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Iguerot Kodesh — lettres 946 à 966

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°946

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°946, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Adar Cheni 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait d’obtenir de vos bonnes nouvelles par notre ami, le distingué ‘Hassid qui craint Dieu, s’acquitte fidèlement de sa tâche, se consacre aux besoins communautaires et perçoit toutes les bonnes choses, le Rav Yaakov Hacohen Kats(1). J’ai obtenu également le chèque correspondant au début de votre engagement d’éditer un livre appartenant à l’œuvre de mon beau-père, le Rabbi.

Vous vous souvenez sans doute de notre discussion, lorsque vous étiez ici. Désormais, votre fils met sûrement les Tefilin chaque jour, comme nous en étions convenus. Il continuera à le faire et ceci lui apportera et vous apportera la bénédiction et la réussite, dans tous les domaines.

Nous nous approchons de Pourim, temps de joie pour les Juifs. Je conclurai donc par une explication que mon beau-père, le Rabbi, a donnée, dans sa causerie de Pourim 5701(2), lorsque commencèrent les persécutions qui ont caractérisé cette période.

A Pourim, Haman l’impie voulut s’en prendre aux Juifs, uniquement parce qu’ils étaient Juifs. Mais, ceux-ci n’en firent pas cas et se renforcèrent fièrement dans leur pratique juive. Dès lors, le décret fut abrogé. Bien plus, la situation se transforma et l’angoisse devint joie.

Or, il en est de même à chaque époque. Nous autres, Juifs, devons être fiers de notre Judaïsme, maintenir fermement ses pratiques, malgré les difficultés qui en découlent. C’est ainsi que nous serons libérés de tous les Haman, Haman physiques et Haman moraux. Dès lors, “ pour les Juifs, ce sera lumière, joie, allégresse et honneur ”.

Avec ma bénédiction pour la joie de Pourim et en saluant votre fils,

Notes

(1)

Voir la lettre précédente. (2)

1941.

Lettre n°947

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°947, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Adar Cheni 5711,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,

le Rav Yossef(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu aujourd’hui le gâteau de la circoncision de votre petit fils Chlomo Its’hak. A cette occasion, je voudrais vous souhaiter encore une fois Mazal Tov, Mazal Tov. Puissiez vous, tout comme vous l’avez inscrit dans l’alliance de notre père Avraham, le conduire à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions. Avec votre épouse, vous concevrez beaucoup de satisfaction juive et ‘hassidique de ce petit fils et de vos autres enfants, non seulement dans la tranquillité physique, mais aussi dans celle de l’esprit.

Les bonnes actions que vous avez accomplies jusqu'à maintenant, en particulier l’impression du Sdeï ‘Hémed(2) et votre engagement à œuvrer pour renforcer les institutions de mon beau-père, le Rabbi, vous apporteront, de même qu’à tous les vôtres, la bénédiction et la réussite dans tous les domaines.

Très bientôt, vous serez à même de tenir votre engagement de soutenir largement ces institutions, en Afrique du nord. Vous pourrez augmenter le montant de votre contribution, selon les besoins qui se font sentir et conformément au souhait de votre cœur juif.

Vous voudrez bien transmettre ma bénédiction de Mazal Tov, à l’occasion de la circoncision, aux parents du nouveau né, votre fils, monsieur Israël Zalman et son épouse, madame Freïdel, de même qu’à la grand mère, madame Ra’hel et à l’arrière grand mère, madame Breindel, qui auront de longs jours et de bonnes années.

Avec ma bénédiction pour la joie de Pourim,

Notes

(1)

Le Rav Y.Robinson. Voir, à son propos, les lettres n°493 et 1116. (2)

Voir également les lettres n°332 et 450.

Lettre n°948

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°948, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Adar Cheni 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu, en leur temps, votre lettre du 4 Chevat et la liste Je les ai alors lues près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, afin qu’il invoque la miséricorde de Dieu pour la satisfaction de vos besoins.

Vous me dites que vous vous êtes inscrit pour immigrer au Canada, puisque l’on ne vous accorde pas de visa d’entrée aux Etats Unis et que cette inscription ne vous supprime pas le droit de demander encore une fois ce visa par la suite. Vous m’interrogez, à ce propos. Mais, s’il en est ainsi, il n’y a rien de négatif en cela et votre démarche sera donc fructueuse.

Néanmoins, les ‘Hassidim devraient s’intéresser à la possibilité de s’installer en Australie. D’après les informations que l’on peut obtenir, c’est un endroit offrant des possibilités pour gagner sa vie. Et, avec l’aide de Dieu, il y a bon espoir qu’y soit installé un centre de la ‘Hassidout. La venue de quelques ‘Hassidim de plus en hâtera l’édification, afin qu’il puisse répandre les sources de la ‘Hassidout dans ce pays.

Les ‘Hassidim qui n’ont pas encore besoin d’une Yechiva pour scolariser leurs enfants devraient donc s’installer en Australie. Ils trouveraient là le bien, matériel et spirituel à la fois.

Vous avez sans doute déjà reçu le fascicule édité à l’occasion de Pourim, avec la lettre qui y était jointe et vous les avez mis à la disposition du plus grand nombre, de la manière qui convient.

Avec ma bénédiction pour que vous donniez de bonnes nouvelles et en saluant toute votre communauté,

Lettre n°949

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°949, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Adar Cheni 5711,

Brooklyn,

A l’équipe de direction de la Yechiva et du Talmud Torah

pour les émigrants de Russie à Lod,

à qui Dieu accordera longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 23 Adar Richon, avec le compte rendu détaillé de tout ce qui concerne la Yechiva, matériellement et spirituellement. J’ai été satisfait de prendre connaissance de la liste des élèves, précisant le nom de leur mère. Sans en faire le voeu, je la lirai demain(1), près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.

Du fait de mes occupations et des préparations de Pourim, je ne peux apporter une réponse détaillée à votre demande de vous communiquer mon sentiment sur votre lettre et votre compte rendu. Je me contenterai donc ici de quelques remarques, d’ordre général, après avoir introduit un point préalable.

Auparavant, une Yechiva et un Talmud Torah avaient pour objet essentiel de permettre aux élèves d’étudier et de progresser. L’accomplissement des Mitsvot et le respect des coutumes juives constituaient une évidence pour chacun et chacune, grâce à l’éducation qu’ils recevaient à la maison et dans leur entourage. Ceux qui se trouvaient alors dans la maison d’étude et la Yechiva avaient tous reçu une telle éducation.

Il n’en est pas de même, à l’heure actuelle. Désormais, une Yechiva et un Talmud Torah ont aussi, et même surtout, pour but de faire acquérir la crainte de Dieu à l’élève. Celui-ci doit d’abord respecter la Torah et les Mitsvot puis, ensuite seulement, être un érudit de la Torah. S’il s’agit d’une Yechiva fondée par nos maîtres, il doit, en outre, être un ‘Hassid.

Il n’est nul besoin de dire que l’application concrète de la Torah et des Mitsvot est primordiale, que la finalité ultime est la crainte de Dieu, ainsi qu’il est dit : “ Et Dieu nous a ordonné d’appliquer toutes ces Lois, afin de craindre l’Eternel ”.

Il découle de tout ce qui vient d’être dit que chaque Talmud Torah, chaque Yechiva, en particulier s’ils ont été fondés par nos maîtres, les chefs de ‘Habad, doivent réunir toutes les conditions nécessaires pour atteindre cet objectif essentiel, faire de leurs élèves des Juifs pieux et sérieux, chaleureux et ‘hassidiques. Cette conception me permet de répondre à votre question et de donner mon avis sur l’organisation des études, à la Yechiva et au Talmud Torah. Je formulerai donc les remarques suivantes :

A) Le programme d’étude de chaque classe doit intégrer les lois et les coutumes juives, dans les plus petites classes comme dans les plus hautes, bien évidemment chacune selon son niveau.

B) Un effort particulier doit être fait pour organiser le Chabbat, les fêtes, le ‘Hol Hamoéd. La vie des élèves doit être modifiée pour intégrer les lois et les coutumes juives. Dans ce but, ces élèves participeront eux-mêmes, de manière active à la célébration du Chabbat, à la fête de Pourim, au Séder de Pessa’h.

On sait qu’en assistant à une célébration concrète, on peut apprendre beaucoup plus que par un enseignement oral.

C) A priori, la Guemara doit être étudiée le matin, au début de la journée d’étude. L’étude du ‘Houmach, qui ne requiert pas autant de concentration, prendra place dans l’après-midi. En revanche, on n’adoptera pas l’ordre inverse(2).

D) Il serait bon d’instaurer que l’on étudie la ‘Hassidout avant la prière. Je suis surpris qu’il n’en soit pas déjà ainsi. Peut-être est-ce par erreur que ce point n’apparaît pas dans votre compte rendu. Vous savez que cette organisation a été adoptée, dans nos Yechivot, depuis le début. Bien plus, les hommes déjà installés en font de même, chez eux.

E) Certaines classes peuvent sans doute étudier les écrits des Décisionnaires.

F) Les élèves qui n’apprennent pas le ‘Houmach, avec le commentaire de Rachi, dans le cycle d’étude de la Yechiva, le feront par eux-mêmes(3).

G) On instaurera la lecture des Tehilim après la prière(3).

Nous devons tirer un enseignement, concrètement applicable, de ce qui est d’actualité, en l’occurrence les concepts développés dans le fascicule édité pour la fête de Pourim, cette année et l’on retiendra, en particulier, l’enseignement suivant.

Malgré les épreuves, les préoccupations, les tracas, on se renforcera dans la pratique de la Torah et des Mitsvot(4). On fera surtout des efforts particuliers pour dispenser une bonne éducation, pour enseigner aux fils et aux filles d’Israël les Mitsvot de Dieu et Sa Torah.

Dans certains endroits, les persécutions déclarées et les ruses sournoises ont pour objet de “ s’emparer des synagogues et des maisons d’étude ”, de faire oublier aux enfants d’Israël, ce qu’à Dieu ne plaise, la Torah de Dieu et Ses Mitsvot, de les écarter, ce qu’à Dieu ne plaise, de la Divinité.

Il faut donc savoir qu’en temps de persécution, lorsque se multiplient les obstacles et les voiles, lorsque l’on fait passer l’obscurité pour la lumière, lorsque ce qui aurait du intensifier la clarté de la sainteté est utilisé pour renforcer la noirceur des forces du mal et de “ l’autre côté ”(5), “ Dieu accorde un potentiel céleste permettant de transformer la pénombre en lumière bienfaisante ”.

Nous devons aller jusqu’au don de notre propre personne pour préserver les petits garçons et les petites filles, car, selon les termes du Midrash, “ s’il y a des enfants, il y aura des adultes, des Sages, des anciens, de la Torah, des synagogues, des maisons d’étude ” et, finalité ultime, “ le Saint béni soit-Il révélera sa Présence dans le monde ”, dans ce monde inférieur et matériel, car “ l’autre côté ” sera repoussé, l’obscurité deviendra lumière et l’éclat de Dieu scintillera.

Avec ma bénédiction pour la joie de Pourim et en saluant toute votre communauté,

M. Schneerson,

Notes

(1)

Veille de Pourim. Voir la lettre n°945. (2)

‘Houmach le matin et Guemara l’après-midi. (3)

Dans le cadre des études quotidiennes du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya, instaurées par le précédent Rabbi. (4)

Voir, pour la fin de cette lettre, les lettres n°940 et 941. (5)

Celui qui est étranger à la sainteté.

Lettre n°950

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°950, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Adar Cheni 5711,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Avraham ‘Hano’h(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 5 Adar Cheni.

Nos Sages affirment, dans le traité Avot, chapitre 3, Michna 5, que “ celui qui accepte le joug de la Torah est dispensé de celui de la royauté et des obligations du monde ”. Le Saint béni soit-Il agit toujours “ mesure pour mesure ”, de sorte que celui qui est inscrit et mentionné parmi les armées de Dieu, de manière effective et non uniquement potentielle, ce qui est bien le cas pour chaque Juif, sera effectivement libéré “ avec la main haute ”(2).

La séquence de discours ‘hassidiques donnée à l’occasion du décès(3) explique ce qu’est l’armée de Dieu.

J’ai bien reçu le colis contenant la copie des lettres adressées par mon beau-père, le Rabbi et je vous en remercie.

Je n’ai pas encore eu le temps de les examiner comme il conviendrait de le faire, pas plus que le texte des causeries qui étaient jointes à cet envoi, mais j’ai bon espoir de pouvoir en prendre connaissance très prochainement. Je vous dirai alors ce qui manque dans mes archives.

Avec ma bénédiction de joyeux Pourim,

Notes

(1)

Le Rav A.H. Glitsenstein, de Jérusalem. (2)

Comme ce fut le cas, lors de la sortie d’Egypte. (3)

Du précédent Rabbi, le 10 Chevat 5710-1950.

Lettre n°951

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°951, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Adar Cheni 5711,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

descendant d’une illustre lignée,

le Rav Efraïm Eliezer Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu(2) votre lettre avec plaisir et satisfaction. Vous consulterez le Likouteï Torah, au début de la Parchat Chemini. Vous m’annoncez que le comité rabbinique, émanation du comité directeur de la ville, vous a nommé Rav et président du tribunal rabbinique.

Puisse Dieu faire que vous assumiez ces fonctions avec succès, qu’au sein du tribunal, évoquant la rigueur, vous soyez le père(3) miséricordieux, selon le Likouteï Torah, dans les commentaires de Roch Hachana, au discours intitulé “ Cantique des degrés ”. Vous serez aussi la tête, Roch, de ce tribunal, anagramme de Ocher, bonheur, comme le dit le début du Likouteï Torah. Vous consulterez aussi le Kehilat Yaakov, au début du chapitre 103. Ce bonheur et ce plaisir seront les vôtres, tout autant que ceux des personnes que vous dirigerez.

Du fait des préparatifs de Pourim, le temps ne me permet pas de répondre à vos lettres comme il conviendrait de le faire. En échange, je vous joins le fascicule édité à l’occasion de cette fête et une copie de la lettre collective qui l’accompagne. Celle-ci remplacera ma réponse qui, je l’espère, vous parviendra dans les prochains jours.

Je conclus comme je commençais, avec mes voeux de réussite à l’occasion de votre nomination et en vous souhaitant tout le bien.

Je vous restitue, en vous remerciant beaucoup, la lettre que mon beau-père, le Rabbi, vous a écrite, le 28 Adar 5702(4). C’est pour cette raison que je vous adresse le présent courrier en recommandé.

Note : Roch, la tête et Av, le père, sont, à priori, synonymes(5). A la fin du traité Horayot, seul le terme de Av est cité. Peut-être l’abréviation Reïch, Alef, Beth, Dalet signifie-t-elle Roch Avot Bateï Dinim, doyen des présidents de tribunaux rabbiniques. Il est difficile de l’affirmer.

En tout état de cause, pour ce qui fait l’objet de notre propos, ces expressions ont toutes un même sens. Vous connaîtrez donc la réussite dans vos fonctions. Vous serez la tête, dirigeant tous les membres, les coordonnant pour que chacun assume pleinement sa fonction.

Le Otsar Israël parle de Av Beth Din, Roch Av Beth Din, Rabbénou Av Beth Din. Le dictionnaire des abréviations de Perlman dit aussi Roch Beth Din, mais cette interprétation est également difficile à accepter.

Notes

(1)

Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son propos, la lettre n°906. (2)

Le Rabbi emploie un terme Yiddish que l’on peut traduire à la fois par “ votre lettre m’est bien parvenue ” et “ votre lettre m’a touché ”. (3)

En Hébreu, Av, terme qui désigne le président de ce tribunal. (4)

1942. (5)

Pour désigner le président du tribunal rabbinique.

Lettre n°952

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°952, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Adar Cheni 5711,

Brooklyn,

Au Juste, Rav et distingué ‘Hassid, descendant d’une

illustre lignée, le Rav Y.Y.(1) Chlita,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en son temps, votre lettre, à laquelle était jointe, les quatre pages du ‘Hakal Its’hak.

Je les ai acceptées et, en échange, vous adresse, par la présente le fascicule qui a été édité pour les jours de Pourim, désormais très proches. Il contient l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi. A n’en pas douter, il vous intéressera beaucoup.

Je vous remercie chaleureusement pour les détails que vous me transmettez, à propos du décès du père de l’auteur du Tanya(2). Je vous serais reconnaissant de me communiquer les autres détails que vous pourriez recueillir auprès d’une source fidèle. En effet, on possède, à ce propos, très peu d’informations claires. L’année du décès elle-même n’est pas connue.

Pour formuler une remarque sur le livre que vous m’avez envoyé et évoquer ce qui est d’actualité, vous consulterez la porte de Pourim, de l’Admour Haémtsahi, fils de l’auteur du Tanya, au chapitre 92 du discours intitulé “ Il viendra en portant l’habit ”. Celui-ci introduit sa propre interprétation de la discussion entre Beth Hillel et Beth Chamaï et précise l’opinion de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, qui parle de création conjointe(3), ce qui n’est pas clairement dit dans les pages que vous m’avez envoyées.

Il est dit que les initiales des mots formant le verset “ les cieux et la terre ” forment le Nom divin Ehévé(4), selon le Zohar, tome 1, page 251a. Il reprend aussi les initiales de la phrase “ le vêtement et le cheval ”(5).

Avec ma bénédiction pour un joyeux Pourim,

Notes

(1)

Le Rav Y.Y. Weiss. (2)

Le Rav Weiss écrivait : “ Les anciens de Sélich m’ont raconté qu’avant son décès, le responsable de l’association du dernier devoir lui a demandé l’adresse de ses fils, afin de les prévenir pour qu’ils disent le Kaddish. Il lui indiqua qu’il avait trois fils, mais lui donna seulement l’adresse de deux d’entre eux. Concernant le troisième, il dit : “ Mon Zalman saura ce qui se passe sans qu’on le lui dise ”. On sait également que, pour le premier anniversaire du décès, qui était le 8 Tichri, c’est à dire pendant les dix jours de Techouva, le saint auteur du Tanya se rendit à Sélich. Il passa ensuite Yom Kippour à Munkatch. ” (3)

Du ciel et de la terre. (4)

Ce Nom représente la jonction opérée, au sein de la création, entre le ciel et la terre. Il est lié à l’Attribut du fondement, Yessod. (5)

Meguila d’Esther 6, 10.

Lettre n°953

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°953, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Adar Cheni 5711,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué et érudit ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav C.Y.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous avez sans doute reçu mon télégramme et ma lettre à propos des élections et de leur suppression(2).

Accessoirement, je voudrais ajouter la remarque suivante. Les commentateurs du Midrash Esther Rabba s’étonnent de son interprétation(3) : “ Ne lis pas tes fils, mais lis tes constructeurs ”. Or, on peut répondre à cette question, semble-t-il, en introduisant une interrogation préalable.

Comment ce verset permet-il d’établir que la mesure de Dieu est toujours large ? Le Midrash répond donc : “ ne lis pas tes fils, mais lis ton Constructeur ”, c’est à dire le Saint béni soit-Il Lui-même, Qui t’a fait et façonné, de toutes les manières possibles.

Néanmoins, l’imprimeur a retenu la version figurant dans le traité Bera’hot(4) et, par erreur, il a écrit “ tes constructeurs ”, au pluriel.

Je vous joins le fascicule édité à l’occasion de Pourim et une copie de la lettre qui l’accompagne. J’ai bon espoir qu’ils vous intéresseront.

Je conclus en vous adressant ma bénédiction de joyeux Pourim,

Notes

(1)

Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem, auteur de l’Encyclopédie talmudique. Voir, à son propos, la lettre n°813. (2)

Voir également la lettre n°925. (3)

Du verset “ Et tous tes fils étudieront Dieu ”. (4)

Qui dit “ tes constructeurs ”, au pluriel.

Lettre n°954

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°954, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Pourim 5711]

Je vous demande(1) d’organiser une réunion ‘hassidique, durant Pourim et également pendant le Chabbat, en soulignant l’importance particulière de l’éducation emplie de crainte de Dieu(2).

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1)

Il s’agit du télégramme adressée par le Rabbi, à tous les ‘Hassidim, à l’occasion de la fête de Pourim. (2)

Voir les lettres n°940 et 941.

Lettre n°955

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°955, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Adar Cheni 5711,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai appris avec peine, par votre mari, le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux besoins communautaires et multiplie les accomplissements positifs, Rav ..., que vous êtes découragée et avez du mal à vous ressaisir, après le malheur qui vous a douloureusement frappée.

De façon générale, tous les Juifs, hommes ou femmes, sont des “ croyants, fils de croyants ”. En d’autres termes, tous ont foi et comprennent même intellectuellement que Dieu, et seulement Lui, dirige le monde.

Les Juifs croient également, d’une foi parfaite, que Dieu est la perfection du Dieu.

Vous avez sans doute connaissance de l’explication de mon beau-père, le Rabbi, qu’il cita, au nom du Baal Chem Tov. Il précise que chaque Juif, homme ou femme, est chéri de Dieu, comme un père aime son fils unique. De fait, Son amour est encore plus intense, mais nous avançons cette métaphore, car nous sommes incapables d’imaginer un amour plus intense que celui-là.

On peut déduire de ce qui vient d’être dit que tout ce que Dieu fait est pour le bien. Il souhaite le mettre à la disposition des Juifs, non seulement dans la dimension spirituelle, mais aussi matériellement. Il en résulte que ce bien n’est pas uniquement moral, mais aussi physique.

Comme je l’ai dit, tous les Juifs ont foi en cela et le comprennent même par leur intellect.

Néanmoins, il peut parfois arriver que cette idée reste au stade de la foi et de la compréhension, sans être ressentie par le cœur. On en conclut donc que certaines situations doivent provoquer le découragement et la tristesse, ce qu’à Dieu ne plaise. L’événement est alors perçu en fonction de cette idée, alors qu’en réalité, il est également pour le bien, mais cet aspect échappe à la raison.

De même, il est parfois possible que la finalité de cette situation, responsable de la mauvaise impression, qui est la perfection du bien, reste également cachée à l’œil des hommes et se trouve même totalement occultée.

En revanche, lorsque l’on fait un effort sur sa propre personne, quand on se concentre pour introduire la foi et la perception intellectuelle dans le sentiment du cœur, pour comprendre qu’il ne peut en être autrement, on se dit que tout ce que Dieu fait est nécessairement un bien évident.

La récompense divine, en effet, est “ mesure pour mesure ”, en fonction de ce que l’homme accomplit. Dieu révélera donc pour tous, et en particulier pour celui qui est concerné, le bien caché dans l’événement, de sorte qu’on puisse le voir, de ses yeux de chair.

Bien évidemment, un immense effort est nécessaire pour se convaincre soi-même. Il est, cependant, plus aisé de le fournir, pour ceux qui sont issus d’une famille ‘hassidique, ont épousé des ‘Hassidim, conduisent leur foyer dans un esprit ‘hassidique, en se pénétrant de l’esprit de la ‘Hassidout et de ses pratiques.

Je souhaite que Dieu vous montre, de même qu’à votre mari et à votre fils, la perfection du bien que sécrètent les différents événements de votre vie, même si vous n’en avez pas encore eu conscience. Ainsi, tous ensemble, vous serez heureux, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°956

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°956, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[24 Adar Cheni 5711]

J’ai reçu, en leur temps, vos deux lettres, la première qui n’était pas datée et la seconde, du 22 Adar. Mais, du fait de mes nombreuses occupations, je n’ai malheureusement pas pu y répondre jusqu'à maintenant.

Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion de Pourim et celui du 2 Nissan. Et, je réponds, à présent, à vos lettres.

J’ai été particulièrement satisfait de lire que vous faites usage de vos dons de peintre. Vous préparez une exposition et les articles publiés dans la presse sont positifs. Vous progresserez sûrement, dans ce domaine et vous vous servirez des talents que Dieu vous a accordés pour raffermir le Judaïsme et la crainte de Dieu.

Le point essentiel de votre lettre est l’appréciation négative que vous avez de votre propre situation. Vous êtes découragé et, parfois même, vous parvenez au renoncement. Vous avez du mal à trouver votre place. Vous souhaitez donc me voir, afin que nous puissions en parler de vive voix.

Il est judicieux que deux bons amis se rencontrent. Un encouragement moral peut en résulter pour l’un comme pour l’autre. Mais, que faire jusqu'à cette rencontre ? Se maintenir dans cette situation de renoncement, ce qu’à Dieu ne plaise ? Qui d’entre nous peut se permettre pareille chose ?

Vous ne me dites pas ce qui est la cause de votre état moral. Je ne peux donc pas l’analyser, pour vous montrer qu’elle est illusoire, émane du mauvais penchant. En effet, même si elle était effective, elle ne pourrait être considérée comme réelle, dès lors qu’elle provoque le renoncement et le découragement. Elle n’est donc qu’un stratagème du mauvais penchant, que mon beau-père, le Rabbi, appelle, “ le petit malin ”. En effet, celui-ci sait parfaitement trouver les mots susceptibles de convaincre chacun.

Il me faut formuler ici une remarque, d’ordre générale, sur ce qui fait l’objet de notre propos. Me basant sur la sentence du Baal Chem Tov, que mon beau-père, le Rabbi, a citée de nombreuses fois, selon laquelle ce que l’on voit et entend délivre un enseignement pour le service de Dieu, je voudrais analyser plus précisément votre situation.

Vous savez sans doute que la qualité d’un peintre consiste à occulter l’aspect extérieur d’un objet, à oublier son contours, pour le pénétrer, en saisir l’aspect profond et l’essence, afin de l’exprimer par sa toile. Ainsi, celui qui la contemplera percevra ce qu’il n’avait auparavant pas remarqué, lorsque la partie intérieure était cachée par des éléments accessoires.

C’est ainsi qu’un peintre révèle l’essence de ce qu’il représente. Par la suite, celui qui voit sa toile observe une réalité différente, plus vraie et prend conscience qu’il était auparavant dans l’erreur.

Tout ce qui vient d’être dit constitue un principe fondamental du service du Créateur.

La Torah, en général et la ‘Hassidout, en particulier, nous enseignent que l’ensemble de la création fut réalisée par la Parole de Dieu et celle-ci la vivifie et la perpétue, à chaque instant. Mais, la contraction de la Lumière divine et l’Attribut de rigueur céleste voilent et occultent cette Parole de Dieu, n’en laissant apparaître que la partie la plus superficielle.

Le service de Dieu, basé sur la foi pure selon laquelle “ il n’en nul autre que Lui ”, consiste a envisager chaque événement de la vie en fonction de ce principe. Chacun, dans toute la mesure de ses moyens, doit mettre en évidence la Divinité qui se trouve en toute chose et réduire, autant que possible, le voile imposée à sa dimension profonde par son aspect superficiel.

Il en est de même pour chacun, en particulier, car “ vous êtes des enfants pour l’Eternel votre Dieu ”. Le second chapitre du Tanya explique, à ce propos, qu’un fils est une émanation du cerveau de son père et que, de la même façon, l’âme de chaque Juif provient de la Pensée et de la Sagesse de Dieu, qui sont effectivement partie intégrante de Lui-même. Telle est donc l’essence profonde de chaque Juif, y compris la vôtre.

Mais, Dieu ne souhaite pas que l’âme ait recours au “ pain de la honte ”. Il lui accorde donc le pouvoir de fournir un effort. Bien plus, il ne s’agit pas d’un simple effort, mais bien de ce qui doit l’absorber, moralement et physiquement et lui permettre de recevoir tout le bien, de révéler les stades les plus élevés, tout en le méritant effectivement.

Dans le Tanya, le Rabbi précise également un autre point. Il explique que l’on ne doit pas penser que ce qui vient d’être dit ne s’applique pas à certaines personnes. Il affirme que c’est impossible et souligne que, même si l’effort n’est pas pour le Nom de Dieu, il le deviendra effectivement, au final, car “ nul d’entre nous ne sera repoussé ”, comme l’explique le Tanya, à la fin du chapitre 39.

Il faut donc se garder de laisser les aspects extérieurs occulter ce qui est le but essentiel de l’homme et la finalité de sa création.

Lorsqu’un homme éprouve des difficultés, lorsqu’il est confronté à des épreuves, doit transformer la matière du monde, il doit en conclure qu’il n’est pas d’autre moyen de parvenir au but recherché, c’est à dire que l’âme reste ce qu’elle était déjà avant sa création, qu’elle conserve sa pureté, bien plus, qu’elle reçoive une considérable élévation.

En effet, “ un instant de Techouva et de bonnes actions dans ce monde est préférable à tout le monde futur ”. En conséquence, les difficultés que l’on peut éprouver à surmonter les épreuves ou même le découragement qu’inspire l’échec, de temps à autre, ne peuvent altérer la joie que l’on éprouve d’être “ Mon fils aîné, Israël ”, la promesse que l’on reçoit de Dieu Lui-même, selon laquelle “ tout Ton peuple est fait de Justes ”.

Si l’on prend ces éléments en compte, on peut se demander comment un Juif, surtout s’il a bénéficié de la lumière de la ‘Hassidout, plus encore s’il l’a étudiée et, combien plus, si Dieu lui a envoyé des souffrances, peut-il écrire qu’il est découragé, ce qu’à Dieu ne plaise, qu’il ne trouve pas sa place ? Une telle position heurte non seulement la foi, mais même la logique !

De la manière la plus forte, Dieu donne l’assurance que “ nul d’entre nous ne sera écartée ”. Il ne demande pas à l’homme ce qui n’est pas en sa possibilité, car “ le Saint béni soit-Il n’agit pas par ruse envers Ses Créatures ”. Il attend uniquement de l’homme qu’il fasse usage des forces dont il dispose. Bien plus, Il précise que Sa requête est seulement celle-ci : “ Ouvrez pour Moi un accès de la taille d’une pointe d’aiguille et Je vous ouvrirai Moi-même le portail du Sanctuaire ”.

Tels sont les propos de Dieu. Comment prétendre qu’il faut raisonner autrement, ce qu’à Dieu ne plaise, que l’on doit se décourager, baisser les bras, se convaincre que la chute se poursuit ?

La question est donc la suivante. Entre les paroles du maître et ceux du disciple, lesquelles doit-on choisir ? Vous devez vous même vous poser cette question. Vous avez une conception et Dieu en a une autre. Avez vous un doute pour déterminer qui a raison ?

Nous arrêterons ce raisonnement ici.

Concrètement, vous devez savoir que vous appartenez à la communauté des ‘Hassidim, que vous êtes donc attaché à l’arbre de vie, que la définition de ce lien est exprimée par le verset “ vous êtes attachés à l’Eternel, votre Dieu, tous vivants aujourd’hui ”. Le Rabbi cite, à ce propos, dans le fascicule du 2 Nissan, l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ lorsque tous seront morts, vous vivrez encore. Tout comme vous êtes tous vivants aujourd’hui, vous le serez encore dans le monde futur ”.

En d’autres termes, vous avez reçu une promesse personnelle, formulée par nos Sages, selon laquelle “ vous êtes tous vivants aujourd’hui ” et “ vous serez tous vivants dans le monde futur ”.

Vous devez donc emplir votre temps de Torah et de Mitsvot pénétrées de crainte de Dieu, vous servir des dons que Dieu vous a accordés pour raffermir cette crainte de Dieu.

De telles choses ne doivent pas être remises à demain, lorsqu’il sera nécessaire d’accomplir la tâche assignée à demain. Aujourd’hui, vous vous consacrerez donc à celle de ce jour. Pour mener tout cela à bien, on doit savoir que tous les obstacles émanent du mauvais penchant, que la foi doit imprégner l’intellect et le sentiment, l’action concrète, la pensée, la parole et l’action.

Lorsque vous vous emploierez à tout cela, même s’il vous semble impossible de réaliser plus qu’une pointe d’aiguille, Dieu vous conférera la réussite et Il ouvrira pour vous la porte du Sanctuaire.

J’espère que vous ne me tiendrez pas rigueur du retard avec lequel ma réponse vous parvient, que vous m’annoncerez bientôt une nouvelle réjouissante et me direz que vous agissez dans l’esprit de ce qui vient d’être développé.

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles, que vous me donnerez très prochainement,

Lettre n°957

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°957, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Adar Cheni 5711,

Brooklyn,

Aux élèves de la Yechiva venant d’Amérique du sud(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu connaissance, avec beaucoup de satisfaction, de votre résolution et de votre décision de vous réunir, de temps à autre, afin de renforcer votre lien, pour tout ce qui concerne l’étude de la Torah et le bon comportement, de vous préparer à des actions concrètes pour raffermir le Judaïsme, en général et la bonne éducation, en particulier(2) dans vos pays d’origine. En effet, vous restez en contact permanent avec vos amis qui se trouvent là-bas et vous leur montrez l’importance de renforcer le Judaïsme, d’envoyer le plus grand nombre d’enfants poursuivre leurs études dans les Yechivot.

Il serait bon que vous fassiez participer à votre action des élèves d’autres Yechivot, également originaires d’Amérique du sud.

Vous parlez de questions et réponses sur le Judaïsme. Il n’est pas nécessaire que chacun de vous en prépare, chaque semaine. Seuls un ou deux d’entre vous le feront.

Vous continuerez sûrement à rédiger un compte rendu de tout ce que vous faites et j’espère que vous m’annoncerez des accomplissements positifs, de temps à autre.

Avec ma bénédiction pour que vous étudiez la Torah avec ardeur et crainte de Dieu, que vous exerciez une influence positive sur les autres et que vous fassiez tout cela avec succès,

Notes

(1)

Voir, à ce propos, la lettre n°1082. (2)

Voir, à ce propos, les lettres n°940 et 941.

Lettre n°958

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°958, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Adar Cheni 5711,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Efraïm Eliezer Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu vos lettres en leur temps et, en les lisant, j’ai appris avec satisfaction que vous vous installiez dans vos fonctions de président du tribunal rabbinique(2). Dieu vous bénira et vous gardera, car, d’après Rabbi Ichmaël, un Cohen bénit les autres Cohanim, selon le traité ‘Houlin 49a. Vous conduirez votre communauté dans la paix et la droiture. Malgré cela, vous écarterez le plus grand nombre de Juifs de la faute. Vous agirez, en particulier, dans le domaine éducatif. D’après ce que j’apprends, le peu qui existe, en la matière, diminue de plus en plus, de façon préoccupante.

Vous connaissez la sentence suivante de mon beau-père, le Rabbi, prononcée dans les premières années de son arrivée ici : “ On surveille ce que l’on met dans les casseroles(3). Pourquoi ne surveille-t-on pas ce que l’on introduit dans les têtes(4) ? ”.

De fait, le traité ‘Houlin 45a parle de “ ce qu’il y a dans la casserole ” et le verset dit : “ Ta Torah se trouve dans mes entrailles ”, comme le cite le Tanya, à la fin du chapitre 5.

Vous m’interrogez sur quelques chapitres de Tehilim et vous consulterez, à ce propos, l’introduction du Min’hat Chaï sur Tehilim, l’introduction des Tehilim, dans l’édition Redelheim et le Yefé Enaïm, sur le traité Bera’hot 9b.

Vous trouverez ci-joint un reçu pour le montant envoyé à titre de demi Shekel(5). Vous indiquez, dans votre lettre que vous ne vous sentez pas encore totalement soumis et l’on pourrait dire, de manière plaisante que votre demi Shekel supprimera ce sentiment. En effet, le Cohen reçoit la meilleure part parce qu’il la met à la disposition de la communauté. Dès lors, sa propriété et sa propre pauvreté disparaissent, selon le traité Shekalim 4, 2 ou, tout au moins, parviennent à la soumission, d’après le commentaire de Rachi sur le traité Ara’hin 4a.

Néanmoins, les Cohanim formulent leurs exigences car annuler leur propriété est bien un moyen de les impliquer. C’est pour cela que Moché dit(6) : “ N’accepte pas leur offrande ”, bien que celle-ci était publique. Vous verrez ma remarque, à ce propos, dans le fascicule n°83, à la fin de la page 31(7).

Comme vous me l’avez demandé, je mentionnerai votre nom lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, à la veille du Roch ‘Hodech du mois de la délivrance(8).

Je regrette beaucoup que le Rav et ‘Hassid ... n’ait pas encore trouvé une activité qui lui convienne. Or, un Chabbat entre et sort, un mois entre et sort(9).

Je conclus en vous souhaitant tout le bien,

Notes

(1)

Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son propos, la lettre n°906. (2)

Voir, à ce propos, la lettre n°951. (3)

En utilisant uniquement des ingrédients cachers. (4)

Des enfants, qui ne reçoivent pas l’éducation juive qu’ils devraient avoir. (5)

La Tsedaka spécifique qui est donnée à la veille de Pourim. (6)

De l’assemblée de Kora’h. (7)

Dans le Séfer Hamaamarim 5711, page 31. (8)

Nissan. (9)

Le temps passe et il ne trouve toujours rien.

Lettre n°960

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°960, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Adar Cheni 5711,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav I.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je vous joins le fascicule édité à l’occasion du 2 Nissan, date de la Hilloula du Rabbi Rachab. Vous le mettrez sans doute à la disposition du plus grand nombre et il sera, en particulier, étudié pendant le Chabbat, Parchat Ha’hodech, Roch ‘Hodech Nissan et le lendemain, jour de la Hilloula. En effet, la causerie figurant dans ce fascicule développe l’explication suivante.

Les disciples de celui dont nous célébrons la Hilloula, leurs enfants et petits enfants, possèdent sa force, celle de l’homme qui enseigne la Torah aux enfants des autres. Ils sont donc engagés envers cet enseignant, celui dont nous célébrons la Hilloula.

Bien plus encore, ceux qui l’ont uniquement vu(2) possèdent également cette force, celle de l’enseignant qu’il fut.

Plus encore, ceux qui ne l’ont pas vu n’en ont pas moins sa force, celle de l’homme qui les délègue. Grâce à cette force, ils sont ses émissaires, s’identifiant à celui qui les mandate.

On peut, en ce sens, distinguer plusieurs niveaux(3).

L’émissaire peut recevoir l’autorisation et le pouvoir d’agir pour le compte de celui qui le délègue. Pour autant, il s’agit bien de sa propre action, car il conserve une personnalité propre, qui se marque dans tous les domaines. Néanmoins, il désire mener à bien la mission qui lui est confiée.

On peut aussi charger l’émissaire d’agir, de sorte que son action appartienne à celui qui le délègue. Dans le cadre de la mission qui lui est confiée, celui-ci ne peut donc plus rien réaliser pour son propre compte. Il incarne la force de celui qui le délègue.

On peut aussi insuffler à l’émissaire une force qui lui fait perdre toute existence indépendante. Dès lors, celui-ci est, à proprement parler, celui qui le délègue.

Chacun appartient à l’une de ces catégories et reçoit donc, dans le cadre de celle-ci, une pleine responsabilité.

Conformément aux propos de mon beau-père, le Rabbi, dans cette causerie, “ nous devons avoir conscience des forces qui sont mises à notre disposition et puisse Dieu nous venir en aide ” pour leur donner une application concrète, pour atteindre l’objectif recherché et, selon l’explication de celui dont nous célébrons la Hilloula, pour devenir “ une bougie lumineuse ”, en tous les aspects développés dans l’introduction de ce fascicule.

Avec ma bénédiction et en saluant toute votre communauté,

Notes

(1)

Cette lettre “ collective personnelle ” fut adressée à différentes personnes. Voir, à ce propos, la lettre n°481. (2)

Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le traité Erouvin 13b, le Yerouchalmi Beïtsa, chapitre 5, paragraphe 2 : J’ai eu le mérite d’être un érudit de la Torah uniquement parce que je l’ai vu ”. (3)

Le Rabbi note, en bas de page : “ On peut, en effet, soumettre sa personnalité sans en faire abstraction ou, au contraire, en faire totalement abstraction. Ainsi, le Beïnoni, l’homme moyen du Tanya ne fait que repousser ses mauvais sentiments, selon le chapitre 35 du Tanya et il raisonne par les forces de son propre intellect, d’après le chapitre 37. Il n’en est pas de même pour le Juste. On trouvera des illustrations de tout cela dans la partie révélée de la Torah aux traités Guittin 29b et Kiddouchin 43a. Vous consulterez aussi le Léka’h Tov, du Rav Y.Engel, qui explique tout cela par le détail, au premier principe ”.

Lettre n°961

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°961, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Adar Cheni 5711,

Brooklyn,

Aux distingués membres et responsables de

la communauté de rite Ari Zal de Chicago,

auxquels Dieu accordera longue vie(1),

Je vous salue et vous bénis,

Par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid aux multiples capacités et aux nombreux accomplissements, le Rav Chlomo Zalman Hecht(2), j’ai reçu votre participation à Maot ‘Hitin(3). Vous trouverez ci-joint un reçu.

Je vous demande de transmettre l’expression de ma reconnaissance et ma bénédiction aux donateurs et aux membres de leur famille.

Nous nous trouvons entre Pourim et Pessa’h(4). Nos Sages, à propos de ces deux fêtes, parlent de délivrance. Une différence existe, cependant, car celle de Pourim apporta uniquement l’abrogation du décret(5). Mais, les Juifs demeurèrent en exil. Celle de Pessa’h, en revanche, réalisa une libération véritable. C’est la raison pour laquelle cette fête est définie comme “ le temps de notre liberté ”.

La célébration de Pessa’h commence par la proclamation suivante(6) : “ Que celui qui a faim vienne manger, que celui qui est dans le besoin vienne fêter Pessa’h ”. Ainsi, avant même de procéder au Séder, nous nous engageons à satisfaire les besoins de tous ceux qui en éprouvent. C’est ensuite seulement que débute le Séder.

C’est ainsi que nous pouvons avoir le mérite de connaître réellement le temps de notre liberté. Voici ce que l’on accomplit avec la Tsedaka, en général et Maot ‘Hitin, en particulier. En la donnant, on s’apporte à soi-même beaucoup plus que l’on apporte à l’autre. En effet, on se libère, de cette manière, de tous les tracas matériels et spirituels. Chacun en particulier peut alors connaître “ le temps de notre liberté ”. Très bientôt et de nos jours, nous recevrons effectivement la délivrance collective.

Dieu nous fera tous quitter l’exil, par l’intermédiaire de notre juste Machia’h, qui apportera la délivrance véritable et complète.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, de même que pour tout le bien matériel et spirituel,

Notes

(1)

Une même lettre fut adressée à plusieurs autres synagogues. Voir également les lettres n°983 et 991. (2)

Le Rav de Chicago. (3)

La Tsedaka spécifique de Pessa’h, textuellement “ les fonds destinés à la farine ” des Matsot. (4)

Voir, à ce propos, la lettre n°969. (5)

D’extermination prononcé à l’instigation de Haman. (6)

Prononcée au début du Séder.

Lettre n°962

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°962, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Adar Cheni 5711,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Moché Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre en son temps. La proposition d’union de toutes les synagogues de Nouvelle Angleterre est très judicieuse, mais, pour différentes raisons, elle est encore prématurée. Lorsque nous nous rencontrerons, nous en parlerons longuement.

A la suite de la nouvelle que vous m’avez annoncée(2), j’ai adressé une lettre de condoléances à monsieur ... Il serait bon de lui souligner qu’il doit faire un effort envers la Yechiva(3) pour l’élévation de l’âme de son père et qu’il dédicace, à sa mémoire, un livre de causeries ou de discours ‘hassidiques de mon beau-père le Rabbi. Le grand profit et l’immense mérite que cette âme en tirera sont inestimables. Vous trouverez sûrement les mots qui conviennent pour lui expliquer tout cela.

Je suis content que l’élève de la Yechiva ... est déjà rentré chez lui. Vous lui rendrez sans doute visite, ces prochains jours. Vous lui expliquerez donc la nécessité de fixer un temps pour l’étude de la Torah, y compris de la ‘Hassidout. C’est de cette manière qu’il recouvrera la santé physique, lorsqu’il sera en bonne santé morale.

Concernant la situation de la Yechiva, je vous ai déjà dit, il y a quelques temps, que la réussite est acquise. Les réceptacles permettant de l’obtenir et même de la hâter sont la multiplication du nombre des élèves et la force d’implanter en leur cœur la crainte de Dieu et la pratique effective des Mitsvot.

J’ai été très satisfait de ce que vous m’avez raconté, à propos du comportement des élèves, durant la fête de Pourim. Il en feront sans doute de même, pendant la fête de Pessa’h, de la manière qui convient.

Demain, si Dieu le veut, je me rendrai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi et j’y mentionnerai votre nom pour que vous connaissiez la réussite, dans toutes vos préoccupations matérielles et dans la mission sacrée qui vous a été confiée par mon beau-père, le Rabbi. Il est clair qu’il vous a donné également les forces et les capacités nécessaires pour la mener à bien.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et pour que vous perceviez l’immense satisfaction qu’elle procure,

Notes

(1)

Le Rav M.I. Hecht. Voir, à son propos, les lettres n°184 et 1139. (2)

Celle d’un décès. (3)

De New Haven, que dirige le Rav Hecht.

Lettre n°963

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°963, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Adar Cheni 5711,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,

le Rav ‘Haïm Yaakov(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos chèques et ceux de votre épouse. Vous en trouverez ci-joint les reçus.

J’ai beaucoup entendu parler de vous et je suis content de constater que vous demeurez attaché, même après le décès de mon beau-père, le Rabbi, comme vous l’avez toujours été. Désormais, chacun doit ressentir encore plus clairement la responsabilité qui nous a été confiée à tous, révéler en lui des forces encore plus profondes, agir pour que les grandes et saintes réalisations que mon beau-père, le Rabbi, nous a léguées, connaissent la réussite, matérielle et spirituelle.

Vous avez sûrement un temps fixé pour étudier la Torah. Vous devez respecter scrupuleusement ce temps et l’augmenter, dans toute la mesure de vos possibilités. Vous développerez également vos actes de Tsedaka et de bienfaisance. De même, vous exercerez une influence positive sur les autres.

Je vous adresse ma bénédiction pour que vous ayez une bonne santé et une longue vie, de même que votre épouse.

Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion du 2 Nissan(2).

Notes

(1)

Le Rav H.Y. Holman. (2)

Pour la Hilloula du Rabbi Rachab. Voir, à ce propos, les lettres n°959 et 960.

Lettre n°964

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°964, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Adar Cheni 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec plaisir, en lisant votre lettre, que tout allait bien, Dieu merci, que vous avez fixé un temps pour l’étude de la Torah et que les études de votre fille se passent bien.

Vous me dites que vous avez cessé d’apprendre la Guemara, car vous avez des difficultés à approfondir son raisonnement.

Il me semble que vous devriez vous remettre à l’étude de la Guemara. Votre soucis et votre contrariété d’en constater la difficulté ne doivent pas vous empêcher d’en poursuivre l’étude, car elle est la Sagesse et la Volonté du Saint béni soit-Il. Elle supprime donc les autres tracas, les problèmes de subsistance et de santé.

Je me rendrai demain, si Dieu le veut, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi et je mentionnerai vos noms à tous, pour que vous receviez bénédiction et réussite, dans tous vos besoins.

J’espère que vous continuerez à m’annoncer de bonnes nouvelles et je conclus en vous souhaitant tout le bien, matériel et spirituel.

Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion du 2 Nissan.

Lettre n°965

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°965, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Adar Cheni 5711,

Brooklyn,

Après m’être enquis de vos nouvelles et de celle de votre étude de la Torah,

Je voudrais vous faire savoir, par la présente, qu’un Rav, âgé et empli de crainte de Dieu, menant âprement le combat, au sein de votre communauté, pour renforcer le Judaïsme et notamment pour ce qui concerne la Cacherout, est venu me voir.

Un véritable combat est actuellement mené, dans votre ville, sur la nécessité de saler la viande dans les trois jours(1).

J’ai appris avec consternation que ceux qui luttent contre ce Rav se fondent et prennent référence sur l’autorisation que vous avez donnée de congeler la viande(2). Bien plus, vous considérez que le fait de placer la viande dans un réfrigérateur interrompt également le compte(3).

Or, la lutte menée contre ce Rav est conduite non seulement par des membres de la communauté , mais aussi par ...

Vous avez connaissance de cette situation et il est donc inutile de vous décrire les terribles conséquences que peut avoir une telle position, en particulier dans le domaine de la Cacherout, qui est confiée aux femmes et aux cuisiniers.

Je me permets de vous proposer la publication d’un démenti, à ce propos, selon la forme qui convient à ce pays et je vous serais reconnaissant de bien vouloir me faire connaître les initiatives que vous aurez prises, en la matière.

Avec mes respects et ma bénédiction pour que vous régniez longtemps sur votre communauté, car “ qui sont les rois ? Ce sont les Sages ” et que vous vous renforciez dans notre sainte Torah,

Notes

(1)

Suivant l’abattage rituel. (2)

La congélation interrompant le processus de la cachérisation, la viande peut donc être salée dans les trois jours suivant la décongélation, ce qui peut être longtemps après l’abattage rituel. On peut avoir recours à un tel procédé uniquement dans l’impossibilité de pratiquer une cachérisation normale. (3)

Des trois jours de cachérisation.

Lettre n°966

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°966, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Nissan 5711,

Brooklyn,

Aux distingués membres de la communauté et responsables

de la synagogue Agoudat A’him, de rite Ari Zal, à Rotchester, auxquels Dieu accordera longue vie(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu de vos nouvelles avec plaisir et, de même, j’ai eu votre participation à la caisse du Maamad(2). Celle-ci a bien été transmise et vous en trouverez ci-joint le reçu.

J’ai été très satisfait d’apprendre que ce montant devait être considéré non seulement comme une participation financière, mais aussi comme l’expression de votre souhait de prendre part à cette œuvre immense et grandiose, qui a été fondée et dirigée par mon beau-père, le Rabbi, bien plus, qui est encore dirigée, à l’heure actuelle, dans l’esprit de ses directives.

Néanmoins, pour que cette mission puisse être menée à bien, elle doit recevoir le concours de tous ceux qui en apprécient la valeur et, en particulier des personnes qui, d’une manière ou d’une autre, ont eu le plaisir d’être en relation avec mon beau-père, le Rabbi. Ceux-là doivent, bien évidemment, ressentir l’obligation et l’importance de participer au renforcement

de tout ce qu’il a créé et dirigé.

Il est deux moyens d’apporter son concours, financièrement ou bien par une participation physique. J’espère que vous opterez pour les deux à la fois et votre contribution, à laquelle je faisais allusion plus haut, est la preuve la plus éclatante qu’il en est bien ainsi.

Comme le soulignent nos Sages dans la Michna, il faut faire preuve de largesse envers les autres. Vous exercerez donc une influence positive envers le cercle de vos amis et de vos connaissances en les rapprochant de ces accomplissements, pour lesquels mon beau-père, le Rabbi a fait don de sa propre personne.

A l’occasion de Pessa’h qui s’approche, je vous souhaite à tous, ainsi qu’aux membres de votre famille, une fête cachère et joyeuse.

Avec ma bénédiction pour tout le bien matériel et spirituel,

Notes

(1)

Voir la lettre n°961. (2)

Voir la lettre n°919.

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