Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°866
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°866, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Tévet 5711,
Brooklyn,
Au président, aux responsables et aux membres de la
synagogue de rite Ari Zal, Ancheï Loubavitch,
Dorchester, Massachusetts,
les distingués ‘Hassidim qui craignent Dieu,
à qui Dieu accordera longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Par l’intermédiaire de notre ami, le distingué ‘Hassid qui craint Dieu, Rav Yehouda Leïb Halevi Horovits, j’ai reçu l’aide émanant de votre synagogue, dont je devais décider l’utilisation. J’ai réparti ce montant en fonction des reçus qui vous seront adressés par le secrétariat.
Il est inutile de souligner le grand mérite que chacun peut prendre à s’associer à l’œuvre de mon beau-père, le Rabbi, à ses différentes réalisations, dans le domaine de l’éducation et du sauvetage. Vous comprenez également l’immense responsabilité, qui incombe à chacun, de maintenir et de développer toutes ses réalisations.
C’est ainsi que l’on forge les réceptacles contenant les bénédictions qu’il désire sûrement accorder à ceux qui sont liés à lui et lui viennent en aide. Ceux-ci seront bénis, avec tous les membres de leur famille, de tout le bien, matériel et spirituel.
Avec ma bénédiction pour tout le bien,
Mena’hem Schneerson,
Lettre n°867
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°867, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Tévet 5711,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav Aharon Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Votre frère, notre ami, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et s’acquitte fidèlement de sa tâche, le Rav Yaakov Hacohen(2), nous a adressé votre chèque, établi pour un montant de cent dollars, dont vous m’avez confié la répartition. Je l’ai donc divisé, en quatre, Maamad(3), action en Afrique du nord, action confidentielle et Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h. Les reçus sont joints à cette lettre.
Concernant le Maamad, le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h et les actions confidentielles, je ne m’étendrai pas, car vous savez sans doute de quoi il s’agit. Je développerai plutôt mon propos sur le domaine le plus récent de notre activité, celle qui se passe en Afrique du nord, dont vous prendrez sans doute connaissance avec plaisir.
Quelques mois avant son décès, mon beau-père, le Rabbi, évoquant l’œuvre du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h par l’intermédiaire du bureau d’aide aux réfugiés, en Europe(4), m’a dit : Il y a, Dieu merci, en Afrique du nord, une importante communauté juive, avec de nombreux enfants. La pauvreté y atteint malheureusement des proportions alarmantes. Il en résulte qu’ils se trouvent, pour la plupart, dans l’impossibilité de recevoir une bonne éducation, bien que leur crainte de Dieu soit irréprochable. On doit donc engager une action là-bas, d’autant que le coût de la vie y est relativement modique, qu’un léger investissement permet d’y réaliser de grandes choses. Or, celui qui sauve une âme juive est considéré comme s’il avait sauvé le monde entier.
Conformément aux instructions de mon beau-père, le Rabbi, nous avons immédiatement apprécié la situation en Afrique du nord. Nous avons délégué sur place, au début de l’été, l’un de nos représentants, qui a pu y établir cette évaluation.
Au milieu de l’été, notre délégué s’est installé là-bas et le travail a commencé, après la préparation nécessaire, pour que chaque pays puisse disposer des institutions éducatives qui lui conviennent. Il se trouve toujours sur place et dirige ces écoles.
Bien évidemment, les besoins financiers limitent considérablement les réalisations. Il est douloureux d’y penser. En effet, quelques dollars de plus nous auraient permis d’immenses réalisations. Ainsi, l’éducation d’un enfant, à la Yechiva, coûte entre huit et neuf dollars par mois et, au Talmud Torah, entre un dollar et un dollar et demie. Ceci inclut le salaire du professeur, les frais de logement et un ou deux repas quotidiens.
Malgré notre manque de moyen et dans l’esprit des instructions de mon beau-père, le Rabbi, nous avons contracté plusieurs prêts. Comme vous le savez, nous avons déjà, là bas, un séminaire de formation des enseignants, qui recrute parmi les Juifs locaux, afin que les enfants n’aient pas de problème de langue, une Yechiva supérieure, une Yechiva pour les plus jeunes, un Talmud Torah pour les petits garçons, un autre pour les petites filles, des cours du soir pour ceux qui ont une activité professionnelle ou une autre occupation, pendant la journée. Et nous menons actuellement des négociations pour constituer un réseau de Talmud Torah dans vingt ou trente villes.
Toutes les institutions que nous avons fondées et que nous fondrons encore, avec l’aide de Dieu, portent le nom générique de Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch. A chaque pas, on peut, Dieu merci, constater le succès de ces réalisations, la manière dont mon beau-père les dirige, encore à l’heure actuelle.
Nous partagerons tous le grand mérite de prendre part à cette œuvre et nous mènerons à bien la mission qui nous est confiée, avec l’aide de Dieu.
J’espère que, chez vous, tout va bien. Vous voudrez bien saluer de ma part, monsieur Its’hak Shpalter. J’ai répondu à sa lettre, il y a quelques temps(5). Vous saluerez également votre boucher, monsieur Rivkin.
J’espère avoir de vos bonnes nouvelles,
Avec ma bénédiction,
Mena’hem Schneerson,
Je vous joins le fascicule du 9 Tévet, date de la fin des onze mois suivant le décès, qui est paru il y a peu de temps, de même qu’une lettre liée à ce fascicule.
Notes
(1) Le Rav A.Kats. Voir, à son propos, la lettre n°1102. (2) Le Rav Y.Kats, de Chicago. Voir, à son propos, la lettre n°849. (3) Voir, à ce propos, les lettres 692, 706, 727, 793, 794 et 831. (4) Situé à Paris et dirigé par le Rav Binyamin Gorodetski. (5) Voir la lettre n°835.
Lettre n°868
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°868, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[15 Tévet 5711]
Ces douze mois suivant le décès(1) sont particulièrement propices pour renforcer son attachement avec notre chef, mon beau-père, le Rabbi.
La participation à cette répartition des traités du Talmud(2) est une pratique que mon beau-père, le Rabbi s’efforça de renforcer et de diffuser.
En plus de toutes ses qualités, elle permettra également de raffermir son attachement(3), de suivre sa voie et d’adopter les pratiques qu’il nous a enseignées pour l’éternité.
Notes
(1) Le Rabbi note, en bas de page : Voir ce que le traité Chabbat 152b dit du prophète Chmouel. Ce fut pendant les douze mois. Cela aurait pu se passer après cela, car : A) Un Juif, par son étude de la Torah et son service de Dieu peut parvenir jusqu’au Trône céleste ou même le dépasser. Vous consulterez, à ce propos, ce que dit le Maharcha. B) Si l’âme le désire, elle peut redescendre par la suite, comme le disent les Tossafot, au traité Chabbat 153a. Et, il est clair que les bergers d’Israël sont animés d’un tel désir, car ils n’abandonnent pas leur troupeau, comme le souligne mon beau-père, le Rabbi, lui-même, dans la lettre qu’il écrivit à propos de son père. Néanmoins, il est certain que c’est alors moins facile, mais ce sujet ne sera pas abordé ici.. 2) Dont la conclusion est le 24 Tévet. 3) Au précédent Rabbi.
Lettre n°869
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°869, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille du saint Chabbat 21 Tévet 5711,
Brooklyn, New York,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav I.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous trouverez ci-joint la brochure éditée pour le 24 Tévet(2), Hilloula de l’Admour Hazaken. Vous voudrez bien la mettre à la disposition du plus grand nombre et vous efforcer d’effectuer la répartition des traités du Talmud(3), dans votre endroit et dans votre ville, de manière indépendante ou bien en vous joignant à ce qui est fait par ailleurs, comme l’explique cette brochure.
On peut dire(4) que cette manière d’étudier cumule plusieurs qualités : 1. Il s’agit, tout d’abord, de l’étude d’un traité que l’on a choisi. 2. L’étude de l’ensemble du Talmud dépasse largement celle de chacun des traités qui le composent, considérés de manière indépendante. Un fait nouveau est alors créé et l’on fait un repas, on se réjouit précisément parce que l’on conclut la Torah(5). De même, il est plus important d’étudier un traité(6) en tant que partie du Talmud, plutôt que de manière indépendante. 3. En se joignant à tous ceux qui prennent part à la conclusion du Talmud, on s’associe également à leur étude et l’on est soi-même considéré comme si l’on avait appris l’ensemble du Talmud(7). 4. Par cette participation, on peut, peut-être, être considéré comme si l’on étudiait avec dix personnes(8) ou même plus encore, ce qui est infiniment plus important(9) que d’apprendre seul. 5. Avant d’apprendre la Torah, on peut ainsi avoir le mérite d’offrir une partie de son étude aux autres, selon le Choul’han Arou’h Yoré Déa, au début du chapitre 246. En l’occurrence, chacun des participants désire bien avoir le mérite inhérent à l’étude de l’ensemble du Talmud. Il est donc prêt à mettre une partie de la sienne à la disposition des autres participants.
Puisse le respect de cette pratique instituée par celui dont nous célébrons la Hilloula, faire que la source de son âme irradie d’une lumière et d’une influence. Et que son grand mérite protège nos âmes(10) et celle de tout Israël, de la source de la vie, de la vie de la vie, pour connaître la plus haute élévation, par étapes successives et pour se lier profondément au Dieu unique par la Torah, grâce à laquelle le Saint béni soit-Il et Israël ne font qu’un.
Combien plus en est-il ainsi en cette année du décès de mon beau-père, le Rabbi, qui est, selon l’expression des fils de l’Admour Hazaken : l’honneur de la maison de notre vie, la couronne de notre gloire, le joyau d’Israël, le diadème de splendeur. Ainsi, très prochainement, Il nous enverra le juste libérateur, qui nous fera quitter la pénombre pour la lumière. Ils se réveilleront et se réjouiront, ceux qui reposent sous terre et il nous prodiguera les merveilles de son enseignement, de l’intègre Torah de Dieu, qui réconforte l’esprit, Amen, puisse-t-il en être ainsi(11).
M. Schneerson,
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Au Rav, responsable communautaire aux nombreuses
réalisations, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav S.Jacobson(12),
J’ai été satisfait d’apprendre, par la lettre que vous m’avez adressée il y a quelques temps et à laquelle je n’ai pas encore répondu pour différentes raisons, que vous vous êtes intéressé à la situation des communautés juives dans les pays que vous avez visités. Vous continuerez sans doute à le faire, à l’avenir et vous formulerez des propositions, à ce propos, selon ce qui est envisageable. Sans en faire le voeu, j’examinerai ce que je peux faire, en la matière.
Vous correspondez sûrement avec ceux que vous avez rencontrés. Vous leur soulignez, de temps à autre, ce qui doit l’être.
Comment se sont installés votre frère et votre sœur qui ont été libérés de captivité ?
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J’ai bien reçu vos lettres, en leur temps et, lorsque je me suis trouvé près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, j’ai mentionné votre nom comme nous l’avions convenu.
Pour ce qui vous préoccupe et vos craintes, vous confondez, à mon avis, l’ombre de la montagne et la montagne elle-même, d’autant que la montagne elle-même peut être déplacée. Dieu vous a donné votre place et comment un homme pourrait-il aller à l’encontre de cela ?
Vous consulterez, à ce propos, le Zohar, tome 2, page 184b : Viens voir...(13).
J’attends, très bientôt, de bonnes nouvelles.
Notes
(1) Cette lettre collective-personnelle fut adressée à plusieurs personnes. Voir, à ce propos, la lettre n°481. (2) Contenant une causerie du précédent Rabbi, elle est imprimée dans le Likouteï Dibourim. (3) Igueret Hakodech dit, en effet : Il faut conclure, chaque année, l’étude du Talmud, dans chaque ville. On en répartira donc les traités. Cette répartition avait auparavant lieu, le 19 Kislev. Puis, à partir de 5663-1903, elle fut repoussée au 24 Tévet et ce fut aussi le cas en 5711-1951, lorsque cette lettre fut écrite. En 5713-1953, la répartition fut rétablie au 19 Kislev. (4) Voir, à ce propos, les lettres n°438, 444 et 463. (5) Le Rabbi note, en bas de page : Selon le Ramah, dans le Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, chapitre 669, d’après le Yalkout Chimeoni, 41c, à propos de la Loi Ecrite. Les Juifs ont coutume de se réjouir beaucoup plus quand ils concluent l’étude du Talmud qu’à l’issue d’un seul traité, bien que, dans ce dernier cas, il s’agisse également d’un repas de Mitsva, comme le dit le Ramah, chapitre 551, paragraphe 10. (6) Le Rabbi note, en bas de page : On peut citer, à ce propos, plusieurs exemples. Ainsi, selon Rech Lakich, la moitié d’une mesure interdite par la Torah est permise. Néanmoins, celui qui prend cette première moitié avec l’intention d’y ajouter par la suite une seconde commet bien une interdiction, selon le Yerouchalmi Teroumot, chapitre 6, paragraphe 1. Voir aussi Chaar Hay’houd Vehaémouna, au début du chapitre 12. (7) Le Rabbi note, en bas de page : On peut se poser la même question à propos d’une association. Chaque associé possède-t-il la totalité ou seulement une partie ? En l’occurrence, on peut également citer la preuve des punitions et l’on sait que le côté du bien est le plus important. La Hala’ha, basée sur le traité Chabbat 93a, considère que deux personnes ayant effectué un travail que ni l’une ni l’autre ne pouvaient effectuer seules sont toutes deux coupables. Et l’avis qui le conteste peut s’exprimer uniquement à propos du Chabbat, pour lequel un verset permet de faire cette déduction. Il en est de même, en l’occurrence. Nul ne peut, à lui seul, étudier l’ensemble du Talmud, ceux qui ont une activité professionnelle parce qu’ils doivent l’assumer, ceux qui se consacrent à l’étude parce qu’ils doivent apprendre également les autres parties de la Torah. Vous consulterez également les responsa du ‘Ha’ham Tsvi, citant le Rachba, qui dit que, à l’exception du Chabbat, ces deux personnes sont coupables même si chacune séparément peut réaliser l’ensemble de ce travail. J’ai découvert également une preuve tirée du Chabbat dans les responsa Na’hala Leïsraël, qui citent le Tevouat Chor, chapitre 2, paragraphe 52, le Kesset Sofer du Maharachak, le Ma’hané Efraïm, lois du don et du cadeau, chapitre 1. Ce sujet ne sera pas développé ici. (8) Le Rabbi note, en bas de page : Voir le Maguen Avraham, chapitre 687, paragraphe 3, Rabbénou ‘Hananel sur le traité Yoma 51a, qui dit que le premier Pessa’h est un sacrifice public, puisqu’il est offert par groupe. Et chaque Juif est tenu de l’apporter. (9) Le Rabbi note, en bas de page : Voir Igueret Hakodech, chapitre 23. (10) Les initiales des mots de cette phrase forment les deux prénoms Chnéor Zalman, ceux de l’Admour Hazaken dont la Hilloula est célébrée le 24 Tévet. (11) Le Rabbi note, en bas de page : Voir l’introduction du Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken. (12) Ce paragraphe fut ajouté à la lettre adressée au Rav Simon Jacobson, de New York. (13) Voir, à ce propos, les lettres n°795 et 864.
870
870
Lettre n°870
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°870, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, 22 Tévet 5711, Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav A.E.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du dimanche de la Parchat Chemot, 15 Tévet et j’ai été consterné d’apprendre le décès de votre père. Puisse Dieu faire que vous ne connaissiez plus la tristesse et la peine, mais uniquement le bien, toujours et tous les jours.
Vous trouverez ci-joint un reçu pour le don adressé par vos cousins(2) à la mémoire de votre père. Comme vous le demandez dans votre lettre, il a été transmis au Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h.
J’espère avoir très bientôt de bonnes nouvelles de l’état de santé de votre épouse.
Avec ma bénédiction pour que vous annonciez uniquement de bonnes nouvelles,
Mena’hem Schneerson,
Je vous joins le fascicule édité pour le 24 Tévet, avec la lettre collective rédigée à ce propos. Vous leur donnerez la diffusion qui convient.
Vous me demandez si l’on doit disposer deux chaises, lorsque l’on pratique une circoncision. Voici ce que dit le recueil de coutumes Kéter Chem Tov, page 574, paragraphe 31 : "La pratique en Erets Israël, à Amsterdam et dans toutes les villes occidentales est de placer deux chaises, l’une pour le prophète Elie et l’autre pour celui qui tient l’enfant. On les met côte à côte. A Londres, on ne prépare qu’une seule chaise pour les deux".
Le Darkeï ‘Haïm Vechalom, compilation des coutumes de Munkatch, écrit, au paragraphe 919 : "Le Dére’h Pekoude’ha, à la Mitsva de la circoncision, paragraphe 13, dit que la chaise sera double, afin d’apparaître comme deux, l’une pour le prophète Elie et l’autre pour celui qui tient l’enfant. Vous consulterez également le Rokéa’h, au paragraphe 113. Notre maître ne faisait pas attention à cela, mais il agissait avec largesse".
Certes, le Zohar, tome 1, page 93a, semble indiquer qu’il faut deux chaises, puisqu’il dit : "L’autre chaise". Quelle est notre coutume ? Je n’ai rien entendu de clair, à ce propos. Mais je suis à peu près certain, ayant assisté à une circoncision au cours de laquelle mon beau-père, le Rabbi, tenait l’enfant, qu’il y avait alors une seule chaise".
Notes
(1) Le Rav Avraham Elyahou Axelrod. Voir, à son propos, les lettres n°412, 1128 et 1166. (2) Textuellement : "les fils des soeurs de votre mère".
Lettre n°871
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°871, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Tévet 5711,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre question sur le fait de trouver un mari et de l’épouser. Vous devez, auparavant, être certaine que votre foyer sera basé sur la Torah et les Mitsvot. Ainsi, non seulement vous, mais aussi votre fiancé, vous engagerez à pratiquer les Mitsvot. Et, votre fiancé aura un temps fixé pour l’étude de la Torah.
Bien évidemment, cet engagement sera définitif et sincère, car de lui dépend le bonheur d’un homme et d’une femme juifs. Si, en outre, vous sentez une attirance pour quelqu’un, vous pourrez envisager cette proposition, qui sera en un moment bon et fructueux.
J’aimerais savoir qui sont les membres de votre famille, ce que font vos parents et les membres de votre famille.
Avec ma bénédiction,
Mena’hem Schneerson,
Lettre n°872
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°872, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Tévet 5711,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du jeudi de la Parchat Vaye’hi, dans laquelle vous me dites que vous avez été opéré, à plusieurs reprises.
Il est regrettable que vous vous intéressiez aux manuels de médecine et les consultiez, en imaginant ce que peut être votre maladie. A mon sens, vous devez vous contenter de faire ce que la Torah vous demande, c'est-à-dire de mettre en pratique les prescriptions des médecins, d’occuper votre cerveau et votre cœur, autrement dit votre capacité de penser à votre propre état, en ayant une confiance absolue en Dieu, Qui guérit les malades et réalise des merveilles(1).
Vous n’avez pas à vous mêler de médecine. Cela ne vous concerne pas, d’autant que cela trouble la tranquillité de votre esprit et vous conduit à la mélancolie. Vous savez que plusieurs maîtres de ‘Habad ont expliqué, à différentes reprises, que lorsque l’on se dit que tout va bien, tout va effectivement bien(2).
Pour ce qui concerne votre guérison, 1.Vous mettrez sûrement en pratique les prescriptions du médecin. 2. Vous éviterez, dans toute la mesure du possible, de penser à votre état de santé. 3. Vous placerez votre confiance en Dieu, pour Lequel rien n’est impossible. Qui pourrait Lui dicter ce qu’Il doit faire ? 4. Vous vous attacherez, de toutes vos forces, à l’arbre de vie, c'est-à-dire à la ‘Hassidout et à ses propos célestes.
Vous fixerez vous-même un temps pour étudier la ‘Hassidout, dans toute la mesure du possible et en plus des études que vous avez, par ailleurs. Pour ce qui est de votre synagogue, vous vous efforcerez qu’elle soit ‘hassidique, c'est-à-dire que l’on y étudie la ‘Hassidout, que des réunions ‘hassidiques s’y tiennent régulièrement, auxquelles vous participerez vous-même
Par ailleurs, vous exercerez votre influence sur votre entourage, au sens large. En effet, tous les Juifs sont interdépendants et entremêlés l’un à l’autre. Celui qui éprouve un manque peut donc le combler auprès de l’autre. Le corps humain permet de le vérifier. Lorsqu’un membre est affaibli, pour une quelconque raison, il peut recevoir sa vitalité des autres membres et recouvrer ainsi la force.
De plus, vous financerez l’édition d’un livre, et non uniquement d’un fascicule, présentant des discours ‘hassidiques de mon beau-père, le Rabbi. Ceci influencera les coeurs de nombreux Juifs et leur apportera la vitalité spirituelle. Vous en tirerez, en échange, une vitalité physique accrue.
Ne vous affolez pas des dépenses qu’implique la publication d’un tel livre, car Dieu vous donnera une longue vie et la possibilité d’en assumer les dépenses.
Que Dieu vous donne de longs jours et de bonnes années. Qu’Il vous apporte la force et la puissance nécessaires pour étudier la Torah, accomplir les Mitsvot de la meilleure façon et donner de bonnes nouvelles, dans tous ces domaines.
Avec ma bénédiction,
Mena’hem Schneerson,
Vous trouverez ci-joint un reçu du bureau des affaires confidentielles, fondé par mon beau-père, le Rabbi, pour venir en aide, de manière discrète, à ceux qui sont dans le besoin. Il s’agit d’une des formes les plus élevées de la Tsédaka.
Notes
(1) Selon le texte de la prière du matin. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°665 et 937.
Lettre n°873
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°873, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Tévet 5711,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav Dov Cahanovitch,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 6 Tévet, dans laquelle vous demandez que l’on mette à votre disposition les livres du Tséma’h Tsédek. Pour que les publications des éditions Kehot soient disponibles pour tous ceux qui le désirent, nous recherchons actuellement le moyen de les placer dans des endroits publics(1), auquel tous peuvent avoir accès, en différentes villes de notre Terre Sainte.
Ces livres seront envoyés également à Jérusalem et tous ceux qui désireront avoir connaissance de la ‘Hassidout pourront se rendre dans cet endroit et y assouvir leur soif. Vous pourrez vous-même consulter avidement les livres de nos maîtres, les chefs d’Israël, l’Admour Hazaken, l’Admour Haémtsahi, le Tséma’h Tsédek, le Rabbi Maharach, le Rabbi Rachab et mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protège.
J’aimerai savoir si vous exercez des fonctions rabbiniques également à Jérusalem et les temps fixés pour l’étude de la Torah, dans votre communauté.
Avec ma bénédiction,
Mena’hem Schneerson,
Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion du 24 Tévet, qui vient de paraître, avec ma lettre collective(2), qui l’accompagne. Ceci vous intéressera sûrement.
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°843. (2) Voir la lettre n°869.
Lettre n°874
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°874, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Tévet 5711,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et
se consacre aux besoins communautaires,
le Rav M.(1), émissaire des Sages,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres.
Vous devez rentrer dans votre pays au plus vite et je suis surpris que vous n’en parliez pas, dans vos lettres. Veuillez m’informer par retour du courrier.
A) Je lirai, près du tombeau, la demande de bénédiction pour la famille... Vous vérifierez, de la manière qui convient, si elle respecte les lois de la pureté familiale, si, lors du mariage, le mari n’a pas froissé une jeune fille(2). Vous m’informerez, sur ce point.
B) Vous me donnerez également des nouvelles de l’état de santé de l’élève Moché Ben Fre’ha.
C) Vous m’indiquerez comment vont les études à Midelt(3), de même que les aménagements familiaux. Il semble que participer à cela pour la moitié des dépenses soit exagéré(4), surtout si l’on tient compte de l’éloignement(5). Vous en parlerez au Rav B.G.(6).
Avec ma bénédiction de réussite dans votre tâche sacrée et dans l’attente de votre réponse sur tous ces points,
M. Schneerson,
Votre proposition de faire venir, dans votre ville, un Sofer et Cho’het appartenant à notre communauté est judicieuse(7). Le Rav S.Liberov(8) doit venir également, car quelqu’un doit diriger l’action à Casa(9) et dans les autres endroits.
Vous voudrez bien indiquer directement au Rav B.G., au plus vite, les noms de ceux qui sont concernés et ceux de leur épouse, afin d’obtenir des visas d’installation(10).
Notes
(1) Le Rav Mi’haël Lipsker, du Maroc. Voir, à son propos, la lettre n°785. (2) A laquelle il avait promis de l’épouser. (3) La ville du Rav Meïr Abuhatsera. (4) Pour la création et le fonctionnement du Talmud Torah de Midelt. (5) De cette petite ville par rapport aux grands centres. (6) Le Rav Binyamin Gorodetski, directeur du bureau d’aide aux réfugiés, à Paris. (7) Ce fut le Rav Leïb Lewin, de Terre Sainte, qui résida ensuite à Paris. (8) Le Rav Saadya Liberov. Voir, à son propos, la lettre n°902. (9) Casablanca. (10) Au Maroc.
Lettre n°875
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°875, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Tévet 5711,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
A mon avis, vous avez mal fait de cesser d’aller consulter le médecin. Vous feriez bien de vous rendre encore une fois chez un spécialiste et de vous conformer à ses prescriptions
Vous parlez de coupure. Gardez-vous donc de telles pensées. Mon beau-père, le Rabbi, vous a accordé sa bénédiction pour avoir un enfant et il est certain qu’il tiendra parole. Grands sont les Justes et celui qui quitte ce monde s’y trouve plus que de son vivant. Vous verrez donc que sa bénédiction se réalisera et vous me donnerez de bonnes nouvelles, à ce propos.
Vous concluez votre lettre en disant que vous avez du interrompre vos enseignements publics. Il serait bon de les poursuivre. Vous trouverez un moyen qu’il n’affaiblisse pas votre état de santé, ce qu’à Dieu ne plaise.
J’attends de vos bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Lettre n°876
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°876, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Tévet 5711,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav A.T.(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
Vous connaissez sans doute la sentence de mon beau-père, le Rabbi(2), qu’il a répétée, à différentes reprises, dans ses causeries : un Cho’het n’est pas uniquement un homme tenant un couteau à la main. Il doit également exercer une influence positive sur la ville dans laquelle il réside, la détourner des attraits du corps et de l’âme animale, la rapprocher du Tout Puissant en lui insufflant l’amour de Dieu, l’amour de la Torah et l’amour d’Israël. Et nos Sages(3) disent que faire la Che’hita signifie attirer.
Il en est de même au sens le plus littéral. La Che’hita a pour but de permettre la consommation. Ainsi, la chair de l’animal ou de la volaille se confond à celle de l’homme, créé à l’image de Dieu. En effet, chéris sont les enfants d’Israël, qui sont appelés fils de Dieu.
Heureux celui qui provoque la proximité entre le fils et le Père, surtout lorsqu’il s’agit d’un fils aussi honorable et d’un Père aussi glorieux. Et grand est ce mérite, qui permet d’obtenir tout le bien, la satisfaction de tous les besoins, matériels et spirituels.
Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion du 24 Tévet et la lettre qui l’accompagne(4).
Notes
(1) Le Rav A.T. Barhel. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°395. (3) Commentant le verset Et il lui fera la Che’hita sur le coin de l’autel. (4) Voir la lettre n°869.
Lettre n°877
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°877, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Tévet 5711,
Au Rav, ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, le Rav A.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du quatrième jour de ‘Hanouka, dans laquelle vous me décrivez votre action pour promouvoir la pureté familiale(2). Vous me demandez de convaincre le Rav Jung de venir dans votre ville, à ce propos.
Le Rav Jung m’a dit qu’il se rend en Terre Sainte pour quelques semaines. A son retour, il pourra aller chez vous seulement après avoir reçu une lettre des Rabbanim de votre ville, confirmant qu’ils soutiennent votre action.
Il résulte de ses propos que vous pouvez obtenir son intervention si vous faites rédiger une lettre, confirmant que les Rabbanim soutiennent cette initiative.
Puisse Dieu vous conférer la réussite pour mettre en pratique Sa Volonté.
Notes
(1) Le Rav A.Barenholts. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°803.
Lettre n°878
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°878, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Tévet 5711,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav H.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai obtenu avec plaisir de vos nouvelles, il y a quelques temps, par le grand Rav, ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav E.Simpson(2). A l’avenir, vous me réjouirez en m’écrivant directement pour me donner des nouvelles de... et des membres de sa famille. Vous m’apprendrez qu’ils vont bien, matériellement et spirituellement. Je vous en remercie par avance.
Le Rav E.Simpson m’a indiqué que la ‘Hassidout peut être largement diffusée, dans votre ville. Il serait bon et même indispensable que vous organisiez l’action, avec tous ceux qui peuvent y prendre part. Tous feront porter leurs efforts en ce sens, de la manière la plus adaptée et accompliront ainsi le Désir divin de résider ici-bas.
La ‘Hassidout, commentant cette expression, souligne qu’un homme se trouve, dans sa résidence, de la manière la plus évidente, sans voile, sans se cacher. Aucune pensée ne peut saisir le Saint béni soit-Il et seules la Torah et les Mitsvot permettent de Le percevoir, car la Torah et le Saint béni soit-Il ne font qu’un.
Mais, Dieu n’apparaît pas clairement dans la partie révélée de la Torah et seule la ‘Hassidout, qui traite de l’amour et de la crainte de Dieu, de la réflexion à Sa grandeur, permet de réaliser cette demeure de Dieu ici-bas.
J’attends de vos bonnes nouvelles et je salue toute votre communauté,
Mena’hem Schneerson,
Vous trouverez ci-joint le fascicule édité pour le 24 Tévet, avec la lettre qui l’accompagne.
Notes
(1) Le Rav Haïm Plotkin, de Toronto. Voir, à son propos, les lettres n°1147 et 1212. (2) Le Rav Elyahou Simpson, que le Rabbi délégua auprès de plusieurs communautés. Voir, à son propos, la lettre n°807.
Lettre n°879
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°879, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Tévet 5711,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav Its’hak(1) Hacohen,
Je vous salue et vous bénis,
Par votre frère, le distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux besoins communautaires, le Rav Yaakov Hacohen(2), j’ai reçu le chèque destiné à la Tsédaka, dont vous me chargez de la répartition. Vous en trouverez ci-joint le reçu.
Votre frère m’a appris que vous avez ouvert un magasin de textile à Miami. Je vous souhaite de connaître la réussite, dans cette nouvelle entreprise, qui vous permettra de subvenir largement à vos besoins matériels et spirituels.
Votre contribution a été consacrée à l’action que nous menons, avec l’aide de Dieu, en Afrique du nord, où nous avons créé un réseau scolaire, une école de formation des enseignants, une Yechiva supérieure, une Yechiva pour les jeunes, un Talmud Torah pour les garçons, un Talmud Torah pour les filles. Toutes ces institutions portent le nom de mon beau-père, le Rabbi, Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch.
Dieu merci, cette action se raffermit et se développe, de jour en jour et son immense réussite fait la preuve qu’elle est effectivement dirigée par le Rabbi. Tous ceux qui prennent part à cette oeuvre recevront, assurément, les bénédictions de mon beau-père, le Rabbi et connaîtront un grand succès, matériel et spirituel.
J’espère recevoir, de temps à autre, de vos bonnes nouvelles.
Avec ma bénédiction,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Its’hak Kats. (2) Le Rav Y.Kats, de Chicago. Voir, à son propos, la lettre n°822.
Lettre n°880
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°880, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Tévet 5711,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Moché Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été satisfait d’être informé sur votre état et j’espère que vous pourrez donner de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours, de l’état physique de votre épouse et de votre situation morale.
Je vous joins un fascicule qui a été édité pour le 24 Tévet et la lettre collective qui l’accompagne(2). Si vous avez des remarques à formuler, à ce propos, je serais heureux d’en avoir connaissance.
Comme je l’ai expliqué une fois, le mot Gabay, responsable d’une synagogue, est constitué des initiales de la phrase: De grâce, par la force et la grandeur de Ta main droite. Il en résulte que celui qui, par un effet de la divine Providence, a été choisi pour devenir le Gabay d’une synagogue doit faire usage de l'attribut de bonté, de sa main droite.
Vous devez donc exercer une forte influence et, en même temps, faire preuve de bonté, de sorte que votre synagogue soit ‘hassidique, qu’elle illumine et qu’elle réchauffe tout ce qui l’entoure.
J’attends de vos bonnes nouvelles.
Avec ma bénédiction,
Mena’hem Schneerson,
Vous trouverez ci-joint un reçu du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, pour votre contribution. Vous vous efforcerez encore, à l’avenir, de participer à l’œuvre sacrée qui faisait la satisfaction de mon beau-père, le Rabbi. Ainsi, vous forgerez des réceptacles pour recevoir sa bénédiction, matérielle et spirituelle.
Je vous restitue la lettre que vous m’avez envoyée et dont j’ai fait une copie. Je vous en remercie beaucoup.
Notes
(1) Le Rav M.Shayevitch. Voir, à son propos, les lettres n°194, 304 et 911. (2) Voir la lettre n°869.
Lettre n°881
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°881, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Tévet 5711,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav A.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, après une longue interruption et je vous remercie beaucoup pour vos démarches, visant à autoriser l’immigration, dans notre pays, de monsieur Menaché Rosenblatt et de son épouse. Vous poursuivrez sans doute votre action et vous encouragerez le docteur Honigbaum et tous ceux qui peuvent intervenir. Puissiez-vous permettre à la Volonté de Dieu de s’accomplir, dans ce domaine, afin qu’il connaisse enfin le calme.
J’ai eu beaucoup de plaisir à lire que sont gravés dans votre esprit les propos de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel un homme reçoit la force de transformer l’endroit dans lequel il réside. Ce souvenir vous aidera à mettre cet enseignement en pratique, à trouver en vous les forces d’influencer votre entourage, de le rapprocher du Judaïsme, de l’illuminer par la clarté de la Torah, de le réchauffer par la chaleur de la ‘Hassidout, qui est le luminaire de la Torah.
Mais, vous devez, avant tout, placer votre confiance en Dieu. Vous vous êtes rendu dans ce pays(2) avec l’accord et la bénédiction de mon beau-père, le Rabbi. Vous vous trouvez donc là sous sa responsabilité. Avec l’effort qui convient, vous connaîtrez assurément la réussite pour tout ce qui vient d’être dit.
Ne vous affectez pas parce que vous êtes, selon votre expression, couvert de dettes matérielles, s’ajoutant aux dettes spirituelles. Dieu les prendra en charge, puisque celui qui prend le pauvre en pitié emprunte à Dieu. Or, vous avez contracté des dettes précisément pour exprimer votre pitié envers le pauvre, spirituellement ou matériellement. Dieu est donc à l’origine de ce prêt et il est, en conséquence, certain qu’Il le remboursera intégralement.
Comme vous me le demandez, je mentionnerai, près du tombeau, votre nom, celui de votre épouse et celui du grand Rav, ‘Hassid qui craint Dieu, Rav ... Le Juste qui quitte ce monde s’y trouve plus que de son vivant et il accordera sa bénédiction, que Dieu exaucera, matériellement et spirituellement.
Vous trouverez ci-joint le fascicule du 9 Tévet, la brochure parue pour le 24 Tévet et les lettres collectives qui les accompagnent(3). Ces dates sont passées, mais les sujets desquels ils traitent sont toujours valables.
Avec ma bénédiction de réussite et en saluant tous les vôtres, de même que toute votre communauté,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Acher Abramson. Voir, à son propos, les lettres n°540, 547*, 910, 1189 et 1205. (2) L’Australie. (3) Voir les lettres n°851 et 869.
Lettre n°882
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°882, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Tévet 5711,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et
se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais suite à ma lettre précédente et à votre réponse. Vous trouverez ci-joint un reçu pour le montant qui a été collecté dans votre synagogue, lors du repas du 19 Kislev et pour le Maamad(2). Vous voudrez bien transmettre mon salut et ma bénédiction à tous ceux qui ont pris part à ce repas.
Le traité Taanit 9a, commentant le verset prélever, tu prélèveras la dîme, explique: prélève-là afin de t’enrichir. Tout cela est si évident que le Saint béni soit-Il dit: De grâce, mettez-Moi à l’épreuve, dans ce domaine.
Je suis convaincu que votre participation à cette Tsédaka sera le canal pour révéler tout le bien et le verset se conclut, de fait, par : Je vous accorderai une bénédiction, jusqu'à ce que vous ne puissiez plus dire : cela suffit.
Avec ma bénédiction, pour vous et pour tous ceux qui ont pris part au repas de la fête de toutes les fêtes, le 19 Kislev,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav ‘Haïm Shteiman. Voir, à son propos, les lettres n°919, 931 et 1202. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°692, 706, 727, 793, 794, 831 et 867.
Lettre n°883
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°883, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Tévet 5711,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et
se distingue par ses comportements vertueux,
le Rav N.N.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos deux lettres. Je vous remercie pour l’analyse, figurant dans la première, sur une source qui s’est tarie et encore plus pour la seconde lettre, rapportant que l’érudit de Minsk demanda que l’on récite, pour lui, le Kadish pendant douze mois(2).
On peut citer, à ce propos, le Michmeret Chalom selon lequel on doit, en pareil cas, se conformer au désir du défunt. Dès lors, agir ainsi n’est pas lui manquer d’honneur et ne le fait pas passer pour un impie, selon le traité Sanhédrin 46b. Certes, on peut s’interroger sur cette conclusion, car on peut constater que, dans la pratique, il n’en est pas ainsi. Vous consulterez aussi le verset Chmouel 1, 20, 30.
Je vous joins la brochure éditée pour le 24 Tévet et une copie de ma lettre, à ce propos. J’espère que ceci vous intéressera.
Je vous adresse également un reçu pour votre contribution au Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h. Puisse Dieu faire que vous receviez la bénédiction de l’Admour Hazaken, exprimée au début du Torah Or, selon laquelle la Mitsva de la Tsédaka affine mille fois le cerveau et le cœur. Vous consulterez aussi la note sur ce discours, dans le Likouteï Torah sur trois Paracha, qui montre le lien entre les trois termes Zé, ceci, Ko, ainsi, Ka’ha, de la sorte.
Comme vous me l’avez demandé, j’ai mentionné votre nom, pour la satisfaction de tous vos besoins, lorsque je me trouvais près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Le Juste qui quitte ce monde s’y trouve plus que de son vivant. Il accordera sûrement sa bénédiction et Dieu l’exaucera, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction, pour vous-même et pour votre Torah,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Nissan Telushkin. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°851 et 852.
Lettre n°884
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°884, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech Chevat 5711,
Brooklyn, New York,
Aux ‘Hassidim, élèves de la Yechiva et tous ceux qui sont
proches de la ‘Hassidout, les ‘Hassidim en tout endroit où
ils se trouvent, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Le grand et saint jour du 10 Chevat, celui de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, approche. Je voudrais donc souligner l’importance du discours ‘hassidique intitulé Je suis venu dans mon jardin, qu’il a fait éditer pour le jour de son décès, le 10 Chevat 5710.
A n’en pas douter, vous l’étudierez le soir et le jour de la Hilloula.
Voici les termes de notre chef, dans ses lettres, qui figurent dans les fascicules n°3 et 36 :
Ce jour est propice pour se lier à l’arbre de vie. Chaque ‘Hassid obtiendra que le mérite de mon beau-père, le Rabbi, l’éclaire, ainsi que tous les membres de sa famille. Il a fait don de lui-même pour nous, afin de nous conduire sur les chemins des Justes, dirigeant le monde, nos maîtres, de sorte que nous recevions enfants, santé et prospérité matérielle.
Lettre n°885
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°885, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech Chevat 5711,
Brooklyn, New York,
Aux ‘Hassidim, élèves de la Yechiva, attachés ou liés à mon beau-père, le Rabbi, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à la question qui m’a été posée par de nombreuses personnes sur le détail des pratiques qu’il convient d’adopter, le dixième jour de Chevat, pour la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi. Je formule donc la proposition suivante(1) :
Durant le Chabbat précédant la Hilloula, on s’efforcera de monter à la Torah.
Si le nombre de montées à la Torah n’est pas suffisant, on la lira dans plusieurs pièces différentes, mais l’on n’augmentera pas le nombre des montées(2).
On s’efforcera que la Haftara soit lue par le plus Grand de l’assemblée, selon l’avis majoritaire des présents. Sinon, elle sera attribuée par tirage au sort.
On choisira ceux qui conduiront les offices pendant le jour de la Hilloula. Il serait bon de les répartir, de sorte que l’un conduise Arvit, un second Cha’harit et le troisième, Min’ha. On en conférera ainsi le mérite au plus grand nombre de ‘Hassidim.
On allumera une bougie qui brûlera pendant toutes les vingt quatre heures. Si cela est possible facilement, on prendra une bougie de cire(3).
Pendant les prières, on allumera cinq bougies(4).
Après la prière et, le matin, après la lecture des Tehilim, celui qui dirige l’office apprendra et conclura le chapitre 24 du traité Kelim et le chapitre 7 du traité Mikwaot. Puis, l’on lira la Michna Rabbi ‘Hananya Ben Akachya, à voix basse quelques lignes de Tanya(5) et le Kadish des Sages.
Après Arvit, on répétera, par cœur, une partie du discours ‘hassidique du décès, intitulé Je suis venu dans mon jardin, qui se trouve dans le fascicule n°74. Si personne ne peut le dire par cœur, on le récitera dans le texte. On en fera de même après la prière du matin et on le conclura après celle de l’après-midi.
Le matin, avant la prière, on lira un chapitre de Tanya. On en fera de même après Min’ha.
Le matin, avant la prière, chacun prélèvera sa participation aux actions menées par notre chef, mon beau-père, le Rabbi, pour lui-même et pour chaque membre de sa famille. On en fera de même avant Min’ha.
Après la prière du matin et la récitation du discours ‘hassidique, chacun lira une demande de bénédiction, bien évidemment en portant sa ceinture de prière. Ceux qui ont été reçus par mon beau-père, le Rabbi ou, tout au moins, l’ont vu, se représenteront son visage, pendant cette lecture, comme s’il se trouvait devant eux. On placera ensuite cette demande de bénédiction entre les pages d’un discours ‘hassidique ou d’un fascicule de mon beau-père, le Rabbi . Puis, on l’enverra, si possible le jour même, pour qu’il soit lu près de son tombeau.
Pendant ces vingt quatre heures, on étudiera des chapitres de la Michna commençant par les lettres de son nom.
Pendant ces vingt quatre heures, on organisera une réunion ‘hassidique.
On fixera un moment, pendant ces vingt quatre heures, pour expliquer aux membres de sa famille qui était mon beau-père, le Rabbi, l’œuvre qu’il accomplit tout au long de sa vie.
Pendant ces vingt quatre heures, ceux qui en sont capables se rendront dans les synagogues et les maisons d’étude de la ville, pour y répéter une explication ou une sentence de l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi. Ils souligneront à quel point il aimait chaque Juif, feront connaître et expliqueront sa demande de lire des Tehilim, le ‘Houmach avec le commentaire de Rachi et, chaque fois que cela est possible, le Tanya selon sa répartition annuelle. Dans la mesure du possible, on fera tout cela au cours d’une réunion ‘hassidique.
Pendant ces vingt quatre heures, ceux qui en sont capables se rendront dans les centres de la jeunesse orthodoxe et s’efforceront de leur expliquer l’amour que leur portait mon beau-père, le Rabbi. On en fera de même, dans toute la mesure du possible de manière amicale, là où se trouve la jeunesse qui n’est pas encore orthodoxe. On exposera ce qu’il attendait des jeunes, l’espoir et la confiance qu’il plaçait en eux, la certitude qu’au bout du compte, ils assumeraient la mission qui leur est confiée, renforceraient le Judaïsme et la diffusion de la Torah, avec toute la chaleur et l’enthousiasme qui les caractérisent.
*
*
*
Bien évidemment si les conditions de l’endroit le permettent, on poursuivra tout cela pendant les jours suivants la Hilloula, en particulier le Chabbat.
*
*
*
Que Dieu hâte la venue de Son libérateur. Alors, ils se réveilleront et se réjouiront, ceux qui reposent sous terre et notre chef, mon beau-père, le Rabbi, dont nous célébrons la Hilloula, sera parmi eux. Il nous fera entendre les merveilles de son enseignement et nous guidera sur le chemin qui conduit vers la maison de Dieu.
Mena’hem Mendel Schneerson,
Notes
(1) Le Rabbi note, en bas de page :
On verra aussi la lettre de mon beau-père, le Rabbi, à propos de la première Hilloula de son père, le Rabbi Rachab. Voir ‘Ho’hmeï Israël, Baal Chem Tov, à la page 33. (2) Le Rabbi note, en bas de page : Selon l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi, au nom de son père. On consultera aussi les responsa Tséma’h Tsédek, partie Ora’h ‘Haïm, chapitre 35. (3) Le Rabbi note, en bas de page : Les lettres constituant le mot cire, Chaava, sont les initiales de la phrase signifiant : ils se réveilleront et se réjouiront, ceux qui reposent sous terre. (4) Le Rabbi note, en bas de page : Voir le fascicule du 2 Nissan 5708 et celui du 2 Nissan 5709. (5) Le Rabbi note, en bas de page : C’est la pratique qu’adoptait mon beau-père, le Rabbi.
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