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Iguerot Kodesh — lettres 825 à 844

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°825

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°825, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Conclusion des lettres adressées aux

élèves de la Yechiva de Meknès,

17 Kislev 5711, par le Rav M.Lipsker]

Vous me demandez si vous avez bien fait de demander à cet artisan si vous pouviez continuer à travailler chez lui. Il se trouve que vous avez déjà signé le contrat et il y a sans doute là un effet de la divine Providence. Mais, en tout état de cause, continuez à chercher du travail ailleurs et, dans ce domaine également, Dieu vous conduira sur la bonne voie.

Peut-être cet artisan, lorsqu’il apprendra que l’on est prêt à vous donner un salaire supérieur ailleurs, augmentera-t-il celui qu’il vous accorde.

*

*

*

Vous m’interrogez à propos de votre travail et vous me dites que vous voulez quitter votre patron. Vous ne m’en indiquez pas la raison et vous ne précisez pas si vous avez les moyens de vous mettre à votre compte.

Vous devriez demander conseil au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Mi’haël. Il me fera connaître son avis et, dès lors, sans en faire le voeu, je vous écrirai de nouveau.

Vous faites sûrement tous les efforts pour trouver un bon parti et Dieu vous donnera la réussite.

*

*

*

Vous me dites que vous n’êtes pas encore marié et, sur ce point, vous faites sans doute tous les efforts qui conviennent. Peut-être serait-il bon que vous appreniez un nouveau métier, que vous pourrez acquérir rapidement. Ainsi, on peut espérer que vous gagnerez bien votre vie.

Dans un premier temps, vous chercherez d’abord du travail dans votre métier actuel et vous vous adresserez aux autres avec amabilité. Ainsi, Dieu fera que vous trouverez bientôt le moyen d’assurer votre subsistance, que vous rencontrerez un parti vous convenant en tout point et que vous puissiez donner de bonnes nouvelles, à ce propos.

*

*

*

Vous m’écrivez à propos de votre grand frère. Vous me dites qu’il a déjà trente ans et n’est pas encore parvenu à se marier. Vous lui transmettrez qu’il doit étudier la Torah chaque jour et en particulier pendant le Chabbat. Et, il cherchera un bon parti, avec ardeur.

Il se souviendra de l’affirmation de nos Sages selon laquelle un homme doit être doux avec son épouse et le mérite du temps fixé pour l’étude lui permettra de trouver la femme qui lui conviendra.

S’il adopte ce comportement, Dieu bénira son union et lui accordera des enfants.

Lettre n°826

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°826, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Kislev 5711,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Vous connaissez le verset suivant : Si vous marchez dans Mes décrets et si vous gardez Mes Mitsvot et les respectez, Je vous donnerai vos pluies en leur temps. Rachi explique : Si vous gardez Mes Mitsvot : en faisant porter votre effort sur la Torah. Mon beau-père, le Rabbi, souligne à quel point cet effort est essentiel.

Il faut donc consacrer son temps, investir son intellect dans la Torah de Dieu. Si les préoccupations que l’on a et la nécessité de gagner sa vie ne permettent pas de consacrer la majeure partie de la journée à l’étude, de manière permise par la Torah, on investira, néanmoins, son effort en elle et Dieu en aura conscience. Il accordera donc Sa bénédiction et vos pluies en leur temps. Peu à peu, on améliorera ses moyens d’assurer sa subsistance. Ainsi, on pourra, de façon sans cesse accrue, se consacrer à l’étude de la Torah, accomplir les Mitsvot et connaître l’avancement, matériellement et spirituellement.

Vous ferez sans doute preuve de largesse envers les autres et vous tenterez de les faire participer à votre étude de la Torah. Je serai heureux d’apprendre que votre situation s’améliore, que vous progressez dans votre étude, que le nombre des élèves participant à vos cours s’agrandit.

Avec ma bénédiction pour connaître la réussite dans l’étude de la Torah, dans la pratique des Mitsvot et pour une bonne compréhension de la ‘Hassidout,

En vous bénissant,

Lettre n°827

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°827, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Kislev 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Mes nombreuses occupations ne me permettent pas de répondre aux lettres dès que je les reçois, ni de développer mes réponses comme il conviendrait. Dans une certaine mesure, je m’efforce de traiter des questions similaires, posées par plusieurs courriers, par exemple à l’occasion des réunions ‘hassidiques du Chabbat qui bénit le mois suivant. Vous trouverez également des réponses à vos interrogations dans les avant propos que je rédige pour les fascicules qui sont publiés actuellement, de même que dans les propos tenus durant les Chabbat Béréchit et Le’h Le’ha, dont je vous joins le texte.

Vous me demandez de répondre à vos lettres et il est clair que je le ferai, dans la mesure du possible, mais ne m’en voulez pas si ma réponse est retardée, du fait de mes nombreuses occupations.

A) Vous me dites que les conservateurs et les réformés se renforcent et connaissent la réussite. Mon beau-père, le Rabbi, nous a dit, à maintes reprises, se basant sur les propos de nos Sages, que l’existence des forces du mal n’est rien d’autre que le manque.

On peut le concevoir de deux façons. Ce peut être une manière de transformer le monde ou bien une épreuve. Dans le premier cas, cela suppose que l’opposant possède également du bien en lui, qu’il faut transformer et auquel on doit apporter l’élévation. Dans le second cas, la réparation vient par le fait de briser et de repousser. Lorsque l’on se dresse de toutes ses forces contre l’opposant, il disparaît. Dès lors, on peut constater de ses yeux de chair, qu’il n’avait, a priori, aucune existence, qu’il ne s’agissait de rien d’autre qu’une épreuve.

J’ai pu constater que plusieurs éléments que vous considérez comme des opposants et contre lesquels vous luttez ne sont rien d’autre qu’une épreuve à laquelle vous êtes confronté. Il n’y a donc, d’emblée, rien à craindre, de leur part.

Bien plus, la détermination qui convient permet de faire disparaître l’opposition, sans qu’il ne reste aucune trace de l’amertume qu’il inspire, ce qu’à Dieu ne plaise.

B) Vous me dites que vous désirez mettre en pratique la volonté de mon beau-père, le Rabbi. Je n’en ai jamais eu le moindre doute. Mais, le mauvais penchant est parfois très rusé et, par différents stratagèmes, il explique qu’il est impossible de le faire, parce que l’on n’en a pas les moyens ou pour différentes autres raisons, toutes sans fondement.

A mon sens, c’est votre conception des choses qui doit être profondément modifiée. Vous devez penser que, si telle est la volonté de mon beau-père, le Rabbi, il est sûrement possible de la mettre en pratique. Mais, il faut découvrir les moyens d’y parvenir, avec un minimum de heurts et de manière pacifique, dans toute la mesure du possible.

C) Voici la règle de conduite de votre vie. Vous devez avoir conscience que mon beau-père, le Rabbi, vous a demandé d’influer sur la spiritualité de votre ville, d’en être la référence morale. Mais, vous êtes plus spécifiquement chargé de diriger le quartier de... et non celui de...

Or, d’après ce que j’entends, vous vous consacrez au second, alors que votre action dans le premier reste limitée, malgré les moyens dont vous disposez. Certes, quelqu’un d’autre aurait pu en faire encore moins que vous, mais cela n’est nullement une justification, pour ce qui vous concerne, car le résultat est à la mesure de l’effort.

Vous consulterez ce qui a été dit durant le Chabbat Le’h Le’ha, au paragraphe 25.

Vous m’excuserez sans doute pour ces propos, mais il est douloureux de voir une ville dans laquelle résident plusieurs centaines de milliers de Juifs, où il est possible de réaliser d’importants accomplissements et où, cependant, tant de choses manquent, par rapport à ce que l’on aurait été en droit d’attendre, dans les domaines du Judaïsme, de la Torah, des Mitsvot et, bien sûr, de la ‘Hassidout.

D) Concernant ce qui s’est passé, dans votre synagogue, à la veille de Sim’hat Torah(1), je vous ai déjà dit, au téléphone, qu’à mon avis, vous devriez instaurer que l’on lise, tous les jours, après la prière, trois ou cinq Psaumes, en plus de ceux que l’on récite chaque jour.

De même, à l’occasion du prochain jeûne public, qui sera donc le 10 Tévet, puisque les jeûnes des lundi, jeudi et lundi(2) sont déjà passés, vous obtiendrez qu’au moins dix personnes de la communauté prennent part à ce jeûne.

E) Une lettre collective et un fascicule édité à l’occasion du 19 Kislev vous ont été adressés il y a quelques temps déjà et vous possédez sans doute la Meguila du 19 Kislev.

Vous me donnerez sans doute de bonnes nouvelles de la fête de la libération du 19 Kislev, en tout endroit où s’exerce votre influence. Là où il est difficile de réunir de nombreuses personnes au milieu de la semaine, il serait bon d’organiser une fête, en plus de celle du jour même, pendant le Chabbat suivant, en soulignant clairement que celle-ci est le prolongement du 19 Kislev.

J’espère recevoir de vos bonnes nouvelles, dans votre rôle public et pour ce qui vous concerne personnellement. Vous m’annoncerez, en particulier, que votre épouse va mieux.

Je conclus en vous adressant ma bénédiction, selon la formule de mon beau-père, le Rabbi :

Soyez inscrits et scellés pour une bonne année, dans l’étude de la ‘Hassidout et dans ses voies.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Mena’hem Schneerson,

Je viens de recevoir la liste de ceux qui prient dans votre communauté(3) et, sans en faire le voeu, je la lirai demain près du tombeau.

Notes

(1) Vraisemblablement la chute d’un Séfer Torah pendant les Hakafot de la fête. (2) Trois jeûnes, au début de ‘Hechvan, faisant suite à Soukkot et destinés à racheter les débordements inhérents à la joie de la fête. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°823.

Lettre n°828

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°828, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Kislev 5711,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue(1),

J’ai bien reçu, en son temps, votre lettre du 27 ‘Hechvan. Du fait de mes nombreuses activités, je n’ai pas pu vous répondre jusqu'à maintenant.

Dans votre lettre vous me posez la question suivante. Vous avez déjà deux enfants et le médecin vous demande d’utiliser des contraceptifs. Vous voulez donc connaître mon sentiment, à ce propos.

Vous savez que, de façon générale, le contrôle des naissances est étranger à l’optique de la Torah, pour laquelle les enfants sont une bénédiction de Dieu. De même, la Torah considère qu’un Juif ne peut avoir de motivations personnelles, puisque chacun est partie intégrante du peuple d’Israël et qu’à ce titre, ce qui le concerne personnellement touche, en fait, le peuple d’Israël dans son ensemble.

Combien plus en est-il ainsi à l’époque actuelle, après que les persécutions et les malheurs aient, malheureusement, coûté la vie, à tant de millions de Juifs, qui ont ainsi sanctifié le Nom de Dieu.

Néanmoins, lorsque la santé d’un Juif, homme, femme ou enfant est en cause, la Torah autorise, sous certaines conditions(2), la contraception, car, comme le souligne le Rambam, être en bonne santé est partie intégrante du service de Dieu.

Il est cependant difficile d’énoncer un principe général, en la matière. Tout dépend, en effet, de la nature de l’effet négatif que la naissance peut avoir sur l’état de santé de la mère, de même que de la forme du contraceptif adopté.

Je vous propose donc de vous adresser encore une fois à votre médecin, de déterminer quelle forme de contraception il préconise, puis de consulter un Rav orthodoxe et ‘hassidique, qui formulera son avis.

Que Dieu vous guide sur le droit chemin afin que vous soyez en parfaite santé, ayez beaucoup de satisfaction de vos enfants, de même que votre mari, le Rav.

Avec ma bénédiction,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1122.

Lettre n°829

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°829, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Lundi de la Paracha Je recherche mes frères(1),

Dix huitième jour du mois de notre délivrance et

du salut de notre âme(2) 5711,

Brooklyn, New York,

A tous les participants à la réunion pour soutenir

les institutions du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, de

Ma’hané Israël et des éditions Kehot, fondées par mon

beau-père, le Rabbi, qu’il préside et dirige(3),

Que Dieu leur accorde longue vie,

Je vous salue largement et vous bénis grandement,

Parmi les institutions les plus importantes qu’a fondées mon beau-père, le Rabbi, figurent le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, le Ma’hané Israël et les éditions Kehot, qui lui étaient très chères. Il se consacrait tout particulièrement à elles et s’occupait de chaque détail de leur activité, qui se faisait, en tout point, selon ses directives et avec son accord.

Conformément aux instructions données par mon beau-père, le Rabbi, pendant les semaines précédant son décès, les actions de ces institutions se sont développées, ces derniers mois. L’éventail des activités s’est élargi et une nouvelle branche a été introduite, celles des institutions éducatives en Afrique du nord, qui connaissent un essor. Et l’on peut constater que ce succès est l'œuvre de mon beau-père, le Rabbi.

Les activités de ces institutions, dans le domaine de l’éducation, du renforcement du Judaïsme, des secours, s’étendent à tous les groupes du peuple juif, dans tous les pays du monde. Elles impliquent donc d’importantes dépenses.

Jusqu'à ce jour, ces institutions n’ont jamais organisé des collectes publiques, car elles recevaient leur budget de mon beau-père, le Rabbi.

Le décès de mon beau-père, le Rabbi, a donc supprimé la source essentielle de leur financement. Depuis une dizaine de mois, un grand danger plane donc sur elles, du fait du manque de moyens financiers.

Le moment exige de chacun et de chacune d’entre nous, une prise de conscience immédiate de l’obligation et du grand mérite qui nous incombent. Et, il convient, avant tout, d’agir concrètement pour assumer cette responsabilité.

Il faut donc agir soi-même, et conduire les autres à le faire, pour renforcer ces institutions auxquelles mon beau-père, le Rabbi, accordait tant de valeur et réservait le meilleur de ses forces.

De fait, la qualité du potier apparaît dans la poterie d’autant qu’il n’en a pas retiré la main, ce qu’à Dieu ne plaise. Il continue à les diriger comme il le faisait auparavant.

Dans l’une de ses causeries, mon beau-père, le Rabbi, faisait remarquer que, bien souvent, lorsque l’on évoquait ce que l’on aimait particulièrement, on s’exprimait précisément en Yiddish. Il en citait pour preuve ce qu’écrit l’Admour Hazaken, dans Igueret Hakodech, au paragraphe introduit par tu feras des reproches à ton ami : Guevald, Guevald, mon Dieu, mon Dieu !

Un homme doit s’exprimer dans les termes de son maître, Guevald, Guevald, qu’attendons-nous donc ? Comment parviendrons-nous à nous justifier? Que répondrons nous lorsque mon beau-père, le Rabbi, nous demandera: Est-ce là votre participation à mon action et à l’œuvre pour laquelle j’ai fait don de moi-même?

Vous vous réunissez à la veille du Roch Hachana de la ‘Hassidout. Puisse donc Dieu faire que vos bonnes résolutions et vos actions pleines d’empressement pour les mettre en pratique, celles que vous ferez tout de suite et celles que vous accomplirez très prochainement, apportent au Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, au Ma’hané Israël et aux éditions Kehot les moyens d’assumer la mission que leur a assignée mon beau-père, le Rabbi. Ainsi, nous n’aurons pas honte et, à juste titre, nous pourrons dire: Nous avons fait ce que tu attendais de nous.

Bien évidemment, cette lettre, qui est écrite à l’occasion de la réunion, s’adresse également à ceux qui n’y participent pas, mais qui sont néanmoins attachés à mon beau-père, le Rabbi, connaissent la valeur de son œuvre et de ses actions, l’intervention du Juste pour vivifier chaque être qui est lié à lui de toute son âme, par un grand amour, un amour éternel qui ne disparaîtra jamais(5).

En vous bénissant et en me bénissant pour que nous connaissions une immense réussite dans notre œuvre commune, je conclus par les termes de notre maître, mon beau-père, le Rabbi : Soyez inscrits et scellés pour une bonne année, dans l’étude de la ‘Hassidout et dans ses voies.

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Béréchit 37, 17. Il s’agit de la Parchat Vayéchev. (2) De la fête de la libération du 19 Kislev. (3) Voir, à propos de cette réunion, les lettres n°629, 840 et 841. (4) Ces institutions portent l’empreinte de mon beau-père, le Rabbi. (5) Selon l’expression du Tanya.

Lettre n°830

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°830, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Kislev 5711,

Au grand Rav, ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav ...(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre demande de bénédiction. Sans en faire le voeu, je la lirai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, le 19 Kislev.

Le Juste qui quitte ce monde s’y trouve plus que de son vivant. Assurément, il accordera sa bénédiction et Dieu l’exaucera, matériellement et spirituellement,

Avec ma bénédiction pour la fête de notre libération et du salut de votre âme, de même qu’en saluant toute la communauté,

M. Schneerson,

*

*

*

Vous trouverez ici(2) le compte rendu des propos tenus(3) durant le Chabbat Parchat Le’h Le’ha. Vous y trouverez l’explication de notre coutume, pour le premier jour de Roch Hachana.

Vous m’interrogez à propos des six cent mille lettres de la Torah. Vous consulterez, à ce propos, le Michnat Avraham, édité à Jitomir, en 5628(4), qui compile toutes les explications développées, en la matière.

*

*

*

Vous me dites qu’il faut d’abord transformer sa propre personne. Et, le monde entier doit-il attendre pendant ce temps ?

Vous consulterez, à ce propos, l’introduction du Kountrass Oumayan, à la page 22.

*

*

*

Je transmettrai(5) la bonne nouvelle que vous avez libéré les livres(6) et que vous les avez transmis ici.

Concernant votre installation, vous devez, à mon avis, demander immédiatement l’avis des membres de votre famille qui se trouvent en Terre Sainte. Vous me le ferez connaître et vous prendrez ensuite votre décision.

Vous vous plaignez de votre situation morale. Vous devez renforcer votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Vous vous efforcerez d’en diffuser les sources à l’extérieur. Ainsi, vous serez vous-même libéré, car, d’après la Hala’ha, vous recevrez votre part en priorité.

Vous consulterez l’introduction du Kountrass Oumayan, à la page 22.

Vous me transmettrez le décompte détaillé de tout ce qui a été dépensé maintenant pour libérer les livres des éditions Kehot.

Notes

(1) Cette lettre collective-personnelle fut adressée à plusieurs personnes. Voir, à ce propos, la lettre n°481. (2)

Ce paragraphe fut ajouté à la lettre destinée au Rav Chaoul Brook, d’Erets Israël. (3)

Par le Rabbi lui-même. (4) 1868. (5) Ce paragraphe fut ajouté à la lettre destinée au Rav David Bravman, qui était auparavant responsable des publications en Europe, pour le compte des éditions Kehot. Voir à son propos, les lettres n°415, 894, 941 et 1059. (6) Voir, à ce propos, les lettres n°480 et 621.

Lettre n°831

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°831, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Kislev 5711,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Lévi Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre et les chèques qui y étaient joints. Je vous en remercie. Entre temps, le secrétariat vous en a sans doute adressé les reçus.

Vous êtes un responsable communautaire depuis longtemps déjà, collectant le Maamad(2) et il est donc sans doute inutile de vous en souligner l’importance. Néanmoins, nous sommes à la veille du 19 Kislev et je voudrais, à cette occasion, vous souligner le lien spécifique entre le Maamad et le mois de Kislev, en général et le 19 Kislev, en particulier.

Vous connaissez sûrement les détails de l’arrestation et de la libération de l’Admour Hazaken, survenue le 19 Kislev, de même que ceux de l’arrestation et de la libération de l’Admour Haémtsahi, son fils, le 10 Kislev.

Les maîtres de la ‘Hassidout, à chaque époque, depuis le Baal Chem Tov, fondateur de la ‘Hassidout générale, l’Admour Hazaken, fondateur de la ‘Hassidout ‘Habad, jusqu'à notre époque, eurent des âmes particulièrement élevées et comprirent profondément l’importance et la valeur de l’étude de la Torah, de sa partie révélée comme de son enseignement ésotérique. Malgré cela, ils ne recherchèrent pas leur intérêt personnel et se consacrèrent aux besoins communautaires. Bien plus, ils firent don d’eux-mêmes pour rendre service à une seule personne.

Mon beau-père, le Rabbi, a rapporté les propos du Tséma’h Tsédek selon lesquels le sacrifice de son grand-père(3) est insignifiant, comparé à celui, pour quelqu’un qui a le moyen de parvenir à l’extase dans la contemplation

de la Divinité, de se consacrer, néanmoins, à rendre service à un autre Juif.

Tous les maîtres de ‘Habad, depuis l’Admour Hazaken jusqu'à mon beau-père, le Rabbi, ont adopté la même conception. Ils ne se contentèrent pas de l’amour de Dieu et de l’amour de la Torah. Ils eurent, en outre, l’amour de leur prochain, qui qu’il soit, ‘Hassid ou non, érudit de la Torah ou homme simple, adulte ou enfant.

Une partie de leurs activités, dans la mesure où la situation le permettait, était menée au grand jour. Une autre ne recevait aucune diffusion, comme par exemple la Tsédaka donnée à certaines personnes ou à certaines institutions, dans des cas particuliers où la discrétion était nécessaire. Pour une large part, tout ceci était financé par la caisse personnelle des maîtres de ‘Habad.

Toutes ces activités sont encore menées, à l’heure actuelle. Et nous plaçons notre confiance en Dieu pour que, avec l’aide de ceux qui sont attachés à mon beau-père, le Rabbi, de ses ‘Hassidim et de ses élèves, nous puissions avoir les moyens de les poursuivre, dans toute la mesure des nécessités, qui deviennent sans cesse plus importantes, surtout pour ce qui concerne la Tsédaka confidentielle, partiellement prélevée sur la caisse du Maamad.

Dans les jours qui précèdent le 19 Kislev et à cette date qui est, comme l’a expliqué mon beau-père, le Rabbi, le Roch Hachana de la ‘Hassidout et de ses voies, tous nos maîtres, et en particulier celui dont on célèbre la joie, l’Admour Hazaken, implorent la miséricorde divine pour ceux qui apportent leur concours afin de préserver l’œuvre qu’il a fondée et que ses successeurs ont maintenu, à chaque époque.

Je conclus en vous accordant ma bénédiction pour que votre action en faveur du Maamad vous apporte la bénédiction et la réussite, dans tous vos besoins. Je vous demande également de transmettre mon salut à tous ceux qui prennent part à cette action et vous viennent en aide dans votre tâche.

Avec ma bénédiction pour la fête de notre libération et du salut de notre âme,

Mena’hem Schneerson,

Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion du 19 Kislev, en Yiddish et en anglais, de même que ma lettre collective à propos du 19 Kislev(4).

Notes

(1) Le Rav L.I. Eisner. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°692, 706, 727, 793 et 794. (3) L’Admour Hazaken, lors de son emprisonnement. (4) La lettre n°815.

Lettre n°832

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°832, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Kislev 5711,

Fête de notre libération et

du salut de notre âme,

Brooklyn, New York,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

fidèlement aux besoins communautaires, le Rav Its’hak Aharon(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai lu avec plaisir votre lettre, par laquelle vous m’apprenez qu’en plus des élèves fréquentant la Yechiva Loubavitch, il y en a cent treize autres qui étudient chez eux(2) et que vous avez ouvert un ‘Heder. La prochaine fois, vous m’annoncerez sûrement que ces réalisations se développent, quantitativement et qualitativement.

Comme vous me l’avez demandé, j’ai lu la liste des élèves et de leurs maîtres, lorsque je me trouvais près du tombeau, en ce jour du Roch Hachana de la ‘Hassidout et de ses voies.

Le Juste qui quitte ce monde s’y trouve plus que de son vivant. A n’en pas douter, il accordera sa bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année.

On peut considérer que, pour les ‘Hassidim, c’est bien là le portique par lequel la Torah et les Mitsvot que l’on accomplit reçoivent l’élévation et par lequel on obtient toutes les bénédictions matérielles et spirituelles, comme l’explique Igueret Hakodech, au chapitre 7, montrant que chaque partie de l’âme possède sa lumière spécifique. On consultera ce texte.

Ce qui vient d’être dit permet de comprendre le fil conducteur de la lettre de mon beau-père, le Rabbi, du 10 Kislev 5710, qui est publiée dans le fascicule édité pour ce 19 Kislev. En effet, celle-ci commence par souhaiter une bonne année dans l’étude et la diffusion de la ‘Hassidout. Puis, tout de suite après cela, il écrit : Vous et tous ceux qui vous suivent, serez bénis dans tous vos besoins, matériels et spirituels.

Lettre n°833

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°833, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Kislev 5711,

Fête de notre libération et

du salut de notre âme,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

fidèlement aux besoins communautaires,

le Rav Moché Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la veille de Roch ‘Hodech Kislev, par laquelle vous m’apprenez que votre petite fille Esther doit se marier le 19 Kislev.

En plus du télégramme que je vous ai adressé, je voudrais encore une fois vous exprimer ma bénédiction par écrit, Mazal Tov, Mazal Tov. Qu’ils bâtissent, en un moment bon et fructueux, un édifice éternel, béni de bons enfants. Vous-même et les parents de la mariée, de même que toute la famille, concevrez d’eux beaucoup de satisfaction, une satisfaction juive et ‘hassidique.

Mon beau-père, le Rabbi, a dit, une fois, lors d’une réunion ‘hassidique que la plénitude d’un homme est atteinte à la troisième génération, en considérant ses petits enfants. Son explication est basée sur le verset la triple cordelette ne se rompt pas promptement et sur le commentaire de nos Sages selon lequel, lorsque la Torah se maintient pendant trois générations(2), on peut dire que elle ne quittera pas ta bouche(3).

Bien que je ne connaisse pas personnellement votre petite fille, je déduis de votre lettre et des nouvelles, concernant ce que vous accomplissez et l’endroit dans lequel vous vivez, avec votre famille, qui me parviennent d’Australie, que ce verset et ce commentaire de nos Sages s’appliquent pleinement, pour ce qui vous concerne.

Tout cela souligne votre propre plénitude. Vous avez, Dieu merci, éduqué vos enfants sur la voie du Judaïsme. Bien plus, eux-mêmes, à leur tour, ont été capables d’en faire de même pour leurs propres enfants.

Ceci représente un mérite spécifique, surtout pendant le temps de l’exil et en particulier ces dernières années, alors que l’obscurité est particulièrement forte, tout spécialement dans un pays qui, pendant tant d’années, a été éloigné de tous les centres de Torah.

Accomplir ce que l’on attend d’un Juif dans de telles conditions implique le don de sa propre personne, que l’on reçoit, en héritage, de ses parents et de ses grands-parents.

Je suis certain que vous-même, vos enfants et toute votre famille poursuivrez vos actions et contribuerez à faire de l’Australie un lieu de Torah et de ‘Hassidout, avec des Yechivot, de bonnes écoles, pour les garçons comme pour les filles. Vous réaliserez tout cela avec la lumière et la chaleur de la ‘Hassidout.

Je conclus en vous donnant ma bénédiction pour que le Roch Hachana de l’enseignement et des voies de la ‘Hassidout vous permette, ainsi qu’à toute votre famille, d’être inscrits et scellés pour une bonne année, dans l’étude de la ‘Hassidout et dans ses voies. De la sorte, vous connaîtrez la bénédiction et la réussite, selon la conclusion de la lettre de mon beau-père, le Rabbi, dans tous vos besoins matériels et spirituels.

Avec ma bénédiction de Mazal Tov,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Le Rav M.Z. Feiglin, d’Australie. (2) Dans la même famille. (3) Même par la suite.

Lettre n°834

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°834, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Kislev 5711,

Fête de notre libération et

du salut de notre âme,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous me parlez de la dispute à propos de... Depuis que vous m’avez écrit, pour la première fois, à ce propos, j’ai évoqué ce sujet avec les représentants des ‘Hassidim de Terre Sainte. Dans leur dernier courrier, ceux-ci me disent qu’ils se sont rendus chez... et, au cours d’une réunion à laquelle vous avez vous-même participé, ont trouvé un compromis, qui a été adopté à l’unanimité.

J’ai été particulièrement satisfait d’apprendre cette nouvelle. Je suis sûr qu’elle est fondée, que la paix règne de nouveau parmi les Juifs, en général et les ‘Hassidim, en particulier, surtout en notre Terre Sainte. Vous me réjouirez vous-même en m’envoyant une lettre, dans laquelle vous n’annoncerez que la paix s’est effectivement instaurée dans le pays et dans le peuple.

Je conclurai en évoquant ce qui a été dit(1) lors de la réunion ‘hassidique(2) de ce 19 Kislev. Le Saint béni soit-Il ne trouva pas d’autre réceptacle contenant la bénédiction pour Israël que la paix. Or, cette affirmation de nos Sages semble se contredire elle-même. Le prophète définit la bénédiction divine, en ces termes : Je vous accorderai une bénédiction telle que vous ne puissiez même plus dire : c’est assez. Dès lors, comment envisager qu’elle puisse être contenue par un réceptacle ? Les deux affirmations ne sont-elles pas antinomiques ?

Brièvement, on peut apporter, à cette question, la réponse suivante. La grandeur et la puissance du Saint béni soit-Il lui permettent de réunir deux éléments opposés, en l’occurrence une bénédiction transcendant toute limite et un réceptacle la contenant. Néanmoins, ce réceptacle ne peut être rien d’autre que la paix, qui réunit, précisément, les extrêmes, le feu qui contracte et réduit, l’eau qui étend et élargit, sans que l’un ne fasse disparaître l’autre, comme l’expliquent nos Sages dans le Midrach, à propos du verset(3) : A Lui appartiennent le pouvoir et la puissance redoutable. Il établit la paix dans les palais célestes.

Il en est de même pour ce qui fait l’objet de notre propos, comme le soulignent nos Sages, au traité ‘Haguiga. Dieu possède un nombre infini de brigades, mais chacune est limitée, ainsi qu’il est dit des milliers de milliers Le servent. Or, les exégètes expliquent, et le Tséma’h Tsédek l’établit également dans son Séfer Ha’hakira, que, de manière rationnelle, il est impossible que l’infini découle de la limite.

Le réceptacle dont il s’agit ici est donc celui de la bénédiction céleste, laquelle ne connaît pas de limite. Grâce à la paix, les éléments opposés peuvent coexister, un réceptacle et une bénédiction illimitée. C’est pour cette même raison que la Michna reçoit une formulation négative(4). N’aurait-elle pu être exprimée positivement ? En fait, elle indique ainsi que le seul réceptacle pouvant contenir la bénédiction est bien la paix et non que Dieu n’en trouva pas d’autre. Tout cela ne sera pas développé ici.

Vous trouverez ci-joint ma lettre collective pour le 19 Kislev et je conclurai en vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année, dans l’étude de la ‘Hassidout et dans ses voies. Ainsi, vous connaîtrez la bénédiction et la réussite, dans tous vos besoins, matériels et spirituels.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Par le Rabbi lui-même. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°896. (3) Yov 25, 2. (4) Le Saint béni soit-Il ne trouva pas de réceptacle contenant la bénédiction autre que la paix.

Lettre n°835

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°835, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Kislev 5711,

Fête de notre libération

et du salut de notre âme,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,

monsieur Its’hak Shpalter,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, en son temps et j’ai été content d’apprendre que tout s’est passé dans le calme et que vous avez été libéré.

Par ailleurs, j’ai appris avec satisfaction que vous avez adopté mon conseil. A ce propos, vous écrivez de plus, car la libération est le fait essentiel. Dieu ne souhaite pas qu’un Juif ait des ennuis. Il faut donc se réjouir que vous ayez reçu la bénédiction et que vous ayez été digne de la révéler.

Le second point, en revanche, dépend de votre bon vouloir et Dieu a accordé à chacun le libre arbitre. Il est donc envisageable que le mauvais penchant intervienne et empêche de mettre en pratique la bonne résolution qui a été prise.

Or, vous m’écrivez que vous faites bien ce que je vous ai proposé et il y a donc lieu d’espérer que cette position, de votre part, soit durable. J’en ai été particulièrement joyeux.

Vous avez sûrement connaissance de la fête du 19 Kislev. A toutes fins utiles, je vous joins une brochure, à ce sujet, que nous avons édité en anglais. Celle-ci vous donnera un aperçu de quelques grands principes de la ‘Hassidout. J’espère que vous trouverez le temps de l’étudier. Notre ami commun, Aharon Kats, saura vous aider à le faire.

Je conclus avec la bénédiction et le souhait que vous puissiez toujours annoncer de bonnes nouvelles, de vous-même et des membres de votre famille,

Mena’hem Schneerson,

Vous trouverez ci-joint un reçu pour votre chèque, que j’ai transmis au bureau des affaires confidentielles de Ma’hané Israël, le fonds qui a été créé par mon beau-père, le Rabbi pour distribuer de la Tsédaka de manière discrète, à des particuliers et à des institutions.

Cette activité, comme toutes les autres qui ont été introduites par mon beau-père, le Rabbi, se poursuit et se développe, Dieu merci.

Lettre n°836

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°836, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Kislev 5711,

Fête de notre libération et

du salut de notre âme,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai lu, avec plaisir, ta lettre, dans laquelle tu m’apprends que tu étudies le ‘Houmach, avec le commentaire de Rachi et la Guemara Baba Metsya.

Mon beau-père et maître, notre maître, le Rabbi, lorsque des enfants lui donnaient satisfaction, avait coutume de leur accorder la bénédiction suivante: Qu’ils grandissent, se pénètrent de crainte de Dieu, soient des ‘Hassidim et des érudits de la Torah.

C’est donc cette même bénédiction que je t’adresse. Tu grandiras, tu craindras Dieu, tu seras un ‘Hassid et un érudit de la Torah. Tout cela dépend, pour une large part, de ta volonté.

Tu prieras, chaque jour, en consultant le Sidour, tu étudieras la Torah avec ardeur et tu mettras en pratique les Mitsvot, auxquelles tu es astreint.

Donne-moi, de temps à autre, des nouvelles de ton étude.

Avec ma bénédiction pour que tu connaisses la réussite dans tes études,

Mena’hem Schneerson,

Lettre n°837

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°837, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Kislev 5711,

Fête de notre libération et

du salut de notre âme,

Brooklyn, New York,

Au jeune homme, ‘Hassid qui craint Dieu,

monsieur Ye’hyel(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu ta lettre de la veille du Chabbat et j’y ai lu, avec plaisir, que tu as fixé un cours de ‘Hassidout avec le Rav, distingué ‘Hassid, qui craint Dieu, Rav Moché Aharon.

Tu as sans doute lu dans les causeries de mon beau-père, le Rabbi qu’il y a trois amours, dépendant l’un de l’autre, amour de Dieu, amour de la Torah et amour du prochain. Il n’est donc pas suffisant de se préoccuper de son propre sort. On doit, en outre, s’intéresser aux autres. Tu sauras sûrement trouver les mots capables de convaincre tes amis, afin qu’ils étudient également la ‘Hassidout.

Je me suis rendu, aujourd’hui, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi et j’y ai lu ta demande de bénédiction.

Je suis convaincu que tu peux, dans ce domaine, exercer une influence positive sur les autres. Il faut, cependant, que tu en aies le désir. Si c’est effectivement le cas, tu connaîtras la réussite.

Tu trouveras ci-joint le compte rendu des propos tenus durant le Chabbat Béréchit(2) et tu y consulteras les paragraphes 21 et 22, soulignant la nécessité d’influencer positivement les autres. Tu ne l’as pas fait avant le 19 Kislev et tu t’efforceras donc de réaliser tout cela pour la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, le 10 Chevat prochain.

En te souhaitant une bonne fête et en transmettant mon salut au ‘Hassid, Rav M.A.,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) M. Y. Ziskind. Voir, à son propos, la lettre n°889. (2) Le Rabbi y explique que l’on doit influencer une dizaine de personnes. Voir, à ce propos, la lettre n°823.

Lettre n°838

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°838, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Troisième jour de ‘Hanouka 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Dans votre lettre, vous me décrivez votre situation et vous me dites que vous n’avez pas suffisamment de temps pour exercer vos fonctions de directeur(1) de la Yechiva, d’y enseigner dans plusieurs classes et, parallèlement, de vous consacrer à votre commerce de livres et d’objets sacrés. Vous souhaitez, en conséquence, vous démettre de vos fonctions de directeur de la Yechiva et vous me demandez mon sentiment, sur ce sujet.

A mon avis, si vous ne pouvez faire tout cela, vous devez cesser d’enseigner, mais vous resterez le directeur. Je m’explique. Nos Sages disent qu’une responsabilité, même mineure, est confiée par Dieu. En l’occurrence, celle-ci vous a été attribuée par mon beau-père, le Rabbi. Voici pour ce qui vous concerne personnellement. Quant à la Yechiva, on ne peut savoir si celui qui vous remplacera sera plus ou moins efficace que vous. Il y a encore d’autres raisons.

J’ai bon espoir que vous pourrez assumer vos fonctions de directeur parallèlement à votre participation, qui est indispensable, au commerce de livres, de sorte qu’aucune de ces deux activités ne soit compromise.

Avec ma bénédiction pour un ‘Hanouka de plus en plus lumineux, qui éclairera également l’extérieur,

Mena’hem Schneerson,

J’aimerais savoir ce que vous avez fait à propos de ce dont nous avons parlé, la nécessité d’influencer dix personnes(2), avant que vous ne partiez d’ici.

Notes

(1) En anglais dans le texte, principal. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°823 et la lettre précédente.

Lettre n°839

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°839, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Quatrième jour de ‘Hanouka 5711,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se

consacre fidèlement aux besoins communautaires,

le Rav C.Y.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion de ‘Hanouka. Du fait de mes nombreuses activités, sa parution a été retardée, mais, encore maintenant, vous y trouverez sans doute un grand intérêt.

Je fais réponse à votre lettre. Je vous remercie d’avoir pris la peine de diffuser mon opinion et mon conseil, à propos des élections(2). A l’occasion, vous avez sûrement transmis au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav I.A. Halevi Herzog(3), ce que je vous écrivais dans ma lettre précédente.

Vous me dites que, de temps à autre, vous vous posez des questions sur le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken et vous souhaitez m’interroger, à ce propos. Il est bien évident que je serais satisfait de lire vos commentaires de la Torah, en général et ceux qui portent sur l’avis de l’Admour Hazaken, en particulier. Mais, vous ne devez pas me tenir rigueur si ma réponse tarde, du fait de mes nombreuses occupations, qui augmentent de jour en jour.

Avec ma bénédiction pour la fête de ‘Hanouka, de sorte que chacun d’entre nous ait le mérite d’allumer les bougies à la porte de sa maison, vers l’extérieur et d’éclairer d’une manière toujours croissante,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem, auteur de l’Encyclopédie talmudique. Voir, à son propos, la lettre n°813. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°813. (3) Le Rav Its’hak Aïzik Herzog, alors grand Rabbin d’Israël.

Lettre n°840

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°840, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Quatrième jour de ‘Hanouka 5711,

Brooklyn,

Aux Rabbanim, distingués ‘Hassidim qui craignent Dieu

et se consacrent fidèlement aux besoins communautaires,

le Rav Chmouel David(1) et le Rav Yehouda Leïb(2),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec plaisir que se tiendra, ce mercredi, dans la maison de notre ami, le ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav M.Weksler(3), une réunion au cours de laquelle seront étudiés les moyens concrets de venir en aide au Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h.

Je vous joins une copie de la lettre(4) que j’ai écrite, il y a quelques jours, pour une réunion similaire, qui a eu lieu à New York , au profit du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, de Ma’hané Israël et des éditions Kehot. Celle-ci vous permettra de déterminer mon optique, mon avis et ma demande, en la matière, de même que l’obligation et le mérite qui incombent à chacun et à chacune, de prendre part à cette œuvre, afin de renforcer et de développer ces trois institutions.

Vous diffuserez sans doute le contenu de ma lettre aux participants à cette réunion, à ceux qui ont le mérite de s’associer aux accomplissements de mon beau-père, le Rabbi. Vous la ferez également connaître en tout endroit où elle peut avoir un effet positif.

J’espère avoir bientôt connaissance de résultats concrets émanants de cette réunion, de bons fruits issus de cette plantation bénéfique et de ce qui en découlera, à l’avenir. Vous me ferez sûrement connaître également le nom des participants.

Avec ma bénédiction,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Le Rav C.D. Raitchik. Voir, à son propos, les lettres n°692 et 844. (2) Le Rav Y.L. Posner. (3) Voir, à son propos, la lettre suivante. (4) Il s’agit de la lettre n°829.

Lettre n°841

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°841, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Septième jour de ‘Hanouka 5711,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav M.Weksler(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec satisfaction qu’une conférence spéciale est organisée, ce mercredi, chez vous, avec la participation de monsieur Ben Flet et d’autres importantes personnalités, afin de jeter les bases d’une aide concrète au profit du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h.

Depuis dix ans déjà, le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h mène une large action éducative, dans ce pays et pratiquement dans tous les coins de la terre. Cet accomplissement fondamental est réalisé sans campagne retentissante, parce qu’il bénéficie du concours d’importantes personnalités qui savent l’apprécier à sa juste valeur. Mon beau-père, le Rabbi, couvrait personnellement une large part du budget du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h.

Puis, après le décès de mon beau-père, le Rabbi, la situation est devenue critique, au point de remettre en cause l’existence même de cette institution. Néanmoins, son action est pleinement maintenue, parce que telle était la volonté de mon beau-père, le Rabbi. De plus, les circonstances ont rendu nécessaire une extension de son activité en Afrique du nord, où nous avons créé un réseau scolaire pour les enfants et les jeunes, portant le nom du fondateur, Ohaleï Yossef Its’hak(2).

Il est impossible de décrire le mérite considérable que constitue le fait de prendre part à cette œuvre d’illumination des coeurs juifs et des maisons juives, par la clarté et la chaleur de notre sainte Torah et des Mitsvot.

La fête de ‘Hanouka que nous célébrons actuellement doit nous inspirer des actions concrètes. La situation est très critique et nous disposons de très peu de temps. Nous souhaitons que des bons et fructueux résultats découlent de cette conférence, de manière concrète. Et j’espère recevoir de vos bonnes nouvelles.

Mon beau-père, le Rabbi, continue à diriger cette institution et il vous accordera donc sûrement sa bénédiction, à vous et à votre famille, de même qu’à tous ceux qui prennent part à votre action au profit du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h.

Que Dieu satisfasse tous vos besoins, personnels et communautaires, en particulier ceux qui sont au profit du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h. Qu’Il vous accorde la santé et la prospérité matérielle.

Avec ma bénédiction à l’occasion de ‘Hanouka,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Voir la lettre précédente. (2) Voir, à ce propos les lettres 695, 703, 723, 726, 758, 759, 785, 786, 787, 818, 821, 822 et 824.

Lettre n°842

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°842, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Septième jour de ‘Hanouka 5711,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav C.H.(1), émissaire des Sages,

Je vous salue et vous bénis,

Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion de la fête de ‘Hanouka(2). Du fait de mes nombreuses activités, sa parution a été retardée.

Vous avez eu l’idée de transférer la Yechiva de Tel Aviv à Lod(3) et vous me demandez mon avis. Vous m’expliquez qu’ainsi, le tumulte de la grande ville de Tel Aviv ne troublera pas l’ardeur à l’étude. De même, vous éviterez la perte de temps que constitue le déplacement d’une maison vers l’autre.

A mon sens, c’est une très bonne initiative. Mon beau-père, le Rabbi, a dit, de nombreuses fois, qu’il est difficile de résider dans les grandes villes. Il soulignait la qualité de la Yechiva qui se trouvait à Loubavitch en expliquant qu’elle en était l’activité essentielle. Tout ce qu’il y avait dans cette ville, en dehors d’elle, était sans importance et ne pouvait nullement troubler les jeunes élèves, ni même ceux qui étaient plus âgés. Et, il constatait qu’il n’en était pas de même à New York.

Combien plus en est-il ainsi dans la situation qui est actuellement la vôtre. Il peut donc être hautement profitable que la Yechiva se trouve dans un endroit où elle sera l’activité essentielle et où tout le reste ne sera qu’accessoire ou même totalement insignifiant.

En tout état de cause, il faudra également, à mon avis, laisser une classe ou un département à Tel Aviv, qui sera une phase transitoire, un canal de liaison par lequel il sera plus aisé d’attirer les enfants de Tel Aviv et de son entourage vers la Yechiva de Lod.

Bien évidemment, je réponds à votre question en fonction de la description de la situation que vous me faites, mais peut-être certaines précautions doivent-elles être prises, selon les conditions de l’endroit, des personnes ou du moment, que vous ne me précisez pas.

Vous m’interrogez également sur l’étude de la ‘Hassidout(4). Je ne peux développer ce sujet sans avoir une connaissance plus précise des capacités des élèves et des qualités des enseignants. Néanmoins, il y a, dans l’étude de la ‘Hassidout, deux principes généraux, qui devraient, à mon sens, être appliqués dans toutes les Yechivot Loubavitch :

A) Il faut préparer les élèves pour que, en très peu de temps, chacun d’entre eux soit capable de faire en exposé public de ‘Hassidout qui touchera ceux qui l’entendront, même s’ils n’en possèdent pas les notions fondamentales.

B) La connaissance de la ‘Hassidout doit, en outre, être très large.

Concernant ce dernier point, on ressent malheureusement un grand manque, y compris chez les élèves qui ont déjà plusieurs années d’étude de la ‘Hassidout. Certes, ils possèdent très profondément quelques notions, mais celles-ci sont bien peu nombreuses.

Si j’en avais le pouvoir, j’aurais instauré, en chaque endroit, une étude de la ‘Hassidout permettant non seulement d’en posséder une connaissance profonde, mais aussi d’en parcourir un grand nombre de textes. Certes, de façon générale, ‘Habad exige la profondeur. Néanmoins, il faut, à tout le moins, savoir que ces notions existent.

Vous transmettrez mon salut à toute la communauté et connaîtrez la réussite dans votre enseignement aux élèves. Vous dispenserez, de manière sans cesse accrue, la lumière de la ‘Hassidout et vous illuminerez l’extérieur, ce qui est le message de ‘Hanouka. Au cours de cette fête, on introduit la lumière, on développe celle qui est issue du domaine de la sainteté, on fait décroître celle qui provient du côté opposé. On allume des lumières jusqu'à ce que les Tarmodes cessent de passer dans la rue, comme l’explique la ‘Hassidout(5).

A notre époque, on peut accomplir tout cela en diffusant les sources de la ‘Hassidout à l’extérieur.

Avec ma bénédiction et en vous saluant,

M. Schneerson,

Vous donnerez sûrement de bonnes nouvelles de vos petits-enfants.

J’ai lu votre demande de bénédiction, près du tombeau, le 19 Kislev et à la veille de Roch ‘Hodech.

Notes

(1) Le Rav Chlomo ‘Haïm Kasselman, guide spirituel des Yechivot de Terre Sainte. Voir, à son propos, la lettre n°769. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°845. (3) Voir, à propos de l’inauguration de la Yechiva de Lod, la lettre n°1200. (4) Voir, à ce propos, la lettre n°548. (5) Qui explique que ce peuple fait allusion à la révolte contre Dieu dans le monde.

Lettre n°843

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°843, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Septième jour de ‘Hanouka 5711,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav ...(1),

Je vous salue et vous bénis,

On m’a dit qu’il serait bon d’établir, en Terre Sainte, quelques points centraux, dans lesquels seraient disponibles toutes les publications des éditions Kehot, dans des salles de lecture ouvertes au public(2).

De façon générale, cette proposition reçoit mon accord. Néanmoins, je ne souhaite pas entrer en politique et je voudrais donc connaître votre avis, à ce propos. Où faut-il envoyer les livres ? A qui les confier ? Laquelle de nos institutions les recevra-t-elle ?

Avec ma bénédiction et mes respects,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Cette lettre fut envoyée à plusieurs responsables de la communauté ‘hassidique, en Terre Sainte. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°873.

Lettre n°844

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°844, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Dernier jour de ‘Hanouka 5711,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Mena’hem Chmouel David(1), émissaire des Sages,

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre du 27 Kislev, dans laquelle vous me racontez votre réunion ‘hassidique du 19 Kislev dernier. Vous concluez en m’informant que vous avez décidé d’organiser une réunion publique, ce mercredi, dans la maison de monsieur Weksler(2) et que monsieur Flet sera le président de séance.

Je vous félicite pour tout cela, même s’il est dommage que rien de tel n’ait été fait auparavant, mais se plaindre de ce qui est passé n’est d’aucune utilité. Il importe uniquement que votre empressement soit, à l’avenir, à la mesure de ce qu’il doit être, compte tenu de l’importance de l’enjeu.

Je vous joins une copie de ma lettre à monsieur Weksler(3) et à monsieur Flet. Il serait bon que son contenu soit diffusé à ceux qui participeront à cette réunion.

Vous me dites, dans votre lettre, que vous souhaitez quitter Los Angeles tout de suite après cette réunion, afin d’être à New York pour la Hilloula(4).

Vous trouver ici pour la Hilloula est, certes, une bonne chose. Et vous déterminerez la date à laquelle vous quitterez Los Angeles en fonction des résultats de cette réunion. Car, il est clair qu’après celle-ci, il faudra en matérialiser les décisions, collecter les fonds(5). Je crains que, si vous ne supervisez pas les opérations, les résolutions ne soient pas suivies d’effet.

Lorsque la réunion sera achevée et que vous pourrez constater que tout se met en place, vous pourrez fixer la date de votre départ de Los Angeles.

Autre point, il me semble vous avoir déjà dit qu’il serait bon de faire venir, à Los Angeles, un groupe de jeunes gens énergiques, parmi les élèves de la Yechiva. Peu à peu, ceux-ci réuniront autour d’eux les ‘Hassidim et ceux qui les suivent. Ainsi, les ‘Hassidim occuperont, à Los Angeles et dans sa région, la place qui leur revient. C’est pour cela que j’ai demandé si des ‘Hassidim pouvaient s’installer dans votre ville en tant que sacrificateurs de volaille ou de bétail et quel serait leur salaire.

Vous voudrez bien transmettre le contenu de cette lettre au Rav Y.L. Posner(6) ou même la lui montrer. En effet, du fait de mes nombreuses activités, je ne sais quand je pourrais répondre personnellement à sa lettre.

J’attends de vos bonnes nouvelles, au plus vite.

Vous mentionnez, dans votre lettre, le Rav Shraga Feivich Weiller. Vous savez sans doute que son fils est un responsable communautaire bien connu et un homme très aisé, qui confie des sommes conséquentes à son père, Shraga Feivich, pour que celui-ci les distribue à la Tsédaka, aux institutions qu’il juge bon.

J’ai mentionné votre nom alors que je me trouvais près du tombeau et, en particulier, pour que la réunion de cette semaine soit fructueuse, de même que tout ce que vous entreprenez. Ces actions sont les canaux véhiculant la bénédiction et la réussite dans tous vos besoins personnels.

Avec ma bénédiction, à l’occasion de ‘Hanouka, pour que vous allumiez des bougies en nombre croissant, que vous le fassiez à l’extérieur, jusqu'à ce que disparaissent les pas des Tarmodes(7).

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Le Rav M.C. D. Raitchik, émissaire du Rabbi en Californie. Voir, à son propos, la lettre n°840. (2) Voir la lettre n°840. (3) Il s’agit de la lettre n°841. (4) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat. (5) Au profit du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h. (6) Le Rav Yehouda Leïb Posner. Voir, à ce propos, la lettre n°840. (7) Voir la fin de la lettre n°842.

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