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Iguerot Kodesh — lettres 783 à 802

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°783

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°783, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

‘Hol Hamoéd Soukkot 5711,

Brooklyn, New York,

Au Rav, distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,

le Rav I.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion de Chemini Atséret et de Sim’hat Torah. Vous le mettrez sans doute à la disposition de votre entourage afin de provoquer, de renforcer et d’éclairer, dès maintenant et pour tout le reste de l’année, la joie de la Torah, qui se manifestera chez ceux que vous toucherez, se raffermira et illuminera la joie de la Mitsva. Ils pourront donc étudier la Torah et accomplir les Mitsvot d’une manière plus élevée.

En effet, la Torah est considérée comme l’ensemble des Mitsvot et elle conduit à les pratiquer(2). De la même façon, Sim’hat Torah provoque la joie de la Mitsva(3), apporte la force de servir Dieu avec joie(4) et enthousiasme. Car, la joie brise toutes les limites, là-haut comme ici-bas. Elle éloigne des passions, supprime la rigueur et permet d’avancer à la Lumière de la face du Dieu de vie.

A la conclusion des fêtes, après Roch Hachana, Yom Kippour, Soukkot, Chemini Atséret, Sim’hat Torah, un Juif doit réintégrer les jours ouvrables. Bien plus, il pénètre alors dans l’hiver(5) et, pendant près d’une demi année, ne connaîtra plus de fêtes(6). Il doit donc prendre des provisions pour le chemin, des forces et des bénédictions qui lui permettront de mettre en pratique l’Injonction et Yaakov avança sur son chemin, afin qu’il progresse de manière certaine, même si toutes les routes sont réputées dangereuses.

C’est donc à Chemini Atséret que l’on collecte toutes les bénédictions, de portée générale, qui sont obtenues pendant le mois de Tichri. Puis, à Sim’hat Torah, la bénédiction nouvelle commence à se révéler(7). Dès lors, il est plus aisé de mettre en pratique, tout au long de l’année, les bonnes résolutions prises pendant ce mois.

En outre, ce Sim’hat Torah introduira la joie de la Mitsva en tous les jours de l’année. Ainsi, les limites, barrières et obstacles à l’étude de la Torah et à la pratique des Mitsvot disparaîtront définitivement.

En effet, Sim’hat Torah révèle la lumière la plus haute, entourant tout à la fois et collectant toutes les lumières du mois de Tichri.

Ce qui vient d’être dit nous permettra de comprendre deux aspects opposés de Chemini Atséret et de Sim’hat Torah :

A) La coutume juive, qui est partie intégrante de la Torah, est de se réjouir, bien au delà de Sim’hat Beth Hachoéva(8), plus qu’à toute autre fête(9).

B) La joie de la fête est une Mitsva de la Torah, qui occupe une place particulière à Soukkot et pour Sim’hat Beth Hachoéva, comme le verset l’établit clairement. La joie qui accompagne l’accomplissement de la Mitsva est également une Mitsva(10). A l’opposé, la joie des dernières fêtes de Soukkot est uniquement établie par une déduction que l’on fait d’un verset. Bien évidemment, celle-ci ne permet pas de montrer l’intensité de cette joie. Bien plus, selon certains avis(11), cette joie n’est pas instituée par la Torah.

Mais, en réalité, on peut considérer que ces deux points sont liés, l’un justifiant l’autre. Cette joie est particulièrement élevée. Elle a une portée très générale. C’est pour cela qu’on ne peut la compter parmi les Mitsvot, comme le souligne le Rambam(12) à propos des Injonctions qui sont des principes généraux. Bien plus, selon certains, la joie n’est qu’une coutume et ce qui est dit des Hakafot(13) s’applique à elle également(14).

Puisse Dieu faire que cette joie pénètre la dernière force de l’esprit afin que chacun prenne la ferme résolution de se soumettre pleinement à Dieu en fixant un temps pour étudier la Torah, en accomplissant les Mitsvot, en priant avec ferveur.

Toutes ces résolutions seront suivies d’effet et, comme le dit mon beau-père, le Rabbi, dans le discours ‘hassidique qui figure dans ce fascicule, nous obtiendrons la lumière bénéfique dans l’abondance matérielle et spirituelle.

(Pour ne pas contrevenir à la sainteté de la fête, je ne signe pas cette lettre).

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Cette lettre collective-personnelle fut adressée à plusieurs personnes. Voir, à ce propos, la lettre n°481. (2) Le Rabbi note en bas de page: “Selon le commentaire de la Michna du Rambam, traité Péa 1, 1. (3) Le Rabbi note en bas de page: Voir la fin du discours ‘hassidique intitulé tu feras une fenêtre de 5702. (4) Le Rabbi note en bas de page: Le Likouteï Torah, Parchat Tazrya, fin du discours intitulé Je me réjouirai explique longuement tout cela. (5) Le Rabbi note en bas de page: Voir la fin du discours ‘hassidique au huitième jour, prononcé en 5689. (6) Le Rabbi note en bas de page: Voir, dans le Likouteï Torah, Parchat Bera’ha, le premier discours intitulé Cantique d’inauguration, au second chapitre. (7) Le Rabbi note en bas de page: Dans la causerie de Chemini Atséret 5703. (8) Lorsque l’on puisait de l’eau pour les libations, dans le Temple, à la mi-fête de Soukkot. (9) Le Rabbi note en bas de page: Voir le commentaire de Rachi sur le traité ‘Houlin 83a et le Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, au début du chapitre 339. (10) Le Rabbi note en bas de page: Voir le Rambam, à la fin des lois du Loulav. (11) Le Rabbi note en bas de page: Commentaire de Rachi sur le traité Pessa’him 71a, Tossafot sur le traité Soukka 42b. Voir le Maharcha sur le traité Soukka, à cette référence et le Tsyoun Lenéfech ‘Haya sur le traité Pessa’him, à cette référence. (12) Le Rabbi note en bas de page: Dans son Séfer Hamitsvot, au quatrième Chorech. (13) Les danses de Sim’hat Torah. (14) Le Rabbi note en bas de page: Voir le Likouteï Torah, commentaires de Soukkot, fin du second discours intitulé et vous puiserez et le Sidour de l’Admour Hazaken, à la fin de la porte de Soukkot.

784

784

Lettre n°784

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°784, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה, Fin de Tichri 5711, Brooklyn, New York,

A l’élève de la Yechiva, Rav ...(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre demande de bénédiction. A la veille du jour sacré, je l’ai lue près du tombeau, puis dans le bureau de mon beau-père, le Rabbi, là où l’on entre pour solliciter sa bénédiction et se voir accorder une entrevue.

Le Juste qui quitte ce monde s’y trouve plus que de son vivant. Il a donc assurément accordé sa bénédiction et Dieu l’exaucera, matériellement et spirituellement.

A n’en pas douter, vous redoublerez d’ardeur dans l’étude de la Torah. Vous prendrez part aux études, communes à tous, celles du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya, instaurées par mon beau-père, le Rabbi et définies par le guide d’étude(2).

Puisse Dieu faire que vous vous emplissiez de crainte de Dieu, deveniez un ‘Hassid et un érudit de la Torah.

Celui qui dirige l’institution dans laquelle vous êtes étudiant, mon beau-père, le Rabbi, pourra, à votre propos, dire avec satisfaction : "Voici les disciples que j’ai formés".

Avec ma bénédiction de réussite dans l’étude de la Torah pénétrée de crainte de Dieu,

M. Schneerson,

Notes

(1) Cette lettre "collective-personnelle" fut adressée à plusieurs élèves de la Yechiva. Voir, à ce propos, la lettre n°481. (2) Que l’on retrouve dans le Hayom Yom.

Lettre n°785

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°785, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 ‘Hechvan 5711,

Brooklyn,

Au Rav, ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav M.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vos lettres du vendredi, veille du Chabbat afin que tu sois élevé(2), du jeudi des dix jours de Techouva et du jeudi, lendemain de Soukkot. Les multiples occupations du mois de Tichri ne m’ont pas permis de le faire avant. Encore actuellement, je dispose de peu de temps et j’écrirai donc brièvement.

J’ai lu les demandes de bénédiction que vous avez envoyées, avec la liste des élèves, à la veille de Roch Hachana, près du tombeau et, pendant les jours de Roch Hachana, dans son bureau, où il recevait et accordait des bénédictions.

A n’en pas douter, le Juste de la génération, mon beau-père, le Rabbi, a accordé ses bénédictions et le Tout Puissant les exaucera pleinement, dans les domaines matériel et spirituel à la fois.

De même, j’ai mentionné, près du tombeau, le nom des trois chefs de famille de la ville de Midlat que vous m’avez cités(3). Vous trouverez ci-joint les lettres que je leur adresse(4), comme vous l’avez suggéré. Vous me ferez sûrement savoir ce qu’il en est, dans ce domaine.

Vous évoquez vos difficultés financières. Plusieurs raisons extérieures en sont également la cause. En tout état de cause, j’ai bon espoir que la situation ira en s’améliorant.

Vous avez sans doute reçu tous les fascicules, y compris celui de Chemini Atséret, avec les lettres qui les accompagnaient. J’aimerais savoir si vous avez pu trouver un moment favorable pour diffuser leur contenu ou, tout au moins, celui des causeries, dans les cercles les plus larges et dans différentes villes.

Je vous remercie de m’avoir envoyé le livre que vous a donné le Rav de Midlat(5). Vous voudrez bien lui rappeler, de temps à autre, qu’il doit envoyer d’autres livres. De même, si vous rencontrez d’autres auteurs ou descendants d’auteurs de livres sacrés, il serait bon de leur suggérer de les offrir à notre bibliothèque. Bien évidemment, s’ils le désirent, nous leur adresserons nos publications. Vous voudrez bien m’indiquer quel genre de livres nous devons envoyez à chacun en particulier.

Il est extrêmement positif que vous saisissiez chaque occasion d’expliquer, en tout endroit possible, ce qu’est la ‘Hassidout. J’attends, de votre part, un complément d’information, en la matière. A n’en pas douter, la bénédiction de mon beau-père, le Rabbi, vous accompagne également dans cette activité, afin qu’elle soit fructueuse.

Sans en faire le voeu, j’écrirai, ces jours-ci, au Rav de Midlat.

Concernant l’élève que vous citez, il convient de se rapprocher de lui, de la manière qui convient. A l’occasion, vous voudrez bien lui demander, de ma part, s’il a reçu ma lettre et, de façon générale, comment s’est passé son mariage. Comme vous me l’avez demandé, j’écrirai, ces jours-ci, à son épouse.

Vous m’indiquerez sans doute quand vous aurez obtenu votre visa(6). Grâce aux relations que vous possédez, d’ores et déjà, sur place, vous pourrez sûrement obtenir que tout aille pour le mieux.

Vous me dites que vous vous sentez seul, isolé, que votre travail s’affaiblit, en conséquence. Votre conclusion permet d’établir ce qui est le point de départ, une intervention du mauvais penchant, qui tente d’affaiblir chacun, dans l’accomplissement de la mission qui lui est confiée, en fonction de son caractère propre.

Vous connaissez la sentence de mon beau-père, le Rabbi(7), selon laquelle la ‘Hassidout a fait que l’on ne soit pas seul. Ses maîtres sont présents, partout où l’on se trouve. Combien plus en est-il ainsi pour mon beau-père, le Rabbi, qui écrivit lui-même, lors du décès de son père, que les bergers d’Israël n’abandonnent pas leur troupeau. Igueret Hakodech l’explique, au chapitre 27 et dans son commentaire.

Les limites physiques ont désormais disparues. Nos maîtres se trouvent donc avec chacun et chacune de ceux qui leur sont attachés, où qu’ils se trouvent, surtout là où ils les ont envoyés pour mener à bien la mission qu’ils leurs confient, combien plus lorsque cette mission consiste à diffuser les sources de l’enseignement du Baal Chem Tov à l’extérieur. Car, c’est ainsi que l’on prépare la venue du Machia’h, la résurrection des morts, lorsque ils se réveilleront et se réjouiront, ceux qui reposent sous terre. Il(8) sera lui-même parmi eux.

Vous consulterez la causerie du 13 Tamouz 5709, imprimée dans le fascicule du 12 Tamouz 5710 et vous en tirerez de l’enthousiasme, de l’inspiration et de la force pour réaliser votre travail dans l’endroit où vous vous trouvez. Vous comprendrez ainsi, en faisant appel à la logique, qu’il n’y a pas lieu de penser que vous êtes seul et isolé, ce qu’à Dieu ne plaise, ni, bien sûr, qu’il faille affaiblir votre travail.

Il est dommage que les ‘Hassidim, surtout les anciens élèves de la Yechiva, ne considèrent pas avec minutie les propos de mon beau-père, le Rabbi, y compris dans ces causeries et particulièrement ce qu’il a dit en 5710 et l’année précédente.

Vous me dites que, là où vous vous trouvez, on utilise des Ethroguim qui poussent sur place et que le Rav considère comme cachers, les arbres n’ayant pas été greffés. Or, vous les avez examinés et ne leur avez pas trouvé de pépins(9). S’il est certain qu’ils sont réputés cachers, il est, néanmoins, permis de les prendre pour réciter la bénédiction sur les quatre espèces. En effet, les signes de reconnaissance(10) donnés à leur propos ne proviennent pas de la Torah et leur réputation, dès lors qu’elle est établie, est particulièrement forte.

Vous consulterez le fascicule édité à l’occasion de Soukkot, qui dit que nous avons coutume d’utiliser précisément des Ethroguim de Calabre. L’Admour Hazaken expliquait qu’il fallait le faire pour une raison connue de lui. Néanmoins, dans plusieurs pays, on utilise des Ethroguim d’autres provenances. Leur validité est établie depuis plusieurs générations et il m’est donc difficile d’émettre un doute, de susciter la perplexité.

Pour autant, il est clair que tout cela ne nous concerne pas, nous ‘Hassidim ‘Habad. Nous devons nous en tenir à l’avis de l’Admour Hazaken et prononcer une bénédiction sur des Ethroguim provenant de Calabre. Concernant les signes de reconnaissance, vous consulterez également les livres cités par le Chaar Hacollel, au chapitre 37. Les responsa du ‘Hatam Sofer, qui y sont également mentionnés, affirment que les Ethroguim de Calabre se passent de tous les signes de reconnaissance. On peut en conclure que leur importance n’est pas déterminante, même lorsqu’ils introduisent une restriction.

J’aimerais savoir d’où l’on prend des branches de palmier et de saule, dans le pays où vous vous trouvez maintenant.

En attendant de vos bonnes nouvelles et en saluant tous les vôtres,

Mena’hem Schneerson,

Vous m’interrogez à propos de la bénédiction après le repas. Le Likouteï Meïr et le Birkat Yaakov, se basant sur le Ikreï Hadat, chapitre 9, paragraphe 36 et sur les responsa Techourat Chay, paragraphe 571, disent que celui qui a récité(11) la bénédiction après avoir consommé des gâteaux à la place de celle qui suit le repas ne s’est pas acquitté de son obligation et doit donc répéter cette bénédiction.

Je ne dispose pas de ces livres mais, semble-t-il, ils justifient leur position en faisant remarquer que cette bénédiction ne fait pas mention de l’alliance et de la Torah(12). Vous consulterez, à ce propos, le Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, chapitre 187.

Je viens de recevoir votre lettre du lundi de la Parchat Noa’h et la copie de celle du mercredi de cette même Paracha. J’ai déjà dit que les problèmes financiers seraient réglés. Nous écrivons, ce jour, à Paris(13) pour arrêter, en la matière, une organisation définitive.

Et, puisse Dieu faire que nous ayons suffisamment d’émissaires et de moyens financiers pour mener à bien tout ce qui doit être accompli au Maroc et dans les pays voisins.

J’ai transmis au bureau votre demande concernant les exemplaires de la Guemara et les fascicules.

Il n’est pas souhaitable de développer les cours du soir pour ceux qui fréquentent les écoles de l’alliance, car ceux qui désirent confier à ces institutions l’éducation de leurs enfants trouveront, en cela, un appui à leur démarche.

On donnera un nom générique à l’ensemble de nos institutions, Ohaleï(14) Yossef Its’hak. Au sein de ce réseau, on distinguera les différentes catégories, Talmud Torah, Tiféret Ba’hourim(15).

Notes

(1) Le Rav Mi’haël Lipsker, émissaire du Rabbi au Maroc. Voir, à son propos, les lettres n°559, 821, 824, 874 et 1130. (2) Devarim 26, 19. Il s’agit de la Parchat Ki Tavo. (3) Ceux qui ont créé le Talmud Torah de cette ville, à l’initiative du Rav Lipsker. (4) Voir, à ce propos, les deux lettres suivant celle-ci, la première adressée au Rav Meïr Abuhatsira, Rav de Midlat et la seconde au Rav Binyamin Abbou, de cette ville également. (5) Le Rav Meïr Abuhatsira. Voir la lettre suivante. (6) D’installation au Maroc. (7) Voir, à ce propos, les lettres n°577 et 1080. (8) Le précédent Rabbi. (9) Qu’un Ethrog doit normalement posséder. (10) Par exemple le fait de posséder des pépins. (11) Après le repas. (12) Ce que doit faire la bénédiction après le repas. C’est pour cela qu’elle ne peut la remplacer. (13) Le Rav Binyamin Gorodetski était le directeur du bureau d’aide aux réfugiés, à Paris. (14) Les tentes ou le souvenir. (15) La gloire des jeunes gens, réseau de cours destinés à rapprocher la jeunesse de la Torah et des Mitsvot.

Lettre n°786

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°786, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Mar‘Hechvan 5711,

Brooklyn,

Paix et bénédiction au grand Rav, ‘Hassid qui craint Dieu,

rend le jugement, homme empli d’empressement, aux

multiples accomplissements, conduisant sa communauté

dans la droiture, qui brille et illumine, est intègre, descend

d’une illustre lignée, le Rav Meïr Chlita Abuhatsira,

guide spirituel de la sainte communauté de Midlat(1),

Je vous salue et vous bénis,

Du fait des nombreuses occupations du mois de Tichri, je n’ai pas eu le temps de vous écrire. Vous avez sans doute reçu ma lettre du 25 Elloul(2). Ne disposant encore que de peu de temps, je rédigerai brièvement la présente.

Je voudrais, tout d’abord, vous remercier pour ce que m’a écrit le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Mi’haël Lipsker. Il me dit, en effet, que vous lui avez remis plusieurs livres, afin qu’il me les fasse parvenir. Je vous en remercie beaucoup.

A l’occasion du début de l’année scolaire 5711, je reproduirai ici une explication de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h. Pourquoi le Rav est-il appelé maître de l’endroit? Parce que Dieu lui accorde les forces, le mérite et l’obligation d’être le maître de l’endroit où il se trouve.

Et il en est de même, dans le domaine spirituel. Certes, chaque Juif dispose du libre arbitre et nos Sages disent que tout dépend de Dieu, à l’exception de la crainte de Dieu. Toutefois, chaque Juif, au fond de lui-même, désire mettre en pratique la Volonté de Dieu, étudier la Torah et pratiquer les Mitsvot. Mais, il peut, parfois, être victime de son mauvais penchant. Avec l’effort qui convient et de manière amicale, le maître de l’endroit a alors la force de montrer à toute sa communauté le grand bien et l’immense bonheur qu’apportent l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot. Et nos Sages soulignent que les paroles qui émanent du coeur pénètrent dans le coeur.

Il en est de même pour ce qui fait l’objet de notre propos. J’ai bon espoir qu’en tant que maître de l’endroit, vous ferez usage de votre considérable influence pour renforcer et développer le Talmud Torah de votre ville. Il est bien évident que les membres de votre communauté vous viendront en aide, par amour de la Torah. En effet, conformément à l’enseignement de l’Admour Hazaken, précédemment cité, c’est bien vous le maître de cet endroit. Il serait sûrement inutile de développer cette idée pour vous.

Je vous serais reconnaissant de m’adresser de bonnes nouvelles, concernant ce qui vient d’être dit. Nos Sages affirment que Jérusalem fut détruite parce que les enfants avaient cessé d’y étudier la Torah. On peut en conclure que l’inverse est vrai également et qu’en développant des structures d’étude pour les enfants, nous mériterons, prochainement et très bientôt, la venue de notre juste Machia’h et la délivrance complète.

J’espère que vous allez bien et que votre Torah se développera, dans la tranquillité et le calme de l’esprit.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Voir, à son propos, les lettres n°703 et 943. (2) La lettre n°759.

Lettre n°787

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°787, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Mar’Hechvan 5711,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

fidèlement aux besoins communautaires,

le Rav Binyamin Chlita, de la famille Abbou(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec plaisir par notre délégué, le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre fidèlement aux besoins communautaires et multiplie les réalisations positives, le Rav Mi’haël Lipsker, que vous vous consacrez, avec abnégation, à l’éducation des enfants juifs, en général et au développement du Talmud Torah de Midlat, en particulier.

Conformément à sa demande, j’ai mentionné votre nom, près du tombeau du Rabbi, pour que vous connaissiez la bénédiction et la réussite, de même que tous les membres de votre famille, dans la satisfaction de vos besoins. Il est sûr que ce grand Juste intercédera en votre faveur, là-haut, pour que vous et les vôtres receviez tout le bien matériel et spirituel, ne connaissiez pas la peine, la douleur et le chagrin, ne rencontriez que le bien toujours et tous les jours.

Dans plusieurs de ses discours, mon beau-père, le Rabbi, commente l’affirmation de nos Sages selon laquelle la récompense de la Mitsva est la Mitsva elle-même. Il dit que la plus haute rétribution qui peut être obtenue pour l’accomplissement d’une Mitsva est la possibilité qui est, de cette façon, accordée à un Juif de mettre en pratique les Injonctions du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il. Mais, accessoirement à cela, il est clair que l’apport des Mitsvot, matériel et spirituel à la fois, est considérable.

S’il en est ainsi pour toutes les Mitsvot, en général, combien plus est-ce le cas pour celles qui sont bonnes pour les cieux et bonnes pour les créatures(2) et surtout pour l’étude de la Torah, qui surpasse toutes les autres Mitsvot.

Bien plus encore, il s’agit, en l’occurrence, de l’étude qui contribue à l’éducation des enfants juifs et cumule ainsi différentes qualités. Il s’agit d’une étude de la Torah, qui conduit ceux qui y prennent part au monde futur, en leur donnant accès à l’enseignement de Dieu, qui leur ouvre la voie de ce monde, en leur montrant comment bien agir, faire du bien, donner de la Tsédaka. Et, l’on ne consomme que les fruits de ces actions, dans ce monde, le capital étant conservé pour le monde futur.

On peut déduire l’importance de ces fruits du récit, rapporté par nos Sages, selon lequel l’impie Nabuchodonosor, parce qu’il fit trois pas en l’honneur de Dieu, reçut la royauté, de même que ses descendants, pour trois générations. Combien plus doit-il en être ainsi pour des Juifs, qui s’efforcent, moralement, physiquement et financièrement, d’apporter une bonne éducation aux enfants. Dieu leur accordera assurément tout le bien matériel et spirituel, de même qu’aux membres de leur famille.

Je suis convaincu que vous redoublerez d’ardeur dans votre travail pour renforcer et développer le Talmud Torah de votre ville. Vous donnerez de bonnes nouvelles de vos réalisations positives et de leurs conséquences, de même que de vous-même, personnellement.

Avec ma bénédiction, matérielle et spirituelle, pour vous et tous les membres de votre famille,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) De Midlat. Voir, à ce propos, les lettres n°785 et 786. (2) Correspondent à la Volonté de Dieu et permettent de faire du bien aux autres hommes.

Lettre n°788

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°788, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Mar’Hechvan 5711,

Brooklyn,

Au Rav, ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Z.C.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 24 Tichri, dans laquelle vous me parlez de votre voyage à Dublin(2). Vous me demandez si vous devez vous y rendre maintenant. En effet, vous ne pouvez pas le faire librement, dans la mesure où vous enseignez à la Yechiva Loubavitch de Brunoy(3).

J’ai déjà dit plusieurs fois que les ‘Hassidim et ceux qui sont attachés au Rabbi peuvent lever le doute auquel ils sont confrontés en consultant les courriers que mon beau-père, le Rabbi, leur a adressés auparavant. C’est bien le cas pour ce qui vous concerne.

En effet, voici les termes de la missive de mon beau-père, le Rabbi, que vous reproduisez, dans votre lettre: Vous devez accepter la proposition de mon ami et délégué, le Rav Binyamin Gorodetski, celle d’accompagner les Cho’hatim en Irlande. Vous pourrez obtenir, avec l’aide de Dieu, que, pendant la durée de votre absence de Paris, quelqu’un soit en mesure de vous remplacer à la Yechiva. Dieu vous conférera la réussite.

Vous avez donc une réponse particulièrement claire à votre question et je ne comprends pas le doute que celle-ci dénote.

Puisse Dieu faire que s’accomplisse pleinement la bénédiction de mon beau-père, le Rabbi et que vous connaissiez la réussite, pour ce voyage et pour toutes vos autres préoccupations, matérielles et spirituelles.

De façon générale, avec les amis qui vous accompagnent, vous ne devez pas voir en ce voyage uniquement le moyen de gagner votre vie. C’est, avant tout, l’occasion de diffuser la ‘Hassidout dans ce pays et dans les pays voisins, y compris ceux où parviendront la viande que vous aurez cachérisée.

Vous avez la possibilité d’accomplir tout cela. Que votre coeur soit donc intègre et que votre volonté soit conforme à cet objectif, de sorte qu’il soit aussi l’expression profonde de votre âme divine.

En saluant toute votre communauté et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Zalman Chimeon Dvorkin. Voir, à son propos, les lettres n°1034 et 1158. (2) Où une importante quantité de viande avait été offerte pour les réfugiés. Le Rav Dvorkin devait inspecter l’abattage rituel et la cachérisation. (3) En France.

Lettre n°789

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°789, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Mar’Hechvan 5711,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,

le Rav Mendel Glatt,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait d’avoir de vos nouvelles par notre ami, le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, homme plein d’empressement, aux multiples réalisations, Rav Yossef Halevi Weinberg.

Il est dit que tous les Juifs sont garants l’un de l’autre, Arévim. Toutefois, ce terme indique aussi que l’un est doux à l’autre, qu’ils sont interdépendants, partagent une même responsabilité. Ainsi, l’amour de l’un pour l’autre les rend interdépendants, de sorte que chacun est responsable pour les autres. C’est, dans le domaine matériel, le principe de l’assurance et combien plus en est-il ainsi spirituellement.

Mon beau-père, le Rabbi, a souligné qu’incombe à chacun le devoir de donner de la Tsédaka morale, avec largesse, aux personnes avec lesquelles ont est en contact ou bien à celles qui appartiennent à la même communauté, mais sont spirituellement dans le besoin. Il faut donc organiser des études publiques et les rapprocher de la Torah et des Mitsvot.

Ce sont là de larges réceptacles, permettant d’obtenir toutes les bénédictions, matérielles et spirituelles. Et l’on peut en déduire également l’importance de la Tsédaka qu’un Juif doit donner à son âme divine, en fixant un moment pour étudier la partie révélée de la Torah et son enseignement profond, c'est-à-dire la ‘Hassidout.

J’espère avoir de bonnes nouvelles, à propos de ce que vous aurez accompli, dans ce domaine. Je vous remercie de bien vouloir me les communiquer.

Avec ma bénédiction pour une grande réussite, matérielle et spirituelle,

Mena’hem Schneerson,

Lettre n°790

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°790, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Mar’Hechvan 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre et la demande de bénédiction qui l’accompagnait. Comme vous me l’avez demandé, je l’ai lue près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, afin que vous ayez un enfant.

Le Juste qui quitte ce monde s’y trouve plus que de son vivant, comme l’explique le Zohar, tome 3, page 71. Il invoquera donc la miséricorde divine pour que le souhait de votre cœur soit exaucé.

J’aimerais savoir quel est, en la matière, l’avis des médecins. A mon sens, vous devriez les consulter, ainsi que votre épouse et vous conformer à leurs instructions.

On sait que, lorsque l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, demanda à son maître, le Maguid de Mézéritch, d’avoir un enfant, celui-ci lui cita le verset comment le jeune homme peut-il faire que sa voie soit méritante, dont il proposa une seconde lecture, comment mériter un jeune garçon ? En recevant des invités. Me basant sur leur enseignement, je vous conseille d’en faire de même.

Puissent l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot, en général, l’hospitalité, en particulier, de même que l’application du traitement prescrit par un spécialiste en la matière, vous permettre d’avoir un fils. Je serais heureux de recevoir de vos bonnes nouvelles.

J’aimerais connaître le détail de vos activités communautaires. Vous vous efforcez sûrement de les assumer, dans toute la mesure du possible.

En vous bénissant et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Mena’hem Schneerson,

Lettre n°791

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°791, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Mar’Hechvan 5711,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’écrivez que vous vous trouviez, dans une cave, en compagnie de mon beau-père, le Rabbi, avant la fête de Soukkot 5700.

J’aimerais savoir tout ce que vous vous rappelez de ce qui s’est alors passé. De quoi mon beau-père, le Rabbi a-t-il parlé ? Qu’a-t-il fait ? Qu’a-t-il demandé aux autres de faire ?

Lettre n°792

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°792, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Mar’Hechvan 5711,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre télégramme avec plaisir. Vous me dites que votre fille a commencé à fréquenter l’école juive. J’espère qu’avec votre épouse, vous concevrez d’elle beaucoup de satisfaction juive, matérielle et spirituelle à la fois.

Vous avez sans doute connaissance de l’image suivante. Un enfant est comparable à un arbuste. Une petite fente pratiquée sur celui-ci deviendra, avec le temps, une profonde cavité. De la même façon, la moindre lacune dans l’éducation d’un enfant peut prendre, avec le temps, des proportions considérables.

C’est la raison pour laquelle vous et votre épouse aurez à cœur d’améliorer l’éducation de votre fille. Ainsi, elle sera une jeune fille juive, de laquelle vous concevrez beaucoup de satisfaction juive.

En vous souhaitant tout le bien,

Mena’hem Schneerson,

Lettre n°793

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°793, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Mar’Hechvan 5711,

Brooklyn,

A l’ancien élève de la Yechiva, distingué ‘Hassid,

qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Moché Dulchin(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait d’obtenir de vos nouvelles, par notre ami, le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et homme empressé, aux multiples accomplissements, Rav Yossef Halevi Weinberg. J’aimerais connaître votre activité communautaire. Vous avez sans doute un moment fixé pour étudier la Torah, en général et l’enseignement de ‘Habad, en particulier. Bien plus, vous l’enseignez également et en faites profiter votre entourage.

Vous connaissez le proverbe du Rabbi Rachab, selon lequel les élèves de la Yechiva sont des bougies pour éclairer. Mon beau-père, le Rabbi, rappelait toujours aux ‘Hassidim, et en particulier aux anciens élèves de la Yechiva, qui s’étaient établis dans des contrées lointaines, que Dieu prépare les pas de l’homme. Un Juif ne se déplace pas uniquement pour assurer sa subsistance matérielle, mais parce qu’une mission, d’ordre spirituelle, lui est confiée en tel endroit et dans tel pays.

Vous savez comment la ‘Hassidout interprète le verset va-t-en pour toi(2). Chaque Juif, descendant de notre père Avraham, doit, en effet, suivre sa voie. Celui-ci se déplaçait sans cesse et, en tout endroit où il parvenait, il invoquait le Nom de Dieu. Nos Sages expliquent: Ne lis pas: il invoquait, mais: il faisait invoquer, car il portait l’existence de Dieu à la connaissance de tous. Certes, une telle mission est difficile à mener à bien pour quelqu’un qui est nomade, mais chacun reçoit toutes les forces nécessaires à réaliser la mission qui est confiée à son âme.

Comme on l’a dit, le début du service de Dieu consiste, avant tout, à éclairer, à diffuser la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière dans tout son entourage. Dieu merci, vous possédez les forces nécessaires. Vous occupez une place honorable dans votre communauté. Vous pouvez donc accomplir de grandes choses. Et, mon beau-père, le Rabbi, a donné l’assurance qu’un effort n’est jamais vain.

J’espère recevoir de bonnes nouvelles de vous-même, de votre activité communautaire et du temps que vous fixez pour l’étude de la Torah. Je vous remercie de m’informer de tout cela.

En souhaitant tout le bien à vous-même et aux vôtres,

Mena’hem Schneerson,

Vous trouverez ci-joint un reçu pour votre contribution au Maamad(3).

J’aimerais savoir comment va votre fils, qui nous a rendu visite ici, il y a quelques années.

Vous trouverez ci-joint les propos qui ont été tenus durant Chabbat Béréchit(4).

Notes

(1) Une même lettre fut adressée à plusieurs autres personnes. Voir également la lettre suivante. (2) Au début de la Parchat Le’h Le’ha, Injonction qui fut donnée à Avraham. (3) Voir à ce propos les lettres n°692, 706 et 727. (4) Par le Rabbi lui-même.

Lettre n°794

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°794, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Mar’Hechvan 5711,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,

le Rav Moché Brachfeeld,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait d’avoir de vos nouvelles par notre ami, le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et homme empressé, aux multiples réalisations, Rav Yossef Halevi Weinberg. J’aimerais connaître le détail de vos actions, menées auprès de votre entourage.

Vous savez(1) comment la ‘Hassidout interprète le verset va-t-en pour toi. Chaque Juif, descendant de notre père Avraham, doit, en effet, suivre sa voie. Celui-ci se déplaçait sans cesse et, en tout endroit où il parvenait, il invoquait le Nom de Dieu. Nos Sages expliquent, au traité Sotta 10: Ne lis pas: il invoquait, mais: il faisait invoquer, car il portait l’existence de Dieu à la connaissance de tous. Certes, une telle mission est difficile à mener à bien pour quelqu’un qui est nomade, mais chacun reçoit toutes les forces nécessaires à réaliser la mission qui est confiée à son âme.

Mon beau-père, le Rabbi, a souligné la grande responsabilité qui incombe aux anciens élèves de la Yechiva, à ceux qui en ont reçu l’éducation. Ceux-ci, en particulier, doivent distribuer largement de la Tsédaka spirituelle à ceux de leur entourage et de leur communauté qui sont pauvres par le niveau de leurs connaissances, se préoccuper du mérite de tous en instaurant des études publiques, en influençant leurs participants pour qu’ils mettent en pratique la Torah et les Mitsvot.

Ce sont là de larges réceptacles permettant de recevoir les bénédictions pour obtenir tout le bien matériel et spirituel.

J’espère recevoir de bonnes nouvelles de ce que vous avez accompli, dans ce domaine. Vous redoublerez d’ardeur et vous vous élèverez, d’une étape vers l’autre, en fixant un temps pour votre propre étude et pour celle qui est publique. Je vous remercie de me renseigner, à ce propos.

Je vous souhaite une grande réussite, l’opulence matérielle et le succès moral.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Mena’hem Schneerson,

Vous trouverez ci-joint les propos qui ont été tenus durant le Chabbat Béréchit(1).

J’ai bien reçu votre contribution au Maamad(2) et vous en trouverez ci-joint le reçu.

Notes

(1) Voir la lettre précédente. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°692, 706, 727 et la précédente.

Lettre n°795

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°795, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Mar’Hechvan 5711,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre expresse. A plusieurs reprises déjà, je vous ai demandé de ne pas être triste et découragé. Je vous ai mis en garde, à ce propos.

Je vous ai expliqué que mon beau-père, le Rabbi, vous a béni de nombreuses fois. Or, le Saint béni soit-Il entérine le décret du Juste, comme l’établit le Talmud.

Que Dieu vous garde d’éprouver le moindre doute, en la matière ou d’affaiblir votre confiance(1). De nombreux textes de nos Sages condamnent une telle attitude et celle-ci, en outre, détériore les canaux véhiculant la bénédiction.

Voici ce que dit le Zohar, Parchat Tetsavé, page 184b: Considère que ce monde est toujours prêt à recevoir et il est comparable à une pierre précieuse. Mais, le monde supérieur lui accorde uniquement en fonction de ce qu’il est. Lorsque l’on affiche, ici-bas, un visage lumineux, on reçoit la lumière céleste. En revanche, lorsque l’on est triste, on reçoit par l’Attribut de rigueur. C’est à ce propos qu’il est dit (Tehilim 100): Servez Dieu dans la joie. Car la joie de l’homme attire celle de Dieu.

Il est grand temps que vous commenciez à écouter, dans ce domaine!

En vous souhaitant tout le bien et, en particulier, une prompte guérison,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) En la réalisation de la bénédiction accordée par le Juste. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°864 et 869.

Lettre n°796

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°796, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Mar’Hechvan 5711,

Je vous salue et vous bénis,

J’aimerais savoir si vous maintenez les études de la Torah dont nous avons parlées avant que vous ne partiez d’ici. Concrètement, combien de pages avez-vous étudiées?

Vous savez ce que dit la Meguilat ‘Hassidim, citée dans le Yerouchalmi, à la fin du traité Bera’hot: Si tu m’abandonnes un jour, je t’abandonnerai deux jours.

Je vous remercie de me faire savoir ce qu’il en est.

Mena’hem Schneerson,

Lettre n°797

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°797, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Mar’Hechvan 5711,

Brooklyn,

A tous les participants à la réunion annuelle de la

branche féminine des écoles Beth Rivka, à Brownsville,

qui aura lieu le 13 Mar’Hechvan 5711,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai pris connaissance avec plaisir et satisfaction de votre action au profit des écoles Beth Rivka et, en particulier, de la réunion que vous organisez maintenant dans ce but.

Les écoles Beth Rivka ont été fondées par mon beau-père, le Rabbi, de sorte qu’en contribuant à les renforcer, vous prenez directement part à son oeuvre. En avoir conscience doit vous encourager et vous renforcer dans votre mission sacrée, avec la plus grande énergie. Vous engagerez, en outre, vos amies et vos connaissances à en faire de même.

Comme le Rabbi l’a maintes fois souligné, Dieu ne reste pas en dette. Le mérite de ces accomplissements vous apportera donc, ainsi qu’à vos familles, la santé, la prospérité et la satisfaction, une satisfaction juive, de vos enfants.

Avec ma bénédiction de réussite dans tous les domaines, en particulier dans cet accomplissement,

Mena’hem Schneerson,

Lettre n°798

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°798, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Mar’Hechvan 5711,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,

le Rav Chnéor Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’aimerais disposer d’un compte rendu de votre activité, à Marseille(2), en plus de ce que m’écrit directement le grand Rav et ‘Hassid, Rav B.G.(3).

Avec ma bénédiction,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Le Rav C.Z. Taubel. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°607. (3) Le Rav Binyamin Gorodetski, directeur du bureau européen pour l’aide aux réfugiés, dont le siège était à Paris.

Lettre n°799

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°799, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Mar’Hechvan 5711,

Brooklyn,

Au président, aux responsables et aux membres de la

synagogue selon le rite du Ari Zal, à Montréal,

que Dieu vous accorde longue vie(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec plaisir par le ‘Hassid qui craint Dieu, Rav Moché ‘Haïm Sapatchinski, la réussite du cours de Michna qu’il donne dans votre synagogue et la conclusion de l’ordre Moed(2), que vous ferez, avec l’aide de Dieu, dimanche prochain.

Je vous adresse, par la présente, ma bénédiction pour que le succès dépasse ce qu’il a été jusqu’à maintenant, que ce cours se développe, comme tout ce qui vit, quantitativement et qualitativement à la fois. Ainsi, un plus grand nombre de personnes y participera et l’enthousiasme sera accru, pendant le temps de l’étude, de même que la clarté et la compréhension.

Notre Torah nous fut donnée par Dieu, Qui est infini. Elle l’est donc également et s’applique, avec la même force, en tout endroit, à chaque époque. Tout comme elle se présentait avec la plus grande puissance lorsque Dieu la donna, par l’intermédiaire de Moché notre maître, sur le mont Sinaï, elle conserve ce caractère, à l’époque actuelle, en cet exil obscur, dans chaque point du globe.

Le caractère infini de la Torah se marque également par le fait que chacun de ses concepts reçoit une infinité d’explications, que l’on classe d’ordinaire en quatre catégories, Pchat, le sens simple, Remez, le sens allusif, Drach, le sens analytique, Sod, le sens ésotérique(3).

*

*

*

La Michna de l’ordre Moed se conclut, avec le traité ‘Haguiga, par la Hala’ha suivante. L’autel d’or et celui de bronze ne peuvent contracter l’impureté, car ils sont assimilables à la terre. Tels sont les propos de Rabbi Eliézer. Les Sages disent: car ils sont recouverts.

Le sens simple en est le suivant. Ces deux autels se trouvaient, l’un et l’autre, dans le Temple et ne pouvaient contracter l’impureté. Rabbi Eliézer en explique la raison. La Torah, en effet, les a assimilés à la terre, laquelle ne peut devenir impure. Mais, pour les Sages, ces autels ne contractent pas l’impureté, car ils sont seulement recouverts d’or ou de bronze. C’est donc la partie ayant été recouverte qui doit être prise en compte, en l’occurrence celle qui ne peut contracter l’impureté.

On peut tirer de cette Michna, concluant l’ordre de Moed, un enseignement moral, s’appliquant à notre existence quotidienne.

Chacun, dans la ville où il se trouve et en fonction de sa situation, est un Temple, dans lequel réside la Présence divine, ainsi qu’il est dit: Je résiderai parmi eux. Il y avait différents instruments, dans le Temple et, de même, un Juif possède un intellect, des sentiments. Dans l’un d’eux, pourraient intervenir, une motivation égoïste, une pensée profane, étrangère à la sainteté. Bien plus, cette dernière pourrait même être impure, liée à une transgression, ce qu’à Dieu ne plaise, allant à l’encontre de la Volonté de Dieu, à l’opposé de la Torah et des Mitsvot.

En d’autres termes, les instruments dont l’homme dispose, son intellect, sa pensée ou toute autre force, deviennent alors impurs et il faut trouver le moyen de les purifier, de leur faire réintégrer le Temple. En effet, le Temple que constitue chaque Juif, homme ou femme, doit être pur.

Physiquement ou moralement, les hommes sont riches ou pauvres. Les premiers possèdent l’or(4), alors que les seconds n’ont que de la monnaie de bronze(5).

Il se trouve, néanmoins, une exception chez chaque Juif. Quels que soient sa situation profonde, son aspect extérieur et ses sentiments, l’essence profonde de la Judéité qu’il porte en lui reste entière. Mon beau-père, le Rabbi, dit qu’un Juif ne veut pas et ne peut pas se détacher de la Divinité. Or, c’est à cela que correspond l’autel, sur lequel sont offerts les sacrifices pour Dieu.

La Michna affirme que les Juifs riches, comparables à l’autel en or, et les pauvres, semblables à l’autel en bronze, ont un caractère commun. Lorsque l’on rappelle aux uns et aux autres qu’ils sont un autel, s’exprime la partie profonde de leur personnalité. Ils veulent alors sincèrement sacrifier leur mauvais penchant, mettre en pratique la Volonté de Dieu.

Dès lors, ils ne peuvent contracter l’impureté et la raison en est donnée ici. Ils sont, en effet, assimilables à de la terre, sur laquelle tous marchent et nous demandons nous mêmes: Que mon âme soit comme de la poussière pour tous. Ils perdent ainsi toute volonté propre et ne connaissent que celle qui nous a été révélée par Dieu, dans Sa sainte Torah.

Tels sont les propos de Rabbi Eliézer, fils de Horkenos, également appelé Rabbi Eliézer le grand, qui était considéré, à lui seul, comme tous les Sages d’Israël(6). Malgré ses immenses qualités, il n’avait aucune importance à ses propres yeux et, souligne la Guemara(7), il ne dit jamais une parole qu’il n’avait pas reçue de ses maîtres.

Il savait donc déterminer l’aspect profond de la personnalité de chacun, l’essence intérieure de la Judéité, à propos de laquelle il est dit: Israël, la Torah et le Saint béni soit-Il ne font qu’un(8), le fait que la Torah et les Mitsvot sont à la base même de l’existence juive. Il montra à ses disciples comment cumuler une immense intelligence et une profonde soumission, comme l’exprime sa conception personnelle, selon laquelle il ne dit jamais une parole qu’il n’avait pas reçue de ses maîtres.

Les autres Sages, en revanche, considéraient qu’une telle voie est trop stricte pour le plus grand nombre. Bien peu sont ceux qui peuvent adopter un tel comportement. Ils prirent donc en compte également l’aspect extérieur d’un Juif. Car, celui-ci peut, parfois, trébucher, ce qu’à Dieu ne plaise, en particulier s’il est un autel d’or, donc fréquemment en contact avec l’or, ce qui peut, momentanément, l’écarter de la Volonté de Dieu.

Mais, les pauvres, autels de bronze, qui ont des difficultés à gagner leur vie, peuvent aussi, parfois, transgresser la Volonté de Dieu. Malgré cela, précisent les Sages, l’essence intérieure de la Judéité, l’autel, ne devient jamais impur, car tout cela n’est qu’une couche superficielle.

L’or ne fait que recouvrir extérieurement le riche et le bronze ne fait qu’entourer le pauvre. L’aspect profond de leur personnalité est pur et ne peut pas contracter l’impureté. Et, il est suffisamment fort pour soumettre l’aspect extérieur. Au bout du compte, il est certain qu’un Juif accédera à la Techouva, découvrira la vérité, le fait que son existence n’est que Divinité. C’est uniquement en étudiant la Torah et en pratiquant les Mitsvot qu’il y parviendra.

C’est ainsi que l’on forge les réceptacles matériels contenant les bénédictions que Dieu accorde dans Sa Torah: Si vous marchez dans Mes Décrets et respectez Mes Commandements, la terre fournira sa production agricole et les arbres du verger donneront leurs fruits.

Avec ma bénédiction de réussite et de tout le bien, pour tous ceux qui participent à ce cours,

Mena’hem Schneerson,

N. B.: Très brièvement, il est possible d’approfondir ce qui vient d’être dit. Vous consulterez le Séfer Hamitsvot du Tséma’h Tsédek, à la Mitsva de la construction du Temple, chapitre 2, qui recense les quatre instruments principaux du Temple, le Chandelier, la Table, l’Autel intérieur(9) et l’Autel extérieur(10) correspondant aux Attributs de la bonté, ‘Hessed, de la rigueur, Guevoura, de l’harmonie, Tiféret et de la royauté, Mal’hout.

On peut ainsi comprendre le début de cette Michna, qui dit que le Chandelier et la Table peuvent contracter l’impureté(11), mais non les deux autels, lesquels se trouvent sur la ligne du milieu(12), qui s’élève jusqu’à Kéter, la couronne surplombant l’enchaînement des mondes. Vous consulterez également le Likouteï Torah Bamidbar, pages 60a et 51a.

L’Arche sainte fut cachée, car il est exclu que quelqu’un puisse s’en rendre maître, ce qu’à Dieu ne plaise. Elle se trouvait dans le Saint des Saints et les Tables de la Loi y étaient placées.

Néanmoins, il s’agit ici d’Attributs particuliers(13), même s’ils se trouvent sur la ligne du milieu et une raison doit donc être donnée(14). C’est, en l’occurrence, la suivante. Les autels sont assimilables à la terre, c'est-à-dire à la soumission la plus profonde émanant de Kéter, selon les additifs du Torah Or, au début de la Meguilat Esther.

Néanmoins, le verset ne compare explicitement à la terre que l’autel extérieur, qui correspond à Mal’hout, ainsi qu’il est dit tu Me feras un autel de terre. En effet, le début d’un processus est lié à la fin et la fin au début. Bien plus, lors de la cassure des réceptacles(15), seule la terre fut touchée.

L’autel intérieur, qui évoque Tiféret, est riche par rapport à l’autel extérieur, car l’Attribut de Mal’hout ne possède rien par lui-même.

L’immersion rituelle, Tevila, anagramme de Bitoul, la soumission, est donc inutile. Car, les autels sont intrinsèquement soumis, étant assimilables à la terre ou possédant un aspect extérieur qui est soumis à la dimension profonde.

Rabbi Eliézer fait allusion à l’Essence de Dieu. Le Midrach Bamidbar Rabba, chapitre 19, paragraphe 7, trouve, en effet, l’étymologie de ce nom dans le verset le Dieu de mon père m’est venu en aide. Il était appelé grand et c’est là où est sa grandeur...(16). Il percevait donc l’aspect profond à travers l’apparence extérieure et n’exigeait pas que cette dernière soit soumise à l’intériorité. De fait, l’apparence extérieure est elle-même soumise dès lors que il n’est rien d’autre que Lui.

Il n’en est pas de même pour les Sages, dont l’avis est retenu par la Hala’ha, car la Torah ne se trouve pas dans le ciel et il convient d’adopter le comportement qui prévaut dans l’enchaînement des mondes. De ce point de vue, la couverture extérieure peut contracter l’impureté. On l’en préserve donc en la soumettant au contenu profond.

Cette analyse ne sera pas développée ici. Elle suffira pour celui qui est familier de ces notions.

Notes

(1) Le texte de cette lettre fut revu par le Rabbi, à l’occasion de sa parution dans Likouteï Si’hot. (2) Traitant des lois relatives aux fêtes. (3) Le Rabbi note, en bas de page: Voir, à ce propos, la dix septième introduction du Chaar Haguilgoulim. (4) Le Rabbi note, en bas de page: Le traité Baba Batra 25b dit que l’or vient du nord et celui qui désire en posséder doit se tourner vers cette direction, pendant la prière. (5) Le Rabbi note, en bas de page: Voir la Michna, au début du quatrième chapitre de Baba Metsya, qui définit trois catégories de pièces, celles en or, en argent et en bronze. (6) Le Rabbi note, en bas de page: Traité Avot, chapitre 2, Michna 9. (7) Le Rabbi note, en bas de page: Traité Soukka 27b et 28a. (8) Le Rabbi note, en bas de page: Voir Zohar, tome 3, page 7a. (9) En or. (10) En bronze. (11) La bonté et la sévérité n’excluent pas les débordements. (12) Qui opère la synthèse entre des Attributs opposés, rendant ainsi les débordements impossibles. (13) Tiféret et Mal’hout. (14) Justifiant qu’ils ne contractent pas l’impureté. (15) Du système de Tohou, précédant celui de Tikoun, de la réparation. (16) Que se marque son humilité.

800

800

Lettre n°800

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°800, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה, 15 Mar’Hechvan 5711, Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 13 Mar’Hechvan. Vous trouverez ci-joint un reçu de cinq cents Shekels, pour le compte de notre fonds d’entraide. Je vous joins également une note sur le détail du versement, qui a été effectué conformément à vos instructions.

Puisse Dieu faire que vous vous installiez de la meilleure façon, matériellement et spirituellement. Que Dieu exauce les souhaits de votre cœur, dans vos activités publiques comme dans vos besoins personnels.

Vous avez sûrement perçu la qualité de ce pays, dans lequel tous sont disposés à adopter un bon comportement, pour peu que l’on fasse l’effort qui convient, grâce à l’intégrité de nos frères, les enfants d’Israël, résidant ici. A ceux qui ont de l’influence incombent le devoir et le mérite d’en faire pleinement usage pour rapprocher les Juifs et les Juives qu’ils côtoient de la Torah et des Mitsvot, plus que tous ceux qui se trouvent dans d’autres pays.

Combien plus en est-il ainsi en la présente époque, alors que le Saint béni soit-Il nous a préservés, dans Son immense miséricorde, parmi les rescapés de notre peuple.

Avec ma bénédiction de réussite,

Mena’hem Schneerson,

Lettre n°801

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°801, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Mar’Hechvan 5711,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai entendu de notre ami, le ‘Hassid qui craint Dieu, Rav Yehouda Tsvi Fogelman, que vous n’êtes pas en bonne santé et sollicitez une bénédiction.

Vous avez sûrement consulté un bon médecin et vous vous en tenez à ses prescriptions. Dieu souhaite, en effet, que l’on ait recours à un émissaire, en empruntant les voies de la nature, afin que la guérison prenne le même chemin.

Il est, toutefois, nécessaire de forger un réceptacle pour révéler la Volonté de Dieu. Pour cela, on doit dire, chaque jour, des Psaumes et donner de la Tsédaka, selon ses possibilités. Vous prendrez part également à une étude publique, dans une synagogue.

J’espère que vous mettrez tout cela en pratique et Dieu vous enverra un prompt rétablissement. Ainsi, vous pourrez continuer votre travail et gagner votre vie, de manière permise et dans la tranquillité.

Avec ma bénédiction pour une guérison physique et morale,

Mena’hem Schneerson,

Lettre n°802

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°802, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Mar’Hechvan 5711,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 11 Mar’Hechvan. Vous me demandez si vous devez participer au Melavé Malka du bureau pour l’éducation hébraïque, en y faisant un exposé sur la pensée du Baal Chem Tov.

Je déduis de votre lettre que :

A) Vous n’êtes pas tenu de le faire et, si vous vous en abstenez, il n’en découlera rien de mal pour votre Talmud Torah.

B) Vous craignez le mauvais effet que pourrait avoir votre participation à ce Melavé Malka. Vous ne voyez pas ce qui pourrait découler d’un seul exposé. Vous ne trouvez donc aucune raison de le faire, au bénéfice du doute et vous préférez vous en abstenir.

Vous m’écrivez que les jeunes gens et les jeunes filles de votre synagogue souhaitent s’organiser, embellir la synagogue et également y créer un club. A mon avis, il s’agit d’une bonne initiative. Vous craignez qu’il n’en résulte des danses mixtes, mais vous saurez trouver le moyen de les empêcher, sans qu’il n’en résulte une controverse. Vous leur trouverez des activités positives, des conférences, au cours desquels ils prendront eux-mêmes la parole, des débats sur des questions liées à la Torah et aux Mitsvot ou bien sur l’histoire juive, une bibliothèque, une salle de lecture, une caisse d’entraide ou de Tsédaka, une exposition, par exemple d’objets de ‘Hanouka juste avant cette fête et d’autres activités encore.

J’ai été très satisfait du récit que vous m’avez fait de Chemini Atséret dans votre Talmud Torah. C’est une preuve de plus que, selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi, un effort n’est jamais vain. Il en est de même pour votre synagogue, en particulier pour les jeunes gens et les jeunes filles. Là aussi, vous connaîtrez la réussite, avec l’effort qui convient. Ainsi, vous obtiendrez le succès également dans vos affaires personnelles.

Avec ma bénédiction de réussite dans vos préoccupations personnelles et publiques,

Mena’hem Schneerson,

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