Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°845
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°845, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
‘Hanouka 5711,
Brooklyn, New York,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav I.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion de ‘Hanouka(2). Puisse Dieu faire que, par son intermédiaire, vous puissiez éclairer tout votre entourage, de la lumière de la Torah et de son luminaire, d’une manière sans cesse accrue.
On sait que le nom de ‘Hanouka est constitué des initiales de la phrase signifiant huit bougies et la Hala’ha est tranchée selon l’avis de Beth Hillel(3). Ce dernier, par son comportement, permit à plusieurs convertis d’intégrer le peuple juif(4).
Dans ce domaine également, mon beau-père, le Rabbi, tout au long de son existence dans ce monde, indiqua, à chacun et à chacune d’entre nous, le chemin à suivre.
Il allumait sans cesse les bougies des Juifs et des Juives, ainsi qu’il est dit : La bougie de Dieu est l’âme de l’homme.
De temps à autre, d’une année à l’autre, il élargissait cet allumage.
Celui-ci avait lieu à la porte de sa maison, mais vers l’extérieur(5), afin que les bougies éclairent la rue, le lieu de l’obscurité et de la pénombre, après le coucher du soleil.
En effet, nos Sages nous ont déjà donné l’assurance que cet allumage des bougies est béni, à la condition que l’homme le réalise de la manière qui convient, du profond de lui-même. Ils disent(6) :
Les lumières éclaireront toujours, face au Chandelier et les bénédictions que Je t’ai accordées pour que tu les transmettes à Mes enfants seront immuables.
Avec ma bénédiction, à l’occasion de ‘Hanouka, pour que la lumière soit de plus en plus intense(7), jusqu'à ce que se révèle le jour, qui sera celui de la délivrance.
M. Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre collective-personnelle fut adressée à plusieurs personnes. Voir, à ce propos, la lettre n°481. (2) Il s’agit d’un discours ‘hassidique du Tséma’h Tsédek, intitulé Béni soit Celui Qui a fait des miracles à nos ancêtres, imprimé dans le Or Hatorah Béréchit, tome 5, page 957b. (3) Qui dit que les lumières de la fête doivent être allumées en ordre croissant. (4) Leur disant, en particulier, ne fais pas aux autres ce que tu détestes que l’on te fasse, alors que Beth Chamaï les repoussait, par sa rigueur. (5) Le Rabbi note, en bas de page : Selon le proverbe de mon beau-père, le Rabbi : Là où nous nous rendons, nous apportons nos quatre coudées avec nous. On consultera le traité Bera’hot 10b et le commentaire que donnent nos Sages du verset : Là se trouve sa maison. (6) Le Rabbi note, en bas de page : Dans le Midrach Rabba, chapitre 15, paragraphe 6. (7) Le Rabbi note, en bas de page : On consultera le Zohar, tome 2, page 215a, le Likouteï Torah Chir Hachirim, au discours intitulé à ma jument, chapitre 3, le Tikouneï Zohar, Tikoun 13, au paragraphe : le huitième.
Lettre n°846
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°846, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Tévet 5711,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
On m’a dit que vous souffrez de migraine(1). Comme on me l’a demandé, j’ai sollicité, pour vous, le bien et la bénédiction, alors que je me trouvais près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Il vous a sûrement accordé sa bénédiction de guérison, pour que vous ayez de longs jours et de bonnes années.
Commentant le verset(2) guérir, il guérira, nos Sages disent que la Torah a confié aux médecins la possibilité de guérir les malades(3). En effet, Dieu désire que le monde soit régi par les lois de la nature. Pour autant, on doit savoir que Dieu dirige le monde et souhaite que les Juifs y connaissent le bien. Il leur accorde donc toutes les bonnes choses.
Il vous donnera, en particulier, de longs jours et de bonnes années. Vous aurez beaucoup de satisfaction, une satisfaction juive et ‘hassidique, de vos enfants et petits-enfants.
Avec ma bénédiction,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Plusieurs lettres furent écrites par le Rabbi, ayant un contenu similaire. Celle-ci, adressée à une femme, est donnée à titre d’exemple. (2) Chemot 21, 19. (3) Voir les lettres n°712 et 734.
Lettre n°847
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°847, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Tévet 5711,
Brooklyn,
A mon proche parent, le Rav, distingué ‘Hassid qui craint
Dieu et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Azryel Zelig(1),
Je vous salue et vous bénis,
En ce jour, celui de la Bar Mitsva de votre fils Moché Chlomo, je vous adresse, par la présente, mes bénédictions, en plus du télégramme que je vous ai envoyé. Il grandira, craindra Dieu, sera un ‘Hassid et un érudit. Vous le conduirez à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse. La ‘Hassidout explique tout cela.
Je vous remercie d’avoir envoyé ici l’annonce relative aux élections(2) et l’extrait de presse qui parle de la mélodie du Rav de Lyadi(3). Vous continuerez sans doute à le faire, à l’avenir et je vous en remercie.
J’attends de bonnes nouvelles de la petite fille et, de fait, puisse Dieu faire que vous m’annonciez uniquement de bonnes nouvelles, de façon générale et pour ce qui vous concerne, en particulier.
Je vous remercie de m’avoir fait le compte rendu de la fête du 19 et du 20 Kislev, de même que celle du Chabbat qui bénit le mois. Vous vous efforcerez sûrement d’organiser souvent de telles réunions et vous redoublerez d’ardeur dans la diffusion des sources de la ‘Hassidout, à l’extérieur, car telle est notre mission, à l’heure actuelle.
J’ai lu votre demande de bénédiction pour votre fils alors que je me trouvais près du tombeau, à la veille de Roch ‘Hodech. Le Juste qui quitte ce monde s’y trouve plus que de son vivant et il a sans doute accordé sa bénédiction, que Dieu exaucera pleinement.
J’ai entendu qu’un cours de ‘Hassidout est donné dans le quartier de Beth Israël(4) et celui qui le donne bénéficie d’une aide financière du Collel ‘Habad. Or, celle-ci a été suspendue, il y a quelques mois déjà. Peut-être le cours s’en trouvera-t-il affaibli ou même annulé, ce qu’à Dieu ne plaise.
Je ne connais pas la raison de cette suspension, qui doit sans doute être motivée. Néanmoins, elle remet en cause un cours public de l’enseignement de notre chef. J’espère que vous trouverez une solution et qu’il ne sera pas interrompu, que Dieu nous en garde. S’il n’y a aucune autre alternative, nous vous enverrons d’ici cette aide financière.
Vous me parlez d’instaurer un cours de ‘Hassidout en différents endroits et vous me dites qu’il faut, pour cela, des enseignants et des livres. Vous voudrez bien détailler votre propos. De quels quartiers s’agit-il et qui pourraient être les enseignants ? Quels sont le livres qu’il vous faut ? Sans en faire le voeu, je verrais alors ce qu’il me sera possible de faire.
Avec ma bénédiction,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav A.Z. Slonim, de Terre Sainte. Voir, à son propos, les lettres n°349, 1086 et 1113. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°813. (3) L’Admour Hazaken. (4) A Jérusalem.
Lettre n°848
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°848, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Tévet 5711,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, il y a quelques temps et, du fait de mes nombreuses occupations, je n’ai pu y répondre jusqu'à maintenant.
Vous me demandez, dans votre lettre, si vous pouvez venir aux Etats Unis, ce qui est désormais plus facile. Néanmoins, vous entendez vous consacrer à l’étude et vous cherchez un poste de recteur de Yechiva.
De façon générale, il est particulièrement difficile de devenir recteur d’une Yechiva, aux Etats Unis. Il est encore plus ardu d’en obtenir l’assurance à l’avance. Cela demande une recherche et des efforts sur place.
Bien évidemment, si telle est votre volonté et si vous avez la possibilité d’étudier les propositions en ce sens par des lettres que vous enverrez de Paris, vous pouvez essayer de le faire, mais, à mon sens, les chances d’aboutir sont bien minces.
A l’opposé, il est relativement plus aisé de s’installer ici comme Cho’het expérimenté de volaille ou de bétail et ceci peut avoir une issue positive en vous imposant, toutefois, d’habiter loin des grandes villes. Si vous êtes susceptible de le faire et si cela vous intéresse, il serait bon d’effectuer les démarches pour vous installer aux Etats Unis.
Que Dieu vous guide sur le droit chemin, afin que vous satisfassiez vos désirs, ceux d’un homme juif, émanant de votre âme divine, comme l’explique la ‘Hassidout, citant le Rambam, lequel affirme, à la fin du second chapitre des lois du divorce, que la volonté profonde d’un Juif, c'est-à-dire son désir, est exclusivement la pratique de la Torah et des Mitsvot.
Avec ma bénédiction pour une installation fructueuse et une bonne santé,
Mena’hem Schneerson,
Lettre n°849
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°849, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Tévet 5711,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et s’acquitte fidèlement
de sa tâche, le Rav Y.Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos deux lettres du 18 Kislev et du mercredi de ‘Hanouka. Ma réponse a été retardée du fait de mes nombreuses occupations et surtout parce que, entre temps, nous avons pu converser au téléphone.
En tout état de cause, je voudrais vous rappeler encore une fois ici que j’ai mentionné votre nom, le 19 Kislev et à la veille de Roch ‘Hodech Tévet, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Comme nous l’avions convenu lorsque vous étiez ici, vous serez un soldat de mon beau-père, le Rabbi qui, en échange, prendra en charge la satisfaction de tous vos besoins, matériels et spirituels, de même que ceux de votre famille. Vous préparerez de larges réceptacles pour permettre la pleine réalisation de ses bénédictions.
J’espère que vous pourrez très vite m’annoncer de bonnes nouvelles, me dire que les bénédictions de mon beau-père, le Rabbi, se sont réalisées.
Je vous adresse avec la présente le fascicule édité à l’occasion de ‘Hanouka et la lettre que j’y ai joint(2). Ils paraissent avec retard, pour des raisons techniques, mais les points qui y sont évoqués restent d’actualité, tout au long de l’année.
J’attends de vos bonnes nouvelles et vous adresse ma bénédiction, ainsi qu’à tous les membres de votre famille,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Yaakov Kats, de Chicago. Voir, à son propos, la lettre n°822. (2) Voir la lettre n°845.
Lettre n°850
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°850, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Tévet 5711,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav N.N.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 13 Kislev. De façon générale, vous devez savoir que, si ma réponse tarde, c’est uniquement du fait de mes nombreuses occupations, qui se multiplient de jour en jour. Je dois, en particulier, préparer la publication des discours et des causeries ‘hassidiques, ce qui requiert du calme et de la concentration. Pour cela, un effort est nécessaire afin de s’éloigner de tous les tracas quotidiens.
Il est parfois difficile de déterminer les priorités. Faut-il répondre à la question personnelle de telle personne, qui est très importante pour lui ou plutôt, pendant ce temps, éditer un discours ou une causerie? Ces textes sont, certes, importants, mais bien d’autres sont imprimés et n’ont pas encore été étudiés attentivement. Il est bien ardu de trancher, en pareil cas.
Lors de la fête de la libération du 19 Kislev, alors que je me trouvais près du tombeau, j’ai lu la liste des dirigeants, des enseignants et des élèves(2), telle que vous me l’avez adressée, à la veille de Roch ‘Hodech Kislev. Notre chef, mon beau-père, le Rabbi a sûrement accordé sa bénédiction pour la satisfaction des besoins de chacun. Et, Dieu exaucera les bénédictions, matérielles et spirituelles, du Juste.
Je vous remercie d’avoir adressé la lettre(3) au Rav et j’ai bon espoir qu’elle apportera sa contribution à la diffusion, à l’extérieur, des sources de la ‘Hassidout.
Vous me proposez d’instaurer une étude quotidienne de l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi. C’est, de façon générale, une bonne initiative, mais il m’est difficile d’instaurer de nouvelles études, surtout lorsqu’elles ne sont pas délimitées dans le temps. J’ai moi-même proposé quelques initiatives, mais toutes étaient bien délimitées dans le temps, limitées aux onze mois ou à l’année suivant le décès. En revanche, je n’ai pas encore pris la décision d’instaurer un cours public.
Bien évidemment, chacun peut en ressentir personnellement le besoin et heureux sera celui qui instaurera une telle étude des discours ‘hassidiques, quelques fois par semaine ou même chaque jour. Il est certain que l’attachement(4) en sera raffermi.
Il est clair également que ceci ne concerne nullement l’étude à la Yechiva, dans laquelle la ‘Hassidout doit, bien sûr, occuper une place importante, en particulier pour les grandes classes. On doit y apprendre l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi.
Ma proposition, formulée ici, est basée sur le discours 'hassidique, intitulé Tu honoreras le vieil homme, figurant dans le Likouteï Torah et sur ce qui a été dit, à ce propos, dans le fascicule édité pour le 19 Kislev. Chacun gravera donc en son esprit quelques discours de mon beau-père, le Rabbi, en particulier l'intégralité ou une partie de celui qu'il a donné pour le jour de son décès, le 10 Chevat 5710. Tout ceci a été expliqué(5) par le détail lors de la réunion ‘hassidique du 19 Kislev.
Je conclus en vous adressant ma bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov, à l’occasion de la naissance de votre petite-fille. Puissent votre fille et votre gendre(6) l’éduquer à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse. Vous concevrez d’eux beaucoup de satisfaction, matérielle et spirituelle à la fois.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov,
Mena’hem Schneerson,
Nous n’avons plus ici de demandes de bénédiction(7), datant de Roch Hachana dernier, émanant de vos élèves.
En revanche, nous avons reçu plusieurs demandes de bénédiction sans indication du nom de famille de l’expéditeur, pas même sur l’enveloppe, ni de son adresse. Peut-être quelques unes proviennent-elles de vos élèves.
Je vous prie de bien vouloir m’adresser une copie textuelle de ce que le Rabbi vous a écrit, à propos de 5709.
Notes
(1) Le Rav Nissan Nemanov, de Brunoy. Voir, à son propos, la lettre n°430. (2) De la Yechiva Loubavitch de Brunoy, en France. (3) Il s’agit de la lettre n°820. (4) Au précédent Rabbi. (5) Par le Rabbi lui-même. (6) Le Rav Pevsner, de New York. (7) Pour la nouvelle année.
Lettre n°852
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°852, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Tévet(1) 5711,
Brooklyn, New York,
Au Rav, distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav I.(2) Chlita,
Je vous salue et vous bénis,
Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion du 9 Tévet, conclusion des onze mois suivant le décès de mon beau-père, le Rabbi. Comme vous l’avez fait pour les précédents, vous le mettrez à la disposition du plus grand nombre et en particulier de votre entourage. Ce mérite qui vous incombe est également une élévation et une transformation, grâce auxquelles nous attirerons ici-bas des lumières célestes accrues, que nous recevrons de la meilleure façon.
L’avant propos de ce fascicule explique qu’à l’issue des onze mois, comment une période nouvelle pour les élévations que connaît l’âme, au sein du Gan Eden et celles qui se trouvent dans le Guéhénom(3) le quittent alors pour intégrer également le Gan Eden.
Tous ceux qui sont attachés(4) ont alors l’obligation et le mérite de s’élever également au delà de la situation qui était la leur jusqu’alors. Cet attachement ne doit nullement être affaibli, ce qu’à Dieu ne plaise, bien au contraire.
Mon beau-père, le Rabbi, a expliqué, dans différents textes, comment l’on pouvait réaliser cet attachement(5).
Je voudrais donc formuler la proposition suivante. Dès maintenant et jusqu'à l’anniversaire du décès, le 10 Chevat, date à laquelle il accédera à une élévation nouvelle(6), lorsque ce qui se produisit lors du décès se déroulera à nouveau(7), chacun fera un effort particulier, sans en faire le voeu, dans les trois domaines que sont la Torah, la prière et les bonnes actions :
A) Jusqu'à cette date, on achèvera l’étude de cinq chapitres de Michna, anagramme de Nechama, l’âme, qui elle-même porte cinq noms(8). On les connaîtra par cœur ou dans le texte. Dans la mesure du possible, on répartira, de cette façon, tout le texte de la Michna. Plusieurs synagogues ou groupes de ‘Hassidim pourront se joindre pour cela.
B) On lira des Tehilim(9) chaque jour, spécifiquement pour cela, de sorte qu’on les dise tous, au moins une fois, avant l’anniversaire du décès.
C) Jusqu'à la date du décès, sauf, bien sûr, le Chabbat, on donnera de la Tsédaka, avant la prière ou bien après celle-ci. Ce sera quelques pièces, les petites pièces que l’Admour Hazaken appelle les écailles de l’armure(10). De temps à autre, on en modifiera le montant, afin que celui-ci ne soit pas considéré comme un voeu. On répartira ensuite cette somme entre différentes causes de Tsédaka(11).
En plus de tout cela, on étudiera, puis l’on gravera dans son esprit(12), jusqu'à la date du décès, les discours ‘hassidiques de mon beau-père, le Rabbi, en particulier celui qu’il a donné pour le jour de son décès, intitulé Je suis venu dans mon jardin, qui figure dans le fascicule n°74, intégralement ou partiellement. Ainsi, on portera ses commentaires en soi, y compris lorsque l’on aura d’autres occupations.
Bien évidemment, quiconque renforcera son engagement dans ce domaine, multipliera la bénédiction qu’il recevra.
J’attends de connaître les conséquences positives de tout cela,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rabbi note, en bas de page: A l’occasion de la fin de la récitation du Kadich, à l’issue de onze mois que l’on compte, pour certains, à partir de la date de l’enterrement, selon le Levouch, cité par le Avkat Ro’hel, au paragraphe 132, le Noam Megadim, de l’auteur du Peri Megadim, le Kitsour Choul’han Arou’h, chapitre 26, paragraphe 17, le Nahareï Aparsemon, partie Yoré Déa, chapitre 97. Pour d’autres, on compte d’après la date du décès, selon le Sidour Yaabets, lois du Kadich, paragraphe 39, le Maté Efraïm, porte 4, paragraphe 1, le Chomer Tsion Hanééman, page 303, qui affirme que toutes les communautés ont adopté cette pratique. On consultera aussi le Yalkout Dat Vadin, à la page 119. L’Admour Hazaken tranche, dans son Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, début du chapitre 71, que l’on dit le Kadich depuis le jour de la mort, c'est-à-dire avant même l’enterrement. Mon beau-père, le Rabbi, a précisé que la Hilloula était fixée, dès la première année, à la date du décès. Et, pour plusieurs avis, tout dépend, dans ce domaine, de la conclusion des onze mois commençant à la date de la mort. On sait que le Rabbi Rachab fut peiné d’avoir dit le Kadich un jour de plus, pendant les onze mois. Et, il est à peu près certain que mon beau-père, le Rabbi, cessa de dire le Kadich pour sa mère le Chabbat 11 Chevat, alors qu’elle avait quitté ce monde le 13 Chevat et avait été enterrée le 15. Quelques uns avancent que, si l’on dit le Kadich un seul jour du douzième mois, selon notre coutume qui consiste à cesser de le réciter le onzième, on humilie le défunt, en le présentant comme un impie, ce qu’à Dieu ne plaise. Il me semble, en conséquence, que le fils lui-même, dont l’obligation de réciter le Kadich est plus forte, doit établir le compte à partir du jour de la mort. A fortiori, le gendre et disciple doit-il en faire de même. En revanche, il peut conduire l’office, ce qui n’est pas une humiliation pour le défunt puisque l’on voit bien qu’il ne dit pas le Kadich. Il mettra ainsi en pratique la première opinion exprimée par le Ramah, à la fin du chapitre 376: Il conduira la prière, ce qui est encore plus utile que le Kadich. On peut, du reste, se demander pourquoi les derniers Sages ne font pas état de cette position de compromis. L’explication suivante peut être avancée. Tant qu’il n’est pas parvenu à l’endroit de la prière où doit être dit le Kadich, cet homme humilie effectivement le défunt. C’est une évidence, mais tout cela ne sera pas développé ici. (2) Cette lettre collective-personnelle fut adressée à plusieurs personnes. Voir, à ce propos, la lettre n°481. (3) Le purgatoire des âmes. (4) Au précédent Rabbi. (5) Le Rabbi note, en bas de page : Voir l’introduction du fascicule édité pour Pourim 5710. (6) Le Rabbi note, en bas de page : Une année qui a deux Adar apporte, semble-t-il, une plus grande élévation, à l’issue des douze mois, selon ce que disent nos Sages, au traité Chabbat 152b. (7) Le Rabbi note, en bas de page : Voir Igueret Hakodech, chapitre 27 et son commentaire, Sidour, à la fin de la porte de Lag Baomer. (8) Nefech, l’âme végétative, Roua’h, l’âme émotionnelle, Nechama, l’âme intellectuelle, ‘Haya, la source de l’âme, Ye’hida, l’essence de l’âme. (9) Le Rabbi note, en bas de page : Voir le traité Bera’hot 3b et le discours intitulé c’est pour cela qu’ils ont été qualifiés de scribes, prononcé en 5699. (10) Protégeant celui qui les donne des dangers extérieurs. (11) Le Rabbi note, en bas de page : Selon l’instruction donnée par mon beau-père, le Rabbi, pour tous les douze mois du deuil. (12) Le Rabbi note, en bas de page : Voir le fascicule du 19 Kislev 5711, à la page 149.
Lettre n°853
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°853, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Tévet 5711,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres du premier et du second jours de ‘Hanouka, dans lesquelles vous me demandez comment réparer et racheter vos transgressions et vos fautes.
La condition première, pour cela, est le regret sincère de ce qui s’est passé et une ferme résolution de ne plus adopter par la suite ce comportement insensé. A l’avenir, à titre d’expiation, vous vous fixerez une étude, dans laquelle vous multiplierez les mots de la Torah, des Tehilim, du Zohar. Bien évidemment, ceci s’ajoute aux études courantes que chaque Juif doit adopter, sans en faire le voeu.
De même, vous répondrez scrupuleusement Amen Yehé Chemé Rabba. Vous direz la Kedoucha et le Bare’hou. Avant tout, vous influencerez positivement les enfants juifs pour les rapprocher de l’amour de Dieu, de l’amour de Sa sainte Torah et de l’amour du peuple juif. Chacun est, en effet, un fils pour l’Eternel notre Dieu.
Vous me ferez sûrement connaître ce que vous aurez fait, dans ce domaine.
De même, vous me direz si vous fréquentez la Yechiva.
Avec ma bénédiction pour une bonne Techouva et la réussite dans vos études,
Mena’hem Schneerson,
Lettre n°854
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°854, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[9 Tévet 5711]
J’ai bien reçu, en son temps, votre lettre du 6 Kislev. J’ai lu la demande de bénédiction qu’elle contenait près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.
J’ai été particulièrement satisfait de savoir que vous enseignez la ‘Hassidout à la synagogue. Que Dieu vous garde d’interrompre cette étude qui, à n’en pas douter, a eu et aura encore des effets positifs. Il faut donc élargir le cercle de ceux qui vous écoutent et qu’il y ait, parmi eux, également des jeunes.
De fait, la diffusion de la ‘Hassidout doit être votre activité essentielle et non la collecte des fonds.
Pour réparer les fautes de jeunesse(1), il faut, tout d’abord et principalement, conduire les jeunes à la crainte de Dieu, à la Torah et aux Mitsvot. Il faut aussi multiplier les mots de la Torah et de la prière(2). Mais, le premier point(3) constitue l’essentiel.
Notes
(1) L’émission de semence en pure perte. (2) Que l’on prononce. (3) L’action envers la jeunesse.
Lettre n°855
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°855, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Tévet 5711,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Meïr Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 10 Kislev. J’ai eu connaissance avec plaisir des actions fructueuses que vous menez dans le domaine de la bonne éducation. Vous redoublerez sûrement d’ardeur, en la matière. Nos Sages disent(2) : Ouvrez-Moi une porte de la taille du chas d’une aiguille et J’ouvrirai pour vous une porte comme celle du Sanctuaire. Lorsque l’on commence l’action et que l’on réalise un effort ici-bas, on reçoit l’aide de Dieu, de la manière la plus forte, de sorte que les accomplissements soient positifs et que les efforts soient récompensés.
J’ai lu la demande de bénédiction et la liste qui étaient jointes à votre lettre, comme vous me l’avez demandé, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, à la veille de Roch ‘Hodech Tévet. Le Juste qui quitte ce monde s’y trouve plus que de son vivant. Il a sûrement accordé sa bénédiction et Dieu l’exaucera, matériellement et spirituellement.
Je conclurai en vous adressant ma bénédiction pour l’entrée de votre fils Chlomo au ‘Heder. Puissiez-vous l’éduquer à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse, comme l’explique la ‘Hassidout. Et, s’accomplira en lui ce que dit le Midrach Tan’houma, à la Parchat Kedochim, sur le verset et vous planterez tous les arbres fruitiers, qui en applique les termes à l’enfant.
Puis, la quatrième année, son fruit sera consacré et son père pourra alors l’initier à l’étude, pour l’honneur de Dieu. Enfin, la cinquième année, vous mangerez de son fruit dès qu’il commencera à lire la Torah, s’ajoutant à la production du champ.
Nos Sages déduisent de ce verset que l’enfant commence à étudier la Loi Ecrite à l’âge de cinq ans. Vous consulterez également le début des lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken et le Likouteï Torah, commentant ce verset.
Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion de ‘Hanouka, avec la lettre collective qui l’accompagne. Il vous parvient avec un peu de retard mais, en fait, son contenu s’applique tout au long de l’année.
Avec ma bénédiction pour une bonne installation et pour donner très bientôt de bonnes nouvelles,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav M.Zarhi. (2) Rapportant les paroles du Saint béni soit-Il.
Lettre n°856
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°856, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Jeûne du dixième mois(1) 5711,
que Dieu transformera
en joie et en allégresse,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sans doute reçu ma lettre d’hier. Je vous joins le fascicule édité pour le 9 Tévet, que l’on vient d’apporter de la reliure.
Je fais réponse à votre télégramme relatif à votre état de santé. A mon avis, il n’y a nullement lieu de s’en émouvoir. Il faut respecter les prescriptions des médecins, car la Torah leur a donné le pouvoir et la force de guérir. Vous vous conformerez donc à leur avis.
Mais, à mon avis, vous devez respecter plus scrupuleusement les trois études instaurées par mon beau-père, le Rabbi, c'est-à-dire le passage quotidien du ‘Houmach avec le commentaire de Rachi, les Tehilim tels qu’ils ont été répartis en un cycle mensuel, et le Tanya, selon sa répartition annuelle, comme l’expliquent le guide d’étude(2) et le Hayom Yom.
Avant de vous coucher, vous étudierez, sans vous approfondir, un discours ou une causerie de mon beau-père, le Rabbi. Peu importe la longueur de ce texte, pourvu qu’il présente la totalité d’une idée.
Je suis convaincu qu’après tout cela, vous m’annoncerez très prochainement que vous avez recouvré la santé et que vous menez votre activité dans le calme de l’esprit et du corps.
Me trouvant, hier, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, j’ai mentionné votre nom pour qu’il vous bénisse.
De votre proche parent, qui salue également votre épouse, la Rabbanit, conformément à la parole de nos Sages selon laquelle on s’enquiert de son état et qui attend, très prochainement, de vos bonnes nouvelles,
Mena’hem
Schneerson,
Je vous ai adressé, ce jour, un télégramme, dont le texte est le suivant : Je vous ai écrit et adressé ma bénédiction de prompte guérison. M. S. S.(3).
Notes
(1) Le 10 Tévet. (2) Egalement imprimé dans le Hayom Yom. (3) Mena’hem Schneer Son.
Lettre n°857
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°857, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tévet 5711,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre écrite à l’issue du Chabbat Vaygach, par laquelle vous m’annoncez que votre épouse attend vraisemblablement un enfant, que tout se passe bien, Dieu merci, mais qu’elle est faible.
Pour l’heure, elle devra cacher son état, dans toute la mesure du possible et Dieu fera que tout se passe bien, en son temps. Elle consulte sans doute, de temps à autre, un médecin spécialiste et se conforme à ses prescriptions.
A n’en pas douter, vous m’annoncerez régulièrement qu’elle est en bonne santé et qu’elle va bien.
Vous me dites également que vous êtes maintenant le surveillant des études, pour la partie révélée de la Torah, à la Yechiva Loubavitch. Puisse Dieu faire que vous exerciez une influence positive sur les élèves. Il a toujours été établi que cette fonction implique, certes, de vérifier l’avancement des élèves dans cette discipline de la Torah, mais qu’elle peut être convenablement assumée uniquement lorsqu’elle implique également un comportement basé sur la ‘Hassidout.
Que Dieu fasse que chacun d’entre nous assume pleinement la mission qui lui est confiée dans ce monde, que nous méritions d’être désignés du doigt par mon beau-père, le Rabbi, qui dira : Voici les fruits que j’ai développés.
Vous respectez sûrement les études du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya. De même, votre épouse donnera de la Tsédaka, dans un tronc dédié à Rabbi Meïr Baal Haness, avant d’allumer les bougies.
Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Mena’hem Schneerson,
Lettre n°858
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°858, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tévet 5711,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 26 Kislev :
A) Vous me dites que vous êtes l’enseignant de la classe supérieure du Talmud Torah(1) et que vous souhaitez quitter cette fonction pour devenir un élève de la sainte Yechiva Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, mais son directeur, le Rav, ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux besoins publics, R. M.(2) vous en décourage.
Vous faites bien de conserver votre rôle d’éducateur, d’enseigner la Torah de Dieu, béni soit-Il et, comme vous me l’écrivez, de vous rendre, plusieurs fois par semaine, à la Yechiva, pour y apprendre la ‘Hassidout.
Nos Sages expliquent, au traité Temoura 15a, que le fait d’enseigner permet d’affiner sa compréhension, de saisir plus vite ce que l’on étudie soi-même. De plus, en tant que professeur, vous vous trouvez dans un rayon de lumière et vous avez la possibilité de rapprocher les coeurs des enfants d’Israël de leur Père Qui se trouve dans les cieux. Que pourrait-on comparer au grand plaisir que l’on procure à Dieu de la sorte, quel autre pourrait l’égaler ?
B) Vous m’écrivez également que, depuis trois ans, il vous arrive d’éprouver des douleurs. Vous me dites que les médecins que vous avez consultés n’ont pu vous prescrire aucun traitement.
A mon avis, vous devriez consultez un spécialiste de médecine interne et un neurologue. Vous les mettrez tous les deux en contact et ils vous diront ce qu’il y a lieu de faire.
Vous adopterez également les trois études instaurées par mon beau-père, le Rabbi, les Tehilim quotidiens, selon leur répartition mensuelle, le ‘Houmach avec le commentaire de Rachi, la Paracha jusqu’au Cheni, le dimanche, jusqu’au Chelichi, le lundi, et ainsi de suite, le Tanya, enfin, selon son cycle d’étude annuelle. Ce sont là de larges réceptacles permettant de susciter une bénédiction de prompte guérison.
C) Vous m’interrogez également sur l’opportunité d’épouser votre nièce(3). De façon générale, il serait bon d’étudier également d’autres propositions, que vous comparerez ensuite à celle-ci. Dieu vous guidera sur le droit chemin et vous choisirez votre épouse, en un moment bon et fructueux.
Vous lirez chaque jour le Psaume 71(4). Vous le ferez jusqu’au 12 Tamouz(5) prochain.
J’aimerai connaître votre programme d’étude, au Talmud Torah, le nombre d’élèves qu’il y a dans votre classe. Leurs enseignez-vous des lois et ce qui met en éveil la crainte de Dieu ?
Avec ma bénédiction pour une prompte guérison et pour vous installer convenablement(6),
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) De Meknès, au Maroc. (2) Le Rav Mi’haël Lipsker. (3) Textuellement, la fille de votre frère. (4) Correspondant au nombre d’années du précédent Rabbi. (5) Date de la naissance du précédent Rabbi. (6) Pour se marier.
Lettre n°859
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°859, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tévet 5711,
Brooklyn,
Au jeune homme, ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav ...,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre du 10 Kislev, dans laquelle vous me dites que, selon votre estimation, l’état de votre fille est sérieux. Vous me demandez de prier pour elle et vous concluez en me disant que vous vous engagez, lorsqu’elle guérira complètement, à respecter les Mitsvot.
Du fait de mes nombreuses occupations, je ne vous ai pas répondu aussitôt, mais, me trouvant près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, j’ai mentionné le nom de votre fille, pour qu’elle reçoive une prompte guérison. Il lui a sans doute accordé sa bénédiction.
Votre beau-frère m’a appris que votre fille va mieux et j’espère que vous pourrez m’annoncer prochainement sa complète guérison.
Vous me dites que vous êtes un libre penseur. J’écris, néanmoins, dans mon en-tête, qui craint Dieu. En effet, mon beau-père, le Rabbi a dit, à plusieurs reprises, que chaque Juif est, par nature, un homme qui craint Dieu. Voici ce qu’il dit : Un Juif ne veut pas et ne peut pas être séparé de la Divinité. Mais, parfois, on peut s’imaginer, pour des raisons accessoires, que l’on ne craint pas Dieu, ce qu’à Dieu ne plaise ou, pour reprendre votre expression, que l’on est un libre penseur.
De manière naturelle, la profondeur de l’âme fait son apparition lorsque l’on subit un choc. Celui-ci peut être de deux natures : 1. Ce peut être un événement malheureux, ce qu’à Dieu ne plaise. 2. Il peut aussi s’agir d’une circonstance joyeuse, présentant un caractère exceptionnel. De ces deux manières, l’âme subit un choc et elle perd ses vêtements superficiels, mettant en évidence sa pureté profonde.
Pour ce qui vous concerne, la profondeur de votre âme s’est révélée par la maladie de votre fille. Puisse Dieu faire qu’elle ne se voile plus, désormais et, bien plus, si elle doit se révéler encore plus profondément, que ce soit par des événements joyeux.
J’espère obtenir très bientôt, de votre part, la bonne nouvelle de la guérison de votre fille et pour tout ce qui vous concerne, en général.
Avec ma bénédiction pour que vous m’annonciez très vite de bonnes nouvelles, matérielles et spirituelles,
Mena’hem Schneerson,
Lettre n°860
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°860, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tévet 5711,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav ‘Hano’h Hendel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 2 Tévet, alors que je m’inquiétais de votre long silence, qui est inhabituel, bien que vous ne m’ayez toujours pas indiqué pour quelle raison vous avez cessé d’écrire pendant si longtemps.
J’ai été satisfait d’apprendre que vous avez bien reçu les fascicules et les lettres qui y étaient jointes, que vous leur avez apporté la diffusion qui convient, qu’une réunion de ‘Hassidim a eu lieu le 19 Kislev et lors de la cinquième lumière de ‘Hanouka. Vous précisez que des personnes qui ne sont pas encore des ‘Hassidim y ont également participé. Vous redoublerez sûrement d’effort, en ce sens, afin que s’accomplisse la promesse du Saint béni soit-Il, rapportée par nos Sages, selon laquelle si vous m’ouvrez une porte comme le chas d’une aiguille, Je vous en ouvrirai une comme celle du Sanctuaire.
Dernier point, qui est le plus important, j’ai bien reçu les cinq colis, contenant des manuscrits de ‘Hassidout. Je vous en remercie beaucoup et vous demande de multiplier de tels envois, à l’avenir. En effet, on peut sans doute trouver de très nombreux manuscrits anciens de ‘Hassidout, à Jérusalem et il y a bon espoir qu’il en découlera ce qui est bon pour le plus grand nombre. On trouve, en effet, dans ces manuscrits, des explications de nos maîtres, les chefs de ‘Habad, qui sont encore inédites. Le mérite collectif dépend donc de vous et vous recevrez ainsi la bénédiction et la réussite, pour tout ce qui vous concerne, de même que tous les vôtres.
Je vous signale, en particulier, les écrits du Rav H.E. Bichowski(2). Je n’en possède que quelques uns et il y en a sans doute beaucoup d’autres.
Je vous réjouirai également en vous annonçant que mon beau-père, le Rabbi, m’a transmis, cet hiver, le manuscrit du Pela’h Harimon(3) sur Chemot que vous lui avez adressé il y a un an et il m’a demandé de l’éditer. J’en prépare actuellement la publication.
Parallèlement, j’ai dit à mon beau-père, le Rabbi que certains ‘Hassidim me tiennent rigueur d’avoir proposé la publication de ce Pela’h Harimon, considérant que nous devons nous limiter à l’enseignement de nos chefs, les maîtres de ‘Habad. Mon beau-père, le Rabbi, a écarté cette critique et m’a ordonné d’éditer ce livre.
Notes
(1) Le Rav H.H. Havlin, de Jérusalem. Voir, à son propos, les lettres n°416 et 862. (2) Les écrits du Rav ‘Haïm Eliézer Bichowski furent édités, à New York, en Tamouz 5750-1990, classés par thèmes et annotés par le Rav Chalom Dov Ber Lewin. (3) De Rabbi Hillel Halévi de Paritch.
Lettre n°861
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°861, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tévet 5711,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du huitième jour de ‘Hanouka. J’ai été satisfait d’apprendre que vous avez fixé un temps pour l’étude de la Torah, mais vous devez apprendre également la ‘Hassidout. Le moment propice, pour ce faire, est le lundi, le jeudi et le Chabbat, afin que ne se passent pas trois jours sans que l’on ait accès à l’enseignement profond de la Torah.
Et celui qui intensifiera cette étude multipliera les bénédictions qu’il recevra. Vous savez sans doute que, selon différents textes, un Cho’het doit avoir une crainte de Dieu irréprochable. Vous consulterez, à ce propos, les responsa du Tséma’h Tsédek, partie Yoré Déa, chapitre 12.
Vous faites bien d’éviter toute fatigue, lorsque vous vous rendez à votre travail, la Che’hita. Puisse Dieu faire que tout se passe bien et que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de tout ce qui vous concerne, en général et, en particulier, que vous avez eu un enfant.
Avec ma bénédiction, pour vous et votre famille,
Mena’hem Schneerson,
Lettre n°862
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°862, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Tévet 5711,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav ‘Hano’h Hendel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 2 Tévet, m’annonçant que votre fille Malka Yehoudit a eu une fille, en un moment bon et fructueux. Je lui adresse, par la présente, ma bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov. Sa mère et son père la conduiront à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse.
On lui a sans doute donné un nom au plus vite et je suis surpris que vous n’en parliez pas. Vous connaissez l’enseignement(2) que donne mon beau-père, le Rabbi, à ce propos. Il est basé sur le fait que l’Admour Hazaken demanda à l’Admour Haémtsahi de ne pas attendre le Chabbat pour donner un nom à sa fille qui venait de naître, qu’elle devait, au contraire, être nommée lors de la lecture de la Torah la plus proche de la naissance. Ceci contredit l’avis que l’on trouve dans les recueils de coutumes, selon lequel il faut, au préalable, attendre quelques jours.
Je conclus en vous adressant ma bénédiction pour que vous conceviez beaucoup de satisfaction de votre petite-fille et de tous vos descendants, pour que vous n’annonciez que de bonnes nouvelles toujours et tous les jours.
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav H.H. Havlin, de Jérusalem. Voir, à son propos, la lettre n°860. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°805.
Lettre n°863
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°863, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tévet 5711,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 27 Kislev.
J’ai lu et relu votre lettre, sans pouvoir en croire mes yeux. Dieu vous a accordé un sort agréable, sans aucun effort de votre part. Il vous a permis de connaître la ‘Hassidout, de l’étudier. Or, vous vous maintenez dans le doute. Vous ne savez pas si vous devez étudier la Torah de vie, c'est-à-dire son enseignement profond, son luminaire, son aspect ésotérique, qui relie la partie cachée d’Israël à celle du Saint béni soit-Il. Et vous trouvez plusieurs justifications à une telle attitude.
Dieu a fait que vous éduquiez les enfants d’Israël sur la voie de la ‘Hassidout, leur apportiez la vitalité, la chaleur et la lumière. Or, vous vous demandez si vous devez poursuivre en ce sens et, là encore, vous trouvez des explications, issues du domaine de la sainteté.
Mon beau-père, le Rabbi, vous a clairement demandé d’étudier la Che’hita et votre lettre semble indiquer que vous possédez les aptitudes nécessaires. Mais, vous ne savez pas si vous devez vous engager sur cette voie et, bien sûr, les raisons ne vous manquent pas.
A la place de tout cela, vous pensez aux talismans, à ceux qui savent lire les traits du visage et les lignes de la main, prédisent l’avenir, infligent des flagellations.
Des jours ont été créés et la ‘Hassidout explique que chacun en reçoit un nombre limité, afin de mener à bien la mission que Dieu lui confie dans ce monde. Chaque heure, chaque jour consacré à ce qui n’est pas votre propos introduit un manque dans l’accomplissement de cette mission. A l’opposé, Dieu demande uniquement à un homme ce qu’il peut accomplir et, dès lors qu’une mission vous a été confiée, vous avez sûrement la force de l’assumer.
Si vous voulez m’écouter, abandonnez donc ceux qui prédisent l’avenir, les magiciens et les sorciers. Bien plus, pendant quelques semaines, évitez de penser à votre situation morale, à vos doutes qui, à n’en pas douter, n’existent pas, car vous êtes un croyant, fils de croyant, à votre impossibilité de vous concentrer, qui n’est rien d’autre que de la paresse, expression de votre âme animale qui ne veut consentir à aucun effort, à votre méconnaissance de la Torah. De ce point de vue, l’étude de la Torah est bien plus efficace que la tristesse et la prolifération de pensées inutiles. Vous pensez que les choses doivent changer, mais, d’après la ‘Hassidout, les moyens d’y parvenir sont la Techouva, la prière, l’étude de la Torah et la Tsédaka, mais non les talismans et la flagellation.
Pendant les semaines qui viennent, vous vous réjouirez d’être de ceux(1) à propos desquels il est dit : Vous êtes des enfants pour l’Eternel, votre Dieu. Vous avez eu le mérite de grandir dans la tente de la Torah et non dans la rue, de contempler les luminaires de la Torah et de vous attacher à l’arbre de vie.
Rappelez-vous ce que dit le Rambam, au début du quatrième chapitre des lois des opinions. Avoir un corps intègre et en bonne santé est partie intégrante du service de Dieu. Vous vous renforcerez donc dans votre rôle, à la Yechiva, si la direction estime que vous pouvez l’assumer.
Vous étudierez la Torah, à voix haute, avec un livre ou un manuscrit. Toutes les heures, environ, vous vous interromprez pendant cinq ou dix minutes pour vous reposer ou pour méditer au contenu de ce que vous avez appris. Puis, vous poursuivrez votre étude.
Si cela ne contredit pas ce qui vient d’être dit, vous étudierez l’abattage rituel et la suppression des graisses interdites, si cela va de pair, en Terre Sainte. Si l’on vous propose un parti, vous vous y intéresserez et vous respecterez scrupuleusement les études du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya, comme l’expliquent l’introduction du Hayom Yom et le guide d’étude.
Vous répéterez chaque jour le Psaume 71(2), jusqu’au 12 Tamouz prochain(3). Jusqu'à cette même date, vous donnerez chaque jour une petite pièce à la Tsédaka. Une heure avant de dormir, vous cesserez de manger et de boire. Avant de vous endormir, vous étudierez, au moins pendant quelques minutes, l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi. Bien évidemment, vous vous engagerez à tout cela sans en faire le voeu.
Lorsque vous rencontrerez un élève d’une autre Yechiva ou un jeune homme religieux, vous lui expliquerez que la ‘Hassidout est une source d’eaux vives, le luminaire de la Torah, qui peut ramener chacun vers le bien. De nos jours, l’étudier est une obligation et un mérite sacré pour chaque Juif.
Vous chercherez des moyens de rapprocher du service de Dieu les jeunes qui, pour l’heure, en sont encore éloignés.
Si ce dévoyé(4) vous aborde encore pour vous importuner par des pensées sur votre propre compte, souvenez-vous immédiatement que vous êtes le serviteur du Saint béni soit-Il, que votre mission consiste à ramener Ses enfants à de bons sentiments, que vous n’avez du temps pour rien d’autre.
Avec ma bénédiction et dans l’attente que vous me confirmiez avoir reçu la présente lettre,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Tout le peuple juif. (2) Qui correspond au nombre des années du précédent Rabbi. (3) Date de sa naissance. (4) Le mauvais penchant.
Lettre n°864
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°864, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tévet 5711,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres du 5, du 14 Mar’Hechvan et du 26 Kislev :
A) Vous vous attristez sans raison. Il faut, certes, faire des efforts, mais le soucis est inutile.
De façon générale, il faut diffuser, parmi les ‘Hassidim, les propos du Zohar sur les dégâts que cause la mélancolie. Ils sont à la Parchat Tetsavé, page 284b : Considère ce qui se passe dans ce monde inférieur(1). Vous consulterez ce texte. Non seulement, on en conçoit du trouble dans le service de Dieu, l’étude de la Torah et la santé physique. Mais, bien plus, on peut, par la mélancolie, aggraver la situation de ce qui la suggère. C’est une évidence.
B) Monsieur ... m’a écrit pour me dire qu’il a commencé ses efforts. L’éloge vous en revient(2), bien qu’il possède le libre arbitre, comme l’explique le Séfer Hamitsvot du Tséma’h Tsédek, à la Mitsva de la circoncision(3).
C) Vous me dites avoir parlé à plusieurs personnes, pour leur demander de mettre les Tefilin. Vous leur avez sûrement montré la brochure, en anglais, édité, à ce propos, par le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h. Mais, l’on vous a répondu avec effronterie et vous consulterez ce que dit le Torah Chalom, à ce propos.
En fait, ces personnes ne sont pas restées indifférentes, mais vous ont répondu avec insolence. Il y a bien là un début de résultat et vous consulterez le huitième chapitre du Kountrass Hatefila et le Torat Chalom, à la page 14(4), qui décrit la supériorité du bœuf par rapport au bouc.
Il faut donc trouver les mots et le temps qui convient pour poursuivre le dialogue avec eux, sur ce point et uniquement sur lui. Vous leur direz qu’il suffit de mettre les Tefilin pour accomplir cette Mitsva, que la prière est une Mitsva indépendante. Je suis convaincu qu’au final, ils mettront effectivement les Tefilin, puis ils respecteront d’autres Mitsvot.
D) Je vous remercie beaucoup pour les informations que vous m’avez communiquées à propos de la réunion ‘hassidique du 19 Kislev. Vous en avez sans doute fait de même à l’occasion de la cinquième lumière de ‘Hanouka. Vous m’écrirez pour m’en parler. Et, surtout, vous vous efforcerez, avec ceux qui vous suivent, de conquérir l’extérieur.
Si, parfois, le courage vous manque, vous vous direz que vous retardez ainsi la délivrance, la résurrection des morts, le moment où nous reverrons mon beau-père, le Rabbi et son père(5). Ne les languissez-vous pas ? Est-il un effort qui soit trop dur pour obtenir un tel résultat ? Et, il ne s’agit nullement d’une façon de parler. Ces propos doivent être interprétés au sens le plus littéral.
E) Vous me dites que, du fait du danger et des persécutions, vos parents ont été enterrés sans pratiquer la toilette mortuaire. Selon la situation que vous décrivez, c’est pour les honorer qu’il en a été ainsi. Néanmoins, puisque vous m’interrogez, à ce propos, voici ce qu’il convient de faire : 1. Deux personnes dignes de confiance se rendront près de leur tombe. Vous leur direz que vous donnez de la Tsédaka pour eux et leur demanderez de transmettre vos excuses à votre père et à votre mère, puisque vous ne pouviez faire autrement. 2. Au jour du décès de votre père et de votre mère, vous adopterez une étude supplémentaire du traité Mikwaot et de la ‘Hassidout. 3. Vous respecterez ceux dont vous avez reçu l’enseignement. Mais, avant tout, vous vous déferez de votre mélancolie.
En saluant toute votre communauté,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°795. (2) Textuellement : Le vin appartient à son propriétaire, mais l’on remercie celui qui le sert. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°980. (4) Dans l’édition actuelle, page 10. (5) Le Rabbi Rachab.
Lettre n°865
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°865, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Tévet 5711,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires,
le Rav Aryé Leïb Gelman,
Je vous salue et vous bénis,
Je me souviens des propos de mon beau-père, le Rabbi, à votre propos. Vous êtes le dirigeant d’un parti, mais vous conservez, néanmoins, la possibilité de vous élever au dessus de celui-ci, lorsqu’il s’agit d’une question concernant l’ensemble de notre peuple et dont l’importance est capitale. C’est en me basant sur ces paroles que je m’adresse à vous, par la présente.
Il est sûrement inutile de vous décrire la situation, en notre Terre Sainte, pour ce qui concerne l’éducation des enfants et de la jeunesse immigrante. La douleur et le danger inhérent à ce problème sont considérables et, à n’en pas douter, vous en êtes pleinement conscient.
Vous n’ignorez pas non plus que cette situation, aussi grave qu’elle ait pu être dans le passé, est devenue beaucoup plus dramatique depuis que ces enfants ont été transférés dans des baraquements.
Il faut différencier les problèmes.
Certains sont seulement éphémères. D’autres sont plus larges. Quelques uns concernent non seulement notre génération, mais aussi celles qui viennent.
Certains concernent des points superficiels et d’autres sont plus profonds, ou même vitaux, remettant en cause la base même de l’existence.
Différents problèmes se posent actuellement et certains mêmes de façon fréquente mais la question de l’éducation reste prioritaire, car elle est à la base même de l’existence de notre peuple, directement liée à son état religieux et moral, car l’éthique découle elle-même de la religion. Son implication dépasse largement celle de la présente génération.
Bien sûr, la paix, dans tous les domaines, est très importante et la Torah dit qu’elle doit être recherchée d’emblée. Mais, l’on n’a pas le droit de sacrifier l’éducation des enfants sur l’autel de la paix.
Après cette entrée en matière, pour laquelle je suis convaincu que vous partagez mon avis, je voudrais exprimer mon grand étonnement devant le grand silence de tous ceux qui se trouvent sous votre influence et surtout devant le vôtre, pour tout ce qui concerne l’éducation des enfants immigrants en notre Terre Sainte.
Et, s’il est, par hasard, arrivé que vous protestiez publiquement, ceci n’a eu, pour l’heure, aucun résultat concret et la situation ne s’est pas améliorée.
Ma surprise a été encore plus grande lorsque j’ai lu, dans les journaux, le compte rendu de la réunion du Mizra’hi, qui a eu lieu à Atlantic City. Quelques communications ont, en effet, évoqué ce problème, mais, lorsque l’on est parvenu aux résolutions finales, il a été entièrement passé sous silence, comme s’il avait été réglé ou comme si la situation était désespérée, ce qu’à Dieu ne plaise.
Me basant sur les propos de mon beau-père, le Rabbi, que je rapportais précédemment, j’espère que vous saurez, en la matière, vous élever au dessus des contingences de votre parti. Par toutes vos forces, vous ferez tout ce qui est en votre pouvoir pour réparer l’état alarmant de l’éducation de la jeunesse immigrante.
Vous assumerez vos responsabilités et vous apporterez votre contribution au salut de dizaines de milliers d’enfants juifs du terrible danger qui les guette, celui de l’athéisme, ce qu’à Dieu ne plaise.
Si la présente lettre vous aide a faire concrètement usage de vos forces, j’en serai récompensé.
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