Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°803
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°803, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Mar’Hechvan 5711,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav Yé’hezkel Yehouda(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du lundi de la Paracha voici le signe de l’alliance(2). Ma réponse a été retardée, à cause du mois de Tichri, qui a une portée générale.
J’ai appris avec plaisir que vous commencez à vous consacrer à la pureté familiale. Ce domaine a malheureusement été abandonné et mis de côté. Et, il est douloureux de constater qu’un sentiment déplacé de pudeur fait que des personnes intègres et craignant Dieu évitent d’en parler.
Comme sont vrais les propos de mon beau-père, le Rabbi, qui, dans ses causeries, appelle le mauvais penchant le petit malin, car il sait s’adresser à chacun, dans les termes qui lui conviennent, pour lui faire perdre la tête.
Il expliqua, au nom de son père, le Rabbi Rachab, que le mauvais penchant n’est pas qualifié d’âme animale parce qu’il est précisément un animal. Parfois, il peut être un renard, l’animal le plus rusé, de sorte qu’une grande perspicacité est nécessaire pour déjouer ses stratagèmes. D’autres fois, il prend l’apparence d’un Juste, intègre et humble, animé de bons sentiments. L’âme animale dépend de la nature profonde de chacun.
Tout ceci reçoit une application directe, dans ce domaine. La pudeur est, de fait, l’une des trois qualités spécifiques au peuple juif, qui est miséricordieux, pudique et fait le bien. Le mauvais penchant fait donc usage de cette qualité pour empêcher des paroles qui sont indispensables et touchent au bonheur d’un couple, de ses enfants et de leurs descendants, jusqu'à la fin des générations.
J’ai transmis votre demande de brochures sur la pureté familiale au bureau. Celles-ci vous seront adressées, par colis, en poste ordinaire.
Avec ma bénédiction et dans l’espoir d’avoir de bonnes nouvelles de tout cela,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Y.Y. Onsdorfer. (2) Béréchit 9, 12-17. Il s’agit de la Parchat Noa’h.
Lettre n°804
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°804, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Mar’Hechvan 5711,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav ...,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 14 Mar’Hechvan qui m’a quelque peu étonné. Votre fille est venue me voir et nous avons longuement évoqué ce sujet. Elle m’a donné l’assurance qu’elle vous écrirait, de même qu’à sa mère, pour vous rapporter le contenu de notre discussion, laquelle ne correspond nullement à ce que vous me dites dans votre lettre. J’exposerai donc mon propos :
A) De façon générale, je n’ai pour habitude de donner des ordres, sauf dans des cas exceptionnels. Mais, lorsque l’on me demande mon avis, je l’indique, selon mon jugement et cela a bien été le cas, en l’occurrence.
Au milieu de l’été, le jeune homme, ‘Hassid qui craint Dieu, devant épouser votre fille est venu me voir et je lui ai expliqué ma conception de la manière dont il devait organiser sa vie, afin qu’elle soit fructueuse, matériellement et spirituellement. C’est là le conseil, et nullement l’ordre, que je vous donne également, ainsi qu’à votre fille.
B) Je leur ai conseillé de ne pas s’installer à Brooklyn, New York, ni même aux Etats Unis, mais dans un endroit où il pourra faire plein usage de ses capacités et où votre fille pourra en faire de même. Il y a deux ou trois endroits dans lesquels j’ai bon espoir qu’il pourra en être ainsi.
C) Lorsque j’ai parlé à votre futur gendre et à votre fille, je leur ai dit, d’emblée, qu’ils rencontreraient peut-être des difficultés, ressentiraient l’abandon, devraient même faire don d’eux-mêmes. Or, de qui est-on en droit d’attendre un tel comportement si ce n’est d’un ‘Hassid, fils de ‘Hassid et d’une fille de ‘Hassidim ?
D) Néanmoins, votre futur gendre et votre fille ont connu la réussite et, à mon avis, ma proposition correspond effectivement à leur bien matériel, tout autant que spirituel. Je m’explique. L’expérience a montré quel avenir ils pourraient attendre en s’installant aux Etats Unis ou dans un autre pays et ce que l’on y appelle la réussite, celle qu’ont eu les jeunes gens comme eux, qui se sont fixés dans ces endroits.
Je ne souhaite pas développer ce sujet et vous-même devez savoir ce que sont devenus les jeunes gens installés dans votre ville. Vous avez également pu constater leur situation pendant les quelques semaines que vous avez passées à Brooklyn. Vous avez vu ces couples, comparables à votre futur gendre et à votre fille, qui vivent maintenant à Brooklyn et à New York.
A l’opposé, si ma proposition est acceptée et qu’ils partent pour l’un de ces endroits, il y a bon espoir que la bénédiction de mon beau-père, le Rabbi, les y accompagne, dans leur vie et, rapidement, ils pourront s’installer convenablement. Lui-même dirigera une communauté juive. Je parle bien d’un dirigeant et non d’un Rav. Car, à mon avis, il aura, sous son autorité, un Rav, un professeur, un Cho’het, différentes institutions. De plus, avec l’effort qui convient, votre fille aura elle-même une situation comparable à celle-ci.
E) Point essentiel, s’ajoutant à tout ce qui vient d’être dit, mon beau-père, le Rabbi, désirait fortement créer des points d’implantation des ‘Hassidim dans le monde entier. C’est la raison pour laquelle il a envoyé quelques ‘Hassidim en Australie, d’autres au Canada, il a parlé, à plusieurs reprises, de l’Amérique du sud et de l’Afrique du sud.
Nous avons pu constater, et vous l’avez sans doute fait vous-même, que ceux qui ont accepté la mission confiée par le Rabbi, ont été délivrés de toutes les difficultés et placés dans un rayon de lumière, matériellement et spirituellement, même lorsque la réussite devait transcender les voies naturelles. Bien plus, en l’occurrence, une installation satisfaisante peut tout à fait être obtenue de manière naturelle. Les bénédictions de mon beau-père, le Rabbi, peuvent, en outre, la décupler.
F) Au milieu de l’été, votre futur gendre a accepté tout cela, mais uniquement sur le principe, car je ne voulais pas lui proposer de se rendre sur place avant que ses fiançailles avec votre fille soient confirmées.
A l’heure actuelle, il semble que vous-même, votre épouse et votre fille n’acceptiez pas, ne vouliez pas entendre parler de cette proposition qui a déjà reçu l’accord de votre futur gendre, lequel désire être un émissaire de mon beau-père, le Rabbi, qui continue à diriger le peuple juif, en général et ses ‘Hassidim, en particulier.
G) Une preuve de ce qui vient d’être avancé peut être tiré du récit qui figure à la fin de votre lettre et soulève une réelle contradiction. Vous racontez que mon beau-père, le Rabbi, vous a dit que le mari de votre fille ne devait pas être nécessairement un élève de la Yechiva Loubavitch. Vous lui avez alors répondu : Lorsque nous (c'est-à-dire, vraisemblablement, vous et votre épouse) pensons à l’éventualité de donner notre fille à quelqu’un qui ne serait pas un élève de la Yechiva Loubavitch, nous nous disons que notre vie ne vaut pas la peine d’être vécue.
Réfléchissez donc ! La bénédiction de mon beau-père, le Rabbi, s’est réalisée et votre fille est fiancée à un élève de la Yechiva. Or, vous voulez maintenant le séparer de l’œuvre de mon beau-père, le Rabbi, l’empêcher d’être son émissaire, d’accomplir sa volonté ! Vous vous contentez des qualités qu’il a pu acquérir jusqu'à maintenant.
H) Je vous demande pardon pour ce que je vais écrire maintenant et j’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur.
Vous connaissez sûrement l’expression du Rabbi Rachab, selon laquelle les élèves de la Yechiva sont des bougies pour éclairer. Et vous connaissez les termes acerbes qu’emploient nos Sages lorsqu’ils constatent que le résultat est à la mesure de l’effort. Même si l’on agit, sans toutefois faire pleinement usage de ses forces, on est également considéré comme introduisant un manque.
Les parents du fiancé et de la fiancée sont tous d’anciens élèves de la Yechiva et ce proverbe du Rabbi Rachab s’appliquent donc à eux également. Ils doivent, maintenant encore, éclairer.
Je ne sais si vous avez pleinement assumé cette mission. En tout état de cause, la nécessité d’éclairer s’exerce également envers vos enfants. Les anciens élèves de la Yechiva doivent aussi éclairer par l’intermédiaire de leurs descendants.
Réfléchissez maintenant à la manière dont ils éclaireront s’ils restent ici et s’ils se rendent dans un des endroits auquel je faisais allusion.
I) Je répète encore une fois, comme je le disais auparavant, qu’il ne s’agit nullement d’un ordre, mais de la réponse à une question qui m’a été posée. Ce jeune homme m’a demandé comment envisager sa vie et je ne pouvais lui répondre qu’en fonction de ce que je pense.
Je voudrais, toutefois, préciser que je n’ai aucun doute, à ce sujet et, que, comme on peut l’espérer, le bonheur qu’ils connaîtront en acceptant cette proposition est tout à fait clair, à mes yeux. Et je fais également allusion au bonheur physique.
J) Vous concluez votre lettre en me décrivant votre situation et celle de votre fille. Vous me dites que la joie est assombrie. Je suis stupéfait de lire de tels mots.
Car, somme toute, de quoi s’agit-il ici ? De se rendre dans une ville où se trouvent plusieurs dizaines de milliers de Juifs, où l’on peut respecter la Torah et les Mitsvot de la meilleure façon, où l’on peut se voir confier une mission par mon beau-père, le Rabbi et mettre en pratique sa volonté.
Or, l’émissaire d’un homme s’identifie à lui. Il parviendra donc là-bas avec de grandes forces et une position solide, y diffusera la lumière de la Torah, du Judaïsme, des sources du Baal Chem Tov et de l’enseignement de la ‘Hassidout parmi nos frères, les enfants d’Israël, qui, pour l’heure n’en ont pas ou en ont très peu connaissance.
Pour une raison qui m’échappe, qui vous échappe, qui échappe à des personnes comme nous, selon la fin du chapitre 7 d’Igueret Hakodech, tel jeune homme et telle jeune fille ont été choisis pour mener à bien cette mission. Ceci n’est pas le résultat de leur effort, ils n’ont rien fait pour l’obtenir. Malgré cela, ils en sont fiers et on les caresse, on leur donne des cadeaux, on leur ajoute des friandises. Et, c’est ce que vous appelez une joie assombrie ? Je ne peux le comprendre !
Vous concluez votre lettre en me demandant pardon et je ne sais pas pourquoi vous devez le faire, car tout cela ne me concerne pas plus que vous. Profondément, il est clair que chacun et chacune d’entre nous désire mettre en pratique la volonté de mon beau-père, le Rabbi. Vous-même et votre épouse, savez bien, si vous n’étiez troublés par le fait qu’il s’agisse de votre fille, qu’en assumant une telle mission dans cet endroit, on accomplit effectivement la volonté de mon beau-père, le Rabbi. Que suis-je et qui suis-je pour que l’on me demande pardon à ce propos ?
En tout état de cause, il n’est pas possible de repousser indéfiniment le travail et la diffusion des sources de la ‘Hassidout dans l’endroit qui a été proposé. Je vous demanderais donc de me faire savoir au plus vite quelle est votre décision, en la matière, si possible par télégramme.
Encore une fois, je ne donne aucun ordre, ce qu’à Dieu ne plaise et il s’agit uniquement d’une proposition. Néanmoins, il m’incombe de m’occuper de cela et je dois donc trouver les personnes qui conviennent. Le cas échéant, je m’adresserai à quelqu’un d’autre.
Avec ma bénédiction et en saluant tous les vôtres,
Lettre n°805
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°805, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Mar’Hechvan 5711,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
En plus de mon télégramme, je voudrais réitérer ma bénédiction de Mazal Tov pour la naissance de votre fille. Puissiez-vous la conduire à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse.
J’ai été satisfait d’apprendre que vous avez donné un nom à votre fille dès le jeudi(1). Mon beau-père, le Rabbi, m’a raconté que l’Admour Hazaken appela l’Admour Haémtsahi, lors de la naissance de l’une de ses filles. Il lui dit qu’une certaine raison prêterait à penser qu’il faille attendre la lecture de la Torah du Chabbat pour lui donner un nom, mais que, néanmoins, pour certains motifs, ce n’est pas cette pratique qui devait être retenue. Il lui demanda donc de donner un nom à sa fille lors de la lecture de la Torah la plus proche de la naissance.
Mon beau-père, le Rabbi, m’a raconté tout cela(2) à propos d’une personne qui se trouve ici. On peut en conclure qu’il doit en être de même pour chacun(3).
Conformément à votre demande, le nom de votre fille a été inscrit dans le livre de la vie et de la lumière.
J’attends de vos bonnes nouvelles, en particulier celle que votre femme est en bonne santé, de même que votre fille, qui vient de naître et votre fils.
Avec ma bénédiction pour vous et pour tous les membres de votre famille,
Mena’hem Schneerson,
Vous trouverez ci-joint un reçu et le contenu des propos de Chabbat Béréchit(4). Vous lirez avec attention les paragraphes 21 et 22, auxquels vous apporterez la diffusion qu’ils méritent.
Notes
(1) Sans attendre le Chabbat pour le faire. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°862. (3) Le Rabbi note, en bas de page : Le Taameï Haminhaguim, quatrième partie, page 75 dit : Le Rabbi de Belz m’a indiqué qu’il fallait attendre cinq jours avant de donner un nom à une fille. Mais, qui sait si ses propos ont été rapportés avec exactitude ? En tout état de cause, nous devons nous en tenir aux enseignements de nos maîtres. Vous consulterez le Séfer ‘Hassidim, au paragraphe 1101. (4) Tenus par le Rabbi lui-même.
Lettre n°806
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°806, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Mar’Hechvan 5711,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du dimanche de la Parchat Vayéra, dans laquelle vous me dites que votre petite fille est mal à l’aise dans sa classe d’enseignement juif, qu’elle pleure souvent. Vous craignez que son étude du Judaïsme n’en soit compromis.
J’ai demandé quels étaient le programme d’étude et les manuels de cette école. D’après les informations que j’ai obtenues, je ne pense pas qu’il faille craindre ce que vous dites. Elle a sans doute des difficultés à se faire une amie.
Il faudrait donc que l’institutrice l’aide à se faire des amies. Ainsi, votre petite fille se sentira mieux et vous verrez qu’il n’y a aucune raison de vous faire du soucis, à son propos.
Vous devez savoir que votre petite fille est l’élève d’une école fondée par mon beau-père, le Rabbi, qui a été placée sous son autorité et l’est encore, à l’heure actuelle. Il est clair que rien de mal ne peut en découler, ce qu’à Dieu ne plaise. Bien au contraire, c’est le moyen d’obtenir la santé, matérielle et spirituelle.
Grâce aux enfants qui sont élèves de ces institutions, la chaleur du Judaïsme et de la ‘Hassidout s’introduit dans les foyers des parents.
J’attends de vous une bonne nouvelle, celle que votre petite fille se sent mieux et progresse dans son étude du Judaïsme.
Avec ma bénédiction et dans l’espoir de recevoir de vos bonnes nouvelles,
Mena’hem Schneerson,
Vous trouverez ci-joint le compte rendu des propos tenus durant le Chabbat Béréchit. Vous les lirez sans doute avec l’attention qui convient, en particulier pour les paragraphes 21 et 22.
Lettre n°807
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°807, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Mar’Hechvan 5711,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Nos amis, grands et distingués Rabbanim, ‘Hassidim qui craignent Dieu et se consacrent aux besoins communautaires avec abnégation, Rav Ch. Levitin et Rav E.Simpson, m’ont transmis de vos nouvelles et de celles de votre famille.
Je voudrais vous exprimer mon souhait que votre fils, qui est entré dans l’armée, rentre à la maison en bonne santé et fort. A ce propos, vous lui transmettrez qu’il doit, à tout prix, mettre les Tefilin chaque jour, sauf le Chabbat et les fêtes. Ceci le préservera du danger.
Je vous joins deux messages, que vous ferez parvenir à votre fils, avec tous mes voeux. Vous pouvez lui communiquer notre adresse, s’il souhaite correspondre avec notre bureau et désire recevoir, de temps à autre, de la lecture digne d’intérêt.
Avec ma bénédiction,
Mena’hem Schneerson,
Lettre n°808
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°808, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Mar’Hechvan 5711,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été satisfait d’obtenir de vos nouvelles par les grands et distingués Rabbanim, ‘Hassidim qui craignent Dieu et se consacrent aux besoins communautaires avec abnégation, Rav Ch. Levitin et Rav E.Simpson. Ils m’ont rapporté que, dans votre foyer, apparaît à l’évidence l’éducation que vous avez reçue de votre père, qui était l’un des plus âgés parmi les ‘Hassidim de Loubavitch.
Ces bonnes nouvelles sont l’application, dans la vie courante, de l’affirmation de nos Sages, selon laquelle lorsque l’on décoche une flèche en l’air, elle retombe sur sa pointe.
Voici le sens profond de cette maxime. Au fur et à mesure qu’un arbre se développe, son tronc et ses branches s’éloignent de ses racines. Bien plus, il peut parfois sembler qu’une branche s’est détachée de l’arbre, ce qu’à Dieu ne plaise, qu’elle est devenue un bout de bois sec, totalement séparé des racines.
Mais, en réalité, un Juif ne quitte jamais ses racines et, de fait, ce bois sec tombe vers ces racines. Il suffit de trouver les personnes qui conviennent. Celles-ci sauront, avec les mots qui convient, rappeler l’existence des racines.
J’ai été heureux d’apprendre que ce rappel, venant de l’extérieur, est inutile, pour ce qui concerne votre famille. La lumière et la chaleur des ‘Hassidim, que vous avez reçues en héritage de vos parents, vous éclairent toujours. J’espère qu’elles se renforceront et se matérialiseront, de la meilleure façon, par la Torah et les Mitsvot.
Mon beau-père, le Rabbi, explique que le Tout Puissant ne reste jamais en dette. Je vous souhaite donc, par le mérite des différentes contributions que vous apporterez à la Tsédaka, en particulier celle qui est destinée aux institutions de mon beau-père, le Rabbi, que Dieu exauce le souhait de vos coeurs et vous accorde un enfant, qu’Il satisfasse tous vos désirs, matériels et spirituels.
J’ajouterai que votre épouse doit donner, chaque veille de Chabbat et de fête, avant d’allumer les bougies, de la Tsédaka dans un tronc dédié à Rabbi Meïr Baal Haness. Vous-même, en mettant les Tefilin, vous souviendrez que vous êtes attaché à mon beau-père, le Rabbi. C’est par ce canal que vous obtiendrez la bénédiction pour avoir des enfants.
Avec ma bénédiction,
Mena’hem Schneerson,
Lettre n°809
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°809, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Mar’Hechvan 5711,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je vous joins la copie de ma lettre à monsieur David Bubis. Il serait bon que vous trouviez l’occasion d’évoquer avec lui la visite qu’il a faite ici, afin de l’encourager à mettre en pratique ce qui a été dit ici et, de façon générale, à lui souligner l’importance d’influencer son entourage. J’espère avoir de bonnes nouvelles du succès que vous connaîtrez, dans ce domaine.
Je fais suite aux deux lettres(1) que je vous ai écrites avant la fête. Du fait des occupations du mois de Tichri, qui a une portée générale, je n’ai pu poursuivre mon propos, concernant l’université. Je le ferai donc maintenant, bien que je n’ai pas reçu de réponse à mes deux lettres.
Vous pourriez tenir le discours suivant : Malgré ce que dit le Rambam, à la fin du second chapitre des lois du divorce, il me semble que j’ai envie de fréquenter l’université et d’y poursuivre des études. Mais, quelqu’un me dit que, compte tenu de ma situation, une telle démarche est déplacée. Je suis, en effet, un ancien élève de la Yechiva Loubavitch, disciple du Rabbi et que le Rabbi accompagne, à chaque pas. En conséquence, si je me rends à l’université, je le contrains à me suivre dans ce lieu.
Lettre n°810
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°810, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Mar’Hechvan 5711,
Brooklyn,
A madame ‘Hanna(1),
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre écrite à l’issue du Chabbat Parchat Le’h Le’ha, avec les photographies de vos deux enfants, qui y étaient joints. Puissiez-vous avoir le mérite de les éduquer, avec votre mari, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions.
J’ai été particulièrement satisfait d’apprendre, par votre lettre, que vous avez été nommée présidente de l’organisation pour la pureté familiale, dont l’action se développe de plus en plus(2).
Mon beau-père, le Rabbi dit qu’un professeur est efficace lorsqu’il forme l’élève jusqu’à ce qu’il puisse étudier seul et n’ait plus besoin de lui. Et, il en est de même dans le cadre associatif. Un bon travailleur social est celui qui encourage les membres de l’association, de sorte que ceux-ci aient, à leur tour, l’envie de devenir actifs, sans devoir sans cesse être contactés par le président de l’association ou un autre responsable.
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Madame H. Goldstein. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°803.
Lettre n°811
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°811, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Mar’Hechvan 5711,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid, ancien élève de la Yechiva,
Rav Its’hak Aharon(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu avec plaisir votre lettre, qui n’était pas datée, m’apprenant que vous avez commencé votre action pour le Talmud Torah et pour les professeurs donnant des cours particuliers aux élèves, chez eux.
J’ai également reçu, en son temps, votre lettre d’avant Roch Hachana, dans laquelle vous me traciez brièvement votre biographie. A ce propos, je voudrais réitérer encore une fois ma demande. Vous me dites que vous étiez l’un de ceux qui se trouvaient au service de mon beau-père, le Rabbi, à Rostov, en 5681(2). Pourriez-vous rédiger tout ce que vous vous souvenez de cette époque ? Si vous le faisiez, je vous en serais profondément reconnaissant. Plus vous détaillerez et mieux cela sera. J’espère que vous avez des souvenirs précis et que vous voudrez bien les rédiger.
Je commenterai certains points évoqués dans votre lettre :
A) A l’issue du récit de votre existence, qui sera longue et bonne, vous dites : toute ma vie a été mauvaise. Or, juste avant cela, vous dites avoir été l’élève de la Yechiva Loubavitch pendant six ans. Vous avez eu le mérite de servir mon beau-père, le Rabbi, pour ses besoins personnels, qui sont également publiques, dans la mesure où il possédait une âme collective. Vous avez mené une action communautaire et, de la sorte, mis en pratique les instructions du Rabbi.
Puis, vous avez été emprisonné pendant six ans. Là encore, les forces du Rabbi vous ont permis de diffuser la Torah et le Judaïsme, de mettre en pratique les Mitsvot. Si, après tout cela, vous dites que votre vie a été mauvaise, je ne sais pas ce qu’est le bien.
B) Votre lettre m’a appris ce que vous avez accompli, avant Soukkot, à Paris, à Metz et dans la région, pour promouvoir une bonne éducation, renforcer le Judaïsme et l’étude de la ‘Hassidout, qualitativement et quantitativement, le nombre de vos élèves et les foyers que vous visitez, de temps à autre. J’en ai été très satisfait.
Mais, ma satisfaction s’est mêlée de peine lorsque j’ai lu, dans votre lettre reçue ce jour, qu’un ‘Héder a été ouvert et qu’il est fréquenté par huit élèves(3). J’ai bon espoir que cela est uniquement le tout début et qu’au plus vite, l’effort qui convient permettra de porter le nombre des élèves et des foyers visités à ce qu’il était à la fin de l’été dernier. Bien entendu, on ne se contentera pas de cela et l’on développera ces activités.
Vous me réjouirez en me donnant de bonnes nouvelles, à ce propos. Plus vous les multiplierez, plus elles me parviendront tôt et mieux cela sera.
Je vous joins une courte lettre(4) destinée à ceux qui assument cette tâche sacrée, sous votre direction. Si son contenu correspond à la situation, vous voudrez bien la leur transmettre et me le faire savoir.
Avec ma bénédiction pour une bonne santé, pour la réussite dans votre mission sacrée et pour former les autres en ce sens,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Rav I.A. Goldin. Voir, à son propos, les lettres n°706 et 832. (2) 1931. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°832. (4) Il s’agit de la lettre suivante.
Lettre n°812
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°812, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Mar’Hechvan 5711,
Brooklyn,
Aux Rabbanim, distingués ‘Hassidim qui craignent Dieu
et, dernier point mais le plus important, attachés à mon beau-père, le Rabbi, chef de notre génération, qui mettent en pratique la mission qu’il confie, dans le domaine de la bonne éducation, que Dieu vous prête longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu avec plaisir la lettre(1) de notre ami, le Rav, distingué ‘Hassid, qui craint Dieu, homme aux multiples accomplissements, Rav Its’hak Aharon(2). Elle me relatait de quelle manière vous éduquez les enfants juifs et exercez une bonne influence dans les foyers des parents, que vous éclairez de la lumière de la Torah et des Mitsvot, telles que les explique l’enseignement de notre maître, qui est la ‘Hassidout.
Il peut vous apparaître que vous ne parvenez pas, en chacune de vos actions, à convaincre votre interlocuteur qu’il doit agir concrètement, mais ce n’est nullement le cas. Une causerie de mon beau-père, le Rabbi, prononcée en Russie, permet de l’établir. Elle explique l’immense importance d’un seul geste effectué par un Juif, citant pour preuve la parole de nos Sages qui souligne la grandeur de ceux qui accèdent à la Techouva.
Nos Sages disent que les Justes parfaits ne peuvent égaler ceux qui accèdent à la Techouva. Or, demande le Rabbi, un Juste sert Dieu tout au long de sa vie, alors que l’on peut accéder à la Techouva un instant avant sa mort, comme ce fut le cas pour Rabbi Eliézer Ben Dourdaya. Comment ce dernier peut-il donc surpasser le premier ?
L’explication est, en fait, la suivante. On doit déduire de cette affirmation la grande valeur d’une seule action accomplie par un Juif. De fait, un seul instant, un seul geste, lui permettent de réussir sa mission dans le monde.
Il en est de même pour le service de Dieu. Parfois, l’effet exercé sur les élèves ou sur les foyers des parents n’apparaît pas à l’évidence, bien que l’on ait consenti l’effort qui convient. Néanmoins, qui sait ce qui se passe dans le cœur de son prochain ? Peut-être celui-ci fera-t-il le geste qui lui permettra de réussir la mission qui lui est confiée ici-bas.
Bien évidemment, tout cela ne concerne pas l’intérêt que vous devez porter à votre travail. Il vous faut, selon l’expression de nos Sages, prononcer des paroles qui émanent du cœur. Au sens le plus littéral, vous devez parler chaleureusement, être concernés par votre interlocuteur. Vous devez montrer la valeur du temps à vos élèves, en leur apprenant à l’utiliser à bon escient et lorsque vous visitez un foyer, ce qui vous permettra d’être entendus et de convaincre.
Mon but n’est pas de vous faire de la morale et peut-être la situation est-elle suffisamment bonne pour que la présente lettre soit inutile. Mais, il me semble être de mon devoir de vous communiquer mon sentiment, en la matière et j’espère que mes paroles auront un effet positif.
Vous savez sans doute, et il est inutile de le détailler, de quelle manière mon beau-père, le Rabbi, a fait don de lui-même pour assurer une bonne éducation aux enfants, pour renforcer le Judaïsme, y compris dans ses pratiques les plus élémentaires. Or, il aurait pu, pendant ce temps, étudier les secrets de la Torah, surtout les plus profonds.
Il délivra ainsi une leçon à chacun d’entre nous. En effet, le mauvais penchant peut prendre l’apparence d’un Juste intègre et parfait, qui dira : Pourquoi dois-tu enseigner aux autres à lire l’alphabet ou à dire Modé Ani ? D’autant que l’issue de ton action reste incertaine. A la place de tout cela, tu pourrais étudier la ‘Hassidout. Ainsi, tu serais certain d’accomplir quelque chose. N’es-tu pas un ‘Hassid, attaché au Rabbi ? Il est donc certain que cette étude aura de l’effet sur toi.
Mon beau-père, le Rabbi, a donné la réponse par son propre exemple. Il n’a pas ménagé son temps et ses forces, ne s’est pas demandé ce qu’il pourrait accomplir pour lui-même, ne rechercha pas les réalisations les plus hautes. Il fit de son mieux pour promouvoir la bonne éducation, commençant par l’alphabet et s’adressant aux personnes les plus simples. De la sorte, il fit littéralement don de lui-même.
Du reste, il est dit, dans sa causerie du 20 Kislev 5693(3), au paragraphe 17, que : Le Tséma’h Tsédek expliqua que l’abnégation de son grand-père, l’Admour Hazaken, est négligeable par rapport à celle qui consiste à renoncer à la possibilité de se lier à l’Essence de Dieu pour pouvoir rendre un service à quelqu’un, s’assurer qu’un Juif accède à la Techouva par ses forces propres, serve Dieu sincèrement. Il semble que ce soit bien là ce que l’on attend de nous. Nous en avons reçu le pouvoir et les forces. Il suffit donc de le vouloir.
Je conclus en vous adressant ma bénédiction de réussite, afin que vous soyez réellement attachés à mon beau-père, le Rabbi. En conséquence, chacun et chacune d’entre vous mènera à bien la mission qu’il lui a confiée avec plaisir et bon vouloir. Les sources de votre enseignement se diffuseront à l’extérieur. Alors, ils se réveilleront et se réjouiront, ceux qui reposent sous terre et mon beau-père, le Rabbi, nous conduira, la tête haute, vers notre terre, très bientôt et de nos jours, Amen.
Notes
(1) Il s’agit de la lettre précédente. (2) Rav I.A. Goldin. (3) 1932.
Lettre n°813
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°813, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille de Roch ‘Hodech Kislev 5711,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
homme aux multiples accomplissements,
le Rav C.Y. Zevin(1),
Je vous salue et vous bénis,
Hier, le Rabbi Chlita vous a adressé le télégramme suivant, de même qu’au Rav M.Gour Aryé(2) :
En réponse à une question posée par de nombreuses personnes, je vous demande de diffuser mon conseil, ma proposition et ma requête, celle de participer massivement aux élections municipales, de voter pour les listes orthodoxes, de façon à ce que les conseils municipaux comptent le plus grand nombre de membres orthodoxes.
Lettre n°816
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°816, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Kislev 5711,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, homme
aux multiples connaissances, le Rav Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous me demandez d’envoyer un Talith et des Tefilin à une personne qui se trouve dans une certaine ville de Tchécoslovaquie. S’il peut les recevoir sans risque, compte tenu de la situation actuelle de ce pays(2), vous voudrez bien me communiquer son nom et son adresse, que je transmettrai au Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h ou au Ma’hané Israël, afin que lui soient envoyés un Talith et des Tefilin.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre action et pour une bonne santé,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Yossef Flyer. Voir, à son propos, les lettres n°477 et 1089. (2) Qui entrait dans le bloc communiste.
Lettre n°817
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°817, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Kislev 5711,
Brooklyn,
Au jeune homme, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav ... et la jeune fille ...,
Je vous salue et vous bénis,
Le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux besoins communautaires, Rav ..., m’a parlé de la lettre que vous lui avez écrite et du fait que vous sollicitez mon accord et ma bénédiction pour vos fiançailles. Vous lui demandez également de quelle manière vous devrez organiser votre vie, à l’avenir.
Les hommes, en général et les Juifs, en particulier, lorsqu’ils se fiancent, demandent à Dieu de leur accorder la réussite. Et, Dieu les exauce, lorsqu’ils L’invoquent du fond de leur cœur. Ils bâtissent, dès lors, un édifice éternel et solide.
Chaque terme employé par nos Sages est précis. C’est également le cas pour le mot édifice.
Lorsque l’on bâtit une maison, celle-ci doit, avant tout, être solide. Pour cela, les fondations sur lesquelles elle repose doivent l’être.
Mais, il est une grande différence entre les fondations et le reste de la maison. Pour ce dernier, on prend en compte non seulement les qualités profondes, mais aussi l’apparence extérieure. Cette dernière n’a, en revanche, aucune importance, pour ce qui est des fondations. Il suffit que celles-ci soient solides et fortes, bâties avec les meilleurs matériaux.
Il en est de même pour des fiançailles entre de jeunes Juifs. Les fondements de cette union doivent correspondre à ce qui est la vocation d’un foyer juif. Ils doivent être suffisamment forts pour résister à toutes les épreuves.
Les matériaux de construction utilisés par les Juifs sont la Torah et les Mitsvot. Les foyers ‘hassidiques possèdent, en outre, la chaleur profonde et la clarté que la ‘Hassidout confère à la Torah et aux Mitsvot. Cet enseignement a été diffusé, dans chaque génération, par les maîtres de ‘Habad et, pour la nôtre, par notre chef, mon beau-père, le Rabbi.
Concrètement, cela signifie que vous devez vous engager, au quotidien, à étudier la Torah et à pratiquer les Mitsvot, à avoir de bons comportements, des sentiments ‘hassidiques, dont le plus important est l’amour du prochain, comme l’expliquent de nombreuses causeries de mon beau-père, le Rabbi. Ceci implique la Cacherout, le respect du Chabbat, la pureté familiale, le fait de fixer un temps pour étudier la Torah, la Tsédaka, la fraternité et d’autres points encore.
Tout ceci devra être mis en pratique comme la ‘Hassidout l’attend de chacun d’entre nous.
Si vous vous engagez à tout cela, je vous adresse ma bénédiction pour que vos fiançailles soient en un moment bon et fructueux. Vous fondrez un foyer juif, basé sur la Torah et les Mitsvot, telles qu’elles sont présentées par l’enseignement de la ‘Hassidout.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°818
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°818, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Kislev 5711,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav Chlomo(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse, au plus vite, à votre lettre de Roch ‘Hodech Kislev, afin de vous dire que vous devez avoir fortement conscience d’être l’un de ceux qui ont apporté leur contribution à l’un des secteurs d’activité de mon beau-père, le Rabbi. Bien plus, vous diffusez les sources de la ‘Hassidout à l’extérieur, de la manière la plus littérale.
Cela signifie que vous devez prendre ces sources et les conduire en Afrique de nord, afin de les répandre parmi ceux qui, pour l’heure, peuvent encore être qualifiés d’ extérieurs. L’un des points de la mission qui vous est confiée consistera à les rapprocher, à les placer dans un rayon de lumière, celle de la Torah, avec son luminaire, qui est son enseignement profond, c'est-à-dire la ‘Hassidout.
Des obstacles se sont peut-être dressés ou se dressent encore. C’est une preuve supplémentaire de l’importance de cette tâche. La ‘Hassidout explique, en effet, que le mot Yakar se traduit à la fois par difficile et précieux.
Un télégramme a été envoyé, ce jour, à Casablanca, afin que l’on prépare tous les documents officiels, pour vous et votre épouse. En tout état de cause, j’ai bon espoir qu’en ce mois, celui de la délivrance(2), vous puissiez les obtenir, afin que les sources se répandent à l’extérieur.
J’ai déjà expliqué brièvement(3), dans l’introduction du fascicule édité à l’occasion du 19 Kislev, cette expression employée par le Machia’h, que les sources se répandent à l’extérieur. On sait, en effet, que l’eau de source peut purifier également après avoir été puisée, à condition qu’elle soit encore en relation avec sa source. La Michna, au cinquième chapitre du traité Mikwaot, parle, à ce propos, d’une source qui alimente un bassin.
A l’opposé, dès lors qu’elle se coupe de son origine, elle ne peut plus être considérée comme une source, comme le tranche le Tséma’h Tsédek, dans ses responsa, Yoré Déa, chapitre 164, paragraphe 2 et dans les additifs, tome 3, page 37a et b, de même que selon l’avis du Rabad, du Rachba, du Rambam, dans son commentaire de la Michna, qui traite d’un bassin vide. Ces Sages contredisent l’opinion du Maharik, cité par le Beth Yossef.
Mais, bien plus, même selon le Maharik, un bassin plein d’eau est considéré comme une source seulement s’il est relié à celle-ci.
Le Rambam, chapitre 9, paragraphe 9, impose, en outre, une condition supplémentaire. L’eau doit aussi s’écouler du bassin.
Pour ce qui fait l’objet de notre propos, les sources doivent donc se répandre à l’extérieur. Pour cela, les eaux que nous dispensons doivent être reliées à la source, grâce à notre attachement au chef de notre génération, mon beau-père, le Rabbi, qui est le Baal Chem Tov de notre époque.
Et le Rambam ajoute une condition de plus. L’eau de la source doit continuer à s’écouler. On ne peut se contenter de transmettre aux autres. Il faut, en outre, que ceux-ci soient, à leur tour, capables de le faire, tout comme l’eau ne demeure pas dans le bassin, mais s’en éloigne et agit également à l’extérieur de celui-ci.
Igueret Hakodech, au chapitre 27 et dans son commentaire, fait allusion à tout cela, à propos du décès, en parlant du fruit des fruits(4). La partie révélée de la Torah en parle aussi, dans l’interprétation que donnent nos Sages du verset elles(5) ne quitteront pas ta bouche, celle de tes enfants et celle de tes petits enfants.
Avec ma bénédiction de réussite, dans votre installation, matérielle et spirituelle, avec votre épouse,
M. Schneerson,
Je viens de recevoir votre lettre du 8 Kislev. On a déjà écrit au Rav M.Lipsker pour qu’il vous communique, au plus vite, les détails nécessaires. Puis, vous demanderez, ainsi que votre épouse, un visa pour Meknès.
Notes
(1) Le Rav Chlomo Matusof. Voir, à son propos, les lettres n°587, 918, 972, 1129 et 1167. (2) De l’Admour Hazaken et de l’Admour Haémtsahi. (3) Il s’agit de la lettre n°815. (4) Après que le Juste ait quitté ce monde, son oeuvre continue à se développer. (5) Les paroles de la Torah.
Lettre n°819
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°819, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Kislev 5711,
Je vous bénis et vous salue,
Je vous écris pour vous répéter ce que je vous ai déjà dit plusieurs fois. Votre découragement est inutile et vous perdez votre argent en vain. Vous n’avez pas la tranquillité de l’esprit, êtes nerveux pour des craintes qui sont sans fondement.
Puisse Dieu faire que vous utilisiez cette tournure d’esprit(1) pour redoubler d’ardeur à l’étude de la Torah, non seulement sa partie révélée, mais aussi la ‘Hassidout. Il est dit que une nation se renforce contre l’autre(2). Lorsque vous ferez preuve de constance dans l’étude de la Torah, vous diminuerez votre découragement.
Que Dieu vous envoie une prompte guérison et, en particulier, qu’Il vous libère de cette amertume.
J’aimerais savoir quelles sont vos études fixées de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Vous me communiquerez sans doute de bonnes nouvelles, en la matière.
Avec ma bénédiction de guérison et de bonne santé, pour vous et pour tous les membres de votre famille,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Voir, à ce propos, les lettres n°672 et 700. (2) L’étude de la Torah et l’amertume sont liées. Un accroissement de l’une diminue l’autre.
Lettre n°820
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°820, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Dixième jour de Kislev 5711,
Brooklyn,
Au Juste, descendant d’une grande lignée,
distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
Rabbi ... Chlita, le Rabbi de ...(1),
Je vous salue et vous bénis,
Le dix neuvième jour de Kislev approche, mardi de la Paracha Je recherche mes frères(2), selon le Zohar, tome 1, page 184b, troisième jour de la semaine, lorsque deux fois fut dit le mot bon, lors de la création. Cette date est celle de la Hilloula du Maguid de Mézéritch, le grand disciple et le successeur du Baal Chem Tov. Nous buvons leur eau et nous sommes guidés par leur lumière.
C’est aussi le jour de la libération de l’Admour Hazaken et de la victoire de la ‘Hassidout, enseignement du Baal Chem Tov. Il est dit, en effet, que les enfants d’Israël(3) sont libérés la main haute(4).
Le Baal Chem Tov posa au Machia’h la question suivante: Quand viendras-tu?. Notre juste Machia’h lui fit cette réponse: Lorsque se diffusera ton enseignement, quand il se révélera dans le monde et que tes sources se répandront à l’extérieur. C’est de cette manière que l’on prépare la venue du Machia’h.
Prenant en compte la responsabilité particulière qui incombe à tout Israël, surtout aux dirigeants et, en particulier, aux chefs des communautés ‘hassidiques, ceux-ci doivent accepter le grand mérite que constitue le fait de diffuser les sources de la ‘Hassidout, que nous ont léguées nos maîtres, le Baal Chem Tov, le Maguid de Mézéritch et leurs disciples, les maîtres des écoles ‘hassidiques.
Je vous propose donc, en ce jour lumineux du 19 Kislev, ou bien le Chabbat qui le précède ou le suit, d’organiser une réunion ‘hassidique pour toutes les personnes sur lesquelles vous exercez votre influence. Au cours de celles-ci, vous soulignerez, en particulier, l’importance de diffuser, à l’extérieur, ces sources, celles du Baal Chem Tov, de ses disciples et des disciples de ses disciples, de fixer un temps pour l’étude de la Torah, pour mettre en pratique les Mitsvot de la meilleure façon, aimer son prochain, transformer son comportement d’après l’enseignement de la ‘Hassidout.
Le mérite de nos maîtres, les chefs d’Israël, nous protégera tous, afin que nous réussissions à mettre en pratique la mission qui nous est confiée dans ce monde.
Et que nos yeux assistent à la venue de notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, Amen.
En souhaitant profondément votre bien,
M. Schneerson,
Gendre du Rabbi de Loubavitch,
770, Eastern Parkway,
Brooklyn 13, New York,
U. S. A.
Notes
(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs maîtres d’autres écoles ‘hassidiques. (2) Béréchit 37, 16. Il s’agit de la Parchat Vayéchev. (3) Le Baal Chem Tov s’appelait Israël. (4) Chemot 14, 8.
Lettre n°821
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°821, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Kislev 5711,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Mi’haël(1), émissaire des Sages,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du mercredi de la Parchat Toledot et j’y fais réponse:
A) J’ai appris avec satisfaction que tous les obstacles étaient levés. Vous vous efforcerez donc que le Rav Tolédano(2) et le responsable communautaire, monsieur Yossef Berdugo, participent l’un et l’autre à nos réalisations sur place. Je m’en remets à vous pour déterminer la manière de procéder.
B) Concernant le nom des institutions, j’ai déjà dit que l’appellation générale devait être Ohaleï Yossef Its’hak. En dessous de cette mention et, éventuellement entre parenthèses, vous ajouterez: Portant le nom du Rabbi de Loubavitch et sous sa direction. Puis, sera mentionné le nom spécifique de chaque institution, selon l’en-tête qui est utilisé, école de formation des maîtres, Yechiva, Tiferet Ba’hourim et autres.
J’espère qu’il n’y aura pas de difficultés et que l’on acceptera cette formulation. En tout état de cause, le nom de Loubavitch doit apparaître dans l’en-tête.
C) Vous me dites qu’un comité de cinq personnes a été constitué et qu’à l’avenir, toutes les demandes passeront par lui. Bien évidemment, celui-ci devra respecter l’esprit des institutions et n’y introduire aucune influence étrangère.
Vous m’interrogez sur la participation à l’éducation des filles. Il est difficile d’émettre d’ici un avis détaillé.
De façon générale, les Sefaradim ont adopté des pratiques, accumulées au fil des générations, qui renforcent la pudeur des femmes, des jeunes filles et des petites filles. Il ne faut donc pas qu’ils puissent dire que l’arrivée de Loubavitch a introduit chez eux des permissions qui n’existaient pas auparavant.
Vous devez, en conséquence, interroger, tout d’abord, les plus orthodoxes et les anciens, établir ce qu’était, en la matière, le comportement de leurs ancêtres et si une évolution est nécessaire, le cas échéant, si elle ne sera pas critiquée parce qu’elle introduit des pratiques qui n’existaient pas, auparavant.
Je vous adresse ce courrier au plus vite et je répondrai donc aux autres questions dans ma prochaine lettre.
Avec ma bénédiction pour une grande réussite,
M. Schneerson,
Nous venons de recevoir les listes des élèves de Meknès et de Midlat. Ces dernières, néanmoins, ne précisent pas le nom de la mère de chaque élève. Nous n’avons pas non plus le nom de la mère de chaque professeur.
Sans en faire le voeu, je les lirai, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, au jour du nouvel an de la ‘Hassidout(3).
Notes
(1) Le Rav M.Lipsker, du Maroc. Voir, à son propos, la lettre n°785. (2) Le Rav Raphaël Barou’h Tolédano, Rabbin de Meknès. Voir, à son propos, la lettre n°944. (3) Le 19 Kislev.
Lettre n°822
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°822, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Kislev 5711,
Brooklyn,
Au ‘Hassid qui craint Dieu et s’acquitte fidèlement
de sa mission, le Rav Y.Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Concernant la personne à propos de laquelle vous m’interrogez, vous devez lui expliquer qu’il faut immédiatement commencer à mettre les Tefilin chaque jour, car c’est le moyen d’obtenir que sa requête soit exaucée.
Je ne sais pas quel est le niveau de connaissances de cet homme, mais, en tout état de cause, il doit étudier la Paracha de la semaine, avec un commentaire qu’il comprend et qui peut être une traduction anglaise.
De plus, son père doit lire chaque jour le Psaume 71(2), en plus des autres études qu’il a, par ailleurs. Il pourra le dire à n’importe quelle heure du jour, mais non pendant la première moitié de la nuit, car, alors, on ne récite pas de Tehilim.
La mère de ce jeune homme, avant d’allumer les bougies du Chabbat et de la fête, donnera de la Tsédaka, dans un tronc dédié à Rabbi Meïr Baal Haness. Le père et la mère s’engageront à tout cela, sans en faire le voeu, jusqu’à Roch Hachana 5712.
Je vous joins le compte rendu de ce qui a été dit le 10 Mar’Hechvan(3). Ceci vous intéressera sûrement.
Le temps ne me permet pas d’exposer nos réalisations et ce que nous accomplissons en Afrique du nord. Mais, je voudrais, néanmoins, vous réjouir en vous apprenant que nous avons reçu les premières listes des élèves(4) du Talmud Torah, de la Yechiva, de l’école de filles, des membres de Tiféret Ba’hourim.
Toutes ces institutions portent le nom générique que nous leur avons choisi, Ohaleï Yossef Its’hak. Dieu merci, elles se développent de manière très positive.
J’attends de vos bonnes nouvelles, pour tout ce qui vous concerne en général et en particulier et je conclus en vous souhaitant une bonne fête de la libération(5),
Mena’hem Schneerson,
Je viens de recevoir votre lettre. Ici, les traités du Talmud sont répartis entre ceux qui les étudient le 24 Tévet(6). Il serait bon que vous acheviez l’étude d’un traité jusqu’à cette date. Celui-ci peut ne compter que quelques feuilles.
Notes
(1) Le Rav Yaakov Kats, de Chicago. Voir, à son propos, les lettres n°421, 849, 930, 945, 995, 1103, 1127 et 1132. (2) Correspondant au nombres des années du précédent Rabbi. (3) Par le Rabbi lui-même. (4) Voir la lettre précédente. (5) Le 19 Kislev. (6) Et non le 19 Kislev, comme le voulait la coutume, auparavant.
Lettre n°823
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°823, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Kislev 5711,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav C.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu toutes vos lettres en leur temps, avec les demandes de bénédiction qui y étaient jointes. Et, je reçois, ce jour, votre lettre de dimanche soir. Vous voudrez bien m’excuser pour le retard que j’apporte à cette réponse. En effet, je suis particulièrement occupé, surtout en cette période, par les préparatifs pour éditer un fascicule du Rabbi Rachab pour le 20 Mar’Hechvan(2), les fascicules édités pour le 25 ‘Hechvan, que vous trouverez ci-joint et pour le 19 Kislev, par la correction des propos tenus lors de Chabbat Béréchit(3), que vous avez sûrement reçus en leur temps et par ceux du Chabbat Parchat Le’h Le’ha, que vous trouverez ci-joint. Bien évidemment, vous ne devez surtout pas penser que je vous tienne rigueur, d’une quelconque façon, ce qu’à Dieu ne plaise.
Vous évoquez l’organisation qui existait chez mon beau-père, le Rabbi(4). J’ai déjà écrit à quelqu’un(5) qu’il me faut, pour cela, des forces profondes, un potentiel susceptible de se révéler, de même que les pensées, les paroles et les actions qui conviennent.
J’ai été satisfait de voir, dans votre lettre, les noms de la dizaine de personnes que vous êtes parvenus à rapprocher(6). Sans en faire le voeu, je les lirai près du tombeau, au jour du nouvel an de la ‘Hassidout, c'est-à-dire le 19 Kislev.
Puisse Dieu faire que chacun d’entre nous reçoive, en ce 19 Kislev, les bénédictions de mon beau-père, le Rabbi, comme il l’exprime dans sa lettre, imprimée dans le fascicule qui a été édité à l’occasion du 19 Kislev 5710 et, encore une fois, dans celui qui paraît pour ce 19 Kislev.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et pour que vous conceviez beaucoup de plaisir de tous vos enfants.
En saluant toute votre communauté et en vous souhaitant une bonne fête(7),
M. Schneerson,
Vous trouverez la réponse à plusieurs questions que vous me posez dans vos lettres en consultant ce qui a été dit pendant les Chabbat Béréchit et Le’h Le’ha. Pour le reste, je vous répondrais plus tard, sans en faire le voeu.
Vous me direz sûrement comment vous avez célébré la fête du 19 Kislev.
Notes
(1) Le Rav Chalom Posner. Voir, à son propos, la lettre n°426. (2) Date anniversaire de sa naissance. (3) Par le Rabbi lui-même. (4) C'est-à-dire le fait de prendre sa succession. (5) Voir la lettre n°765. (6) Pendant Chabbat Béréchit, le Rabbi avait dit, en effet : Que chacun s’efforce d’influencer, jusqu’au 19 Kislev, au moins une dizaine de Juifs, pour qu’ils aient de bonnes pensées, de bonnes paroles et de bonnes actions, ou bien deux de ces trois éléments ou, tout au moins, l’un d’entre eux. (7) Du 19 Kislev.
Lettre n°824
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°824, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Kislev 5711,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
fidèlement aux besoins communautaires, le Rav Mi’haël(1),
émissaire des Sages,
Je vous salue et vous bénis,
Je vous souhaite une bonne fête(2) de notre libération et du salut de notre âme.
En saluant toute votre communauté,
Mena’hem Schneerson,
Je viens de recevoir votre lettre du dimanche de la Parchat Vaychla’h, avec la demande de bénédiction qui l’accompagnait. Sans en faire le voeu, je la lirai, près du tombeau, à l’occasion de la fête du 19 Kislev.
Vous me dites dans votre lettre que l’on souhaite adjoindre au nom de notre Yechiva celui de Kéter Torah. Une précaution doit être prise, en la matière. En effet, les membres du comité s’occupant de notre Yechiva sont aussi ceux qui se consacraient à la Yechiva précédente. Si la Yechiva a le même nom que la précédente, il y a tout lieu de croire qu’ils la considéreront comme la leur.
Bien plus, d’après ce que vous m’avez écrit auparavant, il semble que l’autorisation administrative accordée à la Yechiva soit présentée comme le prolongement de celle de la Yechiva Kéter Torah. Il faut donc faire attention de respecter l’esprit des institutions de mon beau-père, le Rabbi, ce qui est possible uniquement si les décisions sont prises par des anciens élèves de la Yechiva et par ceux qui ont reçu l’éducation dispensée par mon beau-père, le Rabbi.
Vous avez sans doute déjà écrit au Rav C.Matusof à propos du visa d’installation dans votre pays, conformément à ce que je vous disais dans ma lettre précédente(3).
Je pourrai peut-être obtenir, ces jours-ci, une traduction française de la lettre que j’ai adressée à monsieur Yossef Berdugo(4). En tout état de cause, vous voudrez bien me confirmer qu’il a reçu ma lettre et vous me préciserez s’il faut y ajouter quoi que ce soit.
Vous rappellerez sûrement au Rav de Midlat(5) qu’il doit envoyer des livres(6).
Notes
(1)
Le Rav M.Lipsker, de Meknès. Voir, à son propos, la lettre n°785. (2)
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