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Iguerot Kodesh — lettres 9007 à 9026

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°9007

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9007, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה, jours de la

libération(1), 12 et 13 Tamouz 5725,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre(2). Nous sommes dans la période de la libération de mon beau-père, le Rabbi, à l’issue de son emprisonnement pour avoir diffusé le Judaïsme, la Torah, sa partie révélée, la ‘Hassidout et ses Mitsvot. Cette diffusion fut accomplie avec abnégation, sans tenir compte, des obstacles, des barrières et des limites. A l’époque, comme il le souligna lui-même(3), sa libération fut aussi celle de “ tous ceux qui chérissent notre sainte Torah, gardent la Mitsva et même ceux pour lesquels Israël n’est qu’un surnom ”. En effet, le cœur de chaque Juif(4) est intègre envers Dieu et envers Sa Torah, quelle que soit sa situation particulière, concernant cette pratique des Mitsvot.

Puisse donc Dieu faire que la commémoration de la libération et du récit de l’emprisonnement qui la précéda, suscite, chez chacun et chacune, des actions grandioses, à la fois quantitatives et qualitatives, dans le but de diffuser le Judaïsme jusqu’en le moindre de ses aspects, sans s’affecter des difficultés et des limitations, à la fois internes et externes, comme le souligne la Paracha de la semaine : “ comme un lionceau et comme un lion ”(5), en allant jusqu’à l’abnégation pour un tel accomplissement et en mettant de côté sa propre volonté(6).

Comme nos Sages en donnent l’assurance(7), “ à celui qui désire se purifier, on accorde une aide céleste considérable ”, ce qui, en outre, veut dire aussi que l’on doit, tout autant, venir en aide aux autres. De la sorte, “ l’Eternel son Dieu sera avec lui et Israël fera des merveilles ”, ce qui s’applique, de la même façon, à celui “ pour lequel Israël est un surnom ” uniquement(8). Puis, s’accompliront, au sens le plus littéral, les termes du verset, “ un bâton se dressera en Israël ”(9), “ c’est le roi Machia’h ”, “ Il décimera tous les fils de Chet ” et il les dominera “ d’une mer à l’autre ”(10), “ et, Israël fera des prouesses ”(11). Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération,

M. Schneerson,

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A ce propos(12), quand le prochain tome de l’Encyclopédie talmudique paraîtra-t-il ? Nombreux sont, en effet, ceux qui en ont besoin !

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Je vous adresse(13) ma bénédiction à l’occasion de la fête et pour les enseignements de Torah que vous donnez publiquement. En outre, vous rédigez, en abondance, des récits et des anecdotes concernant nos maîtres et chefs, de même que les “ premiers ‘Hassidim ”(14), chacun d’entre eux en particulier. Puissiez-vous le faire d’une manière de plus en plus large !

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Bien entendu(15), il est douloureux de constater que le centre de vacances pour les filles a été supprimé, d’autant qu’il avait connu la réussite, l’an dernier, malgré les difficultés, puisqu’il s’agissait d’une première expérience. Combien plus en aurait-il été ainsi cette fois-ci ! La raison de cette suppression, même si elle est juste, n’apportera rien à “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”. Néanmoins, sans doute Dieu vous accordera-t-Il une double réussite en vos prochaines actions.

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Vous m’interrogez(16) sur l’étude du Likouteï Torah(17). Vous ferez donc tout ce qui est en votre possibilité, dans ce domaine et vous consulterez, à ce sujet, le Torah Or, à la page 98c, dans la parenthèse, qui dit : “ si… il complètera… ”.

Notes

(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Le récit de l’emprisonnement est partiellement rapporté par le Likouteï Dibbourim, fascicules n°34 et n°37, dans le tome 4 du recueil. Les discours ‘hassidiques de la délivrance sont publiés dans le Kountrass n°14, figurant dans le Séfer Ha Maamarim Kountrassim, tome 1 ”. (2) Cette lettre a été adressée à plusieurs personnes. Voir le Likouteï Si’hot, tome 8, à la page 334. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Dans sa lettre pour la première célébration de ces jours, qui est publiée dans le Séfer Ha Maamarim 5708, à la page 263. On verra aussi le Séfer Ha Maamarim 5711, à la page 287 ”. (4) Le Rabbi souligne : “ chaque Juif ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le commentaire de Rachi sur le verset Balak 23, 24 et le Midrash Tan’houma. Ceci permet de comprendre les propos tenus par nos Sages, dans le traité Bera’hot 12b ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Torah Or, à la page 36b ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Yoma, à la fin du chapitre 3, commenté par le discours ‘hassidique intitulé : ‘Dieu est avec moi, pour ceux qui m’aident’ du jour de la délivrance, le 12 Tamouz 5687 ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir aussi le commentaire de Rachi sur le verset Balak 23, 21 et le Likouteï Torah, Parchat Balak, à la page 72a, à propos de Son peuple et d’Israël ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Rambam, lois des rois, au début du chapitre 11. Voir aussi le Ramban, à cette référence ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Ze’harya 9, 10 ”. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Zohar, à cette référence ”. (12) Ce paragraphe a été ajouté à la lettre adressée au Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem, auteur de l’Encyclopédie talmudique. Voir à son sujet, la lettre n°8731. (13) Ce paragraphe a été ajouté à la lettre adressée au Rav Chnéor Zalman Ha Lévi Duchman. Voir, à son sujet, la lettre n°8881. (14) Le Rabbi note, en bas de page : “ Leur effort pour étudier la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, leur prière. On peut en déduire l’importance de ce qui est dit, à ce propos, dans les Lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 4, au paragraphe 5 ”. (15) Ce paragraphe a été ajouté à la lettre adressée au Rav Its’hak Gansburg. Voir, à son sujet, la lettre n°8750. (16) Ce paragraphe a été ajouté à la lettre adressée au Rav Its’hak Dubov. Voir, à son sujet, la lettre n°8709. (17) Que faire si l’on ne peut en étudier l’intégralité de ce qui se rapporte à la Sidra, chaque semaine, comme le Rabbi l’a demandé ? Voir, à ce sujet, la lettre n°8966.

Lettre n°9008

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9008, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Tamouz 5725,

Brooklyn,

Aux dirigeants de la première synagogue de Kfar ‘Habad,

la plus ancienne, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être

rebâtie et restaurée par notre juste Machia’h, très bientôt

et de nos jours, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 20 Tamouz, dans laquelle vous parlez d’ajout et de développement. Et, il s’agit, avant tout, en l’occurrence, d’un ajout qualitatif. En effet, je fais allusion aux cours de Torah qui sont dispensés publiquement, dans la synagogue. On connaît l’explication de nos Sages(1) sur le verset : “ L’Eternel aime les portes de Sion, de tous les Sanctuaires de Yaakov ”. Ils disent : “ les portes(2) se distinguant dans la Hala’ha ”.

Puisse donc Dieu accomplir les termes du verset : “ Et tous tes enfants étudieront l’Eternel ”(3), faire qu’ils soient les élèves de Dieu, étudiant la Torah de Dieu. Alors, la paix sera grande dans le monde(4), car on la multipliera, même si le monde, Olam, est de la même étymologie que Elem, le voile, comme l’explique la ‘Hassidout(5). Ainsi, les cœurs se rapprocheront de plus en plus, la paix sera abondante et la bénédiction le sera également.

Or, c’est cette abondance qui supprime la cause de l’exil(6) et donc également la conséquence(7). Dès lors, la libération sera grande, ce sera la délivrance véritable et complète et ces jours(8) se transformeront en joie et en allégresse(9). Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le traité Bera’hot 8a. On verra les Rechimot du Tséma’h Tsédek sur le verset Tehilim 87, 2 ”. (2) Chéarim, les portes, est de la même étymologie que Chiyourim, les cours. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le discours ‘hassidique intitulé : ‘Et, tous tes enfants’, de 5689 ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon la conclusion du Midrash Esther Rabba ”. (5) Dans le Likouteï Torah, Parchat Chela’h, à la page 37d. Voir le Likouteï Si’hot, tome 34, Parchat Choftim, de 5647, à la note 63. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ La haine gratuite, selon le traité Yoma 9b ”. (7) L’exil proprement dit. (8) Séparant le 17 Tamouz du 9 Av, ces deux dates étant liées à la destruction du Temple. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le commentaire du Maharcha sur le traité Roch Hachana 18b ”.

Lettre n°9009

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9009, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Tamouz 5725,

Brooklyn, New York,

A l’attention du distingué et agréable ‘Hassid qui craint

Dieu, élu du peuple, le surpassant, recherchant le bien de

son peuple, ayant des comportements généreux, issu d’une

illustre famille, le Rav Chnéor Zalman(1) Chlita,

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre de la veille du saint Chabbat 23 Tamouz, de même que les courriers de quelques personnes qui vous ont rendu visite et auxquelles j’ai demandé de me décrire votre apparence et comment vous vous sentez. En effet, il a été diffusé par la presse que vous étiez présent au congrès des sciences du Judaïsme. Je m’empresse donc d’accuser réception de votre lettre et, avant tout, de vous exprimer ma bénédiction pour une guérison complète et également rapide(2). De la sorte, vous pourrez satisfaire positivement le souhait de votre cœur, dans la joie et l’enthousiasme, véritablement en bonne santé. Le mérite de ce qui est public vous vient en aide, en la matière.

Je dois ajouter que j’ai été quelque peu déçu par ce que vous m’avez écrit(3), car je me demandais, au contraire, comment rallonger la durée du mandat et abroger la disposition qui lui fixe un terme. Bien entendu, je ne fais pas allusion à la loi proprement dite(4), mais bien à votre propre personne, afin que vous puissiez faire un plein usage de votre influence, pour le plus grand bien de tous. Pour cela, il est nécessaire que vous n’ayez pas de tracas de santé. On a pu vérifier que différents éléments positifs se sont effectivement réalisés et puisse donc Dieu faire qu’il en soit ainsi, en la matière également, qu’encore pendant de nombreuses et bonnes années, vous assumiez vos fonctions jusque dans le moindre détail et, comme je le disais, pour le bien de tous, à la fois matériellement et spirituellement. Bien évidemment, comme le souligne l’enseignement de la ‘Hassidout, en la matière et en l’esprit dont il est ici question, s’accomplira la devise selon laquelle le second domine la première. Avec ma considération, mes respects et ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles, en bonne santé et dans la joie,

Notes

(1) C. Z. Chazar, président d’Erets Israël. Voir, à son sujet, la lettre n°8682. (2) Voir la lettre n°8997. (3) Vraisemblablement le désir de ne pas être candidat pour un autre mandat à la présidence. (4) A la possibilité légale de briguer un second mandat.

Lettre n°9010

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9010, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה, mardi

lorsque deux fois fut dit le mot “ bon ”(1),

5 Mena’hem Av(2), veille du 6(3), 5725,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre(4). Nous nous trouvons en des jours à propos desquels l’assurance a été donnée qu’ils se transformeront(5) en allégresse et en joie, avec la venue de notre juste Machia’h. Et, conformément à la formulation bien connue, “ bien qu’il tarde(6), j’attends, néanmoins, sa venue chaque jour, ainsi qu’il est dit : ‘s’il tarde, attends-le’ ”. Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi, très bientôt et de nos jours, très prochainement.

D’après ce qui est établi par différents textes(7), le simple fait de l’attendre(8) hâte la venue du Machia’h et Dieu agira pour celui qui l’attend(9). En effet, c’est de cette façon que l’on accroît son mérite et que l’on en rapproche la conséquence, la délivrance au plus vite(10). Et, l’on peut compléter cette explication d’après le commentaire suivant de nos Sages(11) : “ ‘celui qui l’attend’ : cette expression se rapporte à l’âme qui fait porter ses efforts sur un certain aspect de la sagesse et qui l’étudie avec précision, recherche à en clarifier la signification et, de la sorte, parvient à la connaissance du Créateur ”.

On doit donc s’investir et consentir des efforts dans le but d’établir le sens véritable des concepts de la sagesse, jusqu’à percevoir le Créateur, en se renforçant contre l’obscurité, la pénombre intérieure de l’intellect ou des sentiments du cœur, ou bien la pénombre extérieure, le voile et l’occultation du monde, en les faisant disparaître, bien plus en les transformant pour qu’à leur tour, ils viennent en aide. De la sorte, l’obscurité deviendra lumière et Dieu fera que ces jours se transforment en allégresse et en joie, avec la venue de notre juste Machia’h.

Le douzième principe de notre religion, la venue du Machia’h, conduit au treizième, celui de la résurrection des morts(12). De fait, c’est aujourd’hui l’anniversaire du décès du Ari Zal, qui vit encore(13). Ainsi, s’accomplira la promesse selon laquelle tous ces ossements revivront, ceux de toute la maison d’Israël. En effet, “ Dieu placera Son esprit en eux et ils vivront ”. Alors, se réalisera le serment qui dit : “ Tes morts revivront ”(14), “ ils se réveilleront et se réjouiront, ceux qui reposent sous terre ”(15), “ une grande assemblée retournera là-bas, ainsi parle l’Eternel, Réjouissez Yaakov dans la joie et Je transformerai leur deuil en allégresse, Parole de l’Eternel ”(16). Avec mes respects et ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le traité Kiddouchin 40a, le Or Ha Torah du Tséma’h Tsédek, Béréchit, à partir de la page 33 ”. (2) C’est en ce jour que le Rabbi cessa de réciter le Kaddish pour sa mère, la Rabbanit ‘Hanna, décédée le 6 Tichri 5725. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir l’observation du Rabad sur le Maor, au début du traité Pessa’him ”. (4) Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes. Voir le Likouteï Si’hot, tome 8, à la page 359 et tome 13, à la page 292. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Toureï Zahav sur le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au début du chapitre 550 ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “

‘Habakouk 2, 3. Voir le traité Sanhédrin 97b et le Zohar, tome 3, à la page 279a ”. (7) Voir le Chaareï Gueoula, tome 1, à partir de la page 64. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Ceci permet de comprendre ce que dit le traité Sanhédrin, à cette référence : ‘on attend : pour recevoir une récompense’. Bien plus, nos Sages précisent que : ‘le Saint béni soit-Il agit ‘mesure pour mesure’ ”, c’est-à-dire de la manière dont on se comporte envers Lui. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Ichaya 64, 3. Le Targoum rend le verset par : ‘qui attend Ton salut’ ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le traité Sanhédrin 98a. Voir le Chaareï Ora, à la fin du discours ‘hassidique intitulé : ‘Il viendra, portant le vêtement royal’ ”. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ Zohar, tome 1, à la page 130b, commenté par le discours ‘hassidique intitulé : ‘Et, Avraham était âgé’, de 5666, de même que par les discours suivants ”. (12) Le Rabbi note, en bas de page : “ Commentaire de la Michna du Rambam, chapitre ‘Hélek ”. (13) Voir, notamment, la causerie du 5 Mena’hem Av 5748, dans le Séfer Itvaadouyot 5748, tome 4, à partir de la page 103. (14) Le Rabbi note, en bas de page : “ Yé’hezkel 37 ”. (15) Le Rabbi note, en bas de page : “ Ichayahou 26, 19 ”. (16) Le Rabbi note, en bas de page : “ Yermyahou 31. Voir le Torah Or, Parchat Tétsavé, à la page 85a, qui dit : ‘Parole de l’Eternel, par un effort de l’homme pour élire Dieu’ ”.

Lettre n°9011

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9011, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה, mardi

lorsque deux fois fut dit le mot “ bon ”(1),

5 Mena’hem Av(2) 5725,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav Chmouel Yehouda(3),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 27 Tamouz, avec ce qui y était joint et je vous en remercie beaucoup(4). La carte et les illustrations(5) sont, bien évidemment, une réalisation importante et utile. Mais, précisément parce qu’elles ont pour objet d’illustrer, elles doivent avoir un caractère accompli et il est donc regrettable que quelques détails ou même ce qui est plus qu’un détail y fassent défaut. Mon temps ne m’en permet pas du tout un examen attentif. Je ne mentionnerai donc que deux points, chacun constituant un fait nouveau et un domaine à part entière :

A) Au début des notes : Il n’est pas question de l’impureté des bêtes sauvages et des animaux domestiques que l’on a placé dans une fosse, selon l’explication du Rambam, dans ses lois de l’impureté de la mort, chapitre 6, au paragraphe 4. Vous verrez aussi le traité ‘Houlin 129a, qui fait allusion à ce que l’on confectionne avec du bois(6). Bien plus, selon la majeure partie des avis exprimés sur le sujet, l’impureté émanant de la fosse est instaurée par la Torah(7).

B) Concernant la carte, dans sa généralité : Il aurait fallu y ajouter une cinquième(8) rubrique(9), celle des eaux lustrales(10), selon le traité Taharot, chapitre 2, à la Michna 5.

Là encore, on peut observer clairement à quel point il est nécessaire de s’approfondir, y compris lorsque l’on reproduit textuellement les propos des Grands et même de ceux qui étaient particulièrement précis dans leur formulation, comme par exemple, en l’occurrence, le Rambam.

Notes

(1) Lors de la création. (2) C’est en ce jour que le Rabbi cessa de réciter le Kaddish pour sa mère, la Rabbanit ‘Hanna, décédée le 6 Tichri 5725. (3) Le Rav C.Y. Weinfeld, des éditions Eshkol de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°3743. (4) Voir le Likouteï Si’hot, tome 22, à la page 298. (5) Sur les principes de la pureté et de l’impureté, publié dans le livre Mapat Ha Tahara, “ la carte de la pureté ”, du Rav Weinfeld, paru aux éditions Eshkol. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Ceci permet de comprendre la formulation du principe général : ‘l’impureté est uniquement…’. En revanche, son existence effective est concevable ”. Le Rabbi souligne ici les mots : “ formulation ” et “ existence effective ”. (7) Et non d’une disposition des Sages. (8) Le Rabbi souligne le mot : “ cinquième ”. (9) Un cinquième niveau d’impureté, alors que cette carte en définit uniquement quatre. (10) Le Cohen aspergeant de l’eau de la vache rousse les personnes qui doivent être purifiées devient lui-même impur, d’une impureté de cinquième niveau, la plus légère.

Lettre n°9012

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9012, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Mena’hem Av(1) 5725,

Brooklyn, New York,

A tous les participants à l’inauguration de la synagogue,

à Kfar ‘Habad, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’adresse, par la présente, ma bénédiction(2) à tous les participants à l’inauguration de la synagogue et surtout à ceux qui ont eu le mérite d’être les donateurs ayant permis sa construction et sa restauration. Puisse Dieu faire que le cantique d’inauguration de cette maison ne cesse pas, qu’il motive le cœur des participants, proches et éloignés, lesquels manifesteront leur honneur et leur appréciation aux institutions du Kfar. Ces manifestations émotionnelles et intellectuelles marqueront l’action concrète, permettront de développer ces institutions, de renforcer la Torah et le Judaïsme, en général, d’une manière sans cesse accrue.

Bien que la présente soit rédigée en des jours qui n’ont pas encore été transformés en allégresse et en joie(3), on sait(4), néanmoins, que les punitions de la Torah n’en sont pas moins partie intégrante de la “ Torah de bonté ”. En leur dimension profonde, elles constituent donc le plus grand bienfait. Et, il en est de même pour le contenu de ces jours. Certes, il est dit que : “ c’est à cause de nos fautes que nous avons été exilés de notre terre ”. Néanmoins, la finalité de la destruction et de l’exil n’est pas la valeur intrinsèque de la souffrance, ce qu’à Dieu ne plaise. Il s’agit, bien au contraire, d’obtenir, par ce biais, la transformation souhaitée en réparant ce qui s’est passé, en mettant en pratique la Torah et les Mitsvot, au quotidien. Car, toute descente doit se solder par une élévation et par une double consolation. Et, s’il en est ainsi pour le comportement que l’on adopte dans les contrées de notre exil, combien plus cela doit-il être le cas en notre Terre Sainte, dans le Palais du Roi.

Le simple fait d’inaugurer une synagogue et d’en fixer la date au cours de la semaine du Chabbat Na’hamou est profondément symbolique et lié à ce qui est d’actualité. En effet, nos Sages accordent à une synagogue le titre de “ petit Sanctuaire ”(5), surtout lorsque celle-ci est digne de ce nom. De fait, cette synagogue sera, en outre, une maison d’étude, dans laquelle on apprendra la Torah chaque jour, tout comme le Temple était non seulement le lieu du service divin et des sacrifices, mais aussi l’endroit dans lequel siégeait le Sanhédrin.

Quand on bâtit le Temple, cet édifice prestigieux et saint fut constitué de bois et de pierre, mais son aspect essentiel resta l’enthousiasme et l’abnégation qui se saisirent des fils et filles d’Israël, quand ils manifestèrent leur générosité, à l’occasion de sa construction. Par la suite, ceux-là éprouvèrent la sainteté, l’amour, la crainte, devant le service de Dieu qui était effectué dans le Temple. Il en est donc de même pour cette synagogue, qui a été construite avec des sentiments élevés. Celle-ci sera pénétrée de la chaleur de la sainteté, de l’influence de la lumière, de la Torah et des Mitsvot. Car, “ la voix est celle de Yaakov ”, la voix de la joie et de la prière, la voix de la Torah, qui emplira son enceinte, une grande voix qui ne s’affaiblira pas, qui transpercera et retentira jusqu’à l’extérieur.

Puisse Dieu faire que tous ceux qui ont participé à cette construction, à la réfection de cette prestigieuse synagogue soient bénis par la satisfaction de tous leurs besoins, par d’immenses bénédictions qui leur seront accordées par le Très Haut, car Dieu révèle Sa Présence en tout endroit, particulièrement en notre Terre Sainte et plus spécifiquement dans les petits Sanctuaires.

Je formule le vœu que cet accomplissement d’une grande importance et cet acquis primordial introduisent d’autres accomplissements grandioses afin de développer le Kfar et ses saintes institutions, de relever le sort de la Torah et des Mitsvot, en général. De la sorte, nous mériterons tous la délivrance véritable et complète, la reconstruction du Temple par notre juste Machia’h, qui se produira très bientôt et de nos jours. Avec mes respects et ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) C’est en ce jour que le Rabbi cessa de réciter le Kaddish pour sa mère, la Rabbanit ‘Hanna, décédée le 6 Tichri 5725. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 8, à la page 360. (3) Entre les jeûnes du 17 Tamouz et du 9 Av, liés à la destruction du Temple. (4) Voir le Séfer Ha Si’hot 5751, tome 1, à la page 230 et dans la note 65. (5) Dans le traité Meguila 29a.

Lettre n°9013

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9013, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Mena’hem Av(1) 5725,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 2 Tamouz, puis des jours suivants, avec ce qui y était joint. Je vous remercie d’avoir pris la peine de me faire part des détails relatifs aux négociations qui ont lieu entre les partis religieux, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Pour l’heure, ce qui fait l’objet de la présente est encore une fois la constitution d’un front religieux technique(2), c’est-à-dire uniquement dans l’optique des élections, mais qui ne sera pas maintenu par la suite. En effet, si l’on envisageait un tel maintien, de nouvelles négociations seraient nécessaires et celles-ci seraient conditionnées par la situation qui se fera jour après les élections. Actuellement, par contre, il s’agit uniquement de concentrer le plus grand nombre(3). Autre point, qui est essentiel également, on peut réellement se demander si un tel front est souhaitable, dans la mesure où il réunira les extrêmes, à proprement parler. Je vous joins une copie d’une longue lettre que j’ai écrite, à ce sujet(4). J’espère que vous avez la même position que moi, en la matière et que vous interviendrez, dans ce domaine, en toute la mesure de vos moyens.

Puisse Dieu faire que notre Torah, Torah de vérité, qui est une Torah unique, rapproche les cœurs du “ peuple unique sur la terre ”, pour “ l’Eternel, notre Dieu, l’Eternel est Un ”, que tous aient un avis unique, sans élection confié aux hommes de chair et d’os, l’avis d’accomplir la Volonté de Dieu d’un cœur entier. Avec mes respects et ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) C’est en ce jour que le Rabbi cessa de réciter le Kaddish pour sa mère, la Rabbanit ‘Hanna, décédée le 6 Tichri 5725. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°3489, 6785, 9016 et 9018, de même que le Likouteï Si’hot, tome 21, à partir de la page 424. (3) De voix, lors des élections. (4) Il s’agit de la lettre n°9018.

Lettre n°9014

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9014, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Mena’hem Av 5725,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 10/8, avec ce qui y était joint. Dieu fasse que, désormais, vous ne connaissiez plus la douleur et la peine, ce qu’à Dieu ne plaise, que vous ne m’annonciez que de bonnes nouvelles, en bonne santé. Vous m’indiquez que vous souhaitez rendre visite à vos proches, en Erets Israël et y rester jusqu’à après les fêtes(1).

Vous savez sûrement qu’un voyage, pour se rendre là-bas, sur un bateau juif, appartenant à un propriétaire juif, piloté et dirigé par des Juifs n’est autorisé sous aucun prétexte(2). Ce serait l’une des fautes les plus graves. Et, l’on doit éprouver une pitié amère envers ceux qui le font sans même savoir les graves ennuis qu’ils provoquent de cette façon, pour eux-mêmes et pour tous les Juifs, en général, ce qu’à Dieu ne plaise. En revanche, si le voyage est effectué en avion, qui décolle et atterrit pendant les jours de semaine, ou bien à bord d’un bateau non juif, il sera une bonne initiative.

Que Dieu vous accorde le bonheur pendant ce voyage, avant lui, puis encore après lui. Et, vous concevrez une satisfaction véritable, c’est-à-dire une satisfaction juive de vos enfants et de vos petits-enfants. Le mérite de la Tsedaka, pour laquelle je vous joins un reçu, vous protégera, dans ce domaine. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,

Notes

(1) De Tichri. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8731.

Lettre n°9015

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9015, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

quinze Av 5725,

Brooklyn, New York,

A l’attention des participants à la pose de la première pierre

du quartier ‘Habad de Lod, en notre Terre Sainte, puisse-t-

elle être restaurée et rebâtie, très bientôt et de nos jours, par

notre juste Machia’h, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, avec plaisir, la bonne nouvelle que constitue la pose de la première pierre du quartier ‘Habad de Lod, ayant lieu ce mercredi 20 Mena’hem Av(1). Puisse Dieu faire que cet événement se déroule en un moment bon et fructueux.

On sait à quel point il est important de construire une maison en Erets Israël(2), “ vers laquelle toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année(3) à la fin de l’année ”. Combien plus est-ce le cas quand il s’agit d’un quartier, dans lequel se trouvent des maisons méritant d’être qualifiées de “ grandes ”, selon l’interprétation que donnent nos Sages de cette expression(4), c’est-à-dire, “ des maisons desquelles grandit la Torah ”, “ des maisons desquelles grandit la prière ”, des synagogues, des maisons d’étude(5), des “ petits sanctuaires ”(6), dans lesquels on entend la voix de la prière, la voix de la Torah, de sa partie révélée et de la ‘Hassidout. Leur lumière et leur grandeur se répandront, en outre, vers toutes les maisons du quartier et à l’intérieur de toutes ces maisons du quartier, de sorte qu’en chacune d’elles, soient entendues la voix de l’allégresse et celle de la prière(7).

En ces jours qui font suite à la période commémorant la destruction du Temple, en cette période de consolation qui commence pendant le mois d’Av, puisse notre Père Qui se trouve dans les cieux nous consoler(8). Il est bien, de fait, le Consolateur de Sion et le Bâtisseur de Jérusalem. Il accordera donc une double consolation(9) et nous mériterons prochainement l’édification de la maison de Dieu, le Temple, par le Machia’h(10), descendant de David. On confère un mérite à un jour qui est par nature propice(11). En effet, il est dit(12) que “ il n’était pas de fête, pour Israël, comme le quinze Av ” et il en est de même pour le 20 Av, date qui est liée au bois, lorsque celui-ci était offert dans notre Temple par les fils de Ichaï(13), père de David.

Je vous adresse mes respects et ma bénédiction. Puisque vous avez posé la première pierre, Dieu vous accordera de parvenir prochainement à la conclusion, à une construction entière et à un quartier achevé, dans lequel se multiplieront la perception, l’entendement et la sagesse(14), jusqu’à ce que s’accomplisse la promesse selon laquelle “ la terre s’emplira de connaissance de Dieu ”.

M. Schneerson,

Notes

(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 9, à la page 264. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir les responsa Béer Cheva, au chapitre 70, le Maguen Avraham sur le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 568, au paragraphe 5 et le Yad Ephraïm, à la même référence ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ ‘Chaque année, se révèle une lumière nouvelle, qui, depuis la création, n’a encore jamais éclairé d’une manière aussi haute’, selon les termes d’Iguéret Ha Kodech de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, au chapitre 14, que l’on consultera ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Meguila 27a ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir les derniers Sages commentant le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 224, au paragraphe 10 ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Meguila 29a ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “

‘Ma joie est la gloire de la Torah, ma prière est la prière’, selon les termes du Yerouchalmi, traité Roch Hachana, chapitre 4, au paragraphe 8 ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ On consultera le Pessikta de Rav Kahana, commentant le verset : ‘C’est Moi, Moi Qui vous consolerez’, affirmant : ‘l’habitude du père… J’agis en tant que Père et Mère’ ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Midrash E’ha Rabba, à la fin du chapitre 1 et le Midrash Vaykra Rabba, au début du chapitre 10, de même que le Likouteï Torah, à la Parchat Nitsavim, page 48a ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Rambam, lois des rois, à la fin du chapitre 11 ”. (11) Selon le traité Taanit 29a. (12) Le Rabbi note, en bas de page : “ Michna, à la fin du traité Taanit. Le Maharcha, à cette référence dit : ‘Les raisons de sa joie sont liées à la construction du Temple’ ”. (13) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Taanit 28a ”. (14) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Rambam, Lois de la Techouva, à la fin du chapitre 9 et la fin des Lois des rois, de même que le Tanya, au début du chapitre 37 ”.

Lettre n°9016

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9016, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Début d’Elloul 725]

S’agissant(1) du(2) Zéret(3), il est judicieux, à mon humble avis, de renvoyer au Siddour, car plus l’on cite de références de la Torah et mieux c’est.

Pour ce qui est de la ponctuation de “ Réjouir, tu réjouiras ”(4), il me semble clair que l’on dit Sama’h. Je n’ai pas rédigé de note, à ce propos, dans le Siddour, car je garde en mémoire une lettre de mon beau-père, le Rabbi, à ce sujet, que je recherche(5).

Je vous remercie beaucoup pour vos larges interventions en faveur d’un front religieux technique(6) et pour ne pas avoir hésité à vous rendre personnellement chez telle personne. En pareil cas, il faut agir, même s’il y a le moindre doute(7). Vous consulterez, à ce sujet, le traité Sanhédrin 110a, et surtout l’avis du Ramban sur la huitième racine du Séfer Ha Mitsvot du Rambam, qui citent le verset : “ Et, Moché se leva et il alla… ”(8). En outre, cela lève le doute sur ce qu’est un opposant à la ‘Hassidout, si toutefois il y en avait un.

Notes

(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 33, à la page 281. (2) Cette lettre est adressée au Rav Chlomo Yossef Zevin, Jérusalem et elle a été rédigée à même son courrier du mercredi 27 Mena’hem Av 5725. Voir, à son sujet, la lettre n°8731. (3) Le Rav Zevin écrivait : “ j’ai vu, dans le Siddour de l’Admour Hazaken avec les commentaires de la ‘Hassidout, à la page 365a-b, ce que le Rabbi écrit à propos de la coutume, en vigueur dans sa famille, de soulever la coupe de bénédiction de trois Téfa’h au-dessus de la table. J’avais déjà trouvé la même affirmation dans la Haggadah de Pessa’h du Rabbi et j’en ai déduit que c’est là la mesure que le Zohar appelle un Zéret. De ce fait, alors que je rédigeais l’article Zéret qui paraîtra dans le tome 12 de l’Encyclopédie talmudique, j’ai inclus cette explication dans mes notes, mais je me suis aussi interrogé, à ce propos, car, à deux autres références, le Zohar parle d’un seul Téfa’h. C’est aussi ce que disent la Guemara et tous les Décisionnaires. Cela veut bien dire que Zéret et Téfa’h son synonymes. Ainsi, le Targoum Yerouchalmi précise-t-il que la longueur du pectoral, soit un Zéret, était bien un Téfa’h. C’est aussi l’avis du Itour Sefarim, à la page 31b, traité Sofrim, sur le Mitpa’hat Sefarim. Je viens donc de trouver votre avis dans le Siddour, précisant qu’il s’agit bien du Zéret défini par le Zohar. En revanche, vous ne citez pas le Targoum Yerouchalmi ci-dessus. Cet article n’est pas encore imprimé et j’y ajouterai donc ce qui figure dans le Siddour. Cependant, je dois conclure en disant que l’analyse, à ce sujet, doit encore être approfondie. Mais, peut-être est-il préférable de ne pas citer cette référence et de ne pas dire que l’analyse doit être approfondie ”. (4) Faisant référence à la bénédiction qui est prononcée lors d’un mariage, le Rav Zevin écrivait : “ J’ai vu la ponctuation du Siddour, Sama’h Tessama’h, ‘Réjouir, tu réjouiras’. De fait, j’ai consulté tous les rituels de prière ‘Habad et c’est toujours cette formulation qui y apparaît, alors que moi-même, humblement, j’ai dit, toute ma vie, Saméa’h, forme que l’on trouve dans tous les autres rituels de prière et, avant tout, celle qui est grammaticalement correcte. Je ne sais pas si la forme Sama’h est délibérée ou bien si elle provient de l’imprimeur, sans que personne n’y ait prêté attention ”. (5) Voir à ce sujet, la lettre n°471. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°9013. (7) Sur l’utilité d’une telle intervention. (8) N’hésitant pas à faire lui-même cette démarche.

Lettre n°9017

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9017, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2ème jour de Roch ‘Hodech Elloul 5725,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué et agréable ‘Hassid qui craint Dieu,

possède de multiples connaissances, le Rav C.Y.(1)

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 27 Mena’hem Av(1). Dans l’intérêt de ce qui est recherché et compte tenu du peu de temps dont on dispose, j’ai jugé bon de vous adresser la lettre que j’ai envoyée au Rav H.M. S.(3) à propos de la constitution d’un front religieux technique(4). Par votre intermédiaire, celle-ci sera sûrement utilisée de la meilleure façon. Je vous en remercie et je vous présente mes excuses pour les efforts que cela vous imposera.

Puissions-nous enfin mériter que notre Torah, Torah de vérité, qui est une Torah unique, rapproche les cœurs du peuple unique sur la terre de “ l’Eternel notre Dieu, l’Eternel est un ”. Tous auront un avis unique, sans qu’il soit nécessaire de faire voter des hommes de chair et d’os et accompliront Sa Volonté d’un cœur entier. Une copie de cette lettre, concernant le front religieux, a également été adressée au Rav I.M. Lewin(5), au Rav K.Kahana(6), au Rav Z.Warhaftig(7) et au Rav I.Eidelman. Il est évident qu’elle peut être diffusée. Avec mes respects et ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année, dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°8731. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 21, à la page 442. (3) Le Rav ‘Haïm Moché Shapiro. Voir, à son sujet, la lettre suivante. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°9013. (5) Le Rav Its’hak Meïr Lewin, de Jérusalem. (6) Le Rav Kalman Kahana, dirigeant de Poaleï Agoudat Israël. (7) Le Rav Zera’h Warhaftig, qui fut, par la suite, le ministre des cultes.

Lettre n°9018

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9018, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[2ème jour de Roch ‘Hodech Elloul 5725]

Je fais réponse à la demande que vous m’aviez formulée au préalable(1), celle de donner un avis(2) sur la constitution d’un front uni des partis religieux, pour les prochaines élections de la Knesset(3). Pour différentes raisons, je n’ai pas répondu, jusqu’à maintenant et l’une d’entre elles est la suivante. La réponse est si évidente que j’espérais la voir établie, d’une manière juste, sans que mon intervention soit nécessaire, au moins à la dernière date à laquelle les listes peuvent être présentées. Mais, à ma grande peine, cela n’a pas été le cas jusqu’à maintenant. Je réponds donc à votre question par la présente. Je précise, tout d’abord, qu’il s’agit bien de constituer un front religieux technique(4) dans l’optique des élections de la Knesset. Je souligne le mot technique(4), qui signifie qu’après ces élections l’état des relations entre les partis redeviendra ce qu’il était avant sa constitution.

Mon avis est très clair et tranché. La constitution d’un front religieux technique est non seulement souhaitable, mais même indispensable, pour améliorer la situation religieuse et le Judaïsme véritable en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h. Tout cela est si évident, du point de vue religieux et pour le bien de la religion, que je suis surpris de constater que l’on puisse avoir le moindre doute, à ce sujet. Malgré l’évidence de tout cela, j’exposerai, au moins brièvement, les raisons et les justifications de la constitution de ce front religieux technique. Ce sont les suivantes :

1. Du point de vue de la rétribution et de la perte :

A. Les chances d’obtenir des représentants supplémentaires : Il est naturel, lors des efforts pour les élections, que chaque parti essaye d’obtenir le plus grand nombre de voix. En effet, les moyens dont dispose chaque parti, le temps, l’argent, le nombre de militants, sont limités. On réunit donc, tout d’abord, les moyens permettant de s’adresser aux électeurs que l’on a le plus de chances de convaincre, ce qui veut dire, en l’occurrence, que chaque parti religieux, si l’on ne constitue pas un front, ce qu’à Dieu ne plaise, orientera le plus énergiquement sa campagne envers les membres des autres partis religieux. En effet, il y a plus de chance de les convaincre que ceux qui appartiennent à des partis non religieux ou, plus encore, anti-religieux. On a pu vérifier tout cela concrètement, lors des élections à la Knesset, de par le passé. Cela veut dire que la campagne n’aura pas d’effet sur l’ensemble des voix revenant aux partis religieux de la Knesset ou, tout au plus, n’aura qu’un effet extrêmement réduit. Il n’en sera pas de même, en revanche, s’il y a un front religieux uni. La campagne sera alors dirigée uniquement vers l’extérieur. Il y aura donc de bonnes chances d’attirer les voix d’autres milieux.

B. Les voix résiduels : Il est bien évident, si l’on constitue un front uni, que les voix résiduels de tous les partis ne seront pas perdues. Bien au contraire, elles s’additionneront, constitueront un nombre important, permettant d’obtenir des mandats supplémentaires.

C. Avant tout, l’unité autour de la religion : La campagne des élections conserve encore un impact pendant un certain temps, après que celles-ci se soient achevées. Si elle est dirigée vers ceux qui ne sont pas encore religieux, pour une quelconque raison, on peut espérer, non seulement acquérir des voix nouvelles, comme on l’a dit, mais aussi rapprocher de la religion un certain nombre de nos frères, les enfants d’Israël.

D. La prévention des calomnies mutuelles : S’il n’y a pas de front religieux, ce qu’à Dieu ne plaise, la campagne des partis religieux sera dirigée essentiellement envers les autres partis religieux. En effet, comme le veut l’usage, en la matière et comme c’est systématiquement le cas pour chaque élection, on ne se contente pas de souligner les qualités de son propre parti. On met en avant, pas moins que cela, les défauts des autres et, comme je le disais, l’habitude des élections est que l’on n’a pas toujours le soucis de la vérité, que les orateurs n’on pas qu’elle à la bouche. En conséquence, on grossit, on exagère. Conformément à la nature humaine et selon la formulation de nos Sages(5), “ une alliance est conclue avec la médisance, faisant qu’elle est acceptée ”. Il n’en est pas de même, en revanche, quand on fait état de ses propres qualités et de celles de son parti, auxquelles on n’accorde pas un crédit total, ni même un crédit imparfait. Les conséquences sont bien évidentes, comme je le disais, non seulement sur le résultat des élections et le nombre de mandats obtenus, mais aussi sur l’effet que tout cela aura par la suite, la manière dont on considère la religion et tout ce qui la concerne.

E. Le refus d’un front religieux est une arme placée dans les mains de ceux qui s’opposent à la religion : Le simple fait qu’il n’y ait pas de négociations dans le but de constituer un front religieux pour les élections, alors que plusieurs partis non religieux ont des accords pour se présenter ensemble aux élections, sera, à n’en pas douter, une arme dans les mains des partis luttant contre les religieux. Bien plus, ceux-ci pourront faire référence à la campagne des partis religieux, aux défauts que les uns reprochent aux autres.

F. Evolution de la situation : Le nombre de votants pour la prochaine Knesset est accru. Un plus grand nombre de voix est donc nécessaire pour obtenir un représentant et, selon plusieurs responsables de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, la plupart des nouveaux électeurs n’ont aucun lien avec les partis religieux. L’évolution de la situation ne va donc pas dans l’intérêt des partis religieux. En conséquence, un effort supplémentaire est nécessaire par rapport aux précédentes élections, même si leurs résultats étaient satisfaisants et, a fortiori, parce qu’ils ont été décevants. Ceci renforce encore plus clairement les raisons et les justifications précédemment évoquées quant à la nécessité de constituer un front religieux technique pour ces élections.

2. Les arguments plaidant contre un front religieux : J’ai eu connaissance des arguments suivants, plaidant contre la constitution d’un front religieux.

A. Il n’est pas honnête et pas droit, envers les électeurs, de faire l’éloge d’un autre parti, en période électorale, alors que, jusqu’à la constitution de ce front, puis, par la suite, après les élections, les propos tenus, à son égard, ne sont pas toujours élogieux et peut-être même luttera-t-on contre lui, dans certains domaines. Il est pourtant bien évident qu’un tel argument n’a pas raison d’être. En effet, il est clairement souligné qu’il s’agit, en l’occurrence, d’un front religieux technique, ce qui veut bien dire qu’il y a des différences fondamentales entre ces partis. C’est, du reste, pour cette raison, qu’ils ne se fondent pas en un parti unique, ni même en un front qui se maintiendrait après les élections.

B. Certains disent qu’il est interdit, d’après la Torah, de former un front religieux, même s’il n’est que technique, en y intégrant un parti dont la relation avec la religion n’est pas parfaitement satisfaisante. Là encore, cet argument est attaquable. Tout d’abord, la pratique concrète(4) établit l’inverse, comme le montre l’usage des Grands d’Israël, en Pologne, qui autorisèrent la formation d’un front technique, y compris avec ceux qui n’étaient pas religieux. En Erets Israël même, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, il y a déjà eu, une fois, un front religieux. La seconde fois, sa constitution a échoué, mais ce n’était absolument pas(4) du fait d’une interdiction du Choul’han Arou’h. Bien au contraire, l’échec provient de ceux que l’on appellent les “ gauchistes ” des partis religieux, comme cela est bien connu et parfaitement établi.

C. Quelques uns disent qu’un certain Grand a prononcé une interdiction contre la formation d’un front religieux. De façon générale, en pareil cas, il est clair que l’on ne peut pas passer à l’action avant d’avoir examiné la formulation de l’interdiction jusque dans le moindre détail(4), afin de déterminer si l’on applique, en la matière, une règle générale, ou bien s’il s’agit d’un cas particulier(6). Ceci s’applique-t-il également à un front technique ? La situation, à l’époque, était-elle comparable à la situation actuelle, laquelle n’a rien(4) à voir avec celle qui régnait en Terre Sainte, il y a quatre ans, huit ans ou même plus encore ? De même, il faut déterminer si l’interdiction ne fait pas partie d’une certaine conception qui n’est pas adoptée(4) par tous les partis religieux. Ceux-ci peuvent même la remettre en cause jusque dans son principe, y compris en ce qui ne met pas en danger la situation religieuse en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, mais ne fait que réduire certaines actions, empêcher certains profits. Or, il est bien clair que si, pour réaliser ces quelques profits, on n’adopte pas cette conception, il n’y a pas lieu d’en privilégier un aspect pour justifier une attitude qui serait dommageable(4) à la situation religieuse, dans sa globalité, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie.

D. La position concrète(4) de tous(4) les partis religieux, jusqu’à ce jour et encore maintenant(4) fait la preuve qu’ils n’ont en aucune façon(4) accepté cette interdiction, ou bien que celle-ci était formulée de telle façon qu’elle ne s’applique nullement en l’occurrence(4). Ainsi, par exemple, dans quelques unes des plus grandes ville d’Erets Israël, un tel front a bien été formé, y compris avec des partis non religieux et l’on a transmis délibérément(4) à des hommes d’autres partis des secteurs importants de la ville, non pas pour quelques semaines, mais bien pour des mois et des années. Et, on leur a donné non seulement le droit d’exprimer leur avis, de voter, mais aussi celui d’agir dans des domaines qui concernent partiellement la religion, alors qu’ils exercent une influence directe sur les autres, sur la situation religieuse de la ville, dans son ensemble. Et, la justification de tout cela est qu’en échange de ce front, constitué pour quelques mois, dont l’existence est largement diffusé en Terre Sainte et à l’extérieur de celle-ci, le parti recevra le contrôle d’un autre secteur, ce qui permettra un certain avancement de la situation religieuse dans cette ville. De la sorte, un tel front existe depuis plusieurs années et personne n’y trouve à redire, nul ne le conteste parmi tous les partis(4). On ne peut donc pas penser que, de leur point de vue, il y ait une quelconque interdiction de former un front technique pour quelques semaines, dans lequel il n’y a aucun partage de responsabilité. En effet, ceux qui sont élus à la Knesset ne font qu’y exprimer leur avis et voter. Chacun de ceux qui votent pour la liste unie a, au sein de cette liste, le candidat de son propre parti. Pour que celui-ci siège à la Knesset, il faut bien voter pour lui et l’on peut donc avoir l’intention de le faire. Ceci n’est pas le cas, en revanche, pour les fronts constitués dans les villes auxquels je faisais allusion. Dans ces cas, on a voté directement et positivement(4) pour le candidat d’un autre parti.

E. Un autre point concerne également tous ces arguments. Il est évident, la logique permet de l’établir et la Torah l’érige en principe(7), qu’entre un fait certain et une simple probabilité, on privilégie le premier. Les bénéfices de la constitution d’un front religieux technique sont bien clairs, alors que toutes les objections soulevées contre lui ne sont que des probabilités. De plus, le fait certain touche au bien de la situation religieuse, dans son ensemble, alors que la probabilité est peut-être(4) pour le bien d’un parti ou d’un groupe.

3. Les raisons d’écarter un front religieux :

Certes, la situation, telle qu’elle vient d’être décrite, semble être une évidence. Dès lors, comment certains peuvent-ils mettre en doute le bien-fondé de la constitution d’un front religieux ? Il apparaît que les raisons en sont très simples également. Et, la raison essentielle est la suivante. Il est naturel que les responsables des partis, quels qu’ils soient, recherchent à renforcer leur parti et leur propre groupe au sein de ce parti. Pour cela, ils doivent disposer de la pleine confiance ou, en tout état de cause, de la plus large confiance possible des membres du parti et de leur groupe. Bien entendu, quand ils mènent campagne pour constituer un front religieux avec un autre groupe ou, a fortiori, avec un autre parti, ils remettent en cause leur statut de défenseur jaloux du programme de leur groupe ou de leur parti. Bien plus, on peut craindre que les plus jaloux, au sein du groupe ou du parti les abandonnent, pour rejoindre d’autres groupes et d’autres partis. En d’autres termes, la constitution d’un front technique est favorable et même indispensable si l’on souhaite améliorer la situation religieuse dans son ensemble(4). Toutefois, il y a un risque(4), même mineur, que ceci affecte ou nuise à la situation d’un certain groupe, ou encore aux relations entre les membres du groupe ou du parti et les dirigeants.

4. Les stratagèmes pour faire échouer la constitution d’un front religieux : Il est différentes façons de mettre en échec un front religieux technique et je considère qu’il est de mon devoir de vous les présenter, dans le cadre de cette lettre. En effet, certains usent de ces moyens pour faire échouer la constitution de ce front en dissimulant(4) l’objectif qu’ils se fixent. Les voici :

A. On annonce, à haute voix, que, bien au contraire, l’unité de toutes les forces religieuses est absolument nécessaire et donc celle de tous les partis. Bien plus, on envisage même de fondre ces partis, de tendre la main à droite et à gauche, pourvu que les partis s’unissent. Toutefois, il doit s’agir d’une paix véritable, d’une fusion totale, au moins pour toute la durée du mandat de la Knesset. Quiconque a connaissance de la situation actuelle, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, n’aura pas le moindre doute sur le fait que la constitution d’un front religieux, pour toute la durée du mandat de la Knesset et, a fortiori, la fonte des partis, ne sont absolument pas réalistes et n’ont pas la moindre chance de se réaliser. Une telle annonce ne peut donc recevoir qu’une seule interprétation. Il s’agit d’une tentative de mettre en échec le front religieux technique, car “ quiconque veut trop avoir n’a rien du tout ”(8).

B. Un second aspect est le renoncement. Autrement dit, à quoi bon faire campagne pour former un front religieux technique, puisque, concrètement, celui-ci ne verra pas le jour ? Les états d’esprit ne sont pas prêts pour cela. Il est donc dommage de perdre son temps et son énergie. Or, selon la formulation de nos Sages(9), “ l’Attribut du bien est plus puissant que celui du malheur ”. S’il a été possible d’annuler ce front en quelques instants, après de grands efforts, pendant plusieurs mois, pour le constituer, il est certain que l’on peut former maintenant un front religieux technique, à condition que quelques personnes(4) dirigeant ces partis le désirent réellement, avec intégrité et fassent tout ce qui est possible pour le constituer.

Il découle de tout ce qui vient d’être dit que je ne vois pas le moindre doute, quant à la nécessité absolue de former un front religieux technique dans l’optique des prochaines élections. L’intérêt de la situation religieuse l’exige absolument. A l’inverse, il est dit que la corruption rend aveugle et il en est ainsi également pour les plus grands et pour les meilleurs. On peut donc penser que, dans l’appareil de chaque parti, il y a des hésitations : est-il justifié de former un front technique au détriment des intérêts du parti, de ceux du groupe ou encore de certaines personnes ? Il faut donc aider les partis à surmonter ces hésitations, par le fait que le public et les représentants des différentes organisations prendront parti clairement et fermement, en affirmant que ce front doit nécessairement voir le jour et qu’il doit même être renforcé.

Tous ces partis, tous ces groupes, toutes ces personnes empêchant la constitution d’un front religieux technique placent ainsi l’intérêt du parti ou du groupe au-dessus de la situation religieuse, dans son ensemble, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Or, celle-ci concerne des milliers, des dizaines de milliers de nos frères, les enfants d’Israël, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Si cette déclaration était faite sans ambiguïté, avec la détermination qui convient, il est certain qu’elle serait efficace et que le front religieux technique verrait le jour.

Notes

(1) Cette lettre est adressée à monsieur ‘Haïm Moché Shapiro. Voir, sur le même sujet, la lettre précédente. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 21, à la page 420. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°9013. (4) Le Rabbi souligne les mots : “ technique ”, “ technique ”, “ la pratique concrète ”, “ absolument pas ”, “ jusque dans le moindre détail ”, “ rien ”, “ qui n’est pas adoptée ”, “ dommageable ”, “ concrète ”, “ tous ”, “ encore maintenant ”, “ en aucune façon ”, “ elle ne s’applique nullement en l’occurrence ”, “ délibérément ”, “ personne n’y trouve à redire, nul ne le conteste parmi tous les partis ”, “ directement et positivement ”, “ peut-être ”, “ dans son ensemble ”, “ risque ”, “ dissimulant ”, “ quelques personnes ” et “ celle-ci concerne des milliers, des dizaines de milliers de nos frères, les enfants d’Israël, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie ”. (5) Voir le commentaire du Alche’h sur le verset Kohélet 7, 21. (6) Voir le traité Bera’hot 9a. (7) Selon le traité Ketouvot 12b. (8) Selon le traité Roch Hachana 4b. (9) Dans le traité Sotta 11a.

Lettre n°9019

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9019, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Elloul 5725,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Raphaël,

Je vous salue et vous bénis,

Selon ce que l’on entend(1) à propos de la rapidité des véhicules en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, il n’est pas judicieux d’y conduire soi-même(2) une voiture.

Notes

(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 23, à la page 402. (2) Le Rabbi précise : “ elle ou lui ”.

Lettre n°9020

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9020, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

veille du 6 Elloul 5725,

Brooklyn, New York,

Le(1) contenu(2) de ces jours propices(3) est la révélation et la mise en évidence de l’abondante miséricorde, des treize Attributs de miséricorde divine(4). Selon les termes de l’Admour Hazaken(5), “ c’est pour cela que l’on dit(6) les Seli’hot(7) et les treize Attributs de Miséricorde à partir de Roch ‘Hodech Elloul ”, ou même avant cette date, “ car il correspondent aux douze tribus et à celle de Lévi qui les inclut toutes en elle ”. Ceci veut bien dire que les Juifs en reçoivent l’influence tels qu’ils sont répartis en tribus(8) et non alors qu’ils ne se rattachent encore qu’aux trois Patriarches, c’est-à-dire en le service de Dieu personnel de chacun(9), en ce qui le concerne spécifiquement.

Il est expliqué par ailleurs(10) et, en outre, bien évident, que la motivation conduisant à avoir pitié de celui qui est le plus éloigné, jusque dans le moindre détail, émane d’une source plus élevée, en l’occurrence des treize Attributs de miséricorde divine qui ne sont jamais invoqués en vain(11). Peut-être est-il possible d’introduire une précision, à ce sujet, qui est basée sur l’indication de l’Admour Hazaken selon laquelle la tribu de Lévi : “ les inclut toutes en elle ”. Et, Lévi fut ainsi appelé parce que : “ mon Homme se joindra (Yelavé) à moi ”.

Dans le service de Dieu, le fait de “ les inclure toutes en elles ” permet que “ mon Homme se joigne ” à chacun(12), ce terme “ Homme ” désignant ici le Saint béni soit-Il(13). On obtient, de cette façon, la révélation et l’apparition des treize Attributs de Miséricorde : “ Eternel, Eternel, Dieu… ”, qui a pour effet: “ Je suis à mon Bien Aimé ”(14), un effort des hommes, de sorte que chacun soit au niveau d’un Lévi qui, du fait de sa générosité, se tient devant Dieu pour Le servir.

Comme le tranche le grand maître, le Rambam, dans son Yad Ha ‘Hazaka(15), “ ceci ne concerne pas uniquement la tribu de Lévi, mais bien quiconque est volontaire, par sa générosité ”. Et, l’on connaît l’enseignement du Baal Chem Tov(16) selon lequel l’homme se trouve là où est sa volonté. Dès lors, “ il peut comprendre, par sa sagesse(17), qu’il doit se séparer et se tenir devant Dieu. Il est ainsi consacré Saint des Saints ”.

Grâce à “ Je suis à mon Bien Aimé ”, s’accomplit “ mon Bien Aimé est à moi ”, la révélation céleste et, comme le dit le Rambam à la même référence, “ l’Eternel sera sa part et son héritage pour toujours et de façon immuable ”. La journée du 18 Elloul est propice pour tout cela, car, selon les propos de mon beau-père, le Rabbi(18), elle vivifie le service de Dieu qui est lié au verset : “ Je suis à mon Bien Aimé et mon Bien Aimé est à moi ”. Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

M. Schneerson,

Notes

(1) Cette lettre a été adressée à plusieurs personnes, avec des dates allant du 5 au 18 Elloul. Voir le Likouteï Si’hot, tome 9, à la page 310. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ On notera que les treize Attributs de miséricorde furent prononcés pour la première fois lorsque Moché monta sur le mont Sinaï, comme le relatent les versets Tissa 34, 4-7, c’est-à-dire le Roch ‘Hodech Elloul, comme l’expliquent les Pirkeï de Rabbi Eliezer, au chapitre 46, cité, dans la Hala’ha, par le Tour, Ora’h ‘Haïm, au début du chapitre 581. Néanmoins, on peut quelque peu s’interroger, car le verset affirme clairement qu’il monta le jour suivant celui qu’il lui fut commandé de tailler les Tables de la Loi. Et, l’on peut penser que, y compris selon l’avis qui considère que ce Commandement lui fut donné le Roch ‘Hodech Elloul, il y a avait, cette année-là, deux jours de Roch ‘Hodech. On consultera, à ce propos, le Séder Ha Dorot et les références qu’il indique ”. Le Rabbi souligne ici les mots : “ le jour suivant ” et “ les références qu’il indique ”. En outre, on consultera, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 24, à la page 441, dans la note. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le commentaire de Rachi sur le verset Ekev 9, 18 ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Ces Attributs se dévoilent uniquement lorsqu’il y a, là haut, un moment propice, comme l’indique le Siddour de l’Admour Hazaken, à la porte d’Elloul ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Dans le Likouteï Torah, au début de la Parchat Ekev, à la page 14a ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Plusieurs manuscrits rapportent : ‘De ce fait, certains ont l’habitude de dire les Seli’hot à partir de Roch ‘Hodech ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ C’est la révélation que fit le Saint béni soit-Il, ainsi qu’il est écrit : ‘Il passa devant Sa face’, selon le Séder Elyahou Zouta, à la fin du chapitre 23. On verra aussi le Michnat ‘Hassidim, au traité Elloul, chapitre 1, à la Michna 3 ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Torah Or, à la page 24a ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Torah Or, à la page 55a ”. (10) Voir le Séfer Ha Maamarim 5655, à partir de la page 107. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le traité Roch Hachana 17b. Le Zohar, tome 3, à la page 147a, dit : ‘les treize Attributs d’Atik sont le stade le plus caché’. On verra aussi les responsa de Rav Haï Gaon, dans le Pardès de Rabbi Moché Cordovéro, au début de la porte 11 ”. (12) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Targoum Yonathan sur le verset Vayétsé 29, 34 et le Midrash Béréchit Rabba, chapitre 71, au paragraphe 4 ”. (13) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le traité Sotta 42b ”. (14) Le Rabbi note, en bas de page : “ Les initiales des mots de ce verset forment le nom d’Elloul, selon le Abudarham, dans son commentaire de la prière de Roch Hachana et le Péri Ets ‘Haïm, porte de Roch Hachana, au chapitre 1 ”. (15) Le Rabbi note, en bas de page : “ A la fin des lois de la Chemitta et du Yovel ”. Voir, à ce sujet, la lettre n°8846. (16) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Séfer Ha Maamarim Kountrassim, à la page 818 et le Likouteï Dibbourim, à la page 226 ”. (17) Le Rabbi note, en bas de page : “ La séquence de discours ‘hassidiques intitulée : ‘les eaux nombreuses’, de 5636, analyse, au chapitre 113, l’enseignement du Baal Chem Tov distinguant la pensée de la volonté, mais ce point ne sera pas abordé ici ”. (18) Le Rabbi note, en bas de page : “ Dans la causerie du 18 Elloul 5705, parue dans le Likouteï Dibbourim, tome 3, à la page 946 ”. Voir également, sur le même sujet, le Likouteï Si’hot, tome 29, à partir de la page 161.

Lettre n°9021

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9021, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Elloul 5725,

Brooklyn,

Je vous salue et je vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 1/9(1), avec ce qui y était joint. Je vous remercie beaucoup pour la bonne nouvelle selon laquelle votre voyage s’effectuera effectivement d’une façon permise par Dieu(2) et non pas en transgressant le Chabbat dans les proportions les plus larges, c’est-à-dire en empruntant un bateau appartenant à des Juifs, actionné par des Juifs, dirigé par des Juifs pendant toutes les vingt quatre heures du Chabbat, ce qui implique la transgression de nombreux Interdits, le fait d’allumer, d’éteindre, d’écrire et d’autres interdits encore. En effet, il est particulièrement douloureux d’observer une telle situation, en général et, a fortiori lorsque la destination de ce voyage est la Terre qui est sainte(3) pour nous comme pour tous. Que le Chabbat soit transgressé autant de fois, par les nombreuses personnes se trouvant à bord du bateau est si dramatique qu’il est même difficile d’en parler.

Dieu fasse, grâce à l’issue heureuse de votre projet de voyage, que celui-ci se déroule en un moment bon et heureux, que, de plus, vous soyez béni en étant inscrit et scellé pour une bonne et douce année. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Soit le 4 Elloul. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8731. (3) Le Rabbi souligne le mot : “ sainte ”.

Lettre n°9022

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9022, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Elloul 5725,

Brooklyn, New York,

A madame Bat Sheva Lipsker,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 29/8(1), de même qu’à celles qui la précédaient. Vous me décrivez brièvement ce qui vous est arrivé jusqu’à maintenant. Différentes raisons m’ont conduit à ne pas répondre à vos précédents courriers et l’une d’elles était mon désir d’observer de quelle manière la divine Providence vous dirigerez pendant l’été.

L’idée essentielle est la suivante, comme on l’a également précisé ici. Vous ne devez pas observer tout cela comme une raison de vous décourager, ce qu’à Dieu ne plaise, en constatant que vos espoirs n’ont pas encore été satisfaits. En effet, qui d’entre nous connaît les voies de Dieu ? Il est donc certain qu’un homme ne peut pas se fier à sa propre évaluation pour déterminer ce qui est réellement bon pour lui. Bien au contraire, il doit s’en remettre pleinement à Dieu et, selon la formulation de nos Sages(2), “ tout cela est également pour le bien ”. C’est ainsi que l’on met en évidence la vérité, le fait qu’il s’agit réellement d’un bien. Puis, l’on observe, par les yeux de l’intellect humain comme par les yeux de chair, qu’il y a effectivement là un bien visible et tangible. Je vous connais depuis longtemps et j’ai donc bon espoir qu’il est inutile d’en dire plus.

Nous sommes en Elloul, mois de l’abondante miséricorde céleste, surtout en ce jour lumineux du 18 Elloul. Puisse donc Dieu vous bénir en tous vos besoins, y compris en la bonne résolution que vous prendrez, concernant ce qui vient d’être dit. Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrite et scellée pour une bonne et douce année, à la fois matériellement et spirituellement,

Notes

(1) Soit Roch ‘Hodech Elloul. (2) Dans le traité Taanit 21a.

Lettre n°9023

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9023, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Elloul 5725,

date de la naissance des deux grands

luminaires, l’Admour Hazaken et le Baal

Chem Tov, Brooklyn, New York,

Aux membres du comité pour la construction du Mikwé

de la sainte communauté Kehal Beth David(1)

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à la lettre que vous m’aviez adressée à propos de la construction du Mikwé de votre sainte communauté(2). Vous m’avez fait savoir que vous avez déjà commencé à vous en servir, avec l’accord de votre rabbin et des autres Rabbanim qui se sont joints à lui, auxquels Dieu accordera de longs jours et de bonnes années. Il est dit que : “ Je suis l’ami de tous ceux qui Te craignent et gardent Tes Préceptes ”. Je participerai donc au coût de cette édification de la plus haute importance, celle d’un Mikwé et vous trouverez ci-joint un chèque, à cet effet.

De fait, on peut penser que ceci est lié au contenu de ces jours, jours propices au cours desquels furent données les secondes Tables de la Loi. Comme l’expliquent nos Sages(3), la constitution des enfants d’Israël en tant que peuple, leur “ conversion ”, se produisit en Egypte, grâce à la circoncision, à propos de laquelle(4) David prononça un Cantique, “ Au chef des chantres, sur l’instrument à huit cordes ”(5) et ce processus s’acheva lors du don de la Torah, pendant la fête de Chavouot.

A ceci s’ajouta, lors du don des dernières Tables de la Loi, à Yom Kippour, le repentir des enfants d’Israël envers Dieu, qui leur conféra le niveau de la Techouva. Nos Sages disent(6), à ce propos : “ Comme vous êtes heureux, enfants d’Israël. L’Eternel est l’espoir(7) d’Israël. Tout comme le Mikwé purifie, le Saint béni soit-Il purifie Israël ”. Avec mes respects et ma bénédiction afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année,

M. Schneerson,

Notes

(1) L’assemblée de la maison de David. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 32, à la page 239. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Dans le traité Yebamot 46b ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le traité Mena’hot 43b, commenté par le Likouteï Torah, Vaykra, à la page 20c ”. (5) Faisant allusion au huitième jour, lorsque la circoncision est pratiquée. Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le Yalkout, au paragraphe 632, qui cite, à ce propos, le verset : ‘Au chef des chantres, sur l’instrument à huit cordes’. On peut penser que ceci s’accorde aux deux interprétations qui sont énoncées ici, correspondant aux deux raisons, citées par le Chiboleï Ha Leket, dans ses lois de la circoncision, pour justifier qu’on ne dise pas la bénédiction Chéhé’héyanou lors d’une circoncision, du fait de la souffrance de l’enfant, ou bien parce que l’obligation en est imposée au tribunal ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ A la conclusion du chapitre Yom Ha Kippourim ”. (7) Le terme Mikwé signifie à la fois l’espoir et le bain rituel.

Lettre n°9024

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9024, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Elloul 5725,

Brooklyn, New York,

Aux filles de la huitième classe, dont l’enseignante est

madame Rivka Tenenbaum, dans l’école ‘Habad de

Kiryat Gat, que Dieu vous accorde longue vie.

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre du 4 Elloul, sollicitant une bénédiction de réussite en vos études, à l’occasion de votre accession à la huitième classe. Je mentionnerai le nom de chacune d’entre vous près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction du souhait de votre cœur, pour le bien et pour la bénédiction. Il est dit que : “ la bénédiction de Dieu enrichit ” et il n’est de richesse que de valeurs morales. Néanmoins, nos Sages soulignent(1), à ce propos : “ si tu fais des efforts, tu trouveras le succès ” et ils emploient, en la matière, l’expression : “ tu trouveras ”(2), plutôt que : “ tu obtiendras ” ou : “ on se souviendra de toi ”(3), afin de souligner que le résultat final est sans aucune commune mesure avec l’effort investi. En effet, l’assurance nous a été donnée(4) que l’on vient en aide à celui qui désire se purifier.

A l’occasion de la nouvelle année, la septième, celle de la Chemitta, qui arrive, pour nous et pour tout Israël, pour le bien

et pour la bénédiction, j’adresse ma bénédiction à chacune d’entre vous, de même qu’à tous les membres de votre famille, une bénédiction afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, à la fois matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Dans le traité Meguila 6b. (2) Le Rabbi souligne : “ tu trouveras ”. (3) Voir notamment, à ce sujet, la lettre n°6989. (4) Dans le traité Yoma 38b.

Lettre n°9025

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9025, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

jours de Seli’hot 5725,

Brooklyn, New York,

Au docteur Dov Heyman,

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion de la nouvelle année, la septième, celle de la Chemitta, qui arrive, pour nous et pour tout Israël, pour le bien

et pour la bénédiction, je vous adresse ma bénédiction, de même qu’à tous les vôtres, une bénédiction afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, à la fois matériellement et spirituellement. Avec mes respects et ma bénédiction,

N. B. : A cette occasion, j’aimerais savoir si une information qui m’a été rapportée est réellement fondée. On m’a dit, en effet, que le docteur Daphné A. Raw, de Cornel University, a découvert la cause d’une maladie de la peau, le psoriasis. Celle-ci serait une allergie héréditaire, contractée par le malade qui a une carence d’aliments renfermant certains éléments, essentiellement ceux que l’on trouve dans les viandes et les poissons. De par le passé, je vous ai adressé deux personnes souffrant de cette maladie. Je vous remercie donc de me communiquer votre avis sur la question et de me dire si l’on applique effectivement ce traitement.

Lettre n°9026

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°9026, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

jours de Seli’hot 5725,

Brooklyn, New York,

A monsieur Guerchon Zefet,

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion de la nouvelle année, la septième, celle de la Chemitta, qui arrive, pour nous et pour tout Israël, pour le bien

et pour la bénédiction, je vous adresse ma bénédiction, de même qu’à tous vos amis et à ceux qui bénéficient de votre influence, une bénédiction afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, à la fois matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction,

N. B. J’ai bon espoir que l’école dont vous êtes le guide pédagogique et le directeur a connu l’avancement, depuis que vous m’avez écrit, au début de l’été, que cet avancement a été à la fois spirituel et matériel, cette dernière dimension étant nécessaire également, car, bien souvent, la spiritualité en dépend et elle permet, en particulier, d’attirer de bons élèves.

Bien plus, la ‘Hassidout précise(1) la différence fondamentale qui existe entre les deux Préceptes suivants : “ Toutes tes actions seront pour le Nom de Dieu ” et “ En toutes tes voies, reconnais Le ”. Le premier signifie que l’action n’est qu’une introduction, qu’une entrée en matière à la sainteté. Le second, en revanche, représente une plus haute élévation et il définit l’action qui est elle-même devenue sainte. Il est bien dit : “ En toutes(2) tes voies, reconnais Le ” et il est donc certain qu’un homme est en mesure de sanctifier tout objet matériel, même si, d’emblée, celui-ci appartient uniquement à ce qui est permis. Ceci est également lié au contenu de ma lettre, qui a été adressée à tous à l’occasion de Roch Hachana(3) et dont je vous joins une copie.

J’espère qu’elle vous intéressera, de même que tous ceux qui vous suivent et que vous vous en servirez de la manière qui convient.

Notes

(1) Voir le Séfer Ha Maamarim Meloukat, tome 2, à la page 79, dans la note 24. (2) Le Rabbi souligne le mot : “ toutes ”. (3) Il s’agit de la lettre suivante.

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