Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°1007
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1007, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Iyar 5711,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav Chmouel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu de vos nouvelles, en leurs temps, avec plaisir, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Elyahou Simpson(2). Il m’a dit que vous avez évoqué les souvenirs d’antan, des jours lumineux, lorsque vous étiez élève du ‘Héder dépendant de la Yechiva, à Loubavitch.
Vous connaissez sans doute la sentence que mon beau-père, le rabbi, rapporta, au nom du saint Baal Chem Tov. Chaque événement concernant un Juif est un effet de la divine Providence et n’est nullement le fait du hasard.
Le fait que vous vous soyez rencontrés, que vous ayez pu échanger, était assurément voulu par la Providence. J’espère qu’il en résultera des conséquences positives, non seulement pour le Rav Elyahou Simpson, mais aussi pour vous même. J’en veux pour preuve la proximité qui en découle par rapport à la source de la vie de tous les Juifs, c’est à dire la Torah et les Mitsvot.
Ceux qui ont eu le mérite d’avoir connaissance de la clarté de la ‘Hassidout et des pratiques ‘hassidiques éprouvent de l’enthousiasme à faire du bien à leur prochain, à étudier un passage du ‘Houmach, du Eïn Yaakov, du Tanya et des livres de la ‘Hassidout.
Lorsque l’on accomplit tout cela, ne serait-ce qu’une seule fois, on en conserve la trace tout au long de sa vie. Tout dépend de sa motivation. Celui qui le voudra y parviendra, à n’en pas douter.
Vous trouverez ci-joint la causerie, prononcée à Lag Baomer par mon beau-père, le Rabbi, qui vient de paraître. Sa lecture vous fera sûrement beaucoup de bien.
J’espère avoir de vos bonnes nouvelles et je conclus en vous adressant ma bénédiction, ainsi qu’aux membres de votre famille,
Notes
(1)
Le Rav C.Lewin, de Baltimore. (2)
Voir les lettres n°808 et 1027.
Lettre n°1008
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1008, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Iyar 5711,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre seconde lettre, dans laquelle vous me demandez une bénédiction, pour vous même et pour votre épouse.
Me trouvant près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, j’ai mentionné vos noms et, à n’en pas douter, il sollicitera la miséricorde divine pour que vous ayez une prompte guérison et que vous conceviez, l’un et l’autre, une satisfaction juive de vos enfants.
Il serait très bon que vous instauriez la lecture des Psaumes dans votre synagogue, y compris pendant les jours de semaine. Vous en direz au moins quelques uns. Vous transmettrez aux membres de la communauté les mots qu’a prononcé mon beau-père, le Rabbi. Il a, en effet, expliqué que la lecture des Tehilim préserve de nombreuses situations malencontreuses, ce qu’à Dieu ne plaise et suscite tout le bien, dont chacun a besoin.
Vous trouverez ci-joint la causerie, prononcé à Lag Baomer par mon beau-père, le Rabbi, qui vient de paraître. J’espère que vous trouverez le temps d’en lire au moins une partie devant les membres de votre communauté. A n’en pas douter, cela vous sera profitable à tous.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°1009
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1009, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Iyar 5711,
Brooklyn,
Au Rav, ‘Hassid distingué qui craint Dieu,
le Rav Yochoua(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je vous remercie pour votre contribution à ma bibliothèque, votre livre en Yiddish intitulé “ les mondes d’antan ”, biographie qui décrit la vie ‘hassidique pendant les grandes célébrations, le Chabbat, les fêtes et les jours de semaine.
Dans la mesure de mes disponibilités, j’ai pris le temps de le feuilleter et je me suis rendu compte, avec plaisir, de l’enthousiasme avec lequel ces chapitres ont été écrits et de celui qu’ils susciteront, à mon avis, chez le lecteur.
Néanmoins, je dois relever une erreur, qui a également été commises par d’autres personnes écrivant sur ce même sujet et le présentant, comme vous le faites à la page de garde, comme des “ mondes d’antan ”. Les lecteurs en déduisent qu’il s’agit d’une commémoration de ce qui a disparu, ce qu’à Dieu ne plaise. Or, que Dieu nous garde de telles conceptions. Tout comme le Saint béni soit-Il est éternel, les enfants d’Israël sont immuables. En effet, “ Israël, la Torah et le Saint béni soit-Il ne font qu’un ”.
Or, il en est de même pour la ‘Hassidout, les voies des ‘Hassidim et de la ‘Hassidout. Celles-ci sont éternelles et seul l’endroit a changé. Il n’y a pas eu de disparition, ce qu’à Dieu ne plaise.
Certes, de temps à autre, l’effort dans ce domaine(2) devient plus ardu. Des forces particulières sont nécessaires pour adopter le comportement et les voies des ‘Hassidim et de la ‘Hassidout, mais nos Sages disent que le résultat est à la mesure de l’effort(3). Ils disent aussi que le saint béni soit-Il n’attend pas de Ses créatures ce qu’elles ne peuvent accomplir. Il exige uniquement en fonction de leurs possibilités.
L’assurance nous a été donnée qu’au final, les sources de l’enseignement du Baal Chem Tov se répandraient à l’extérieur, préfigurant et préparant ainsi la venue de notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours. Il ne fait pas l’ombre d’un doute que tout cela se poursuit.
Il nous semble que l’obscurité est, à l’heure actuelle, bien plus forte que dans la génération précédente. En fait, cela peut n’être qu’une apparence ou un stratagème du mauvais penchant. Ou peut-être disposons nous des forces nécessaires pour surmonter l’épreuve. L’immense responsabilité nous est donc confiée de les réunir, afin de repousser l’obscurité en révélant une lumière plus intense.
Ainsi, s’accomplira, à n’en pas douter, la promesse de nos Sages selon laquelle “ celui qui désire se sanctifier quelque peu ici-bas reçoit une immense sainteté d’en haut ”. Et, celui qui agira pour purifier son entourage recevra des aides multiples. De fait, son effort et la Mitsva qu’il accomplit lui prêtent main forte, comme l’explique longuement l’Admour Hazaken, dans son Likouteï Torah, au commentaire de Chemini Atséret, discours intitulé “ que Dieu soit avec moi pour ceux qui me viennent en aide ”, chapitre 5.
On réalisera, de cette manière, la finalité de la création, celle d’illuminer l’obscurité du monde et de hâter ainsi l’accomplissement de la promesse selon laquelle “ pendant le soir, il y aura de la lumière et la nuit éclairera comme le jour ”.
De la sorte, la pénombre de l’exil deviendra clarté et alors nous dirons : “ je Te remercie, Eternel, car Tu m’as réprimandé ”(4). Nous louerons Dieu non seulement parce que “ Ta colère se calmera et Tu me consoleras ”, mais aussi parce que “ Tu m’as réprimandé ”.
Je vous adresse ma bénédiction pour que vous apportiez la chaleur et la lumière des ‘Hassidim à tous les enfants d’Israël.
Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion de Lag Baomer, qui vient de paraître.
Notes
(1)
Le Rav Y.Sheftman, de Londres. (2)
Pour mener une vie ‘hassidique. (3)
Textuellement, “ la marque, sur le dos du chameau, est à la mesure du fardeau qu’il porte ”, selon l’expression talmudique. (4)
Pendant la période de l’exil, par les souffrances qu’elle impose. Néanmoins, il convient de remercier Dieu pour l’élévation qu’elle permet.
Lettre n°1010
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1010, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Iyar 5711,
Brooklyn,
A l’élève de la Yechiva Chmouel Mena’hem Mendel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’interrogez sur l’étude du ‘Houmach avec le commentaire de Rachi(2). De façon générale, nous avons l’habitude de l’étudier pendant le jour, mais, si cela n’a pas été possible, on complétera pendant la nuit suivante.
Je n’ai jamais entendu que les trois études du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya doivent être apprises précisément dans cette ordre.
Avec ma bénédiction pour vous installer convenablement, matériellement et spirituellement,
Notes
(1)
C. M. M. Liberov. (2)
Dans le cadre des études quotidiennes du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya, instaurées par le précédent Rabbi. Est-il possible d’étudier le ‘Houmach pendant la nuit, bien qu’il soit alors interdit d’apprendre la Loi Ecrite ?
Lettre n°1011
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1011, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Iyar 5711,
Brooklyn, New York,
On connaît(1) l’enseignement suivant de nos Sages(2) : “ Tu feras connaître à tes enfants le jour où tu t’es tenu devant l’Eternel ton Dieu, à ‘Horev. Alors(3), on fut empli de peur et de crainte, on trembla et l’on se couvrit de transpiration. Et, il en est de même à l’heure actuelle(4), en tout endroit et à tout moment. On peut s’emplir de peur et de crainte, trembler et se couvrir de transpiration ”.
Le Ari Zal donne, à ce propos, l’explication suivante(5) : “ La peur touche le cerveau de l’homme et la crainte, son cœur. Le tremblement se marque dans ses membres intérieurs et la transpiration sur ses membres extérieurs ”.
Ainsi, celui qui étudie la Torah s’y investit pleinement, par son cerveau et par son cœur, profondément et extérieurement. Il connaît alors la même situation que lors du don de la Torah(6), sur le mont ‘Horev.
Certes, à l’époque, ils virent les voix et les éclairs. Dieu s’adressa à eux face à face. Comment pourrait-on, à n’importe quel moment, parvenir à une telle crainte ? En fait, pour y parvenir, on doit prendre conscience que la Torah que l’on étudie est une émanation de la Sagesse divine, que la Lumière de Dieu, transcendant l’enchaînement des mondes s’y révèle pleinement. Pour Lui, l’obscurité et la lumière s’équivalent, le haut et le bas, l’esprit et la matière sont identiques. Dès lors, il peut se passer à nouveau ce qui se déroula alors(3), car tout cela est similaire(7).
La possibilité et les forces pour obtenir une révélation ici-bas de l’Essence de Dieu, ainsi qu’il est dit “ Je suis l’Eternel ton Dieu ”, pour qu’il en soit ainsi maintenant comme ce fut le cas à l’époque, furent données lors du don de la Torah. Le décret imposant une coupure entre l’esprit et la matière fut alors supprimé, ainsi qu’il est dit : “ Dieu descendit sur le mont Sinaï ” et “ Il dit à Moché : monte vers l’Eternel ”(8).
Chaque année, lorsque revient la fête de Chavouot, temps du don de notre Torah, tout cela se déroule à nouveau, par un effet de Celui Qui donne la Torah, au présent.
Pour se préparer à tout cela, chacun et chacune d’entre nous doit s’engager à dire : “ Nous ferons et nous comprendrons ”, c’est à dire “ nous ferons ” d’abord et “ nous comprendrons ”, ensuite, comme l’explique précisément la ‘Hassidout(9).
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1)
Cette lettre fut écrite comme avant propos au fascicule édité à l’occasion de la fête de Chavouot. Voir le Séfer Hamaamarim 5711, page 250. (2)
Le Rabbi note, en bas de page : “ Au traité Bera’hot 22a ”. (3)
Lors du don de la Torah. (4)
Lorsque l’on étudie la Torah. (5)
Le Rabbi note, en bas de page : “ Dans le Likouteï Hachass du Ari Zal, au traité Moéd Katan. Le début du commentaire relatif à la transpiration manque dans toutes les éditions que j’ai pu consulter, celle de Korets 5545, celle de Livourne 5550, celle de Cracovie 5647. Dans le Or Enaïm, du Rav A.T. Safrin de Komarno, seconde lumière, article “ crainte ”, le texte en est reproduit sans son début. Mais, il me semble bien clair qu’il s’agit là uniquement d’une faute d’imprimerie. Cette introduction devrait être la suivante : “ la transpiration concerne les membres extérieurs du corps, dans le secret de Dieu et les vêtements... ”. Elle a été omise ici et la suite, “ le vêtement le plus extérieur, parmi ceux du roi... ” est la suite de l’explication sur la transpiration. Voir aussi le traité Erouvin 54a et le Tanya, au début du chapitre 37 ”. (6)
Le Rabbi note, en bas de page : “ Les Pirkeï de Rabbi Eliezer disent, au chapitre 41 : Les morts qui se trouvaient en enfer revécurent. Tous ceux qui devaient naître par la suite, jusqu'à la fin des générations, étaient présents près du mont Sinaï. On consultera également le Zohar, tome 1, page 91a ”. (7)
Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Torah Or, Parchat Vayétsé, commentaire du discours intitulé “ Je reviendrai en paix ” et le Torat ‘Haïm, à la même référence. On verra également le Dére’h ‘Haïm, au discours intitulé “ mon bien Aimé ressemble ”, au chapitre 6, le Boné Yerouchalaïm, au chapitre 106. ” (8)
Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Midrash Chemot Rabba, chapitre 12, paragraphe 3 et Devarim Rabba, chapitre 10, paragraphe 2. ” (9)
Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Torah Or, Meguilat Esther, au discours intitulé “ Les Juifs acceptèrent ”, le Likouteï Torah Bamidbar, au discours intitulé “ Ils dirent nous ferons et nous comprendrons ensuite ”, le fascicule édité à l’occasion de la fête de Chavouot 5709 ”.
Lettre n°1012
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1012, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Iyar 5711,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai bien reçu votre demande de bénédiction pour guérir de la maladie des yeux dont vous souffrez et pour votre épouse.
Lorsque je me rendrai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, je mentionnerai vos deux noms, pour que vous ayez une prompte guérison. J’espère que vous pourrez m’annoncer de bonnes nouvelles, en la matière.
Chaque Juif doit forger des réceptacles pour recevoir les bénédictions divines. Si vous ne l’avez pas fait jusqu'à maintenant, vous commencerez à lire les Tehilim, selon leur répartition mensuelle, de sorte que vous les lisiez tous pendant le mois.
Vous étudierez aussi, chaque jour, une Paracha du ‘Houmach, afin d’apprendre toute la Sidra pendant la semaine. Vous prendrez également part aux cours publics qui sont donnés à
la synagogue et vous intéressent.
Votre épouse donnera de la Tsedaka, à la caisse de Rabbi Meïr Baal Haness, avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes.
J’espère recevoir de vos bonnes nouvelles et je vous joins la causerie de Lag Baomer, éditée il y a peu. Vous l’apprendrez et vous y approfondirez.
Avec ma bénédiction de prompte guérison,
Lettre n°1013
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1013, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Iyar 5711,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me dites, dans votre lettre, que vous avez présenté une demande d’immigration au Canada. Vous me demandez ce que j’en pense.
D’après ce que je peux savoir, il n’est pas aisé de gagner sa vie, au Canada. Il y a quelques temps, j’ai écrit à plusieurs ‘Hassidim résidant en France pour leur demander de s’installer au Maroc, bien évidemment dans l’une des deux villes où se trouvent nos institutions, Meknès ou Casablanca, ou encore en Australie, en Amérique du sud où, selon les informations dont je dispose, il est possible de subvenir à ses besoins et d’agir également dans le domaine spirituel.
Pour reprendre l’expression de mon beau-père, le Rabbi, le moment est venu, pour les ‘Hassidim, de penser à diffuser les sources de la ‘Hassidout à l’extérieur, de prendre conscience que tout cela nous concerne, même si chacun se demande : “ Qui suis-je et que suis-je ? ”.
En fait, il ne nous appartient pas de nous poser de telles questions. Nous appartenons à cette génération, dans laquelle la délivrance est imminente. L’issue est proche et la ‘Hassidout doit donc être portée à l’extérieur, là où elle était absente jusqu'à maintenant.
Nous pouvons y parvenir par la force de l’Essence de Dieu, Qui nous a transmis Sa Parole par l’intermédiaire de Ses serviteurs, nos saints maîtres. Nous assumerons donc cette mission et nous connaîtrons la réussite.
Bien évidemment, tout cela ne contredit pas les démarches permettant d’obtenir un visa pour le Canada ou pour tout autre pays.
En saluant toute votre communauté et en vous souhaitant une bonne et rapide installation,
Lettre n°1014
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1014, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Iyar 5711,
Brooklyn,
Au grand Rav, qui a une considérable renommée,
est un immense érudit, a de bons comportements,
se consacre fidèlement aux besoins communautaires
et qui craint Dieu, le Rav Avraham Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Le distingué ‘Hassid, qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Moché Leïb Rodstein(2), m’a parlé de vous, de vos actions pour raffermir le Judaïsme dans votre ville, en général, de votre participation à l’œuvre de mon beau-père le Rabbi et à ses saintes institutions, en particulier. J’ai appris avec satisfaction que vous poursuivrez vos efforts, en la matière, malgré la grande perte qui a frappé le peuple juif, celle de son capitaine, mon beau-père, le Rabbi.
Pour être plus précis, il ne faudrait pas dire “ malgré la perte ”. Bien au contraire, après celle-ci incombe encore plus clairement à chacun d’entre nous l’obligation de tenir bon, face aux voiles et aux épreuves, en particulier face à celle-ci. Car, la disparition des Justes est plus douloureuse que la destruction du Temple.
En ces jours d’obscurité profonde, lorsque l’on fait passer la lumière pour la pénombre et la pénombre pour la lumière, chacun d’entre nous reçoit, beaucoup plus clairement, le devoir et le mérite de rester fidèle à son poste. Quiconque exerce une influence sur son entourage, en particulier un Rav et dirigeant de communauté, doit s’efforcer de renforcer le Judaïsme et de diffuser la Torah.
Nous avons reçu l’assurance que celui qui multiplie ses efforts obtiendra des bénédictions accrues. Cela signifie, en particulier, qu’en redoublant d’ardeur pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, on reçoit de plus en plus de forces pour progresser, en la matière. Ceci concerne particulièrement les têtes du peuples, les Rabbanim des communautés, desquels dépend le mérite public, qui doivent guider le plus grand nombre sur la voie de Dieu.
Puisse Dieu faire que vous assumiez longtemps votre mission sacrée, dans le calme et la largesse, que vous dirigiez votre communauté dans la paix. Or, il n’est de paix que la Torah et nos Sages, au traité Sanhédrin 99b , enseignent que “ celui qui étudie la Torah pour son nom instaure la paix dans les armées céleste et terrestre ” et rachète les fautes des nombreuses personnes dont il rapproche le cœur de notre Père Qui se trouve dans les cieux.
Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion de Lag Baomer, qui est paru récemment, avec une copie de la lettre collective qui l’accompagne(3). J’ai bon espoir que ceci vous intéressera.
Avec ma bénédiction pour que vous connaissiez la réussite dans votre mission sacrée et tout le bien dans vos affaires personnelles,
Notes
(1)
Le Rav A.I. Perlstein, de Chicago. (2)
Il fut l’un des secrétaires du Rabbi. (3)
Il s’agit de la lettre n°996.
Lettre n°1015
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1015, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Iyar 5711,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre relative à la santé de votre fils. Vous êtes soucieux parce qu’un médecin
vous a découragé en affaiblissant votre espoir de le voir complètement rétabli.
Vous avez sans doute connaissances des discours prononcés par nos saints maîtres, qui commentent l’interprétation que donnent du Sages du verset : “ guérir, il guérira : cela signifie que le médecin a été autorisé à guérir ”. Tels sont donc son domaine et sa compétence. Il est uniquement chargé de guérir.
Bien plus, un second médecin, en l’occurrence, n’adopte pas l’avis du premier, plus pessimiste. Vous ne devez donc nullement perdre l’espoir, en particulier à l’époque actuelle, alors que l’on découvre, chaque jour, des traitements nouveaux, des techniques médicales nouvelles.
Je me rendrai, en un moment propice, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi et je mentionnerai le nom de votre fils, pour qu’il guérisse. J’ai bon espoir qu’avec le temps, vous me donnerez de bonnes nouvelles, en la matière. Mai, en tout état de cause, n’affaiblissez pas votre confiance en le Tout Puissant, ce qu’à Dieu ne plaise. Il guérit les malades et rien ne Lui est impossible, quels que soient les moyens à mettre en œuvre. A n’en pas douter, en raffermissant votre confiance, de même que celle de votre épouse, vous améliorerez l’état de santé de votre fils.
Il serait bon que vous vous engagiez à une étude supplémentaire de la Torah, en général et de la ‘Hassidout, en particulier, de même qu’à une contribution supplémentaire à la Tsedaka, même s’il s’agit de petites sommes. Néanmoins, cette contribution, qui sera fixe et régulière, sera faite pour le mérite de votre fils. J’attends de vos bonnes nouvelles pour tout cela.
En saluant votre beau-père, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et en adressant une bénédiction spécifique à votre fils,
Lettre n°1016
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1016, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Iyar 5711,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux besoins communautaires, Rav Morde’haï ‘Hadakov m’a transmis votre lettre, dans laquelle vous m’apprenez que vos affaires sont très calmes et que vous vous faites du soucis à propos de vos dettes.
Vous ne devez pas être préoccupé par tout cela. De façon générale, les affaires sont calmes, pendant cette période. Malgré cela, vous redoublerez d’effort pour trouver de nouveaux clients et vous n’attendrez pas qu’ils pénètrent d’eux-mêmes dans votre magasin. Vous ferez savoir à vos amis et à vos connaissances que vous vendez des textiles. Ainsi, à n’en pas douter, Dieu vous permettra de subvenir à vos besoins, de Sa main pleine et sainte.
Il vous faut, néanmoins, maintenir le temps que vous avez fixé pour l’étude de la Torah. C’est ainsi que vous maintiendrez ouverts les canaux véhiculant les bénédictions, qui satisferont tous vos besoins, de même que ceux de votre épouse.
J’espère que vous m’annoncerez de bonnes nouvelles, à ce propos. Vous trouverez ci-joint la causerie de Lag Baomer qui vient d’être éditée. Vous l’étudierez sûrement et vous en transmettrez quelques passages à votre épouse.
Avec ma bénédiction pour que vous connaissiez l’opulence,
Lettre n°1017
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1017, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Iyar 5711,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et
se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm Hillel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre du 12 Iyar, dans laquelle vous me décrivez l’action que vous menez à travers les Talmud Torah de votre ville et les cours fixés pour des particuliers, chez eux.
Il serait bon que vous adressiez ici une liste des élèves de ces Talmud Torah et de ces cours. Vous préciserez également le nom de leur mère pour que cette liste puisse être lue, en un moment propice, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.
Il est inutile de vous dire à quel point ces accomplissements sont importants. Il va sans dire que l’effort tendant à multiplier ces élèves n’a pas de limite et que vous ne pouvez nullement vous contenter du nombre actuel, comme le soulignent nos Sages, commentant le verset “ au matin, plante tes graines et, le soir, ne reste pas inactif ”. Ils disent aussi que “ celui qui préserve une âme est considéré comme s’il avait sauvé le monde entier ”.
A n’en pas douter, vous accomplissez déjà tout ce qui est possible, en la matière, mais l’on conseille l’empressement uniquement à ceux qui, par nature, possèdent cette qualité. C’est la raison pour laquelle je vous adresse ces quelques lignes.
Vous avez sûrement connaissance du proverbe suivant du Rabbi Maharach : “ Si tout est déjà bien, ne peut-on faire mieux ? ”. Le moment est donc venu de guider les élèves, en particulier ceux des Talmud Torah, de leur enseigner non seulement la lumière de la Torah et la bougie qu’est la Mitsva, mais aussi le luminaire de la Torah, c’est à dire la ‘Hassidout, bien évidemment d’une manière qui convient à chacun, selon son niveau, comme l’explique aussi la causerie de Lag Baomer, que vous trouverez ci-jointe.
Je vous demanderai de bien vouloir transmettre ma bénédiction, une bénédiction de réussite dans leurs accomplissements à tous ceux qui apportent leur contribution à ces réalisations. Que s’accomplisse en eux la promesse de nos Sages selon laquelle “ on vient en aide à celui qui désire se purifier ”. On lui confère les forces nécessaires, de sorte que la Torah et les Mitsvot fructifient en eux. Vous consulterez, à ce propos, le Likouteï Torah, commentaires de Chemini Atséret, au discours intitulé “ Dieu sera avec moi pour ceux qui me viennent en aide ”, au chapitre 5.
A quiconque intensifie son action, on apporte des bénédictions accrues, on multiplie les forces, la vitalité et la lumière, dans les domaines communautaires comme dans les besoins personnels.
Je fais réponse à la question que vous posez sur le début du second chapitre du Tanya, qui cite l’expression “ d’en haut, véritablement ”(2) : 1)
L’Admour Hazaken disait “ en haut ” pour définir le monde spirituel d’Atsilout, comme le souligne le discours ‘hassidique intitulé “ Il se revêt de lumière comme un vêtement ”, prononcé en 5672(3). 2)
Les résumés du Tanya, à la page 73, disent que “ en haut ” désigne Atika Kadicha(4), qui transcende le monde d’Atsilout. Le terme “ véritablement ” semble donc inutile. 3)
Une lettre de mon beau-père, le Rabbi, datée de 5698(5), que nous imprimerons, avec l’aide de Dieu, le moment venu, raconte longuement de quelle manière le Tséma’h Tsédek médita longtemps sur ces mots. En effet, “ d’en haut ” désigne la plus haute élévation qui soit. Comment donc juxtaposer ce terme avec le terme “ véritablement ”, correspondant à ce que l’on peut toucher de ses doigts ? N’y a-t-il pas là une contradiction ? L’Admour Hazaken répondit, à cette question, que “ d’en haut ” désigne l’extase et “ véritablement ”, le retour vers la matière.
A mon avis, voici comment il faut comprendre cette réponse. Le retour vers la matière révèle en l’âme deux éléments opposés : 1)
D’une part, celle-ci acquiert le caractère de la matérialité, peut être touchée du doigt. 2) D’autre part, elle reçoit également une élévation sans aucune commune mesure avec les précédentes. Telle est précisément la supériorité du retour vers la matière, par rapport à l’extase. Vous consulterez également le commentaire du Tanya du Rachag(6), qui est ronéotypé, à la page 144.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre travail et pour une bonne santé,
Notes
(1)
Le Rav H.H. Azimov, de Paris. (2)
Définissant l’âme divine comme “ une parcelle de Divinité d’en haut, véritablement ”. (3)
1912, par le Rabbi Rachab. (4)
Partie profonde de Kéter, la couronne qui surplombe l’enchaînement des mondes. (5)
1938. (6)
Le Rav Chmouel Gronam Estherman, guide spirituel de la Yechiva, à Loubavitch.
Lettre n°1018
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1018, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Iyar 5711,
Brooklyn,
Vous avez commencé à envisager de venir ici afin d’étudier à la Yechiva Loubavitch et de vous trouver parmi les ‘Hassidim.
A mon avis, vous ne devez pas prendre de décision rapide, dans ce domaine. Il serait bon de poursuivre votre travail dans le jardin ou d’adopter une activité manuelle. Pendant votre temps libre, vous fixerez un temps pour étudier la Torah et vous vous efforcerez de la diffuser dans votre entourage.
En effet, qui peut déterminer ce qui est le plus important, de manière intrinsèque comme pour une certaine personne ? Est-il préférable de se trouver parmi les ‘Hassidim et de s’imprégner de leur contact ou bien d’assumer la mission consistant à diffuser les sources de la ‘Hassidout à l’extérieur ?
Il vous semble que, du fait de cette diffusion, vous réduirez vos connaissances ou vos comportements ‘hassidiques. Et, ce doute est encore plus aigu, si l’on considère ce que dit le chapitre 9 d’Igueret Hakodech selon lequel l’aspect essentiel du service de Dieu, à notre époque, est la Tsedaka.
Bien évidemment, vous ne devez nullement vous décourager de vous installer ici, ce qu’à Dieu ne plaise. Mais, pour l’heure, il est préférable que vous apportiez votre contribution au développement de la Yechiva dans votre ville, de la manière qui convient à vos possibilités et à vos forces. Vous renforcerez votre état de santé, de la meilleure manière, par exemple en poursuivant votre travail dans le jardin, jusqu'à vous sentir parfaitement bien.
Vous trouverez ci-joint la causerie du 13 Chevat. Vous y verrez ce qui a été dit dans la réunion ‘hassidique de ce jour sur la nécessité, pour chacun, de se parfaire, ce qui doit être fait en fonction de la situation actuelle. Bien souvent, en la matière, chacun est un cas d’espèce.
Avec ma bénédiction et en saluant toute votre communauté,
Lettre n°1019
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1019, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Iyar 5711,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à la demande de bénédiction que vous m’avez adressée. Me trouvant près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, j’ai mentionné votre nom pour la satisfaction de tous vos besoins. A n’en pas douter, il implore la miséricorde divine pour vous et pour votre épouse, afin que vous soyez en parfaite santé, connaissiez la tranquillité morale et physique, d’autant que, comme vous me l’écrivez, vous possédez une lettre de mon beau-père, le Rabbi, vous bénissant pour organiser votre existence de la manière qui convient.
Dans votre lettre, vous me dites que vous souffrez et vous ne précisez pas de quoi. Vous dites que vous risquez, à tout moment, une grave crise cardiaque. A mon sens, ce n’est pas le cas et vous m’excuserez de penser que tout cela est largement exagéré. Vous me dites que vous vous sentez séparé par une muraille de fer, que votre prière et la Tsedaka que vous donnez n’ont, de ce point de vue, été d’aucune utilité.
Vous comprenez sûrement vous même qu’il n’y a là que des illusions. Même si une telle muraille existait, nos Sages n’affirment-ils pas que “ même une muraille de fer ne peut séparer un Juif de son Père Qui se trouve dans les cieux ”.
Vous dites aussi que votre prière et surtout la Tsedaka que vous distribuez n’ont été d’aucun effet. Or, j’ai consulté un petit livre, qui s’appelle le Tana’h et j’y ai trouvé le verset (Mala’hi 3, 10) suivant, rapportant les mots du Saint béni soit-Il : “ De grâce, mettez Moi à l’épreuve, en la matière ”, qui fait précisément allusion à la Tsedaka. Il suffit donc de la donner pour que s’accomplissent les termes du verset : “ Je vous comblerai de bénédictions ”. Et, il en est de même pour la prière, comme l’établissent différents textes de nos Sages.
La ‘Hassidout énonce un principe général, en la matière. Il s’agit, en l’occurrence, d’un des stratagèmes du mauvais penchant pour provoquer la chute de l’homme. Il le rend triste. Or, si la tristesse provoquée par une insuffisance constatée dans le service de Dieu est à proscrire, combien plus celle qui a une autre cause est-elle à proscrire.
Vous devez donc fermement renforcer vote confiance en Dieu. Tous les Juifs, même les plus simples, croient que Dieu non seulement a créé le monde, mais, en outre, le dirige. Non seulement Il l’a fait jusqu’ici, mais Il le fait encore, chaque jour, à chaque instant.
Dieu dirige non uniquement le monde, dans son ensemble, mais aussi le “ petit monde ” que constitue l’homme. Il est la perfection du bien et, au bout du compte, nos yeux de chair percevront également qu’il y a là, à l’évidence, le bien le plus parfait.
Néanmoins, il reste nécessaire de raffermir son attachement au Dieu de vie, en fixant un temps pour étudier la Torah de vie, en priant avec ferveur pour prodiguer le bien à son âme de vie, en renforçant la pratique des Mitsvot, celle qui a la portée la plus générale étant la Tsedaka, qui est une “ Tsedaka pour la vie ”.
J’espère que, très bientôt, vous m’annoncerez que vous allez mieux, physiquement et moralement, que vous vous êtes défait de toutes les pensées de coupure et de muraille. Vous vous efforcerez de mettre en pratique l’Injonction divine : “ Servez Dieu dans la joie ”.
Je vous joins la causerie de Lag Baomer, éditée il y a peu, que vous étudierez profondément.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Lettre n°1020
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1020, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Iyar 5711,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav David Aryé(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous trouverez ci-joint un reçu de votre contribution, que j’ai consacré à notre œuvre éducative en Afrique du nord. Cette aide vient en son temps, car cette action s’est, Dieu merci, largement développée et elle doit continuer à le faire.
Pendant de nombreuses années, les conditions éducatives, dans les pays d’Afrique du nord, ont été particulièrement défavorables, à cause de l’immense pauvreté qui régnait et par manque de responsables et de dirigeants, prêts à assumer ce rôle.
Mais, Dieu merci, la situation a pris une tournure positive, cette dernière année, grâce aux institutions éducatives que nous avons fondé là-bas, Yechivot, Yechivot élémentaires, Talmud Torah pour les petits garçons et pour les petites filles, cours du soir pour ceux qui ont une activité professionnelle, séminaire de formation des maîtres recrutant des cadres parmi la jeunesse locale(2).
Notre programme vise à établir des Talmud Torah et des Yechivot dans chaque ville et village d’Afrique du nord. Il inclut également une aide matérielle, sous forme de nourriture et de vêtements. Bien évidemment, il représente un budget important. Or, il est un mérite considérable et peu fréquent de prendre part à cette action, introduite à l’initiative de mon beau-père, le Rabbi.
J’espère que ceux qui chérissent la Torah, en général et les ‘Hassidim, en particulier, s’efforceront d’apporter leur contribution. Ainsi, ils forgeront les canaux les plus larges pour recevoir la bénédiction et la réussite, matérielle et spirituelle.
J’envoie un message(3) pour votre fils, monsieur Zalman Yaakov et je souhaite qu’il rentre à la maison en bonne santé(4).
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav D.A. Barth. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°913. (3) Adressé par le précédent Rabbi aux soldats. (4) Celui-ci se trouvait vraisemblablement encore dans l’armée.
Lettre n°1022
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1022, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Iyar 5711,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
fidèlement aux besoins communautaires, le Rav Yo’hanan(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai pris connaissance avec plaisir de votre lettre, m’apprenant que vous venez d’avoir cinquante sept ans. Dieu vous accordera de longs jours et de bonnes années, de même qu’à votre épouse, dans le calme moral et physique. Vous concevrez beaucoup de plaisir de vos enfants, dans la largesse.
Le mérite de vous consacrer aux tâches qui vous ont été confiées par mon beau-père, le Rabbi(2), suffit pour vous permettre d’obtenir, ainsi que votre épouse, une bonne santé et une force accrue pour poursuivre avantageusement vos accomplissements.
A cette occasion, je vous adresse ma bénédiction pour l’anniversaire de votre fils, le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux besoins communautaires, Rav Chalom Dov Ber. Il est dit qu’à trente ans, on accède à la force. Il accroîtra donc sa puissance et sa vigueur dans sa mission sacrée. Ainsi, il attirera, pour lui-même, pour les membres de sa famille et pour tous les enfants, la largesse dans la satisfaction de tous leurs besoins.
Avec ma bénédiction de bien, matériel et spirituel, pour vous et votre épouse,
Notes
(1) Le Rav Yo’hanan Gordon. Voir, à son propos, la lettre n°980. (2) Voir la lettre n°980.
Lettre n°1023
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1023, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5711,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue(1),
J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous me faites part de votre état de santé, de celui de votre mère, de vos enfants et de leur famille, de votre fils.
Ce Lag Baomer, me trouvant près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, j’ai mentionné tous vos noms. A n’en pas douter, il implore la miséricorde divine pour que chacun d’entre vous soit béni en ce qu’il a besoin. J’espère que vous m’annoncerez de bonnes nouvelles, à ce propos.
Néanmoins, pour recevoir les bénédictions célestes, il est nécessaire de forger des réceptacles, en particulier en ayant un foyer juif, chaleureux et lumineux.
Vous vérifierez que vos Mezouzot sont cachères. Chaque veille de Chabbat et de fête, avant d’allumer les bougies, vous donnerez de la Tsédaka. Vous demanderez à vos fils de mettre les Tefilin chaque jour, sauf le Chabbat et les fêtes. S’ils ne peuvent le faire le matin, ils pourront encore accomplir la Mitsva toute la journée, jusqu’au coucher du soleil. S’ils adoptent cette pratique, j’ai bon espoir que ces bénédictions se réalisent.
Vous voudrez bien transmettre à madame... que j’ai mentionné le nom de son fils(2) près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Elle lui écrira donc immédiatement pour lui demander de mettre les Tefilin chaque jour, sauf le Chabbat et les fêtes, lorsqu’il dispose de quelques minutes, pendant la journée, du lever du jour au coucher du soleil.
On peut porter les Tefilin uniquement pendant quelques minutes, mais il est nécessaire de le faire chaque jour. Ainsi, Dieu le protégera et il rentrera en bonne santé à la maison. Je vous joins un message(3) qu’elle voudra bien lui faire parvenir.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Qui vraisemblablement se trouvait encore dans l’armée. Voir la fin de la lettre n°1020. (3) Adressé aux soldats par le précédent Rabbi. Voir la fin de la lettre n°1020.
Lettre n°1024
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1024, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5711,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après que nous nous soyons rencontrés à la synagogue, je n’ai pas eu l’occasion de vous revoir. Je vous écris donc et vous adresse ma bénédiction pour vous, pour votre fils et pour votre gendre. Vous concevrez beaucoup de plaisir de votre petit-fils, leur fils. Vous l’éduquerez à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions.
Nous nous approchons de la fête de Chavouot, temps du don de notre Torah. Le Midrach rapporte que Dieu demanda alors des garants. C’est seulement lorsque les enfants d’Israël proposèrent, pour assumer ce rôle, leurs enfants, qui mettraient la Torah en pratique, que Dieu accepta de leur donner la sainte Torah.
Telle est donc la leçon qui est délivrée à chacun de nous. Quiconque désire recevoir la Torah de la manière qui convient
doit s’efforcer que ses enfants et petits-enfants, de même que les enfants d’autres Juifs, reçoivent une éducation basée sur la Torah. Il doit venir en aide aux institutions et aux personnes qui organisent une bonne éducation aux enfants juifs, afin qu’ils deviennent des adultes pratiquants.
Avec ma bénédiction pour une fête joyeuse, en saluant votre gendre et votre fille et en vous souhaitant Mazal Tov,
Lettre n°1025
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1025, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5711,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
fidèlement aux besoins communautaires,
le Rav Yom Tov(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu avec plaisir votre lettre, dans laquelle vous me décrivez le développement et la réussite de la Yechiva Loubavitch de Boston. Vous parlez aussi de votre action et de votre collaboration au profit de la Yechiva.
Je me souviens encore de vos termes chaleureux, lorsque nous nous sommes rencontrés, peu après le décès de mon beau-père, le Rabbi, pour parler des institutions qu’il a créées. Je suis convaincu que vous continuerez à apporter votre fructueuse collaboration à toutes les institutions de mon beau-père, le Rabbi, que vous convaincrez vos amis et vos connaissances d’en faire de même. Tout cela, comme l’affirment nos livres sacrés, vous apportera la réussite dans vos préoccupations personnelles.
Vous m’interrogez et me demandez de faire construire quelles salles supplémentaires dans l’édifice de la Yechiva. L’endroit, en effet, est trop étroit et ne peut accueillir tous les élèves souhaitant fréquenter la Yechiva. En effet, cet investissement doit coûter plusieurs milliers de dollars et certains membres s’interrogent sur son bien fondé.
Refuser des enfants qui souhaitent poursuivre leurs études à la Yechiva est totalement interdit. De plus, ceci ternira la renommée de la Yechiva, ce qu’à Dieu ne plaise et les dons qu’elle recevra en seront diminués. La situation, telle que vous la décrivez, ne présente donc aucune autre alternative. Il faut ajouter des classes à cette édifice et, à n’en pas douter, les autres membres adopteront ce projet. Puisse Dieu faire que tout cela soit fructueux.
Nous approchons des jours de Chavouot, temps du don de notre Torah(2). Le Midrach rapporte que Dieu demanda alors des garants. On lui proposa les saints Patriarches et les bergers d’Israël, mais il estima que cela n’était pas suffisant. Puis, les enfants d’Israël dirent que leurs enfants seraient les garants, qu’on leur enseignerait la Torah et qu’on les éduquerait au Judaïsme. C’est alors que Dieu accepta de donner Sa sainte Torah.
Telle est donc la leçon que nous devons tous apprendre. L’une des préparations nécessaires pour recevoir la Torah est le renforcement de l’action en faveur de l’éducation des enfants juifs.
Je vous demande de transmettre mon salut et ma bénédiction à tous les professeurs de la Yechiva, de même qu’à tous ceux qui lui apportent leur concours, matériellement et spirituellement, en particulier aux grands Rabbanim, distingués ‘Hassidim qui craignent Dieu et se consacrent fidèlement aux besoins communautaires, le Rav Zuber et le Rav Castel.
Je vous adresse ma bénédiction pour recevoir la Torah joyeusement et profondément.
Vous trouverez ci-joint la causerie de Lag Baomer, éditée dernièrement. Je suis sûr qu’elle vous intéressera.
Notes
(1) Le Rav Y.T. Priluck, de Canton, dans le Massachusetts. (2) Voir la fin de la lettre précédente.
Lettre n°1026
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1026, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5711,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre fidèlement aux besoins communautaires,
le Rav Chlomo Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre demande de bénédiction pour monsieur... Il a sûrement emporté ses Tefilin avec lui(2) et vous avez dû lui donner le message de mon beau-père, le Rabbi(3). Il faut lui dire et lui répéter qu’il doit mettre les Tefilin chaque jour, sauf, bien entendu, le Chabbat et les fêtes. S’il ne peut le faire le matin, il les portera dans la journée, jusqu’au coucher du soleil, au moins pendant quelques minutes, même s’il doit les ôter aussitôt.
Vous lui expliquerez également que cette Mitsva a la propriété d’apporter de longs jours et de bonnes années. Nos Sages disent que celui qui met les Tefilin vit longtemps. Il ne s’agit donc pas seulement d’une pratique religieuse, mais aussi d’un acte de protection. Il doit donc adopter cette Mitsva, quel que soit, par ailleurs, le niveau de son engagement religieux, lorsqu’il se trouve chez lui.
Vous trouverez sûrement les termes pour lui expliquer tout cela. Le cas échéant, vous lui traduirez en anglais le contenu de cette lettre.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav C.Z. Hecht, de Chicago. Voir, à son propos, les lettres n°468, 1038 et 1114. (2) En partant pour l’armée. (3) Adressé aux soldats. Voir les lettres n°1020 et 1023.
Lettre n°1027
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°1027, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5711,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav Yehouda Leïb(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été heureux d’avoir de vos nouvelles par le Rav, distingué ‘Hassid qui se consacre fidèlement aux besoins communautaires, le Rav Elyahou Simpson. Il m’a fait part de votre réunion, qui s’est déroulé dans un contexte chaleureux et ‘hassidique. Selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi, une réunion ‘hassidique réchauffe le cerveau, le cœur et même le talon.
Lorsque l’on rentre chez soi, à l’issue d’une telle réunion, on introduit dans son foyer la clarté et la chaleur, qui illuminent et réchauffent, rendent la maison totalement différente de ce qu’elle était auparavant.
Vous savez sans doute ce que mon beau-père, le Rabbi, a raconté, citant le Baal Chem Tov. Tout ce qu’un homme voit et entend doit lui délivrer un enseignement pour sa manière de servir Dieu, surtout s’il s’agit de ce qui permet d’assurer sa subsistance, une activité à laquelle on doit donc consacrer un certain temps, de nombreux jours par an et plusieurs heures par jour.
Votre nouveau commerce, que vous ouvrirez en un moment bon et fructueux, est basé sur une technique nouvelle. Celle-ci consiste à prendre des sacs usagés qui, de ce fait, ont pu se trouver en contact avec des bacilles. Ceux-ci, en l’état, ne peuvent plus être utilisés et pourraient même infecter ce que l’on y placerait. On a donc cherché un moyen de se débarrasser de ces bactéries. Pour y parvenir, on place ces sacs en un endroit fermé, que l’on chauffe à une température, supérieure à la normale, que les bactéries ne peuvent supporter. Dès lors, ces sacs sont désinfectés et l’on peut les utiliser de nouveau.
Il en va de même pour notre vie. A l’âge de treize ans, l’homme reçoit son bon penchant. Il est alors usagé, du fait du mauvais penchant, venu le premier et prétendant que son emprise sur le corps de l’homme, sur ses pensées, ses paroles, ses actions, est un fait accompli. Il prétend être l’aîné.
Il y a, alors, une solution. Pour que les pensées, les paroles et les actions ne soient pas saisies par les attitudes intéressées, les mauvaises idées et les intentions négatives du mauvais penchant, il faut se couper momentanément de toute influence extérieure, s’enfermer dans les quatre coudées de la synagogue, de la Yechiva ou de la maison d’étude. Là, on peut se réchauffer au delà de sa température habituelle, par l’amour de Dieu, l’amour de la Torah, l’amour du peuple juif.
C’est de cette façon que l’on purifie son propre sac des bactéries du mauvais penchant, afin d’y introduire ce qui est pur et utile. Parfois, il n’est pas suffisant de désinfecter une seule fois un sac pour qu’il soit sain. Il en est donc de même pour le sac de l’homme et, lorsque l’on se réveille, le matin, on doit, encore une fois s’emplir de chaleur juive et ‘hassidique. On peut ainsi être certain de servir Dieu, d’étudier la Torah et d’accomplir les Mitsvot.
Je vous souhaite de connaître la réussite dans cette entreprise(2) et que Dieu fasse que s’accomplisse en vous ce que mon beau-père, le Rabbi a dit, citant l’Admour Hazaken, auteur du Tanya : Dieu accorde aux Juifs l’opulence matérielle, afin qu’ils en fassent de la spiritualité, satisfaisant ainsi leurs besoins et ceux de leur famille de manière permise, renforçant(3) le Judaïsme et la diffusion de la Torah.
J’espère avoir de vos bonnes nouvelles.
Avec ma bénédiction pour une joyeuse fête, pour recevoir la Torah joyeusement et profondément,
Notes
(1) Le Rav Y.L. Ungar, de Pittsburgh. (2) La désinfection des sacs. (3) Par leur contribution à la Tsédaka.
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