Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°9027
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9027, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
jours de Seli’hot 5725,
Brooklyn, New York,
Aux fils et filles d’Israël,
partout où ils se trouvent,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue largement et vous bénis,
Nous sommes(1) au seuil de 5726, une année(2) de Chemitta(3), la septième et la plus sainte du cycle de sept ans, qui arrive, pour nous et pour tout Israël, pour le bien. L’un des enseignements fondamentaux de la Chemitta est délivré par l’ordre(3) des versets(4) et des mots de la Torah qui en définissent le sens : “ Quand vous parviendrez dans la terre… la terre se reposera d’un Chabbat pour Dieu. Pendant six ans, tu planteras ton champ… ”(3).
On peut ici formuler la question suivante(5). Selon l’ordre établi, on travaille, tout d’abord, les champs pendant six ans et c’est uniquement par la suite qu’arrive la Chemitta, la septième année, celle du repos. La Torah aurait donc dû, elle-même, dire d’abord : “ Pendant six ans, tu planteras ton champ ”(3), puis, seulement après cela : “ La terre se reposera ”(3). En fait, l’ordre de la Torah(6) en est partie intégrante et il délivre également un enseignement. En l’occurrence, ce qu’elle dit de la Chemitta montre de quelle manière on doit envisager l’existence.
Quand on parvient dans un pays, quand on doit y organiser sa vie et qu’il s’avère inévitable de se consacrer au travail de la terre, on doit, tout d’abord, savoir que l’idée première, la plus importante, celle que l’on se fixe comme objectif, est le “ Chabbat pour Dieu ”, non pas les biens matériels et terrestres, mais bien les valeurs morales et sacrées. C’est une telle approche qui apporte la garantie que l’on ne sera pas englouti par les attraits de la terre et de la matière. Bien plus, en conservant, en permanence(3), cette idée devant ses yeux, on vit les six années de travail(7) d’une manière totalement différente. Celles-ci perdent, pour une large part, leur caractère profane. Elles deviennent plus lumineuses, ont un contenu plus large. Bien plus, l’élévation et la hauteur de ces six années relèvent également la septième, laquelle, à la place d’un “ Chabbat pour Dieu ”, devient, de la sorte : “ le Chabbat du Chabbat(8), un Chabbat pour Dieu ”.
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Il en va de même pour l’existence quotidienne, dans laquelle on doit aussi “ travailler la terre ”, gagner sa vie, entrer en contact avec le monde profane, en mangeant, en buvant, en accomplissant tous les actes pour lesquels : “ l’homme n’a pas de supériorité, par rapport à l’animal ”(9). Mais, il y a aussi le repos de la terre, le retrait par rapport aux valeurs du monde et le “ Chabbat pour Dieu ” qui permet de se consacrer aux domaines de la sainteté et de la Divinité. Il s’agit des moments de la prière, de l’étude de la Torah et de la pratique des Mitsvot(10).
L’enseignement de la Chemitta porte donc sur la conception et l’approche qu’il convient d’adopter pour envisager son existence quotidienne. Même s’il faudra, par la suite, assumer des activités “ profanes ”, on doit savoir que leur(3) aspect essentiel et leur(3) finalité restent le “ Chabbat pour Dieu ”. De la sorte, les objets et les actes matériels seront plus lumineux, auront plus de contenu. Et, les valeurs de la sainteté et de la Divinité recevront, en outre, l’élévation. Elles seront effectuées d’une manière plus haute. C’est de cette façon que l’on a une vie intègre et harmonieuse(11).
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Au seuil de cette année de Chemitta, Dieu fasse que chacun et chacune la commence en faisant sienne l’approche qui vient d’être définie. Car l’aspect essentiel et la finalité de la vie ne sont pas la matérialité, mais résident bien dans la spiritualité. Bien plus, les valeurs de ce monde trouvent leur justification uniquement si elles sont pénétrées de l’idée que : “ la terre se reposera d’un Chabbat pour Dieu ”, si elles sont mises à contribution et servent les idéaux les plus forts de la sainteté et de la Divinité. De la sorte, tous les jours de l’année et toutes les actions du jour seront le reflet de la supériorité de l’homme, par rapport à l’animal, établiront que celui-ci a bien été créé “ à Notre apparence et à Notre image ”(3), qu’il mène sa vie en fonction de ce principe. De la sorte, les temps et les moments de l’année se hisseront vers un stade plus haut, celui de “ Chabbat du Chabbat ”.
Ainsi, s’accomplira la bénédiction divine relative à la Chemitta, “ Je vous adresserai Ma bénédiction ”(3), d’une manière(12) transcendant la nature. Et, le jour de l’année le plus approprié pour prendre une résolution ferme et durable, en tout ce qui vient d’être dit est bien celui de Roch Hachana(3). En effet, c’est alors qu’Adam, le premier homme, fut créé “ à Notre apparence et à Notre image ”. Il dirigea alors toute la création et il la conduisit vers la prise de conscience(13) que : “ nous nous agenouillerons et nous nous prosternerons devant l’Eternel, Qui nous a faits ”(3).
C’est en ce jour que l’on demande, que l’on implore(14) : “ Règne sur le monde entier par Ton honneur… Et, que tout être qui respire proclame : L’Eternel Dieu d’Israël est Roi. Son règne s’impose à tous ”(3). Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne et douce année, d’obtenir enfants, santé et prospérité matérielle dans la largesse,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 9, à la page 441. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tour et Choul’han Arou’h, ‘Hochen Michpat, au début du chapitre 67. Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, à la fin des lois du prêt ”. (3) Le Rabbi souligne les mots : “ Chemitta ”, “ l’ordre ”, “ quand vous parviendrez dans la terre… la terre se reposera d’un Chabbat pour Dieu. Pendant six ans, tu planteras ton champ ”, “ pendant six ans, tu planteras ton champ “ , “ la terre se reposera ”, “ en permanence ”, “ leur ”, “ leur ”, “ à Notre apparence et à Notre image ”, “ Je vous adresserai Ma bénédiction ”, “ celui de Roch Hachana ”, “ nous nous agenouillerons et nous nous prosternerons devant l’Eternel, Qui nous a faits ”, “ Règne sur le monde entier par Ton honneur… Et, que tout être qui respire proclame : L’Eternel Dieu d’Israël est Roi. Son règne s’impose à tous ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Vaykra 25, 2-4 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le discours ‘hassidique intitulé : ‘La terre se reposera’ dans le Likouteï Torah et dans le Séfer Ha Maamarim 5562, de même que la fin du Dére’h Mitsvoté’ha ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le traité Pessa’him 6b, le Chneï Lou’hot Ha Berit, partie Loi orale, principe sur les formulations ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le traité Beïtsa 16a, qui dit : ‘Toute sa vie, il mangea pour le Chabbat’. Voir aussi le Tséma’h Tsédek sur Tehilim 68, 20, au paragraphe 6 ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le commentaire de Rachi sur le traité Yoma 74a et sur le verset Chemot 31, 15, le Or Ha Torah du Tséma’h Tsédek, au discours ‘hassidique intitulé : ‘Le Chabbat du Chabbat’ ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Kohélet 3, 19. Voir les Rechimot du Tséma’h Tsédek, à cette référence et le traité ‘Haguiga 16a ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir les commentaires du traité Avot, chapitre 1, Michna 2 ”. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Likouteï Torah à la fin de la Parchat Matot, commentant l’affirmation de nos Sages, au traité Sanhédrin 99b, selon laquelle : ‘celui qui se consacre à la Torah instaure la paix dans le sanctuaire terrestre’ ”. (12) Le Rabbi note, en bas de page : “ Vaykra 25, 1 ”. (13) Le Rabbi note, en bas de page : “ Zohar, fin de la Parchat Emor. Voir aussi les Pirkeï de Rabbi Eléazar, au chapitre 11 ”. (14) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir Iguéret Ha Techouva, au chapitre 11 ”.
Lettre n°9031
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9031, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
entre le jour caché(1) et
le dixième(2) 5726,
Brooklyn, New York,
A l’attention du Rav Yoël Sperco(3),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec beaucoup de retard, votre lettre, avec ce qui y était joint, une formule de demande d’excuse(4). La proposition de lui donner la diffusion la plus large est judicieuse, car il est fondamental de pardonner à son prochain, comme l’affirment nos Sages, dans leur Michna(5), à la conclusion du chapitre sur Yom Kippour. Sans doute vous êtes-vous adressé, à ce sujet, aux différents organismes et comités rabbiniques. En effet, même si une diffusion par lettre est importante, elle ne peut cependant pas être comparée à celle qui est faite à travers le discours des rabbins, lesquels peuvent, quand ils le prononcent, demander aux présents de présenter leurs excuses sur le champ.
Je vous adresse la présente en express, afin que tout cela puisse être organisé encore avant ce Yom Kippour. Pour différentes raisons, je ne dispose pas, actuellement, du moyen de publier une lettre ayant le contenu que vous proposez, bien que j’ai pris connaissance de votre courrier avec intérêt. Avec mes respects et ma bénédiction afin que vous soyez définitivement inscrit pour une bonne année, de même que tous les membres du comité rabbinique, auxquels Dieu accordera de longs jours et de bonne années,
Notes
(1) Le jour en lequel la lune est cachée, le 1er Tichri, Roch Hachana. (2) Le dixième jour de Tichri, Yom Kippour. (3) Membre du comité rabbinique de Detroit. (4) Comportant la formule suivante : “ J’accorde pleinement mon pardon à quiconque a fauté contre moi ”. (5) A la fin du traité Yoma 85b.
Lettre n°9032
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9032, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, lendemain
de Yom Ha Kippourim 5726,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à de nombreuses questions et suite à ma première lettre(1) sur ce qu’il est nécessaire de faire maintenant, dans l’optique des élections à la Knesset, après que soit expirée la date de présentation des listes, puisque chaque parti religieux se présente aux élections d’une manière indépendante. On me demande donc mon avis et ma réaction.
D’une part, on peut comprendre la peine immense qui est inspirée par cette éclatement, mais, d’autre part, c’est précisément ces derniers jours qu’ont été faites des déclarations publiques permettant d’espérer que la situation s’améliorera, au moins pour une très large part, comme je le montrerai plus loin. Je fais allusion à des déclarations qui ont été faites par chacun(2) des partis, dans leurs discours ou bien dans leurs organes officiels. Chacun affirme, avec la plus grande force qu’il n’est pas responsable de l’échec subi par la constitution d’un front religieux technique, qu’il n’est pas à l’origine de la scission, que des raisons accessoires, indépendantes de leur volonté, ont empêché de le faire et cite ces raisons, une par une.
Ces déclarations sont le fait des dirigeants et des portes parole de ces partis. Elles ont été prononcées en public, oralement, rédigées par écrit, répétées à différentes reprises. A n’en pas douter, elles sont donc fiables, engagent tous ceux qui ont leur mot à dire, au sein du parti et s’imposent à l’ensemble de ce parti. Tout cela avait été signifié clairement auparavant, oralement et par écrit, imprimé et officialisé. Que l’on n’imagine donc pas qu’il y ait là des intérêts personnels ou ceux de certaines personnes et j’espère que cela exclut également les intérêts des groupes au sein des partis. Tout ceci influera sur la constitution d’un front religieux technique, pour le bien des enfants d’Israël, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, c’est-à-dire pour celui de tous les groupes, de tous les partis, de chaque Juif résidant en Terre Sainte. On a souligné également ce que l’on a pu observer dans la dernière Knesset et dans celle qui la précédait, le fait que de nombreux débats ont été départagés par une seule voix, ce qui établit encore plus clairement la nécessité de ce front religieux technique, dont on peut espérer qu’il apportera des représentants supplémentaires et même plus qu’un, deux ou trois.
A tout cela, j’ajouterai une courte introduction. Chaque parti a coutume, au cours de sa campagne électorale, de faire connaître à ses électeurs et au public ses conceptions et son programme de travail pour la prochaine Knesset, que l’on s’apprête à désigner. C’est sur la base de ce programme que les électeurs décident à qui ils accorderont leur voix. A la lumière de tout cela, une proposition évidente coule de source, concernant les élections, en général et la question du front technique, en particulier. C’est la suivante. Chaque parti religieux doit préciser, dans son programme électoral, en un paragraphe spécifique, clair et détaillé, quelle est sa position et sa décision, quant à la constitution, à l’avenir, d’un front religieux technique(2).
Pour éviter ce qui vient de se produire, chaque parti accusant l’autre d’être responsable de l’échec de ce front, du fait d’intentions cachées et de stratagèmes, tous préciseront(2) leur position sur le sujet, de la manière la plus(2) détaillée, c’est-à-dire en spécifiant les divers aspects des objections soulevées par la constitution d’un front religieux technique. Bien entendu, il est nécessaire de préciser tous ces détails, afin qu’un tel échec ne soit plus possible à l’avenir, sous différents prétextes, en avançant que l’on ne souhaitait pas ce qui s’est passé et en proférant, par la suite, des accusations mutuelles. Il faut préciser aussi qu’il s’agit, en l’occurrence, d’un acquis limité(3), c’est-à-dire, en tout et pour tout, d’un front technique(2). Il est donc bien clair qu’il n’y a pas lieu de fixer des conditions qui seraient plus adaptées à une fusion complète, devant se maintenir pendant plusieurs années.
Les électeurs, qui sont les maîtres des résultats finaux, sont adultes et en droit d’exiger de tous les partis qu’ils expriment leur position sur une question aussi fondamentale, qu’ils le fassent clairement, en la justifiant logiquement, afin de donner à ces électeurs les moyens de juger par eux-mêmes non seulement l’avis de chaque parti, mais aussi sa justification logique. En pareil cas, il est certain que chaque condition énoncée devra être dûment expliquée. Comme je l’ai dit, je ne vois rien d’exceptionnel à une telle proposition, le dossier électoral comprenant systématiquement un programme d’action pour quelques années. Et, même s’il y avait là une procédure exceptionnelle, la situation de la Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, est elle-même totalement(2) exceptionnelle. C’est une évidence.
Le point suivant doit être souligné. Dans différentes juridictions locales, un front religieux existe d’ores et déjà, ce qui veut dire qu’il y a une décision claire, concrètement(2) applicable, émanant de l’ensemble des partis religieux, à la fois de la direction politique et de la direction spirituelle, selon laquelle, fondamentalement, un front religieux regroupant tous les partis est concevable. Or, on peut établir, en la matière, un raisonnement a fortiori. Dans le cadre municipal, les rencontres entre les représentants des partis sont plus fréquentes et elles impliquent une plus large collaboration, surtout en période électorale, lorsque la campagne est menée, de façon générale, par des personnalités locales, ce qui veut bien dire qu’un front religieux local remet encore plus clairement en cause les différences de l’endroit(4), qu’il accroît le danger de voir les conceptions d’un parti influencer celles de l’autre. Malgré cela, un front religieux existe et il n’est pas uniquement technique. Il implique une collaboration véritable, pendant toute la durée du mandat, comme c’est le cas en différents endroits. Combien plus doit-il être possible, sur le principe, de constituer un front religieux technique pour les élections à la Knesset.
J’ajoute que le programme électoral n’a pas de limite dans le temps. Il peut être modifié et complété de jour en jour, jusqu’au dernier instant précédant les élections, même s’il est préférable de le faire au plus vite, afin que les autres partis religieux soient en mesure de prendre position sur un ajout effectué au programme du parti qu’ils affrontent. De la sorte, ce programme sera clair pour tous. Cela veut dire que l’argument avancé par certains selon lequel il était impossible de constituer un front religieux technique par manque de temps, n’a pas de sens, en l’occurrence. Et, ceci ne contredit pas l’appel lancé par chaque parti afin que l’on vote pour lui. En effet, si tous formulaient un avis, d’une manière tranchée, sur ce front religieux technique, peut-être leur appel s’en trouverait-il renforcé, car on ne pourrait les accuser de fuir leurs responsabilités et de dissimuler certains éléments au public. Je ne suis ni prophète, ni fils de prophète(5), mais ce qui vient d’être dit restera valable également par la suite, si quatre années s’écoulent jusqu’aux prochaines élections. Bien plus, selon l’avis de certaines personnes autorisées, du fait de l’éclatement actuel entre tous les partis, il est à peu près certain que la nouvelle Knesset n’aura pas une longue vie, que les prochaines élections seront anticipées.
En fonction de ce qui vient d’être dit, j’ai bon espoir que l’on acceptera cette proposition, que tous les partis prendront position sur cette question fondamentale, la constitution, à l’avenir, d’un front
religieux technique. Les partis religieux doivent faire connaître cette position par le détail, avec toutes ses justifications. En effet, d’après la logique élémentaire et, avant tout, selon la Hala’ha de notre sainte Torah, Torah de vie, seule importe l’amélioration de la situation religieuse des couches les plus larges(2) de nos frères, les enfants d’Israël, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. L’électeur optera donc pour la liste dont les représentants adopteront, fermement et sans reculer, ce comportement conforme aux enseignements de notre Torah. Avec mes respects et ma bénédiction,
N. B. : Issrou ‘Hag Ha Soukkot(6),
Pour une certaine raison, l’envoi de la présente a été retardé et, entre temps, j’ai reçu une copie officielle de la déclaration qui a été signée par trois partis religieux, à propos du “ front religieux uni pour la municipalité de Tel Aviv – Jaffa ”, ce qui ajoute encore plus de poids à ce qui est exposé ci-dessus, si toutefois cela était nécessaire. J’en reproduis ici quelques lignes, bien que cette déclaration, dans son ensemble, concerne ce qui fait l’objet de notre propos :
Par la grâce de Dieu ב'ה,
entre le jour caché(7) et
le dixième(8) 5726,
“ A tous ceux qui sont fidèles à la Tradition d’Israël,
Durant cette période en laquelle chaque Juif s’isole avec son Créateur et établit un bilan moral, à titre individuel et communautaire, le cœur des dirigeants du Judaïsme fidèle a conçu un plan constructif, celui de constituer un front religieux uni, pour les élections municipales de Tel Aviv – Jaffa. Cette nouvelle réjouissante s’est répandue, a été accueillie positivement et avec enthousiasme par tous ceux qui en ont eu connaissance. Alors que toutes les listes profanes s’unissent dans la lutte contre la spiritualité, dans notre ville, il est légitime que les enfants d’Israël qui sont fidèles à la Torah d’Israël et à ses Mitsvot se dressent, tous ensemble et qu’ils agissent conjointement pour un respect scrupuleux de l’éducation religieuse. De même, ceux-ci doivent mener une action déterminée destinée à renforcer le respect du saint Chabbat dans notre ville. Chaque électeur apportera son énergie et sa contribution afin de mettre en forme la structure unie du Judaïsme fidèle. Il rejoindra le camp fidèle au front religieux uni. ”
A ceci est joint “ l’avis public et officiel des Grands d’Israël, adressé à la sainte assemblée de Terre Sainte ”, à propos de l’immense importance d’avoir un représentant supplémentaire à la Knesset. Ceci est défini comme fondamental et “ vital pour le Judaïsme de la Torah ”. Voici ce qui y est dit :
“ Cette fois-ci plus que de par le passé, il est possible de réunir les conditions nécessaires. En effet, un représentant supplémentaire du Judaïsme orthodoxe peut avoir une voix prépondérante sur des questions fondamentales, qui sont vitales pour le Judaïsme de la Torah. Un électeur fidèle a les moyens d’obtenir qu’il en soit bien ainsi. L’individu et la communauté, la personne et le grand nombre feront la preuve que notre sainte Torah et à la tête de leurs préoccupations et de leurs combats, que celle-ci sera préservée et sauvée de ceux qui se dressent contre elle, contre notre saint Chabbat contre l’éducation de nos fils et de filles selon la voie ancestrale ”.
J’ai reproduis ici les points figurant dans l’appel pour le front de Tel Aviv – Jaffa. Chaque parti s’est engagé à le protéger de toute sa force, au point de se mettre tous d’accord, au cours d’une grande célébration, pour confier le rôle de maire au représentant d’un de ces partis.
Notes
(1) Il s’agit de la lettre n°9018, dans laquelle le Rabbi explique, par le détail, la nécessité de constituer un front uni des partis religieux, pour les élections à la Knesset. (2) Le Rabbi souligne les mots : “ chacun ”, “ Chaque parti religieux doit préciser, dans son programme électoral, en un paragraphe spécifique, clair et détaillé, quelle est sa position et sa décision, quant à la constitution, à l’avenir, d’un front religieux technique ”, “ préciseront ”, “ la plus ”, “ technique ”, “ totalement ”, “ concrètement ” et “ l’amélioration de la situation religieuse des couches les plus larges ”. (3) Selon la formulation de nos Sages, dans le traité Roch Hachana 4b. (4) Entre les partis. (5) Selon les termes du verset Amos 7, 14. Voir, à ce sujet, le traité Bera’hot 34b. (6) Lendemain de la fête. Il s’agit d’un complément ultérieur à cette lettre. (7) Le jour en lequel la lune est cachée, le 1er Tichri, Roch Hachana. (8) Le dixième jour de Tichri, Yom Kippour.
Lettre n°9033
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9033, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Tichri 5726,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué et agréable ‘Hassid qui craint
Dieu, se consacre aux besoins communautaires, a de
multiples connaissances, un comportement vertueux,
le Rav C.Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je vous adresse une copie de la lettre que j’ai envoyée aux dirigeants des trois partis religieux. Si, comme je l’imagine, celle-ci présente un intérêt, vous voudrez bien exercer votre influence afin qu’elle soit diffusée par la presse, pour le plus grand bien de tous, actuellement et par la suite, grâce à la pression du public, qui détient de nombreuses voix.
Dieu fasse que s’accomplisse en votre petit-fils(2), qui a également subi la pression, au sens le plus littéral(3), ici même, à Sim’hat Torah, l’enseignement suivant de nos Sages, dans le traité Mena’hot 53b : “ Rabbi Yo’hanan dit : tout comme l’olive…(4) ”. En vous remerciant, avec mes respects et ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin. Voir, à son sujet, les lettres n°5731, 9050, 9163, 9191, 9238, 9267, 9284, 9292, 9320, 9327, 9344, 9353 et 9363. (2) Le jeune Na’houm Zevin, qui était alors étudiant dans la Yechiva se trouvant auprès du Rabbi. (3) Il s’agit ici de bousculades, selon la formulation de la Haggadah de Pessa’h. Voir celle qui a été publiée et annotée par le Rabbi, à la page 24. (4) “ Doit être écrasée pour produire son olive ”, c’est l’effort qui permet de produire le meilleur de soi-même.
Lettre n°9034
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9034, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Fin de Tichri 5726]
Ces propos(1) étaient essentiellement adressés à ceux qui, pour l’heure, n’ont pas encore adopté une organisation conforme à la Torah(2), en la matière. Ils ne s’appliquent pas, en revanche, aux élèves de la Yechiva dont les études sont, avant tout, basées sur le programme de cette Yechiva. C’est uniquement pendant le temps qui reste, en dehors(2) de ce programme, que l’on peut mettre en application ce qui vient d’être dit. En tout état de cause, il ne peut pas en être ainsi pour tous. Il est donc nécessaire de solliciter le conseil et l’instruction du guide spirituel(3).
Notes
(1) Prononcés lors de la réunion ‘hassidique de Roch Hachana, selon lesquels chacun doit étudier la Loi écrite, la Michna, la Guemara, la Hala’ha, le Midrash, la ‘Hassidout et la Kabbala. (2) Le Rabbi souligne les mots : “ conforme à la Torah ” et “ en dehors ”. (3) De la Yechiva.
Lettre n°9035
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9035, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Parchat Béréchit 5726]
J’ai(1) toujours entendu(2) que les “ jeunes gens de Tom’heï Temimim ” doivent étudier, avec élan et ardeur, la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, se consacrer à la prière fervente et à la pratique des Mitsvot.
Pourquoi devraient-ils se poser des questions qui concernent(3), notamment, les éditions Kehot(4) ? Ont-ils déjà étudié et achevé tout ce qui a été publié jusqu’à maintenant ? Seule cette connaissance leur manque-t-elle ? Gardent-ils les études du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya ? Ont-ils achevé le Likouteï Torah du saint Chabbat Béréchit(5) ?
Notes
(1) Voir le Hé’hal Mena’hem, tome 2, à la page 100. (2) Cette lettre est adressée à un élève de la Yechiva qui demandait au Rabbi si le manuscrit d’un certain discours ‘hassidique pouvait être publié. (3) Voir les Iguerot Kodech du Rabbi Rayats, tome 9, à la lettre n°3145. (4) Le Rabbi soulignent les mots : “ qui concernent, notamment, les éditions Kehot ”. (5) Au cours du Chabbat Parchat Vayakhel 5725, le Rabbi avait donné l’instruction d’étudier l’ensemble du Torah Or et du Likouteï Torah durant l’année, soit la “ Paracha ‘hassidique ” de chaque semaine. En l’occurrence, c’est bien du Torah Or qu’il s’agit. Voir, à ce sujet, la lettre n°5966.
Lettre n°9036
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9036, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
jours de ‘Hechvan 5726,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre(1) et puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de son contenu.
De fait, nous venons de vivre, avec tout le peuple d’Israël, le mois de Tichri, qui a une portée générale(2) pour toute l’année et qui est “ le temps de la plupart de nos joies ”(3). La fin, la conclusion de ces fêtes(4) est “ le temps de notre joie ”, en particulier Chemini Atséret et Sim’hat Torah, la grande joie(5) de la Torah et de ses Mitsvot. Le contenu de ce mois, ayant une portée générale, doit donc influencer chaque jour de l’année qui vient, s’y révéler pleinement. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
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Dans de nombreuses situations(6), semblables à celle de votre épouse, un intérêt accru, de la part du mari a renforcé l’état de santé. Bien plus, elle-même ressentira cet ajout.
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S’agissant de vos questions(7) sur les détails de votre comportement, en particulier sur la manière de conduire votre maison(8) après votre mariage, qui sera célébré en un moment bon et fructueux, dans les domaines où il existe des positions plus rigoristes et d’autres qui le sont moins, il est bien clair que toutes les situations, tous les environnements, toutes les personnes ne sont pas identiques. Selon les termes de nos Sages(9), il y a les comportements rigoristes de l’endroit que l’on quitte, ceux de l’endroit où l’on parvient. Et, il en est de même pour les familles. Vous consulterez donc, à ce sujet, le Rav, dirigeant l’endroit.
Comme il est louable de mettre en pratique le principe selon lequel : “ tu te sanctifieras en ce qui t’est permis ”(10) ! La ‘Hassidout explique que, précisément de cette façon, on révèle l’Essence de l’En Sof, transcendant la lumière de la Torah. Telle est la révélation du monde futur, comme l’explique la fin du discours ‘hassidique intitulé : “ Et, vous serez pour Moi ”(11).
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J’ai bien reçu votre lettre(12), avec les récits de nos saints maîtres(13), en plus de la liste des participants aux cours(14). Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles, concernant la Torah et les Mitsvot, toujours et tous les jours.
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Parmi(15) les visiteurs qui sont venus ici(16), il y avait des responsables du ministère de l’éducation en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Ceux-ci se sont plaints de votre fils car, lors de son examen, ils ont trouvé que ses connaissances étaient insuffisantes. Sans doute, pourrez-vous le lui souligner et lui conseiller l’empressement afin de combler le manque, grâce à des livres. Mais, votre fils ne doit pas savoir que l’on s’est plaint auprès de moi, c’est bien évident.
Notes
(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes. Voir le Likouteï Si’hot, tome 10, à la page 198. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Son nom y fait allusion, selon le Or Ha Torah, du Tséma’h Tsédek, à propos de Roch Hachana. En effet, Tichri est l’anagramme de Réchit, commencement, en l’occurrence celui de l’année, selon le verset Devarim 11, 12 et ce terme est écrit sans Aleph. En fait, il s’agit non pas du début, mais bien de la tête de l’année, tout comme la tête inclut en elle tous les membres du corps et exerce son influence sur eux ”. La référence du Or Ha Torah est, en particulier, Devarim, tome 4, à la page 756. L’explication de Tichri et Réchit est donnée par le Baal Ha Tourim, commentant ce verset et celle sur la tête de l’année figure également dans la lettre n°752. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le Séder Ha Yom, qui conclut en affirmant que, ‘pendant ce mois, il est judicieux de se réjouir’ ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Ceci influence également les jours des mois suivants, selon le Beth Yossef sur le Tour, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 492 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir les derniers Décisionnaires sur le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 669 ”. (6) Cette phrase manuscrite a été ajoutée à la présente lettre, dans l’exemplaire adressé à quelqu’un. Voir également la lettre n°9123. (7) Cette phrase manuscrite a été ajoutée à la présente lettre, dans l’exemplaire adressé à quelqu’un. Voir le Hé’hal Mena’hem, tome 3, à la page 187. (8) Le destinataire de cette lettre demandait au Rabbi s’il devait posséder un poste de radio à la maison. (9) Dans le traité Pessa’him, au début du quatrième chapitre, à la page 50a. (10) Selon le traité Yebamot 20a. Voir le Sifri sur le verset Reéh 14, 21, au paragraphe 104. (11) Dans le Séfer Ha Maamarim 5660, à partir de la page 153. (12) Cette phrase manuscrite a été ajoutée à la présente lettre, sur l’exemplaire destiné au Rav Chnéor Zalman Duchman. Voir, à son sujet, les lettres n°8881, 9191, 9267 et 9333. (13) Qui furent publiés par la suite dans son Livre Le Chema Ozen, “ afin que l’oreille entende ”. (14) Voir, à ce sujet, la lettre n°8881. (15) Cette phrase manuscrite a été ajoutée à la présente lettre, dans l’exemplaire adressé à quelqu’un. (16) Vraisemblablement pour les fêtes de Tichri.
Lettre n°9037
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9037, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה ;
jours de ‘Hechvan 5726,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ’Hassid
qui craint Dieu,
le Rav Chmouel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille de la fête de Soukkot, à laquelle étaient jointes quelques pages de votre livre, le Min’hat Chmouel(2). Je vous adresse donc quelques remarques, qui ont été formulées sur ce livre.
Début du Min’hat Chmouel : Rachi, dans son commentaire de la Michna(3), au début du traité Bera’hot, considère, à la différence du Rambam(4), que les Sages n’ont pas demandé d’achever la combustion des graisses et des membres des sacrifices avant le milieu de la nuit. On peut expliquer sa position de la manière suivante. Cette combustion était effectuée par les Cohanim, lesquels, par nature, sont zélés(5). Pour le Rambam, par contre, cette qualité ne se manifeste pas dans ce domaine, comme l’expliquent aussi les Tossafot, au traité Pessa’him 85a.
Le Maharcha et d’autres commentateurs s’interrogent sur l’affirmation des Tossafot et, compte tenu de la force de l’argument, on peut admettre qu’au final, les Tossafot adoptent eux-mêmes l’avis du Maharcha, même s’ils avancent une explication plus forte. Et, le raisonnement du Rambam peut aussi être justifié simplement. Selon lui, la combustion commence, en l’occurrence, lorsque le sacrifice est offert, c’est-à-dire plusieurs heures(6) avant la nuit, comme le précise le début du chapitre 5 du traité Pessa’him. En conséquence, si les graisses et les membres n’ont pas été brûlés à minuit, il est alors établi qu’en l’occurrence, les Cohanim n’ont pas fait preuve d’empressement. Cette interprétation du commentaire de Rachi est également énoncée, en particulier, par le Ramaz, cité par les Tossafot Ancheï Chem, par les ‘Hidoucheï Maharya’h et par le Nitsoutseï Or du Rav Réouven Margolis(7), de sorte que l’on peut se demander pourquoi Rachi ne la mentionne pas clairement.
Mais, à mon humble avis, Rachi donne effectivement cette explication et il l’énonce même clairement. En effet, il précise que : “ les Sages ne l’ont pas du tout limité à minuit ” après avoir, au préalable, précisé la raison pour laquelle la lecture du Chema Israël et la consommation des sacrifices a été limitée à minuit. Il dit : “ Ils ont interdit de manger les sacrifices avant leur temps afin de ne pas encourir la peine de Karet, de retranchement de l’âme. Et, il en est de même pour la lecture du Chema Israël, puisqu’il s’agit alors de suggérer l’empressement à l’homme(6) (c’est-à-dire véritablement à tous), afin de ne pas prendre le risque d’en dépasser le temps. (La combustion après le lever du jour n’est pas punie de Karet et les Cohanim ne sont pas des personnes du commun, qu’il faut inviter à l’empressement. Il faut en déduire que cette combustion est permise). Quant à la combustion des graisses, les Sages ne l’ont pas du tout limité à minuit (même pas a priori, comme c’est le cas pour le Chema Israël ”.
En outre, Rachi ajoute : “ Et, si le temps est passé ”, car ceci n’est pas un fait certain, pour ce qui concerne la combustion des graisses. Si elles ont été posées à l’extrémité de l’autel, il reste toujours possible de les brûler. Et, Rabba précise, au traité Zeva’him 87a, que, si elles en ont été ôtées, on peut les y remettre, car elles n’ont pas(6) été disqualifiées pour autant. C’est cette position que Rachi adopte ici, dans la Michna de Bera’hot, alors que le Rambam suit l’avis de Rava(8), considérant qu’elles sont effectivement disqualifiées, même si elles touchent l’extrémité de l’autel.
Ce qui vient d’être dit nous permettra de comprendre pourquoi Rachi ne commente pas(6) cette combustion à propos du passage dans lequel il en est question, mais seulement après avoir précisé pourquoi la lecture du Chema Israël a été limitée à minuit. En effet, c’est bien là, selon lui, la raison pour laquelle les Sages n’ont rien dit de tel, concernant cette combustion.
A la même référence : L’impureté de l’homme est-elle un état qui se surajoute à lui ou bien est-ce uniquement un manque de sainteté ? En fait, on peut considérer que les deux propositions sont exactes. De ce fait, pour pouvoir consommer les prélèvements agricoles après s’être purifié, il suffit d’attendre le coucher du soleil. Passé ce moment, l’impureté disparaît. En revanche, il n’en est pas de même quand il s’agit de consommer ce qui a été consacré. En pareil cas, on doit, au préalable, offrir un sacrifice et, de cette façon, mettre en évidence la sainteté. Or, on ne peut pas dire qu’un tel état soit naturel, puisque l’impureté n’existe pas chez les non Juifs(9). Il faut en conclure que, de leur vivant, les notions(6) de pureté et d’impureté ne s’appliquent pas à eux(10).
En tout état de cause, pour ce qui fait l’objet de notre propos, les traités Zeva’him 17a, Kélim, chapitre 1, à la Michna 5 et d’autres textes encore(6) établissent clairement que celui qui ne s’est pas encore totalement purifié conserve, de ce fait, une certaine forme d’impureté, même légère. Pour autant, il existe plusieurs stades d’impureté et également de sainteté, puisque ces deux domaines sont “ l’une face à l’autre ”. En conséquence, à celui qui ne s’est pas encore racheté, il est uniquement interdit de consommer ce qui a été consacré. De même, les prélèvements agricoles sont interdits à celui à qui manque encore l’immersion rituelle afin de se purifier, comme le précise, en particulier, le traité Kélim. Il existe quatre niveaux de sainteté, mais seulement trois de prélèvements agricoles, d’après le second chapitre du traité Taharot. Il s’agit là de dispositions de la Torah et l’on consultera, à ce propos, l’enseignement du Ari Zal, à la Porte des Kavanot et le Péri Ets ‘Haïm, Porte des bénédictions, au chapitre 3.
En outre, ces textes montrent que la différence pouvant être faite entre la sainteté de ce qui a été consacré et celle des prélèvements agricoles se retrouve, de la même façon, entre la sainteté du Chabbat et celle de la fête, comme l’explique le Likouteï Torah, Parchat Tsav, à la page 11d et l’on consultera, à ce sujet, le traité Pessa’him 104a. Toutefois, on peut s’interroger sur l’affirmation du traité Zeva’him 91a, selon laquelle le Roch ‘Hodech est plus saint que le Chabbat. Mais, on peut l’expliquer d’après la remarque du Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, partie Ora’h ‘Haïm, au début du chapitre 242, soulignant qu’à propos de ‘Hol Ha Moéd, n’est pas utilisée l’expression : “ Convocation sacrée ”. Pour autant, celle-ci est effectivement employée à propos des sacrifices, comme le rappelle Rachi qui dit, au traité Zeva’him 91a : “ Les sacrifices du Moussaf de Roch ‘Hodech sont saints ”. Mais, l’on peut encore s’interroger à propos de tout cela. Toutefois, ce point ne sera pas précisé ici.
Notes
(1) Le Rav C.Yalow. Voir, à son sujet, la lettre n°8809. (2) Voir le début du Min’hat Chmouel, du Rav Yalow, de même que le Likouteï Si’hot, tome 7, à la page 210. (3) Voir également, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 3, à partir de la page 948, le Séfer Ha Si’hot 5749, tome 2, à la page 477, dans la note 104 et les Rechimot, tome 13, à partir de la page 24. (4) Dans son commentaire de la Michna. C’est également ce qu’il dit dans son Yad Ha ‘Hazaka, lois de l’action des sacrifices, chapitre 4, au paragraphe 2, lois des sacrifices perpétuels et supplémentaires, chapitre 1, au paragraphe 6. (5) Selon le traité Chabbat 20a. (6) Le Rabbi souligne les mots : “ plusieurs heures ”, “ l’homme ”, “ pas, “ pas ”, “ notions ” et “ et d’autres textes encore ”. (7) Voir, à ce sujet, la lettre n°9040. (8) Dans ses lois des sacrifices disqualifiés, chapitre 3, au paragraphe 11. Voir le Kessef Michné, à la même référence. (9) Voir le Rambam, lois de l’impureté de la mort, chapitre 1, au paragraphe 13. (10) Voir le Likouteï Si’hot, tome 30, à la page 212.
Lettre n°9038
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9038, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mar ‘Hechvan 5726,
Brooklyn, New York,
Aux distingués ‘Hassidim qui craignent Dieu, élèves de la
Yechiva Tom’heï Temimim, écrivant Séfer Torah, Tefillin et
Mezouzot à Kfar ‘Habad, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à la bonne nouvelle que vous m’avez communiquée, puisque vous avez pris la décision de créer une association de Sofrim, écrivant Séfer Torah, Tefillin et Mezouzot.
Dieu fasse que ceci intervienne en un moment bon et fructueux, que votre œuvre sacrée, votre mission sacrée, atteigne son objectif sacré, un Séfer Torah, des Tefillin et des Mezouzot bien écrits, comme nous le demande(1) une Injonction spécifique(2). Bien plus, quand on lira ce Séfer Torah, que l’on portera ces Tefillin et que l’on fixera ces Mezouzot, on pourra, en outre, réciter des bénédictions avant l’accomplissement de la Mitsva, comme l’établissent différents textes.
Puisse Dieu faire qu’aucun fait malencontreux(3) ne survienne par votre intermédiaire, ce qu’à Dieu ne plaise, que vous établissiez la vérité et que vous accomplissiez tout cela dans la joie et l’enthousiasme. Avec ma bénédiction de réussite, de même que pour me donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Selon le traité Ketouvot 19b. Voir le Rambam, lois du Séfer Torah, chapitre 7, au paragraphe 12, le Tour et Choul’han Arou’h, Yoré Déa, au début du chapitre 279. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ On consultera le Torah Or et le Chaareï Ora, dans le discours ‘hassidique intitulé : ‘On le conduira, portant le vêtement royal’, à partir du chapitre 6 ”. La référence du Torah Or est Meguilat Esther, à partir de la page 90c. (3) Un Séfer Torah, des Tefillin ou des Mezouzot qui ne seraient pas conformes à la Hala’ha.
Lettre n°9039
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9039, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mar ‘Hechvan 5726,
Brooklyn, New York,
Au distingué et
agréable ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chmouel Eléazar Chaoulzohn(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech Mar ‘Hechvan, de même que celles qui la précédaient et ce qui y était joint. J’espère qu’à l’avenir, vous continuerez à m’adresser ce qui est publié à propos des événements qui sont d’actualité(2).
Puisse Dieu faire que notre Torah, Torah de vérité, éclaire enfin l’esprit et le cœur de chaque Juif, jusque dans son action concrète. En effet, le chemin de la vérité est le seul et unique sur lequel on peut s’engager quand on souhaite avoir une vie digne de ce nom. S’il en est ainsi pour les individus, combien plus est-ce le cas pour les groupes et les partis. Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°7714. (2) Vraisemblablement en Erets Israël.
Lettre n°9040
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9040, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Mar ‘Hechvan 5726,
Brooklyn,
Au grand Rav, ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples
connaissances, le Rav Réouven(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu(2) votre livre, le Nitsoutseï Or(3), avec des notes et des références, qui m’a été remis ces jours-ci. J’ai eu également vos salutations qui m’ont été transmises par les invités de Terre Sainte(4), puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Je leur ai demandé, en retour de vous transmettre les miennes. Je vous remercie d’avoir pensé à m’envoyer ce livre, de même qu’au préalable, vos ouvrages intitulés : “ Le verset et la tradition ”. A n’en pas douter, vous continuerez à le faire, à l’avenir. Je vous en remercie d’avance.
Puisse Dieu faire que, encore pendant de nombreuses années, vous multipliiez
vos efforts en la Torah. Vous aurez le mérite et le succès de publier votre enseignement qui est, pour une large part, constitué de références, de notes et de commentaires, mettant en évidence l’unité de notre Torah, qui est une Torah unique, car elle a été donnée par l’Unique du monde et, bien au-delà de cela est une Torah unique. Avec mes respects et ma bénédiction pour me donner de bonnes nouvelles de tout cela,
N. B. : Ces jours-ci, un éditeur célèbre, l’un des frères Shulsinger, se rend en visite en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Ces éditeurs ont eu le mérite de publier l’enseignement des premiers et des derniers Sages, de manière esthétique et harmonieuse, à la fois extérieurement et intérieurement, à commencer par les cinq livres du ‘Houmach, le Talmud Babli et d’autres ouvrages encore. Ce sont également eux qui ont fait paraître le Likouteï Torah de l’Admour Hazaken, de même que plusieurs autres livres de ‘Hassidout. Or, ils ont conçu un projet intéressant, celui de publier un Talmud présentant à la fois le Yerouchalmi et le Babli, avec tous les commentaires. J’ai donc conseillé à cet homme de vous rendre visite et de solliciter votre conseil sur la manière d’éditer “ les deux Talmuds conjointement ”, pour reprendre l’expression du traité ‘Haguiga 10a. Ceci concerne le public et sera pour son bien.
Pour passer d’un sujet à l’autre tout en restant dans le même contexte, je suis surpris que vous n’ayez pas cité, dans vos “ portes du Zohar ”, des références du Talmud Yerouchalmi. Dans la mesure du possible, il est clair qu’il serait judicieux de les faire paraître dans un fascicule indépendant, lequel, par la suite, sera ajouté à la seconde édition de votre livre. Cet homme a l’intention de ne passer que quelques jours en Terre Sainte. C’est la raison pour laquelle la présente vous est adressée en express.
Au début du Nitsoutseï Or : Les Sages de la Michna sont appelés Perouchim(5) parce qu’ils commentent (Pirouch) la Torah. Néanmoins, s’il en était ainsi, il aurait fallu les appeler Pirouchim, avec un Youd ou, tout au moins, avec une ponctuation différente de celle qui est la plus courante. Or, différents textes permettent d’établir que l’on ponctuait ce mot ainsi déjà dans les premières générations. Certes, Rabbi Avraham Ibn Ezra, commentant le verset Chemot 2, 10, précise que : “ les noms ne restent pas inchangés comme les racines des verbes ”. Toutefois, il faut se demander si c’est bien le cas, en l’occurrence.
A la fin de ce livre : Le texte du Kaddish concluant un traité(6) dit : “ faire revivre…(7), bâtir…(8), déraciner…(9) ” et l’on peut s’interroger, à ce sujet, car tous ces éléments ne sont pas mentionnés ici en ordre chronologique(10). Vous consulterez, à ce sujet, le traité Bera’hot 49a, le Zohar, tome 1, à la fin de la Parchat ‘Hayé Sarah, à la page 139a, le Rambam, dans ses lois des rois, à la fin du chapitre 11, la lettre du Rabbi(11), publiée dans son recueil de lettres et différentes références du traité Bera’hot que vous citez dans votre Nitsoutseï Zohar. En outre, je viens de voir que vous citez, dans le Zohar, le livre Kétem Paz.
Notes
(1) Le Rav R.Margolis. Voir, à son sujet, la lettre n°6461. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 34, à la page 239. (3) Les étincelles de lumière. (4) Venus passer les fêtes de Tichri auprès du Rabbi. (5) Pharisiens. (6) A l’issue de son étude. (7) Les morts. (8) La cité de Jérusalem. (9) Les cultes idolâtres de la Terre Sainte. (10) Voir, à ce sujet, la lettre n°9344, dans la note introduite par : “ Il rassemblera les exilés d’Israël ”. (11) Rachab. Voir ses Iguerot Kodech, tome 1, à la lettre n°130.
Lettre n°9041
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9041, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Mar ‘Hechvan 5726,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du Roch ‘Hodech ‘Hechvan, dans laquelle vous me parlez d’un parti pour votre fils, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux bons comportements et aux multiples accomplissements et vous abordez la question de la barbe(1). A mon avis, si cette jeune fille est satisfaite par les qualités de votre fils, pour ce qui concerne la Torah, les Mitsvot et la crainte de Dieu, mais qu’elle réserve, néanmoins, son accord parce qu’il porte la barbe, cela fait la preuve que la Torah et les Mitsvot lui importent peu. En effet, la crainte de ce que diront ses amies contredirait alors toutes ces qualités ! Si telle est la situation de cette jeune fille, pour ce qui concerne la crainte de Dieu, notre Torah, Torah de vie, la pratique de ses Mitsvot, desquelles il est dit(2) : “ On vivra par elles ”, on doit réellement se demander s’il s’agit d’un bon parti, c’est une évidence.
Puisse Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun, permettre que vous trouviez, très bientôt, un parti qui convienne vraiment à votre fils, duquel vous concevrez beaucoup de satisfaction véritable, c’est-à-dire de satisfaction juive et ‘hassidique. Ceci s’ajoutera à la satisfaction que vous concevez d’ores et déjà de son comportement actuel et de tout ce qui le concerne. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Pouvant faire obstacle à ces fiançailles. (2) A’hareï 18, 5.
Lettre n°9042
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9042, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Mar ‘Hechvan 5726,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du saint Chabbat, qui m’est parvenue avec retard(1). Du fait de son contenu, la présente réponse vous est adressée en passant outre à la file d’attente et au tarif express. Vous me parlez de l’endroit où votre fils doit poursuivre ses études(2). Or, à quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile de souligner qu’il n’y a pas lieu d’avoir des doutes, dans la mesure où la Torah légifère, en la matière. En l’occurrence, il est une Injonction très claire(3), selon laquelle : “ un homme doit toujours étudier ce qui suscite l’intérêt en son cœur ”. Et, nos Sages soulignent l’importance de cette directive, au point que la Hala’ha, concrètement applicable, est tranchée en ce sens dans le Choul’han Arou’h, Yoré Déa, lois du respect des parents, à la fin du chapitre 240. Elle s’applique également lorsque le père marque son désaccord et même si ce désaccord met sa vie(4) en danger. Malgré tout cela, il doit étudier ce qui suscite l’intérêt en son cœur et vous consulterez ces textes.
Il est tout aussi évident, dès lors qu’il s’agit d’une instruction de notre Torah, Torah de vie, qu’il
en découle un bien certain(5), non seulement pour l’élève, mais aussi pour ses parents. Il est clair également, puisqu’il s’agit d’intérêt du cœur que l’on ne peut pas décréter que l’élève, le fils, doit avoir un autre intérêt. Cela est bien clair et l’on peut le vérifier concrètement. Un décret s’entend uniquement pour l’action concrète. Il ne peut pas porter, en revanche, sur le désir et le sentiment du cœur. Il en serait ainsi également si la question s’était posée il y a quelques temps, mais, en l’occurrence, votre fils se trouve sur place depuis quelques mois déjà et vous voyez bien quelle est la situation à la maison. On peut vérifier concrètement que le bien-être et la santé des parents, au même titre que le bien-être et la santé du fils, impliquent que ce dernier aille, au plus vite, poursuivre ses études dans une autre ville. Conformément à la décision hala’hique du Choul’han Arou’h, précédemment citée, il se rendra donc dans l’endroit qui suscite l’intérêt de son cœur, d’autant qu’il s’est déjà trouvé dans d’autres lieux. Malgré cela, c’est un autre endroit qui suscite son intérêt.
Il est bien évident également, pour le bien de tous ceux qui sont concernés, qu’il doit accomplir tout ce qui vient d’être dit d’une manière agréable, dans la proximité des cœurs. De façon générale, la paix et le rapprochement sont importants(6), en particulier dans une maison comme la vôtre, qui est basée sur la Torah et ses Mitsvot. En effet, “ ses voies sont des voies agréables et tous ses chemins sont paix ”(7). En
la matière, on attend des parents plus que du fils, car ils sont plus âgés, ont plus d’expérience sur les chemins de la vie et dans les relations au sein de la maison. Autre point, qui est essentiel également, votre fils est un adolescent, ce qui veut dire qu’il est nerveusement plus tendu. Il n’est pas donné à chacun d’obtenir que l’intellect domine l’émotion(8), supprime totalement la tension nerveuse. De fait, plus un homme est âgé, plus sont intellect domine son émotion.
Bien évidemment, je ne veux pas vous effrayer, ce qu’à Dieu ne plaise. Je dois, cependant, souligner encore une fois que, de tout temps et plus encore à notre époque, il a été nécessaire de préserver, dans toute la mesure du possible, l’état nerveux de la jeune génération, des jeunes gens et des jeunes filles. En effet, il convient d’observer ce qui se passe, malheureusement, parmi les jeunes, ce qu’il en est de leur état de santé, en général, de leur état nerveux, en particulier. De ce fait, en la matière, le plus tôt sera le mieux. Je souligne encore une fois qu’il s’agit ici du bien de chaque individu et de toutes les parties concernées. Vous-même et votre épouse devez encourager votre fils à se rendre en l’endroit qui suscite l’intérêt de son cœur. Vous le ferez au plus vite. Il est certain que, pour des personnes comme vous, il est inutile d’en dire plus.
Bien entendu, j’ai lu, avec tout l’intérêt nécessaire, ce que vous avez écrit concernant le fait de se fixer un objectif, de s’installer dans la vie, les chances de changer de comportement. Néanmoins, comme je le disais, tout cela ne dépend pas vraiment d’un raisonnement rationnel, mais bien, comme le disent nos Sages, de l’intérêt du cœur(5). A ceci s’ajoute, en l’occurrence, la tension nerveuse, les relations qui se détériorent de plus en plus. Pour le bien de votre épouse et pour celui de votre fils, ces relations doivent changer au plus vite. La proximité doit s’instaurer jusqu’à ce qu’il se rende en l’endroit qui suscite l’intérêt de son cœur.
Vous concluez votre lettre en disant que, selon vous, une tierce personne s’est mêlée. Vous m’excuserez de vous faire remarquer que, même si je ne sais pas quelle était la cause première(5) de tout cela, j’ai, cependant, parlé, à maintes reprises, avec votre fils. Je me suis également entretenu avec vous et avec votre épouse, lorsque vous étiez en visite ici. La situation actuelle(5) est donc bien celle qui est décrite ci-dessus, ce qui veut dire qu’il faut appliquer pleinement la décision hala’hique, la directive de notre Torah, Torah de vie. Car, pour l’heure, votre fils ne pourra pas changer le désir de son cœur, même s’il le souhaitait sincèrement. En écrivant ceci, je pense, au minimum, à un an ou deux. J’ai bon espoir que vous-même et votre épouse prêterez attention à ce qui est exposé ci-dessus à propos de l’enseignement de nos Sages s’appliquant à la présente situation, ce qui vous permettra d’adopter ces conclusions. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela et avec mes respects,
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 34, à la page 245. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°8651 et 9075. (3) Dans le traité Avoda Zara 19a. (4) Celle du fils. (5) Le Rabbi souligne les mots : “ certain ”, “ intérêt du cœur ”, “ première ” et “ situation actuelle ”. (6) Selon le traité Yebamot 65b et le Midrash Vaykra Rabba, chapitre 29, au paragraphe 9. (7) Michlé 3, 17. (8) Voir, notamment, le Tanya, aux chapitres 12 et 17.
Lettre n°9043
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9043, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Mar ‘Hechvan 5726,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre(1), qui m’est parvenue avec beaucoup de retard. Vous me demandez si la réponse que j’ai adressée à telle personnes modifie ce que je vous ai écrit, lorsque vous m’avez interrogé. En fait, les deux réponses sont strictement indépendantes l’une de l’autre, même si la question était formulée d’une manière strictement identique. En effet, chaque réponse dépend de la manière dont la question est formulée et de son contenu, de même que des traits de caractère de celui qui interroge. De façon générale, tout cela conditionne la réponse, c’est bien évident.
Vous ne dites rien de ce qui suit, mais j’ai bon espoir que vous conserverez, tout au long de l’année qui vient, la motivation des jours de Tichri et du contenu de ce mois, depuis l’acceptation de la Royauté divine, à Roch Hachana, jusqu’à Sim’hat Torah, la joie de la Torah et de ses Mitsvot. De la sorte, tous ces jours seront pénétrés de cette motivation. De fait, tout ce qui constitue le mois de Tichri reçoit une portée générale et doit exercer son influence sur l’ensemble de l’année, comme l’établissent différents livres(2). Et, rien ne résiste à la volonté(3). Avec ma bénédiction afin que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°9036. (3) Voir le Zohar, tome 2, à la page 162b.
Lettre n°9044
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9044, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Mar ‘Hechvan 5726,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 14 ‘Hechvan(1). Entre temps, vous avez sûrement reçu ma réponse à la question que vous posiez dans ce courrier. L’une des raisons essentielles de ce retard n’est pas, comme vous l’écrivez, des préoccupations nombreuses et plus importantes, car ce à quoi vous faites allusion concerne le monde entier(2), un édifice éternel(3). En fait, j’espérais que votre fille m’écrirait directement, de sorte que s’appliquent les termes de la Torah(4) : “ appelons la jeune fille et demandons-lui son avis ”. En effet, tout cela(5) dépend essentiellement du sentiment du cœur. Or, ce sentiment n’est nullement comparable à sa description par une tierce personne, même la plus proche, c’est bien évident. Néanmoins, j’ai observé qu’elle ne m’écrirait vraisemblablement pas et c’est pour cela que j’ai décidé de vous répondre.
J’ai bon espoir que, depuis notre discussion, lorsque vous étiez ici, vous vous êtes servi des capacités de votre connaissance de la Torah pour mettre en pratique l’Injonction(6) de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté. En effet, une Injonction de la Torah est également une force accordée pour la mettre en pratique. Bien plus, il s’agit également d’une assurance donnée, comme l’explique l’Admour Hazaken(7), ce qui veut dire, en l’occurrence, que l’on s’élève soi-même et que l’on apporte l’élévation aux autres, en particulier aux membres de sa famille et à ses élèves, lesquels sont également définis comme des fils(8), dans tous les domaines de la sainteté, de la Torah et de ses Mitsvot. Bien plus, l’assurance nous a été donnée(9) que l’on vient en aide à celui qui désire se purifier. Et, lorsque l’on se sanctifie quelque peu ici-bas, on reçoit une sainteté considérable d’en haut(10). Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 35, à la page 271. (2) Selon l’expression du traité Sanhédrin 37a. (3) Il s’agit, en l’occurrence, d’un mariage. (4) ‘Hayé Sarah 24, 57. (5) La décision de se marier. (6) Du traité Bera’hot 28a. (7) Voir le Torah Or, Parchat Tissa, à la page 86c. (8) Voir le Sifri et le commentaire de Rachi sur le verset Vaét’hanan 6, 7. (9) Dans le traité Yoma 38b. (10) Selon le traité Yoma 39a. Voir le Tanya, à la fin du chapitre 27.
Lettre n°9045
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9045, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, dimanche
de la Parchat : “ Yaakov était un homme
intègre, résidant dans les tentes ”(1) 5726,
Brooklyn, New York,
A ceux qui appartiennent à l’assemblée de Yechouroun,
qui chérissent et qui respectent la Torah et les Mitsvot,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
On a maintes fois souligné(2) le dicton de l’Admour Hazaken(3), auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, selon lequel : “ un Juif doit vivre avec le temps ”, avec celui de la Torah, qui est empli du contenu et de l’esprit de la Paracha de la semaine. Nous lisons actuellement les Sidrot relatant la vie de nos Patriarches, les premiers Juifs, Avraham, Its’hak et Yaakov. Avraham était le père d’Ichmaël et d’Its’hak et ce dernier, le père d’Esav et de Yaakov. Notre père Yaakov eut, pour sa part, une “ couche intègre ”(4). Ses douze fils et ses filles furent donc des Juifs fidèles.
Ichmaël et Esav eurent de bons parents juifs, de chaleureux foyers juifs. Pour autant, il n’était pas encore certain que l’on concevrait d’eux une véritable satisfaction juive. En effet, Dieu accorde le libre-arbitre(5) et chacun peut, au cours de son existence, choisir le chemin qui lui semble bon, celui de la vie et du bien(6) ou le chemin opposé. Ichmaël et Esav optèrent pour la recherche farouche et abrupte des plaisirs matériels. De ce fait, ils vécurent à la force de l’arc(7) et du glaive(8). Et, il en est encore ainsi, à l’heure actuelle.
Notre père Yaakov “ résidait dans les tentes ”(9). Non seulement il se consacrait lui-même à l’étude de la Torah, mais il s’assurait, à tout moment, que ces tentes de l’étude étaient préservées. Quand il dut se rendre en Egypte, et précisément à cause de cela, il y envoya, tout d’abord, Yehouda, afin d’y fonder une Yechiva(10). De la sorte, il put faire en sorte que tous(9) ses enfants restent des Juifs fidèles. On aurait donc pu se faire la réflexion suivante : comment celui qui “ réside dans les tentes ” pourra-t-il coexister à côté d’un “ homme du champ ”(11), des princes d’Ichmaël et des chefs d’Esav alors que, parmi eux, Yaakov et sa maison ne sont qu’une petite minorité(12) ?
Notre sainte Torah nous enseigne et nous assure qu’en chaque génération, à chaque époque, les Juifs, certes, seront bien une minorité parmi les nations, mais qu’ils ne devront pas s’en affecter. Tant qu’ils se maintiendront sur la voie de notre père Yaakov, qu’ils “ résideront dans les tentes ”, tant qu’un père conserve lui-même un temps fixé pour étudier la Torah, qu’il envoie ses enfants au ‘Héder et à la Yechiva, il peut avoir la certitude que ceux-ci resteront des Juifs fidèles et qu’il concevra d’eux une véritable satisfaction juive, non seulement dans le domaine spirituel, mais aussi matériellement.
Je veux espérer, dans l’esprit des Sidrot de ces semaines, que tous ceux qui chérissent la Torah et les Mitsvot, en particulier les responsables de la Yechiva, renforceront les préparatifs pour la célébration annuelle du centre des Yechivot Tom’heï Temimim Loubavitch, qui aura lieu ce 24 Tévet(13), afin d’en assurer le succès, financier et moral. A n’en pas douter, le Saint béni soit-Il ne restera pas en dette et, à quiconque ajoute, on ajoute(14) une bénédiction et la réussite, à la fois matériellement et spirituellement. Avec mes respects et ma bénédiction pour un grand succès en tout ce qui vient d’être dit,
M. Schneerson,
Notes
(1) Toledot 25, 27. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 5, à la page 417. (3) Voir le Séfer Ha Si’hot 5702, à la page 29, reproduit dans le Hayom Yom, à la date du 2 ‘Hechvan. (4) Selon le Midrash Vaykra Rabba, chapitre 36, au paragraphe 5. (5) Voir le Rambam, lois de la Techouva, au début du chapitre 5. (6) Selon le verset Nitsavim 30, 15. (7) Selon le verset Vayéra 21, 20. (8) Selon le verset Toledot 27, 40. (9) Le Rabbi souligne les mots : “ résidait dans les tentes ” et “ tous ”. (10) Voir le verset Vaygach 46, 28 et le commentaire de Rachi. (11) Toledot 25, 27. (12) Voir le verset Vaét’hanan 7, 7. (13) Voir, à ce sujet, la lettre n°9071. (14) Voir le traité Taanit 31a et le commentaire de Rachi.
Lettre n°9046
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9046, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Mar ‘Hechvan 5726,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, a de bons
comportements, est issu d’une illustre famille, le Rav A.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 18 Mar ‘Hechvan, avec ce qui y était joint, concernant le décès de Rabbi Meïr(2). Je vous remercie d’avoir pris la peine de me l’envoyer. En feuilletant ces pages, j’ai vu la réponse concernant l’adjonction à l’année d’un mois supplémentaire. Selon ce dont je me souviens(3), ce texte a été imprimé, sous une forme plus détaillée, dans les responsa Or Meïr(4).
J’aimerais connaître l’origine de la tradition selon laquelle l’explication que donne l’Admour Hazaken du Midrash Rabba, imprimée dans ce livre, tome 2, à la page 19, lui aurait été transmise par le Juste, le Rabbi de Korets(5).
Tout est effet de la divine Providence et, compte tenu de vos origines, je formule le vœu que vous ne vous contentiez pas du temps fixé pour votre propre étude de la partie profonde de la Torah, laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout, mais qu’en outre, vous fassiez tout ce qui est en votre pouvoir pour diffuser cet enseignement en tout endroit où s’exerce votre influence. On connaît, en effet, la sainte épître du Baal Chem Tov(6), selon laquelle la Mitsva d’actualité est : “ tes sources se répandront à l’extérieur ”. Dès lors, “ le maître viendra ”, qui est le roi Machia’h. Avec mes respects et ma bénédiction,
N. B. : Je vous joins les frais d’envoi(7).
Notes
(1) Le Rav Avraham Shapiro, frère du Gaon, Rav Meïr Shapiro de Lublin, qui instaura l’étude quotidienne d’une page du Talmud, Daf Yomi. (2) Vraisemblablement les épreuves d’un livre que le Rav Meïr Shapiro voulut publier, mais qui ne vit jamais le jour. (3) Le Rabbi fait allusion à la période de son mariage. En effet, le Rav Meïr Shapiro lui offrit son livre, le Or Meïr, comme cadeau de mariage. Le Rabbi le consulta, puis l’un et l’autre discutèrent ensemble du passage dont il est question ici. Voir, à ce sujet, le Yemeï Méle’h, tome 1, pages 279 à 283. (4) Au chapitre 13. (5) Voir les Iguerot Kodech du Rabbi Maharach, à la lettre n°56. Le Migdal Oz, à partir de la page 9, mentionne une version, selon laquelle l’Admour Hazaken aurait entendu cette explication du Juste, Rabbi Pin’has de Korets. (6) Voir, notamment, le début du Kéter Chem Tov. (7) De ces livres au Rabbi.
Lettre n°9047
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9047, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[26 Mar ‘Hechvan 5726]
Pour faire réponse à votre question(1), vous apprendrez ceci, jusqu’à en avoir une bonne connaissance(2) :
A) les lois des Tefillin, qui sont nécessaires pour vous-même, mais non pour un Sofer,
B) quelques commentaires de la ‘Hassidout traitant des Tefillin, notamment dans le Likouteï Torah, le Siddour(3) et le Imreï Bina.
Notes
(1) Le destinataire de la présente demandait au Rabbi comment réparer son oubli, une fois, de mettre les Tefillin. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°8686, 9002, 9259 , 9262 et 9300. (3) De l’Admour Hazaken avec les commentaires de la ‘Hassidout.
Lettre n°9048
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9048, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[27 Mar ‘Hechvan 5726]
Vous m’interrogez(1) sur le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Kedochim, selon lequel il convient de graver en sa mémoire les cinq ‘Houmach de la Torah de Moché. En effet, n’est-il pas interdit(2) de réciter par cœur les versets de la Loi écrite ?
Concrètement, il est bien interdit de les réciter, mais il est clair également que l’on doit s’efforcer de graver des paroles de la Torah en sa mémoire, qu’elles émanent de la Loi écrite ou de la Loi orale. Il s’agit, en l’occurrence, d’une Interdiction de la Torah(3) et vous consulterez, à ce sujet, les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 2, aux paragraphes 3 et 4.
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 14, à la page 237. (2) Selon le traité Guittin 60b, le Tour, Choul’han Arou’h et celui de l’Admour Hazaken, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 49. (3) D’oublier les paroles de la Torah.
Lettre n°9049
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9049, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Mar ‘Hechvan 5726,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Yossef Dekel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 6 ‘Hechvan(2) et sans doute avez-vous vous-même reçu, depuis quelques temps déjà, mes vœux à l’occasion de la nouvelle année. La coutume juive veut que l’on réponde à une question par une autre question et je poserai donc tout de suite la mienne, qui est, en l’occurrence, la suivante. Je n’ai pas reçu, depuis bien longtemps déjà, de publications émanant des administrations que vous dirigez. Or, vous avez sûrement édité plusieurs livres, plusieurs fascicules pendant les mois qui viennent de s’écouler. Vous savez que je m’intéresse à différents domaines et à tout ce qui est publié, en général, dans la Langue sacrée, en particulier. En tout état de cause, ces ouvrages sont placés dans la bibliothèque, où ils sont utiles, de différents points de vue(3).
A ce propos, j’ai appris que l’on a publié un Siddour, un Ma’hzor, une Haggadah ou bien tout cela à la fois, selon le rite unitaire, pour les différentes communautés de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Vous connaissez la position négative que j’ai adoptée, sur cette question. En effet, la prière est le service de Dieu(4) du cœur(5) et il n’y a donc pas lieu d’intervenir, en la matière(6). Il convient, bien au contraire, de maintenir la coutume de ses ancêtres(7). Malgré cela, si ces ouvrages sont parus, je vous serais reconnaissant de les joindre aux prochains envois. Avec mes respects, ma bénédiction et en vous remerciant d’avance pour tout cela,
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°8699. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 34, à la page 265. (3) Puisqu’elle est consultée par le public. (4) Selon le traité Taanit 2a. (5) Le Rabbi souligne ici le mot : “ cœur ”. (6) Pour la modifier. (7) Selon, en particulier, le traité Chabbat 35b.
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