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Iguerot Kodesh — lettres 8947 à 8966

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°8947

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8947, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Chevat 5725,

Brooklyn, New York,

A monsieur L. Erman,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, de même que les livres que vous m’avez adressés, dont la liste se trouve ci-dessous. Je vous remercie beaucoup de me les avoir adressés. A n’en pas douter, vous enverrez également à notre bibliothèque ce que vous publierez à l’avenir. Je vous en remercie d’avance. Vous ne me donnez pas de détails vous concernant personnellement, mais, en feuilletant vos livres, j’ai pu constater que vous savez observer ce qui se passe autour de vous. J’ai donc bon espoir que vous consacrez une large part de votre temps à l’étude de notre Torah, laquelle réunit deux éléments extrêmes, au sens le plus littéral, dans l’existence de l’homme, depuis son premier instant, lors de sa naissance, jusqu’au dernier qu’il passe sur cette terre, de même que dans sa vie morale. Les dix Commandements soulignent tout cela, qui commencent par Ano’hi, Je et qui énoncent les notions les plus fondamentales relatives à l’Unité de Dieu, ce qui est couramment appelé le monothéisme(1), comme l’expliquent longuement les ouvrages de ‘Hassidout, mais disent aussi : “ Tu ne tueras pas ”, “ Tu ne voleras pas ”, faisant ainsi allusion aux instincts les plus bas de l’homme.

Nos Sages prônent une étude qui conduit à l’action(2) et j’ai donc bon espoir que c’est bien le cas de la vôtre, car notre Torah est une Torah de vie, avant tout un enseignement pour la vie quotidienne, une vie digne de ce nom. S’il en a toujours été ainsi, combien plus est-ce le cas en notre époque aux multiples déconvenues, surtout en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, celle que toutes les nations de la terre qualifient de Terre Sainte et, selon les termes du verset : “ un pays vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”. Je vous remercie encore une fois pour ce que vous m’avez envoyé. Avec mes respects et ma bénédiction,

Mon secrétariat ne rédige pas en allemand. En revanche, vous pouvez continuer à m’écrire dans cette langue, si cela vous est plus aisé. Je me permettrai de demander à notre bureau de vous adresser quelques livres qui ont été publiés par notre maison d’édition. J’espère qu’il vous intéresseront et que vous leur accorderez toute l’attention nécessaire

Notes

(1) En anglais ou en français dans le texte. (2) Dans le traité Kiddouchin 40b.

Lettre n°8948

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8948, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Adar Richon 5725,

Brooklyn,

Aux dirigeantes de l’association des femmes ‘Habad, dans

la ville de New Haven, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai eu connaissance, avec plaisir, de l’activité de votre groupe et de la dernière réunion qui a été convoquée, de même que de la chaleureuse motivation des participantes, comme le précise la lettre de madame Sarah Deutsch. Dieu fasse que cette introduction soit en un bon moment et d’une manière positive.

Les activités que vous décrivez et celles qui y prennent part seront, d’après l’expression de la Sidra de cette semaine, “ pour élever la lumière perpétuelle ”. On fera donc en sorte que la lumière juive, l’âme d’un Juif, de laquelle il est dit : “ la lumière de Dieu est l’âme de l’homme ”, soit brillante chez chacun, qu’elle illumine en permanence la maison et l’entourage, matériellement et spirituellement. De la sorte, à n’en pas douter, on attirera le plus grand nombre de femmes juives, dans l’esprit de ce qui vient d’être dit, conformément aux exigences et aux espoirs de nos maîtres et chefs, dont le mérite nous protégera. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles très rapidement,

Lettre n°8949

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8949, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Adar Richon 5725,

Brooklyn,

Aux dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod,

à ceux de la Yechiva A’heï Temimim de Richon Letsion,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du Roch ‘Hodech Adar Richon(1), dans laquelle vous me présentez la proposition du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples accomplissements et aux bons comportements, le Rav H.C.(2) Chlita, consistant à rattacher la Yechiva A’heï Temimim de Richon Letsion à la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod et de Kfar ‘Habad, ce qui veut sûrement dire que toutes ces institutions s’en trouveront renforcées et se développeront. Puisse donc Dieu faire que ce rattachement(3) connaisse le succès, en général et par rapport à cet objectif, en particulier.

En effet, ce sont bien là l’injonction, l’espoir et la volonté de nos maîtres et chefs. Il convient d’élargir les tentes des élèves de la Yechiva et l’endroit où ils résident, d’une manière sans cesse accrue, à la fois matériellement et spirituellement, en ajoutant, en avançant et en éclairant. Grand est le mérite d’un tel accomplissement, de même que l’immense miséricorde qui est suscitée par nos maîtres et chefs, afin que la réussite soit encore plus importante, en plus de la bénédiction et du succès qui sont accordés à tous ceux qui apportent, ou apporteront leur contribution à ces réalisations, à ceux qui ont renforcé ces institutions de par le passé ou bien qui le font, à l’heure actuelle.

Bien entendu, ceci révélera également une bénédiction pour la guérison du ‘Hassid, Rav ‘Haïm Chaoul Chlita. A n’en pas douter, quand il se sentira mieux, il multipliera ses actions pour développer ces institutions, avec une énergie décuplée, dans la joie et l’enthousiasme. Et, il est bien clair que ce renforcement aura un rôle essentiel, pour la réunion de ces Yechivot.

Tel est précisément l’enseignement de la Paracha de cette semaine, Tetsavé, “ Et toi, tu ordonneras aux enfants d’Israël ”, la conjonction de coordination, “ et ”, indiquant ici une révélation qui transcende l’enchaînement des mondes. En outre, ordonner, au sens étymologique, veut dire aussi lier, attacher. Israël est l’anagramme de Li Roch, “ une tête pour Moi ”, la sagesse de la Torah, qui en est la dimension profonde. Puis, il est dit : “ Et, ils prendront pour toi de l’huile d’olive pure, concassée pour le luminaire ”, “ toi ” désignant ici le niveau de Moché que chacun porte en lui. De fait, l’huile est obtenue en écrasant l’olive, c’est-à-dire en repoussant le mal. Elle est pure quand elle est la première huile, ainsi qu’il est dit : “ tout ce qui est gras(4) est pour l’Eternel ”. Ce qui est “ concassé ” évoque la soumission, grâce à laquelle on parvient au luminaire de la Torah, permettant de s’attacher au Saint béni soit-Il, à un stade qui est qualifié de “ Luminaire ”. Grâce à cela, “ Aharon le disposera ” et l’on éprouvera la joie de la Mitsva, qui sera “ un Décret immuable ”, stable et éternel, comme l’explique la ‘Hassidout(5). Avec ma bénédiction et dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Notes

(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 26, à la page 436. (2) Le Rav ‘Haïm Chaoul Brook. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°8968 et 8977. (4) Le Rabbi souligne “ ce qui est gras ”. (5) Voir le Torah Or sur ce verset.

Lettre n°8950

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8950, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Adar Richon 5725,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, couronné de bonnes manières,

le Rav Nissim Becher(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre en son temps, puis j’ai eu de vos nouvelles détaillées par le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux besoins communautaires, empli d’empressement, aux multiples accomplissements, le Rav B.E. Gorodetski(2), qui m’a fait part de vos activités particulièrement importantes pour renforcer le Judaïsme dans votre ville(3).

Puisse Dieu faire que ces réalisations pour le bien des fils et des filles d’Israël vous protègent, avec votre épouse, afin que vous conceviez une satisfaction véritable de tous vos enfants, d’autant que vous ne vous contentez sûrement pas de ce qui a été obtenu jusqu’à maintenant, que vous le développez largement. Or, l’assurance nous a été donnée(4) que l’on vient en aide à celui qui désire se purifier et l’on connaît la précision de l’Admour Hazaken(5) selon laquelle ceci inclut également le fait de purifier les autres.

J’ai chargé le Rav Gorodetski de correspondre avec vous, de manière détaillée, sur les problèmes et les questions dont vous vous êtes entretenus de vive voix. Je prie pour que la Présence divine se révèle en l’action de nos mains, pour que nous parvenions tous à grandir et à parer la Torah, avec l’abnégation qui convient, la chaleur et la lumière de la ‘Hassidout, en servant Dieu avec joie et enthousiasme. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°8673. (2) Le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski. Voir, à son sujet, la lettre n°8758. (3) A Istanbul. (4) Dans le traité Yoma 38b. (5) Dans le Likouteï Torah, commentaires de Chemini Atséret, à la page 88b.

Lettre n°8951

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8951, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Adar Richon 5725,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai lu, avec beaucoup de surprise, votre lettre de la veille du Chabbat Tétsavé, dans laquelle vous me parlez de votre cher petit-fils, un jeune homme qui a la crainte de Dieu et qui est un érudit de la Torah. Vous me dites que vous ne concevez aucune satisfaction de lui, ce qu’à Dieu ne plaise, comme de sa santé physique.

Aussitôt, je me suis enquis, j’ai posé des questions sur ce que votre petit-fils devenait et l’on m’a fait part, encore une fois, de son succès dans l’étude de la Torah, une étude qui, bien évidemment, conduit à l’action(1). Pour ce qui est de sa santé, le médecin a trouvé que tout allait bien. Il semble seulement que, par nature, il soit toujours exigeant sur sa situation morale, ce qui a une incidence sur sa santé. Il est clair que le voyage, le déplacement d’un endroit vers un autre, ne changera rien à tout cela et Dieu fasse que cela ne lui cause pas de tort. Nos Sages enseignent(2), en effet, que l’on doit opter pour une étude qui suscite de l’intérêt et qui sait comment il s’habituera à ce nouvel endroit ?

Vous indiquez, dans la suite de votre lettre, qu’il apprendra également un métier, dans ce nouvel endroit, car : “ la Torah est bonne quand elle est accompagnée par les voies du monde ”(3). Or, cette lettre elle-même mentionne la Torah avant les voies du monde et il est absolument certain que le moment n’est pas encore venu, pour votre petit-fils de subtiliser les heures qu’il consacre à son élan et son ardeur pour l’étude de notre Torah, Torah de vie, donnant la vie, au sens le plus littéral, au sein de ce monde physique et d’être troublé par les nombreux raisonnements, les pensées des fils de l’homme et leurs stratagèmes, à l’inverse de : “ Dieu fit l’homme droit ”.

Je sais que l’atmosphère de ce pays fait que l’on pense à son avenir, dès le plus jeune âge des fils et des filles. Néanmoins, quiconque observe franchement ce qui se passe autour de lui verra, à chaque pas, constatera que, bien souvent, on ne gagne pas sa vie par le métier que l’on a appris dans son jeune âge. J’adresse une copie de ma lettre également à votre fils, le Rav, car je ne sais pas qui est à l’origine des hypothèses formulées dans votre lettre, bien que celles-ci semblent contredire la manière d’agir de votre fils, le Rav, lequel va effectivement à contre-courant de la pratique des Etats-Unis, puisqu’il agit avec empressement, sans tenir compte de l’opinion du plus grand nombre. Vous concevez donc du plaisir, un plaisir véritable, de votre petit-fils et Dieu fasse que vous en ayez autant, ou même plus encore, de vos autres descendants. Et, que Dieu ajoute largement à tout cela, grâce au considérable succès que connaîtra votre petit-fils dans l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, sans qu’il soit dérangé par des éléments extérieurs. A n’en pas douter, quand il pourra étudier calmement, s’accompliront en lui les termes de la promesse(4) selon laquelle : “ tu seras heureux dans ce monde et ce sera bien pour toi… ”(5). Avec mes respects et ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles,

N. B. : Tout est effet de la divine Providence. J’ai donc l’obligation et le mérite de vous souligner la nécessité de fixer un temps pour l’étude de la dimension profonde de la Torah, laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout. Cette étude sera quotidienne et accrue pendant le Chabbat, comme l’expliquent les écrits du Ari Zal qui est vivant.

Notes

(1) Selon le traité Kiddouchin 40b. (2) Selon le traité Avoda Zara 19a. (3) Selon le traité Avot, chapitre 2, à la Michna 2. (4) Dans le traité Avot, chapitre 6, à la Michna 4. (5) Dans le monde futur.

Lettre n°8952

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8952, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה, veille du saint

Chabbat Parchat Ki Tissa 5725,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre(1). Il est dit, dans la Paracha de cette semaine :

“ Et, l’Eternel parla à Moché ”, après que celui-ci L’ait interrogé(2) en ces termes : “ Maître du monde, comme s’élèvera le sort d’Israël ?”. En effet, la faute du veau d’or venait d’être commise(3). Le Saint béni soit-Il répondit alors à Moché :

“ en ces termes ”, pour toutes les générations(4), y compris “ le jour que Je Me rappellerai ”, car alors, “ Je Me souviendrai pour eux de leur faute ”, du veau d’or(5) :

“ Lorsque tu élèveras ” : cette Injonction s’adresse précisément à “ toi ”(6), c’est-à-dire à la tête d’Israël(7), car seul Moché n’avait nullement été mêlé à la faute du veau d’or, puisqu’il se trouvait alors sur la montagne, en compagnie de Dieu.

“ Tu élèveras la tête ” et, ainsi, tu pourras “ faire en sorte que leur tête reçoive cette élévation ”(8), dès lors que leur tête sera haute. Tu pourras donc les compter(9) et, de cette manière, mettre en évidence l’amour que Dieu leur voue(10), obtenir l’expiation de la faute qui empêche(11) leur sort de s’élever, surtout après qu’ait été commise, celle du veau d’or. Alors,

“ Chaque homme donnera le rachat de son âme ”(12), c’est-à-dire de la Tsedaka, ainsi qu’il est dit(13) : “ Rachète ta faute par la Tsedaka ”.

*

*

*

De fait, chaque âme de la maison d’Israël porte en elle une parcelle de Moché notre maître(14) et notre Paracha délivre, de la sorte, l’enseignement suivant. Grâce à cette parcelle, chacun peut élever son sort en mettant en évidence l’amour que Dieu éprouve pour lui. Pour cela, il convient de méditer au fait que “ Tu nous as aimés d’un amour immuable, Eternel notre Dieu. Tu nous as choisis ” en notre corps physique “ et Tu nous as rapprochés ”.

Dès lors, tout comme “ le visage se reflète dans l’eau ”(15), l’homme sera également conduit(16) à s’attacher à Dieu, à révéler Sa Lumière ici-bas(17), à élever le monde entier vers Lui, par l’intermédiaire de la Torah, des Mitsvot et, en particulier, de la Tsedaka, qui est l’aspect essentiel des Mitsvot concrètement applicables et qui les surpasse toutes(18). C’est de cette façon que l’on met en pratique l’Injonction de bâtir pour Dieu un Sanctuaire et une Demeure ici-bas, au sein des créatures inférieures. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée,

M. Schneerson,

*

*

*

Vous m’écrivez(19) à propos des troncs du Collel(20). Je suis surpris par cette question après que chacun(21) de nos maîtres et chefs ait invité à l’empressement. Heureux est donc celui qui fait des efforts en ce domaine, qui agit et qui fait agir les autres. Le commentaire de Rachi, au début de la Parchat Vaéra(22) dit : “ Je Me suis révélé aux Patriarches ”, précisément parce qu’ils sont des Patriarches et non parce que Avraham recevait des invités.

Notes

(1) Cette lettre a été adressée à plusieurs personnes. Voir le Likouteï Si’hot, tome 6, à la page 395. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Baba Batra 10b ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Midrash Tan’houma, début de la Parchat Tissa et commentaire de Rachi sur le verset Tissa 30, 16 ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Comme l’indiquent nos Sages, au traité Baba Batra ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Sanhédrin 120a ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Ce qui n’est pas le cas pour les autres recensements, comme le note le Maharcha, sur le traité Baba Batra 10b ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir la longue explication figurant dans le commentaire du discours ‘hassidique intitulé : ‘Les cieux sont Mon Trône’, au chapitre 3, qui est imprimé dans le Likouteï Torah sur trois Parachyot ” et le Or Ha Torah Béréchit, tome 3, à partir de la page 473b. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Commentaire de Rachi sur le traité Baba Batra 10b ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Car un verset ou une idée ‘ne peut pas être départi de son sens simple’ ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le commentaire de Rachi au début de la Parchat Matot. Bien plus, le recensement, en l’occurrence, apporte l’élévation et, dès lors, il est clair que nul ne peut disparaître, comme le signale le traité Beïtsa 3b. Ceci permet de répondre à la question qui est posée par ce même passage du traité Baba Batra, sur le fait que l’élévation est réalisée par l’intermédiaire de la Tsedaka. En effet, s’il en est ainsi, pourquoi établir le compte des enfants d’Israël ? Et cette question est d’autant plus forte qu’on peut également se demander de quelle manière ce compte élève le sort. Car, bien au contraire, il est interdit de compter les Juifs, comme l’affirme le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, Ora’h ‘Haïm, chapitre 156, au paragraphe 15, qui cite comme référence, en marge : ‘Ramah’, mais peut-être faut-il lire : ‘Chmouel 1’. Il faut en conclure que le dénombrement des Juifs possède, par lui-même, une élévation intrinsèque, comme on le montre ici ”. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ Ceci justifie l’étonnement de Moché : ‘Comment s’élèvera le sort d’Israël ?’. On verra également le Midrash Chemot Rabba, au début de la Parchat Tissa : ‘Quand tu élèveras : Les enfants d’Israël Me sont redevables’. Et, le Tséma’h Tsédek, dans son Dére’h Mitsvoté’ha, tome 2, à la page 289a, explique cette affirmation en se basant sur le Yerouchalmi, au traité Shekalim, chapitre 2, au paragraphe 3, qui précise : ‘redevables du fait des fautes, ainsi qu’il est dit : ‘Vos fautes ont porté sur ma tête’ ”. L’explication du Dére’h Mitsvoté’ha figure également dans le Or Ha Torah, Parchat Tissa, à la page 1854. (12) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le commentaire de Rabbénou Guerchom Maor Ha Gola sur le traité Baba Batra 10b ”. (13) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Tséma’h Tsédek, à la référence précédemment citée ”. (14) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tanya, début du chapitre 42. Voir les Tikouneï Zohar, Tikoun 69, à la page 114a, qui disent : ‘Il est un équivalent de Moché, notre maître, en chaque génération, pour les six cent mille âmes juives’ ”. (15) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tanya, fin du chapitre 49 ”. (16) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tanya, introduction du Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna, qui dit : ‘Moché, notre maître, voulut implanter cet amour dans le cœur de chaque juif’. On consultera ce texte ”. (17) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tanya, à la fin du chapitre 49 ”. (18) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tanya, chapitre 37, pages 48b et 49a. ” (19) Ce paragraphe a été ajouté à la lettre destinée au Rav Its’hak Dubov. Voir, à son sujet, la lettre n°8709. (20) Le Collel ‘Habad. (21) Le Rabbi souligne le mot : “ chacun ”. (22) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 3, à la page 860.

Lettre n°8953

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8953, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Adar Richon 5725,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre du 19 Tévet(1), qui m’est parvenue avec beaucoup de retard et dans laquelle vous me posez plusieurs questions sur les lois et les coutumes d’Israël. De façon générale, mon propos n’est pas de répondre à de telles questions et, de fait, cela est inutile, puisqu’il y a plusieurs personnes enseignant la Hala’ha, dans votre ville. Vous pourrez donc les consulter et vous obtiendrez la réponse à ces questions, jusque dans le moindre détail, ce qu’il est parfois difficile d’exprimer par écrit, dans le cadre épistolaire. Cependant, puisque vous m’avez écrit, je répondrai au moins à la première question, “

le problème, pour une femme de se couvrir les cheveux ”(2), selon votre formulation. Vous me demandez sur quoi repose cette coutume.

Il s’agit, en l’occurrence, d’un Loi clairement tranchée par notre sainte Torah, Torah de vie et non d’une simple coutume, bien que celle-ci ait également une grande importance. Bien plus, parmi ces Lois, le fait de se couvrir la tête reçoit une valeur spécifique, bien entendu pour une femme mariée, comme on peut le déduire de la grande récompense qui est accordée à ceux qui mettent en pratique ce Précepte. Ses termes précis sont rapportés, notamment, par les commentateurs du Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 75, expliquant, par le détail, la nécessité de se couvrir la tête et indiquant également la punition que l’on encourt, mais je choisis de n’en citer ici que ce qui se rapporte à la récompense. Le saint Zohar, à la Parchat Nasso, cité par le Michna Beroura, lois du Chema Israël, au chapitre 75, dit : “ ses enfants se distingueront de tous les autres, par leur valeur. Plus encore, son mari recevra toutes les bénédictions supérieures et inférieures, la richesse, les enfants et les petits-enfants ”.

J’ajoute à tout cela qu’il est très surprenant de constater que quelqu’un qui est animé par la foi en Dieu, dans son cœur, qui désire avoir, après son mariage, une vie réellement heureuse et qu’il en soit ainsi pour le mari, pour la femme, pour les enfants que Dieu accordera, puisse parler d’inconfort, même si l’on admet(3) que c’est le cas, compte tenu de la bénédiction qui est accordée par Dieu, Créateur du monde et de l’homme, Qui le dirige, quand on se couvre les cheveux. Il y a là une incompréhensible légèreté, même s’il y avait un doute, le moindre doute sur la nécessité de cette pratique, a fortiori alors que tout cela est clairement exprimé.

Bien entendu, je connais la question qui est posée à ce sujet, car nombreux sont ceux qui ne respectent pas cette Loi. De fait, cette interrogation existe depuis des millénaires, car : “ vous êtes la minorité d’entre les nations ” et pourquoi “ leurs Lois sont-elles différentes de celles de tous les autres peuples ” ? Pour notre grande peine, on peut trouver, actuellement, des personnes qui transgressent le Chabbat publiquement et contractent même des mariages mixtes, ce qu’à Dieu ne plaise. Il est clair que cela n’ôte absolument rien aux principes fondamentaux de notre Torah, Torah de vie et à ses Mitsvot desquelles il est dit(4) : “ On vivra par elles ”. Ainsi, le veau d’or, en son temps, à proximité du don de la Torah, ne retira rien du tout à la valeur des dix Commandements, puis de toute la Torah et de ses Mitsvot, jusqu’à notre époque.

Nous sommes à quelques jours de Pourim et tel fut précisément l’argument de Haman. Sa conclusion fut qu’il fallait non seulement supprimer l’existence morale du peuple d’Israël, mais aussi “ détruire tous(3) les Juifs, des jeunes gens aux vieillards, les enfants et les femmes ”. En effet, la pérennité des enfants d’Israël, en tout(3) endroit où ils se trouvent, découle uniquement de la Torah et de ses Mitsvot, qui sont données par le Dieu unique au peuple unique sur la terre. Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Cette lettre est adressée à une jeune fille. Voir le Likouteï Si’hot, tome 33, à la page 263. (2) Voir, notamment, à ce sujet, la lettre n°4372. (3) Le Rabbi souligne les mots : “ admet ”, “ tous ” et “ en tout ”. (4) Vaykra 18, 5.

Lettre n°8954

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8954, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה, veille du

1er jour de Roch ‘Hodech Adar

proche de Nissan(1) 5725,

Brooklyn, New York,

A l’attention des grands Rabbanim dirigeant la

compilation des Décisionnaires Otsar Ha Posskim,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec retard, votre lettre faisant réponse à mon appel(2) qui avait pour objet d’attirer l’attention des Rabbanim et celle du public sur les questions particulièrement graves qui sont posées par l’adoption d’enfants. Vous me dites que vous souhaitez publier ces propos dans le Otsar Ha Posskim, du fait de leur grande importance. Ma volonté est d’accomplir la vôtre, d’autant que, selon mes informations, la situation s’est aggravée, du fait des difficultés qui surgissent en la matière. Et, il en est de même également pour les traitements médicaux auxquels ma lettre faisait allusion(3).

Puisse Dieu faire que cette publication procure l’intérêt souhaité. Si, comme le disent nos Sages(4), “ celui qui sauve une âme juive est considéré comme s’il sauvait le monde entier ”, combien plus en est-il ainsi quand on introduit la réparation dans de nombreuses maisons juives. Si l’on attire l’attention des fils et filles d’Israël sur la gravité de ces questions, j’ai bon espoir que l’on obtiendra cette réparation, car le cœur d’Israël est en éveil, y compris lorsque : “ Je dors en exil ”(5), à la fois exil extérieur et exil intérieur. Je vous adresse mes respects et ma bénédiction de réussite en votre œuvre importante pour conférer le mérite au plus grand nombre, par “ la lumière : c’est la Torah ”(6). Puisse Dieu faire que chacun agisse en ce sens, avec : “ lumière, joie, allégresse et valeur ”, y compris selon le sens simple du verset. Avec ma considération,

Notes

(1) Soit Adar Chéni. (2) Il s’agit de la lettre n°8824. (3) Ceux de la prostate. (4) Dans le traité Sanhédrin 37a. (5) Selon le Zohar, tome 3, à la page 95a. (6) Selon le traité Meguila 16b.

Lettre n°8955

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8955, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Roch ‘Hodech Adar Chéni 5725,

Brooklyn, New York,

Au banquet annuel des auxiliaires féminines

de Brownsville et East New York pour

les Yechivot Tom’heï Temimim Loubavitch,

Je vous salue et vous bénis,

Votre célébration annuelle a lieu, cette année, en un moment particulièrement propice, puisqu’elle se produit entre les deux Pourim(1). Ce moment est surtout propice pour les femmes juives, si l’on tient compte du rôle déterminant qu’eut la reine Esther dans le miracle de Pourim, “ en ces jours-ci, à cette époque-là ”. Le reine Esther pouvait être tout à fait rassurée, pour ce qui concernait sa situation personnelle. Et, Morde’haï avait sûrement raison de dire que “ le soulagement et le salut viendraient aux Juifs d’une autre source ”(2). L’aide de Dieu pouvait se révéler par l’intermédiaire de quelqu’un d’autre. Pourquoi donc Esther devait-elle risquer sa vie pour les autres ? Néanmoins, Esther ne fit nullement cas de sa propre personne. Elle fit don d’elle-même afin de sauver les Juifs. De ce fait, elle mérita que la Meguila porte son nom.

Il y a là un enseignement pour les femmes juives de toutes les époques. Certes, qui est celle qui peut se comparer à la reine Esther ? Pour autant, il est certain que chacune peut accomplir de grandes choses, à sa façon, dans son environnement, à condition de mettre en pratique les enseignements de la Torah, de le faire de tout son cœur. Ainsi, la reine Esther donna elle-même l’exemple de ce qu’une femme juive peut accomplir. A l’époque du premier Pourim, le décret de Haman fut abrogé quand Morde’haï réunit les enfants juifs et qu’il leur enseigna la Torah(3), avec un enthousiasme, un amour transcendant toute limite pour la Torah et les Mitsvot. Ces enfants refusèrent de se séparer de Morde’haï le Juste, pour la vie ou bien, ce qu’à Dieu ne plaise, pour le contraire de celle-ci. Or, il en est de même à chaque époque. Le fondement de la pérennité de notre peuple est l’éducation de Torah qui est dispensée aux enfants juifs.

Telles sont la mission et l’action des auxiliaires féminines, qui viennent en aide aux Yechivot Tom’heï Temimim Loubavitch, afin que celles-ci assurent à leurs très nombreux élèves, que Dieu les multiplie, une éducation de Torah, basée sur les valeurs sacrées. Le banquet annuel est le point culminant de cette œuvre et je veux espérer que chacun fera tout ce qui est en son pouvoir afin que celui-ci soit un grand succès, dans tous les domaines. Soyez tous bénis, avec les membres de votre famille, en tous vos besoins, à la fois matériels et spirituels. Avec ma bénédiction de réussite, pour me donner de bonnes nouvelles et pour un joyeux Pourim,

Notes

(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 6, à la page 376. (2) Le Rabbi souligne les mots : “ le soulagement et le salut viendraient aux Juifs d’une autre source ”. (3) Selon le Midrash Esther Rabba, chapitre 9, aux paragraphes 3 et 4.

Lettre n°8956

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8956, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[7 du mois d’Adar qui est

proche de Nissan(1) 5725]

Tel est le contenu de ces jours de Pourim(2), à propos desquels nos Sages expliquent(3) : “ Pour les Juifs, ce fut lumière : c’est la Torah ”. Et, l’Admour Haémtsahi précise(4), à ce sujet, en se basant sur l’enseignement de l’Admour Hazaken, pour quelle raison le terme désignant la lumière est ici Ora, au féminin. Car, il est dit aussi que la Torah est Or, lumière au masculin. En fait, le masculin désigne la Loi écrite et le féminin, la Loi Orale, dans sa source, qui est acquise par le don de sa propre personne.

Conformément au principe établi par nos Sages(5), selon lequel : “ un verset ne peut pas être départi de son sens simple ”, puisse Dieu faire que : “ pour les Juifs, ce soit lumière, joie, allégresse et valeur ”, y compris au sens littéral et dans tous les domaines à la fois.

Notes

(1) Soit Adar Chéni. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 11, à la page 343. (3) Dans le traité Meguila 16b. (4) Dans le Chaareï Ora, porte de Pourim, discours ‘hassidique intitulé : “ Et, les Juifs reçurent ”, à partir du chapitre 32. (5) Dans le traité Chabbat 63a.

Lettre n°8957

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8957, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Adar Chéni 5725,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se

consacre aux besoins communautaires, le Rav Hillel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre question. La position qui a toujours été la mienne, en la matière, est bien connue. Les ‘Hassidim, en particulier ceux qui…(2), doivent s’efforcer de s’implanter à Paris et d’y être actifs. Il est clair que le rabbinat est l’un des aspects de cette action et même l’un des plus importants. S’agissant de la proposition spécifique qui vous est faites et de ses diverses facettes, il convient de prendre conseil auprès d’amis se trouvant sur place.

Notes

(1) Rav H.Pevsner, de Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°8350. (2) Sont aptes à le faire.

Lettre n°8958

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8958, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11(1) Adar Chéni 5725,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Nous nous trouvons(2) à quelques jours(3) de Pourim, qui approche et, bien plus, nos Sages disent, dans la Michna(4), qui est énoncée au présent(5) : “ La Meguila est lue le 11…, le 15 ”(6). Puisse donc Dieu faire que chacun et chacune, au sein de tout Israël, lise et attire(7) la Meguila(8), avec tout ce qui la concerne, tout ce qui se rapporte à Pourim. Du reste, ce nom est au pluriel, bien qu’il fut attribué à cause du tirage au sort, Pour. Le Tséma’h Tsédek explique(9), à ce propos, qu’il y a deux Pour, le tirage au sort de Haman, celui des forces du mal, d’une part, celui de la sainteté, d’autre part, ainsi qu’il est dit : “ Notre sort est agréable ”(10). Ce dernier transcende toute rationalité, tout comme l’expression “ très bon ” fait allusion au mauvais penchant transformé en bien.

Peut-être est-il possible d’ajouter une précision, à ce sujet. Ce mot est énoncé dans la langue de Haman, puisqu’il est dit Pourim et non Goralot, en Hébreu. Différents textes de ‘Hassidout expliquent que l’âme divine, par l’effort qu’elle exerce sur l’âme animale et sur le corps physique, reçoit elle-même une force accrue, tout comme le Juste obtient l’élévation en accédant à la Techouva. Ainsi, l’élévation du monde futur réside essentiellement dans la possibilité pour le Juste d’atteindre la Techouva et non dans la transformation en Juste de celui qui est parvenu à la Techouva. On peut également établir qu’il en est ainsi en rappelant que l’âme, avant de descendre ici-bas, relève de ce niveau du Juste. Là, “ elle se tient avec le Roi, en Son œuvre ”, comme l’expliquent nos Sages, à propos de l’enseignement(11) : “ Auprès de qui prit-Il conseil ? Auprès des âmes des Justes ”. La descente doit donc se solder par une élévation, encore en ce monde matériel, en se trouvant dans un corps physique, afin de transformer l’obscurité en lumière(12) et de mettre en évidence toute l’importance de la Techouva.

Notes

(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ S’agissant de sa portée, dans le domaine de la sainteté, on consultera le Likouteï Torah, Parchat Masseï, à la page 98c ”. (2) Cette lettre a été adressée à plusieurs personnes. Voir le Likouteï Si’hot, tome 6, à la page 373. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Quand ils sont joyeux, on considère qu’ils ne sont que quelques jours, selon l’explication du Léka’h Tov sur le verset Chemot 2, 23. On consultera le Likouteï Torah, Chir Hachirim, à la page 5d, qui dit : ‘Jour un : le jour qui est la révélation du niveau de l’unité’ ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Début du traité Meguila. Voir le Likouteï Torah, Parchat Be’houkotaï, à la page 48d ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Tour et Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, fin du chapitre 688 et le Likouteï Torah, Chemini Atséret, à la page 86a ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Onze est la valeur numérique des lettres Vav et Hé du Tétragramme, alors que quinze est la valeur numérique du Youd et du Hé. Amalek voulut les séparer, selon le Chneï Lou’hot Ha Berit, à la Parchat Tétsavé, page 329a. Or, Haman fut l’un de ses descendants, selon le Targoum Chéni sur Meguilat Esther et le traité Sofrim, au chapitre 13. Voir la fin du discours ‘hassidique intitulé : ‘La Meguila est lue ‘, de 5629 et le Likouteï Torah, Parchat Bera’ha, à la page 97b ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “Voir le Tanya, à la fin du chapitre 37 et le Likouteï Torah, Parchat Vaykra, à la page 5b ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Les femmes participèrent également au miracle, selon le traité Meguila 4a. De fait, Esther demanda et obtint que son nom soit inscrit pour toutes les générations, comme le souligne le traité Meguila 7a, alors que les jours de Pourim furent institués à la fois par Morde’haï et Esther, comme le précise le Yerouchalmi. Et, le Babli dit : ‘Esther demanda d’être instaurée pour toutes les générations’, comme l’explique Rachi. Ce point ne sera pas développé ici. Voir aussi le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Bera’ha ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Dans le discours ‘hassidique intitulé : ‘Seulement par tirage au sort’, qui figure dans le manuscrit Bamidbar n°16 et qui est inclus dans le discours, du même titre, de 5626. Voir le Likouteï Torah, Parchat Vaykra, à la page 2d, qui dit : ‘Attire-moi… nous courrons’ ”. Le discours : ‘Seulement par tirage au sort’ se trouve également dans le Or Ha Torah, Parchat Pin’has, à la page 1063. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir Iguéret Ha Kodech, au chapitre 7, le premier faisant référence à la fin du verset : ‘Tu soutiens mon sort’. Le Likouteï Torah, à la Parchat Bechala’h, page 1b, dit : ‘Il est agréable’ ”. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ Midrash Ruth Rabba, au début du chapitre 2. Voir le Likouteï Torah, au début de la Parchat Tétsé ”. (12) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Likouteï Torah, Parchat Bamidbar, à partir de la page 2a et au début du discours intitulé : ‘Comme sont belles tes tentes’, qui dit : ‘On trouve, à ce propos, plusieurs explications. La plus juste est la suivante…’ ”.

Lettre n°8959

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8959, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Adar Chéni 5725,

Brooklyn, New York,

Aux participants à la réunion annuelle des bienfaiteurs de

la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Montréal,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’adresse mes salutations à tous les participants de la réunion annuelle(1), de même que ma bénédiction pour que cette célébration connaisse un grand succès, dans tous les domaines. Cette fois, la réunion a lieu en une année qui a deux Adars et elle est fixée au second. Notre calendrier juif, fixant toutes les dates et toutes les fêtes de l’année, est lié à la révolution de la lune, mais également aux saisons, dépendant de la révolution du soleil(2). Or, l’année lunaire est inférieure de près de onze jours à l’année solaire. C’est la raison pour laquelle, tous les deux ou trois ans, on ajoute un mois supplémentaire, afin de rattraper(3) ce temps, de sorte que chaque fête soit célébrée à la même époque, Pessa’h au printemps et Soukkot pendant le temps des moissons.

L’un des enseignements délivrés par ce mois supplémentaire est le suivant. La Torah a donné aux Juifs la force de dominer le temps. De façon générale, un homme ne maîtrise pas le passé(3). Pour autant, un Juif a le pouvoir de compléter ce qu’il a manqué. Bien plus, il peut même constituer une “ réserve ” pour l’avenir, comme l’année possédant deux Adars en fait la preuve.

C’est précisément pendant ce mois double qu’est célébrée la fête de Pourim. Comme le racontent nos Sages(4), le décret de Haman l’impie fut annulé au moment où Morde’haï le Juste réunit les enfants juifs et leur insuffla un esprit d’abnégation pour le Judaïsme de la Torah. De la sorte, fut complété ce qui avait, au préalable, manqué à l’éducation basée sur les valeurs sacrées. Il en résulta le miracle selon lequel “ tout fut transformé ”(3) et “ pour les Juifs, ce fut lumière, joie, allégresse et gloire ”(3). Lorsque Pourim survient en une année qui a deux Adars, comme c’est le cas cette fois-ci, les deux points précédemment cités se présentent conjointement. Alors, se trouvent plus spécifiquement soulignés le caractère indispensable, pour la pérennité de notre peuple, d’une éducation basée sur la Torah et la possibilité qui nous est accordée, non seulement de compléter ce qui a manqué, mais aussi de créer une “ réserve ” pour l’avenir.

Je veux espérer que cette réunion annuelle donnera une pleine expression à ce qui vient d’être dit. Le mérite de diffuser la Torah et les Mitsvot protégera chacun et chacune, au sein de tout Israël, afin d’obtenir pleinement : “ pour les Juifs, ce fut lumière, joie, allégresse et valeur ”, avec toutes les interprétations que l’on peut donner à ce propos. Avec mes respects, ma bénédiction de succès, de même que pour me donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 6, à la page 378. (2) Voir, à ce sujet, le Rambam, lois de la sanctification du nouveau mois, au début des chapitres 1 et 4, de même que la lettre n°8965. (3) Le Rabbi souligne les mots : “ rattraper ”, “ passé ”, “ tout fut transformé ” et “ pour les Juifs, ce fut lumière, joie, allégresse et gloire ”. (4) Dans le Midrash Esther Rabba, chapitre 9, aux paragraphes 3 et 4.

Lettre n°8960

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8960, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Adar Chéni 5725,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat(1), dans laquelle vous me dites que vous avez eu des difficultés à étudier le contenu des propos qui constituaient les causeries du saint Chabbat. Vous en percevez le sens général, mais pas toujours les aspects spécifiques.

Globalement, ces causeries comprennent plusieurs parties, car ceux qui les étudient se répartissent en plusieurs catégories, du point de vue de la compréhension de la Torah. Mais, en tout état de cause, chaque catégorie peut y trouver une idée, en fonction du niveau de ses connaissances, s’ajoutant à une perception générale du sujet. Sans doute en est-il de même pour ce qui vous concerne. Au fur et à mesure de votre avancement dans l’étude de la Torah, vous en comprendrez une autre partie, puis encore une autre. Il n’y a pas lieu d’étudier d’autres livres pour pouvoir comprendre ces causeries. Ce n’est pas de la sorte qu’il faut procéder. On doit, bien au contraire, avancer, pas à pas, dans l’étude et la compréhension de la Torah. Point essentiel, vous devez vous conformez aux propos de l’Admour Hazaken, dans ses lois de l’étude de la Torah, à la fin du premier chapitre, soulignant que l’étude des femmes doit, avant tout, être centrée sur l’action concrète(2), pénétrée de crainte et d’amour de Dieu, comme le précise la même référence. Avec ma bénédiction de réussite dans tous les domaines, de même que pour me donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Selon le traité Kiddouchin 40b.

Lettre n°8961

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8961, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Adar Chéni 5725,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav ‘Haïm(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 18 Adar Chéni, dans laquelle vous envisagez différentes possibilités de perpétuer le souvenir de votre mère, puisse-t-elle reposer en paix. Vous souhaitez le faire en investissant votre argent dans une école en laquelle les enfants d’Israël sont éduqués aux valeurs sacrées. Et, vous envisagez, en la matière, deux possibilités. Comme l’enseignent nos Sages, “ on n’écarte pas la pratique d’une Mitsva qui se présente ”(2) et, “ lorsqu’une Mitsva arrive à ta portée, ne la fais pas attendre ”(3). Il est donc judicieux d’accepter la proposition qui vous est faite dans la ville sainte de Jérusalem, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Ainsi, il y aura des fruits immédiats de votre investissement, ces fruits étant les Mitsvot(4).

Toute bonne action doit être exécutée avec empressement et, comme on l’a dit, il faut pas la faire attendre. Combien plus est-ce le dans le cas dans domaine de l’éducation pure. A fortiori est-ce le cas dans le domaine de l’éducation pure. Si l’on n’insère pas immédiatement l’élève dans un cadre qui lui qui convient, on sait qu’il sera en danger, du fait des vents inhabituels qui soufflent à l’extérieur. Vous devez comprendre ce que je veux dire. Je vous adresse ma bénédiction pour qu’à l’avenir, vous ne connaissiez plus la douleur et la peine, ce qu’à Dieu ne plaise. En bonne santé et dans l’enthousiasme, vous agirez pour diffuser la Torah et la Tradition, en ajoutant, en avançant et en éclairant. Avec ma bénédiction pour me donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav H.Samuel, de la ville sainte de Jérusalem, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. (2) Dans le traité Pessa’him 64b. (3) Selon le Me’hilta, cité par le commentaire de Rachi sur le verset Bo 12, 17. (4) Selon le traité Sotta 46a.

Lettre n°8962

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8962, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[24 Adar Chéni 5725]

Il serait bon(1) d’opter pour le domaine de l’éducation(2). Il s’agit, en effet, d’une activité positive et sacrée, qui consiste à former les enfants d’Israël. De chaque Juif, il est dit : “ Vous êtes des enfants pour l’Eternel votre Dieu ”. Bien plus, selon le dicton du Baal Chem Tov(3), l’amour de Dieu pour chaque Juif est infiniment plus fort que celui de parents âgés pour leur fils unique, né en leur âge avancé.

Notes

(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 22, à la page 366. (2) Le destinataire de la présente demandait au Rabbi quelle activité il devait adopter. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°8874.

Lettre n°8963

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8963, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Nissan 5725,

Brooklyn,

A madame ‘Hassya(1),

Je vous bénis et vous salue,

Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 29 Adar Chéni, avec ce qui y était joint. Vous m’écrivez que Dieu vous est venu en aide et qu’Il a exaucé positivement le souhait de votre cœur, celui de faire don de votre maison à l’association ‘Habad, dans le but d’en faire un lieu de prière et d’étude de la Torah(2). Assurément, il y aura un bon début à ce projet lorsque vous-même, de votre vivant, en profiterez. Ainsi, vous connaîtrez la satisfaction de prendre part, avec votre mari, aux prières qui seront dites dans cette maison. On connaît le dicton de mon beau-père(3), le Rabbi, chef d’Israël, à propos de la phrase : “ Tu verras le monde futur de ton vivant ”, selon lequel on doit partager ce que l’on possède, de son vivant, entre la Tsedaka, la Torah et les Mitsvot. C’est précisément de cette façon que l’on obtient une longue vie et de bonnes années.

Il a été enseigné, à différentes reprises, que, lorsque l’on prend une ferme décision, Dieu accorde Son aide, en sorte que l’on puisse la mettre en pratique avec beaucoup moins de difficulté que ce que l’on imaginait. Et, on le fait en bonne santé, avec un bon moral et un bonheur véritable. Nous sommes dans le mois de Nissan, celui de la délivrance, de la libération de toutes les embûches que l’on peut rencontrer sur son chemin, quand on désire que sa bonne résolution soit suivie d’effet, de la manière la plus large. Avec ma bénédiction pour me donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit, de même que pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Notes

(1) Madame H. Goldenberg, de Natanya. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8981. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°7880.

Lettre n°8964

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8964, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Nissan 5725,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 25 Adar Chéni, dans laquelle vous me parlez de votre anniversaire(1). A n’en pas douter, vous intensifiez, à cette occasion, ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, conformément à l’Injonction de notre sainte Torah, Torah de vie(2), selon laquelle on connaît l’élévation dans le domaine de la Sainteté. Outre l’aspect essentiel, l’accomplissement d’un Précepte de Dieu, c’est, par ailleurs, le canal et le réceptacle par lesquels on reçoit les bénédictions de Dieu en tous ses besoins.

Puisse donc Dieu faire que l’année qui vient, pour le bien, soit une année de réussite, à la fois matériellement et spirituellement. Vous me donnerez de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

N. B. : Vous faites allusion à votre solitude et j’en suis très surpris, car vous connaissez sûrement le dicton de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël(3), selon lequel : “ grâce à la ‘Hassidout, on n’est plus tout seul ”. La ‘Hassidout a véritablement supprimé la solitude. Or, s’il en est ainsi dans la relation entre le Rabbi et un ‘Hassid, comme l’explique longuement ce texte, combien plus doit-il en être ainsi avec les personnes de son entourage et, a fortiori, entre Dieu et les enfants d’Israël. On peut le comprendre, en particulier, d’après ce que dit notre Torah, Torah de vie, de la divine Providence, qui porte sur le moindre détail de l’existence. Or, Sa Providence, Sa bénédiction, le bien qu’Il envoie ne font qu’un, puisque tous ces éléments prennent leur source dans Son Unité véritable.

On comprend ce qui découle d’une telle constatation, pour l’action comme pour le sentiment, pour la conception de la vie. Chacun, chacune se trouve dans un monde, constitué de créatures appartenant à toutes les catégories, des humains, des animaux, des végétaux, des minéraux sur lesquels on exerce une influence et dont on reçoit également l’influence, comme c’est le cas pour tout ce qui se trouve dans le monde, même s’il est clair que ces influences ne sont nullement comparables. Il en résulte que tous possèdent effectivement un contenu, au moins de manière potentielle, qu’il dépend donc de chacun de le mettre à profit. Sur le principe, il en est ainsi pour chaque Juif, qui doit être l’associé de Dieu dans la création, selon les termes qui viennent d’être définis.

Pour ce qui vous concerne personnellement, ma surprise est d’autant plus grande que la divine Providence vous a accordé le mérite d’agir dans le domaine de l’éducation des enfants d’Israël, des fils de Dieu, des enfants juifs. Chaque action positive que vous accomplissez pour eux, chaque influence que vous exercez sur eux instaurent une proximité éternelle entre vous(4), un lien moral, saint, bon et utile, y compris ici-bas. En tous ces domaines, la distance n’introduit aucune rupture et il est même impossible qu’elle le fasse. C’est en ce sens que l’on peut parler d’éternité. En d’autres termes, pendant que vous vous trouvez dans votre chambre et que vous éprouvez un sentiment de solitude, l’un de vos élèves et de ceux qui reçoivent votre influence, révise sa leçon, d’après ce que vous lui avez enseigné ou bien récite une bénédiction telle que vous la lui avez apprise. Et, ceci insuffle la vitalité et la lumière à la relation qui vous lie. Il est inconcevable que votre âme divine n’en reçoive rien, car ceci émane de l’essence de vous-même. Or, la dimension profonde et essentielle de l’homme est bien son âme divine. En réalité, c’est même elle qui vivifie l’âme animale.

J’ai conscience que tous ne ressentent pas ce qui vient d’être dit, car nos yeux de chair ne le voient pas et la main ne peut le toucher, mais cela ne change rien à la réalité des faits. De ce fait, une réflexion sommaire doit suffire pour ouvrir l’intellect de l’homme et son âme animale, afin de l’influencer dans cette direction. En effet, un homme connaît des fluctuations et, en certaines périodes, il est donc nécessaire de l’encourager, de l’inviter à un ajout, de manière spécifique. En pareil cas, le meilleur moyen est de rencontrer l’un de vos élèves ou de ceux qui reçoivent votre influence, ou encore de parler d’eux et des cours que vous leur donnez avec quelqu’un. Dès lors, la voix met en éveil la ferveur et la parole permet une révélation accrue(5).

Il est courant et même naturel, chez les hommes, de réagir d’une manière que nos Sages décrivent(6) de la façon suivante : “ Il lui a demandé de lui restituer du blé et l’autre a reconnu lui devoir de l’orge ”. Je veux dire que l’on échange la raison véritable contre une autre. En l’occurrence, il semble que votre situation s’explique par le fait que vous n’êtes pas encore fiancée. Je vous charge donc, par la présente, de dire à chacun de vos frères, en mon nom, qu’il est très surprenant et même douloureux de constater qu’ils ne sont pas occupés de cela comme il l’aurait fallu. Car, la bénédiction de Dieu se révèle en ce domaine de la manière qui est décrite par le verset : “ Et, l’Eternel ton Dieu te bénira en tout ce que tu feras ”(7). Une telle action doit emprunter les voies de la nature et être adaptée, c’est bien évident. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit, au plus vite. Et, que Dieu vous accorde le succès

Notes

(1) Cette lettre est adressée à une jeune fille. Voir le Likouteï Si’hot, tome 22, à la page 380 et tome 33, à la page 290. (2) Dans le traité Bera’hot 28a. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°6155. (4) Voir le Tanya, au chapitre 25, à la page 32a. (5) Selon le Chneï Lou’hot Ha Berit, à la page 82b et le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, partie Ora’h ‘Haïm, chapitre 61, au paragraphe 5. (6) Dans le traité Baba Kama 35b. (7) Il est donc nécessaire de “ faire ” pour révéler la bénédiction de Dieu.

Lettre n°8965

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8965, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Nissan 5725,

Brooklyn,

Aux fils et filles d’Israël, partout où ils se trouvent,

que Dieu vous accorde longue vie(1),

Je vous salue et vous bénis,

Dieu a fixé(2) que la sortie d’Egypte intervienne en le mois du printemps(3) et la Torah demande que l’on accorde une importance particulière au fait que Pessa’h soit toujours dans ce mois du printemps(4) : “ Garde le mois du printemps et tu feras Pessa’h pour l’Eternel ton Dieu, car c’est dans le mois du printemps que l’Eternel ton Dieu t’a fait sortir d’Egypte, pendant la nuit ”(3).

Pour que Pessa’h soit toujours en le mois du printemps, sachant que notre calendrier est lunaire et que son cycle annuel présente une différence d’environ onze jours, avec le calendrier solaire, en fonction duquel sont fixées les saisons, nous introduisons un mois supplémentaire complet, celui d’Adar, tous les deux ou trois ans, comme c’est le cas cette année. De la sorte, sont mis en correspondance les cycles lunaire et solaire et c’est ainsi que Pessa’h est toujours au printemps. Par la suite, tous les mois et toutes les fêtes de l’année sont fixés et célébrés en la période qui convient.

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Nos Sages expliquent(5) pour quelle raison la sortie d’Egypte intervint pendant le mois du printemps. Il y eut là un bienfait de Dieu que libéra les enfants d’Israël en la meilleure période de l’année. Comme c’est le cas pour chaque idée de la Torah, on peut découvrir ici de nombreux enseignements, des allusions et des explications, pour la communauté comme pour l’individu. L’un des points que je voudrais mentionner ici(6) sera clarifié si l’on médite à la situation dans laquelle se passa la sortie d’Egypte.

Pendant des siècles, les enfants d’Israël avaient été les esclaves d’un peuple qui dominait tous ses voisins(7), non seulement par la puissance physique de “ ses chars et ses cavaliers ”, mais aussi par son formidable développement(8) dans tous les domaines de la connaissance, tout ce que l’on désigne couramment par les termes de “ culture ” et de “ civilisation ”. La culture et la civilisation de l’Egypte étaient basées sur les forces et les événements naturels, en particulier sur le Nil(9). En Egypte, il ne pleuvait pratiquement pas(10), mais les découvertes des hommes(11) avaient mis au point un système d’irrigation, qui avait transformé le pays en un jardin fertile, encerclé par le désert. De cette situation, résulta une culture basée sur un double culte et divinisant les forces de la nature, d’une part, la puissance de l’homme parvenu à maîtriser les phénomènes naturels, d’autre part. Il fut donc aisé d’aboutir ensuite à la divinisation du Pharaon(12), qui matérialisait l’idéal égyptien de l’homme “ génial ”.

Un tel système définissait le monde comme un simple agencement de forces naturelles, parmi lesquelles figurait aussi celle de l’homme. A ceci s’ajoutait la philosophie basée sur le principe : “ C’est ma force et la puissance de ma main(13) qui m’a permis d’obtenir tout cela ”(3), ma(3) force, ma(3) main. Il en résulta la chute spirituelle et morale la plus vertigineuse(14), qui justifia également l’esclavage éhonté et la persécution des hommes et des peuples faibles.

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Les idéaux et les croyances de l’Egypte atteignaient leur apogée(15) pendant la période de l’année en laquelle se renouvellent les forces naturelles, c’est-à-dire durant le mois du printemps, celui de l’astre du bélier. L’agneau était donc l’un des grands symboles de l’idolâtrie égyptienne.

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C’est alors que vint Moché, qui annonça la bonne nouvelle : “ Souvenir, Je Me suis souvenu ”. Le moment choisi par le Dieu d’Avraham, d’Its’hak et de Yaakov pour sauver les enfants d’Israël des mains du Pharaon et de l’exil d’Egypte était enfin arrivé. Les enfants d’Israël se trouvaient sous la domination du Pharaon depuis deux cent dix ans déjà. Quelques d’entre eux(16) s’étaient même d’ores et déjà embourbés dans la culture égyptienne. On ne pouvait attendre aucune aide de la part des peuples voisins. Jusqu’alors, aucun esclave n’avait jamais pu s’enfuir d’Egypte(17). D’un point de vue naturel, il n’y avait aucune possibilité que tout le peuple d’Israël puisse quitter l’Egypte. Or, Moché notre maître leur annonçait, avec certitude, que le moment de la délivrance était venu. Néanmoins, pour cela, il fallait encore mettre en pratique les termes du verset(18) : “ Tirez et prenez pour vous du petit bétail, faites la Che’hita du Pessa’h ”(3).

“ Tirez ”(3), retirez-vous de l’idolâtrie de ce pays et “ prenez pour vous ”(3) un agneau(19), que les Egyptiens ont divinisé, faites-en un sacrifice de Pessa’h pour Dieu. Car, il n’est pas suffisant de nier l’idolâtrie égyptienne en son cœur, ni même chez soi, à la maison, en se cachant, discrètement. Il faut, bien au contraire, le faire d’une manière affirmée(20), sans crainte, avec toutes les particularités qu’eut le sacrifice de Pessa’h en Egypte. En pareil cas, Moché notre maître, au nom de Dieu, donne l’assurance, non seulement que l’on sera libéré de l’Egypte, mais aussi que le Pharaon lui-même ordonnera le renvoi de ce pays. La délivrance n’intervint pas lorsque les forces de la nature sont affaiblies et diminuées, mais, bien au contraire, dans le mois du printemps(3) et même en plein milieu de cette période, lorsque la nature se révèle dans toute sa puissance.

Ceci permet d’établir qu’il n’y a pas deux mondes hermétiquement séparés, celui de la nature, des forces naturelles, d’un part, un monde “ surnaturel ”, d’autre part, avec tantôt l’un, tantôt l’autre qui domine. Il n’y a qu’un Dieu unique, Maître absolu du monde entier et Qui le rend unique. Cette prise de conscience se manifesta de la façon la plus forte lors du don de la Torah, qui fut le point culminant de la sortie d’Egypte(21) et fut introduit par les mots : “ Je suis l’Eternel ton Dieu Qui t’ai fait sortir du pays de l’Egypte, de la maison de la servitude, tu n’auras pas d’autres dieux ”(3).

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Comme en Egypte, à l’époque, il y a également, de nos jours, des personnes qui bâtissent leur existence sur la divinisation de ce que l’on appelle les forces naturelles et sur la proclamation selon laquelle il n’y a là que “ ma force et la puissance de ma main ”, celle de l’homme. Quelques uns ont trouvé une “ solution ” et, chez eux, dans leur foyer, ils aménagent une place pour Dieu. Dans leurs affaires courantes, en revanche, ils sont “ comme les autres ”, ainsi qu’il est dit(22) : “ soyons comme les nations ”. Bien plus, ils sont encore plus “ non juifs ” que les autres. C’est la raison pour laquelle la fête de Pessa’h vient rappeler, encore une fois : “ Souvenir, Je Me suis souvenu ” et vous n’avez donc pas le choix(23). Dieu vous rappelle que vous devez “ tirer ”(3), rejeter l’idolâtrie du pays, quelle que soit la forme qu’elle prend, au quotidien, sans crainte, avec fierté. Et, “ prenez pour vous ”(3), vous-même et tout ce que vous possédez, afin de retourner vers vous-mêmes, vers le “ moi ” juif véritable et éternel(24).

Il faut, en outre, accomplir tout cela pendant le mois du printemps, sans être affecté par ceux qui désirent abuser, mettant en avant un monde obscur dans lequel se trouve un homme qui revendique : “ ma force et la puissance de ma main ” et proclamant : “ voici ton dieu ”, dont tu es l’esclave, de sorte qu’il n’y a plus de place pour Dieu. Bien au contraire, c’est dans le mois du printemps(25) que l’Eternel ton Dieu t’a fait quitter l’Egypte(26). Toutes les merveilles que l’on observe dans le monde doivent conduire à percevoir encore plus clairement la vérité. Selon la formulation de nos Sages(27), “ Eternel, notre Dieu, Roi du monde, Qui(3) a fait que rien n’y manque ”.

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Que Dieu accorde l’aide et la réussite pour que Pessa’h, temps de notre liberté(3), apporte à chacun et à chacune, au sein de tout Israël, une libération véritable de tous les obstacles et de toutes les limites, de sorte que l’on puisse servir Dieu d’un cœur entier. Et, que la délivrance individuelle conduise à celle de tout Israël, à la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Voir la Haggadah de Pessa’h avec les commentaires du Rabbi, tome2, à la page 605 de l’édition de 5751 (1991). (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Midrash Chemot Rabba, au chapitre 15, paragraphe 11, qui dit : ‘Ce mois-ci… lorsque Dieu élut Yaakov et ses fils, Il fixa…’ et le Or Ha Torah, du Tséma’h Tsédek, sur ce verset, à la page 264 ”. (3) Le Rabbi souligne les mots : “ mois du printemps ”, : “ Garde le mois du printemps et tu feras Pessa’h pour l’Eternel ton Dieu, car c’est dans le mois du printemps que l’Eternel ton Dieu t’a fait sortir d’Egypte, pendant la nuit ”, “ C’est ma force et la puissance de ma main qui m’a permis d’obtenir tout cela ”, “ ma ”, “ ma ”, “ Tirez et prenez pour vous du petit bétail, faites la Che’hita du Pessa’h ”, “ tirez ”, “ prenez pour vous ”, “ le mois du printemps ”, “ Je suis l’Eternel ton Dieu Qui t’ai fait sortir du pays de l’Egypte, de la maison de la servitude, tu n’auras pas d’autres dieux ”, “ tirer ”, “ prenez pour vous ” et “ temps de notre liberté ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Devarim 16, 1. Selon le Ramban, la première racine du Séfer Ha Mitsvot du Rambam et le Baal Hala’hot, il s’agit d’une Injonction de la Torah, consistant à ajouter pour cela un second mois d’Adar, comme on le déduit du verset : ‘Et, tu respecteras ce Décret’. On verra le Séfer Ha Mitsvot, à la fin de l’Injonction n°153, qui dit : ‘On y trouve une allusion… il est dit : Garde… ceci veut dire’, de même que le Yad Ha ‘Hazaka, lois de la sanctification du nouveau mois, au début des chapitre 1 et 4 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Dans le Me’hilta sur le verset Chemot 13, 4, cité par le commentaire de Rachi, à cette référence ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le commentaire du Ramban sur le verset Bo 12, 3, le Tseror Ha Mor sur le verset Bo 12, 1 et le Zohar, tome 3, à la page 251a ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le Me’hilta, commentant le verset Bechala’h 15, 5, qui dit : ‘Le Pharaon dominait d’une extrémité du monde à l’autre’. Voir le Zohar, tome 2, à la page 6a ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Zohar, tome 1, à la page 125a ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Yé’hezkel 29, 3 ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le commentaire de Rachi sur les versets Vaygach 47, 10 et Devarim 11, 10 ”. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le commentaire de Rachi, au début de la Parchat Mikets ”. (12) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le Midrash Chemot Rabba, chapitre 8, au paragraphe 2 et le Midrash Tan’houma, à cette référence ”. (13) Le Rabbi note, en bas de page : “ Devarim 8, 17. Voir le Séfer Mitsvot Guedolot, Interdit n°64 : ‘Je suis apparu en rêve… tu as oublié l’essentiel… j’ai médité… et voici qu’il s’agissait d’un grand secret…’ ”. (14) Le Rabbi note, en bas de page : “ Vaykra 18, 3. Voir le Torat Cohanim, à cette référence, cité par le commentaire de Rachi, de même que le Midrash Kohélet Rabba, à propos du verset : ‘la terre se maintient toujours’, qui compare l’Egypte à la nudité de l’homme ”. (15) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Ramban et le Tseror Ha Mor, à la même référence ”. (16) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le Midrash Chemot Rabba, chapitre 14, au paragraphe 3. Voir le Tanya, au chapitre 31 ”. (17) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le Me’hilta sur le verset Yethro 18, 11 ”. (18) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le Midrash Chemot Rabba, chapitre 16, au paragraphe 2, qui dit : ‘tant que… tirez… car de la sorte…’ ”. (19) Le Rabbi note, en bas de page : “ Précisément ‘selon vos familles’, tout comme Moché avait précisé : ‘avec nos fils et avec nos filles’, avec les quatre fils et les quatre filles, depuis le sage jusqu’à celui qui ne sait pas poser de question ”. (20) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, au début du chapitre 430 ”. (21) Le Rabbi note, en bas de page : “ Comme le dit le verset Chemot 3, 12 : ‘Lorsque tu feras sortir le peuple d’Egypte, vous servirez Dieu’. Voir le Zohar ‘Hadach, au début de la Parchat Yethro, qui dit : ‘Chaque jour, une voix émane…’. On consultera aussi le Tanya au chapitre 31 ”. Le Rabbi souligne ici le mot : “ Chaque ”. (22) Le Rabbi note, en bas de page : “ Yé’hezkel 20, 32 ”.

(23) Le Rabbi note, en bas de page : “ Yé’hezkel 20, 32. Midrash Tan’houma, Nitsavim, chapitre 3, commenté par le Kountrass Ou Mayan, discours 11, au chapitre 3 ”. (24) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Midrash Chemot Rabba, chapitre 15, au paragraphe 23, qui dit : ‘pour vous : c’est à ce propos qu’il est dit : à toi seul et à aucun étranger avec toi’ ”. (25) Le Rabbi note, en bas de page : “ On consultera le Likouteï Torah, Bamidbar, à la page 3a et la fin du discours ‘hassidique intitulé : ‘Ce mois’, de mon beau-père, le Rabbi, dans le Séfer Ha Maamarim 5700 ”. (26) Le Rabbi note, en bas de page : “ La sortie d’Egypte fut pendant la nuit et, de même, on ne doit pas s’affecter si, à l’heure actuelle, certains se trouvent dans la nuit et ne reconnaissent pas la vérité. En effet, le verset Ichaya 60, 2 dit : ‘la pénombre recouvre la terre et l’obscurité les peuples, mais l’Eternel t’éclaire et Son honneur se révèle à toi’ ”. (27) Il s’agit de la bénédiction des arbres, qui est récitée au printemps. Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Bera’hot 43b. Selon plusieurs des derniers Décisionnaires, sur le Ora’h ‘Haïm, au chapitre 226, on ne dit pas nécessairement cette bénédiction en Nissan. Pour d’autres, par contre, par exemple, le Sdeï ‘Hémed, recueil de lois, à l’article “ bénédictions ”, au début du chapitre 2, il faut impérativement la dire en Nissan. L’Admour Hazaken, dans son premier tableau des bénédictions, dit qu’après le 30, on récite cette bénédiction sans mentionner le Nom de Dieu et Sa Royauté, ce qui veut bien dire qu’elle n’est pas récitée uniquement en Nissan. En revanche, dans l’ordre des bénédictions de son Siddour, chapitre 13, au paragraphe 14, il ne reprend pas cette affirmation. On peut expliquer, quoique ce soit difficile à admettre, qu’il souligne ainsi la nécessité de ne dire qu’une seule fois cette bénédiction. Toutefois, on pourra encore se demander pourquoi il n’explique pas l’expression du Choul’han Arou’h, ‘en les jours de Nissan’, c’est-à-dire pas uniquement pendant ce mois, tout comme il apporte des précisions sur différents autres points concernant les bénédictions. Néanmoins, on peut dire qu’il ne reprend pas cette affirmation parce que sa position, en dernière instance, est qu’il ne faut pas dire cette bénédiction en dehors de Nissan. On ne comprend cependant pas pourquoi il est dit : ‘après le 30’, mais ce point ne sera pas développé ici ”.

Lettre n°8966

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8966, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Nissan 5725,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu(1) vos lettres et je vous remercie beaucoup pour vos bénédictions(2). Pour ce qui est du Likouteï Torah(3), il est bon, effectivement, de l’étudier dans l’ordre. De la sorte, on peut espérer y parvenir, au final, ce qui n’est pas le cas, en revanche, quand on laisse se constituer “ une vieille dette ”(4).

Notes

(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 24, à la page 365. (2) A l’occasion de l’anniversaire du Rabbi, le 11 Nissan. (3) En 5725, le Rabbi avait demandé que l’on étudie le Likouteï Torah sur la Paracha de chaque semaine. Le destinataire de la présente demandait donc au Rabbi ce qu’il y avait lieu de faire quand on ne parvenait pas à en étudier l’intégralité au cours de la semaine. Fallait-il passer à la semaine suivante et compléter ce qui avait manqué par la suite ou bien en continuer l’étude dans l’ordre ? (4) Par les parties qui n’ont pas été étudiées, semaine après semaine.

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