Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre complémentaire — 25 Iyar 5717
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 25 Iyar 5717, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 Iyar, dans laquelle vous me transmettez la demande des jeunes gens de Montréal de reproduire, par stencil, le discours ‘hassidique du Torah Or, intitulé : “ Elyahou ouvrit ”, avec les commentaires du Rabbi Rachab. Vous m’en demandez l’autorisation.
Or, je ne comprends pas le sens de cette demande. Connaissent-ils d’ores et déjà tous les livres de ‘Hassidout imprimés, en particulier ceux de ces dernières années ? Ces textes apportent également les précisions figurant dans les notes de ce discours. N’y a-t-il donc que celui-là qui leur manque ?
Concrètement, si la requête émane de tout un groupe et, avant tout, si cette reproduction est très précise et qu’elle est relue plusieurs fois, afin d’être la plus exacte possible, vous pourrez répondre favorablement à cette requête. Mais, bien entendu, ceci, comme vous l’écrivez, ne doit pas interférer sur le programme de la Yechiva, ni sur les cours, ni sur les révisions.
Je suis surpris que vous ne me disiez rien de votre étude, avec ardeur et constance, que vous intensifiez, de temps à autre, conformément à l’Injonction selon laquelle on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté. Et, vous influencerez vos amis, afin qu’à leur tour, ils étudient avec tout l’enthousiasme nécessaire. Sans doute me préciserez-vous tout cela, à la prochaine occasion.
Avec ma bénédiction,
Lettre complémentaire — 4 Adar 5718
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 4 Adar 5718, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Adar 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume
une mission sacrée, le Rav David(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre et au feuillet qui y était joint. J’y ai lu, avec grand plaisir, que vous avez enfin eu la possibilité d’accéder à ma requête et de transmettre le message à monsieur Z.(2). Il est particulièrement judicieux que vous ne vous soyez pas engagé dans la controverse et dans la polémique, car tel n’était pas le but.
Il en résulte qu’il ne faudra pas polémiquer non plus, à l’avenir. Vous vous êtes acquitté de ma mission et, moi aussi, j’ai assumé la mienne. En conséquence, il n’y avait pas lieu de m’envoyer ce feuillet. Faut-il lui faire parvenir une copie de ce que je disais, à son propos, dans la lettre que je vous ai adressée ? Une telle démarche ne doit pas être faite à votre initiative. Si monsieur Z. recherche une occasion de vous rencontrer ou bien de correspondre avec vous et s’il demande expressément la copie de ces propos, vous la lui donnerez. Tant que ce ne sera pas le cas, vous n’en ferez rien.
J’espère que votre fille va beaucoup mieux. J’attends également de bonnes nouvelles, à ce sujet.
Avec mes remerciements et ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav D.Lesselbaum, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°5907.
(2) Zeroubabel. Voir, à son sujet, la lettre n°5907.
Lettre complémentaire — 9 Nissan 5720
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 9 Nissan 5720, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Nissan 5720,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et
assume une mission sacrée, le Rav Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du jour de la Hilloula du Rabbi Rachab(2). En un moment propice, on mentionnera les noms de tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, à l’occasion de leur astreinte au joug de la Torah et à celui des Mitsvot(3). Puisse Dieu faire que, de l’âge de treize ans, celui de la pratique des Mitsvot, ils passent à celui de quinze ans et à l’étude de la Guemara et que leurs parents conçoivent d’eux beaucoup de satisfaction véritable, une satisfaction juive et ‘hassidique. Grand est le mérite de tous ceux qui les ont élevés et éduqués sur la voie du Roi du monde, qui ont observé le fruit positif de leur effort, des élèves en lesquels tous ceux qui les voient reconnaissent une descendance bénie de Dieu.
Pour passer d’une idée à l’autre en restant dans le même contexte, et puisqu’ils sont nés en cette génération, celle de l’abjuration, ce qu’à Dieu ne plaise, celle des terribles persécutions, des ennemis dont on ne trouve pas l’équivalent, que s’accomplisse donc, à notre époque, celle du talon du Machia’h(4), la promesse selon laquelle, très bientôt et de nos jours, ceux-ci proclameront : “ Il est mon Dieu et je veux Lui conférer la grâce ”. Nos Sages constatent, à ce propos : “ Ils(5) Le reconnurent les premiers ”. Et, il en sera bien ainsi, avec la venue du premier libérateur(6), qui sera aussi le dernier, notre juste Machia’h, lors de la délivrance véritable et complète. Avec mes respects et ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
N. B. : Conformément à la coutume des ‘Hassidim ‘Habad, les jeunes gens conduisant l’office refusent de porter le grand Talith(7). Ils en font de même quand ils sont appelés à la Torah ou bien quand ils soulèvent le Séfer Torah(8). Cette pratique est basée sur l’instruction suivante de nos maîtres et chefs, qui est imprimée dans le Hayom Yom, à la date du 19 Kislev : “ L’officiant ne porte le Talith, pour Arvit, ni le Chabbat, ni les fêtes, ni à Roch Hachana ”, ce qui veut bien dire que cela ne remet nullement en cause l’honneur qui est dû à la communauté. On peut en déduire un principe général, s’appliquant aussi à la prière du matin, pour ceux qui ne portent pas le Talith quand ils prient seuls. Selon le récit de notre Torah, dont chaque narration est également un enseignement, dans le traité Soukka 32b : “ Rav A’ha, fils de Rava, s’efforçait d’adopter le comportement qu’il avait entendu Rav préconiser ”. Bien plus, en l’occurrence(9), il est nécessaire de réciter une bénédiction et l’on trouve une controverse, à ce propos. La solution la plus efficace et la plus simple pour se libérer du doute, quant à cette bénédiction, est de ne pas entrer du tout dans la controverse, c’est bien évident. Naturellement, tout cela est, en outre, le moyen d’écarter les disputes, car “ grande est la paix ” et “ la Torah fut donnée uniquement pour instaurer la paix dans le monde ”.
Notes
(1) Le Rav Yaakov Yaakobovitch, de Kiryat Gat. Voir, à son sujet, la lettre n°6984.
(2) Le 2 Nissan.
(3) La Bar Mitsva..
(4) A proximité immédiate de sa venue.
(5) Les enfants nés et éduqués en Egypte.
(6) Moché, notre maître.
(7) Puisqu’on ne le porte pas avant le mariage. Voir, à ce propos, la lettre n°2832.
(8) A l’issue de sa lecture.
(9) En mettant le grand Talith.
Lettre complémentaire — 9 Sivan 5718
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 9 Sivan 5718, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Sivan 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Avraham Moché(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Iyar, que je viens de recevoir. Vous m’écrivez ceci :
A) Le Likouteï Torah, Parchat Behar, à la page 41b, dit qu’il existe de nombreuses formes de plaisir des âmes, même si nos saints livres parlent uniquement du Gan Eden inférieur et du Gan Eden supérieur. Ces formes ne nous ont donc pas été révélées et vous me demandez ce qu’il faut comprendre. Au sens le plus simple, une élite parmi les âmes, a connaissance du Gan Eden supérieur et du Gan Eden inférieur, y compris pendant l’existence physique. Ainsi, il est dit que “ quatre entrèrent dans le Pardès ”(2) ou bien, à propos de la Yechiva céleste : “ Qui y était présent(3) ? Rabba Bar Na’hmani ”, selon le traité Baba Metsya 86a. Vous consulterez aussi le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Tazrya. Il n’en est pas de même pour les niveaux supérieurs à ceux-là, lesquels n’ont pas été révélés. On peut également le comprendre en fonction du chapitre 19 d’Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, selon lequel la perception des prophètes ne dépasse pas l’attribut de découverte intellectuelle, ‘Ho’hma, s’introduisant dans celui de l’analyse raisonnée, Bina. Vous verrez le Likouteï Torah, selon lequel le Gan Eden supérieur correspond à l’analyse raisonnée, de même que le chapitre 39 du Tanya.
B) Le Rambam prétend, selon votre interprétation, que le Gan Eden n’existe pas encore et qu’il fera son apparition uniquement dans le monde futur(4). Que Dieu vous garde d’avancer pareille explication ! Différents enseignements de nos Sages, dans le Talmud et le Zohar, font clairement référence au Gan Eden. De même, le Rambam en traite clairement, à la fin du chapitre 8 de ses lois de la Techouva.
C) Vous êtes étonné par l’affirmation de l’Admour Hazaken selon laquelle un ange possède un corps(5), alors que, pour le Rambam, celui-ci est un “ intellect indépendant ”. A ce sujet, vous consulterez le Likouteï Torah, Parchat Bera’ha, à la page 98a, se basant sur les propos du Ramban, qui commente le verset : “ Il fait de Ses anges des vents, de Ses serviteurs, un feu brûlant ”. Il y est, néanmoins, précisé qu’il s’agit, en l’occurrence, d’une forme plus fine du vent et du feu(6).
A cette occasion, je voudrais vous souligner la nécessité de garder les trois études bien connues qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya, comme nous l’avons maintes fois entendu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci concernent chacun et elles sont propices dans différents domaines. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav A.M. Greenberg, de Bneï Brak. Voir, à son sujet, la lettre n°6168.
(2) Les paliers successifs d’interprétation de la Torah.
(3) Afin de trancher la Loi.
(4) Voir, à ce sujet, les lettres n°6357 et 6488.
(5) Voir, à ce sujet, la lettre n°3784.
(6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Le Rabbi Rachab, dans son second discours ‘hassidique intitulé : ‘Il a libéré mon âme dans la paix’ de 5677, mentionne deux avis, à ce sujet et il ajoute : ‘Il semble que le Rambam, qui les définit comme des esprits sans forme, veut dire, en fait, qu’ils n’ont pas de forme matérielle. En revanche, ils ont bien une forme spirituelle’. C’est pour cela que le Ets ‘Haïm, à la porte 50, définit les anges comme des intellects indépendants et affirme pourtant qu’ils ont une forme et un esprit. Vous verrez aussi le Likouteï Torah, à la Parchat Chela’h, page 46a. ”
Lettre complémentaire — Lag Baomer 5721
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — Lag Baomer 5721, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Lag Baomer 5721,
Brooklyn, New York,
A tous les membres de l’association des femmes et
jeunes filles ‘Habad, en général, aux participantes à
la sixième convention annuelle, en particulier,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
La convention annuelle des femmes et jeunes filles ‘Habad, auxquelles Dieu accordera de longs jours et de bonnes années, fait suite, cette année à Lag Baomer, Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï et, à n’en pas douter, elle se déroulera dans l’esprit de ce jour. Rabbi Chimeon Ben Yo’haï était l’un des grands Sages de la Michna, mais il se distingua également par le fait qu’il apprit et qu’il révéla la dimension occulte, la lumière cachée de la Torah, par l’intermédiaire du Zohar et des Tikouneï Zohar. La partie profonde de la Torah est liée à celle d’Israël, d’un Juif, d’une âme juive. Elle réalise un lien profond entre un Juif et Dieu, comme Rabbi Chimeon Ben Yo’haï l’explique lui-même dans le Zohar et comme le commente largement la ‘Hassidout ‘Habad.
La profondeur d’un Juif reste intègre chez chacun, quelle que soit sa situation extérieure et ses conditions externes. Pour autant, il est nécessaire de mettre en éveil cette dimension profonde, en soi et en son entourage, afin qu’elle se révèle, qu’elle influence l’extérieur et qu’elle le domine, jusque dans le moindre aspect de l’existence quotidienne. Tel est l’un des apports essentiels des ‘Hassidim, en général et de la ‘Hassidout ‘Habad, en particulier.
* * *
Dans l’accomplissement de ce qui vient d’être exposé, les femmes reçoivent un rôle spécifique, d’une immense importance. En effet, la divine Providence leur a accordé des qualités et des capacités spécifiques, qu’elles peuvent et qu’elles doivent utiliser dans ce but.
La femme est une maîtresse de maison. Elle reçoit ainsi la responsabilité de la lumière profonde et de la chaleur juive, au sein de son foyer, afin que celui-ci soit protégé de tous les vents soufflant dans le monde, qui sont étrangers ou même hostiles au Judaïsme. C’est pour cette raison qu’une femme éprouve des sentiments, un enthousiasme plus larges, s’exprimant plus clairement. Elle est donc mieux à même de susciter et de mettre en évidence les sentiments naturels et profonds d’amour de Dieu, d’amour de la Torah et d’amour de son prochain.
* * *
La révélation de la dimension profonde, afin qu’elle dirige ce qui est évident, dans l’existence quotidienne, permet d’obtenir une récompense, “ mesure pour mesure ” en fonction de ce qui est accompli. Ainsi, la phase profonde et cachée de la divine Providence peut apparaître à l’évidence et conférer tout le bien, en tous les besoins de la vie quotidienne, la santé, la prospérité, la satisfaction des enfants, de sorte que le bien caché devienne un bien visible et tangible. Avec ma bénédiction pour que la convention et toutes les participantes, en général, assument leur rôle, avec un immense succès, dans la joie et l’enthousiasme,
Mena’hem Schneerson,
Lettre complémentaire — 12 Adar 5716
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 12 Adar 5716, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, 12 Adar 5716,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Alexander Sender(1), Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 5 Adar et à la précédente, dans laquelle vous évoquez votre participation à la réunion rabbinique, destinée à organiser les visites de nouvelles implantations(2), afin d’y faire connaître la Torah et les Mitsvot.
Je suis surpris et peiné que vous n’ayez pas transmis clairement, à cette occasion, au moins le contenu de la lettre que je vous avait écrite, à ce sujet, d’autant que l’on vous a interrogé, on vous a posé des questions et qu’un moment propice pour faire passer ce message ne se présente pas toujours. Mais, nos Sages disent qu’il ne sert à rien de se plaindre du passé.
Vous évoquez une lettre que vous adresseriez à la réunion rabbinique. Bien évidemment, cela n’a pas lieu d’être, car il ne peut s’agir que d’une réponse à une interrogation officielle, de la part de ceux qui organisent cette réunion. Bien plus, cette initiative est envisageable uniquement si l’on ne fait pas intervenir les partis(3). Vous devez comprendre ce que je veux dire.
A l’occasion de la fête de Pourim, qui approche, je vous adresse ma bénédiction afin d’éprouver une joie véritable et intense, “ jusqu’à ne plus savoir faire la différence entre ‘maudit soit Haman’ et ‘béni soit Morde’haï’ ”, selon l’explication profonde que donne la ‘Hassidout, afin que cette joie se révèle ici-bas.
Il est sûrement inutile de vous souligner la nécessité de poursuivre ces visites et d’inviter les autres à en faire de même. Sans en formuler le vœu, je demanderai que la collecte spécifique prenne en charge la moitié des dépenses liées à cela. Néanmoins, il est nécessaire de coordonner l’action et de la centraliser. Ce financement passera donc par la caisse des jeunes de l’association ‘Habad. Bien entendu, vous pouvez leur transmettre tout cela en mon nom.
A propos, il est possible que l’officier Moché Beharav habite dans le Chikoun Maoz. Si c’est effectivement le cas, vous voudrez bien lui transmettre mes salutations et lui souligner qu’à n’en pas douter, il apportera son aide, de même que son épouse, comme j’en ai la conviction, conformément à la discussion que nous avons eue, lorsqu’il m’a rendu visite, alors qu’il se trouvait à New York.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav A.S. Youdassin, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°3860.
(2) D’immigrants en Terre Sainte.
(3) Politiques.
Lettre complémentaire — 12 Chevat 5717
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 12 Chevat 5717, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Chevat 5717,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de Roch ‘Hodech Chevat et celle qui la précédait. Vous évoquez la soumission(1) pendant le cours de ’Hassidout que vous donnez à deux jeunes gens. Sans doute ne vous laissez-vous pas entraîner dans les discussions, les objections, les réponses qui, de façon générale, sont stériles et n’ont d’autre but que d’emporter la victoire.
Vous devez donc leurs expliquer les idées telles qu’elles sont, calmement, avec des mots agréables, sans manifester aucun geste ou désir de victoire. Ainsi, “ comme le visage se reflète dans l’eau(2) ”, celui qui écoute ces propos, même s’il voulait, d’emblée, prétendre le contraire, en aura de moins en moins envie, puis plus du tout, jusqu’à reconnaître pleinement la vérité.
Il a été, maintes fois, expliqué, lors des réunions ‘hassidiques, que celui qui désire transmettre la Torah et le Judaïsme à son prochain, sera largement aidé en cela par la dimension profonde de la personnalité de celui à qui il s’adresse, car celle-ci reste toujours fidèle à Dieu, comme l’explique longuement le Tanya. Parfois, le levain(3) occulte et voile cette volonté, l’empêchant de se révéler dans l’action et la parole. Mais, intérieurement, elle agit. C’est une évidence.
Vous m’écrivez que votre désir de vous consacrer au service de Dieu(4) s’est affaibli, que vous le percevez comme inaccessible.
Il a pourtant été dit que “ elle n’est pas inaccessible… elle n’est pas éloignée… ”. Tout ne dépend que de votre volonté, pourvu que vous n’attendiez pas un changement, d’une extrême à l’autre, en un seul instant. La règle, dans le domaine de la sainteté, est, en effet : “ Je le(5) renverrai peu à peu ”. Chaque jour doit avoir son apport effectif, en la matière. Bien entendu, il est certain qu’il ne faut nullement s’affecter des provocations du mauvais penchant, vous suggérant que votre service de Dieu ne vous apporte rien. En effet, comment la Parole de Dieu, notre Torah, en général et la ‘Hassidout, en particulier, pourraient-elles ne pas être fructueuses, ce qu’à Dieu ne plaise ?
Sans doute ne vous contenterez-vous pas de ces deux jeunes gens. Vous vous efforcerez de diffuser le plus largement les sources(6), car tel est le besoin du moment et la nécessité absolue. Et, l’on peut en trouver la preuve dans le fait que, soudain, surgissent des opposants, précisément parmi ceux desquels nos Sages disent que “ leur ombre a une ombre ”(7).
Ceux-là veulent retarder la délivrance et la venue de notre juste Machia’h, ce qu’à Dieu ne plaise, intensifier l’exil de la Présence divine en semant la confusion dans les esprits pour que l’on ne se consacre pas, comme il le faudrait, à la diffusion des sources, pour que ceux qui en ont compris la nécessité lui accordent moins d’attention, en étant attirés vers la discussion, la polémique ou une quelconque relation avec l’opposition.
Est-il vraiment justifié de dilapider ces derniers instants de la période du talon du Machia’h, juste avant sa venue, en discussions destinées à repousser des arguments stériles alors que l’on pourrait les utiliser pour diffuser les sources de la ‘Hassidout ? C’est une évidence.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Nécessaire pour ne pas répondre aux défis verbaux lancés pendant ces cours.
(2) “ Le cœur de l’homme se reflète dans celui de son prochain ”.
(3) Le mauvais penchant.
(4) Par une prière longue et fervente.
(5) Le mal.
(6) De la ‘Hassidout.
(7) Car, ils possèdent une âme divine. Ces opposants sont des Juifs.
Lettre complémentaire — 12 Mar ‘Hechvan 5717
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 12 Mar ‘Hechvan 5717, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Mar ‘Hechvan 5717,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue(1),
J’ai été surpris, pendant tout ce temps, de ne pas avoir de vos nouvelles, en général et, en particulier, de la manière dont vous utilisez vos capacités pour renforcer le Judaïsme et le diffuser. Telle est la mission véritable de chacun et de chacune, en notre génération, “ tison sauvé du feu ”(2).
Il est encore plus étonnant de constater que votre fils, auquel Dieu accordera longue vie, non seulement ne se rapproche pas du but vers lequel il doit tendre, mais va, au contraire, dans la direction opposée. Au lieu de se servir de la force de caractère qu’il a héritée de ses pères et de ses ancêtres, il en fait usage pour montrer qu’il n’accepte pas l’influence de tous les amis véritables, qu’il peut se diriger vers d’autres chemins, même si ceux-ci sont tortueux.
Ces derniers temps, il a pu observé différents miracles que la divine Providence a accomplis pour lui. Or, il a honte de révéler son lien véritable et profond avec tout ce qui est saint pour nous. Il semble que la raison en soit la suivante. Il a peur que quelqu’un dise qu’il est attiré par ses origines.
En pareil cas, s’il entendait de vous les propos qui conviennent, avec la détermination nécessaire et selon la formulation qui s’impose, il est certain qu’il en serait encouragé et qu’il afficherait publiquement ce qu’il est profondément, ce qu’il a reçu en héritage, le point de ‘Hassidout qui pénètre toutes les forces de l’homme, mais qui reste caché tant qu’il n’est pas révélé par l’homme.
Je ne sais pas précisément quels sont vos relations et vos liens(3), mais, en tout état de cause, ce n’est pas le moment de se préoccuper de tout cela, car il s’agit de l’âme de votre fils et de ce qui sera sa vie, à l’avenir.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de cela et des autres points qui sont mentionnés dans ma lettre, à cette occasion.
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme.
(2) Après la Choa.
(3) Entre la mère et le fils.
Lettre complémentaire — 12 Mar’hechvan 5718
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 12 Mar’hechvan 5718, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ‘Hol Ha Moéd Soukkot, dans laquelle vous me demandez pour quelle raison de nombreux Juifs ont coutume de se servir d’un Ethrog provenant de Calabre. Je suis surpris par votre question, car celle-ci est traitée dans de nombreuses responsa, par différents Décisionnaires. Et, à ce sujet, vous consulterez, en particulier, les responsa ‘Hatam Sofer, partie Ora’h ‘Haïm, chapitre 207 et les responsa Bikoureï Chlomo, chapitre 25.
Vous rappelez, dans votre lettre, que certains Rabbanim prennent des Ethroguim d’autres provenances. Je m’étonne également de cette question. Il existe de nombreuses pratiques dans lesquelles les communautés se différencient les unes des autres, en fonction des décisions de leurs Grands, bien que tous acceptent pleinement la Torah de Moché et ses Mitsvot. Je fais allusion, bien entendu, à ceux qui sont réellement grands, aux véritables dirigeants d’Israël et non à ceux qui fondent leur autorité sur des intérêts financiers ou bien d’autre nature. Dans le détail des lois, comme c’était déjà le cas à l’époque de la Michna et de la Guemara, avec les controverses de Beth Hillel et de Beth Chamaï, on peut constater des divergences également dans les générations ultérieures. Bien évidemment, ceci ne concerne pas les principes énoncés par le Choul’han Arou’h et acceptés par tout le peuple juif.
Je dois dire que ce qui me surprend le plus, en lisant votre lettre, c’est le lien que vous faites entre tout cela et l’aide devant être apportée à Erets Israël, alors que ceci n’a aucun rapport. En effet, on prend un Ethrog parce que Dieu l’a ordonné. Et, la Torah doit certifier qu’il s’agit bien d’un Ethrog. Les Sages affirment que la Torah disqualifie un Ethrog greffé et peu importe dans quel pays celui-ci a poussé. Même s’il provient d’Erets Israël, il ne permet pas pour autant d’accomplir la Mitsva, dès lors que l’on disqualifie un Ethrog greffé. La bénédiction récitée sur lui est alors prononcée en vain.
Bien plus, il s’agit, en l’occurrence, d’un pays qui est qualifié de Terre Sainte, ce qui veut dire, au sens le plus littéral que tout ce qui le concerne doit être saint, qu’il est, selon l’expression de la Torah, “ un pays vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”. On ne peut donc l’aider véritablement qu’en suivant le chemin de la Torah et des Mitsvot. Et, c’est ainsi que les Juifs reçoivent la bénédiction et hâtent la délivrance. Car, l’exil s’explique uniquement par nos fautes, comme nous le disons dans la prière : “ Du fait de nos fautes ” et, de même, la délivrance viendra par la Techouva sur les fautes et les transgressions.
La Guemara et les Décisionnaires, dans différents textes, affirment que Dieu enverra notre juste Machia’h, rassemblera les exilés et nous conduira à la délivrance véritable et complète. En conséquence, quiconque désire hâter la délivrance et raccourcir l’exil doit, avant tout, s’employer à renforcer et à développer la pratique de la Torah et des Mitsvot, chez les Juifs, à lutter, par tous les moyens, contre tout ce qui va à l’encontre de cela. Puisse Dieu faire que vous preniez part à cet accomplissement, de la manière la plus large.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre complémentaire — 12 Tichri 5719
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 12 Tichri 5719, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Tichri 5719,
Brooklyn,
Au jeune Naftali Tsvi(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre demande de bénédiction du 5 Tichri, qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous évoquez la coutume qui consiste à dire, à la fin du Chemoné Essré, un verset correspondant à son nom(2). De nombreux ‘Hassidim ont, en effet, coutume de dire, avant les mots Ihyou Le Ratson, “ que soient agréés les propos de ma bouche ”, le verset correspondant à leur nom, de même que celui qui correspond au nom de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Sans doute renforcez-vous l’action de diffusion des sources(3), jusqu’à ce que celles-ci parviennent à l’extérieur, celui que l’on porte en soi-même et celui qui se trouve chez l’autre. Rien ne résiste à la volonté, en particulier dans ce domaine, qui est le besoin et la nécessité du moment, de même qu’un devoir personnel pour chacun. Avec ma bénédiction pour une fête joyeuse et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav N.T. Gotlieb, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°5376.
(2) Commençant par la première lettre et s’achevant par la dernière lettre de ce nom.
(3) De la ‘Hassidout.
Lettre complémentaire — 15 Tévet 5716
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 15 Tévet 5716, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tévet 5716,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yona(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce lundi et à la précédente. Que Dieu vous accorde les forces, afin que vous puissiez, en bonne santé et avec largesse d’esprit, diffuser les sources(2) à l’extérieur, c’est-à-dire l’enseignement, les usages et les pratiques de la ‘Hassidout. Car, le moment est enfin venu pour tout cela. Même lorsque l’enseignement porte sur l’alphabet, la lecture ou le ‘Houmach, il doit être évident que le professeur est un ‘Hassid, au point que ceci se reflète également sur les élèves, quand ils prient, accomplissent la Mitsva ou étudient avec l’enthousiasme ‘hassidique. A notre époque, un tel accomplissement n’est pas inaccessible ou hors de portée. Bien au contraire, “ la chose est très proche de toi ”. Je suis surpris que votre lettre soit si brève, quand vous évoquez les enseignements publiques et les réunions ‘hassidiques. Sans doute développerez-vous tout cela, à l’avenir.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav Y.Edelkopf, de Kfar ‘Habad. (2) De la ‘Hassidout.
Lettre complémentaire — 16 Mar’hechvan 5718
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 16 Mar’hechvan 5718, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Mar’hechvan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce dimanche. Je vous ai dit qu’il serait bon d’adopter une activité agricole, au Kfar. Néanmoins, un aspect de cette question n’est pas positif. Votre lettre semble indiquer que vous ne souhaitez absolument pas exercer une telle activité et tout ce qui y est lié.
Un accomplissement dans la durée ne peut pas être effectué de façon méthodique s’il est uniquement basé sur la soumission. En effet, différents textes de ‘Hassidout expliquent que la volonté et le plaisir agissent sur toutes les autres forces de la personnalité, les raffermissent et les développent.
Vous demanderez donc encore une fois conseil à vos amis de Kfar ‘Habad et Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun, vous conduira sur la voie qui sera bonne pour vous, matériellement et spirituellement à la fois.
Avec ma bénédiction,
Lettre complémentaire — 17 Tévet 5716
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 17 Tévet 5716, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Tévet 5716,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, est plein d’empressement et d’efficacité, le Rav Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous sollicitez une recommandation pour l’action que vous menez à propos de la compilation des Décisionnaires(2). Il me semble vous avoir dit, lors de notre discussion, que nous n’avons pas l’habitude d’en établir, conformément à l’usage établi par mon beau-père, le Rabbi. Pour autant, l’intérêt et l’importance de la compilation des Décisionnaires est bien évident, surtout en cette génération orpheline. D’une part, des dizaines de milliers d’ouvrages hala’hiques et pédagogiques ont été brûlés et perdus. D’autre part, l’étude destinée à établir la Hala’ha concrètement applicable, avec ses références et ses explications, est de plus en plus réduite. Vous pourrez faire connaître mon avis en tout endroit où vous vous rendrez. Je suis sûr que les ‘Hassidim se trouvant sur place vous aideront, en cela.
Avec ma bénédiction de réussite,
Notes
(1) Le Rav I.Weinstein. (2) Afin de collecter les fonds pour son édition.
Lettre complémentaire — 18 Tévet 5720
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 18 Tévet 5720, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Tévet 5720,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du jeûne du dixième mois(1) qui sera bientôt transformé en allégresse et en joie. Vous m’y décrivez la situation en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, après le tumulte qui s’y est fait jour. Il vous semble que ceux qui sont censés en être les dirigeants(2) n’ont pas connaissance des leçons qu’auraient pu leur délivrer leurs prédécesseurs et vous considérez qu’il est une Mitsva de les en informer. A mon sens, on peut se demander s’il s’agit, en l’occurrence, d’un manque d’information ou bien d’une recherche, d’un choix de voies nouvelles et surprenantes. Vous devez comprendre ce que je veux dire. Or, une réflexion, même sommaire, suffit pour établir que le comportement du Rav Chimchon Raphaël Hirsch, en son temps, n’a plus aucun rapport avec la situation actuelle de la Terre Sainte, ni même avec celle des Etats-Unis. Bien plus, il pourrait y causer un tort considérable, troubler la jeunesse avec des questions et des doutes qui n’ont pas du tout leur place dans leurs quatre coudées. Puis, par la suite, on s’efforce de répondre à ces questions, alors que nul ne s’intéresse à cette analyse, que tous recherchent la Vérité absolue, sans fard et sans artifice. Selon l’expression de nos Sages(3), “ plus l’on est simple et mieux c’est ”.
Quiconque a une vision juste, n’est pas corrompu par l’éducation qu’a reçue son père ou bien par la sienne propre, pourra se demander concrètement s’il n’aurait pas été préférable qu’il ne soit pas habitué à soulever des questions à partir de conceptions douteuses, à obtenir des réponses longues et dangereuses. Cela est une évidence. N’aurait-il pas été préférable de poursuivre l’avancement sur le droit chemin de l’étude de la Torah d’Israël, la Torah de ceux qui sont droits, comme nos ancêtres, “ croyants, fils de croyants ”, ne faisant pas intervenir des pousses étrangères et des sciences profanes ? Vous me demandez si je m’intéresse à connaître les usages du Rabbi(4), père de mon beau-père, le Rabbi. Or, nos Sages affirment que l’on doit accorder de la valeur à de telles choses. De façon générale, un récit introduit nécessairement une direction nouvelle, un aspect nouveau. Combien plus en est-il ainsi, quand ce récit est transmis par un témoin oculaire, capable d’en faire un compte-rendu précis. Plusieurs indices(5) figurant dans la Boraïta de la fin du traité Sotta se sont d’ores et déjà réalisés. Puisse donc Dieu faire que s’accomplisse prochainement le point essentiel, la venue de notre juste Machia’h, la délivrance véritable et complète, une libération de tous les exils. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Celui du 10 Tévet.
(2) Du Judaïsme de la Torah.
(3) A propos du Chofar que l’on utilise à Roch Hachana.
(4) Rachab.
(5) Annonciateurs de la venue du Machia’h.
Lettre complémentaire — 21 Kislev 5722
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 21 Kislev 5722, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Kislev 5722,
Brooklyn,
Aux jeunes gens participant aux études de la partie révélée
de la Torah et de la ‘Hassidout, afin d’atteindre un objectif
spécifique, le renforcement de l’amitié et de la proximité
entre vous, dans la ville de Montréal(1),
que Dieu vous accorde une longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de la veille de la fête de la libération du 19 Kislev, avec la liste de vos noms. En un moment propice, ceux-ci seront mentionnés près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que le souhait de votre cœur soit exaucé, en la matière, conformément au contenu de votre lettre. Puisse Dieu faire que tout cela s’accomplisse en avançant, en ajoutant et en éclairant, ce qui est aussi l’un des enseignements de la fête de ‘Hanouka, qui approche, puisque, pendant celle-ci, on ajoute de la lumière chaque jour.
On peut, en outre, ajouter l’allusion suivante. L’origine de la lumière, de même que celle de son ajout, est l’huile, laquelle fait allusion aux “ secrets des secrets de la Torah ”. L’étude de la ‘Hassidout permet de les révéler, de les comprendre et de mettre cette perception en pratique, dans tous les domaines. Selon les termes du verset, “ en toutes tes voies, reconnais-Le ” et cette connaissance est bien l’objectif à atteindre. Il est dit aussi : “ Connais le Dieu de ton père ”. De la sorte, on obtient un “ cœur entier ”, grâce à cette “ Mitsva élevée ”(2), qui est également “ importante ” et même la plus haute, selon les termes du Kountrass A’haron(3), à la page 156b. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même que pour un ‘Hanouka conforme à ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes. Voir, à ce sujet, la lettre n°8287.
(2) Voir les errata du Tanya.
(3) Du Tanya.
Lettre complémentaire — 23 Mena’hem Av 5719
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 23 Mena’hem Av 5719, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Mena’hem Av 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav David(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous envisagez l’impression, ici-même, de certains discours qui, en outre, sont rédigés dans la Langue sacrée. Ceci implique de nombreuses difficultés, surtout si l’on tient compte du contenu des discours pour lesquels vous m’interrogez. C’est bien évident. Il faut donc s’efforcer de le faire sur place. Là, en plus des autres avantages, on est habitué au langage des jeunes, lesquels évoluent plus facilement que ceux qui ont un âge mur. En effet, un changement est l’expression d’un regret, un aveu que l’on n’a pas eu un bon comportement ou bien que celui-ci a été imparfait, pendant des décennies. C’est une évidence. Certes, la Techouva est efficace, y compris quand on a quatre vingt ans, comme le soulignent nos Sages. Elle transforme l’homme d’une extrême à l’autre, le conduit de la fosse profonde vers le sommet le plus élevé. Bien plus, le Likouteï Torah, au début de la Parchat Haazinou, précise qu’elle est un retour(2) vers Dieu Qui l’a donnée. Mais, cette restitution se fait alors que l’âme se trouve encore dans le corps, en vivant physiquement dans ce monde(3). Vous consulterez ce texte.
Je conclus comme je commençais puisque votre lettre a été écrite à la veille du 15 Av et que nos Sages disent: “ Israël n’avait pas de fête comme le 15 Av ”. Or, quand ces jours sont “ commémorés ”, ils sont également “ revécus ”(4). Vous me donnerez donc également de bonnes nouvelles de tout ce qui vous concerne, à la fois dans les domaines personnel et communautaire. Je vous adresse ma bénédiction pour que vous me donniez de bonnes nouvelles et je vous exprime mes souhaits de Mazal Tov, à l’occasion de la naissance de votre petite fille, Aryela, à laquelle Dieu accordera longue vie. Puisse Dieu faire que ses parents la conduisent à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions. Avec ma bénédiction pour une bonne santé,
Notes
(1) Le Rav D.Helman, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, les lettres n°5050 et 7000.
(2) De l’âme.
(3) Elle ne remet pas en cause l’intégrité physique.
(4) De la même manière que la première fois.
Lettre complémentaire — 24 Kislev 5717
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 24 Kislev 5717, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Kislev 5717,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
le Rav Zeev Yé’hyel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, il y a quelques jours, votre lettre relative à l’envoi du ‘Hidoucheï Chaï(2) et, aujourd’hui, le livre lui-même m’est parvenu. Je vous en remercie. Bien que mon temps ne me le permette pas, je formulerai quelques remarques, comme vous me le demandez, après l’avoir feuilleté rapidement. Le temps dont je dispose n’en permet pas plus et vous trouverez ces notes ci-après.
Nous entamons la fête des lumières, avec ces jours de ‘Hanouka et puisse Dieu faire que vous augmentiez(3) “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que le luminaire de la Torah, sa dimension profonde qui, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout, afin d’illuminer l’obscurité de l’exil, comparé à la nuit, jusqu’à ce que l’on obtienne la réalisation de la promesse selon laquelle “ la nuit éclairera comme le jour ”, lors de la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h, l’un des huit hommes qui reçoivent l’onction(4), comme l’explique l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, dans son Torah Or, aux pages 33d et 34c(5).
Avec ma bénédiction,
Au chapitre 1 : Vous consulterez le Rambam, lois des vœux, chapitre 11, fin du paragraphe 4, lois des fautes commises par inadvertance, chapitre 9, fin du paragraphe 3, le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 343, le Sdeï ‘Hémed, principes, lettre Kouf, paragraphe 52.
Au chapitre 2 : Vous consulterez le Sdeï ‘Hémed, recueil de lois, article “ Yom Kippour ”, chapitre 1, paragraphe 10.
Au chapitre 15 : Ce point est discuté dans les références citées par le Moadim Be Hala’ha, Chavouot, chapitre 2, page 317.
Au chapitre 23 : Vous consulterez le Tsafnat Paanéa’h, du Gaon de Ragatchov, sur les lois de la Soukka, chapitre 6, paragraphe 2, le Oneg Yom Tov, chapitre 49 et le Moadim Be Hala’ha, à la page 100.
A la fin du livre : Une garde compte six ou sept familles. Vous verrez également la Tossefta, au traité Taanit, chapitre 2 et les commentateurs, ceux du Talmud sur le traité Taanit 16b et les responsa ‘Hatam Sofer, partie Ora’h ‘Haïm, chapitre 200.
Notes
(1) Le Rav Z.Y. Landau, de Montréal, Canada.
(2) Du Rav Chmouel Its’hak Land au Rabbi de Tche’hnova.
(3) Comme le nombre des bougies de la fête.
(4) Avec de l’huile.
(5) Voir la lettre précédente.
Lettre complémentaire — 24 Kislev 5717
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 24 Kislev 5717, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Kislev 5717,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et assume une mission sacrée, le Rav Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre du 22 Kislev, avec ce qu’elle contenait. Vous trouverez ci-joint un reçu provisoire, conformément à votre demande.
J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, que vous ne voulez pas modifier ce dont nous avons parlé(2), bien que cela vous soit actuellement difficile. En effet, vous connaissez le dicton(3) de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel, quand un homme ici-bas, prend la décision de donner à la Tsédaka un montant qui ne correspond pas à ses moyens actuels, des canaux nouveaux lui sont ouverts. Il reçoit alors des moyens supplémentaires, afin de pouvoir tenir son engagement.
Bien plus, vous connaissez l’interprétation que donnent nos Sages du verset : “ Prélever, tu prélèveras la dîme ”. Ils disent : “ Prélève-la pour t’enrichir ”(4). Et, il est dit également : “ De grâce, mettez-Moi à l’épreuve, dans ce domaine(5), Parole de l’Eternel Dieu ”.
Vous faites référence à une place libre au cimetière, sur laquelle se trouve la moitié d’une double pierre tombale, qu’il faudra retirer, si quelqu’un achète cette place.
En la matière, il convient d’être extrêmement prudent, puisqu’il s’agit du respect de ceux qui se trouvent dans le monde de la Vérité. L’interdiction, en la matière, est particulièrement sévère et il n’y a donc pas lieu de se placer dans le doute, même s’il n’y a, en cela, rien d’interdit, ce qui reste encore à établir.
Dieu fasse que vous ayez de longs jours et de bonnes années, de même que votre épouse, à laquelle Dieu accordera également une longue vie. Vous intensifierez votre engagement pour l’éducation des enfants d’Israël, basée sur notre Torah, Torah de vie, donnée par le Dieu de vie, à l’origine de la vie.
Puisse Dieu faire que cet ajout soit conforme à l’enseignement des jours de ‘Hanouka, au cours duquel il est quotidien(6).
Avec ma bénédiction pour un ‘Hanouka lumineux et scintillant,
Notes
(1) Le Rav Y.Flyer, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°4750.
(2) Un certain montant que le Rav Flyer devait donner à la Tsédaka.
(3) Voir, à ce sujet, les lettres n°2404 et 5119.
(4) Se basant sur la répétition de ce verset, ils constatent que Asser, prélever la dîme, peut également se lire Acher, être riche.
(5) En donnant de la Tsédaka dans le but d’obtenir la réalisation d’un certain vœu.
(6) Par le nombre de lumières allumées.
Lettre complémentaire — 24 Tévet 5718
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 24 Tévet 5718, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Tévet 5718,
Hilloula de l’Admour Hazaken,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, aux multiples
accomplissements, le Rav Moché(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 29 Kislev. J’y ai lu, avec plaisir, que vous avez signifié à plusieurs de vos disciples à quel point il est effroyable de transgresser publiquement et massivement le Chabbat, en empruntant, pour se rendre de Terre Sainte aux Etats-Unis, les bateaux qui poursuivent leur route pendant le jour sacré(2). Comme vous le savez, leur équipage, assurant tous les services, est constitué de Juifs.
Puisse Dieu faire que tout cela soit enfin rectifié. Il y a là une honte, y compris par rapport aux nations du monde, outre la gravité intrinsèque de cette situation. Comme cette situation est détestable ! Car, il y a là une terrible transgression du Chabbat ! Plusieurs personnes qui craignent la Parole de Dieu et désirent monter en Erets Israël, parce qu’il s’agit de la Terre Sainte, du Palais du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il, fixent leur voyage précisément pendant les jours redoutables et dans l’optique du jour sacré(3). Ils mettent en pratique l’enseignement de nos Sages relatif à : “ tu l’achèteras ou tu le vendras à ton ami ”, mais ils ne prêtent pas attention au fait que, comme le disent également nos Sages, “ Jérusalem fut détruite uniquement parce que l’on y transgressait le Chabbat ”. Ils vont donc passer les jours sacrés en Terre Sainte, en transgressant le Chabbat, qui est considéré comme l’ensemble des Mitsvot. Et, nul ne dit rien !
Bien plus, en réaction à ce que j’ai dit aux personnes qui m’ont interrogé, en la matière, on a tout de suite essayé d’exercer des pressions sur moi. Bien entendu, on est incapable, à ce propos, de citer des références émanant du Talmud et des Décisionnaires. Vous devez comprendre ce que je veux dire.
Il faut déduire un principe général de l’expérience qui a été tirée de l’usine de papier, à ‘Haïfa(4). On a alors adopté une position ferme et, d’après ce que l’on dit, la situation a été finalement réparée. Tout ceci renforcera l’espoir, montrera qu’il n’y a pas lieu de se désespérer, que l’on pourra arranger les choses également pour ces bateaux, à condition que l’avis de la Torah, en la matière, soit unanimement énoncé par tous.
Avec mes respects et ma bénédiction de réussite, en votre mission sacrée pour élever le sort de la Tradition d’Israël, par la diffusion d’un Judaïsme véritable, de manière sans cesse accrue et toujours plus lumineuse,
Notes
(1) Le Rav M.Porouch, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°4758.
(2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5898.
(3) En préparation de Yom Kippour.
(4) Que l’on souhaite, vraisemblablement, voir fonctionner pendant le Chabbat au titre d’une quelconque priorité nationale.
Lettre complémentaire — 27 Adar 5721
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 27 Adar 5721, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Adar 5721,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue(1),
Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 10 Adar et, conformément à votre demande, la présente vous est adressée en passant outre à la file d’attente. Vous me décrivez vos difficultés avec votre fils aîné et vous me demandez comment parvenir à l’influencer(2). Il est clair qu’en pareil cas, il n’y a pas de règles intangibles, car chacun est différent et les caractères, les capacités ne sont pas les mêmes. Tout dépend également de l’état de la relation entre les deux personnes(3). Mais, en tout état de cause, le point commun à toutes les situations est le suivant. En intervenant d’une manière agréable, on obtient la réussite, la plupart du temps, bien plus que par la conception et l’intervention allant en sens inverse. Quand les deux points sont liés, le mariage et l’éducation à la vie religieuse, autrement dit quand il s’agit de modifier la vision du monde de l’autre partie dans l’optique d’un mariage, cela est particulièrement difficile. En tout état de cause, il est indispensable qu’elle adopte un mode de vie religieux quelques temps avant le mariage, afin qu’elle sache à quoi elle s’engage, les difficultés qui en résultent et dont elle n’avait pas l’habitude, au préalable. Selon les termes de nos Sages, “ un homme n’acquiert pas ce dont il ne connaît pas la définition et la nature. Il ne prend pas d’engagement, en la matière ”. En un moment propice, on mentionnera tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Dieu fasse que vous me donniez de bonnes nouvelles de chacun d’entre eux.
J’ai également l’obligation de formuler la remarque suivante, bien que ceci ne me soit pas agréable, d’autant que j’y ai déjà fait allusion dans un courrier que j’avais adressé à votre mari. En effet, ce qui se passe ici, de même que d’autres situations que vous décrivez dans votre lettre sont, presque certainement, la conséquence de sa fréquentation d’écoles qui ne correspondent pas à vos attentes, ni à celles de votre mari. Pour notre douleur, conformément à la nature humaine et en fonction d’une erreur qui est commise d’une manière particulièrement fréquente, quand on attend de ses enfants qu’ils adoptent une conception du monde et un comportement religieux d’un certain niveau, on s’efforce de leur donner une éducation, au besoin avec le plus grand scrupule, ne les conduisant pas à dépasser leurs parents, encore moins à le faire largement. Et, l’on ne tient pas du compte du fait que si un homme, parvenu à l’âge mûr, conserve une certaine pratique religieuse, c’est parce que, étant enfant puis jeune homme, il se trouvait à un stade plus élevé. En pareil cas, même si les vicissitudes de la vie, le combat qu’elle impose, de même que l’entourage, réduisent l’engagement de la jeunesse, celui-ci se préserve, néanmoins, à l’âge mûr. Il en résulte que celui qui, jeune homme, se trouve d’ores et déjà à un stade plus bas, le perdra par la suite, au bout de quelques années et il se trouvera, de la sorte, dans une situation inférieure à celle que l’on aurait souhaité.
Il résulte de tout cela que vous et votre mari avez souhaité que la crainte de Dieu de vos enfants soit l’équivalent de la vôtre. Vous auriez donc dû les confier à une école qui attend de ses élèves une telle crainte de Dieu, celle que leur père a reçu à la Yechiva Tom’heï Temimim. A l’opposé, dès lors qu’ils fréquentent l’école que vous mentionnez dans votre lettre, au sein de laquelle la crainte de Dieu demandée est, semble-t-il, largement inférieure à celle de la Yechiva Tom’heï Temimim ou l’équivalent, comment s’étonner qu’ils connaissent la chute et que l’on soit confronté à des situations comme celles que vous décrivez dans votre lettre ? Bien entendu, mon but n’est pas de vous faire de la morale. Je me préoccupe ici de vos autres enfants, sur lesquels vous exercez encore une autorité. Il est clair que ceux-ci doivent étudier et recevoir leur éducation dans les quatre coudées d’une école exigeant de ses élèves une crainte de Dieu intègre. De la sorte, vous pourrez leur demander le respect de l’ensemble de la Torah et des Mitsvot. Ainsi, on peut espérer qu’ils l’accepteront, puisque leurs parents leur auront donné toutes les possibilités, qu’ils ne se seront jamais trouvés dans un environnement de compromis.
Ces dernières années, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, de nombreux parents ont modifié leurs conceptions et ils ont également adopté cette position, ce qui veut dire qu’ils envoient leurs enfants dans une Yechiva où l’on se consacre exclusivement aux études sacrées, dans un Beth Yaakov ou dans un Beth Rivka. Bien plus, de temps à autre, cette tendance se développe. Or, si cela est vrai pour chacun, combien plus est-ce le cas pour ceux, comme vous-même et votre mari, qui observent les conséquences de l’éducation reçue dans les écoles communales, ou même dans celles qui leur sont quelque peu supérieures. Il est bien clair que tout ce qui vient d’être dit s’adresse également à votre mari. De même, j’espère que vous ne m’en voudrez pas de vous répéter tout cela encore une fois. La raison(4) en est la suivante. Je sens qu’il est de mon devoir de ne pas me taire, puisque vous m’avez écrit afin de me décrire la situation. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Je viens de recevoir la lettre de votre mari et la réponse à ce qu’il me dit se trouve également dans ce qui est exposé ci-dessus.
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme.
(2) En effet, celui-ci souhaite épouser une jeune fille qui n’est pas pratiquante et qui le deviendrait uniquement dans le but de l’épouser.
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