Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°763
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°763, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Elloul 5710,
Au jeune homme, le ‘Hassid, Rav ...,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre courrier.
Puisse Dieu faire que vous soyez un digne réceptacle pour que se réalisent pleinement toutes les bénédictions, matérielles et spirituelles, que vous a accordées mon beau-père, le Rabbi.
Vous avez sûrement vu ce que rapporte le Hayom Yom, à la date du 11 Nissan(1), à propos des pratiques qu’il convient d’adopter au jour de l’anniversaire, en particulier celui-ci puisque vous achevez votre vingt deuxième année.
Vous consulterez le traité Kiddouchin 30a, qui parle, selon un avis(2), de l’âge de vingt deux ans.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année, que vous trouviez bientôt le bon parti qui vous conviendra, matériellement et spirituellement.
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Date de l’anniversaire du Rabbi. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°596.
Lettre n°764
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°764, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Fin de 5710(1)]
Peut-être ce terme(2) indique-t-il que tel est l’usage courant, le plus répandu, d’après ce que disent nos Sages, au traité Baba Batra 130b.
De plus, il est possible qu’en reproduisant cette lettre(3), on ait omis, après les mots sur la main droite, cet ajout : par trois fois, par intermittence(4). La coutume des ‘Hassidim irait donc à l’encontre des avis contestant la nécessité de se laver les mains par intermittence ou considérant qu’on doit le faire quatre fois.
Tous les avis, sur la nécessité de se laver par intermittence, sont cités dans le Sidour Chaareï Tefila, du Rav Y.Rokéa’h, à la page 4. De plus, se laver les mains quatre fois est la coutume du Gaon de Vilna et du Rabbi de Munkatch, auteur, en particulier, du Min’hat Eléazar.
Notes
(1) Cette lettre fait réponse à une question posée par le Rav Avraham ‘Haïm Naé, le 10 Tamouz 5710, sur le passage suivant d’une lettre du précédent Rabbi: A priori, lorsque l’on saisit quelque chose, on doit le faire de la main droite. Ainsi, pour se laver les mains, on prend l’ustensile de la main droite et l’on verse de l’eau de la main droite. Pour que cela soit possible, les ‘Hassidim ont coutume de prendre l’ustensile de la main droite, de le passer dans la main gauche et d’en verser l’eau sur la main droite. On sous entend ainsi que toute influence positive émane du côté droit, en particulier le lavage des mains, qui permet d’introduire les attributs de l’intellect dans ceux de l’émotion. Car, en versant l’eau sur les mains, on introduit la transformation par l’attribut de la Sagesse, ‘Ho’hma. C’est le côté droit qui donne accès à cela. Le Rav Naé demandait, à ce propos : Il est dit ici que tous les ‘Hassidim ont coutume de prendre l’ustensile de la main droite. Je m’interroge, à ce propos, car le Choul’han Arou’h établit clairement qu’il doit en être ainsi. Le Beth Yossef le mentionne, citant le Zohar. Dès lors, pourquoi parler de coutume des ‘Hassidim ?. (2) Coutume. (3) Du précédent Rabbi. (4) Ce qui serait la coutume des ‘Hassidim, mais non le fait de commencer par le côté droit, qui relève de la Hala’ha.
Lettre n°765
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°765, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Fin d’Elloul 5710]
A l’ancien élève de la Yechiva, ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav...(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre demande de bénédiction et, sans en faire le voeu, je la lirai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi.
Le Juste qui quitte ce monde s’y trouve plus que de son vivant. Il accordera sûrement sa bénédiction et Dieu l’exaucera, matériellement et spirituellement.
En vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
M. Schneerson,
Entre Roch Hachana et Yom Kippour 5711,
J’ai lu votre demande de bénédiction, à la veille de Roch Hachana, près du tombeau, puis dans le bureau de mon beau-père, le Rabbi, où l’on pénètre pour demander ses bénédictions et pour qu’il accorde une entrevue. Celui qui offre(2)... doit le lui faire savoir.
Vous avez sans doute vu ma lettre adressée à tous(3). Vous voudrez bien me faire savoir ce qui a été fait, dans ce domaine, durant le mois de portée générale qu’est Tichri. Je vous en remercie par avance.
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Vous m’écrivez(4) : Ayez pitié de nous et soyez(5). Pour cela, il faut en être capable, il faut posséder des forces intenses, un immense potentiel, la perfection des pensées, des paroles et des actions.
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Vous me ferez sûrement savoir(6) comment évoluent vos démarches pour obtenir les documents et les visas(7).
Notes
(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes. Voir, à ce propos, la lettre n°481. (2) Un cadeau à son ami. (3) La lettre n°749. (4) Ce paragraphe fut ajouté à la lettre destinée au Rav Its’hak Gansburg. (5) Le successeur du précédent Rabbi. Voir, à ce propos, les lettres n°576 et 615. (6) Ce paragraphe fut ajouté à la lettre destinée au Rav Chlomo Matusof. Voir, à son propos, la lettre n°587. (7) Nécessaires pour s’installer au Maroc. Voir, à ce propos, les lettres n°695 et 726.
Lettre n°766
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°766, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille de Roch Hachana 5711,
Au distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav Moché(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre télégramme de bénédiction et je vous en remercie. Quiconque bénit est lui-même béni, dans tous ses besoins, matériels et spirituels.
La mission confiée aux princes, aux soldats et au peuple n’est pas la même. Néanmoins, lorsque le roi est couronné(2), tous à la fois se soumettent au joug de sa royauté. C’est de cette manière qu’il devient leur roi, bien qu’il n’y ait rien de commun entre lui et le peuple. Combien plus en est-il ainsi, à Roch Hachana, lorsque le Saint béni soit-Il demande à Son peuple : Proclamez Ma royauté.
Le corps est en bonne santé uniquement lorsque sa relation avec la tête est parfaite. De même, l’année est saine lorsqu’elle est rattachée à sa tête.
Il en résulte que les bonnes résolutions que l’on prend à Roch Hachana, en se soumettant à Dieu, même si l’on ne peut les accepter par sa logique, doivent être mises en pratique, tout au long de l’année.
Et c’est en cela que réside la qualité d’un ‘Hassid, à quelque catégorie qu’il appartienne, une école polonaise, ‘Habad, de Galicie. Lui est capable de se soumettre joyeusement. Dès lors, son service de Dieu peut atteindre la plénitude.
En vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne et douce année,
Rav Mena’hem Schneerson,
Quelle est, au bout du compte, la situation de la jeunesse qui a immigré, dans le domaine de l’éducation(3)? Quels sont les moyens pacifiques permettant de l’améliorer?
Notes
(1) Le Rav Moché Prager, d’Erets Israël. Voir, à son propos, la lettre n°626. (2) Qui est le contenu de Roch Hachana. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°626.
Lettre n°767
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°767, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille de Roch Hachana 5711,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 Elloul.
Vous me demandez quelle école doit fréquenter votre fille. Vous devez, bien sûr, trouver un moyen pacifique de régler vos conflits avec la direction de l'école juive. Mais, votre enfant ne doit en aucune manière en faire les frais. Elle doit recevoir la meilleure éducation juive. Elle ne doit pas souffrir du fait qu’un différent, qui ne peut être que passager, n’est pas encore réglé. L’éducation d’un enfant ne peut pas être modifiée quand on le désire.
La veille de Roch Hachana ne permet pas de traiter ce sujet d’une manière aussi détaillée qu’il aurait fallu le faire, mais j’espère que ces quelques lignes suffiront. Puisse Dieu faire que vous ayez beaucoup de satisfaction juive de votre fille.
Lettre n°768
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°768, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille du Chabbat Techouva 5711,
Brooklyn, New York,
C’est à propos(1) de ces dix jours qui séparent Roch Hachana de Yom Kippour que le prophète demande: Recherchez Dieu pendant qu’Il peut être trouvé. Invoquez-Le pendant qu’Il est proche. C’est alors que l’émanation est proche de sa source(2). Par ailleurs, le Chabbat est, de façon générale, l’anagramme de Tachev, fais revenir, ainsi qu’il est dit fais revenir l’homme(3). Bien plus, en ce Chabbat Techouva, on a coutume de commenter la Torah, pour conduire le peuple à la Techouva. Enfin, vient Yom Kippour, temps de la Techouva pour chacun en particulier et pour tous ensemble. C’est pour cela qu’en ce jour, tous doivent se repentir et confesser leurs fautes(4).
Le but de cette période est donc la Techouva, laquelle comprend deux niveaux : A) La Techouva inférieure, qui efface les transgressions et les fautes que l’on a commises. B) La Techouva supérieure, qui permet à l’âme de réintégrer sa source profonde, en se soumettant pleinement, en faisant don d’elle même, pour atteindre et même dépasser le stade qu’elle connaissait avant de descendre ici-bas(5).
Il en résulte que la Techouva inférieure peut n’être que partielle, ne concerner qu’une partie des forces de l’âme, celles qui ont été entachées par la faute.
La Techouva Supérieure, à l’opposé, est le Chema Israël, le rassemblement de toutes les forces morales qui ont été dispersées, leur élévation jusqu'à l’extase, par l’effort de l’homme, puis la révélation, ici-bas, dans toutes les forces de l’âme.
Ce qui est vrai de chaque individu s’applique également au grand corps que constitue le peuple d’Israël, depuis les chefs de tribu jusqu’aux puiseurs d’eau. Ceux-ci doivent se rassembler, être présents tous comme un. Toutes les âmes juives doivent retourner vers leur source(6).
L’un des moyens de réunir les individualités est de les rattacher à la règle, qui fait d’elles un tout et les met en harmonie.
Pour ce qui nous concerne, nous autres ‘Hassidim ‘Habad, liés à mon beau-père, le Rabbi ou, au moins, en relation avec lui, nous pouvons atteindre un tel objectif en étudiant son enseignement, en suivant le droit chemin qu’il nous a tracé, comme cela a été maintes fois souligné.
C’est donc de cette manière que l’on se prépare à recevoir la bénédiction qu’accorde mon beau-père, à ceux qui viennent la solliciter, à la veille de Yom Kippour, dans l’après-midi. Voici ses paroles(7) :
Que Dieu fasse que vous soyez définitivement inscrits pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement, au cours de laquelle vous agirez pour la Torah et servirez Dieu. Dieu fera que ceux qui ont des enfants en éprouvent de la satisfaction, connaissent l’opulence matérielle. Ceux qui doivent bâtir une maison recevront l’aide de Dieu, matérielle et spirituelle.
Mena’hem Mendel Ben ‘Hanna Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre fut écrite comme avant propos au fascicule édité à l’occasion de Chabbat Techouva. (2) Le Rabbi note, en bas de page: Voir la fin du chapitre 5 de Kountrass Haavoda. (3) Le Rabbi note, en bas de page: Selon le chapitre 10 d’Igueret Hatechouva. (4) Le Rabbi note, en bas de page: Voir le Rambam, lois de la Techouva, chapitre 2, paragraphe 7. (5) Le Rabbi note, en bas de page: Voir, à propos de tout cela, le Likouteï Torah, au début de la Parchat Haazinou, le discours intitulé Cherchez Dieu pendant qu’Il est proche de 5691, imprimé dans le fascicule n°10, les chapitres 8 et suivants d’Igueret Hatechouva. (6) Le Rabbi note, en bas de page: Voir le Likouteï Torah, au début de la Parchat Nitsavim et dans les commentaires de Roch Hachana, au début du discours intitulé : et, ce jour-là, on sonnera du grand Choffar. (7) Le Rabbi note, en bas de page: C’est ce que dit le Rabbi en 5607. En 5608, il ajouta: Que Dieu suscite un sentiment sincère de Techouva, émanant du profond du cœur. Que l’on ait une année de lumière, une année de Torah, une année de service de Dieu.
Lettre n°769
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°769, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille de Chabbat Techouva 5711,
Brooklyn, New York,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav I.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je vous adresse, avec la présente, le fascicule édité pour Chabbat Techouva et Yom Kippour. Vous le mettrez sans doute à la disposition de votre entourage, de préférence en réunissant un grand nombre de personnes.
Vous consulterez les références mentionnées au début de ce fascicule, qui définissent la Techouva Supérieure, laquelle apporte la plus haute élévation à ceux qui s’engagent dans le processus de la Techouva, comme l’indique la fin du huitième chapitre d’Igueret Hatechouva.
La Techouva Supérieure consiste à réunir toutes les forces de l’esprit, ainsi qu’il est dit : Que l’homme revienne(2). A notre époque, elle implique également de réunir toutes les parties constitutives du peuple d’Israël, depuis les chefs de tribu jusqu’aux puiseurs d’eau. C’est ainsi que il y eut un roi en Yechouroun, devant le rassemblement des têtes du peuple, ensemble toutes les tribus d’Israël(3).
La Techouva Supérieure possède une immense qualité, en particulier à l’époque actuelle. Du temps du Sanhédrin, les condamnés à mort qui se repentaient ne pouvaient être acquittés par le tribunal des hommes(4). A l’heure actuelle, seule la sentence de ces condamnations à mort subsiste(5) et elle peut être prononcée par le tribunal céleste.
Ainsi, on pardonne bien, à l’heure actuelle, à celui qui accède à la Techouva, de sorte qu’il ne reste même pas trace de ses agissements précédents(6), comme le dit le traité Makot 13b. On consultera également les responsa Noda Bihouda, première version, partie Ora’h ‘Haïm, chapitre 35.
Nos Sages indiquent des limitations au rachat de la faute apporté par Yom Kippour. Ainsi, celle-ci ne concerne pas un cas où seule la moitié de la quantité requise a été obtenu(7) ou bien, selon un avis, celui qui n’a pas commis de faute mais se voit néanmoins affliger une punition n’en est pas dispensé par Yom Kippour, selon le traité Kritout 18b et les Tossafot, sur ce même traité, page 7a.
A l’opposé, rien ne résiste à la Techouva.
Puisse donc Dieu faire que s’accomplisse en chacun et en chacune de nous la bénédiction de mon beau-père, le Rabbi qu’il avait coutume d’accorder à ceux qui venaient le voir pour la solliciter, à la veille de Yom Kippour, dans l’après-midi :
Que Dieu suscite un désir de Techouva sincère, émanant de la partie profonde du cœur.
Ainsi, nous assisterons à la réalisation de la promesse, selon laquelle si Israël s’investit dans la Techouva, il sera immédiatement libéré(8).
En vous souhaitant et en me souhaitant d’être définitivement inscrits pour une bonne année,
Mena’hem Mendel Ben ‘Hanna Schneerson,
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J’ai lu votre demande de bénédiction(9), pour vous et pour les élèves de la Yechiva, à la veille de Roch Hachana, près du tombeau et, le jour même de Roch Hachana, dans le bureau de mon beau-père, le Rabbi.
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J’ai bien reçu votre lettre et, entre temps, vous avez dû recevoir la mienne, à laquelle était joint le fascicule édité à l’occasion de Roch Hachana.
Concernant ce que vous m’écrivez, vous devez étudier la ‘Hassidout et, en particulier, l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi. Vous devez aussi la diffuser. Ainsi, nous avancerons tous sous la responsabilité du Rabbi qui, lui-même, accomplira ce qui lui incombe, dans la mesure où cela est nécessaire.
Notes
(1) Cette lettre collective-personnelle fut adressée à plusieurs personnes, avec le fascicule mentionné au début de cette lettre. Voir, à ce propos, la lettre n°481. (2) Le Rabbi note, en bas de page : Fin du chapitre 10 d’Igueret Hatechouva. (3) Le Rabbi note, en bas de page: Likouteï Torah, début de la Parchat Nitsavim. (4) Qui ne pouvait vérifier leur sincérité. (5) Le tribunal ne peut statuer, mais la sentence est appliquée, par exemple grâce à un phénomène naturel. (6) Le Rabbi note, en bas de page: Seule la Techouva Supérieure permet d’obtenir un tel résultat, comme l’indique la fin du chapitre 7 du Tanya et le début du chapitre 2 d’Igueret Hatechouva. Ceci permet de comprendre le fil conducteur d’un passage du Rambam, lois de la Techouva, chapitre 7, paragraphe 6, précisant que Dieu éloigne ceux qui commettent des fautes et, simultanément, rapproche ceux qui se repentent. Une telle Techouva transforme les transgressions délibérées en bienfaits. (7) Celui qui mange une certaine quantité de graisse interdite avant Yom Kippour et la même quantité après Yom Kippour peut apporter un sacrifice pour expier ces deux fautes, car Yom Kippour ne l’absout pas de la première. (8) Le Rabbi note, en bas de page : Rambam, lois de la Techouva, chapitre 7, paragraphe 5. Igueret Hatechouva, chapitre 11.
Lettre n°770
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°770, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Tichri 5711,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Yaakov(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été satisfait d’obtenir de vos bonnes nouvelles par notre ami, le grand Rav et ‘Hassid, Rav C.A. Kazarnowski(2). Il m’a également transmis la contribution de cent dollars que vous avez mise à ma disposition. Elle a été répartie entre les institutions et les réalisations, fondées par mon beau-père, le Rabbi, qui participent à la Tsédaka et à l’aide qui est apportée discrètement.
Comme tout ce qui vit, ces institutions se renforcent et se développent, Dieu merci. Il faut espérer que toutes les causes de Tsédaka, les bonnes écoles, la diffusion de la Torah et des Mitsvot, de même que les bonnes actions, en général, se multiplieront, avec la bénédiction du Rabbi, l’aide des amis du Rabbi et leurs accomplissements, en particulier ceux qui l’ont personnellement vu et ont bénéficié de ses conseils.
J’ai également été heureux de recevoir du Rav Kazarnowski de bonnes nouvelles de..., en particulier pour ce qui touche au Judaïsme. J’espère qu’en plus de sa pratique de la Torah et des Mitsvot, il fixe un moment, de temps à autre, pour étudier l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi et la ‘Hassidout, de façon générale. C’est ainsi que l’on peut vivifier toutes les actions que chacun d’entre nous doit accomplir.
En vous souhaitant d’être définitivement inscrit pour une bonne année, de même que votre famille,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Y.Weinstein. (2) Le Rav Chlomo Aharon Kazarnowski, de New York, qui collectait des fonds, aux Etats Unis, pour les institutions Loubavitch.
Lettre n°771
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°771, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Tichri 5711,
Au ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Chimeon(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été satisfait d’obtenir de vos bonnes nouvelles par notre ami, le ‘Hassid qui craint Dieu, Rav Avraham ‘Haïm Bloch(2). J’ai été particulièrement heureux d’apprendre que vous avez pu obtenir que l’on se lave les mains correctement(3). On peut ainsi, une fois de plus, vérifier à quel point est exacte l’affirmation de mon beau-père, le Rabbi, selon laquelle un effort n’est jamais vain. Lorsque l’on désire réellement quelque chose, Dieu vient en aide et on l’obtient.
Je suis sûr que cela vous apportera la force et le courage de continuer à agir pour le bien du Judaïsme. Lorsque l’on se consacre aux besoins des autres, en effet, on forge le réceptacle permettant d’obtenir la bénédiction pour satisfaire ses propres besoins. Car, Dieu ne reste pas en dette et Il accorde bien plus que ces besoins.
Je serais heureux de recevoir, de temps à autre, de vos bonnes nouvelles, dans les domaines physique et moral.
Avec mes voeux pour que vous soyez définitivement inscrit pour une bonne année, de même que les membres de votre famille,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav C.Shukin. (2) Voir le début de la précédente lettre. (3) Avant le repas, peut-être dans une école.
Lettre n°772
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°772, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Tichri 5711,
Au ‘Hassid, qui craint Dieu,
le Rav Moché Zeev(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous vous souvenez sans doute que vous m’avez rendu visite et vous m’avez parlé du commerce que vous comptez commencer après Yom Kippour. Je voudrais profiter de cette occasion pour vous souhaiter d’être définitivement inscrit pour une bonne année, ce qui implique également que la nouvelle affaire que vous allez créer connaisse le succès matériel.
Comment définir le succès matériel ? Mon beau-père, le Rabbi l’explique en citant une sentence de l’Admour Hazaken : Le Tout Puissant accorde aux
Juifs des biens matériels et ceux-ci en font de la spiritualité(2).
Lettre n°773
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°773, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Tichri 5711,
Brooklyn,
Au Juste, distingué ‘Hassid, qui craint Dieu,
descendant d’une illustre lignée, le Rav Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je voudrais vous souhaiter, par la présente, d’être définitivement inscrit pour une bonne et douce année, matérielle et spirituelle.
Puisse Dieu faire que nous accomplissions Sa Volonté, apportions notre contribution pour diffuser l’enseignement du Baal Chem Tov à l’extérieur. C’est ainsi que l’on se prépare à la venue de notre juste Machia’h, que l’on forge le réceptacle permettant de l’obtenir.
En vous souhaitant d’être définitivement inscrit pour une bonne année,
M. Schneerson,
Vous trouverez ci-joint le fascicule de l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi, édité à l’occasion de Roch Hachana, qui vient de paraître. Il vous intéressera sûrement(2).
Un point peut être rapidement défini, concernant le service du Créateur, en cette période de Techouva. Il est dit, au début de la création du monde : et ce fut soir, et ce fut matin, jour un. On trouve, de fait, deux conceptions à propos du temps, qui peut être défini comme un processus continu ou bien comme une succession d’instants. On peut retrouver cette controverse dans les termes du traité Nazir 7a et dans l’avis de Rabba.
En revanche, tous les avis concordent pour reconnaître que la nuit et la journée ne forment qu’un même processus, sans interruption. Car la journée et la nuit ne sont que des manifestations du temps, qui n’affectent donc pas sa nature.
On peut penser, par contre, que chaque jour est spécifique, puisque chacun reçoit un contenu particulier, selon le Zohar, tome 3, page 94b. Le cycle hebdomadaire compte donc sept jours, tous différents, mais seulement sept. C’est ensuite un autre cycle qui commence.
Ce qui vient d’être dit a une incidence sur le service de Dieu. Il est précisé qu’au final, nul ne sera repoussé et les fautes intentionnellement commises se transformeront en bienfaits, car Dieu fera disparaître l’esprit d’impureté de la terre. Alors, la nuit éclairera comme le jour. C’est ce qui peut être dit de la journée et de la nuit. Chaque jour, en revanche, est indépendant et, dans le monde futur, chaque Juste sera ébloui par le dais dressé pour son ami.
Notes
(1) Le Rav Yerou’ham Leiner. Voir, à son propos, la lettre n°551. (2) La note, à la fin de cette lettre, fut adressée à plusieurs personnes. Voir également la lettre n°760.
774
774
Lettre n°774
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°774, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, 7 Tichri 5711,
A mon parent, le grand Rav, distingué ‘Hassid, qui craint Dieu, le Rav Guerchon(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je vous remercie de m’avoir écrit quelques lignes à propos de la réunion du 18 Elloul(2). Comme le veut l’usage, vous en avez sûrement rédigé un compte rendu, rapportant les discussions et faisant état des différentes positions.
Je vous adresse le fascicule de Chabbat Techouva et de Yom Kippour, qui vient de paraître. Vous le mettrez sans doute à la disposition du plus grand nombre, de la manière qui convient.
Je vous souhaite d’être définitivement inscrit pour une bonne année et de connaître la réussite dans votre mission sacrée.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav G.Hen. Voir, à son propos, la lettre n°701. (2) En Erets Israël, dans le but de demander au Rabbi de succéder à son beau-père.
Lettre n°775
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°775, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Tichri 5711,
A mesdames Sarah et Léa(1),
Je vous bénis et vous salue,
J’ai bien reçu votre lettre du 5 septembre et, à l’occasion du nouvel an, je vous souhaite, ainsi qu’à tous les vôtres, d’être définitivement inscrites pour une bonne santé et d’obtenir la satisfaction de tous vos besoins.
Vous connaissez sans doute l’expression juive selon laquelle l’épouse est appelé Akéret Habaït(2), la maîtresse de maison, car elle en est l’aspect essentiel. En effet, de sa motivation et de son comportement dépendent ceux de son mari et de ses enfants.
On peut en déduire deux leçons. Tout d’abord, on doit prendre conscience de l’immense responsabilité que Dieu a confié à la femme. De plus, lui ayant délégué cette mission, Il lui accorde, à n’en pas douter, les forces nécessaires pour la mener à bien de la meilleure façon.
Roch Hachana signifie tête de l’année. Or, la tête peut diriger le corps comme elle l’entend. De même, les bonnes résolutions prises par les femmes juives, en ces jours, pour se rapprocher du Maître du monde, en mettant en pratique la Torah et les Mitsvot, trouveront, à n’en pas douter, une application concrète, tout au long de l’année.
C’est de cette manière que l’on obtient la santé, la prospérité et la réussite dans tous les domaines.
Avec ma bénédiction pour que vous soyez définitivement inscrites pour une bonne année, avec tous les vôtres,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Moscovitch. (2) Textuellement l’aspect essentiel de la maison.
Lettre n°776
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°776, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Tichri 5711,
A madame ...,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous me décrivez votre propre situation, celle de votre mari et celle de votre fille. Vous me dites que, depuis quelques temps déjà, les affaires de votre mari sont mauvaises et vous sollicitez ma bénédiction.
Une nouvelle année commence maintenant. Les Juifs, qui sont les enfants de Dieu, ont un Père miséricordieux, Qui souhaite combler tous leurs besoins. Bien plus, pendant Roch Hachana et les jours suivants, Ses enfants se sont tournés vers Lui et, de tout leur coeur, ont imploré Son aide. On peut donc être certain que Dieu a accédé à ces requêtes et vous accordera une bonne et douce année. Il permettra que la santé de votre mari s’améliore, que ses affaires prospèrent et que vous conceviez beaucoup de satisfaction, une satisfaction juive, de votre fille.
Vous m’écrivez que vous vous souvenez de ce que vous racontait votre grand-père. Je suis certain que vous transmettez ses propos à votre fille. Ainsi, elle pourra, dès son plus jeune âge, s’engager sur la voie du Judaïsme, grandir comme une jeune fille juive, au plein sens du terme.
Il n’est jamais trop tôt pour commencer l’éducation juive d’un enfant. Plus on le forme, plus l’on s’y prend tôt et plus l’on peut être assuré qu’il restera un Juif, malgré l’influence de son entourage, plus les parents concevront de lui beaucoup de satisfaction, une satisfaction juive.
J’aimerais savoir quelle école fréquente votre fille. Il s’agit sans doute d’une école dans laquelle elle peut étudier le Judaïsme. De même, je voudrais savoir dans quel domaine travaille votre mari. Prend-il une part active à la vie communautaire et aux études de la Torah, à la synagogue?
Je pense qu’à la veille du Chabbat et des fêtes, vous devriez donner de la Tsédaka dans un tronc dédié à Rabbi Meïr Baal Haness. C’est un bon moyen pour être en bonne santé et vivre dans l’opulence.
J’ai transmis votre contribution au bureau des réalisations confidentielles, qui accorde de l’aide, d’une manière discrète, à des particuliers et à des institutions. C’est là une des formes les plus hautes de la Tsédaka. Vous trouverez ci-joint un reçu.
En vous souhaitant d’être définitivement inscrite pour une bonne année,
Mena’hem Schneerson,
Lettre n°777
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°777, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Tichri 5711,
Je vous salue et vous bénis,
Je voudrais vous rappeler que vous devez faire preuve de largesse envers les autres, en particulier envers vos propres enfants. J’espère que vous maintenez votre relation avec eux et que vous faites usage de votre influence non seulement pour les convaincre de donner de la Tsédaka, mais aussi pour les rapprocher de la Torah et des Mitsvot, chacun de la manière qui lui convient le mieux, avec des termes qui sauront convaincre.
Car, si l’amour du père pour son fils s’exprime dans les domaines physiques, combien plus doit-il se manifester, lorsqu’il s’agit de l’âme, qui importe tout autant dans ce monde que dans l’autre monde.
En vous souhaitant d’être définitivement inscrit pour une bonne année,
Mena’hem Schneerson,
Lettre n°778
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°778, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille de Yom Kippour 5711,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous trouverez ci-joint un reçu du bureau des réalisations confidentielles pour votre contribution. Ce bureau a été fondé et personnellement dirigé par mon beau-père, le Rabbi. Il a pour objectif de venir en aide aux individus et aux institutions, dans certaines situations qui imposent la confidentialité.
C’est là une des formes les plus hautes de Tsédaka. Ce bureau, au même titre que toutes les réalisations de mon beau-père, le Rabbi, continue à fonctionner, sans modification.
Lettre n°779
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°779, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Entre Roch Hachana et Yom Kippour 5711]
Celui qui monte à la Torah(1) dit également ‘Hazak, ‘Hazak Venit’hazek(2). Il ne s’agit pas d’une interruption, puisque cette formule est directement liée à la conclusion. Vous consulterez, à ce propos, le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 167, paragraphe 9.
Il dit, lui aussi, cette phrase, puisque, dans la version que nous retenons, il est bien précisé Venit’hazek(3).
Notes
(1) Lorsque l’on conclut la lecture de l’un des cinq livres de la Torah. (2) Sois fort, sois fort et que nous nous renforcions. (3) Que nous nous renforcions. Il s’inclut lui-même dans ce souhait et il ne s’agit donc pas d’une bénédiction que l’assistance lui donne.
Lettre n°780
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°780, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Lendemain de Yom Kippour 5711,
Brooklyn, New York,
La Mitsva de la Soukka présente un aspect particulier(1). Elle implique la conscience, ainsi qu’il est dit : afin que vos générations sachent. Ainsi, celui qui ne connaît pas la signification de la Mitsva, ne sait pas qu’il nous est demandé de résider dans la Soukka afin de nous souvenir de la sortie d’Egypte, n’a pas accompli cette Mitsva de la meilleure façon(2).
Différents textes(3) établissent que la conscience n’est pas uniquement la connaissance, obtenue auprès des érudits et par les livres. Elle consiste avant tout à se concentrer, à méditer fortement, de tout son cœur et de tout son cerveau, au point d’attacher solidement sa pensée à cette idée.
On doit, en l’occurrence, avoir fortement conscience que Je vous ai fait résider dans des Soukkot, que cela s’est passé quand Je vous ai fait sortir d’Egypte(4).
Chaque jour, matin et soir, un Juif doit considérer que le moment est venu pour lui de quitter l’Egypte. L’âme divine est ainsi délivrée de son emprisonnement dans le corps physique, grâce à l’étude de la Torah et la pratique de la Mitsva, en particulier la soumission à Dieu(5).
Voici les termes de mon beau-père, le Rabbi(6):
Il faut, tout d’abord, se libérer des obstacles et des barrières, que sont, de façon générale, les voies du monde. L’homme planifie ce que doit être son existence, avec les contingences inhérentes à sa situation, c’est à dire à sa conception de la vie.
Lettre n°781
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°781, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Tichri 5711,
Hilloula du Rabbi Maharach,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav I.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion de la fête de Soukkot, qui comprend un discours ‘hassidique, une causerie, une lettre et un recueil de coutumes. Vous le mettrez à la disposition du plus grand nombre, en fonction des conditions spécifiques de l’endroit dans lequel vous vous trouvez.
Chacun et chacune, bien au delà du reste de l’année, doit témoigner de l’amour à son prochain et se lier à lui, pendant les fêtes du mois de Tichri, qui a une portée générale.
Roch Hachana est le jour du couronnement du Roi du monde, ainsi qu’il est dit Proclamez Moi votre Roi. Dès lors, il y a un Roi en Yechouroun, ce qui est possible devant le rassemblement des têtes du peuple, ensemble toutes les tribus d’Israël.
Avant Yom Kippour, on doit se réconcilier avec son prochain. On peut ainsi s’identifier aux anges, qui ne connaissent pas la jalousie et la rivalité.
A Soukkot, nos Sages ont parfaitement exprimé ce qui était accompli en soulignant que tous les enfants d’Israël sont aptes à résider dans une même Soukka.
Puis, à Chemini Atséret, le Saint béni soit-Il dit : Offrez-Moi un bœuf et un bélier, car il M’est difficile de Me séparer de vous.
Pendant la fête de Soukkot, cette idée est particulièrement soulignée par la Mitsva de prendre les quatre espèces. Différents textes, en particulier les discours de celui dont célébrons la Hilloula(2), par exemple la séquence intitulée Veka’ha, qu’il prononça en 5637(3), expliquent pourquoi il s’agit précisément de ces quatre espèces. Ils montrent qu’elles font toutes allusion à l’unité d’Israël.
Bien plus, il faut, en outre, les réunir toutes les quatre, comme le soulignent le Beth Yossef et le Toureï Zahav, citant le Rikanty. Certes, le cédrat fait allusion aux érudits de la Torah accomplissant des Mitsvot, le palmier et la myrte désignent ceux qui possèdent l’un ou l’autre et le saule ceux qui sont dépourvus des deux à la fois. Mais, Dieu affirme qu’Il accorde l’élévation, Eélé, grâce à ces quatre espèces, Ethrog, Arava, Loulav, Hadass(4), selon le Zohar, tome 3, page 263a, les Tikouneï Zohar, Tikoun 13 et d’autres références, ainsi qu’il est dit, Je conférerai l’élévation (Eélé) au palmier, arbre qui désigne l’assemblée d’Israël, selon le verset : Voici ta stature, tu as l’apparence d’un palmier.
De manière plaisante, on peut déduire de l’affirmation de nos Sages, précédemment citée, selon laquelle tous les enfants d’Israël sont aptes à résider dans une même Soukka , la possibilité d’accomplir la Mitsva en prenant place dans une Soukka empruntée. C’est précisément de cette manière qu’elle représente, pour chacun de ses utilisateurs, la valeur d’une Perouta(5), conformément au commentaire de Rachi sur le traité Soukka 27b.
Car, une Soukka unique, qui entoure et révèle l’Essence de Dieu, comme l’explique la fin du discours de mon beau-père, le Rabbi, figurant dans ce fascicule, doit également répondre à l’Injonction de la Torah tu feras pour toi(6). Il peut en être ainsi grâce à l’effort investi pour mettre en pratique la Torah et les Mitsvot, pour transformer la matière du monde.
Et ceci doit valoir au moins une Perouta, somme qui permet de faire l’acquisition d’une personne, selon le traité Kiddouchin 3b. On peut, dès lors, s’emplir d’un profond enthousiasme devant Dieu, comme le dit la fin de ce discours.
Comme nos Sages le soulignent, cette Soukka doit effectivement être prêtée à d’autres Juifs, pour que chacun, qui qu’il soit, en possède bien la valeur d’une Perouta. Chacun, en effet, possède une qualité que l’autre n’a pas et pour laquelle ce dernier a besoin de lui.
Avec mes voeux pour une fête joyeuse et pour connaître le succès dans votre diffusion au plus grand nombre, de sorte que tous ne forment qu’une même assemblée, pour accomplir la Volonté de notre Père Qui se trouve dans les cieux, avec un cœur entier,
M. Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre collective-personnelle fut adressée à plusieurs personnes. Voir, à ce propos, la lettre n°481. (2) Le Rabbi Maharach. (3) 1877. (4) Les initiales de ces quatre mots forment Eélé, Je conférerai l’élévation. (5) Qui est, selon les derniers Décisionnaires, la valeur minimale pour être considéré comme propriétaire de la Soukka. (6) Elle doit appartenir à celui qui y prend place et, pour cela, avoir une valeur supérieure à une Perouta.
Lettre n°782
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°782, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille de la fête de Soukkot 5711,
Brooklyn, New York,
La fin du discours qui se trouve dans le présent fascicule(1) explique que l’on réunit, à Chemini Atséret, toutes les lumières, toutes les révélations, de portée générale, qui sont obtenues, en ce septième mois(2). Celles-ci sont alors intégrées et convenablement semées pour permettre un large développement.
Bien plus, il est expliqué, par ailleurs(3), que le mois de Tichri est la tête, de portée générale, pour les mois, dont les jours sont la source et l’origine de toute l’année. Roch Hachana apporte la crainte, que les Juifs intériorisent alors pour le reste de l’année. Yom Kippour introduit la Techouva, l’absolution et le pardon. Les sept jours de Soukkot inspirent l’amour et la joie pour toute l’année. Néanmoins, Sim’hat Torah a une portée beaucoup plus générale.
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