston. (3) Le Rabbi mentionne à la fois les garçons et les filles.
Lettre n°1077
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1077, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Tamouz 5711,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Na’houm Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, qui n’était pas datée, de même que la demande de bénédiction qu’elle contenait et que je lirai, en un moment propice, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. A n’en pas douter, il invoquera la miséricorde divine pour que le Tout Puissant satisfasse les souhaits de votre cœur et que vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles(2), en la matière.
Je suis satisfait que vous ayez acquis des machines supplémentaires pour votre usine. Vous connaissez sans doute l’explication que mon beau-père, le Rabbi, cita, au nom de son grand-père, le Rabbi Maharach : On considère généralement que l’on franchit un obstacle en passant en dessous et, si cela n’est pas possible, en passant au dessus. Je pense, pour ma part, qu’il faut aller d’emblée par le dessus(3).
Dieu vous viendra en aide et, dès maintenant, vous accordera l’opulence, de Sa main sainte et ouverte, dans le calme de l’esprit et du corps.
Vous trouverez ci-joint un Shekel, provenant de la caisse de mon beau-père, le Rabbi. Vous en ferez usage pour les dépenses de votre usine. Nos Sages disent que celui qui prend une pièce à Job est béni. Mon beau-père, le Rabbi, souligne, à ce propos, que le montant importe peu. Il suffit de prendre ce qui appartient à Job, y compris une simple pièce, pour connaître la réussite.
Ce Shekel provient de la caisse de mon beau-père, le Rabbi. Il vous apportera donc la réussite, pour tout ce qui concerne vos affaires.
J’aimerais savoir qui est votre associé et quel est l’état de son avancement moral. Vous pourrez sûrement le convaincre d’être également votre associé pour étudier la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout. Vous m’annoncerez de bonnes nouvelles, dans ce domaine.
Avec ma bénédiction de réussite dans vos affaires personnelles et dans vos activités communautaires,
Notes
(1) Le Rav N.Z. Gurevitch, de Melbourne, Australie. (2) Vraisemblablement, la naissance d’un enfant. (3) C'est-à-dire, en l’occurrence, voir grand d’emblée et ne pas attendre que le besoin d’agrandir se fasse ressentir.
Lettre n°1078
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1078, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Tamouz 5711,
Brooklyn,
Au jeune homme, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Meïr(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech Tamouz. J’ai appris avec plaisir que le cours de Torah a été rétabli, à la synagogue. Je vous remercie de m’avoir donné des nouvelles des membres de la communauté et de m’avoir dit comment s’est passé le Chabbat Mevar’him(2). J’espère que vous parviendrez à leur faire adopter les autres pratiques de ce Chabbat Mevar’him, par exemple la lecture des Tehilim(3).
Vous leur transmettrez sûrement ce qui s’est dit pendant le Chabbat Chela’h(4), à propos de la faute des explorateurs, qui étaient des hommes intègres, comme le souligne Rachi. Malgré cela, ils refusèrent d’entrer en Erets Israël.
La ‘Hassidout explique ce que fut leur erreur. Lorsqu’ils se trouvaient dans le désert, ils se consacraient à la Torah, à la spiritualité. En effet, ils se nourrissaient de la manne, buvaient l’eau du puits de Miriam. Leurs vêtements grandissaient en même temps qu’eux, comme l’explique Rachi, commentant le verset ton vêtement ne t’a pas quitté. Ils ne souhaitaient donc pas se consacrer aux préoccupations de ce monde.
Or, se trouvant en Erets Israël, ils auraient dû modifier leur façon de vivre, travailler la terre ou faire du commerce. Certes, la Torah indique de quelle manière on doit mener de telles activités, en se préservant du vol, de la concurrence déloyale, en levant la dîme, en respectant la septième année(5) et les prélèvements agricoles. Néanmoins, ces occupations réduisent le temps de l’étude de la Torah et de la prière.
Les explorateurs se dirent donc : Pourquoi devrions-nous échanger l’activité délicate qui est la nôtre, dans le désert, contre celle d’Erets Israël, où il faut se passer de la manne et faire pousser des fruits, cohabiter avec d’autres peuples à la place de la solitude du désert. Un tel pays engloutira ceux qui l’habitent, effacera la spiritualité et la sainteté d’Israël.
Une telle conception fut une erreur de leur part. La Torah affirme que ce pays est très, très bon, même si le travail y est rude et grossier, car telle est la Volonté de Dieu. Il doit être évident que l’acte le plus banal est accompli par un Juif, de la manière qui convient. Tout cela est plus précieux pour Dieu que l’étude de la Torah, dans le désert.
Il y a là un enseignement pour nous tous. Nous nous trouvons dans un exil très amer, qui nous empêche, pour différentes raisons, d’étudier la Torah durant huit heures chaque jour. Nous devons donc nous contenter de prendre part aux cours publics, organisés à la synagogue(6). Bien plus, ceux-ci ne portent pas sur les passages les plus profonds de la Torah, mais sur les lois du Kitsour Choul’han Arou’h(7), les récits de nos Sages ou des Justes.
Tout cela ne doit donc pas décourager. Il faut toujours se rappeler que ce pays est très, très bon, qu’il ne faut pas s’affecter de toutes les difficultés, que l’on doit adopter le comportement d’un Juif. C’est de cette manière que l’on met en pratique la Volonté de Dieu, comme si l’on étudiait la Torah dans le désert. Une telle manière d’agir, lorsqu’elle est, en outre, joyeuse, est particulièrement précieuse.
Je vous serai reconnaissant de transmettre mes salutations à tous ceux qui participent à ces cours. Puisse Dieu faire qu’ils soient fructueux et que l’on en tire une chaleur juive, que l’on pourra ensuite emporter chez soi.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav M.Witski, d’Ocrane, Ohio. (2) Le dernier Chabbat du mois, au cours duquel est béni le mois suivant. (3) De l’ensemble des Tehilim, avant la prière du matin, selon la pratique instaurée par le précédent Rabbi. (4) Lors de la réunion ‘hassidique du Rabbi. (5) Le Chabbat de la terre, lorsque les cultures sont interdites. (6) Ce qui fait l’objet du début de cette lettre. (7) Le code abrégé des lois juives.
Lettre n°1079
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1079, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Tamouz 5711,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Aryé Dov(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu vos deux demandes de bénédiction. J’en ferai lecture, lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Il invoquera sûrement la miséricorde divine pour que les souhaits de votre cœur soient exaucés. Vous donnerez sans doute de bonnes nouvelles de tous ceux que vous mentionnez dans votre demande de bénédiction.
Concernant votre voyage en Irlande(2), il serait bon que celui-ci puisse avoir un apport également dans le domaine spirituel. Certes, la subsistance matérielle est particulièrement importante, comme l’établissent la partie révélée de la Torah et, en particulier, la ‘Hassidout. Néanmoins, lorsqu’une dizaine de ‘Hassidim, anciens élèves de la Yechiva, voyagent une fois, puis une seconde, puis une troisième, abattent des centaines d’animaux et reçoivent des livres ou des francs(3), puis s’en retournent chez eux, on peut d’emblée imaginer que leur mission dans ce monde n’a pas été menée à bien, qu’un tel comportement n’est pas délicat.
On raconte qu’à l’époque de l’Admour Haémtsahi, il était demandé aux ‘Hassidim qui, venus à Loubavitch(4), s’en retournaient chez eux, le plus souvent à pied, de commenter la ‘Hassidout dans tous les endroits par lesquels ils passaient, y compris dans les tous petits villages, dès lors qu’ils les traversaient. Or, le but de leur voyage était de se rendre à Loubavitch, puis de rentrer chez eux. Néanmoins, les lieux par lesquels ils passaient n’étaient pas des points de séparation, mais bien des traits d’union.
Les écrits de mon beau-père, le Rabbi, expliquent ce qu’est la réflexion. Je suis convaincu qu’une profonde réflexion vous permettra de conclure que, même si vous vous rendez en Irlande pour subvenir à vos besoins et à ceux de votre famille et que vous rentriez ensuite chez vous, vous pouvez agir dans tous les endroits où vous passerez, afin qu’il soit évident que vous êtes des ‘Hassidim, anciens élèves de la Yechiva et attachés à mon beau-père, le Rabbi.
Puisse Dieu faire que vous puissiez trouver le travail qui vous convient et la meilleure manière de faire de ce voyage un moyen d’illuminer l’obscurité du monde.
Avec ma bénédiction pour un bon voyage, pour un travail fructueux et en saluant toute votre communauté,
Notes
(1) Le Rav A.D. Edelman, de Paris. (2) Afin d’y faire la Che’hita pour fournir de la viande aux réfugiés. (3) D’Irlande ou de France. (4) Voir le Rabbi.
Lettre n°1080
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1080, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Tamouz 5711,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue(1),
J’ai bien reçu votre demande de bénédiction. Je la lirai, lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Il invoquera sûrement la miséricorde divine pour que vous ayez une prompte guérison.
Vous êtes sans doute suivie par un médecin, qui vous indique ce qu’il faut faire et vous vous conformez à ses prescriptions.
De façon générale, les ‘Hassidim, hommes ou femmes, doivent savoir, comme mon beau-père, le Rabbi, l’a, une fois, écrit à quelqu’un, que les ‘Hassidim ne sont pas tous seuls(2). Vous devez donc avoir une forte conviction que votre lien avec les ‘Hassidim et les pratiques ‘hassidiques vous permet d’être attachée aussi à l’arbre de la vie, qui est la source de l’existence.
Vous ne devez donc pas être soucieuse. Soyez certaine que Dieu vous guide, satisfait tous vos besoins. Lorsque l’on raffermit sa confiance en Dieu, on peut vérifier, de ses yeux de chair, qu’il en est concrètement ainsi, dans l’existence quotidienne.
J’espère que vous pourrez m’annoncer une bonne nouvelle, me dire que vous allez mieux et je conclus en vous souhaitant une prompte guérison,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°785.
Lettre n°1081
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1081, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Tamouz 5711,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 24 Sivan, par laquelle vous m’apprenez que vous avez obtenu le visa de sortie et l’autorisation d’immigration(1) dont vous aviez besoin. Puisse Dieu faire que tout s’arrange, au moment propice. Que Dieu vous conduise vers votre destination véritable, que vous puissiez mettre en pratique la Volonté de Dieu, en un moment bon et fructueux.
Vous avez sans doute vu le texte de la causerie(2) du Chabbat Mevar’him(3) Kislev 5711, dans laquelle il est question de la responsabilité que prennent les élèves de la Yechiva d’Erets Israël, lorsqu’ils quittent ce pays pour aller étudier la Torah(4).
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Aux Etats Unis. (2) Du Rabbi lui-même. (3) Qui bénit le mois. (4) Voir, à ce propos, les lettres n°1145 et 1148.
Lettre n°1082
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1082, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Tamouz 5711,
Au élèves de la Yechiva originaires d’Amérique du sud,
auxquels Dieu accordera longue vie(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre. J’ai été satisfait d’apprendre que vous correspondez avec différentes communautés d’Amérique du sud et que vos efforts ont déjà été couronnés de succès. Vous maintiendrez sûrement les contacts que vous avez tissés. Vous vous efforcerez d‘élargir vos actions, dans toute la mesure de ce que vous permettent vos études.
Vous ferez sûrement usage de chaque possibilité pour que les personnes que vous avez pu contacter, dans les différentes villes, puissent, à leur tour, exercer leur influence sur leur entourage.
Le désir de traduire différentes publications du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h dans les langues parlées en Amérique du sud est bon et judicieux. Il est souhaitable que ce projet soit mené à bien. L’édition sera d’abord réalisée sous forme de stencils, lorsque vous aurez trouvé un traducteur expérimenté. Vous ne traduirez que quelques discours ‘hassidiques isolés(2).
Vous discuterez d’abord de tout cela, avec le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, qui a acquis une expérience, en la matière.
De même, il serait bon de consulter le docteur Grinberg, qui vous dira s’il est possible de faire paraître quelques uns de ces discours, dans une publication générale ou scolaire.
Il faudrait également déterminer s’il existe des cours de Torah dans une synagogue, en particulier le Chabbat ou la possibilité de les organiser, si l’on envoie d’ici des livres, c'est-à-dire quelques exemplaires et non un pour chaque participant. Ce pourrait être un ‘Houmach, un Kitsour Choul’han Arou’h(3), un Eïn Yaakov.
Vous me ferez savoir, à l’avenir, comment vos actions se développent. Que Dieu vous bénisse, ainsi que vos réalisations et que vous obteniez tout ce dont vous avez besoin, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction de réussite pour vos études et vos réalisations, destinées à illuminer l’obscurité du monde, de la lumière de la Torah et des Mitsvot, avec la crainte de Dieu,
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°957. (2) Mais, non des livres entiers. (3) L’abrégé du Code des lois juives.
Lettre n°1083
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1083, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Tamouz 5711,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Sivan et à la demande de bénédiction qui y était jointe.
Je lirai cette demande, lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Il invoquera sûrement la miséricorde divine pour que chacun soit exaucé, en tous ses besoins.
Pour ce qui est de votre question, voici comment vous pouvez réparer ce qui s’est passé(1). Vous devez multiplier les mots de la Torah et de la prière. Bien évidemment, ceci s’ajoute aux trois études, celles du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya(2), qui concernent chacun.
Lorsque je fais allusion à la multiplication des mots de la Torah et de la prière, je veux dire qu’il faut les prononcer oralement. De même, vous prendrez part à l’éducation de la jeunesse et vous la rapprocherez de la crainte de Dieu.
Troisième point(3), vous oublierez complètement, pour l’heure, ce qui s’est passé. Bien plus, vous cesserez de penser à la gravité de cette faute et à la nécessité de la réparer. Vous ferez disparaître tout cela de votre esprit et vous vous concentrerez fortement sur l’étude de la Torah et sur la prière.
Bien évidemment, tout cela sera fait dans la joie, même si les livres sacrés envisagent qu’il puisse en être autrement. Vous adopterez ce comportement pour les quelques années qui viennent. Oubliez donc tout cela et efforcez-vous de servir Dieu toujours avec joie.
Vous préservez sûrement la santé de votre corps. A partir de deux heures ou d’une heure et demie avant d’aller vous coucher, vous ne mangerez plus et ne boirez plus, sans en faire le voeu. Bien évidemment, je parle d’un repas copieux. En revanche, vous pouvez manger ou boire légèrement.
Vous poursuivrez encore vos études pendant quelques années.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre étude et dans votre crainte de Dieu,
M. Schneerson,
Notes
(1) L’émission de semence en pure perte. Voir, à ce propos, la lettre n°854. (2) Instaurées par le précédent Rabbi et dont le guide d’étude figure dans le Hayom Yom, du Rabbi. (3) En plus de la multiplication des mots de la Torah ou de la prière et de l’action auprès de la jeunesse.
Lettre n°1084
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1084, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[5 Tamouz 5711]
J’ai reçu avec satisfaction votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech Tamouz, par laquelle vous m’apprenez que votre fille aînée doit se fiancer, ces jours-ci.
Puisse Dieu faire que ces fiançailles se passent en un moment bon et fructueux, matériellement et spirituellement à la fois. Vous vous arrangerez sans doute pour que l’intervalle entre les fiançailles et le mariage soit le plus court possible. Vous m’annoncerez également de bonnes nouvelles, dans ce domaine.
Vous m’écrivez que le fiancé est originaire de Pologne. Vous trouverez sûrement les moyens qui conviennent pour le rapprocher du luminaire de la Torah, c'est-à-dire de la ‘Hassidout, de l’adoption des pratiques ‘hassidiques.
Vous concevrez d’eux, de même que de vos autres enfants, beaucoup de plaisir juif et ‘hassidique.
Vous voudrez bien transmettre mon salut à toute la communauté. Je conclus comme j’ai commencé.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov,
Lettre n°1085
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1085, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Tamouz 5711,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav ‘Haïm Zoussya(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été satisfait de recevoir votre lettre du 24 Sivan, qui fait vraisemblablement réponse à la mienne, que je vous ai fait transmettre par le Rav Avraham Pariz(2), parce que je ne connaissais pas votre adresse.
J’ai été content d’apprendre que vous avez mené sans cesse et menez encore maintenant des actions positives dans le domaine de la bonne éducation. A n’en pas doute, vous poursuivrez cette mission sacrée, qui est fondamentale à toute époque et encore plus à la nôtre, surtout en Terre Sainte.
Pour ce qui est de votre question personnelle, vous me dites que vous négociez actuellement pour le compte d’une école qui dépend d’un parti politique(3). J’en suis un peu surpris. Pourquoi ne pas investir vos efforts dans les quatre coudées de ‘Habad?
Je ne sais pas encore pour quelle raison vous avez quitté Lod. En tout état de cause, si vous ne souhaitez pas travailler dans cette ville, sous la responsabilité de l’équipe de direction qui s’y trouve, je formulerai la proposition suivante. Votre lettre indique que vous pouvez jouer un rôle déterminant dans la création d’écoles et la collecte des fonds, sur place.
Dans votre lettre, vous m’interrogez sur cette école. Il serait bon de vous renseigner sur la possibilité de créer, en Terre Sainte, des institutions qui seraient affiliées au réseau scolaire constitué au Maroc et portant le nom de mon beau-père, le Rabbi, Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch(4).
Dans ce réseau, certaines institutions enseignent l’alphabet. Il y a aussi des séminaires de formations de maîtres et de rabbins. Pour l’heure, nous ne pourrons pas vous envoyer d’ici un financement important. En revanche, je pourrai trouver une personne qui prendra en charge quelques frais, pendant les premiers temps, à condition que tout cela soit suivi d’effet, non seulement que ces écoles soient créées, mais aussi qu’elles fonctionnent de la meilleure manière. Vous m’informerez de tout cela.
Bien évidemment, s’il est impossible de créer des écoles de cette façon, vous prendrez part à l’action éducative d’une institution orthodoxe, même si elle est affiliée à un parti. Une telle proposition est acceptable.
J’espère que vous tiendrez l’engagement pris dans votre lettre et que vous faites tous les efforts nécessaires pour vous marier. Dieu vous fera bientôt trouver un bon parti, de la manière qui vous convient, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction pour que vous vous organisiez concrètement, de façon matérielle et spirituelle,
Notes
(1) Le Rav H.Z. Wilimovski. Voir, à son propos, la lettre n°1201. (2) Voir, à son propos, la lettre n°894. (3) Les partis religieux possèdent leur propre réseau scolaire, en Israël. (4) Voir, à ce propos, la lettre n°1201. De fait, quatre écoles furent créées en 5712.
Lettre n°1086
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1086, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Tamouz 5711,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
descendant d’une illustre lignée, se consacrant
aux besoins communautaires, le Rav Azryel Zelig(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 24 Sivan et j’ai été heureux d’apprendre que le Collel ‘Habad(2) gère quatre caisses de bienfaisance, qui élargissent leur activité. Tout cela est très important et satisfait les besoins du moment.
Je voudrais vous souligner le point suivant, qu’il est sûrement encore temps de rectifier. Le nom que vous avez choisi pour ces caisses, Otsar ‘Habad(3), n’est pas du tout approprié, car il est déjà utilisé pour des préoccupations spirituelles, par exemple pour l’édition des manuscrits de nos maîtres.
Vous supprimerez donc le nom Otsar ‘Habad et vous direz simplement : Caisse centrale de bienfaisance du Collel ‘Habad, à Jérusalem. Il serait bon d’ajouter également les lettres Tav et Vav(4).
Avec ma bénédiction et en saluant toute votre communauté,
Vous avez sûrement déjà reçu le fascicule(5).
Notes
(1) Le Rav A.Z. Slonim. Voir, à son propos, la lettre n°847. (2) Dirigé par le Rav Slonim. (3) Le trésor de ‘Habad. (4) Initiales de Tibané Vetikonen, que cette ville soit rebâtie et restaurée. (5) Du précédent Rabbi, édité à l’occasion du 12 Tamouz.
Lettre n°1087
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1087, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Tamouz 5711,
Brooklyn, New York,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav I.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion de la fête de la libération(2) du 12-13 Tamouz, qui approche. Vous mettrez sûrement à la disposition du plus grand nombre la lumière et le luminaire qu’il contient.
Tout comme Dieu a libéré dans la paix celui dont nous célébrons la joie, car nombreux étaient ceux qui étaient avec lui(3), puisqu’il avait fait du bien au plus grand nombre(4), nous même recevrons et intégrerons profondément cette libération, grâce au double bien(5), bien pour les cieux et bien pour les créatures.
La diffusion de la Torah, en général et de la ‘Hassidout, en particulier, transforme l’obscurité en lumière. L’âme de David fut libérée dans la paix, car le grand nombre, y compris les hommes d’Avchalom(6), était avec lui.
De même, chacun peut se libérer pacifiquement, grâce au grand nombre, aux anges protecteurs(7) de l’homme, le bon et le mauvais penchant(8), qui est avec lui. C’est de cette manière que l’on renforce le bon penchant contre le mauvais, que l’on adoucit la rigueur. Alors, à son tour, le mauvais penchant protège le fruit(9).
C’est ainsi que le grand nombre, la multitude, sera avec nous, parlera pour nous(10).
Avec ma bénédiction pour la fête de la libération et dans l’attente de bonnes nouvelles des réunions ‘hassidiques qui auront lieu en ces jours, de l’amitié, de la diffusion de la Torah et du renforcement du Judaïsme qu’elles susciteront,
M. Schneerson,
*
*
*
Vous avez sûrement reçu ma lettre.
Vous organiserez sans doute une réunion ‘hassidique, en ces jours, comme je le disais auparavant.
Notes
(1) Cette lettre collective personnelle fut adressée à plusieurs personnes. Voir, à ce propos, la lettre n°481. (2) Du précédent Rabbi, des prisons soviétiques. (3) Voir le Psaume 55, 19. L’Admour Hazaken fut libéré des prisons tsaristes alors qu’il récitait ce verset. (4) Le Rabbi note, en bas de page : Séfer ‘Hassidim, chapitre 607, Tséma’h Tsédek sur Tehilim 55, 19. (5) Le Rabbi note, en bas de page : Traité Kiddouchin 40a. Voir aussi l’additif, à la fin du fascicule édité pour le 19 Kislev 5709. (6) Le Rabbi note, en bas de page : Voir Yerouchalmi Sotta, chapitre 1, paragraphe 8. (7) Le Rabbi note, en bas de page : Voir le Midrach Devarim Rabba, chapitre 4, paragraphe 4. (8) Le Rabbi note, en bas de page : Voir le Zohar, tome 1, page 165b. (9) Le Rabbi note, en bas de page : Voir le Chneï Lou’hot Haberit, 19b. (10) Le Rabbi note, en bas de page : Voir le Targoum sur le Tehilim 55, 19.
1088
1088
Lettre n°1088
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1088, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, 6 Tamouz 5711, Brooklyn, New York,
Au élèves de la Yechiva et aux ‘Hassidim de Montréal, à qui Dieu accordera longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec satisfaction vos comptes rendus des réunions ‘hassidiques et des rassemblements pour renforcer la Torah et le Judaïsme, en général, la ‘Hassidout, en particulier, à l’occasion du passage dans votre ville du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Ben Tsion Chem Tov, émissaire des Sages.
On demande à celui qui entreprend l’accomplissement d’une Mitsva de poursuivre en ce sens et de la conduire à son terme. J’ai donc bon espoir que vous ne vous contenterez pas de nommer un comité et d’entamer l’action dans tous les domaines. Vous la poursuivrez également et vous l’élargirez même, car, pour tout ce qui concerne la sainteté, on doit aller de l’avant, comme l’indique Igueret Hakodech, au chapitre 14.
Je vous remercie d’avance pour les bonnes nouvelles que vous me donnerez, de temps à autre, de l’évolution fructueuse que vous pourrez constater, en la matière.
Je conclurai maintenant en émettant le voeu que vous fassiez usage, comme il convient, de la fête de la libération du 12-13 Tamouz, selon les conditions du lieu et du moment. Ainsi, il sera établi, même au Canada, qu’il s’agit bien de la fête de notre libération et de la délivrance de notre âme.
Il en résultera un encouragement et un renforcement dans tous les domaines dont il est question dans la lettre de mon beau-père, le Rabbi, qui est imprimée dans le fascicule n°59.
En saluant toute la communauté et avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée, qui est aussi le canal véhiculant tout le bien matériel et spirituel, dans vos besoins personnels et communautaires,
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