Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°8907
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8907, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Mar’hechvan 5725,
Brooklyn, New York,
A monsieur P. Yossef,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 9 Mar’hechvan, dans laquelle vous me dites que vous avez connu le mouvement ‘Habad alors que vous étiez encore en Hollande. Vous m’indiquez où vous poursuivez vos études actuellement et vous me précisez qu’il vous est difficile d’observer, parfois, que ceux qui ont de plus larges connaissances que les vôtres adoptent une attitude impropre devant les Mitsvot. Nos Sages nous ont enseigné(1) que l’acte est essentiel et j’ai donc bon espoir que votre sentiment, l’attitude que vous déplorez, aura pour conséquence d’attirer votre attention sur les personnes auxquelles vous faites allusion. De la sorte, vous exercerez une influence sur elles, afin qu’elles modifient leurs conceptions. De fait, l’assurance nous a été donnée que les paroles émanant du cœur pénètrent dans le cœur et y agissent, en particulier quand on donne, en outre, le bon exemple par sa propre existence quotidienne, une existence de Torah et de Mitsvot. Car, rien ne résiste à la volonté. Si, en tout endroit, importe la Mitsva : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”, qui est un “ grand principe de la Torah ”, s’il convient d’enseigner la voie de la Torah et des Mitsvot à ceux qui se trompent et sont égarés, combien plus doit-il en être ainsi dans le “ pays vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”, en particulier pour ceux qui étudient dans une école formant des éducateurs et des enseignants, chargés de guider de nombreux élèves. Et, l’on sait que, pour enseigner une certaine discipline aux enfants, le professeur doit la posséder d’une manière beaucoup plus profonde(2).
J’espère que vous avez vu ma lettre qui a été adressée à tous, à l’occasion de Roch Hachana(3). En Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, celle-ci a été publiée dans la Langue sacrée. L’un des points essentiels qui y sont développés est le fait qu’un seul homme peut accomplir des réalisations grandioses, des merveilles dans le domaine du bien, pour peu qu’il se serve de toutes les forces dont il dispose de la manière qui convient. Vous avez sûrement connaissance des études portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya, qui concernent chacun. Vous les apprenez donc chaque jour. Avec ma bénédiction de réussite et pour me donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : On rédige ici dans la Langue sacrée, en anglais et en Yiddish. Vous voudrez bien me préciser dans quel langue il conviendra de vous écrire, à l’avenir.
Notes
(1) Dans le traité Avot, chapitre 1, à la Michna 17. (2) Que le contenu de son enseignement. (3) Il s’agit de la lettre n°8886.
Lettre n°8908
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8908, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Fin de Mar’hechvan 5725]
Un mode de vie(1) en lequel le mari consacre au moins une partie de sa journée à l’étude de la Torah est(2), bien entendu, un commencement judicieux(3), tel qu’il doit être chez les enfants d’Israël, car le mariage est l’introduction d’un édifice éternel, mais il est tout aussi évident qu’il en résulte des limites, de la mesure, quelques difficultés matérielles(4). Ceci est ressenti au quotidien, mais, néanmoins, la vie des Juifs, comme cela est écrit, doit se passer dans la joie, l’enthousiasme et la confiance.
Il est donc nécessaire d’accepter un tel mode de vie d’emblée, de plein gré et avec joie(2), dès lors que l’on commence son existence par la vie de la Torah, la Torah de vie. Si vous l’acceptez tous les deux(5) de la manière qui vient d’être décrite. Dieu fera que ce soit en un moment bon et fructueux.
Notes
(1) La question posée portait sur l’importance, pour une jeune marié, de poursuivre ses études, pendant quelques temps, dans le cadre d’un Collel. (2) Le Rabbi souligne les mots : “ est ” et “ d’emblée, de plein gré et avec joie ”. (3) De la vie commune d’un couple. (4) Un sacrifice financier. (5) Le mari et la femme.
Lettre n°8909
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8909, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Fin de Mar’hechvan 5725]
Je(1) fais réponse(2) aux questions(3) que vous m’aviez posées au préalable. La circoncision présente trois aspects, il y a, tout d’abord l’acte de la circoncision, puis le fait d’être circoncis et, enfin, le fait de ne pas être incirconcis. Cela n’en fait pas pour autant trois(4) Mitsvot et l’existence d’un temps précis ou non dépend de la Mitsva(4) elle-même, qui est unique, non de ses aspects spécifiques. A partir du huitième jour, il n’est pas un seul instant en lequel ne s’applique pas cette Mitsva.
Le libre-arbitre(5) ne peut être accordé qu’à celui qui est doué de discernement. Si ce n’était pas le cas, il n’y aurait, de sa part, qu’une réaction naturelle, ou bien il ne ferait rien. En revanche, on ne pourrait pas dire, en l’occurrence, que l’on voit(4) deux possibilités identiques(4) et que l’on fait le choix(4) de l’une d’elles. De même, on ne peut dire qu’un aveugle choisisse(4) une couleur parmi les autres. Néanmoins, celui qui est doué de discernement se trouve dans une situation en laquelle son intellect ne lui impose(4) pas une couleur ou une idée comme une évidence. En fait, son intellect ne fait que lui montrer les couleurs ou les idées.
Notes
(1) Cette lettre est adressée au Rav Its’hak Zalman Posner et rédigée à même son courrier, qui est daté du 22 Mar’hechvan 5725. Voir, à son sujet, la lettre n°6079. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 32, à la page 231. (3) Le Rav Posner interrogeait le Rabbi sur son affirmation, dans le Likouteï Si’hot, tome 3, à la page 760, basée sur le Tsafnat Paanéa’h, selon laquelle la circoncision est une situation qui se prolonge dans le temps. Ceci permet de comprendre l’avis des Tossafot, dans le traité Kiddouchin 29a, affirmant que la circoncision n’est pas une Injonction ayant un temps précis. Or, celle-ci n’est-elle pas pratiquée le huitième jour ? (4) Le Rabbi souligne les mots : “ trois ”, “ Mitsva ”, “ voit ”, “ identiques ”, “ choisit ”, “ choisit ” et “ impose ”. (5) Le Rav Posner interrogeait le Rabbi sur son affirmation, dans le Likouteï Si’hot, tome 4, à la page 1309, selon laquelle le libre-arbitre est véritable quand il n’y a pas de raison, pas du justification logique du choix. En effet, si une telle raison existe, il s’agit d’une évidence et non plus d’un choix. Or, le Séfer Ha Maamarim 5660 explique, à partir de la page 10, que le libre-arbitre ne peut être accordé qu’à celui qui est doué de discernement.
Lettre n°8910
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8910, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Fin de Mar’hechvan 5725]
La date et le lieu de ce mariage(1) seront décidés par les deux partis. Bien entendu, il est préférable que celui-ci soit célébré à Kfar ‘Habad, là où Dieu a ordonné la bénédiction.
S’agissant de l’immersion rituelle, à propos de l’oreille(2), on peut effectivement y placer un coton humide. Dans différents cas, les médecins le permettent d’emblée.
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 32, à la page 242. (2) Comment se tremper dans un Mikwé quand on souffre d’une infection de l’oreille ?
Lettre n°8911
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8911, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech Kislev 5725,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre(1). En ce Roch ‘Hodech(2) Kislev, mois des miracles et de la délivrance, Dieu fasse que, comme “ en ces jours-ci, à cette époque-là ”, il en soit de même, en ces jours et à notre époque, pour ce qui concerne “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, puisque tel est l’enseignement de ‘Hanoukka(3) et, en particulier, pour la diffusion de l’enseignement profond de la Torah(4), celui de la ‘Hassidout, ce qui est le contenu du 19 Kislev(5) et du 10 Kislev.
Tout ceci sera obtenu d’une manière définitive, comme le soulignent nos Sages(6) à propos des lumières de ‘Hanoukka : “ Ces lumières éclaireront toujours face au Chandelier ”(7). Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela,
M. Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre a été adressée à plusieurs personnes. Voir le Likouteï Si’hot, tome 10, à la page 216. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Qui est la tête, incluant en elle tous les jours du mois, selon le Atéret Roch, porte de Roch Hachana, au chapitre 2 ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ ‘Ils ne les laissèrent pas se consacrer à la Torah et aux Mitsvot’, selon les termes du Rambam, au début de ses lois de ‘Hanoukka. Or, le miracle et sa diffusion sont liés à la bougie et à la lumière ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ C’est précisément le ‘chemin de la vie’ dont il est question à la fin du verset (Michlé 6, 23) : ‘Car, la bougie est une Mitsva et la Torah, une lumière’. Voir le traité Sotta 21a et le Kountrass Ets ‘Haïm, à son début et au chapitre 15 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ C’est alors que commença, de manière essentielle, la diffusion des sources à l’extérieur, selon le Torat Chalom, dans la causerie du 19 Kislev 5668 ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Dans le Midrash Bamidbar Rabba et selon le commentaire du Ramban, au début de la Parchat Beaalote’ha ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Les cœurs des âmes juives seront toujours tournés vers la dimension profonde de la Volonté de Dieu, selon l’explication du Likouteï Torah, dans le discours ‘hassidique intitulé : ‘Lorsque tu élèveras, à la fin du chapitre 15. Ceci permet de comprendre comment les lumières de ‘Hanoukka se trouvent ‘face au Chandelier’ ”.
Lettre n°8912
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8912, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech 5725,
Brooklyn, New York,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous me demandez(2) comment il est possible qu’une femme enfante chaque jour(3), puisque l’interdiction relative à l’impureté(4) ne sera pas modifiée, selon Iguéret Ha Kodech, au chapitre 26(5). Or, ce texte répond lui-même à cette question quand il dit : “ d’une seule relation conjugale ”, après quoi la naissance peut avoir lieu en plusieurs jours. Vous trouverez, par ailleurs, une autre explication dans le Likouteï Ha Chass du Ari Zal et dans le Tséma’h Tsédek, additifs aux Tehilim, sur le verset 20, 10. Telle n’est cependant pas l’interprétation du Maharcha sur le traité Chabbat 30b.
Notes
(1) Le Rav I.Dubov. Voir, à son sujet, la lettre n°8709. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 12, à la page 178. (3) Après la venue du Machia’h. (4) Conférant le statut de Nidda. (5) Voir Chiyourim Be Séfer Ha Tanya, à cette référence.
Lettre n°8913
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8913, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Chevat 5725,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, qui n’est pas datée. Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, vous ne connaissiez plus la peine et la douleur, mais uniquement le bien, un bien visible et tangible, que vous m’annoncerez toujours et tous les jours. Bien évidemment, ceci inclut l’Injonction de nos maîtres et chefs(1) selon laquelle il faut aussi avoir conscience de ses propres qualités et l’on peut observer, dans la pratique, que ceci a une incidence sur le service de Dieu, en général, sur le fait que celui-ci soit empli de joie et d’enthousiasme, en particulier, car c’est là un grand principe, comme le soulignent différents textes de la ‘Hassidout.
Le moyen de servir Dieu dans la joie est défini avec précision par le saint Tanya et il est surprenant que vous vous concentriez à ce point sur ce qui va à l’encontre de la joie, mais il est inutile de se plaindre du passé(2). Je fais donc référence au futur, car rien ne résiste à la volonté, d’autant que nous sommes entrés dans le mois de Kislev, celui des miracles et de la délivrance. Avec ma bénédiction afin que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela, au plus vite,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°6835, 6958 et 7359. (2) Selon le traité Bera’hot 54a.
Lettre n°8914
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8914, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Kislev 5725,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
Une explication est citée, au nom du Gaon de Ragatchov(2), établissant, d’après le traité Kiddouchin 49b, que ceux qui parviennent à la Techouva surpassent les Justes parfaits. J’en ai eu connaissance également, mais il me semble que ce que l’on dit, à ce propos, n’est pas exact(3). Il est dit, en effet, que : “ celui qui épouse une femme à la condition d’être un Lévi alors qu’il est en réalité un Cohen n’a pas contracté une union valable ”. Et, l’on doit l’expliquer, en fonction de ce que dit le traité Kiddouchin, par le fait qu’un homme parvenu à la Techouva est également qualifié de Juste, dans le langage courant. Et, il en est de même selon la terminologie des Sages, au sens figuré, dès lors qu’il sera reconnu en son bon droit dans le jugement, comme l’explique le premier chapitre du Tanya.
Notes
(1) Le Rav Y.Hillel de Lod. (2) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 17, à la page 186, dans les notes 45 et 46. (3) Que le Gaon de Ragatchov n’a pas pu dire cela.
Lettre n°8915
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8915, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, jours qui
séparent(1) le 10 du 19 Kislev 5725,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre(2). Nous sommes actuellement entre la délivrance de l’Admour Haémtsahi et celle de l’Admour Hazaken. Ces deux dates sont devenues des célébrations, des fêtes, pour les générations qui les suivent, pour l’éternité. La délivrance et son contenu sont liés aux propos de David, roi d’Israël, qu’il prononça au nom de chaque Juif : “ Il a libéré mon âme dans la paix, dans le combat mené contre moi, car ils étaient nombreux avec moi ”.
Commentant ce verset, nos Sages enseignent(3) que : “ le Saint béni soit-Il dit : Je considère celui qui se consacre à la Torah et aux bonnes actions, prie avec la communauté, comme s’il M’avait libéré, avec Mes enfants, d’entre les nations du monde ”. Puisse donc Dieu faire que chacun, au sein de tout Israël, se renforce en ces
trois domaines(4), l’étude de la Torah, les bonnes actions et les Mitsvot en général(5), la prière fervente, qui seront illuminées par la clarté de l’enseignement de l’Admour Hazaken et de l’Admour Haémtsahi, celui de la ‘Hassidout.
Tout ceci s’accomplira alors que l’on sera libéré de tous les obstacles et de toutes les entraves, en avançant et en éclairant en chacun de ces points, jusqu’à notre délivrance complète et véritable par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours. Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération, de même que pour me donner de bonnes nouvelles, en général et plus spécifiquement,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir la causerie du 10 Kislev 5707, dans le Likouteï Dibbourim, à la page 976 ”. (2) Cette lettre a été adressée à plusieurs personnes. Voir le Likouteï Si’hot, tome 10, à la page 221, de même que les lettres n°8709 et 8728. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Bera’hot 8a ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le commentaire du Maharcha, à cette référence et les Rechimot du Tséma’h Tsédek sur les Tehilim, à cette référence, à propos du verset 55, 19 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ En effet, toutes les Mitsvot, en général, sont une forme de Tsedaka, comme l’explique, en particulier, le Torah Or, à la page 63c ”.
Lettre n°8916
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8916, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
veille de ‘Hanoukka 5725,
Brooklyn, New York,
Aux jeunes filles ‘Habad, groupement de Jérusalem,
puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
Il est sûrement inutile de vous rappeler l’histoire des jours de ‘Hanoukka(1), qui approchent et, en particulier, la précision de nos Sages(2) selon laquelle : “ les femmes prirent part au miracle ”. Bien plus, celles-ci eurent un rôle déterminant en les miracles et les délivrances “ en ces jours-ci, à cette époque-là ”.
Or, ces jours sont “ commémorés et revécus ”, à cette époque et ils doivent donc mettre en éveil la volonté, la décision d’emboîter les pas à ces femmes, en diffusant la lumière de la Torah et la bougie de la Mitsva, en avançant, en ajoutant et en éclairant, comme le montrent les lumières de ‘Hanoukka. Puisse Dieu faire que la motivation de ces jours
illumine et imprègne tous les jours de l’année. Avec ma bénédiction de réussite et pour me donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
N. B. : J’ai reçu, en son temps, votre lettre me décrivant vos réalisations, dans le cadre de votre activité. Que Dieu vous accorde le succès et qu’Il exauce le souhait de votre cœur, pour le bien et pour la bénédiction, en tous les domaines à propos desquels vous m’écrivez.
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 15, à la page 542. (2) Dans le traité Chabbat 23a.
Lettre n°8917
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8917, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[‘Hanoukka 5725]
“ Les pauvres jeunes gens(1) ont coutume d’aller de porte en porte ”(2), comme le rapporte le Maguen Avraham, au début des lois de ‘Hanoukka, cité par le Divreï Né’hémya et le complément du Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, à la fin du chapitre 670, mais l’on peut encore s’interroger, à ce sujet, car je n’y trouve aucune allusion dans les coutumes de ‘Hanoukka de mon beau-père, le Rabbi. Certes, le fait de ne pas l’avoir vu n’a pas valeur de preuve, surtout quand il s’agit de Tsedaka, pour laquelle la discrétion est une qualité.
Néanmoins, on doit se rappeler qu’en dehors de ce qui est expliqué dans le discours ‘hassidique intitulé : “ Le 25 Kislev ”, dans le Torah Or, avec ses commentaires
dans le Chaareï Ora et le Or Ha Torah, soulignant que l’acte de Tsedaka est appelé : “ casque du salut ” et qu’en l’occurrence, l’abnégation de ‘Hanoukka suscita un immense cadeau et révéla ce casque du salut, aucun autre discours ‘hassidique, de tous ceux que j’ai pu voir à ce jour, aucune causerie, aucune lettre de nos maîtres n’évoque une Tsedaka spécifique à la fête de ‘Hanoukka, alors que de nombreux(3) aspects de cette fête y sont présentés par le détail. A l’opposé, plusieurs livres de ‘Hassidout polonaise en font effectivement mention.
Si quelqu’un trouve une allusion à tout cela dans les enseignements de nos maîtres, il me le fera sûrement savoir et je l’en remercie d’avance, du fond de mon cœur. Le Siddour Maharid, dans un passage dont l’auteur est peut-être le Tséma’h Tsédek, explique qu’à ‘Hanoukka, on distribue “ de l’argent aux pauvres, qui vont de porte en porte, c’est-à-dire à la porte de la maison, à l’extérieur, ce qui correspond bien au sens de l’expression : ‘de tout ton pouvoir’, c’est-à-dire ‘de tout ton argent’ ”.
Notes
(1) Voir le Chaar Ha Hala’ha Ve Ha Minhag, tome 2, à la page 265. (2) Pendant la fête de ‘Hanoukka, pour solliciter des dons. (3) Le Rabbi souligne le mot : “ nombreux ”.
Lettre n°8918
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8918, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
jours de ‘Hanoukka 5725,
Brooklyn,
A la Rabbanit, madame Batya(1),
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’annoncez votre anniversaire. Sans doute renforcerez-vous, à cette occasion, votre pratique du Judaïsme et des Mitsvot, conformément à l’Injonction(2) de notre sainte Torah, Torah de vie et vous connaîtrez l’élévation dans le domaine de la sainteté. En plus de l’aspect essentiel, la nécessité de mettre en pratique cette Injonction, ceci est également le canal et le réceptacle véhiculant les bénédictions de Dieu, en tous vos besoins.
Puisse Dieu faire que l’année qui vient, pour le bien, soit une année de réussite, à la fois matériellement et spirituellement. Et, vous me donnerez de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction de succès en ce qui vous concerne personnellement et dans vos préoccupations communautaires,
M. Schneerson,
Vous le ferez(3) si vous parvenez à organiser les membres de votre famille de la manière qui convient, avec l’accord de votre mari, le Rav(4). Si le temps qui reste est suffisant pour les préparations, votre visite ici, avec ce groupe de jeunes filles, se fera en un moment bon et fructueux.
Notes
(1) La Rabbanit B. Garelik, de Milan. (2) Dans le traité Bera’hot 28a. (3) Un voyage auprès du Rabbi. (4) Le Rav Guerchon Mendel Garelik.
Lettre n°8919
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8919, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
jours de ‘Hanoukka 5725,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
Nous sommes dans les jours de ‘Hanoukka(1), qui font suite au 19 Kislev, date de la bonne nouvelle(2). On peut donc donner ou, tout au moins, proposer une explication sur le point commun à ces deux événements. Le miracle de ‘Hanoukka se produisit avec de l’huile, qui fait allusion à l’enseignement profond de la Torah(3), celle des lumières, dont la place est dans le Sanctuaire, en lequel tous ne sont pas autorisés à pénétrer(4). Et, celles-ci étaient allumées pendant le jour(5).
A l’époque de Matityahou, fils du grand Prêtre Yo’hanan(6), les Juifs firent don de leur propre personne pour sanctifier le Nom de Dieu, pour Son Unité véritable, comme il est dit : “ de toute ton âme : même s’Il te reprend la vie ”(7). Alors, le miracle se produisit et ils reçurent, en conséquence, le Précepte des lumières de ‘Hanoukka, que chacun et chacune(8), chaque âme, doit allumer à la porte de sa maison, vers l’extérieur, dans le monde, dès le coucher du soleil, dans l’année.
Or, il en est de même pour l’étude de la dimension profonde de la Torah, pour son huile. Au préalable, celle-ci était cachée et occultée. Seule une élite, parmi les érudits de la Torah, y avait accès, et uniquement de manière discrète, jamais en public. En revanche, en ces dernières générations, depuis l’époque du Ari Zal, il est une Mitsva de révéler tout cela(9). Puis, lors de la délivrance du 19 Kislev, commença, de manière essentielle, la diffusion des sources(10) à l’extérieur, au point que chacun peut désormais percevoir et comprendre de quelle manière “ Il emplit les mondes et entoure les mondes ”(11).
Puisse Dieu faire que chacun d’entre nous agisse en ces trois domaines(12) : A) Il s’agit bien, en l’occurrence, de réaliser une diffusion. B) Celle-ci porte sur les sources elles-mêmes. C) Ces sources doivent parvenir à l’extérieur. Il doit en être ainsi avec vitalité et clarté, avec une illumination sans cesse accrue. Avec ma bénédiction pour un ‘Hanoukka joyeux,
M. Schneerson,
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Vous formulez une remarque(13) sur l’honneur qui est dû aux parents. En effet, Rachi, commentant le verset Noa’h 11, 32 : “ Et, ils dirent ”(14), fait état d’une exigence de la part des nations du monde(14). Or, il est bien clair que celles-ci ne peuvent pas exiger(14) de savoir pourquoi notre père Avraham ne mit pas en pratique la Torah avant qu’elle soit donnée, c’est bien évident. S’agissant de ‘Ham, de Betouel et de Lavan(13), rien ne prouve qu’il se soit agi d’une humiliation et, en l’occurrence, d’un manquement à l’honneur qui est dû aux parents.
Notes
(1) Cette lettre a été adressée à plusieurs personnes. Voir la lettre n°8561 et la causerie du Chabbat Parchat Mikets 5725, dans le Likouteï Si’hot, tome 5, à la page 442. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Les responsa des cieux, au chapitre 5, disent : ‘mardi, 19 du mois de Kislev, date de la bonne nouvelle’, sans préciser quelle est cette bonne nouvelle. De fait, pendant l’année de la libération de l’Admour Hazaken, comme en celle-ci, le 19 Kislev était ‘un mardi, lorsque deux fois fut dit le mot bon, lors de la création’, selon une lettre de l’Admour Hazaken, imprimée dans le Beth Rabbi, tome 1, au chapitre 18 et dans ses Iguerot Kodech, tome 1, à la lettre n°38. Il en fut de même pour l’année et le jour du décès du Maguid de Mézéritch, selon le Kountrass du 18 Elloul 5703, à la 1ère Rechima. Certes, l’événement se produisit de nombreuses années après les responsa des cieux, mais nous trouvons d’ores et déjà un fait similaire, ou même encore plus fort, selon l’avis du Rabad, dans le Séfer Ha Kabbala, qui dit que, d’après le Meguilat Taanit, reproduit par le Tour Ora’h ‘Haïm, au chapitre 580, on jeûne le 9 Tévet, mais ‘nos Sages n’en ont pas donné la raison’. En revanche, ‘ils ont vu juste, grâce à leur inspiration sacrée’. C’est à cette date, en effet, en 4824, que Rabbi Yossef Ha Lévi le Naguid a été assassiné. On peut le comprendre d’après l’affirmation de nos Sages selon laquelle il est des jours bienfaisants et des jours malfaisants, comme l’affirme le Zohar, tome 1, à la page 204a. Ceci permet de comprendre l’affirmation de nos Sages, au traité Taanit 29a, selon laquelle ‘l’on confère un mérite à un jour par nature propice’. En effet, les Tossafot, au traité Taanit 29b, constatent que nombreux sont ceux qui s’interrogent, à ce sujet ”. Le Rabbi souligne ici l’année : “ 4824 ”, soit 1064. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir, notamment, le traité Bera’hot 57a, qui dit que l’huile est le luminaire de la Torah, de même que le Zohar, tome 3, à la page 39a ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le traité Kélim, chapitre 1, à la Michna 9 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le traité Pessa’him 59a et 58a, de même que le commentaire du Ramban sur le verset Chemot 12, 6 ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Qui introduisit la splendeur en ces huit jours, selon le Péri Ets ‘Haïm, à la porte de ‘Hanoukka ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tseror Ha Mor sur le verset Vaét’hanan 6, 4 ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tour et Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, à la fin du chapitre 678. On verra la seconde note, à la fin du fascicule intitulée : ‘Discours : Béni soit Celui Qui a fait des miracles’, du Tséma’h Tsédek, de même que le Séfer Ha Minhaguim, à la page 69 ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon Iguéret Ha Kodech, au chapitre 26 ”. (10) De la ‘Hassidout. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir la causerie du 19 Kislev 5668, dans le Torat Chalom, à partir de la page 112 ”. (12) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir la lettre de la veille de Roch ‘Hodech Kislev 5712, imprimée à la fin du fascicule du 19 Kislev, dans la Langue sacrée, à partir de la page 30 ”. Il s’agit de la lettre n°1262. (13) Voir la longue explication du Likouteï Si’hot, tome 5, à partir de la page 154 et à partir de la page 408. (14) Le Rabbi souligne les mots : “ et ils dirent ”, “ exigence des nations du monde ” et “ exiger ”.
Lettre n°8920
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8920, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[fin de Kislev 5725]
J’ai lu dans les journaux, qu’un acte de divorce a été établi(1) à partir d’une conversation téléphonique avec le mari, lequel se trouvait à Vienne et a déclaré : “ Ecrivez cet acte et transmettez-le lui ”.
J’aimerais savoir si la rumeur qui m’est parvenue et les explications qui m’ont été données, à ce propos, sont exactes. En effet, tout cela est très surprenant, car le son téléphonique n’est nullement(2) la voix du mari. C’est, en fait, sa voix qui provoque un courant électrique qu’à ce jour nul n’est, du reste, capable de définir(2) précisément, puisque l’on connaît seulement son fonctionnement. Mais, en tout état de cause, on sait qu’il ne s’agit pas d’ondes aériennes ou de gestes qui pourraient être comparés, par exemple, à ceux de l’écriture. Les modulations vocales, en l’occurrence, actionnent, par la suite(2) une fine membrane qui a été conçue(2) par un spécialiste et placée, à cet effet, d’une certaine manière.
Bien entendu, ceci n’a rien à voir avec la question de la validité d’une photographie, pour permettre le remariage d’une femme Agouna, dont le mari a disparu, par exemple. Car, en ce cas, le tribunal rabbinique a seulement besoin d’un indice, d’une information. Il n’en est pas de même, en revanche, pour un acte de divorce. En pareil cas, est nécessaire une parole du mari.
De la même façon, on ne peut pas s’acquitter de la Mitsva d’écouter la lecture de la Meguila(3), lorsque celle-ci est faite par téléphone ou bien à la radio. Dans ces situations, ce que l’on entend n’est nullement une voix humaine(2). Et, ceci ne peut même pas être comparé au cas de l’homme sonnant du Chofar dans une grotte qui en déforme le son. Bien évidemment, il serait une idée nouvelle et même surprenante d’admettre que l’effet de la voix d’un homme ayant, par ce parcours, subi une transformation fondamentale(2), pourrait remplacer sa parole.
De fait, certains, parmi les derniers Sages, des Décisionnaires et des Grands d’Israël, autorisent une telle pratique, mais la lecture de leurs responsa permet d’établir que ceux qui leur ont expliqué le fonctionnement du téléphone ont commis des erreurs grossières. En tout état de cause, ce point ne sera pas développé ici.
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 9, à la page 336. (2) Le Rabbi souligne les mots : “ nullement ”, “ par la suite ”, “ définir ”, “ conçu ”, “ vois humaine ” et “ fondamentale ”. (3) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 21, à la page 496.
Lettre n°8921
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8921, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Zot ‘Hanoukka(1) 5725,
Brooklyn, New York,
Aux membres de l’assemblée de Yechouroun et à ceux
qui chérissent et rehaussent la Torah et les Mitsvot,
que Dieu vous accordent longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Les préparatifs de la célébration annuelle du centre des Yechivot Tom’heï Temimim Loubavitch, qui approche, battent leur plein(2). Celle-ci aura lieu ce 21 Chevat et je veux donc espérer que chacun, chacune de ceux qui sont proches de la Torah et des Mitsvot, qui leur accorde de la valeur, se mobilisera afin de prendre part à la préparation de cette célébration annuelle. Toutes les fêtes juives et les jours de commémoration ont pour but de rafraîchir l’existence quotidienne, d’établir un lien entre les accomplissements du présent et le passé du Judaïsme. Il en est de même également pour les jours de ‘Hanoukka, ce qui est particulièrement bien souligné par la formulation de l’action de grâce : “ en ces jours-ci, à cette époque-là ”(3).
‘Hanoukka évoque la tentative du monde extérieur de pénétrer la dimension profonde du monde juif(4), non pas avec l’objectif d’éradiquer totalement la Torah et les Mitsvot, mais, au contraire, de les vider de leur esprit profond de sainteté et de Divinité. Cette idée est soulignée par la prière de ‘Hanoukka. Ainsi, les Grecs voulurent
“ leur faire oublier Ta Torah ”(3), la Tienne(3), la Torah de Dieu, “ leur faire transgresser les Décrets de Ta Volonté ”(3), la Tienne(3), la Volonté de Dieu. Dans cette optique, la Torah en tant que discipline de l’esprit ou domaine littéraire ne présentait pas de danger, pas plus que les Mitsvot dites éthiques ou logiques. Le danger provenait, en fait, de la profonde foi juive en la Torah de Dieu(3), Torah des cieux(3) et en les Mitsvot de Dieu(3). Or, ce danger est tout aussi présent de nos jours qu’à l’époque. Les “ Grecs ” contemporains et les Juifs qui leur viennent en aide, qui les secondent, les “ hellénistes ” ne causent pas moins de tort qu’au préalable à la pérennité juive.
C’est pour cette raison qu’il est si important, de nos jours, de renforcer et de développer une institution comme la Yechiva Loubavitch, en laquelle l’étude de la Torah est pénétrée de sainteté, de crainte de Dieu, en laquelle les Mitsvot sont accomplies de la meilleure façon et, avant tout, avec un sentiment d’amour du prochain, d’abnégation, à l’image des Asmonéens de l’époque, qui permet de sortir dans la rue et d’y répandre “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”(3), de plus en plus largement, conformément à la leçon délivrée par la lumière de ‘Hanoukka(3).
Il faut espérer que les responsables de la Yechiva, ceux qui chérissent la Torah et les Mitsvot, en général profiteront des quelques semaines qui restent encore
avant le dîner annuel pour renforcer leur engagement et leur participation, qu’ils assureront, d’une manière sans cesse accrue, la réussite financière et morale de cette célébration annuelle. Par ce mérite, chacun de ceux qui agissent et soutiennent obtiendra la prérogative d’un immense salut(3) en tous ses besoins, de même qu’en ceux des membres de sa famille, à la fois matériellement et spirituellement. Avec mes respects et ma bénédiction de réussite, de même que pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le dernier jour de la fête. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 10, à la page 297. (3) Le Rabbi souligne les mots : “ en ces jours-ci, à cette époque-là ”, “ leur faire oublier Ta Torah ”, “ Tienne ”, “ leur faire transgresser les Décrets de Ta Volonté ”, “ Tienne ”, “ Torah de Dieu ”, “ Torah des cieux ”, “ Mitsvot de Dieu ”, “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, “ lumière de ‘Hanoukka ” et “ immense salut ”. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°8723.
Lettre n°8922
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8922, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Zot ‘Hanoukka(1) 5725,
Brooklyn, New York,
Aux membres de la rédaction de “ Di Yiddishe Heim(2) ”,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
A l’occasion du cinquième anniversaire de “ Di Yiddishe Heim ”, j’adresse mes salutations et ma bénédiction aux estimés collaborateurs de la rédaction, de même qu’aux estimés lecteurs de cet important périodique. En ces quelques années de parution, “ Di Yiddishe Heim ”, par son contenu comme par ses autres aspects, a justifié le nom qu’il porte, celui d’une publication profondément fidèle à la Torah destinée au foyer juif, une publication qui se veut dans l’esprit de ce foyer juif, de ce qu’il doit être, bien plus qui renforce et qui enrichit cet esprit, un esprit de pureté et de sainteté, illuminant le foyer juif par “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”.
On ne doit pas se convaincre qu’il est ardu de conduire un foyer juif de la manière qui convient. Bien au contraire, pour un Juif, de par sa nature profonde, c’est le fait d’avoir un autre comportement qui serait difficile, car tout ce qui est étranger, opposé à l’esprit de la Torah et des Mitsvot, va à l’encontre de sa nature véritable et de son être intérieur. Selon l’expression de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h(3), “ un Juif ne peut pas et ne veut pas se séparer de Dieu ”. Cette conception fondamentale est, en outre, exprimée de la manière la plus claire par le Rambam, dans le livre Nachim, seconde partie(4), à la fin du deuxième chapitre, quand il affirme que, si l’on contraint un Juif à mettre en pratique une Mitsva, celui-ci ne l’accomplit pas moins de son plein gré(5). Une telle affirmation semble contradictoire. Cependant, le Rambam explique que chaque(5) Juif souhaite assumer pleinement son Judaïsme, mettre en pratique toutes les Mitsvot, s’écarter de toutes les transgressions. Il s’abuse donc lui-même en pensant que ses désirs sont autres. Et, il lui suffit de faire disparaître de ses idées erronées pour libérer sa volonté véritable, celle de mettre pleinement en pratique les Mitsvot.
L’objectif de “ Di Yiddishe Heim ” est de venir en aide à ses lecteurs afin qu’ils comprennent plus profondément et mieux ce que doit être un véritable foyer juif, méritant et justifiant ce nom de la manière la plus large, étant la résidence de la Présence divine. Dieu dit, en effet : “ Je résiderai parmi eux ”(5), c’est-à-dire auprès de chaque Juif et dans chaque maison juive(6). Or, là où réside la Présence divine, se trouvent également la bénédiction et la réussite, à la fois matérielle et spirituelle.
Conformément à l’enseignement de nos Sages, énoncé dans la Michna du traité Avot, à la fin du cinquième chapitre, cinq années sont une période permettant d’observer le fruit de la réussite, dans l’influence exercée et en ce qui a été publié. Dieu fasse donc que le succès de “ Di Yiddishe Heim ”, pendant ses cinq premières années, soit le signe d’une bénédiction et d’une réussite à venir, dans une proportion accrue, comme cela est tout particulièrement souligné, en ces jours, par la Mitsva des lumières de ‘Hanoukka. En effet, chaque soir de la fête, on ajoute une bougie supplémentaire. Ceci nous rappelle que l’on doit systématiquement diffuser “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, dans des proportions sans cesse plus larges. Comme le dit mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera(7) : “ Il faut être attentif au récit de ces bougies ”. Avec ma bénédiction de réussite, en avançant, en ajoutant et en éclairant,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le dernier jour de la fête. (2) Le foyer juif. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°7660. (4) Les lois du divorce. (5) Le Rabbi souligne les mots : “ plein gré ”, “ chaque ” et “ Je résiderai parmi eux ”. (6) Voir, notamment, le Chneï Lou’hot Ha Berit, à la Parchat Terouma. (7) Voir, à ce sujet, la lettre n°4939.
Lettre n°8923
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8923, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tévet 5725,
Brooklyn, New York,
A l’attention du docteur Chlomo Kodech,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 20 Kislev, de même que les livres que vous avez publiés et je vous en remercie beaucoup. Bien entendu, si vous éditez d’autres ouvrages, vous ne manquerez pas de les envoyer à ma bibliothèque, dans l’intérêt de tous.
La coutume veut que tout soit systématiquement lié à l’actualité. Or, votre lettre m’est parvenue durant les jours de ‘Hanoukka. Et, l’une des leçons délivrées par les lumières de cette fête est la nécessité d’ajouter, d’avancer, d’allumer une bougie supplémentaire, une lumière de plus. Comme l’établissent différents textes, les lumières de ‘Hanoukka évoquent : “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que : “ la bougie de Dieu (qui) est l’âme de l’homme ”. En effet, à quiconque fait un ajout à cette bougie de la Mitsva
et à la lumière de la Torah, on ajoute à la satisfaction de tous les besoins, à la fois spirituels et matériels. En fonction de ce que vous écrivez sur vos origines, il est sûrement inutile de développer ce qui vient d’être dit à quelqu’un comme vous. Avec mes respects et ma bénédiction,
S’agissant de l’entrevue, votre requête a été transmise à mon secrétariat, qui vous contactera sûrement.
Lettre n°8924
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8924, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[23 Tévet 5725]
Je considère(1) qu’il est de mon devoir de vous souligner le désastre qui règne en les domaines dont traitent ces chapitres du Choul’han Arou’h, Even Ha Ezer, du fait d’un manque de connaissance de la part des enfants d’Israël, dans leur ensemble. Il est donc certain qu’en faisant largement connaître la gravité d’une telle situation, nombreux seront ceux qui y remédieront, de la manière qui convient. J’attirerai donc votre attention sur quelques points :
A) S’agissant de l’opération de la prostate(2), la quasi-totalité des chirurgiens tranchent, ou sectionnent d’une autre façon, les canaux séminaux. Bien plus, ils commencent à le faire avant même le début de l’opération proprement dite. Or, je me suis entretenu avec plusieurs Rabbanim, enseignant la Hala’ha, qui ne savaient même pas que cela pose problème ! Certes, cette question est traitée à la fin du premier tome du Otsar Ha Posskim, mais seulement dans une note et conjointement à d’autres éléments, mais non comme une rubrique à part entière. De ce fait, très peu nombreux sont ceux qui savent qu’il y a des discussions, en la matière et même ceux qui en ont conscience n’ont pas de conclusion définitive, s’appliquant à l’action concrète.
On peut se demander si la majorité des médecins qui opèrent admettront de ne pas trancher les canaux séminaux. En revanche, il est certain qu’ils accepteront de le faire uniquement à la fin de l’intervention. Toutefois, pour que cet élément soit connu, il est nécessaire de diffuser la conclusion, en lui accordant la place qui lui revient et non en la plaçant à la fin d’un volume, au milieu d’autres points. Cette information doit être donnée en bonne place et peut-être même figurer dans le sommaire et dans l’index analytique. J’ajoute que, si des chirurgiens portent témoignage qu’ils ont réalisé cette intervention sans trancher les canaux et que celle-ci a néanmoins été couronnée de succès, il y a tout lieu de penser que cela influencera d’autres médecins, qui cesseront également de telles incisions. Or, même pour le doute d’un doute, une telle diffusion est justifiée.
B) Pour reprendre ce qui vient d’être dit et y faire suite, on constate, dans de nombreux cas, qu’une testicule n’est pas à sa place et les médecins se chargent alors de la faire descendre dans le scrotum. Un autre traitement permet ensuite de localiser la seconde testicule. Parfois, il arrive, là encore, que l’on opère et, dans ce cas, on transgresse, bien souvent, l’interdiction de la Torah de trancher les parties génitales. Or, ce traitement peut être réalisé d’une autre façon et, souvent, d’une manière permise a priori par la Torah. Mais, les parents ne savent pas qu’il y a un problème et qu’un Rav doit être consulté. Bien plus, certains Rabbanim enseignant la Hala’ha n’ont eux-mêmes pas connaissance de tout cela. Là encore, la publication qui convient, dans le prochain tome, permettra, à n’en pas douter, de surmonter l’obstacle. Il en est de même également pour les traitements liés à une infection du scrotum, si ce n’est que ceux-ci concernent non seulement les enfants, mais aussi les adultes.
C) Il est aussi un autre problème, immédiat et essentiel, bien plus qui, de temps à autre, devient de plus en plus critique, celui de l’adoption des enfants(3). Le nombre de ceux qui souhaitent adopter un enfant va croissant et j’ai observé plusieurs situations en lesquelles des couples respectant scrupuleusement la moindre disposition de nos Sages ne tiennent aucun compte(4) de l’interdiction qui est faite de s’isoler avec ces enfants, de les étreindre et de les embrasser, laquelle s’applique, dans toute sa rigueur, à ceux qui sont adoptés. J’ai vu différents livres et brochures traitant des précautions nécessaires, en pareil cas, pour qu’un frère n’épouse pas sa sœur. D’autres s’interrogent sur l’héritage. Or, toutes ces questions se posent uniquement après quelques années d’adoption, elles ne sont qu’un risque et, bien souvent, n’ont qu’une incidence financière, ce qui n’est pas le cas des interdictions visées ci-dessus, par exemple celle de s’isoler, qui sont des certitudes et se posent de nombreuses années avant que les enfants soient en âge de se marier.
Il est bien clair que ceci doit être distingué du fait d’éduquer chez soi un orphelin ou une orpheline, pratique qui était auparavant courante chez les enfants d’Israël. A l’époque actuelle, en effet, les parents adoptifs veulent cacher à l’enfant qu’ils ne sont pas ses vrais parents. Ils s’efforcent donc, avec le plus grand scrupule, de ne pas faire le moindre geste, de ne prendre aucune initiative qui pourraient susciter le moindre doute dans le cœur de l’enfant adopté. Les parents doivent donc le traiter d’une manière identique aux autres. Bien plus, différentes institutions chargées du placement de ces enfants adoptifs reçoivent d’emblée l’assurance, ou même l’exigent, que l’enfant sera éduqué sans être importuné ou dérangé, ce qui veut dire qu’on le considèrera, jusque dans le moindre détail, comme un véritable fils ou une véritable fille. Puis, les médecins et les psychologues ajoutent qu’une telle relation est indispensable pour que son éducation ne soit pas remise en cause. A des personnes comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus. J’ajoute uniquement que le nombre d’enfants adoptés est beaucoup(4) plus important que ce que l’on imagine ou ce que disent les statisticiens. En effet, une large part des parents adoptifs et, plus encore, des institutions chargés des adoptions, ne veulent aucune publicité, pour différentes raisons(5).
En conséquence, Dieu fasse que toute diffusion, toute mise en garde sur la gravité de la situation que l’on pourra inclure dans le prochain tome permettent de corriger ce qui doit nécessairement l’être, en la matière. Certes, une telle publication devrait être faite dans le cadre d’un ouvrage qui sera lu par les chefs de famille et par ceux qui souhaitent adopter. Pour autant, il convient de commencer par un recueil comme le Otsar Ha Posskim, en soulignant cette interdiction de la manière qui convient, en montrant que celle-ci est transgressée chaque jour, que, dans les conditions de notre époque, il est pratiquement impossible de s’en préserver, qu’un respect scrupuleux et permanent de ces dispositions est nécessaire, y compris quand les parents adoptifs ont la crainte de Dieu.
Il est bien évident que la rédaction de Otsar Ha Posskim(6), ouvrage de Hala’ha destinés à ceux qui l’enseignent, pourra demander aux mensuels, aux hebdomadaires, aux différents périodiques, de publier tout cela. Et, l’on peut penser que ces organes accèderont à une telle requête. Je vous adresse mes respects et ma bénédiction afin que Dieu vous confère le succès en votre mission sacrée, qui consiste à enseigner au peuple de Dieu la Voie royale, celle du Roi suprême, le Saint béni soit-Il, le chemin de la vie, par des propos dont les conséquences, comme je l’ai dit, se manifesteront jusqu’à la fin des générations.
M. Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à la direction de la “ Compilation des Décisionnaires ”, Otsar Ha Posskim. Voir cet ouvrage, le Otsar Ha Posskim, Even Ha Ezer, tome 9, paru à Jérusalem, en 5725 (1965), à la page 130, de même que le Likouteï Si’hot, tome 12, aux pages 193 et 212, ou encore le Ha Maor, fascicule n°154, de Tamouz 5725 (1965). (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°7633. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°8700. (4) Le Rabbi soulignent les mots : “ ne tiennent aucun compte ” et “ beaucoup ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tout cela s’applique-t-il également à un homme épousant une femme qui a des filles d’un précédent mari ou bien à une femme épousant un homme qui a des fils d’une précédente épouse ? Il est vrai qu’une telle situation est comparable. Toutefois, comme on l’a dit à propos de l’éducation d’un orphelin, dont nos Sages ont fait l’éloge, on ne cachera pas à l’enfant, dans ce cas, qu’il n’est pas la fille de cet homme ou le fils de cette femme. L’un et l’autre garderont donc leurs distances, car on ne parle pas ici de personnes impies. Il n’en est pas de même, en revanche, pour ce qui fait l’objet de notre propos, puisque l’on s’efforce de le cacher à l’enfant et l’habitude devient une seconde nature ”. Le Rabbi souligne ici les mots : “ on ne cachera pas ” et “ l’on s’efforce ”. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°8954.
Lettre n°8925
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8925, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[24 Tévet 5725]
Tout ceci(1) connaîtra(2) une grande réussite(3) et l’on confère un mérite à un jour qui est, par nature, favorable(4). De la sorte, on obtient la purification et la sanctification non seulement pour soi-même, mais aussi pour toute la maison(5), selon l’expression du traité ‘Houlin 27a. Et, l’on consultera(5), à ce sujet, l’explication du Karteï Ou Palteï, à la fin du chapitre 11, selon laquelle, de nos jours, il n’y a aucun risque à faire la Che’hita d’une oie en Tévet.
Ce jour favorable est, en l’occurrence, celui de la Hilloula de l’Admour Hazaken, dont l’enseignement, qui est également une force accordée(6), souligne qu’un Cho’het doit avoir une crainte de Dieu particulièrement profonde, s’en remettre pleinement à Sa Parole, être intègre en son esprit, comme il le dit dans ses lois de la Che’hita, chapitre 1, au paragraphe 2. Et, l’on trouve une analyse, à ce sujet, dans les responsa Tséma’h Tsédek, Yoré Déa, au chapitre 12.
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 11, à la page 198. (2) Cette lettre a été adressée au Rav Chmouel Ha Cohen Kahanov et elle a été rédigée à même son courrier du 24 Tévet 5725. Voir, à son sujet, la lettre n°1099. (3) Le Rav Kahanov faisait savoir au Rabbi que des élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch avaient obtenu leur diplôme de Cho’het en ce 24 Tévet. (4) Selon le traité Taanit 29a. (5) Le Rabbi souligne les mots : “ maison ” et “ consultera ”. (6) Pour le mettre en pratique.
Lettre n°8926
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8926, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Tévet 5725,
Brooklyn, New York,
Au docteur C. Friedlander(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre livre : “ Pie XII et le IIIe Reich ”(2) et je vous remercie de me l’avoir adressé. Il est sûrement inutile de souligner l’importance de votre travail. J’ajouterai simplement que cette importance n’est pas uniquement historique, envers les générations à venir. Elle est particulièrement grande également envers la présente époque. En effet, pour notre grande peine, certains, par exemple les missionnaires, se servent encore, jusqu’à ce jour, de récits imaginaires, qui n’ont jamais existé, pour détacher les fils et filles d’Israël de leur foi ancestrale, de la vie de la Torah et de ses Mitsvot. Or, non seulement votre ouvrage contredit nombre de ces récits, mais, en outre, il fait la preuve que le contraire est vrai.
Il est vrai que notre Torah et notre foi se passent de toutes les autres preuves. En effet, il est clairement établi que la Torah est la quintessence de la vitalité du peuple d’Israël, que toute action qui contrevient à ses enseignements remet en cause le fondement même de notre nation, l’existence de l’individu et celle de la communauté. Pour autant, certaines personnes et quelques milieux, pour des raisons diverses et variées, ont encore besoin de preuves établies à partir d’autres sources, par exemple de l’histoire ou bien de l’archéologie. Or, si “ celui qui sauve une âme est considéré comme s’il avait sauvé le monde entier ”(3), a fortiori en est-il ainsi pour celui qui influence en ce sens nombre de nos frères, les enfants d’Israël et les met face à face avec la réalité. J’observe, sur la page de garde de ce livre, que vous préparez d’autres travaux sur la même époque. Puisse Dieu faire qu’en cela également, vous connaissiez le succès. Avec mes respects et ma bénédiction,
J’espère que vous m’enverrez ce que vous avez publié jusqu’à maintenant et ce que vous publierez par la suite, pour notre bibliothèque, dans l’intérêt du plus grand nombre. Je vous en remercie d’avance.
Notes
(1) L’historien Chaoul Friedlander, de Paris. (2) En français dans le texte. (3) Selon le traité Sanhédrin 37a.
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