Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°8847
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8847, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
veille du saint Chabbat 3 Tamouz 5724,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu se consacre
aux besoins communautaires, aux multiples connaissances,
le Rav Chlomo Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
Pour une certaine raison, l’envoi de la présente est retardé et, entre-temps, j’ai eu la visite du grand Rav I.Y(2). Nous nous sommes longuement entretenus de différents sujets, dont je reproduirai ici quelques points. En effet, j’ai bon espoir que vous puissiez, le moment venu, agir, dans ce domaine et faire en sorte que l’on en obtienne un résultat concret :
A) S’agissant des bateaux(3), il m’a affirmé clairement(4) que ni lui ni le grand rabbinat n’ont donné leur autorisation pour ce qui est actuellement pratiqué. Toutefois, selon lui, les voyageurs ne transgressent qu’un interdiction des Sages, ce qui n’est pas le cas, en revanche, pour l’équipage. Je n’ai pas voulu m’appesantir sur ce point car une interdiction des Sages commise pendant les vingt quatre heures de la journée et en public doit également être “ prise en compte ”. Je lui ai simplement indiqué, en allusion, que, selon de nombreux Décisionnaires, notamment le Ramban et les responsa bien connues du ‘Hatam Sofer, l’interdiction émanait bien de la Torah. Je ne développerai pas cet aspect ici, mais j’ai abordé encore une fois la possibilité d’immobiliser le bateau pendant la durée du Chabbat. Selon les traits de son visage, on peut penser qu’il continuera à s’intéresser à cette hypothèse, bien que sa réponse ait été que, selon lui, il n’y avait aucune chance d’obtenir un accord pour cela. Là encore, je lui ai répondu que, pour différentes raisons techniques, il était, en tout état de cause, nécessaire d’immobiliser le bateau tous les quelques jours. Il suffit donc d’avoir de la bonne volonté pour faire en sorte que cela se fasse pendant le saint Chabbat.
B) J’ai souligné, à maintes reprises(5), qu’il était indispensable(6) de faire quelque chose pour donner la possibilité à nos frères séfarades de se marier avant l’âge minimal prescrit par la loi de la Knesset, pour différentes raisons. Tout d’abord, il existe encore de nombreux(6) cas dans lesquels les mariages, du fait de cette loi, sont célébrés dans l’intimité et l’on comprend le tort qui peut en découler. En outre, et ceci est essentiel également, à notre époque, il serait bon que les Ashkénazim marient également leurs enfants à cet âge, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle. A fortiori les Sefardim doivent-ils le faire puisqu’ils en ont toujours eu l’habitude. Il n’y a pas de mots pour dire à quel point cela est important. Il m’a promis de s’intéresser, à l’occasion, aux possibilités de réduire l’âge minimal du mariage d’au moins un an.
C) Sur la question de la compagnie Marbek, qui fait actuellement la une des journaux, il serait, à mon sens, très dommageable que la Che’hita soit confiée à une seule grande organisation. De manière naturelle, celle-ci n’aura, à terme, qu’un seul dirigeant ou, tout au moins, quelqu’un qui aura une voix prépondérante. Or, au sein de toutes les organisations, à l’heure actuelle, cette voix prépondérante est systématiquement accordée à ceux qui ne sont pas pratiquants. On comprend le tort qui peut en résulter et se développer, ce qu’à Dieu ne plaise. Certes, on peut se demander si cette explication et ce risque sauront convaincre l’opinion publique. Il faut donc se servir, en la matière, de l’opposition des négociants de viande cachère, qui craignent de perdre les moyens de leur subsistance. De même, certaines villes, notamment, manifesteront sûrement leur opposition parce que la viande cachère est l’une de leurs ressources. A mon avis, le seul moyen d’annuler ce projet est de faire exercer des pressions, par le parti, sur les kibboutzim religieux qui y participent, afin d’obtenir qu’ils se retirent. De la sorte, même si les autres partenaires se maintiennent, ils ne seront pas l’autorité unique, c’est bien évident.
Je vous joins une copie du télégramme adressé à l’occasion de son départ des Etats-Unis(7). J’ajoute, sur ce qui vient d’être dit que lui-même tient largement(6) compte de vos propos et de votre avis, d’après ce qu’il dit. Le Rav S.Elberg(8) se rend actuellement en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Je réitère donc ce que je vous ai déjà écrit(9), concernant sa réponse quand je lui ai demandé qu’un numéro du Pardès soit consacré à l’Admour Hazaken. Il attend, de votre part, un article conséquent sur l’Admour Hazaken, ses livres, ses conceptions ou bien sur l’un de ces trois points.
Notes
(1) Le Rav C.Y. Zevin. Voir, à son sujet, la lettre n°8731. (2) Le Rav Issar Yehouda Unterman, grand rabbin ashkénaze d’Erets Israël. (3) Israéliens qui voyagent pendant le Chabbat. Voir, à ce sujet, la lettre n°8731. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°8867. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°7597. (6) Le Rabbi souligne les mots : “ indispensable ”, “ nombreux ” et “ largement ”. (7) Celui du Rav Unterman. Voir la lettre n°8865. (8) Le Rav Sim’ha Elberg, rédacteur en chef de la revue rabbinique Pardès. (9) Voir la lettre n°8819.
Lettre n°8848
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8848, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, à l’issue
du saint Chabbat de la Paracha(1) :
“ Je suis ta part et ton héritage(2),
au sein des enfants d’Israël(3) ” 5724,
Brooklyn, New York,
Aux participants à l’étude du Tanya, en la synagogue
Choné Hala’hot(4), dans la ville de Natanya, en notre
Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,
très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, avec plaisir, que vous avez achevé l’étude de la première partie du saint Tanya(5). A n’en pas douter(6), selon la formulation bien connue(7), “ on rapproche le commencement de la conclusion ”, ce qui veut dire que vous avez aussitôt commencé l’étude de la seconde partie, Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna, avec son introduction.
L’idée de la conclusion de la première partie est celle-ci : “ Car l’Eternel ton Dieu est un feu dévorant, comme cela est expliqué par ailleurs ”. Cette référence renvoie peut-être au discours ‘hassidique intitulé : “ Car, en ce jour, vous serez expiés ”, figurant dans le Likouteï Torah, au début de la Parchat A’hareï. L’image du feu dévorant est la suivante. Le feu peut être saisi ici-bas(8), jusqu’à être défini comme tel et apporter la lumière, uniquement quand il tient à une mèche matérielle, qu’en outre il consume(9). Or, il en est de même pour “ l’Eternel ”, Qui est “ ton Dieu ”, c’est-à-dire : “ ta force et ta vitalité ”, Qui éclaire et Se révèle ici-bas précisément par l’intermédiaire des six cent treize Mitsvot, comme l’indique brièvement la fin du chapitre 53 du Tanya, qui est aussi la conclusion de sa première partie.
Pour mettre réellement en pratique(10) les Mitsvot, il faut éprouver de l’amour pour Dieu, car ce sentiment est la racine(11), le fondement de l’accomplissement des Injonctions, parmi lesquelles figure la Mitsva de la crainte de Dieu, elle-même racine et fondement du respect de tous les Interdits. Tel fut le service de Dieu d’Aharon(12) qui manifesta également son amour aux simples “ créatures ”(13) et leur insuffla l’amour de Dieu.
Dieu fasse que cette étude soit grande et qu’elle conduise à l’action, à la pratique des Mitsvot(14). Comme l’indique l’auteur du Tanya, l’Admour Hazaken(15), chacun suivra le droit chemin qu’il nous a enseigné par ses voies, sur lesquelles nous nous maintiendrons pour l’éternité. Il en sera ainsi dans le service de Dieu, dans les préoccupations célestes et, encore plus clairement, dans les occupations du monde, que Dieu bénira. Et, plus l’on est proche, plus cette bénédiction se révèle promptement. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) La Parchat Kora’h. (2) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir le Rambam, à la fin des lois de la Chemitta et du Yovel ”. (3) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir Iguéret Ha Kodech, au chapitre 23 ”. (4) “ Celui qui étudie les lois ”. (5) Le Rabbi note en bas de page : “ Selon les termes des approbations sur l’édition du Tanya parue à Zolkwy, en 5559 ”. (6) Voir également la lettre n°8626. (7) Le Rabbi note en bas de page : “ Selon le paragraphe récité pour le ‘Hatan Béréchit ”. (8) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir le Likouteï Torah, à cette référence ”. (9) Le Rabbi note en bas de page : “ On consultera le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, Ora’h ‘Haïm, chapitre 495, dans le Kountrass A’haron, au paragraphe 22 ”. (10) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir le Tanya, au chapitre 4 ”. (11) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir l’introduction de la seconde partie du Tanya ”. (12) Le Rabbi note en bas de page : “ Likouteï Torah, au début de la Parchat Beaalote’ha et, à la même référence, dans le commentaire de l’expression : ‘jusqu’à sa tige ”. (13) Celles qui n’ont pas d’autres qualités que d’avoir été créées par Dieu. Le Rabbi note en bas de page : “ Tanya, au chapitre 32 ”. (14) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 4, au paragraphe 3 ”. (15) Le Rabbi note en bas de page : “ Iguéret Ha Kodech, au chapitre 27 ”.
Lettre n°8849
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8849, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Tamouz 5724,
Brooklyn, New York,
Aux élèves concluant leurs étude à l’école
secondaire Beth Rivka de Kfar ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre m’informant que vous allez achever votre scolarité à l’école secondaire Beth Rivka et poursuivre vos études dans le séminaire d’enseignantes Beth Rivka.
Tout comme vous achevez votre scolarité secondaire, Dieu fasse que vous entriez au séminaire d’enseignantes Beth Rivka et que vous ayez le mérite d’en achever la scolarité avec une réussite considérable. Vous serez pénétrées de crainte de Dieu et vous aurez de traits de caractère favorables, vous serez imprégnées de la lumière et de la vitalité ‘hassidiques. L’acte est essentiel(1) et vous aurez donc un bon comportement, au quotidien, vous exercerez une influence positive(2), comme il sied à des filles d’Israël, chacune étant la descendante de Sarah, de Rivka, de Ra’hel et de Léa. Car, tout ne dépend que de votre volonté. Que Dieu vous confère le succès à la fois matériel et spirituel, pour la joie de vos parents, de vos enseignants et de tous ceux qui vous voient. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Selon le traité Avot, chapitre 1, à la Michna 17. (2) Sur l’entourage.
Lettre n°8850
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8850, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
septième jour du mois de Tamouz 5724,
Brooklyn, New York,
A l’attention du distingué et agréable ‘Hassid, élu du peuple,
qui le surpasse, recherche le bien de son peuple, à des
comportements généreux, est issu d’une illustre famille,
le Rav Chnéor Zalman(1) Chlita,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, avec plaisir(2), que la synagogue, centre de Torah et d’éducation de la jeunesse, qui sera bâti à Kfar ‘Habad portera votre nom(3), conformément à la demande du donateur. Bien entendu, je m’en suis réjoui, même si ce seul acte symbolique n’exprime pas toute la valeur et la grandeur de vos accomplissements grandioses au profit de Kfar ‘Habad. Je me demande si l’honorable donateur a conscience de la part particulièrement active que vous avez prise en la fondation du Kfar.
Et, ma joie a été redoublée quand j’ai appris que la pose de la première pierre de ce bâtiment serait liée à la célébration de la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz et du quinzième anniversaire de la fondation de Kfar ‘Habad. Les deux événements se distinguent en les trois dimensions que sont le monde, l’année et l’âme(4), comme je l’indiquais dans le télégramme adressé à monsieur Its’hak Aïzik Wolfson, dont je vous joins une copie. A n’en pas douter, vous participerez personnellement à ces deux célébrations. Mais, vous vous seriez, en tout état de cause, rendu à Kfar ‘Habad, en ces jours propices de la libération. Avec ma considération, mes respects et ma bénédiction, à l’occasion de la fête de la libération,
M. Schneerson,
A cette occasion, je vous joins également une copie de la lettre que j’ai adressée à monsieur Chalom Lewin(5). J’espère qu’elle vous intéressera.
Notes
(1) C. Z. Chazar, président d’Erets Israël. Voir, à son sujet, la lettre n°8682. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 23, à la page 371. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°8851 et 8853. (4) L’espace, le temps et la spiritualité. (5) Il s’agit de la lettre n°8842.
Lettre n°8851
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8851, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tamouz 5724,
Brooklyn, New York,
A tous les participants à la réunion ‘hassidique des jours de
la libération, les 12 et 13 Tamouz, à Kfar ‘Habad, fondé par
mon beau-père, le Rabbi, dont nous célébrons la joie, en
notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par
notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Les jours qui viennent pour nous et pour tout Israël sont propices(1), car différentes raisons de se réjouir y sont réunies. Ils célèbrent la libération de mon beau-père, le Rabbi qui est aussi notre délivrance et la liberté de nos âmes. C’est aussi le quinzième anniversaire de la fondation de Kfar ‘Habad, puisse Dieu faire qu’il s’élargisse et se développe, à tous les sens du terme. L’idée centrale et profonde qui le sous-tend est sa vocation d’être un centre à partir duquel se diffuseront les sources, celles de la ‘Hassidout, en toute notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. C’est aussi la fête de pose de la première pierre de la nouvelle synagogue, de même que du centre pour les jeunes, destiné à nos frères, les enfants d’Israël, que Dieu leur accorde longue vie.
On sait que la joie remet en cause l’ordre établi(2). Dieu fasse que l’addition de toutes ces causes joyeuses brisent les barrières et les limites obstruant la propagation du bien et de la sainteté. Or, “ il n’est de bien que la Torah ”(3) et ses Mitsvot, notre Torah, Torah de vie et les Mitsvot desquelles il est dit(4) : “ On vivra par elles ”, jusqu’à ce que, dans l’existence quotidienne, apparaisse à l’évidence l’unité d’Israël, de la Torah et du Saint béni soit-Il, dans l’opulence matérielle et spirituelle.
De cette libération, nous nous dirigerons vers la délivrance de tous nos frères, les enfants d’Israël, la délivrance véritable et complète par notre juste Machia’h et l’accomplissement de la promesse selon laquelle : “ Tu te répandras à l’ouest et à l’est, au nord et au sud ”. Avec mes respects et ma bénédiction de Le’haïm(5), pour la vie et pour la bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 18, à la page 473. (2) Voir le discours ‘hassidique intitulé : “ Réjouir, tu te réjouiras ”, du Rabbi Rachab, de 5657, dans le Séfer Ha Maamarim 5657, à la page 223. (3) Selon le traité Avot, chapitre 6, à la Michna 3. (4) Vaykra 18, 5. (5) A l’occasion de cette réunion ‘hassidique.
Lettre n°8852
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8852, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tamouz 5724,
Brooklyn, New York,
Aux membres de l’association des femmes de Brownsville
et East New York, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai appris, avec plaisir, que votre déjeuner et votre “ réunion pacifique ” auront lieu au jour propice du 12 Tamouz, date de la libération de mon beau-père, le Rabbi. Votre action est liée aux objectifs
et aux réalisations pour lesquels celui dont nous célébrons la délivrance fit don de sa propre personne, comme vous le savez toutes, à n’en pas douter, puisque vous connaissez l’histoire de son arrestation et de sa libération.
Les jours de la libération, les 12 et 13 Tamouz, nous enseignent que, si l’on agit d’une manière vraie pour la Torah et le Judaïsme, pour les écoles basées sur les valeurs sacrées, Dieu accorde son aide non seulement pour surmonter les obstacles les plus durs, mais aussi pour connaître la réussite d’une manière surnaturelle. Je veux espérer que toutes les participantes à cette célébration sont motivées et inspirées par les enseignements de ces jours de la libération. Et, votre “ réunion pacifique ” sera une judicieuse préparation pour la “ réunion d’introduction ” de la nouvelle saison, qui approche, avec des forces renouvelées, encore plus d’enthousiasme et de vitalité qu’auparavant.
Que Dieu vous accorde le succès en votre action, dans tous les domaines, les accomplissements et leur contenu, d’une manière sans cesse accrue. Et, que ceci apporte, à vous-même et aux membres de votre famille, les bénédictions de Dieu en tous vos besoins, matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction de réussite et afin de me donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Lettre n°8853
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8853, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
veille des jours de la libération,
12 et 13 Tamouz 5724,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Moché Yaffé(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sûrement reçu la copie du télégramme que j’ai adressé à l’occasion de la pose de la première pierre(2). Je voudrais, plus particulièrement, vous exprimer encore une fois, par la présente, tous mes remerciements pour vos efforts et pour l’aide que vous avez prodiguée jusqu’à maintenant. A n’en pas douter, à l’avenir, vous augmenterez tout cela, conformément à l’enseignement de nos Sages(3) selon lequel on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté. Néanmoins, je connais votre famille et je vous connais, vous-même. Je sais donc qu’il n’y a pas lieu de vous remercier, en la matière. Malgré cela, compte tenu de l’importance de ce qui a été réalisé et de la grande satisfaction que j’en ai conçue, il fallait que je vous signifie clairement les sentiments de mon cœur.
Dieu fasse que ces jours favorables éveillent en chacun d’entre nous une motivation véritable pour suivre la voie tracée par celui dont nous célébrons la libération, pour poursuivre son œuvre et ses accomplissements, pour maintenir ses saintes institutions, pour renforcer la diffusion de la Torah et de ses Mitsvot dans l’existence quotidienne, d’une manière sans cesse accrue. Votre mérite vous protégera et protégera chacun d’entre nous afin que nous ayons tous une réussite considérable, à la fois matériellement et spirituellement. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°8704. (2) Du Beth Chazar, à Kfar ‘Habad. Voir, à ce propos, les lettres n°8850 et 8851. (3) Dans le traité Bera’hot 28a.
Lettre n°8854
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8854, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
veille des jours de la libération
12 et 13 Tamouz 5724,
Aux élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch,
à l’occasion de la fête de fin d’année scolaire à Montréal,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Votre fête de fin d’année(1) sera au lendemain des jours de la libération de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël et fondateur de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Montréal. A n’en pas douter, elle se déroulera donc sous l’influence de ces jours favorables. L’abnégation dont fit preuve mon beau-père, le Rabbi, pour les institutions de la Torah et les élèves des Yechivot, pour tous les domaines de la Torah et des Mitsvot, fut à l’origine de sa terrible arrestation et également de sa miraculeuse libération. Nous devons donc garder en permanence présent à l’esprit et mettre en application dans l’action concrète le principe selon lequel le don de soi pour la Torah et les Mitsvot, non seulement pour soi-même, mais aussi envers son prochain, doit résister aux obstacles les plus forts et, a fortiori, aux plus légers ou à ceux qui semblent se dresser(2).
Certes, nul ne peut se comparer, par ses forces et par son abnégation, à celui dont nous célébrons la libération. Pour autant, il ne faut pas non plus oublier qu’en tant que berger fidèle et chef de notre génération, il a allumé en chacun de nous un point incandescent d’abnégation et il nous a insufflé des forces accrues afin de suivre la voie qu’il a tracée pour nous.
J’espère que chacun des élèves concluant sa scolarité et s’apprêtant ainsi à accéder à un stade plus élevé, poursuivra son étude de la Torah, de sa partie révélée et de la ‘Hassidout, sa pratique des Mitsvot avec une abnégation beaucoup plus large, en offrant sa propre volonté(3), avec un élan et une ardeur encore plus larges, qu’il exercera pleinement son influence sur les autres, afin qu’ils s’orientent dans la même direction. Dieu vous accordera le succès, à la fois matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction pour une considérable réussite et pour me donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 13, à la page 241. (2) Mais ne sont qu’une apparence. (3) Voir, en particulier, le Torah Or, Parchat Mikets, à la page 36b.
Lettre n°8855
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8855, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[12 et 13 Tamouz 5724]
Ayez(1) des réunions ‘hassidiques fructueuses et qu’elles se poursuivent tout au long de l’année(2).
Notes
(1) Ceci est le télégramme adressé à tous par le Rabbi à l’occasion de la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 23, à la page 390.
Lettre n°8856
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8856, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Tamouz 5724,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre(1). Ce jour de la libération est, selon l’expression de celui qui fut libéré, dans la lettre(2) qu’il rédigea à l’occasion de la première fête du 12 Tamouz(3), “ le jour de la libération de tous les enfants d’Israël qui se consacrent à la diffusion de la Torah ”. Il est précisément question, dans cette phrase(4), de diffusion auprès du plus grand nombre d’élèves(5) et la suite de cette lettre parle, en effet, de “ l’enseignement public de la Torah ”. Il faut, selon les termes du Rambam(6), “ enseigner ses voies droites et ses jugements justes au plus grand nombre ”. De fait, on diffuse la Torah en l’enseignant, en l’apprenant soi-même, en public, ou bien en soutenant cette activité, par ses moyens financiers et par son effort pour les institutions et les cours publics de Torah, en créant de nouvelles institutions ou encore par tous ces moyens à la fois(7).
Puisse Dieu faire que chacun agisse en ce sens, de la manière qui convient et que s’accomplisse pleinement la bénédiction donnée par celui dont nous célébrons la libération, dans la lettre précédemment citée : “ Dieu leur accordera, au sein de tous nos frères, les enfants d’Israël, le flux de la vie et une immense bénédiction, au point qu’il soit impossible de dire : cela suffit(8) ”. Avec ma bénédiction pour me donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre a été adressée à plusieurs personnes. Voir le Likouteï Si’hot, tome 13, à la page 242. (2) Voir les Iguerot Kodech du Rabbi Rayats, tome 2, à la lettre n°386. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Qui est imprimée dans le Séfer Ha Maamarim 5708, à la page 263 ”. (4) Voir, à ce sujet, la causerie du 12 Tamouz 5724. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le traité Meguila 29a et le Tichbi à l’article ‘diffuser’ ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ A la fin des lois de la Chemitta et du Jubilé, que l’on consultera. Tout cela est plus longuement expliqué par ailleurs ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ On consultera le traité Ketouvot 103b : ‘Il prit le parchemin, y inscrivit les cinq livres de la Torah et la Michna’. C’est en cela que ses actions furent grandes. Le Or’hot Tsaddikim, à la porte 17, dit : ‘Etre généreux financièrement, physiquement, intellectuellement’, comme l’explique le discours ‘hassidique intitulé : ‘Qui a créé’, de 5689 ”. (8) Tant la bénédiction sera abondante. Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le traité Chabbat 32b et le Zohar, tome 3, à la page 110b ”.
Lettre n°8857
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8857, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 et 13 Tamouz 5724,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre(1). Nous sommes en les jours de la délivrance, les 12 et 13 Tamouz, ceux de la libération de mon beau-père, le Rabbi, qui est aussi notre délivrance et la liberté de nos âmes. Puisse donc Dieu faire que chacun soit déchargé de ses nombreuses préoccupations, des différents stratagèmes. L’Eternel sera sa part et son héritage, car on connaît la décision hala’hique du Rambam selon laquelle ces termes ne s’appliquent pas uniquement à la tribu de Lévi, mais concernent, en fait, “ chaque homme(2), parmi les habitants du monde(3), dont le cœur est généreux(4) et qui comprend, par sa sagesse(5), qu’il doit se séparer(6), se tenir devant Dieu pour Le servir(7), se dévouer à Lui(8), connaître l’Eternel, avancer dans la droiture(9), comme Dieu l’a fait, rejeter le joug des nombreuses contingences que s’imposent les hommes. Un tel homme est alors consacré saint des saints. L’Eternel sera sa part et son héritage, à jamais et pour l’éternité(10). Il aura le mérite de recevoir une bonne part en ce monde, comme le mérite qui a été conféré aux Cohanim et aux Léviim(11). Ainsi, David(12) dit(13) : ‘Eternel, emplis ma part et ma coupe. Tu soutiendras mon sort’(14) ”.
Puisse Dieu faire que vous redoubliez d’élan et d’ardeur en l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Vous le ferez en bonne santé morale et physique. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de ce qui vous concerne personnellement et de vos accomplissements communautaires,
M. Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes. Voir la lettre n°8846. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Et non ‘tous les hommes’, car chacun de ceux auxquels il est fait allusion ici se maintient dans la catégorie à laquelle il appartenait au préalable, après avoir pris cet engagement généreux, comme l’expliquent la Meguilat Esther, chapitre 1, au verset 8, le Targoum et les commentateurs, à cette même référence. Et, l’on verra aussi le Torah Or, à la page 37c, à propos du verset Tehilim 87, 5. On peut considérer qu’en l’occurrence, deux catégories doivent être définies, ceux qui ont l’étude de la Torah pour seule activité et les autres, comme l’expliquent le traité Bera’hot 35b et le Torah Or, au début de la Parchat Terouma ”.
(3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Ceci inclut également les autres nations, d’après ce que l’on peut déduire du traité Roch Hachana, chapitre 1, à la Michna 2. Et, ceci confirme la version de cette Michna qui est adoptée par le Rambam. En effet, les Justes parmi les nations ont part au monde futur, comme le précise le Rambam, dans ses lois des rois, à la fin du chapitre 8 ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Chemot 35, 21. Cette générosité est un sentiment du cœur, comme le souligne le Ramban, à cette référence ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Par l’intellect, faisant intervenir le cerveau ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le Divreï Ha Yamim 23, 13, à propos des Cohanim et du grand Prêtre, ce qui correspond au vocable de ‘saint des saints’, puisque lui seul peut y entrer. Voir le commentaire du Maharcha, à la fin du traité Horayot, le Zohar, tome 3, à la page 176b et le traité Baba Kama 38a ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Devarim 10, 8 ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le traité Mena’hot 109b ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le verset Kohélet 7, 29 ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon les termes du Sifri, au verset Devarim 23, 7 ”. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ C’est ce que dit le Rambam, selon l’édition de Rome ”. (12) Le Rabbi note, en bas de page : “ Bien qu’il n’appartenait pas lui-même à la tribu de Lévi ”. (13) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tehilim 16, 5 ”. (14) Le Rabbi note, en bas de page : “ Il est ici question uniquement de soutien car un effort de la part de l’homme reste, en tout état de cause, nécessaire, comme l’affirme le Rambam, lois de l’étude de la Torah, chapitre 3, au paragraphe 9. On verra aussi les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 3, au paragraphe 3. En outre, la même précision est également donnée par le Radbaz, à cette référence, mais l’on peut s’interroger, à ce propos, car ce n’est pas là ‘le mérite qui a été conféré aux Cohanim’. En fait, peut-être y a-t-il ici une preuve, étayant la position du Kessef Michné, à la même référence des lois de l’étude de la Torah. Car, on peut penser que le Rambam écarte uniquement la moitié qui lui incombe. Il n’y a donc que deux façons possibles : ‘Eternel, emplis ma part’ et : ‘Tu soutiendras mon sort’. Mais, ce point ne sera pas développé ici ”.
Lettre n°8858
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8858, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, jours de la
libération, 12 et 13 Tamouz 5724,
Brooklyn, New York,
Au jeune Avraham,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 27 Sivan. Nous sommes en les jours des 12 et 13 Tamouz, dates de la délivrance de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, qui est également la nôtre. Vous avez sûrement connaissance de l’œuvre pénétrée d’abnégation accomplie par celui dont nous célébrons la joie et la délivrance, de sa mission sacrée destinée à diffuser la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, d’une manière sans cesse accrue.
J’ai bon espoir que vous tirerez de l’histoire de cette période une leçon conforme au principe(1) selon lequel : “ l’acte est essentiel ”, que vous redoublerez d’élan et d’ardeur en l’étude de la Torah, de sa partie révélée et de la ‘Hassidout(2). Bien entendu, cette étude doit conduire à l’action, conformément à l’enseignement de nos Sages(3), c’est-à-dire à la pratique des Mitsvot de la meilleure façon. Vous avez sûrement connaissance des trois études qui concernent chacun, portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Vous les gardez ou, tout au moins, vous le ferez à l’avenir. Avec ma bénédiction pour me donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
C. M. Simpson,
Pour ce qui est du livre à propos duquel vous m’interrogez(4), son auteur porte témoignage qu’il va à l’encontre de nos maîtres, ceux de la partie révélée de la Torah comme ceux de son enseignement profond, et c’est effectivement le cas(5).
Notes
(1) Du traité Avot, chapitre 1, à la Michna 17. (2) Le destinataire de la présente est vraisemblablement un élève de Yechiva. (3) Dans le traité Kiddouchin 40b. (4) Il s’agit d’un livre intitulé : “ Les calculs de la délivrance ”. (5) Le Rabbi souligne les mots : “ c’est effectivement le cas ”.
Lettre n°8859
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8859, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
jours de la libération,
12 et 13 Tamouz 5724,
Brooklyn, New York,
A monsieur Aryel, qui est appelé docteur Bar Sela,
Je vous salue et vous bénis,
Je suis surpris de ne pas avoir eu de vos nouvelles depuis plusieurs mois déjà. Mais, je veux voir en cela le signe que tout va bien.
Nous sommes en des jours propices, ceux de la libération de mon beau-père, le Rabbi, à l’issue de son emprisonnement dans son pays natal. Vous avez sûrement connaissance de ce qui se passa alors. Puisse donc Dieu faire que le souvenir de cette période éveille en chacun de nous le désir de multiplier les actions, d’une manière concrète, dans l’esprit de celui dont nous célébrons la joie et la délivrance. Son mérite protégera chacun d’entre nous, au sein de tout Israël. Avec mes respects et ma bénédiction,
Lettre n°8860
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8860, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
jours de la libération,
12 et 13 Tamouz 5724,
Brooklyn, New York,
Aux membres de l’association des femmes
et jeunes filles ‘Habad, groupement de…(1),
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
Nous sommes en les jours de la libération, celle de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qui est aussi notre délivrance et la liberté de nos âmes. Or, vous devez savoir à quel point il s’est intéressé à parfaire tout ce qui concerne les femmes, comme il l’a lui-même précisé et écrit, à maintes reprises. Ce fut, du reste, l’une des raisons essentielles pour lesquelles il diffusa plusieurs de ses causeries en Yiddish, qui était la langue couramment parlée, à l’époque, dans les contrées où il se trouvait(2). En l’occurrence, une amélioration véritable est celle qui exerce son effet sur le comportement quotidien, qui le rend conforme aux enseignements de notre Torah, Torah de vie et de ses Mitsvot, desquelles il est dit(3) : “ On vivra par elles ”.
Il mena ces actions avec dévouement et abnégation, jusqu’à faire don de sa propre personne, comme cela est bien connu. Or, les leçons délivrées par les Justes et leurs accomplissements sont immuables et ils font leur effet, même par la suite, y compris beaucoup plus tard. J’espère que chacune d’entre vous, au sein de toutes les femmes et jeunes filles d’Israël, auxquelles Dieu accordera une longue vie, tirera une leçon du récit de ces jours de la libération et de leur idée centrale. En effet, chaque homme, chaque femme désirant sincèrement mettre en pratique la Torah et ses Mitsvot, reçoit la possibilité entière et le moyen de satisfaire(4) pleinement ce désir.
Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi en bonne santé, dans la joie et l’enthousiasme. Et, le mérite de tout cela vous protégera, afin que vous observiez un bon fruit de votre effort, de cet effort sacré. Avec ma bénédiction pour me donner de bonnes nouvelles de tout cela,
M. Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs groupements. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3243. (3) Vaykra 18, 5. (4) Le Rabbi souligne le mot : “ satisfaire ”.
Lettre n°8861
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8861, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
jours de la libération, Tamouz 5724,
Brooklyn, New York,
Aux participants du Gan Israël,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Que l’ouverture du Gan Israël(1) et le séjour que vous y effectuerez connaissent une grande réussite, dans tous les domaines, en particulier celui de la santé du corps et de l’esprit(2). Pour cela, vous renforcerez(3) la Torah et les Mitsvot(4), vous ferez un ajout en la matière. De la sorte, en effet, on rapproche et l’on hâte l’accomplissement de la promesse formulée par notre Paracha : “ une verge se dressera d’Israël : c’est le roi Machia’h ”(5) et “ Israël fait des merveilles ”(6). Avec ma bénédiction de réussite,
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 23, à la page 410. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Dans la dimension spirituelle, cela correspond aux Mitsvot, les membres du corps et à la Torah, au sang, qui est l’esprit. On consultera le Likouteï Torah, Parchat Bamidbar, à la page 13a ”. Le Rabbi souligne ici l’expression : “ qui est l’esprit ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ En particulier à notre époque qui, comme l’explique mon beau-père, le Rabbi, dans une causerie bien connue, évoque l’ascension d’une montagne particulièrement abrupte, en laquelle on monte ou… ” l’on connaît la chute ! Voir, à propos de cette causerie, la lettre n°6771. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Qui sont liées à la délivrance selon l’explication du Tanya, au début du chapitre 47 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le Rambam, lois des rois, au début du chapitre 11 ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Zohar à la fin de la Paracha de cette semaine ”, la Parchat Balak.
Lettre n°8862
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8862, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Tamouz 5724,
Brooklyn, New York,
A l’attention du distingué et agréable ‘Hassid qui craint
Dieu, élu du peuple, qui le surpasse, recherche le bien
de son peuple, a des comportements généreux, est issu
d’une illustre famille, le Rav Chnéor Zalman(1) Chlita,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai obtenu une information générale, par l’intermédiaire de monsieur Dov Ber Mindel, à travers son frère, mon secrétaire, monsieur Nissan, selon laquelle celui-ci s’efforce de faire sortir les membres de leur famille du pays dans lequel nous nous trouvions auparavant(2). Il s’est donc adressé à vous pour que vous lui veniez en aide, à titre personnel, en la matière.
Bien entendu, vous n’avez nullement besoin d’être encouragé, dans le domaine de l’amour du prochain et du bien, en général, a fortiori quand il s’agit de libérer ceux qui sont emprisonnés dans des chaînes. De fait, ce pays, dans son ensemble, est une grande prison et que Dieu nous prenne en pitié. Néanmoins, je connais les membres de cette famille et je voudrais donc exprimer, par la présente, ma satisfaction de vous voir prendre part à cette action de libération des captifs. Puisse Dieu faire qu’en cette action également se réalise la promesse selon laquelle : “ l’Eternel ton Dieu te bénira en tout ce que tu feras ”. Avec ma considération, mes respects et ma bénédiction,
Les jeunes de l’association ‘Habad ont publié ici le quatrième tome de Likouteï Si’hot. Je leur ai donc demandé de vous l’envoyer et vous l’avez sûrement déjà reçu.
Notes
(1) C. Z. Chazar, président d’Erets Israël. Voir, à son sujet, la lettre n°8682. (2) La Russie soviétique.
Lettre n°8863
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8863, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Tamouz 5724,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 21 Tamouz(1). Nous venons de vivre les jours de la délivrance, les 12 et 13 Tamouz, dates de la libération de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, qui est aussi notre propre délivrance. Vous avez sûrement connaissance de l’œuvre qui a été accomplie avec abnégation par celui dont nous célébrons la joie et la délivrance, sa sainte mission de diffusion de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, d’une manière sans cesse accrue.
J’espère que vous déduirez de l’histoire de ces jours un enseignement conforme au principe selon lequel : “ l’acte est essentiel ”(2), que vous redoublerez d’élan et d’ardeur en l’étude de la Torah, de sa partie révélée et de la ‘Hassidout. Bien entendu, cette étude devra conduire à l’action, comme le soulignent nos Sages(3), c’est-à-dire à la pratique des Mitsvot de la meilleure façon. Et, l’assurance nous a été donnée que “ l’on vient en aide à celui qui désire se purifier ”(4). Vous avez sûrement connaissance des trois études qui concernent chacun, portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Vous les gardez ou, tout au moins, vous le ferez à l’avenir. Avec ma bénédiction pour me donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 23, à la page 374. (2) Selon le traité Avot, chapitre 1, à la Michna 17. (3) Dans le traité Kiddouchin 40b. (4) Dans le traité Yoma 38b.
Lettre n°8864
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8864, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, veille de
Roch ‘Hodech Mena’hem Av 5724,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué et agréable ‘Hassid qui craint Dieu,
aux bons comportements et aux multiples accomplissements,
homme de qualité, issu d’une illustre famille,
le Rav Its’hak Meïr(1) Chlita Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre invitation(2) à la “ cinquième grande assemblée ”. Celle-ci aura lieu pendant le mois de Mena’hem Av qui approche pour nous, pour le bien, dans la ville sainte de Jérusalem, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h. J’adresse donc, par la présente, ma bénédiction, à vous-même et à tous les participants à cette réunion, que Dieu vous accorde longue vie. Dieu fasse que s’accomplisse prochainement la promesse
attendue, espérée et assurée, selon laquelle toutes les créatures “ formeront une assemblée unique afin d’accomplir Ta Volonté, d’un cœur entier ”. Et, peut-être cette formulation, énoncée de la sorte, introduit-elle tout un programme pour une réunion qui est consacrée au Nom de Dieu, à tout moment et en tout lieu. A fortiori est-ce le cas lorsque cette réunion concerne nos frères, les enfants d’Israël, craignant la Parole de Dieu, Sa Torah et ses Mitsvot, surtout à notre époque, en notre Terre et dans la ville sainte de Jérusalem, puisse-t-elle être rebâtie et restaurée :
A) “ ils formeront une assemblée unique ” : Tous les enfants d’Israël doivent réellement former une assemblée unique. Or, cela n’est possible que par la pratique de la Mitsva : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ” envers chaque Juif, du plus grand au plus petit. Toutes les âmes d’Israël sont similaires et nous avons tous un même Père. Seuls les corps sont différents. Or, l’âme est essentiel, alors que le corps est uniquement accessoire, comme l’explique le chapitre 32 du Tanya.
B) “ afin d’accomplir Ta Volonté ” : Cela veut dire que l’objectif de cette assemblée est l’unification de tous les enfants d’Israël dans le seul but de mettre en pratique la Volonté de Dieu.
C) “ d’un cœur entier ” : La manière d’agir, les bonnes résolutions, les accomplissements doivent être menés de tout son cœur et de toute son âme, sans hésitation, d’une manière claire et tranchée.
La plénitude de ces trois étapes correspond aux pensées aux paroles et aux actions. Ceci commence par une réflexion approfondie, qui révélera l’avis de notre Torah éternelle et de ses enseignements clairs sur toutes les questions que se pose notre génération égarée. Puis, il faudra élever largement la voix, ainsi qu’il est dit : “ la voix est la voix de Yaakov ”, “ selon la perception de la Torah ”
et son avis précédemment cité. Enfin, viendra l’action qui est essentielle, les conséquences concrètes sur l’introduction de la Torah et des Mitsvot dans l’existence quotidienne, en tous les domaines de la vie, en chaque aspect, jusqu’au moindre détail.
Ce qui vient d’être dit est valable à chaque époque et, combien plus, en la nôtre, en laquelle elle est la requête et, le besoin du moment, du fait de la situation présente, qui requiert un effort supplémentaire et du potentiel de l’époque, alors que le cœur des fils et des filles d’Israël est en éveil, surtout en notre période aux multiples événements, aux frayeurs et aux déceptions qui ont suscité, dans différents milieux, en particulier ceux de la jeunesse, une soif intense pour ce qui est vrai et stable. Or, “ il n’est de vérité que la Torah ”(3) de vérité et ses Mitsvot, données par l’Eternel, Dieu de la vie, la Torah et les Mitsvot sans concessions et sans renoncements(4). Dès lors, non seulement “ la vérité germera de la terre ” et elle sera acceptée, mais, en outre, une aide spécifique du ciel se révèlera et sera obtenue afin de connaître une immense réussite. Avec mes respects, ma considération et ma bénédiction afin de connaître le succès et de me donner de bonnes nouvelles,
Vous m’avez également demandé de formuler un avis sur les principaux problèmes d’actualité, à l’heure actuelle, qui doivent être mis en priorité, à l’ordre du jour de cette réunion. La présente n’est pas suffisante pour tous les énumérer. Je n’en citerai donc que quelques uns qui sont déterminants, à mon humble avis :
Dans le domaine général et en profondeur : Il faut déclarer clairement qu’en tout endroit et à toute époque, toute(5) la Torah est notre vie, celle de l’individu, de la communauté et de toute l’assemblée. Elle est une Torah unique, une Torah de vérité donnée par le Dieu unique, l’Eternel notre Dieu de vérité.
Il n’y a donc pas lieu d’associer la Torah à tout autre élément, quel qu’il soit et il faut rejeter tout compromis. Bien au contraire, certains se sont abusés eux-mêmes et ont trompé les autres en affirmant que, compte tenu de la chute de notre génération, on ne peut pas rapprocher les cœurs de la Torah et des Mitsvot, sans compromis. Mais, l’amère réalité s’impose à eux. En l’occurrence, les compromis, en général ne laissent que la moitié, puis descendent jusqu’au tiers et parviennent enfin à : “ la maison d’Israël est comme toutes les nations ”. Au final, on s’incline et l’on se prosterne devant le plus petit non Juif. Vient ensuite l’assimilation parmi les non Juifs, ce qu’à Dieu ne plaise. Et, nos Sages nous ont déjà mis en garde : si quelqu’un “ a trouvé une brèche ”, le meilleur moyen est d’y “ placer une clôture ”(6).
Plus particulièrement en Terre Sainte : Il est nécessaire d’établir une relation concrète et permanente avec la jeunesse ayant dépassé l’âge de la scolarité obligatoire, selon la loi. Pour la plupart, celle-ci n’est pas scolarisée. Elle est donc laissée pour compte, sous l’influence de la rue. Bien entendu, cette relation doit avoir pour but de lui insuffler un esprit de crainte de Dieu, d’amour de la Torah, de respect des Mitsvot et de leur pratique, au quotidien.
Ce qui est particulièrement d’actualité en diaspora : Le Judaïsme d’Amérique du sud, par exemple, réclame un soutien moral. Bien entendu, on ne le leur apportera pas avec des plaintes, mais en déléguant sur place des personnes qui y passeront un certain temps, des éducateurs ayant la crainte de Dieu, des moniteurs et ceux qui montrent la voie que l’on doit suivre, la voie royale, celle du Roi du monde. Tous seront dignes de ce nom, il resteront auprès d’eux et les épauleront, les réconforteront, leur remonteront le moral, dans l’esprit de la Tradition d’Israël. Ils leur enseigneront, en particulier à la jeune génération, le comportement quotidien qui est basé sur notre Torah, Torah de vie et sur ses Mitsvot, desquelles il est dit(7) : “ On vivra par elles ”.
N. B. : “ selon la perception de la Torah ” : Avant cela, selon les Pirkeï de Rabbi Eliezer, à la fin du chapitre 32, est nécessaire : “ la voix (qui) est la voix de Yaakov ” montrant l’unité de Dieu, ce qui fait allusion à la ferveur de la prière, proclamant cette unité. C’est de cette façon que la “ perception de la Torah ”, selon l’expression du traité Avoda Zara 19a, respecte l’ordre qui a été énoncé par la Torah elle-même, comme l’expliquent Rachi et les Tossafot, commentant le traité Bera’hot 5b, de même que le Likouteï Torah, de l’Admour Hazaken, Parchat Bera’ha, à la page 96b.
“ Il a trouvé une brèche et placé un clôture ” : C’est l’unique bon conseil que l’on peut formuler dans tous(5) les domaines du Judaïsme. Nos Sages nous l’enseignent à propos de trois catégories de Préceptes qui sont, dans l’ordre, les dispositions des Sages, qu’il convient de renforcer, selon les traités Erouvin 6a et Roch Hachana 19a, les Préceptes de la Torah dont la raison a été révélée, selon les traités Erouvin 100b et Sanhédrin 21b, les Décrets de la Torah transcendant la raison, avec l’aspect nouveau qu’ils peuvent présenter, selon le traité ‘Houlin 110a, les huit chapitres du Rambam, au chapitre 6, le commentaire de Rabbénou ‘Hananel sur le traité Yoma 67b, le traité ‘Houlin 108a et les Tossafot, à cette référence.
Notes
(1) Le Rav I.M. Lewin. Voir, à son sujet, la lettre n°8749. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 15, à la page 495. (3) Selon le Yerouchalmi, traité Roch Hachana, chapitre 3, au paragraphe 8. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°8694. (5) Le Rabbi souligne les mots : “ toute ” et “ tous ”. (6) Voir, à ce sujet, les lettres n°3812 et 8865. (7) Vaykra 18, 5.
Lettre n°8865
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8865, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Mena’hem Av 5724,
Brooklyn,
A l’attention du Rav, érudit bien connu,
distingué et agréable ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav I.Y.(1) Chlita, grand rabbin(2),
Je vous salue et vous bénis,
Je reproduis ici le texte du télégramme que le Rabbi Chlita a bien voulu vous adresser. Sans doute l’avez-vous reçu en son temps :
“ A l’occasion de votre retour en Terre Sainte, je vous exprime mes vœux pour un bon voyage, dans la réussite. En bonne santé, vous vous servirez pleinement des possibilités qui existent pour renforcer le Judaïsme véritable, pour renforcer et diffuser la Torah et ses Mitsvot. En effet, elle est une Torah de vérité et la vérité exclut tout compromis(3). On peut observer clairement, à notre époque, à quel point la conception prônant des allègements a fait faillite. Bien au contraire, nos Sages disent(4) que, lorsque l’on trouve une brèche, la réparation consiste à dresser une clôture(5). Il nous délivre trois fois cet enseignement, l’appliquant, dans l’ordre, aux dispositions des Sages, aux Mitsvot rationnelles et aux Décrets irrationnelles. Vous accomplirez donc tout cela, pour de longs jours et de bonnes années, d’une manière sans cesse accrue. De la sorte, vous viendra en aide le mérite de la Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h. Avec mes respects, ma considération et ma bénédiction,
Mena’hem Schneerson, ”
Avec mes respects et ma bénédiction,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav Issar Yehouda Unterman. Voir, à son sujet, la lettre n°8847. (2) Ashkénaze d’Erets Israël. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°8694. (4) Voir la lettre précédente. (5) A l’endroit de la brèche.
Lettre n°8866
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8866, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Mena’hem Av 5724,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples
accomplissements, le Rav Chlomo Yehouda Leïb Adler,
président de l’association des Cho’hatim de Tel Aviv,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre du 1er Tamouz et j’ai attendu, avant de vous répondre, de rencontrer le grand Rav, distingué et agréable ‘Hassid qui craint Dieu, aux bons comportements et aux multiples accomplissements, le Rav I.Y. Unterman, le grand rabbin. Les médias et également votre lettre, de même que l’impression que je tire de cette discussion, semblent indiquer que la situation que vous décrivez est évolutive, de jour en jour, par l’intervention de différents éléments tout comme pour des raisons diverses et variées.
Puisse donc Dieu faire que le mérite de ce qui est public vienne en aide afin que tout cela s’arrange de la façon qui sera réellement la meilleure. On connaît, en effet, l’importance de la Cacherout et la grande prudence dont il convient de faire preuve, en la matière, en tout endroit et de tout temps, mais surtout à notre époque en en Terre Sainte, vers laquelle toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année. Avec mes respects et ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela,
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