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Iguerot Kodesh — lettres 886 à 905

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°886

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°886, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Chevat 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du dimanche de la Parchat Bo, par laquelle vous m’apprenez que vous avez trouvé un nouvel appartement.

Vous l’inaugurerez en y étudiant la Torah, c’est-à-dire que, dans l’une des pièces, vous l’enseignerez à quelques élèves. Et, au moins pour vous-même, vous apprendrez l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi.

Vous transmettrez à votre épouse ma surprise de constater que tout cela la rend triste. Elle est la fille d’un ‘Hassid, l’épouse d’un ‘Hassid et possède, par elle-même, une perception et des sentiments ‘hassidiques. Pourquoi donc est-elle triste ?

Qu’elle se réjouisse de tout le bien que Dieu lui a accordé jusqu'à maintenant. La joie brise les limites et comblera ce qui manque encore. Je vous remercie de bien vouloir me confirmer qu’elle adopte effectivement cette attitude.

Avec ma bénédiction de Mazal Tov et pour connaître la réussite dans votre nouvel appartement,

Mena’hem Schneerson,

Lettre n°887

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°887, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Chevat 5711,

Brooklyn,

A la direction de l’union des ‘Hassidim ‘Habad en Terre Sainte,

Je vous salue et vous bénis,

Je sais à quel point notre chef, mon beau-père, le Rabbi, appréciait l’action fidèle du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples accomplissements, Rav Zalman Touvya(1), lorsqu'il était soumis au danger et à l’étroitesse(2).

Vous n’avez sans doute nul besoin de mon avis, en la matière et vous comprenez qu’il faut lui venir en aide, de façon générale et, maintenant en particulier, pour son installation.

Néanmoins, nos Sages disent que l’on conseille l’empressement à ceux qui possèdent, par nature, cette qualité. Je voudrais donc vous rappeler et vous demander de le faire. Vous en trouverez sans doute les moyens, sans qu’il n’en résulte un manque dans un autre domaine.

Je vous en remercie d’avance, vous adresse ma bénédiction et mon salut, à toute votre communauté,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Z.T. Abelski. (2) A la fin de la guerre mondiale, dans l’aide qu’il apporta aux réfugiés.

Lettre n°888

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°888, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Veille du saint Chabbat

5 Chevat 5711,

Brooklyn,

A la septième conférence annuelle du

comité pour la protection et le développement

de la bonne éducation,

qui dépend du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h,

Je vous salue et vous bénis,

La divine Providence a fait que vous preniez part à l’œuvre fondamentale et importante du comité pour la promotion de l’éducation et, en particulier, à l’heure d’étude religieuse. De la sorte, pour reprendre l’expression de mon beau-père, le Rabbi, vous avez délivré et vous délivrez encore des milliers d’enfants d’une méconnaissance totale du Judaïsme. Grâce à l’influence positive que vous exercez ainsi, des centaines d’enfants, petits garçons et petites filles, ont pu recevoir une bonne éducation.

Vos accomplissements, en la matière, sont la plus importante Tsédaka spirituelle qui puisse être accordée à ceux qui sont pauvres par leurs connaissances. Elle permet, à proprement parler, de leur sauver la vie. Rien ne peut égaler pareille Mitsva qui, du reste, ne peut être accomplie par personne d’autre.

J’espère que vous vous renforcerez, dans toute la mesure de vos moyens, pour raffermir et élargir votre travail, augmenter le nombre d’enfants qui fréquentent l’heure d’étude religieuse et le nombre d’endroits où elle est instaurée, conformément à votre programme. Ainsi, un nombre encore plus considérable d’enfants éloignés de la pratique retrouveront leurs racines, la Torah et le Judaïsme.

J’espère aussi que les cercles les plus larges et le plus grand nombre de Juifs, hommes et femmes, prendront conscience de leur devoir et de leur mérite de soutenir votre action, par tous les moyens possibles.

Le mérite de sauver moralement ces enfants juifs vous permettra de recevoir les bénédictions célestes, avec les membres de votre famille et tous les vôtres, pour votre travail et tous vos besoins personnels, matériels et spirituels, selon l’assurance de notre maître, mon beau-père, le Rabbi.

Avec ma bénédiction pour une grande réussite,

M. Schneerson,

Lettre n°889

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°889, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Chevat 5711,

Brooklyn,

Au distingué jeune homme, ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Ye’hyel(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec plaisir, par votre lettre, que vous essayez de convaincre le jeune... d’étudier la ‘Hassidout. Sans doute ne vous contenterez pas d’influencer une ou deux personnes. Vous multiplierez le nombre de vos amis qui prennent part à cette étude. Vous leur soulignerez, en particulier, qu’il n’est pas d’autre moyen d’étudier la Torah en craignant Dieu. Dans le cas contraire, selon la mise en garde de nos Sages, au traité Chabbat 31a, il eut été préférable de ne pas tenter l’élévation.

Vous citez la décision hala’hique de l’Admour Hazaken, dans son Sidour, selon laquelle on doit s’interrompre, entre les Tefilin du bras et celles de la tête pour répondre au Bare’hou. Vous faites remarquer que ce n’est pas ce que dit son Choul’han Arou’h, au chapitre 25.

C’est effectivement l’un des points sur lequel le Sidour de l’Admour Hazaken diverge de son Choul’han Arou’h. En pareil cas, on adopte le dernier avis énoncé dans le temps, c'est-à-dire celui du Sidour. Toutes ces divergences ont été compilées dans le Pisskeï Hassidour, du Rav Naé, édité à Jérusalem en 5697(2).

La demande de bénédiction qui figure dans votre lettre sera lue près du tombeau

J’attends de vos bonnes nouvelles et il n’est de bon que la Torah et les Mitsvot.

Avec ma bénédiction,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Y.Ziskind. Voir, à son propos, la lettre n°837. (2) 1937.

Lettre n°890

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°890, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Chevat 5711,

Brooklyn,

A mon proche parent, le Rav, distingué ‘Hassid, qui craint Dieu, le Rav C.Z.(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du mardi de la Parchat Vaéra. Et, je viens de recevoir le courrier que vous avez chargé à votre ami de m’adresser. Après l’avoir examiné, je vous le restituerai, comme vous le demandez dans votre lettre.

La lettre traitant de la libération de l’Admour Hazaken(2) est également imprimée dans Beth Rabbi, mais elle y est reproduite à partir d’une copie dans laquelle des erreurs se sont glissées.

Je vous joins les commentaires sur la visite au tombeau du Juste, du grand Rav, Juste et ‘Hassid, Rabbi Hillel de Paritch. Par colis séparé, je vous ai fait adresser le Séfer Hamaamarim 5627(3), qui vient de paraître maintenant, d’après les instructions données par mon beau-père, le Rabbi, avant son décès.

Je discutais avec le Rav C.Levitin(4) des discours ‘hassidiques du Rabbi Rachab et celui-ci m’a fait remarquer que des discours ‘hassidiques qu’il a lui-même entendus(5) ne sont pas mentionnés dans l’index que j’ai rédigé. Ce sont les suivants :

Les discours de 5659(6) Lorsque ton fils te demandera, de la fête de Pessa’h, Et il y eut la nuée et l’obscurité de Chevii Chel Pessa’h, Louez Dieu et invoquez Son Nom, Une fois le monde avait besoin de pluie, Si ce n’était Mon alliance, jour et nuit, Celui qui se mutile la tête, tous ces discours ayant été dits entre Pessa’h et Chavouot, Elevez vos yeux vers le haut, Jérusalem, loue l’Eternel, Alors, la jeune fille se réjouira et dansera, prononcés le Chabbat qui précéda la naissance de ma belle-sœur, la Rabbanit ‘Hanna(7), Et Dieu bénit Avraham en tout, Alors, la jeune fille se réjouira et dansera, tous deux dits au jour de sa naissance.

Les discours de 5660(8), Ce mois-ci pour Parchat Ha’hodech, Elle apportera la guérison à ta chair pour Parchat Emor, Elle apportera la guérison à ta chair pour Lag Baomer, Grande est la Torah qui t’apporte la vie.

Le Rav Levitin m’a dit qu’à l’époque, vous vous trouviez vous-même à Loubavitch. Je voudrais donc vous demander si ces discours ont bien été dits à ces dates. Je vous remercie de me répondre, sur ce point. Peut-être vous souvenez-vous aussi d’autres discours ‘hassidiques du Rabbi Rachab, qui n’apparaissent dans l’index. Vous possédez sûrement cet index. Si ce n’est pas le cas, faites-le moi savoir et je vous l’adresserai.

Avec ma bénédiction et en saluant votre épouse, ma proche parente.

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Chnéor Zalman Bespalov. (2) Qu’il écrivit lui-même et dans laquelle il commente sa libération. (3) 1867, du Rabbi Maharach. (4) Le Rav Chmouel Levitin. Voir, à son propos, la lettre n°807. (5) Et qui figurent dans le Séfer Hamaamarim 5680. (6) 1899, du Rabbi Rachab. (7) Epouse du Rachag, le Rav Shmaryahou Gour Aryé. (8) 1900, du Rabbi Rachab.

Lettre n°891

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°891, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Chevat 5711,

Brooklyn,

Au Rav, ‘Hassid qui craint Dieu et

se consacre aux besoins communautaires,

le Rav David Nathan(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai lu avec stupeur, dans votre lettre, qu’il y a eu un incendie dans votre appartement. Je ne sais pas si vous possédez le Séfer Hamitsvot du Tséma’h Tsédek. Je reproduis donc ici un extrait, figurant à la page 228, d’une lettre du Tséma’h Tsédek, qui traite de ce sujet :

Voici ce que dit un manuscrit de mon grand-père(2) :

Lettre n°892

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°892, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Chevat 5711,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

ancien élève de la Yechiva, le Rav I.Z.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vos lettres du jeudi de la Parchat Vaéra et de la veille du Chabbat Bo.

Je vous remercie de m’avoir annoncé que madame... va mieux. Vous continuerez à m’annoncer des améliorations de son état, puis sa guérison complète.

J’ai appris avec satisfaction que l’on vous a invité à faire une conférence à Louisville et que vous vous y rendez effectivement. Vous saisirez sans doute cette occasion pour transmettre le message suivant. En Amérique, à l’heure actuelle, plus que jamais, il est impossible de conserver la santé morale, et donc la santé physique, sans une base religieuse solide. Combien plus est-ce le cas pour la jeunesse, qui doit encore découvrir sa voie dans la vie.

Il serait bon que vous rédigiez de telles conférences. Cela vous permettra de pouvoir les prononcer encore, par la suite et également de les mettre à la disposition d’autres intervenants.

Peut-être pouvez-vous introduire le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h dans la liste des institutions subventionnées par la fédération de votre ville. Monsieur Bubis(2) vous suivra sans doute, dans cette démarche. Selon le proverbe bien connu de mon beau-père, le Rabbi, un effort n’est jamais vain.

Avec ma bénédiction,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Its’hak Zalman Posner. Voir, à son propos, la lettre n°537. (2) David Bubis. Voir, à ce propos, la lettre n°809.

Lettre n°893

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°893, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Chevat 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 17 Tévet, que j’ai reçu avec du retard. J’ai envoyé, hier, par l’intermédiaire du grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Ben Tsion Chem Tov(1), un télégramme dont le texte était le suivant :

Je vous prie de transmettre ma bénédiction à... afin que tout se passe bien, soit aisé et qu’elle donne de bonnes nouvelles. Avec ma bénédiction

Lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, demain, au jour de sa Hilloula, je mentionnerai votre nom et celui de votre épouse pour la satisfaction de tous vos besoins. Le Juste qui quitte ce monde s’y trouve plus que de son vivant. Il accordera sûrement sa bénédiction et Dieu l’exaucera, matériellement et spirituellement, en particulier au jour de la Hilloula d’un Juste qui, évoquant ce sujet, écrivit(2) :

Hassidim et élèves de la Yechiva, vous tous qui adoptez les pratiques ‘hassidiques et la ‘Hassidout, tenez-vous tous prêts, vous, vos épouses, vos fils, vos filles, pour recevoir la bénédiction de Dieu, la vie, l’opulence matérielle, la satisfaction de vos enfants, que Dieu vous accordera et nous accordera.

Lettre n°894

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°894, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Chevat 5711,

Brooklyn,

Au Rav, ‘Hassid qui craint Dieu,

ancien élève de la Yechiva, le Rav I.(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre demande de bénédiction et, sans en faire le voeu, je la lirai demain, au jour de la Hilloula, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.

Le Juste qui quitte ce monde s’y trouve plus que de son vivant. Il accordera sûrement sa bénédiction et Dieu l’exaucera, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

*

*

*

Vous m’interrogez sur votre installation(2). Vos proches en Terre Sainte pensent que celle-ci serait relativement aisée dans ce pays. Mon beau-père, le Rabbi avait déjà donné son accord pour que vous vous y rendiez. Puisse donc Dieu faire que cela soit en un moment bon et fructueux, aisément et de manière positive.

Avec ma bénédiction pour une bonne installation, physique et morale, très prochainement.

*

*

*

Rabbi Avraham(3), il faut faire revenir le Rabbi. La situation actuelle est trop difficile, aussi bien pour moi que pour vous. Et qui en profite ?

Avec ma bénédiction pour que vous puissiez m’annoncer prochainement de bonnes nouvelles.

Notes

(1) Cette lettre collective-personnelle fut adressée à plusieurs personnes. Voir, à ce propos, la lettre n°481. (2) Ce paragraphe fut ajouté à la lettre adressée au Rav David Bravman, auparavant responsable des publications, en Europe, pour le compte des éditions Kehot. Voir, à son propos, la lettre n°830. (3) Le Rav A.Pariz. Voir, à son propos, la lettre n°615.

Lettre n°895

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°895, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Chevat 5711,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

responsable communautaire aux multiples

accomplissements et d’une grande générosité,

le Rav Avraham Dov Ber(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre télégramme et je vous remercie des bons souhaits(2) que vous y exprimez.

J’ai été particulièrement touché par vos voeux pour que les institutions fondées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, de même que tout Israël, continuent à fonctionner de manière fructueuse.

Bien évidemment, pour que ce fonctionnement soit possible de la manière qui convient, nous avons besoin de la collaboration de ceux qui sont capables d’exercer une influence positive sur les cercles juifs les plus larges. C’est en particulier le cas pour les ‘Hassidim qui ont eu le mérite de prendre une part directe à cette œuvre, auxquels mon beau-père, le Rabbi, a montré la voie, leur permettant d’assumer la responsabilité morale et la mission qui leur sont confiées.

J’ai donc bon espoir que vous continuerez à apporter votre collaboration par des actions concrètes, afin que chacun d’entre nous et nous tous ensemble puissions assumer encore à l’avenir la mission que mon beau-père, le Rabbi, nous a confiée, celle qui consiste à renforcer le Judaïsme, à diffuser la Torah, en général et la ‘Hassidout, en particulier.

Avec ma bénédiction, pour vous-même et pour tous les membres de votre famille, afin que vous connaissiez le bien matériel et spirituel.

Notes

(1)

Le Rav A.D. B. Kremer. Voir, à son propos, la lettre n°270. (2)

A l’occasion de l’accord, exprimé par le Rabbi, le 10 Chevat, de prendre la succession de son beau-père et de diriger les ‘Hassidim.

Lettre n°896

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°896, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Chevat 5711,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav C.Z.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vos lettres du 15 Tévet, du 24 Tévet et du 12 Chevat.

Concernant la Chemitta(2), les informations qui nous parviennent ici nous permettent de penser que les Kibboutsim orthodoxes de Terre Sainte n’adopteront pas les avis les plus permissifs et la respecteront comme il convient.

Je suis surpris que vous n’évoquiez pas les pluies qui tombent enfin. Ont-elles entièrement sauvé les cultures ou non ? Dans votre prochaine lettre, vous m’annoncerez sûrement de bonnes nouvelles, dans ce domaine et dans d’autres encore.

On vous a demandé s’il fallait abroger l’usage consistant à repousser une circoncision jusqu’au moment de Min’ha afin qu’un plus grand nombre de personnes y assiste.

Il est dit que ceux qui sont diligents accomplissent les Mitsvot au plus vite et ce principe en repousse un autre, celui qui établit que “ l’honneur du roi implique une foule nombreuse ”, comme l’établit le traité Roch Hachana 32b. Néanmoins, une exception peut être faite pour la circoncision, car celle-ci doit être joyeuse, puisque c’est de cette manière que l’on s’est engagé à la pratiquer, selon le traité Chabbat 130a.

Vous consulterez les traités Meguila 16b, Ketouvot 8a et surtout le traité Nidda 31b, qui dit : “ Tous se réjouissent de la pratiquer ”. Ceci suspend donc le principe de la diligence, impliquant de pratiquer la Mitsva au plus vite. Aussi, lorsque le 9 Av est repoussé(3), on retarde la circoncision jusqu’à après Min’ha(4), selon le Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, fin du chapitre 559. Il n’en est pas de même lorsque le jeûne du 9 Av est en son temps, car la différence est alors peu importante(5), pour ce qui concerne la joie.

Le Sdeï ‘Hémed, recueil de principes, septième partie, troisième principe, citant le Birkeï Yossef, Ora’h ‘Haïm, paragraphe 1, le ‘Hayé Adam, principe 68, le Reéh ‘Haïm, à la Parchat Le’h Le’ha, le Lev ‘Haïm, tome 2, chapitre 127, dit que l’on ne doit pas retarder le rachat du premier né, pour cette raison. Et, il précise, comme une évidence, qu’il en est de même pour la circoncision.

A mon humble avis, une différence existe, cependant, comme je le disais auparavant. Et l’on ne peut considérer qu’il est encore plus important de pratiquer la circoncision au plus tôt, à cause du caractère répugnant du prépuce. Du reste, s’il en était ainsi, il faudrait appliquer ce principe également le 9 Av. En effet, il y a bien une différence, dans ce cas, puisque la Torah a précisé “ le huitième jour ”, sans introduire aucune distinction à l’intérieur de ce jour.

De plus, selon ce raisonnement, une circoncision qui a été retardée devrait être pratiquée encore plus tôt, en plus de la nécessité de faire preuve de diligence, qu’évoque le Sdeï ‘Hémed. Il faudrait en conclure que la règle, précédemment énoncée, à propos de la circoncision pratiquée le 9 Av, s’applique seulement à celle qui est faite en son temps, ce qui n’est dit nulle part. Il faut en comprendre la raison, mais cette analyse ne sera pas faite ici.

Concrètement, on peut vérifier que l’intensité de la joie dépend du nombre des présents. Parfois même, l’absence de certaines personnes provoque la tristesse.

Bien plus, en l’occurrence, est organisée, à cette occasion, une réunion des ‘Hassidim, au cours de laquelle sont commentées la Torah, les Mitsvot et la ‘Hassidout. Au bout du compte, “ l’Eternel, notre Dieu nous a ordonné de mettre en pratique tous ces Préceptes afin de Le craindre ”.

En tout état de cause, ces raisons sont suffisantes pour établir, à mon avis, qu’il n’y a pas lieu de contraindre ceux qui adoptent une telle pratique de modifier leur comportement.

Pour ce qui est de la répartition des traités du Talmud et de la Michna, l’Admour Hazaken s’efforça de l’instituer, comme le dit la fin d’Igueret Hakodech et le Rabbi Maharach écrit que chacun doit étudier au moins un traité talmudique par an(6). S’il n’est pas possible d’obtenir ces deux répartitions à la fois, la première est donc prioritaire.

J’ai apprécié votre remarque selon laquelle il faut cumuler la force et la paix, lorsque l’on conclut la Michna. De fait, nos Sages disent, au traité Sanhédrin 100b, que le Saint béni soit-Il apporte la force et la puissance afin que l’on puisse recevoir Sa bénédiction. C’est la raison pour laquelle le verset(7) parle d’abord de puissance, puis constate que “ Il bénit Son peuple par la paix ”.

Lors d’une réunion ‘hassidique qui a eu lieu ici(8), a été expliquée la formulation “ Il n’a trouvé que ”(9). Celle-ci, en effet, aurait pu être plus courte, “ seulement la paix ”. Bien plus, comment parler de “ réceptacle contenant la bénédiction ”, alors que celle-ci transcende toutes les limites ? En fait, une question permet de répondre à l’autre et vous en avez sûrement le compte rendu(10). Ce point ne sera donc pas développé ici.

Avec ma bénédiction et en saluant toute votre communauté,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1)

Le Rav Chnéor Zalman Garélik, Rav de Kfar ‘Habad. Voir, à son propos, les lettres n°630 et 696. (2)

L’année chabbatique devant intervenir en 5712, 1951-1952. (3)

Parce que c’est un Chabbat et que le jeûne est alors le dimanche. (4)

Le Temple brûla jusqu'à la demi journée du 10 Av. (5)

Entre le matin et l’après-midi. (6)

Voir, à ce propos, la lettre n°754. (7)

“ Dieu donnera la puissance à Son peuple. Dieu bénira Son peuple par la paix ”. (8)

Voir, à ce propos, la lettre n°834. (9)

“ Il n’a trouvé, pour être un réceptacle contenant la bénédiction, que la paix ”. (10)

Du discours public du Rabbi.

Lettre n°897

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°897, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Chevat 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous définis,

J’ai appris avec plaisir le mariage de votre fille avec le Rav ... Je voudrais vous exprimer mes bénédictions de Mazal Tov, Mazal Tov, que cette union soit en un moment bon et fructueux, qu’ils bâtissent un foyer basé sur la Torah et les Mitsvot, comme les présente la ‘Hassidout.

Je vous remercie également de m’avoir transmis une bonne nouvelle, la célébration des trois ans de votre petit fils. Vous trouverez ci-joint un extrait d’une lettre de mon beau-père, le Rabbi, traitant de la coutume juive de couper, à cet âge, les cheveux de l’enfant.

Puisse Dieu faire que vous m’annonciez toujours de bonnes nouvelles, de vous même, des membres de votre famille et de vos accomplissements, en général.

Avec ma bénédiction de Mazal Tov et pour connaître la réussite dans tout ce que vous entreprenez,

Mena’hem Schneerson,

Le Peri Ets ‘Haïm compare les cheveux aux Tsitsit, de même que le Likouteï Torah, à la Parchat Chela’h, page 47a. Vous consulterez aussi le commentaire de Rachi sur le verset Chela’h 15, 38 : “ Par les Tsitsit de ma tête ”.

Le verset établit également un rapport entre les Tsitsit et le mariage célébré dans la sainteté et la pureté. Il dit, en effet, “ vous le verrez... et vous ne vous détournerez pas... ”. Vous consulterez aussi le traité Mena’hot 44a : “ Avec ses quatre Tsitsit... sa transaction est acquise ”.

Lettre n°898

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°898, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Chevat 5711,

Brooklyn,

Au ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav M.Torn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’avez fait un compte rendu de la situation de l’éducation à Pernwald(1) et je vous avais écrit, à ce propos. Je tiens donc à vous apprendre que je viens de recevoir une note du Joint(2), à Paris, m’apprenant les progrès qui sont intervenus, en la matière.

Selon les dires de cet organisme, une série d’amélioration a été introduite. Il a été accepté que la Bible soit enseignée uniquement par des professeurs ayant une vision positive de la religion, que les enfants se couvrent la tête pendant les cours de religion et de Bible, que les garçons et les filles soient séparés.

Cette note indique aussi qu’un budget spécifique a été accordé au rabbinat de Pernwald pour faire fonctionner le Mikwé et assurer la Cacherout des hôpitaux. La carte d’alimentation, qui était, pour les professeurs de religion, de 5 l’an dernier, a été augmenté à 12, cette année. Le Joint a pu obtenir que les autorités prennent en charge également les salaires des professeurs de religion, que les crédits consacrés aux rabbins et aux besoins religieux soient augmentés.

Compte tenu de tous ces éléments, cette note conclut que les plaintes enregistrées ne peuvent plus être considérées comme une critique de ce programme, mais plutôt comme l’expression d’un désir, émanant d’un certain groupe, de créer son propre programme.

J’aimerais savoir quelle est la situation actuelle et dans quelle mesure les améliorations précédemment mentionnées sont effectives.

Avec ma bénédiction et en saluant toute votre communauté,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1)

L’un des camps ouverts après la guerre pour accueillir les réfugiés. (2)

Gérant les fonds, en provenance des Etats Unis, pour l’aide aux réfugiés.

Lettre n°899

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°899, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Chevat 5711,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vos lettres du 11 Tévet, du 17 Tévet, du 4 Chevat, du 15 Chevat, bien que je l’ai déjà fait partiellement. Je vous ai confirmé avoir reçu vos listes et la demande de bénédiction, que j’ai lues, en un moment propice, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.

Je commencerai par le point essentiel, la santé physique. Le Rambam, dans ses lois des opinions, au début du chapitre 4, affirme qu’avoir un corps en bonne santé est un des éléments du service de Dieu. Le Tour Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 571, paragraphe 2 dit : “ Un érudit de la Torah n’a pas le droit de jeûner, car il affaiblira ainsi son service de Dieu ”. Les enseignants et ceux qui se consacrent aux besoins communautaires appartiennent également à cette catégorie.

Comme le rapporte le Hatamim, tome 7, page 28, le Maguid de Mézéritch dit : “ Un petit orifice dans le corps est un trou béant dans l’âme ”. Au troisième chapitre d’Igueret Hatechouva, l’Admour Hazaken indique que l’on peut se mortifier à cause de fautes que l’on a commises uniquement si l’on pense qu’il n’en découlera aucun mal pour sa propre personne.

En conséquence, il me semble que vous devriez améliorer votre condition physique, en mangeant, en buvant et en dormant, conformément à tout cela. Ainsi, s’il est nécessaire que vous preniez des gâteaux et, à fortiori, un thé au lait avant la prière et que vous vous soyez abstenu de le faire jusqu'à maintenant, vous changerez votre manière d’agir et, à l’avenir, vous n’adopterez plus un comportement rigoriste, concernant tout cela. Et Dieu vous conférera la réussite, afin que vous transformiez le matériel en spirituel.

J’ai apprécié votre intention d’envoyer des élèves de la Yechiva dans la maison d’étude de votre ville pour y étudier la ‘Hassidout ou y répéter une partie d’un discours ‘hassidique. Il serait bon de faire en sorte que les présents puissent le comprendre et qu’ils soient même attirés, parce que l’on aura, au préalable, raconté une histoire, extraite d’une causerie ‘hassidique.

Ceux qui entendront tout cela en tireront un grand profit et ceux qui donneront ces explications recevront une grande récompense, ainsi qu’il est dit : “ L’Eternel illumine les yeux des uns et des autres ”(1). Mais, avant tout, ces élèves s’habitueront ainsi à enseigner la ‘Hassidout et à insuffler la crainte de Dieu, en particulier à ceux qui, pour l’heure, ne sont pas encore des ‘Hassidim. En effet, leur rôle est bien d’être “ des bougies pour éclairer ”. Il est inutile d’en dire plus.

Vous me dites que vous avez voulu jeûner, à la suite d’un mauvais rêve. A mon sens, il est bon que vous ne l’ayez pas fait, car vous devez réserver votre force pour la Torah. Vous consulterez ce que dit le Toureï Zahav, dont les propos sont cités dans les responsa du Tséma’h Tsédek, porte des additifs, fin du chapitre 2.

Vous dites qu’il est important d’étudier un traité du Talmud, de manière superficielle, ce qui permet d’acquérir des connaissances supplémentaires. Si j’en avais le pouvoir, j’aurais instauré, pour la même raison une étude superficielle de la ‘Hassidout, bien qu’en la matière, une étude profonde soit beaucoup plus appropriée, par exemple celle de la Paracha ‘hassidique(2).

Pour ce qui est de votre état de santé, je suis convaincu que, si vous vous en tenez à ce qui a été dit au début de cette lettre, celui-ci s’améliorera sans cesse et vous donnerez de bonnes nouvelles, au plus vite.

En attendant votre lettre m’annonçant de bonnes nouvelles dans tous ces domaines, en particulier pour votre santé et en saluant toute votre communauté,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1)

Ceux qui enseignent et ceux qui reçoivent leur enseignement. (2)

Le Torah Or et le Likouteï Torah, de l’Admour Hazaken.

Lettre n°900

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°900, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Chevat 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je suis content d’apprendre que votre situation s’améliore. Dieu vous accordera sûrement une prompte guérison.

Vous m’avez transmis, hier, par votre épouse, la Rabbanit, que vous avez des problèmes de sommeil. N’y pensez donc pas et ne vous en affectez pas, dès lors que vous respectez les prescriptions du médecin, à ce propos.

Il serait bon qu’il y ait, près de votre lit, une Mezouza cachère, qui ne se trouvera pas nécessairement sur la porte. Bien évidemment, si cela est nécessaire, elle sera placée dans deux étuis.

Je sais à quel point vous appréciez les propos de notre maître et je vous rapporterai donc ce que j’ai entendu de mon beau-père, le Rabbi. Plusieurs maîtres de la ‘Hassidout, et je suis à peu près certain qu’il a cité nommément le Rabbi Maharach, posaient sur leur table un feuillet sur lequel il était inscrit “ Je place Dieu en permanence face à moi ”. Vous avez sûrement remarqué que, sur la table de travail et d’étude de mon beau-père, le Rabbi, il y avait une Mezouza.

Le traité Kelim, chapitre 17, Michna 16, indique que les anciens portaient une Mezouza dans leur bâton. Vous consulterez ce que disent, à ce propos, les Tossafot Yom Tov.

En espérant recevoir de bonnes nouvelles, de votre part, toujours et tous les jours, je conclus en vous adressant ma bénédiction de prompte guérison,

Mena’hem Schneerson,

Si vous avez des voisins de chambre, il serait bon de s’enquérir de leur pratique de la Torah et des Mitsvot, de même que de leur relation avec la ‘Hassidout.

Lettre n°901 bis

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°901 bis, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה, 26 Chevat 5711,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre m’apprenant que l’on vous propose un parti. Or, le père de cette jeune fille s’appelle Avraham(1) et vous m’interrogez à ce propos.

Vous consulterez les notes du Mekor ‘Hessed sur le testament de Rabbi Yehouda le ‘Hassid, établissant la liste de ceux qui le permettent, le ‘Hatam Sofer, Yoré Déa, chapitre 138 et Even Haézer, tome 1, chapitre 116, le Héchiv Moché, chapitre 69, Le Divreï ‘Haïm Even Haézer, chapitre 8, le Imreï Ech Yoré Déa, chapitre 60, le Touv Taam Vedaat Telitaï, chapitre 263, le Kinat Sofrim, dans les correctifs, chapitre 26, le Yad Chaoul, tome 2, chapitre 240, paragraphe 4, le Pit’heï Techouva Even Haézer, chapitre 2, paragraphe 7 et chapitre 50, paragraphe 14.

Mais, nous devons nous en tenir à la décision hala’hique du Tséma’h Tsédek, exprimée dans ses responsa, Even Haézer, tome 1, chapitre 143, Pisskeï Dinim Yoré Déa, chapitre 116, qui dit : “ Si les noms ne sont pas strictement identiques(2), il n’y a absolument rien à craindre ”.

Mais vous devez, lorsque vous êtes appelé à la Torah ou bien lorsque vous signez, ne pas vous contenter de votre seul prénom Avraham mais mentionner les deux autres ou, tout au moins, l’un des deux.

Avec ma bénédiction,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) L’un des prénoms du jeune homme auquel ce parti est proposé. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1068. Ce jeune homme, en l’occurrence, possédait, en outre, d’autres prénoms.

Lettre n°902

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°902, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Chevat 5711,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav S.(1), émissaire des Sages,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 22 Chevat.

J’ai déjà écrit au Rav B.G.(2) qu’à mon avis, vous devriez présenter immédiatement une nouvelle demande de visa pour vous installer au Maroc. Vous conviendrez ensemble de la meilleure formule, quelle ville, quel nom mentionner.

Dieu fera que tout se déroule en son temps, afin que chacun d’entre nous puisse accomplir la mission qui lui est confiée ici-bas, dans la largesse.

Si vous voulez, parallèlement, présenter une demande d’installation en Australie(3), vous pourrez le faire, dans la mesure où cela ne trouble pas votre travail au Maroc.

Vous me parlez de ... et de son état de santé. A mon avis, il faut se conformer à l’avis des médecins pour ce qui concerne la nourriture, la boisson, le sommeil, le repos et peut-être même avoir une ardeur moins soutenue à l’étude. Il ne doit absolument pas adopter une attitude rigoriste, en la matière. Et, le Rambam tranche, au début du chapitre 4 des lois des opinions qu’avoir un corps en bonne santé est partie intégrante du service de Dieu. Vous consulterez également le troisième chapitre d’Igueret Hatechouva.

Bien plus, il est préférable de négliger l’étude pendant une heure pour pouvoir l’intensifier par la suite, pendant de nombreuses heures et joyeusement, lorsqu’il sera parfaitement guéri. Il est inutile d’en dire plus.

Je conclus en vous accordant ma bénédiction à l’occasion de la Bar Mitsva de votre fils Chnéor Zalman et vous trouverez ci-joint une lettre qui lui est adressée. Vous concevrez de lui, une satisfaction juive et ‘hassidique, dans tous les domaines.

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1)

Le Rav Saadya Liberov. Voir, à son propos, les lettres n°659 et 1160. (2)

Le Rav Binyamin Gorodetski, directeur du bureau d’aide aux réfugiés, à Paris. (3)

Pays dans lequel le Rabbi avait demandé au Rav Liberov de s’installer s’il ne lui était pas possible de le faire au Maroc.

Lettre n°903

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°903, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Chevat 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous devez redoubler d’ardeur afin de fixer un temps pour l’étude publique de la Torah, d’introduire la chaleur et la lumière du Judaïsme et de la ‘Hassidout dans les foyers juifs. C’est par ce canal que vous introduirez la chaleur et la lumière dans votre propre foyer, spirituellement et donc matériellement. Chez les Juifs, en effet, ces deux dimensions vont de paire.

Chez ceux qui sont étrangers à la ‘Hassidout, cette relation reste cachée. Chez les ‘Hassidim, en revanche, elle doit apparaître à l’évidence, de sorte que Dieu Lui-même accorde une bénédiction évidente. De la sorte, on peut constater son succès matériel, accueillir avec enthousiasme une explication de ‘Hassidout et la pratique d’une Mitsva, dans la joie.

Avec ma bénédiction de Mazal Tov et pour une bonne santé,

Mena’hem Schneerson,

Lettre n°904

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°904, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Chevat 5711,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Morde’haï Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 17 Chevat, dans laquelle vous sollicitez mon aide pour les discours que vous seriez conduit à prononcer devant votre communauté.

Il m’est difficile de déterminer ce que vous devez dire aux membres de votre communauté, car je ne les connais pas. S’agit-il de commerçants, d’érudits, sont-ils jeunes, âgés ? Et qu’attendent-ils du discours du Rav?

Mais, de façon générale, vous trouverez, dans Hakrya Vehakedoucha(2), des notions s’adressant à toutes les catégories du Judaïsme américain. Vous y verrez, en particulier, un article, en anglais, sur la Cacherout, un appel aux femmes précisant le rôle qu’elles doivent jouer, une série sur l’exil et la délivrance. Vous y trouverez aussi une séquence sur toutes les Sidrot et toutes les Haftarot. Tout ceci vous servira d’éléments de départ, autours desquels vous pourrez bâtir un discours.

Si vous pensez à un sujet particulier, que vous souhaitez commenter et recherchez des sources et des références, vous voudrez bien me le faire savoir et je verrais ce qu’il m’est possible de faire.

Je suis surpris que vous ne me décriviez pas la vie religieuse de votre communauté, les actions que vous menez pour renforcer le Judaïsme et même pour diffuser les sources de la ‘Hassidout. Au bout du compte, ceci vous incombe “ également ” et vous avez sûrement les forces nécessaires pour y parvenir. Si vous commencez à le faire, vous connaîtrez la réussite.

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1)

Le Rav M.Fisher. (2)

Paru à New York, sous la direction du Rabbi, à la fin des années quarante.

Lettre n°905

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°905, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Adar Richon 5711,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav A.L.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 28 Chevat, m’apprenant que vous souhaitez rendre hommage au responsable communautaire, le Rav Moché Morgenstern, en l’invitant à être l’orateur d’honneur au dîner annuel de la Yechiva. Vous me demandez ce que j’en pense. Vous sollicitez également une bénédiction pour que vos efforts soient couronnés de succès.

Il est bon que vous invitiez ce responsable.

Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite, dans le domaine matériel et dans la diffusion des sources de la ‘Hassidout à l’extérieur.

J’ai déjà dit plusieurs fois qu’à mon avis, la tristesse a entraîné la contraction(2). Lorsque vous vous répandrez dans toute la ville, vous connaîtrez la largesse, au moins partiellement, dans un premier temps.

C’est ainsi que l’on élargit les réceptacles et les membres(3), que l’on attire, en conséquence, des lumières plus intenses qui se révéleront au plus bas et feront que la collecte soit fructueuse, qu’au sens le plus simple, on aura des moyens financiers plus larges.

Il s’agit là d’une Mitsva pour laquelle nul autre ne peut assumer votre responsabilité et recevoir votre mérite.

Avec ma bénédiction et en saluant toute votre communauté,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1)

Le Rav Aryé Leïb Kremer, qui fut le directeur de la Yechiva Loubavitch de Montréal. Voir, à son propos, la lettre n°278. (2)

Le traité Erouvin 3b emploie, en effet, le mot Outsvot, qui désigne à la fois la tristesse et la contraction. (3)

Véhiculant la vitalité.

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