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Iguerot Kodesh — lettres complémentaires

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre complémentaire — 28 Mena’hem Av 5720

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 28 Mena’hem Av 5720, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Mena’hem Av 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat, avec ce qui y était joint. Vous m’écrivez que l’on vous propose un parti et vous posez le problème de ceux qui accompagneront les mariés sous le dais nuptial. Il faut se conformer, en la matière, à ce que les deux parties décideront. Il serait bon que ni le marié, ni la mariée ne s’en mêlent. En outre, vous faites allusion au dais nuptial dressé à ciel ouvert. Cette coutume est mentionnée par différents textes et elle a diverses raisons. J’ai donc bon espoir que tous accepteront qu’il en soit bien ainsi. Même si le mariage a lieu dans une salle entièrement couverte, le dais nuptial peut être placé à proximité de la salle, à l’extérieur. Cela s’est déjà fait, ici-même, pour de nombreux mariages. Puisse Dieu faire que vous soyez bénis comme les étoiles du ciel, ce qui, bien évidemment, est aussi l’une des raisons de cette pratique.

A cette occasion, m’incombent, en outre, l’obligation et le mérite de vous souligner la nécessité de fixer un temps pour l’étude de la dimension profonde de la Torah, laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout. Si, de tout temps et en tout lieu, cela a été indispensable, combien plus est-ce le cas en notre génération et en ces contrées. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre complémentaire — 5 Kislev 5718

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 5 Kislev 5718, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Kislev 5718,

Brooklyn, New York,

A l’attention de monsieur Morde’haï Surkis,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, me confirmant que vous avez obtenu la mienne, qui vous souhaitait une bonne année. Puisse Dieu accomplir pleinement les bénédictions que les Juifs se souhaitent les uns aux autres.

Vous me dites que vous ne savez pas par quel mérite vous avez obtenu que je pense à vous(1). En fait, il aurait été surprenant que ce ne soit pas le cas, alors que vous dirigez un endroit dans lequel il y a de nombreux Juifs et Juives, chacun d’entre eux étant un monde entier.

La divine Providence m’a accordé le mérite de pouvoir intervenir, dans le domaine de l’éducation, avec votre aide pour les locaux et les subventions. Les centaines d’élèves éduqués, jusqu’à ce jour, dans cette école et ceux qui le seront, me rappellent non seulement eux-mêmes, mais aussi toutes les personnes qui apportent leur concours afin de leur dispenser cette éducation, dans l’esprit de la Tradition d’Israël.

J’espère que vos efforts et votre aide auront une proportion accrue. Ainsi, non seulement on écartera toute possibilité de ne pas se souvenir(2), mais, bien plus, la proximité, en général, sera renforcée et celle qui concerne l’école, en particulier. Vous avez le mérite d’être influent, dans votre ville. Or, selon l’expression bien connue de nos Sages, “ rien n’est inutile, dans le monde ”. J’ai donc bon espoir et même la conviction que vous vous servirez pleinement de votre influence, en la matière. Par avance, je vous en remercie chaleureusement. En outre, cet accomplissement lui-même vous remercie.

Conformément à votre usage de l’an dernier et des années passées, vous rendrez sûrement visite, cette année encore, à Kfar ‘Habad, au jour lumineux du 19 Kislev, qui approche, date de la motivation, du souvenir et de la victoire ‘hassidiques, avec la devise selon laquelle “ l’amour du prochain, l’amour de la Torah et l’amour de Dieu ne forment qu’une seule et même entité.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à ce propos, la lettre n°1790, au paragraphe G.

(2) Du destinataire de cette lettre.

Lettre complémentaire — 6 Nissan 5719

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 6 Nissan 5719, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Nissan 5719,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat, dans laquelle vous m’interrogez, au nom de votre ami, à propos d’une Hala’ha clairement tranchée par le Choul’han Arou’h(1). Vous souhaitez néanmoins, pour plus de sûreté, obtenir ma réponse à cette question. Je suis surpris par une telle démarche, car comment ajouter de la force et de la vigueur à une Hala’ha énoncée sans ambiguïté par notre sainte Torah, Torah de vie ?

Néanmoins, tout est effet de la divine Providence(2). J’ajouterai donc un point, à ce propos et, le cas échéant, j’espère que vous trouverez les mots pour le lui expliquer. En tout ce qui concerne un mariage, chaque action qui va à l’encontre de notre Torah, Torah de vie, est non seulement une faute, au même titre que toutes les autres, mais en outre, et ceci est essentiel, un moyen d’entraîner quelqu’un d’autre dans cette faute, en l’occurrence celui avec lequel on contracte cette union. Et, l’on provoque ainsi la douleur des enfants qui naîtront par la suite. On comprend bien la valeur de celui qui confère un mérite au plus grand nombre et, dans le sens opposé, la gravité de conduire le plus grand nombre à la faute et à la calamité.

En outre, et même s’il est dit que rien ne résiste à la Techouva, celle que l’on ferait personnellement serait, en la matière, insuffisante, même si elle est intègre, car une autre personne est également impliquée. Combien plus est-ce le cas si des enfants sont nés, comme l’explique le saint Tanya, à la fin du chapitre 7. Vous précisez, dans votre lettre que celui qui m’interroge aime cette jeune fille. Bien entendu, il y a là une raison supplémentaire pour ne pas faire son malheur, par une union allant à l’encontre de la Volonté du Créateur du monde, Qui le dirige. C’est bien évident.

Puisque vous m’avez écrit tout cela, Dieu fasse que vous m’en annonciez de bonnes nouvelles. Vous me direz que celui qui pose cette question et cette jeune fille bâtissent, chacun de son côté, un foyer juif, basé sur la Torah et les Mitsvot. De la sorte, celui-ci sera un édifice éternel. Et, je saisis également cette occasion pour vous souligner la nécessité absolue d’avoir un temps fixé pour l’étude de la dimension profonde de la Torah, laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout. Si, de tout temps et en tout lieu, cela a été un impératif, combien plus est-ce le cas à notre époque et en ces contrées. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Notes

(1) Selon laquelle une jeune fille de mère juive et de père non juif, bien que son Judaïsme ne soit pas en cause, ne peut cependant pas épouser un Cohen.

(2) Et, ce n’est donc pas par hasard que cette question a été posée au Rabbi.

Lettre complémentaire — 6 Tamouz 5716

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 6 Tamouz 5716, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Tamouz 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre écrite à l’issue du Chabbat, dans laquelle vous me dites que vous avez des difficultés à vous concentrer, pendant la prière. Néanmoins, vous ne me dites rien du temps que vous fixez pour l’étude de la Torah et, plus généralement, de la manière dont vous pratiquez les Mitsvot. Or, tout cela est lié(1). Sans doute m’apporterez-vous ces précisions, dans votre prochain courrier.

Concernant ce que vous évoquez, vous étudierez, avec la profondeur qui convient, le chapitre 28 du saint Tanya, qui répond clairement à votre question. De plus, comme l’expliquent d’autre livres, vous vous efforcerez de respecter l’immersion rituelle instituée par Ezra(2). Chaque jour de semaine, avant la prière du matin, vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka. Et, vous garderez les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues.

Nos Sages nous ont précisé que Dieu agit “ mesure pour mesure ”(3). Vous devez donc vous servir de l’influence que vous exercez dans le milieu où vous évoluez afin de diffuser l’esprit du Judaïsme, de sorte que ceux qui vous entourent intensifient leur pratique des Mitsvot, en particulier ceux à qui il fut dit, par deux fois : “ Ton camp sera saint ”.

Vous trouverez sans doute les mots qui conviennent pour expliquer tout cela. Les jeunes de l’association ‘Habad vous aideront, comme ils le pourront, si cela est nécessaire.

Votre sort est heureux, car la divine Providence vous a donné la possibilité d’influencer un certain milieu, de rapprocher encore plus les cœurs de notre Père Qui se trouve dans les cieux.

Avec ma bénédiction pour donner prochainement de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le manque de concentration pendant la prière au manque d’étude ou de pratique.

(2) Après chaque relation conjugale et, plus généralement, chaque jour.

(3) De la manière dont on agit envers Lui.

Lettre complémentaire — 11 Adar 5716

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 11 Adar 5716, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Adar 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu se consacre aux besoins communautaires, à de multiples connaissances, le Rav C.I.(1), Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du premier jour du mois au cours duquel on multiplie sa joie(2) et à celle qui la précédait. Il est dit, dans le compte rendu de la causerie du 19 Kislev 5715(3), que, selon les Tossafot, au traité Be’horot, une source purifie précisément quand ses eaux s’écoulent. Comme vous l’écrivez, je faisais effectivement allusion aux Tossafot du traité Be’horot 55b, qui font état des deux avis existant, en la matière, alors qu’au traité Chabbat 65b, ils n’en rapportent qu’un.

De même, je disais que l’auteur du Hala’hot Guedolot tranche dans ce sens et vous avez raison de penser que je faisais ainsi allusion à l’affirmation selon laquelle l’immersion rituelle n’est pas valable, quand le fleuve a une digue(4).

Vous reproduisez l’explication du Emek Cheéla sur les Cheïltot, chapitre 96, paragraphe 13, selon lequel il en est ainsi dans un cas où il n’y a pas quarante Séa d’eau(5). Néanmoins, cette précision ne figure pas dans le Baal Hala’hot Guedolot, pas même en allusion. Or, si celui-ci se référait à un fleuve particulier, même si une telle explication est difficile à accepter, on aurait pu avancer que ce fleuve devait être de petite dimension. Mais, en l’occurrence, le Baal Hala’hot Guedolot énonce une règle générale, à laquelle, bien évidemment, ne peut pas manquer un point aussi essentiel.

A ce propos, je garde le souvenir d’un certain livre, rapportant cette décision au nom du Baal Hala’hot Guedolot, mais je ne me rappelle pas de son titre. De même, le Mikwé Tahara précise que le Guedoleï Tahara traite de ce sujet, mais je ne dispose pas de ce livre.

Vous évoquez cette même causerie(6), selon laquelle on croit un témoin unique pour ce qui concerne un interdit ou un état d’impureté. Il semble qu’une erreur se soit glissée dans ce compte rendu. Il était dit que, de l’état de Nidda(7), relevant de l’impureté, on ne peut pas déduire que, pour un interdit, un seul témoin soit suffisant. En effet, on ne peut pas comparer un interdit et un état d’impureté. Vous consulterez, à ce sujet, le Atvan de Oraïta, du Rav Y.Engel, au principe 21. Le Yad Mala’hi dit aussi que l’on ne peut déduire ce qui concerne un interdit d’un état d’impureté.

Les dernières parutions des éditions Kehot vous ont été adressées, il y a quelques temps. Si je me souviens bien, ce colis contenait, en particulier, les additifs du Tséma’h Tsédek sur le traité Baba Metsya et deux tomes du Kovets Loubavitch.

Avec ma bénédiction pour un Pourim joyeux et pour que la joie se poursuive tout au long de l’année,

Notes

(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°3834.

(2) Roch ‘Hodech Adar.

(3) Voir le Likouteï Si’hot, tome 4, page 1119, note 34.

(4) Empêchant les eaux de s’écouler.

(5) Ce qui est la quantité minimale pour un bain rituel. Le Rabbi note, en bas de page : “ Il me semble que tel est le commentaire du Baal Hala’hot Guedolot, selon l’édition de Varsovie ”.

(6) Voir le Likouteï Si’hot, tome 3, page 986.

(7) Pour lequel une femme est crue, bien qu’elle soit un “ témoin unique ”.

Lettre complémentaire — 15 Adar 5716

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 15 Adar 5716, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Adar 5716,

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad à Montréal, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu la liste de ceux qui ont récité de la ‘Hassidout(1) à la synagogue, depuis le Chabbat Tavo, “ lorsque tu parviendras dans la terre ”, jusqu’au Chabbat Terouma compris, “ Ils prendront une offrande pour Moi ”. Je suis surpris qu’ils soient si peu nombreux, y compris parmi les élèves(2) et surtout parmi les hommes mariés.

Il serait bon que vous vous concertiez afin d’en déterminer la raison et de trouver le moyen de réparer la situation, c’est-à-dire, très simplement, de multiplier le nombre de ceux qui répètent de la ‘Hassidout. A des personnes comme vous, il est inutile d’expliquer à quel point tout cela est important. Il suffit de rappeler qu’en la matière, s’applique également l’affirmation de nos Sages, selon laquelle “ plus que le riche fait du bien au pauvre…(3) ”, comme on peut le vérifier concrètement.

De même, il serait bon de vous concerter, à l’avance, à propos des discours ‘hassidiques qui seront récités en public, afin que les présents puissent les comprendre. C’est à ce propos qu’il est dit : “ Le salut est obtenu par les nombreux conseillers ”.

Avec ma bénédiction de réussite et pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Par cœur, généralement dans l’après-midi du Chabbat.

(2) De la Yechiva.

(3) C’est, en réalité, le pauvre qui fait du bien au riche.

Lettre complémentaire — 17 Tévet 5716

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 17 Tévet 5716, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Tévet 5716,

Brooklyn,

Aux dirigeants de Kfar ‘Habad,

en notre Terre Sainte,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre compte-rendu des Roch ‘Hodech, 7, 15, 22 et 30 Kislev(1), de même que vos lettres des 25 Kislev et 3 Tévet. Dieu fasse, puisque le travail a été engagé, qu’il se poursuive de la même façon et aille, selon le proverbe de nos saints maîtres, “ de mieux en mieux ”.

Je suis surpris et peiné du retard qu’a pris la construction de plusieurs bâtiments. En effet, on, peut constater concrètement, en particulier en notre Terre Sainte que, dès lors qu’une action est entamée, on peut trouver différents moyens de réduire les difficultés auxquelles on était auparavant confronté.

Autre point, qui est essentiel, il faut penser à l’ajout, à l’élargissement et au développement(2). Par la suite, peu à peu, tout se mettra en ordre, mais, en agissant de la sorte, on pourra se servir des bâtiments au plus tôt. Vous devez comprendre ce que je veux dire et, de manière plaisante, on pourrait rappeler la différence que fait notre Torah entre la situation a posteriori et celle a priori(3).

Il est sans doute inutile de vous souligner l’intérêt de faire en sorte que le train s’arrête plus d’une fois par jour à Kfar ‘Habad. Plus il y aura d’arrêts et mieux cela sera.

Vous parlez d’un cachet officiel du Kfar. Vous m’en ferez connaître précisément le texte. De même, il me semble vous avoir déjà écrit qu’il convient, dans toute la mesure du possible, d’inclure dans le Kfar tout son territoire actuel (4), y compris les bâtiments qui s’y trouvent. Même si, pour l’heure, certains d’entre eux ne sont pas conformes, ils pourront le devenir par la suite.

Lorsque j’évoquais la nécessité d’activer la construction, je faisais allusion non seulement aux logements particuliers, mais aussi aux édifices publics. Bien plus, ces derniers fourniront à plusieurs habitants du Kfar les moyens de gagner leur vie.

Je vous remercie de m’avoir annoncé la bonne nouvelle concernant la célébration du jour lumineux du 19 Kislev, la fête au cours de laquelle Il a libéré notre âme dans la paix, lorsque la lumière et la vitalité de nos âmes nous ont été accordées. De même, j’en ai reçu l’enregistrement et je vous en remercie beaucoup. Soyez satisfaits comme je l’ai moi-même été par tout cela.

Ce jour est le Roch Hachana de l’enseignement et des voies de la ‘Hassidout. Puisse Dieu faire que, conformément à son nom, au fait qu’il soit la tête, il influence tous les jours de l’année, dans tous les domaines du Kfar et ne soit pas uniquement le début de l’année. Il en sera ainsi dans la joie, conformément à l’un des principes fondamentaux de la ‘Hassidout : “ Servez Dieu dans la joie ”.

Avec ma bénédiction pour une grande réussite,

Notes

(1) Des réunions hebdomadaires du comité.

(2) D’emblée, malgré l’investissement initial important.

(3) Certaines choses, a priori, ne peuvent être faites. Pour autant, elles ne sont pas remises en cause, a posteriori.

(4) Voir, à ce sujet, la lettre n°3498.

Lettre complémentaire — 17 Tévet 5716

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 17 Tévet 5716, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Tévet 5716,

Brooklyn, Aux distingués ‘Hassidim, responsables de la communauté ‘hassidique, le grand Rav Eliézer(1) Chlita, le grand Rav Pin’has(2) Chlita et le grand Rav ‘Haïm Chmaryahou(3) Chlita,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 4 Tévet, relative au domaine de l’association Tid’hats(4).

Si vous pensez qu’il est possible de réunir des élèves afin de fonder une Yechiva également à Tel Aviv, que vous parviendrez à réunir au moins la plus grande partie des moyens nécessaires pour la construire et que l’on pourra s’assurer, par un acte notarié, qu’il ne découlera pas de contrariété, ce qu’à Dieu ne plaise, du fait que ce domaine a deux propriétaires, cette proposition est effectivement judicieuse.

L’agrandissement de la Yechiva de Lod est indispensable, d’après ce que vous écrivez et en fonction des informations que j’obtiens, par ailleurs. Il faut donc s’intéresser au transfert, au moins de sa plus large part, dans le nouveau village(5). Je suis surpris que vous n’ayez pas formulé vous-mêmes cette proposition. Il semble que vous n’ayez pas exploré cette possibilité.

Pour différentes raisons, il est bon de réunir les institutions scolaires essentielles de ‘Habad en un seul endroit ou, tout au moins, dans deux endroits proches. Ceci permettra, en outre, d’appliquer le principe selon lequel “ la bougie qui éclaire une personne en éclaire cent ”(6).

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav E.Karasik.

(2) Le Rav P.Althuiz.

(3) Le Rav H.C. Gurary. Voir, à son sujet, la lettre n°3908.

(4) Voir, à ce sujet, la lettre n°3908. (5) Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, les lettres n°4095, 4105, 4123 et 4138. La première pierre de cette Yechiva fut posée le 18 Elloul 5716 et les élèves de Lod furent transférés dans le nouveau bâtiment de Kfar ‘Habad, en 5723-1963.

(6) De centraliser certaines fonctions et, de la sorte, de réaliser des économies.

Lettre complémentaire — 18 Tévet 5716

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 18 Tévet 5716, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tévet 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me dites qu’en marchant dans la rue, est apparu devant vous ce qu’il n’est pas souhaitable de voir et vous vous êtes demandé, par la pensée, si vous deviez regarder sans vous en affecter ou bien ne pas regarder du tout(1). Il s’agit là d’une très ancienne discussion. A ce sujet, on trouve également une causerie du Rachab. Selon sa conclusion, il ne faut pas regarder et l’on doit mettre de côté tous les subterfuges, en la matière, car tel n’est pas l’objectif de l’homme et nous disons, tous les jours, dans la prière : “ Ne nous soumets pas à l’épreuve ”. Il est surprenant que vous puissiez avoir un doute, à ce sujet.

Je possède effectivement le livre “ L’électricité selon la Hala’ha ”.

Vous évoquez le fait de ne pas réciter le Kiddouch entre 6 et 7 heures, le vendredi soir. Il s’agit, bien entendu, en la matière, d’une heure de soixante minutes, car la révolution des astres est la même, en été comme en hiver. De même, le milieu du jour n’est pas différent, au sud et au nord. La sixième heure commence donc six heures, toutes de durée égale, après le milieu du jour.

Vous me dites que l’on ne tient pas compte de cela, en Terre Sainte et vous citez un usage identique pour le Nital(2). Vous voudrez bien m’indiquer les raisons données par ceux qui considèrent que l’on ne respecte pas ces pratiques en Terre Sainte. Et, vous me préciserez si ces personnes sont dignes de foi.

Je vous adresse ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela. Bien évidemment, les actions menées dans le cadre des jeunes de l’association ‘Habad, qui s’exercent surtout parmi la jeunesse, sont prioritaires, de ce point de vue.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 10, page 319, tome 11, page 290 et tome 16, page 576, le Yagdil Torah, paru à New York, tome 26, pages 70 et 121.

(2) Le soir du 25 décembre, pendant lequel on a coutume de ne pas étudier la Torah

Lettre complémentaire — 19 Kislev 5716, Brooklyn

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 19 Kislev 5716, Brooklyn, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Kislev 5716, Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat, dans laquelle vous me demandez comment avoir un comportement dans l’esprit de ‘Habad. Il est, bien entendu, difficile de l’expliquer dans le cadre épistolaire, d’autant que plusieurs causeries de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, expliquant tout cela, figurent dans les fascicules et les Likouteï Dibbourim qui ont été imprimés et que possèdent plusieurs ‘Hassidim, dans la ville sainte de Jérusalem.

Le point essentiel en est le suivant. Chaque jour et, bien entendu, chaque Chabbat, on étudiera la ‘Hassidout, le jour et la nuit, de manière fixe, dans le temps et dans l’esprit. La longueur de cette étude n’est pas la même pour tous et chacun la fixe selon son niveau et en fonction de sa propre estimation.

Vous consulterez, à ce sujet, les ‘Hassidim âgés qui se trouvent sur place et ils vous guideront. Dieu fasse que cette étude soit fructueuse et que s’accomplisse, en l’occurrence, la promesse selon laquelle “ grande est l’étude qui conduit à l’action ”.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre complémentaire — 11 Adar 5716

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 11 Adar 5716, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Adar 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Chaoul David(1) Ha Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 3 du mois au cours duquel on multiplie sa joie(2). Vous évoquez l’étude de la Torah par les jeunes filles, pour faire réponse à ma mention(3) de notre coutume, basée sur le traité Bera’hot 17a, consistant à souhaiter, également pour une fille(4) : “ à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions ”, selon la formulation du Rabbi Rachab.

Vous savez à quel point sont précis les propos des Sages, en général et ceux des chefs d’Israël, donnant des instructions à tous, en particulier. En l’occurrence, on peut se demander pourquoi il(5) illustre son propos en citant le traité Bera’hot et non d’autres passages talmudiques, en particulier ceux qui ont une incidence sur la Hala’ha et traitent du mérite d’étudier la Torah. Une notion préalable sera introduite. Selon l’unanimité des avis, les femmes doivent savoir ce que l’on a le droit de faire et ce qui est interdit, c’est-à-dire les lois de toutes les Interdictions, de toutes les Injonctions, par rapport auxquelles les hommes et les femmes sont identiques. Vous consulterez le Tour Choul’han Arou’h, sur Ora’h ‘Haïm, chapitre 47, à propos de l’obligation des femmes de connaître la Torah. Vous verrez également les commentaires de ce texte. Vous vous référerez aussi aux lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, fin du premier chapitre, selon lesquelles les femmes sont tenues d’apprendre les lois qu’elles doivent connaître.

Néanmoins, une telle étude ne procède pas de la Mitsva d’apprendre la Torah, mais simplement d’une préparation à mettre en pratique la Mitsva. Différents passages de Talmud l’établissent, en particulier ceux que vous citez, dans votre lettre, à propos de l’étude des filles. Mais, cela ne démontre pas encore qu’il faut dire, pour une fille : “ à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions ”, car ce comportement fait partie des bonnes actions. Et, bien entendu, on ne peut formuler un souhait uniquement à propos de la Torah. C’est pour cela que le traité cité était celui de Bera’hot, qui dit : “ Quel est le mérite des femmes ? Permettre d’étudier(6)…, d’apprendre(7)… et d’attendre(8)… ”. Car, il y a bien là une participation, un mérite lié à la Mitsva proprement dite de l’étude de la Torah. De la sorte, on peut dire, même pour une fille, “

à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions ”.

Ceci nous permettra de comprendre la formulation du Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, à cette référence et dans son Sidour : “ Une femme n’est pas astreinte à étudier la Torah. Néanmoins, si elle vient en aide à son fils et à son mari, elle partage la récompense avec eux. Il n’en est pas de même si elle étudie elle-même la Torah, puisqu’elle n’en a pas l’obligation. Pour autant, les femmes doivent également étudier les lois qui les concernent ”. Vous consulterez ce texte.

Ceci permet de répondre à la question que vous posez. Comment, en effet, une femme peut-elle faire la Che’hita ? Elle doit, pour cela, en apprendre les lois, ce qui est permis et même obligatoire, pour les femmes, dans ce cas, comme nous venons de le voir.

Vous m’interrogez sur le texte de la bénédiction(9) d’une femme, selon notre coutume, qui dit : “ En tous ses membres ”(10). Vous rappelez que la valeur numérique de Ha Mearerin, “ ceux qui maudissent ”, est deux fois deux cent quarante huit(11), pour elle et pour lui(12). Mais, l’on explique que les membres ne pouvant contracter l’impureté n’entrent pas dans ce compte. Vous citez également les responsa Ha Elef Le’ha Chlomo, selon lesquelles on en mentionne “ deux cent quarante huit ”(13) car la femme est bénie uniquement en ce que l’homme possède également.

La formulation, selon notre coutume, est ainsi bien expliquée et claire. Quand il s’agit de la malédiction, Ha Mearerin, il faut, en effet, la réduire, dans toute la mesure du possible. L’inverse est vrai pour la bénédiction, qu’il faut détailler et multiplier, de toutes les manière envisageables. Vous citez ces responsa, selon lesquelles la femme est bénie uniquement en ce que l’homme possède également. Mais, l’on peut s’interroger, à ce sujet, car on sait qu’elle possède des membres supplémentaires, par rapport à lui. Elle a donc besoin d’une bénédiction de plus. A ce propos, quelqu’un m’a demandé pourquoi l’on dit “ en tous ses membres ” et non “ en ses deux cent cinquante deux membres ”. La réponse est très simple. Le traité Be’horot 45a énonce plusieurs avis, quant au nombre des membres du corps d’une femme. La formulation “ en tous ses membres ” est donc acceptable pour tous ces avis à la fois.

Avec mes respects et ma double bénédiction à l’occasion de la naissance de votre fille, afin de l’élever à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, Notes

(1) Le Rav C.D. Margolis, de Brooklyn. (2) Adar.

(3) Voir, à ce propos, la lettre n°4028.

(4) A l’occasion de la naissance.

(5) Le Rabbi Rachab.

(6) A leurs enfants.

(7) A leur mari.

(8) Leur retour de la maison d’étude.

(9) Pour la guérison d’une malade.

(10) Voir, à ce sujet, la lettre n°3721.

(11) Soit deux fois le nombre des membres du corps de l’homme.

(12) Ce qui semble indiquer que l’homme et la femme ont le même nombre de membres.

(13) Dans cette bénédiction pour la guérison d’une femme.

Lettre complémentaire — 18 Tévet 5716

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 18 Tévet 5716, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tévet 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Morde’haï Dov(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce mercredi et j’y ai pris connaissance, avec plaisir, des grandes lignes de la réunion ‘hassidique que vous avez organisée, au jour lumineux du 19 Kislev, fête au cours de laquelle Il a libéré notre âme dans la paix, lorsque la lumière et la vitalité de nos âmes nous ont été accordées. Sans doute saisirez-vous les opportunités qui se présenteront pour en raviver le souvenir également pendant les jours de l’année. Cette date est, en effet, le Roch Hachana de la ‘Hassidout et de ses pratiques et la tête insuffle la vitalité et le mouvement à tous les autres membres, c’est bien évident.

Vous me parlez de certaines personnes qui se plaignent de l’organisation de la Yechiva(2). Il est clair que ce qui concerne le domaine de la sainteté, en général et celui de l’éducation, en particulier, doit toujours être amélioré, dans toute la mesure du possible. En outre, le sage dit : “ aime la critique ”. Pour autant, il ne faut pas s’affecter de telles plaintes, car elles émanent, généralement, de ceux qui trouvent toujours à redire et à protester. En conséquence, ces personnes recherchent systématiquement tout ce qui peut être critiqué, comme on l’observe dans la pratique.

Conformément à votre demande, votre nom et celui des membres de votre famille seront mentionnés près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Dieu vous accordera le succès de pouvoir donner de bonnes nouvelles, en tous les domaines mentionnés dans votre lettre, ce qui inclut, bien évidemment, vos activités communautaires. Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav M.D. Altein, du Bronks. Voir, à son sujet, la lettre n°1596.

(2) A’heï Temimim du Bronks.

Lettre complémentaire — 18 Tévet 5716

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 18 Tévet 5716, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tévet 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav ‘Haïm Chaoul(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me décrivez la situation financière de la Yechiva(2), qui est difficile. Il en est ainsi, malheureusement, dans pratiquement toutes les institutions orthodoxes, non seulement en Terre Sainte, mais également aux Etats Unis.

Il est sûrement inutile de vous rappeler la lettre bien connue du Ramban, rapportant de quelle manière, lors de sa venue en Erets Israël, il constata que “ plus la sainteté est grande…(3) ”. Et, il en est de même à l’extérieur d’Erets Israël.

Certes, un malheur partagé n’est qu’une demi consolation. Néanmoins, je voudrais vous exprimer ma surprise en constatant à quel point vous êtes découragé par cette situation. Je suis convaincu que notre saint maître accorde une grande réussite à toutes les Yechivot, ce qui, bien évidemment, inclut également celle de Richon Le Tsion.

J’attends de vos bonnes nouvelles. Vous me direz que vous avez un meilleur moral et, donc, que la situation s’est améliorée.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et connaître une grande réussite,

Notes

(1) Le Rav H.C. Brook. Voir, à son sujet, la lettre n°3548.

(2) A’heï Temimim, à Richon Le Tsion.

(3) Plus la destruction est grande.

Lettre complémentaire — 15 Adar 5716

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 15 Adar 5716, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Adar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’indiquez que vous occupez maintenant les fonctions de Cho’het, dans votre ville. Vous êtes donc particulièrement occupé et vous n’avez pas le temps de vous consacrer aux besoins de votre entourage, bien que différents points nécessiteraient réparation. De même, vous n’avez pas le temps d’étudier et de servir le Créateur. C’est, en tout cas, ce que vous écrivez dans votre lettre.

Vous comprenez à quel point une telle situation est impossible. La Michna précise que : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”. Il est donc inconcevable qu’il se trouve un seul Juif au monde qui soit dans l’impossibilité d’accomplir la finalité de sa création.

Une autre Michna dit : “ Ne dis pas : quand j’aurai le temps, j’étudierai ”. Lorsque l’on passe à l’action, on peut avoir l’impression de ne pas disposer de temps. Puis, rapidement, on s’aperçoit que cette possibilité existe et même qu’elle se développe, de temps à autre.

Influencer positivement les autres est aussi un Commandement positif de la Torah, ainsi qu’il est dit : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”, “ Tu feras des reproches à ton prochain ”. Ceci s’applique également à ce qui doit, en l’occurrence, être réparé.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre complémentaire — 15 Tévet 5716

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 15 Tévet 5716, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Tévet 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis, Je fais réponse à votre lettre, dont vous avez commencé la rédaction, lundi dernier. Je me souviens vous avoir dit, à maintes reprises, qu’il ne faut pas s’approfondir et méditer à tout ce que vous écrivez, c’est-à-dire à votre état de santé mentale, à la manière dont telle personne vous considère. Il faut se souvenir du grand principe selon lequel “ tu aimeras ton prochain comme toi-même ” et, de la sorte, considérer l’autre d’une manière favorable. Vous devez vous rappeler de l’affirmation de la Michna selon laquelle “ j’ai été créé pour servir mon Créateur ”. Pour cela, on doit avoir un corps en bonne santé, comme l’explique longuement le Rambam aux chapitres 3 et 4 de ses lois des opinions. Il faut donc manger, boire, dormir, d’une manière ordonnée. Il vous faut, en outre, assumer fidèlement votre mission, sans entrer dans de profondes discussions, des raisonnements dans un sens et dans l’autre, pour toute chose, même la plus négligeable. Quand vous pensez être dans le doute, c’est, bien souvent, parce que vous vous engagez dans de telles discussions. Il n’en est pas de même quand on accepte la situation telle qu’elle est. Le doute devient alors exceptionnel et, même en ce cas, la concertation avec des amis et des connaissances permet généralement de l’ôter. C’est à ce propos que nos Sages disent : “ Plus il est plat et mieux c’est ”. Ce qui vient d’être dit s’applique également à l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Vous ne devez pas établir un programme, puis vous demander où vous trouverez le temps et l’inspiration. Bien au contraire, il faut, d’emblée, le mettre en pratique. Vous constaterez alors que cela n’est pas difficile et, selon les termes du verset : “ La chose est très proche de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, pour l’accomplir ”. Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela, pour que la paix règne dans votre foyer et que s’accomplisse l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ le Saint béni soit-Il ne trouva pas d’autre réceptacle contenant la bénédiction que la paix ”.

Lettre complémentaire — 15 Tévet 5716

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 15 Tévet 5716, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Tévet 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Tsvi(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du huitième jour de Tévet et, pour reprendre l’explication du Likouteï Torah, à la Parchat Chela’h, page 38c, sur l’expression “ très, très bon ”, j’ai été “ très, très ” satisfait de l’amélioration de la situation, en ce qui concerne le Mikwé. Vous serez sûrement vigilant pour faire en sorte que les femmes, auxquelles Dieu accordera longue vie, s’occupent bien de cela. Vous les encouragerez, de temps à autre, de manière diplomatique et vous les guiderez, dans leur action, afin que tout ceci se réalise au plus vite et de la meilleure façon. Dieu vous accordera la réussite. Vous évoquez le vaccin anti poliomyélitique. Je pense qu’on doit effectivement l’utiliser. De façon générale, il ne faut pas se séparer de la communauté. Votre lettre semble indiquer que celui-ci est pratiqué, à Chicago. Il serait bon que vous en fassiez de même. Dieu vous accordera la réussite et vous donnerez, toujours et tous les jours, de bonnes nouvelles de vos enfants, de vous-même, de vos préoccupations communautaires et de votre mission essentielle, qui est la diffusion des sources(2) à l’extérieur. Je vous accorde ma bénédiction, à l’occasion de l’anniversaire de votre épouse. Elle aura une année de succès, matériel et spirituel et elle concevra une satisfaction ‘hassidique de tous vos enfants. Concernant votre véhicule, il serait bon d’en acheter un nouveau. Il faut, cependant, le vérifier, car il semble qu’une voiture neuve de 1955 soit aussi bonne que celle de 1956, mais beaucoup moins chère. Notes

(1) Le Rav T.Shusterman, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°3892.

(2) De la ‘Hassidout.

Lettre complémentaire — 18 Tévet 5716

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 18 Tévet 5716, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tévet 5716,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre, avec ce qui y était joint. Votre nom sera mentionné, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que votre état de santé s’améliore.

Vous écoutez sûrement le Kiddouch et la Havdala et vous goûtez le vin du Kiddouch. Comme le veut la coutume juive, vous trempez les doigts dans le vin qui reste de la Havdala et vous les passez sur vos yeux, bien évidemment de manière superficielle.

Conformément à ce qui est dit dans les livres, une telle pratique est propice pour obtenir la lumière des yeux. Que Dieu vous accorde la réussite. Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre complémentaire — 11 Adar 5716

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 11 Adar 5716, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה, 11 Adar 5716,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav David(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 2 Adar et celle qui la précédait, avec ce qu’elle contenait. Vous évoquez le fait de prendre possession d’une école fondée par d’autres. Il me semble vous avoir déjà écrit(2) que, dans la mesure où les forces des personnes actives et les moyens sont limités, vous devez vous consacrer à ce qui ne peut pas être fait par les autres.

S’il s’agit de prendre la responsabilité morale de cette école, ceci entre plutôt dans le domaine d’action des jeunes de l’association ‘Habad, mais non du réseau(3). Bien plus, ce sera le cas uniquement si c’est une bonne proposition, mais non si le spirituel attire vers le matériel et le matériel vers la politique.

Vous me décrirez sûrement, par le détail, les journées d’étude des professeurs et vous répondrez également aux autres questions que j’ai posées, dans ma précédente lettre. Vous évoquez la distribution de Matsa Chemoura aux élèves des écoles et vous voulez sûrement dire que chacun en recevra un Kazaït(4). Vous me direz ce qu’il en est, car il s’agit, bien entendu, d’une bonne proposition.

Il serait bon que vous commenciez à penser à une colonie de vacances, à Kfar ‘Habad, pour les élèves du réseau. Puisse Dieu faire que cela soit organisé de la manière qui convient. De la sorte, l’apport sera au-delà de ce que l’on peut imaginer.

Vous me faites part de l’anniversaire de votre fils Yossef Its’hak, auquel Dieu accordera une longue vie. Puisse Dieu faire qu’il grandisse, soit un ‘Hassid, craignant Dieu et un érudit. Vous concevrez beaucoup de satisfaction ‘hassidique de lui et de tous vos enfants.

Vous mentionnez également votre propre anniversaire. Puisse Dieu faire que vous ayez une année de réussite, en vos préoccupations personnelles et en vos activités communautaires à la fois. Vous parviendrez à vous installer de la meilleure façon, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction pour un joyeux Pourim,

Notes

(1) Le Rav D.Hanzin, de Peta’h Tikva. Voir, à son sujet, la lettre n°3822. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°1839 et 4020.

(3) Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte.

(4) Une trentaine de grammes.

Lettre complémentaire — 13 Tévet 5716 Pour une certaine raison, l’expédition du courrier

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 13 Tévet 5716 Pour une certaine raison, l’expédition du courrier, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה, 13 Tévet 5716 Pour une certaine raison, l’expédition du courrier a été retardée et, entre temps, j’ai reçu vos lettres. Je ne comprends pas pourquoi, une fois de plus, vous êtes paniqué par votre état de santé. J’ai déjà dit, à maintes reprises et je vous ai même écrit clairement mon avis, à ce sujet. Je vous ai souligné que vous deviez cesser complètement de penser à votre santé, car, Dieu merci, vous allez bien. Néanmoins, vous vous conformerez à toutes les prescriptions des médecins. Or, j’observe qu’étant ici, vous avez adopté, par deux fois, le contraire de cette attitude. D’une part, vous vous êtes embourbé dans la mélancolie, sans raison et vous avez hermétiquement refusé de manger et de boire, d’une manière ordonnée, sans qu’il n’y ait la moindre explication logique à cela. Et, il semble même que vous ayez encore le même comportement. A quoi bon m’écrire encore une fois, alors que vous maintenez la conception opposée ? Tout ne dépend que de votre bon vouloir !

Lettre complémentaire — 21 Tévet 5716

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre complémentaire — 21 Tévet 5716, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה, 21 Tévet 5716,

Brooklyn, New York, Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples accomplissements pour la Torah et les Mitsvot, se consacrant aux besoins communautaires, le Rav Chimchon Raphaël(1) Chlita, Je vous salue et vous bénis,

Vous me faites savoir que votre fils Israël Meïr, auquel Dieu accordera une longue vie, célèbre sa Bar Mitsva. Puisse Dieu faire qu’il porte le joug de la royauté divine, de la Torah et des Mitsvot, toujours et tous les jours.

Vous savez pour quelle raison on emploie, en la matière, le terme de joug. En effet, il convient de mettre en pratique la Torah et les Mitsvot comme un accomplissement qui transcende la raison. C’est uniquement de cette façon que l’on peut les respecter de la manière qui convient.

Vous-même et votre épouse concevrez de lui une satisfaction véritable, c’est-à-dire une satisfaction juive. Le mérite de votre action tendant à renforcer et à diffuser le Judaïsme élargira la bénédiction de Dieu en tout ce qui vient d’être dit, matériellement et spirituellement à la fois.

Avec mes respects et ma bénédiction.

Avec votre permission, je formulerai une remarque sur la carte d’invitation(2), bien que celle-ci soit déjà diffusée. Celle-ci a été rédigée avec l’alphabet Achourit(3) et les lettres portent même des ornementations(4). Or, les Sages des premières et des dernières générations ont eu beaucoup de peine à autoriser l’utilisation courante de l’alphabet carré(5). Et, en tout état de cause, on s’efforce de modifier l’alphabet Achourit(6), par rapport à ce qu’il est pour le Séfer Torah, les Tefillin et les Mezouzot.

Il est sûrement inutile d’en dire plus à quelqu’un comme vous. Cette question est évoquée par le Yoré Déa, à la fin du chapitre 284, le Guilayon Maharcha, à la même référence et, en particulier, dans les responsa Tsour Yaakov, fin du chapitre 2 ou, encore avant cela, dans les responsa du Rambam, citées par le Beth Yossef, chapitre 283 et les responsa du Radbaz, tomes 3 et 4.

Notes

(1) Le Rav C.R. Weiss. Voir, à son sujet, la lettre n°3630.

(2) A la Bar Mitsva, qui a été adressée au Rabbi.

(3) Comme celui du Séfer Torah. Voir, à ce sujet, la lettre n°3732. (4) Comme dans le Séfer Torah.

(5) Pourtant inférieur à l’écriture Achourit.

(6) Lors d’une utilisation qui n’appartient pas directement au domaine de la Sainteté.

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