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Iguerot Kodesh — lettres 8807 à 8826

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°8807

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8807, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Veille du saint Chabbat Parchat(1)

“ Et, ce fut le huitième jour ” 5724,

qui bénit le mois de l’éclat(2),

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre(3). Nos Sages enseignent, dans le Sifra(4) Béréchit, à la Paracha de cette semaine : “ ‘Et, Moché dit’ : Moché indiqua alors à Israël : Tout comme(5) le Saint béni soit-Il est unique dans Son monde, votre service sera aussi particulier devant Lui. Vous avez agi de la sorte et l’honneur de Dieu se révélera donc à vous ”.

Le Baal Chem Tov énonce, à ce propos, l’explication suivante(6) : “ C’est un grand principe qui est énoncé ainsi(7) : un homme doit toujours avoir l’unique pensée de servir Dieu. Il se dira que toute chose existant dans le monde est emplie(8) du Créateur, béni soit-Il. Il s’attachera à Son honneur, avec un amour parfait(9). Sa pensée sera toujours liée à Lui. Tel est le sens allusif du verset : ‘Il ne sortira pas du Sanctuaire’ ”(10). Ainsi, quand on évoque ce qui concerne ce monde, on sera comme un homme qui quitte sa maison et se rend à l’extérieur, avec l’intention de revenir immédiatement. Au cours de cette sortie, en effet, cet homme se demandera quand il retrouvera enfin sa maison(11), sa demeure essentielle, celle du Créateur, béni soit-Il.

Puisse Dieu faire que chacun mette en pratique ce qui vient d’être dit, avec une joie véritable, comme cela se passa alors, “ le huitième jour ”, lorsque “ le peuple vit et se réjouit(12) ” de l’accomplissement de cette promesse, car “ vous avez agi ainsi et l’honneur de Dieu se révélera à vous ”. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et pour me donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Parchat Chemini. (2) Le mois d’Iyar. (3) Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes. Voir le Likouteï Si’hot, tome 7, à la page 297. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Chemini 9, 6 ”. (5) Le Rabbi souligne l’expression : “ tout comme ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Séfer Tsavaat Ha Ribach ”, à la page 84 de l’édition Kehot. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ On consultera le traité Chabbat 68a ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Bera’hot 10a. On verra le Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna, à la fin du chapitre 7 ”.

(9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Sifri, Vaét’hanan 6, 5 ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le traité Sanhédrin 19a ”. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ On consultera les propos suivants du Baal Chem Tov : ‘En tout endroit où se trouve la volonté de l’homme, c’est comme s’il s’y tenait entièrement là-, selon le discours ‘hassidique de Zot ‘Hanoukka 5640, au chapitre 3. Mais, il ne s’agit pas là d’une simple pensée, comme l’indique le contexte du Tsavaat Ha Ribach ”. (12) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le Targoum Onkelos, ‘ils louèrent’ et le Sifra, à cette référence, précise : ‘Ils ouvrirent la bouche et prononcèrent un Cantique’ ”.

Lettre n°8808

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8808, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

30 Nissan 5724,

1er jour de Roch ‘Hodech Iyar 5724,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre(1). Ce 30 Nissan, premier jour de Roch ‘Hodech Iyar, marque l’unité(2) entre, d’une part, le mois de la libération(3), celle du corps et de l’âme à la fois, de l’Egypte, “ abomination de la terre ”, d’autre part celui d’Iyar, mois de l’éclat(4) qui illumine la terre, portant ainsi le nom des Patriarches, “ ceux qui apportèrent l’éclat au monde ”(5). Puisse donc Dieu faire que nous obtenions bientôt la paix véritable, l’unification entre la spiritualité et la matérialité, tout d’abord celles du “ petit monde ”(6), de l’homme, de son corps et de son âme, puis celles du monde au sens littéral.

Comme le constatent nos Sages(7), “ celui qui étudie la Torah pour son nom instaure la paix entre les maisons d’étude céleste et terrestre ” et l’on trouve, à ce propos, une longue explication(8) de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya, appartenant à l’enseignement profond de la Torah, à son âme, auteur également du Choul’han Arou’h, sa partie révélée, son corps(9). C’est aussi le sens de la Paracha que nous venons de lire, comme le soulignent nos Sages(10), au début de celle-ci : “ Moché dit à Israël : Tout comme(11) Dieu est unique dans le monde, votre service sera également spécifique devant Lui ”. On consultera ce texte. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée,

M. Schneerson,

Notes

(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes. Voir le Likouteï Si’hot, tome 7, à la page 303. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Choul’han Arou’h, Even Ha Ezer, chapitre 126, paragraphe 6 et ses commentaires ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Midrash Chemot Rabba, chapitre 15, paragraphe 11 ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Mela’him 1, 6, 1 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Roch Hachana 11a ”. (6) Selon l’explication du Midrash Tan’houma, Parchat Pekoudeï, au chapitre 3. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Sanhédrin 99b ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Likouteï Torah, Parchat Matot, à partir de la page 86b ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Zohar, tome 3, page 152a ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Sifra, Chemini 9, 6 ”. (11) Le Rabbi souligne l’expression : “ tout comme ”.

Lettre n°8809

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8809, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

30 Nissan 5724,

1er jour de Roch ‘Hodech Iyar,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux

multiples accomplissements, le Rav Chmouel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Pour faire suite à notre conversation, je vous réitère ma bénédiction, afin que votre visite, avec votre épouse, la Rabbanit, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h, soit en un moment bon et fructueux. Il est dit que celui qui tient une boutique de parfums s’imprègne de leur odeur. Combien plus est-il ainsi pour une visite, qui n’est pas uniquement un simple passage, en un pays duquel il est dit que : “ les yeux de l’Eternel ton Dieu sont toujours tournés vers lui, du début de l’année à la fin de l’année ”. La possibilité est donc accordée de recevoir cette odeur et de s’en pénétrer profondément. Dès lors, l’âme en tire profit(2), au même titre que le corps. En effet, le corps juif est saint et sa sainteté est intrinsèque.

Selon les termes de l’Admour Hazaken(3), “ Tu nous as choisis d’entre toutes les nations et les langues : ceci se rapporte au corps, dans sa grossièreté ”. Et, l’on consultera soigneusement, à ce sujet, le chapitre 49 du saint Tanya.

Ce 30 Nissan(4), premier jour de Roch ‘Hodech Iyar, marque l’unité entre, d’une part le mois de la libération, celle du corps et de l’âme à la fois, de l’Egypte, “ abomination de la terre ”, d’autre part celui d’Iyar, mois de l’éclat qui illumine la terre, portant ainsi le nom des Patriarches, “ ceux qui apportèrent l’éclat au monde ”. Puisse donc Dieu faire que nous obtenions bientôt la paix véritable, l’unification entre la spiritualité et la matérialité, tout d’abord celles du “ petit monde ”, de l’homme, de son corps et de son âme, puis celles du monde au sens littéral.

Comme le constatent nos Sages, “ celui qui étudie la Torah pour son nom instaure la paix entre les maisons d’étude céleste et terrestre ” et l’on trouve, à ce propos, une longue explication de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya, appartenant à l’enseignement profond de la Torah, à son âme, auteur également du Choul’han Arou’h, sa partie révélée, son corps. C’est aussi le sens de la Paracha que nous venons de lire, comme le soulignent nos Sages, au début de celle-ci : “ Moché dit à Israël : Tout comme Dieu est unique dans le monde, votre service sera également spécifique devant Lui ”. On consultera ce texte. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav C.Yalow, de Syracuse. Voir, à son sujet, les lettres n°7748 et 8901. (2) Selon l’explication du traité Bera’hot 43b. (3) Voir la lettre n°8806. (4) Voir la lettre n°8808.

Lettre n°8810

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8810, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Nissan 5724,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Naphtali(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre question(2). Vous me demandez la signification du terme Che’hina, désignant la Présence divine(3), qui apparaît, à maintes reprises, dans les propos de nos Sages. Ceci est particulièrement bien expliqué dans les livres de ‘Hassidout et les discours ‘hassidiques, dans de nombreux textes. Vous en trouverez les références dans les index figurant, en particulier, à la fin du Tanya, du Torah Or et du Likouteï Torah. Néanmoins, je répondrai ici, au moins brièvement, bien entendu sans rechercher l’exhaustivité, ce qui est impossible dans ce cadre.

Dieu est le sommet de la perfection, transcendant toute limite et toute entrave. Il en résulte, comme le dit l’Admour Hazaken(4), que la création des mondes n’est pas l’aspect essentiel de la Divinité. Simultanément, pour reprendre la formulation du Rambam(5), dans ses lois des fondements de la Torah, “ Il est à l’origine de toute existence et tous ceux qui existent ne sont que par la vérité de Son Existence ”. Tous ceux qui existent ont besoin de Lui et, tout comme une créature ne peut pas réellement comprendre la création à partir du néant, elle ne peut pas non plus percevoir la Divinité, y compris en la création du monde et en l’existence de tous les êtres. Pour reprendre l’affirmation des philosophes d’Israël, “ si je Le comprenais, je serais Lui ”.

Certes, on perçoit, on comprend qu’aucun être ne se crée lui-même et l’on doit en conclure que l’existence créée a une source, à l’origine de son existence. Mais, cette idée n’est qu’une prise de conscience de l’existence du Créateur, non une compréhension, même s’Il est à l’origine de la création. L’expression du Rambam, précédemment citée, d’après laquelle tous ceux qui existent ont besoin de lui signifie qu ce besoin est lié non seulement à l’essence même de l’existence, mais aussi à tout ce que celle-ci implique, à la vitalité, au moindre détail. En tout cela, chaque être a besoin de Dieu. Néanmoins, d’après la ‘Hassidout(6), à la différence de ce que dit le Guide des égarés, la Providence s’applique jusqu’au moindre détail, y compris le plus insignifiant, car Dieu voulut qu’il en soit ainsi. Sa Volonté fut(7) d’accorder Sa Providence et Sa révélation ici-bas, y compris en ce que l’homme perçoit par son intellect.

Comme le dit le chantre d’Israël(8), “ quand je vois Tes cieux… Tes doigts… ”, ceci délivre un enseignement à l’homme, dans le service du Créateur, “ levez les yeux vers les hauteurs et voyez Qui a créé tout cela ”(9), comme l’explique longuement Rabbi Yo’hanan Ben Zakaï(10), commentant ce verset. C’est aussi l’introduction et le fondement du Séfer Ha ‘Hakira du Tséma’h Tsédek, petit-fils et successeur de l’Admour Hazaken. Ainsi, lorsque la Divinité se révèle ici-bas, au point d’être perceptible aux créateurs, on parle de Che’hina, terme qui désigne, étymologiquement, Celui Qui réside, Qui s’introduit. Et, il y a bien là un point essentiel, de sorte qu’il n’y a pas lieu de distinguer chaque détail, ce qu’à Dieu ne plaise. Seul l’être créé qui réfléchit peut constater qu’il comprend un aspect mais ne saisit pas l’autre. Néanmoins, dans la réalité, il n’y a nullement là des aspects, au pluriel, mais bien une existence unique, totalement infinie.

Et, l’on peut avancer le raisonnement “ a fortiori ” suivant(11) : si l’âme d’un homme, bien qu’elle ne puisse être segmentée en deux cent quarante huit parties, ni en trois cent soixante cinq ou en six cent treize, n’en est pas moins perceptible à l’œil de l’homme, qui distingue la vitalité du pied de celle du cerveau, alors que l’une et l’autre sont identiques, que l’âme vivifie tout le corps, combien plus en est-il ainsi pour Dieu Lui-même, sans qu’aucune comparaison ne soit pas possible, en la matière ! En conséquence, quand on dit que la Che’hina réside dans le Temple, il n’y a là aucun sens limitatif, ce qu’à Dieu ne plaise. Cela souligne uniquement que la Présence de Dieu réside, s’introduit en cet endroit, au point d’y être perceptible à l’œil physique. Là, l’arche sainte n’occupait pas de place et dix miracles s’y produisaient.

Comme je l’ai indiqué ci-dessus, ceci n’est qu’un aspect de l’explication que l’on peut donner à propos de la Che’hina. Il y en a de très nombreuses autres et, même sur cet aspect, différentes autres précisions pourraient être apportées, que l’on trouve dans les livres de ‘Hassidout et dans les discours ‘hassidiques. J’espère que vous avez un temps fixé pour l’étude de la ‘Hassidout, chaque jour et, d’une manière accrue, pendant le Chabbat qui est saint pour Dieu. Avec mes respects et ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Notes

(1) Le Rav N.Josephson, de Tel Aviv. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 11, à la page 317. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°8555. (4) Voir, en particulier, le Torah Or, Meguilat Esther, à la page 99b et le Likouteï Torah, Chir Hachirim, à la page 8a. (5) Voir le Likouteï Si’hot, tome 27, page 263 et dans les références citées à la note 26. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°94. (7) Voir le Likouteï Si’hot, tome 29, à la page 30 et dans les références indiquées à la note 35*. (8) Le roi David. Tehilim 8, 4. (9) Ichaya 40, 26. (10) Voir les additifs du Séfer Ha ‘Hakira, à partir de la page 101. (11) Voir, à ce sujet, le chapitre 51 du Tanya.

Lettre n°8811

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8811, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Iyar 5724,

Brooklyn,

A l’assemblée des fidèles de la synagogue Adat Israël, de

rite Ari, à Manchester, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de ce mercredi(1), qui a été rédigée par vos responsables, distingués ‘Hassidim qui craignent Dieu, aux multiples accomplissements, monsieur Chimeon Pottach et monsieur A. Grunswald. En un moment propice, celle-ci sera lue près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël, afin qu’il invoque une immense miséricorde pour chacun d’entre vous, de même que pour les membres de votre famille, auxquels Dieu accordera de longs jours et de bonnes années.

Puisse Dieu vous accorder le succès d’achever la construction du bâtiment supplémentaire de votre synagogue, à propos duquel vous m’écrivez. Et, point essentiel, que l’on ajoute des places pour ceux qui viennent prier et pour ceux qui écoutent l’enseignement de notre sainte Torah. Il est certain que ceci augmentera également la bénédiction de Dieu, Qui “ nourrit et assure la subsistance de tous, dans Sa bonté, avec grâce et miséricorde ”(2). De la sorte, seront satisfaits tous les besoins, à la fois spirituels et matériels, car Dieu donne la Torah et ses Mitsvot. Or, “ l’étude de la Torah surpasse tous les autres Préceptes ”(3).

Bien plus, nous sommes dans la période de l’Omer et, tout de suite après la bénédiction(4), nous demandons : “ Lui Qui est miséricordieux, puisse-t-Il rétablir le service du Temple à sa place, très bientôt et de nos jours ”. Alors, s’accomplira également la promesse(5) selon laquelle les synagogues et les maisons d’étude des exils seront fixées en Erets Israël, dès lors que l’on y étudie la Torah et qu’on la diffuse. Avec mes respects et ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 24, à la page 409. (2) Selon le texte de la bénédiction après le repas. (3) Traité Péa, chapitre 1, à la Michna 1. (4) Précédant le compte de l’Omer. (5) Au traité Meguila 29a.

Lettre n°8812

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8812, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Iyar 5724,

Brooklyn,

A l’attention des participants à l’étude du saint Tanya,

dans la synagogue Chaareï Tefila(1) de Toronto,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, avec plaisir, que vous concluez l’étude de la troisième partie du Tanya, Iguéret Ha Techouva, le dimanche de la Parchat Emor, “ dis… et tu diras… ”, jour de Pessa’h Chéni(2). Puisse Dieu faire que votre étude de la Torah s’en trouve accrue, comme c’est le cas chaque fois qu’il y a une conclusion, que l’on en achève une partie, surtout en public. La vitalité et la clarté de cette étude en seront augmentées également. En effet, l’assurance d’un tel ajout, de la part de ceux qui prennent part à une telle étude, nous a été clairement signifiée, comme l’indique la conclusion d’Iguéret Ha Techouva précédemment citée : “ Lorsqu’un homme se sanctifie quelque peu ici-bas, il est considérablement sanctifié d’en haut ”(3).

Bien plus, le texte apporte une précision, à ce sujet : “ comme cela a été dit auparavant… du niveau de la Lumière qui entoure les mondes ”, ce qui veut dire que la sanctification céleste est considérable non seulement dans sa dimension quantitative, mais aussi qualitativement. Bien plus, elle est sans aucune commune mesure, comme l’est la Lumière qui entoure les mondes par rapport à celle qui les pénètre(4). Puis tout de suite après cela, le texte ajoute : “ Il en est strictement de même pour la récompense ”. Il en est bien clair que ceci s’applique, de la même façon, à la rétribution de cette Mitsva, à la fois dans le monde futur et dans ce monde. En effet, l’étude de la Torah est une des pratiques(5) dont on consomme les fruits dans ce monde alors que le capital en est conservé pour le monde futur.

Selon l’usage qui a toujours été en vigueur, tout événement qui concerne cette semaine doit être lié à sa Paracha. On connaît, en effet, le commentaire que font nos Sages(6) du verset : “ Dis… et tu diras… ”(7), selon lequel : “ Ceci a pour but de mettre les grands en garde à propos des petits ”. Or, tout comme la grandeur et la petitesse existent dans le monde, en général, on les trouve aussi au sein du petit monde(8) que constitue l’homme. De fait, chaque homme possède sa propre grandeur et sa propre petitesse. Sa grandeur est l’intellect de son cerveau, l’émotion de son cœur, alors que sa petitesse réside dans sa force d’action. Il est donc demandé à l’homme que sa grandeur mette en garde sa petitesse. Conformément à l’Injonction de nos Sages(9), l’étude doit être orientée vers l’action et, bien plus encore, “ grande est l’étude qui conduit à l’action ”(10), car c’est essentiellement de cette façon que l’étude est grande(11).

A tout cela s’applique l’enseignement de Pessa’h Chéni, selon l’explication de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël(12) : “ Pessa’h Chéni enseigne que rien n’est jamais perdu, que l’on peut toujours réparer. Même si l’on était impur, même si l’on se trouvait dans un chemin lointain, même s’il en était ainsi “ pour vous ”, d’une manière délibérée, on peut néanmoins réparer ” dés lors qu’on le désire sincèrement. Bien plus, on ne subit aucune limitation dans le temps, à la différence du premier Pessa’h(13), qui dure sept jours. En effet, la Techouva est réalisée immédiatement, en un seul instant(14) et “ on lui pardonne avant qu’il ait le temps de bouger ”, “ afin qu’il soit agréé par l’Eternel, accepté et chéri devant Lui ”(15). Avec mes respects et ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) Les portes de la prière. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 32, à la page 227. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le traité Yoma, à la fin du chapitre 6 ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir, en particulier, le Tanya, au chapitre 48 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Péa, au début du chapitre 1 ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Dans le traité Yebamot 114a ”. (7) Voir, à ce sujet, la lettre n°8816. (8) Selon le Midrash Tan’houma, Parchat Pekoudeï, au chapitre 3. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 4, aux paragraphes 3 et 4 ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le traité Baba Kama 17a ”. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ On consultera les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 4, au paragraphe 3 ”. (12) Le Rabbi note, en bas de page : “ Dans le Hayom Yom, à la date du 14 Iyar ”. (13) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tous les sept jours lui sont liés, selon l’explication du traité Pessa’him 95b, qui dit : ‘ce qui est mangé pendant les six jours’ et 96b : ‘Il devient ‘Hamets pendant les sept jours’ ”. Le Rabbi souligne ici le mot ‘Hamets. (14) Le Rabbi note, en bas de page : “ Zohar, tome 1, à a page 129a. Voir le traité Kiddouchin 49b. et le début d’Iguéret Ha Techouva, à la page 91a,

qui dit que la Mitsva de la Techouva, d’après la Torah, n’est qu’une résolution prise dans le cœur ” d’abandonner la faute. Le Rabbi souligne ici le mot Mitsva. (15) Le Rabbi note, en bas de page : “ Début du second chapitre d’Iguéret Ha Techouva. Voir le Rambam, lois de la Techouva, au chapitre 7 ”.

Lettre n°8813

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8813, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Iyar 5724,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre(1) de ce lundi, dans laquelle vous me décrivez brièvement ce qu’a été votre vie. Il est, je l’espère, sûrement inutile de vous souligner la nécessité d’une existence quotidienne qui soit conforme aux enseignements de notre Torah, Torah de vie, délivrant une leçon pour la vie. C’est là le seul moyen de connaître le bonheur, à la fois spirituellement et matériellement, dans le monde futur et dans ce monde. C’est la réponse à vos questions : vous devez vous efforcer de poursuivre vos études dans cette école, vous maintenir dans un environnement pénétré de crainte de Dieu. Si l’on tient compte de l’influence de la rue, cette crainte de Dieu doit être forte, faire abstraction des avances et des propositions émanant du côté gauche(2). Parmi toutes les écoles que vous citez, il est certain que le séminaire Beth Yaakov a très largement la priorité sur toutes les autres.

Il en est de même pour votre seconde question. Vous m’écrivez que vous avez quinze ans. Il est clair que l’amitié à laquelle vous faites allusion n’a pas lieu d’être, n’est en aucune façon souhaitable, à votre âge. Non seulement elle n’est pas conforme à l’enseignement de notre Torah, Torah de vie, mais, en outre, la logique élémentaire des hommes établit qu’elle aura des conséquences totalement indésirables. A n’en pas douter, l’affaiblissement de votre état de santé et votre tension nerveuse en résultent, au moins pour partie ou bien s’expliquent parce que vous y pensez. Vous me demandez comment vous pouvez refuser de maintenir cette amitié. Vous trouverez également la réponse dans ce qui a été dit au préalable. En l’occurrence, vous-même ne refusez rien à personne. Vous ne faites que vous conformez à l’Injonction de notre Torah, Torah de vie. Du reste, ce jeune homme lui-même, s’il est sincèrement religieux, doit en faire de même(3), en s’en remettant pleinement à ce que dit la Torah. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Cette lettre est adressée à une jeune fille. (2) Celui des forces du mal. (3) Abandonner cette amitié.

Lettre n°8814

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8814, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Iyar 5724,

Brooklyn, New York,

A monsieur Yaakov Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 23 Nissan, qui m’est parvenue avec un peu de retard. On introduit son propos par une bénédiction et je voudrais, tout d’abord, vous remerciez pour les nouvelles que vous me donnez de votre visite à Londres. Pour faire suite à notre conversation, de même qu’au contenu de votre lettre, l’un des responsables pédagogiques de ‘Habad est monsieur Chmouel Hefer, directeur de l’école professionnelle et du séminaire de Kfar ‘Habad. En outre, les membres de sa famille ont connu mon frère(1) encore en Russie, puis en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Cela veut dire que monsieur Hefer est apte, en tout point, à participer à cette célébration de pose de la première pierre(2).

Dieu fasse et, bien entendu, cela est essentiel, que la pose de la première pierre de ce Talmud Torah intervienne en un moment bon et fructueux, qu’il en soit ainsi d’après la Torah. Je veux dire qu’au sein de cet édifice, des enfants d’Israël seront éduqués conformément aux instruction de notre Torah éternelle, de la sainte Torah qui est également une Torah de vie, insufflant la vie à notre monde. Et, l’étude de la Torah conduira à l’action(3), à la pratique des Mitsvot au quotidien, des Mitsvot de la Torah desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”. S’il en a été ainsi de tout temps et en tout lieu, combien plus est-ce le cas à notre époque et en notre génération dont la voie et la vie se sont égarées, qui recherche une vérité sans compromis, une vérité éternelle, en particulier dans le pays que toutes les nations qualifient de Terre Sainte. Avec mes respects, ma bénédiction pour tout ce qui vient d’être dit et pour m’en donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav Israël Aryé Leïb Schneerson. (2) En tant que représentant du mouvement ‘Habad. (3) Voir le traité Kiddouchin 40b.

Lettre n°8815

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8815, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Iyar 5724,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué et agréable ‘Hassid qui craint

Dieu, se consacre aux besoins communautaires,

le Rav M.Ha Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre livre, le ‘Helkat Meïr(1) et je vous en remercie beaucoup(2). En la matière, je me joins à ceux qui vous adressent leurs vœux, en particulier au sein du comité qui a été constitué en votre honneur. Puisse Dieu faire que, pendant de nombreuses années, vous vous serviez des possibilités qui existent dans le but de renforcer le Judaïsme traditionnel, un Judaïsme sans compromis, de sorte que : “ vous ne craindrez personne ”. Si de tout temps et en tout lieu, cela a été la seule et unique voie de notre Torah, Torah de vérité, combien plus est-ce le cas dans ce pays et à notre époque aux multiples déconvenues, alors que toutes les barrières sont remises en cause, que les valeurs sont transformées, bien plus, que le mal est présenté comme du bien et le bien comme du mal, l’obscurité comme de la lumière et la lumière comme de l’obscurité. Car, l’assurance nous a été donnée(3) que : “ l’on vient en aide à celui qui désire se purifier ”. L’Admour Hazaken précise(4) que ceci inclut également le fait de purifier les autres. Avec mes respects et ma bénédiction,

Comme à l’accoutumée, en pareil cas, je reproduis ici ce que j’ai noté, bien que rapidement, à propos de ce livre :

Au début : L’introduction du Rambam est la suivante : “ Toutes les Mitsvot ont été données avec leur commentaire, ainsi qu’il est dit : ‘Je te donnerai cette Torah’, la Loi écrite, ‘et cette Mitsva’, son commentaire, la Loi orale ”. Or, on peut s’interroger, à ce propos. En effet, c’est de la Chemitta que l’on déduit le fait que les Mitsvot ont été données avec leur commentaire, ainsi qu’il est dit : “ Et, l’Eternel dit sur le mont Sinaï ”, comme le précise le Torat Cohanim, à cette même référence. Or, cette question est d’autant plus forte que le Rambam cite lui-même cette explication dans son introduction au commentaire de la Michna. Mais, peut-être est-il possible de le comprendre d’après l’un des principes du Rambam selon lequel : “ on adopte le commentaire le plus simple, jusqu’à parfois citer un verset qui ne figure pas dans la Guemara ”, comme le dit le Yad Mala’hi, dans ses principes du Rambam et l’on consultera, à ce sujet, les références qu’il cite(5). Ceci répond également à la question que le Tsafnat Paanéa’h, du Gaon de Ragatchov, pose sur le Rambam. En effet, le Talmud, dans le traité Bera’hot 5a, précise que ‘et cette Mitsva’ désigne la Michna et ‘pour l’enseigner’, la Guemara. C’est bien évident.

Toutefois, une question se pose encore. Le commentaire du Rambam enseigne uniquement que les Mitsvot furent données avec leur commentaire sur le mont Sinaï. En revanche, d’où déduit-on qu’il en est de même pour les propos de nos Sages et d’où sait-on que les explications nouvelles(5) introduites par les Sages ont elles-mêmes été données sur le mont Sinaï(6) ? Mais, peut-être est-il possible d’avancer que le Rambam maintient ici une position qu’il a déjà adoptée par ailleurs, selon laquelle il est une Injonction de la Torah de se conformer à tous les décrets, aux institutions et aux usages(7), comme il le précise au début de ses lois de ceux qui se révoltent. Il en résulterait que les Mitsvot dont il est ici question incluent également les dispositions des Sages.

A ce propos : Cette introduction du Rambam(8) est énoncée : “ sur son commentaire de la Michna, dans l’ordre Zeraïm ”. C’est effectivement cette phrase qui figure dans les différentes éditions du Talmud. Pour autant, le contenu de cette explication montre bien qu’elle n’est pas spécifique à l’ordre Zeraïm, mais s’applique, aussi bien, à l’ensemble du Talmud.

A la même référence : On trouve une discussion pour établir si les descendants de Noa’h sont tenus de sanctifier le Nom de Dieu ou non(9). Le Séfer Ha Mitsvot, du Rambam, à l’Injonction n°9, établit clairement que c’est le cas et il le déduit du traité Sanhédrin. Bien plus, le principe en est rapporté dans le Séfer Ha Mitsvot, à cette même référence, par la suite et une preuve de cette Mitsva est tirée de : “ Je serai sanctifié au sein des enfants d’Israël ”, bien que cela ait déjà été précisé au début de la Mitsva. Cela veut bien dire que l’obligation définie ici s’applique seulement à Israël, comme cela est indiqué avant cela. Le Rambam explique que nos Sages le déduisent de l’expression : “ au sein des enfants d’Israël ”. C’est donc pour cette raison qu’ils définissent uniquement sept Mitsvot des descendants de Noa’h.

A la fin : Le Mar’héchet précise que les femmes sont dispensées de la lecture du Hallel. Il en résulte que, d’après l’avis qui considère que la Meguila est lue la nuit, elles devraient en être dispensées également. C’est le raisonnement qui est avancé par le Baal Hala’hot Guedolot. En conséquence, on peut se demander pourquoi ce dernier conteste l’avis des Tossafot, au traité Soukka 38a. Selon lui, les femmes ne sont pas tenues de lire le Hallel, le soir de Pessa’h. Ce n’est pourtant pas ce que dit le Choul’han Arou’h, qui ne fait pas état d’un avis contestant cette conclusion. Et, l’on verra, à ce sujet, le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 472, au paragraphe 25. Je ne dispose cependant pas du Mar’héchet.

Notes

(1) La part lumineuse. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 33, à la page 235 et tome 24, à la page 412. (3) Dans le traité Yoma 38b. (4) Dans le Likouteï Torah, commentaires de Chemini Atséret, à la page 88b. (5) Le Rabbi souligne les mots : “ les références qu’il cite ” et : “ nouvelles ”. (6) Voir les références citées par le Séfer Ha Si’hot 5752, tome 2, à la page 504, dans la note 20. (7) Introduits par les Sages. (8) Voir le Likouteï Si’hot, tome 16, page 193, à la note 9. (9) Voir également, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 20, page 75, à la note 33.

Lettre n°8816

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8816, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

dimanche de la Parchat Emor,

Pessa’h Chéni 5724,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre(1). Le contenu de ces jours est le suivant. Nos Sages enseignent(2) : “ Dis… et tu diras… : ceci met en garde les adultes à propos des enfants ”. Tout comme il existent, dans le monde en général, un âge adulte et celui de l’enfance, il en est de même pour le petit monde que constitue l’homme(3). Chacun possède un aspect adulte et un côté enfantin. L’aspect adulte de l’homme est sa tête(4), sa sagesse, son intellect, alors que son côté enfantin est constitué par ses membres, par son action concrète(5). Il est donc demandé à l’homme que son aspect adulte mette en garde son côté enfantin(6). Comme le soulignent nos Sages(7), l’étude doit conduire à l’action. Bien plus, il est dit(8) que : “ grande est l’étude qui conduit à l’action ”, car ce stade en constitue bien toute la grandeur(9).

En la matière, Pessa’h Chéni délivre un enseignement. Comme l’explique(10) mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, “ Pessa’h Chéni indique que rien n’est jamais définitivement perdu, que l’on peut toujours réparer. Celui qui était impur, ou bien se trouvait sur un chemin lointain, même s’il en était ainsi ‘pour vous’, de son plein gré, peut également réparer ”, pour peu qu’il le désire réellement. Bien plus, les limites du temps disparaissent, en la matière, ce qui n’est pas le cas pour le premier Pessa’h(11), qui dure sept jours. En effet, la Techouva peut être réalisée en un seul instant(12), en une seconde. Il n’y a pas non plus de limitation dans l’action, à la différence, encore une fois, du premier Pessa’h, lorsqu’il est interdit de posséder du ‘Hamets. En effet, lorsque la Techouva est entière(13), les fautes intentionnellement commises, “ pour vous ”, se transforment(14) en bienfaits(15). De celui qui parvient à la Techouva, il est dit(16) que : “ avant même qu’il bouge, on lui pardonnera ” et “ il sera agréé devant Dieu, agréable et chéri devant Lui ”(17). Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles, en général et plus spécifiquement,

Notes

(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes. Voir le Likouteï Si’hot, tome 7, à la page 327. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Yebamot 114a, cité par le commentaire de Rachi sur la Torah, qui appartient donc également au sens simple du verset ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Midrash Tan’houma, Parchat Pekoudeï, au chapitre 3 ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Comme son nom l’indique. Voir le traité Chabbat 61a ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna, au chapitre 9 ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le traité Kiddouchin 70a,

un responsable communautaire ne doit pas effectuer un travail devant trois personnes et le Rambam précise : ‘afin qu’il ne soit pas dévalué à leurs yeux’ ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 4, aux paragraphes 3 et 4 ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Baba Kama 17a ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir les lois de l’étude de la Torah de l’Admour Hazaken, chapitre 4, au paragraphe 3 ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Hayom Yom, à la date du 14 Iyar ”. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ Ces sept jours lui sont liés. Ainsi, le traité Pessa’him 95b dit : ‘on le consomme pendant six jours’ et 96b : ‘le ‘Hamets, pendant sept jours’ ”. (12) Le Rabbi note, en bas de page : “ Zohar, tome 1, à la page 129a. Voir le traité Kiddouchin 49b. Le début d’Iguéret Ha Techouva, à la page 91a, précise que : ‘la Mitsva de la Techouva, d’après la Torah, est une résolution en son cœur’ ”. (13) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir Iguéret Ha Techouva, à la fin du chapitre 8. A l’opposé, la première partie du Tanya, à la fin du chapitre 8, parle d’une ‘Techouva judicieuse’. On consultera également le traité Yoma 86b ”. (14) Le Rabbi note, en bas de page : “ Il n’en est pas de même pour le premier Pessa’h, comme l’indique le discours ‘hassidique intitulé : ‘Pour comprendre le sens de Pessa’h Chéni’, dans le Or Ha Torah, à la Parchat Beaalote’ha, qui compare le premier et le second Pessa’h au fait de repousser le mal et de le transformer en bien ”. (15) Le Rabbi note, en bas de page : “ Qui insufflent la vie, bien qu’ils étaient au préalable des fautes, comme le dit le commentaire de Rachi sur le traité Yoma ”. (16) Le Rabbi note, en bas de page : “ On peut faire l’acquisition du monde futur en un seul instant et même être appelé Rabbi, comme le souligne le traité Avoda Zara 17a. On consultera les discours ‘hassidiques de l’Admour Hazaken, de Yom Kippour 5562 ”. (17) Le Rabbi note, en bas de page : “ Iguéret Ha Techouva, au début du chapitre 2. Voir le Rambam, lois de la Techouva, au chapitre 7 ”.

Lettre n°8817

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8817, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Pessa’h Chéni 5724,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué et agréable ‘Hassid qui craint

Dieu, se consacre aux besoins communautaires, a de

bons comportements, le Rav Mena’hem Ben Tsion(1),

Je vous salue et vous bénis,

On introduit son propos par une bénédiction et en exprimant sa reconnaissance. Votre lettre indique que votre état de santé s’est amélioré. Dieu fasse donc que vous ayez une complète et prompte guérison. Conformément à votre demande, je mentionnerai encore une fois votre nom près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi. Le mérite de vos actions destinées à renforcer la Torah et à la diffuser vous protégera, afin que le souhait de votre cœur soit exaucé d’une manière positive.

Bien entendu, il est douloureux de constater à quel point le fonds de sauvetage a périclité, alors que les besoins et les exigences sont de plus en plus larges. A n’en pas douter, un responsable communautaire comme vous n’a pas besoin qu’on lui donne des conseils sur les moyens de combler le manque par d’autres ressources. En effet, à ceux qui sont dans le besoin, il importe peu de savoir quelle est l’origine de l’aide qui leur est apportée.

A propos de Pessa’h Chéni et pour passer d’une idée à une autre tout en restant dans le même contexte, on connaît le dicton de mon beau-père, le Rabbi(2), selon lequel l’enseignement de cette fête est le suivant : pour un Juif, “ rien n’est jamais perdu ”. Bien au contraire, la seconde opportunité est, bien souvent, plus forte que la première, dans ses aspects spécifiques. C’est ce que l’on peut déduire du fait que, pour le second Pessa’h, il n’était pas nécessaire de détruire le ‘Hamets au préalable. Avec mes respects et ma bénédiction, en particulier pour une prompte et complète guérison,

Notes

(1) Le Rav M.B. T. Zaks, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°8631. (2) Voir les deux lettres précédentes.

Lettre n°8818

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8818, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Iyar 5724,

Brooklyn,

A monsieur Yéra’hmyel(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre livre : “ un chat dans le ghetto ”, s’ajoutant aux précédents, en yiddish, “ pour sanctifier le Nom de Dieu ” et les autres, dont je vous ai accusé réception au fur et à mesure(2). Que Dieu vous accorde le succès, conformément à l’expression : “ Réjouis-nous à la mesure des jours de notre souffrance ”. Désormais, ce que vous écrirez sera conforme à ce qui est dit avant cela : “ nous nous réjouirons et nous serons heureux en tous nos jours ”, car tout s’arrangera, jusque dans le moindre détail. Et, vous vous servirez des capacités qui vous ont été accordées pour le bien de tous, en bonne santé et dans la largesse.

Selon l’explication(3) de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, que le ghetto soit l’accomplissement de l’Injonction selon laquelle : “ Que ce peuple réside seul ” et que la sanctification du Nom de Dieu se marque dans le comportement quotidien de chaque Juif, au sein de tout Israël, de sorte que : “ toutes les nations du monde verront que tu portes le Nom de Dieu et elles te craindront ”. Avec mes respects et ma bénédiction,

M. Schneerson,

N. B. : Vous trouverez ci-joint ce qui correspond aux frais d’envoi(4).

Notes

(1) Y. Bricks. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 18, à la page 480. (3) Voir le Tanya, à la fin du chapitre 25. (4) De ces livres.

Lettre n°8819

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8819, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Iyar 5724,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

aux multiples connaissances, le Rav C.Y.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat et je me réfère à vos questions dans l’ordre où vous les avez posées :

A) Pour ce qui est rabbins “ conservative ”, à mon humble avis, il est difficile de comprendre comment on peut avoir un doute à propos de ce qui est pourtant bien évident. Je veux dire que les raisonnements ou, pour les appeler par leur nom, les compromis que vous mentionnez n’ont nullement lieu d’être. De fait, il ne s’agit pas de compromis, mais plutôt d’abrogation des principes. En effet, ils exigent clairement d’être reconnus comme étant équivalents aux autres, faute de quoi il y aurait une ségrégation. En conséquence, un compromis dans un domaine en entraînera nécessairement(2) d’autres, dans d’autres domaines, par exemple celui du divorce et, avant tout, pour ce qui est des synagogues, des rabbins, des mariages. Bien entendu, ils exigent qu’il en soit ainsi dans le monde entier et, tout particulièrement, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Mais, ils ajoutent que la présence d’un spécialiste est nécessaire dans chaque domaine, quelqu’un qui connaît bien les actes de divorce, en cas de besoin et de même pour le mariage ou bien pour les synagogues.

Le compromis selon lequel quelqu’un choisira l’un d’entre eux(2) en qui l’on peut avoir confiance, à l’exception de tout autre sera, bien évidemment(2), interprété comme une preuve(2) qu’il n’y a pas lieu d’écarter le mouvement “ conservative ”, qu’il suffit de s’adresser à l’un de leurs spécialistes et que la même exigence incombe aux orthodoxes également. En outre, on versera de l’huile sur le feu en disant qu’il appartient aux orthodoxes de choisir les spécialistes des conservatives. Il n’y a donc pas là un compromis mais, bien au contraire, une manière d’agir qui renforcera le clivage. En outre, on ne sera pas sauvé pour autant, car même si l’on choisit quelqu’un, aujourd’hui, en le déclarant digne de foi, ils n’en ont pas moins besoin de rabbins et ils délivreront donc eux-mêmes des ordinations rabbiniques. Tout cela est bien clair et il est donc inutile d’en dire plus. J’ajouterai uniquement deux points, qui sont essentiels :

1) Quelle que soit l’interprétation qui sera adoptée par votre comité et dans votre entourage, l’élément déterminant, en la matière restera ce qu’en déduiront l’opinion publique et la presse, en particulier là où se trouve leur bastion, c’est-à-dire à New York. De fait, ici, ils ont la main mise sur toutes les formes de publicité. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

2) Vous avez sûrement connaissance de la guerre qui est menée, à Londres, contre le grand rabbin Braudo, de même que la lettre express bien connue prêtant “ serment ” contre la coercition religieuse. Dernièrement, il y a eu les décisions de la convention des conservatives et l’on peut réellement se demander si la simultanéité de tous ces événements est fortuite. Il est à peu près certain qu’il y a là un stratagème concerté. Si, ce qu’à Dieu ne plaise, l’un des compromis que vous énumérez ou une autre est adoptée, on s’en servira non seulement pour introduire la destruction dans ce domaine, mais aussi pour renforcer l’offensive par tous les moyens et dans tous les domaines. On a pu observer concrètement qu’il en a bien été ainsi, de par le passé. En effet, il est toujours plus facile de maîtriser un processus à son début. De la sorte, la controverse sera réduite, ce qui n’est pas le cas quand on capitule. De cette façon, on ouvre l’appétit de l’autre et, à terme, on disparaît totalement, mais la guerre pour obtenir cette disparition est beaucoup plus âpre. Elle entraîne une discorde beaucoup plus grande.

Pour montrer à quel point ce “ risque ” est plausible, on peut également avancer un autre point. En fonction de la situation et selon vos propres dires, la question se pose uniquement sur quelques(2) rabbins conservatives. Il ne s’agit donc nullement de remettre en cause la subsistance de quelqu’un ou bien de démanteler des communautés. Il y a là uniquement(2) une question de prestige. Même à l’avenir, il n’est pas certain que le nombre de ceux qui veulent faire des divorces soit plus important, pour différentes raisons. Il ne s’agit donc pas de capituler devant qui que ce soit, mais seulement de renoncer au prestige, par rapport à leurs propres conceptions.

Vous m’écrivez qu’une large part de la collecte provient de chez eux. De même, il a été rapporté ici qu’ils représentent des centaines de milliers de personnes constituées en organisation. Néanmoins, si l’on admet de tels arguments, il faut en faire de même pour les réformés. Du reste, selon les statistiques, les réformés sont à la fois plus riches et plus nombreux qu’eux. Vous citez également le télégramme et l’information qui a été donnée ici, à ce propos et qui, pour l’heure n’a pas été démentie. Tout ceci cause effectivement du tort. Ainsi, un télégramme aurait été adressé avant la fête de nomination pour demander que l’on reste discret et pour donner l’assurance qu’après cette nomination, un compromis sera trouvé avec eux. Il est dit aussi que ce télégramme devait rester confidentiel. De façon générale, la position a été affaiblie, ici, par le contenu de ce télégramme. En outre, certains cercles soulignent que cette exigence de confidentialité fait la preuve qu’il s’agit bien de manœuvre politique, qu’en quelque sorte, on fait commerce de la religion, que tout cela est bien suffisant.

Comme je le soulignais, je ne fais pas du tout référence ici à l’existence d’un tel télégramme, à sa formulation et à la précision de cette rumeur. Je m’intéresse uniquement à l’opinion publique et à la manière dont elle réagira. Pour l’heure, il n’y a que cette information, sans démenti, ni sur sa généralité, ni sur ses détails. Puis, ces derniers jours, une autre rumeur s’est ajoutée à la précédente. Cet homme devrait venir ici à l’occasion du mariage de son petit-fils. Il sera donc plus aisé de s’entretenir avec lui, car il n’y aura pas de pression, par exemple de la part des Natoureï Karta. Bien entendu, là encore, je ne m’engage pas sur l’exactitude de cette rumeur. J’envisage uniquement le tort qui pourrait en résulter.

B) J’ai lu avec intérêt ce que vous dites, dans votre lettre, à propos du plaisir et de la joie du Chabbat et des fêtes. Il me semble qu’il en a été question, lors d’une réunion ‘hassidique, avec une explication quelque peu différente, selon la note qui figure dans la causerie de la Parchat Devarim 5723(3).

S’agissant de l’envoi d’objets de culte dans les pays d’Afrique, je m’efforcerai de faire ce qui est en mon possible, si vous me faites parvenir les adresses ici. Je vous remercie beaucoup pour les bonnes nouvelles que vous me communiquez, concernant les activités de votre épouse, la Rabbanit, dans la vigne de ‘Habad. Comme je l’ai toujours dit, et vous voudrez bien m’excuser de le répéter, le verset précise : “ On a fait de moi la gardienne des vignes, mais ma propre vigne, je ne l’ai pas gardée ”. Cela veut dire que, d’après la Torah(2), celles-ci sont effectivement des vignes. Pour autant, elles doivent être distinguées de “ ma vigne ”, au point que l’on se plaint, avec insistance, dans une telle situation. Pour ce qui vous concerne, votre vigne(4) est, à mon avis, l’Encyclopédie(5) et, simultanément, la diffusion des sources(6), de la manière qui convient. Or, d’après le début de votre lettre, j’ai peur d’avancer que l’on vous a nommé gardien des vignes du rabbinat, qui sont bien des vignes, d’après la Torah, mais non la vôtre, une Mitsva que nul autre ne peut assumer à votre place.

La demande de bénédiction figurant dans votre lettre sera lue près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous m’en donniez de bonnes nouvelles. Ces jours-ci, j’ai eu la visite du grand Rav C.Elberg et, lors de notre conversation, je lui ai rappelé sa promesse(7) de publier un numéro du Pardès(8) qui serait consacré à l’Admour Hazaken, à l’occasion de la cent cinquantième année de son décès Hilloula, qui était l’année dernière. Il m’a répondu que, lors de sa visite en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, il vous a demandé d’y apporter une contribution en rédigeant un article. Mais, pour l’heure, cela n’a pas encore été suivi d’effet. Néanmoins, il donne l’assurance que, peu après l’avoir reçu, il publiera effectivement cette revue, avec d’autres articles. Pour autant, il faudra que le vôtre n’ait pas encore(2) été publié. Il est sans doute inutile que je rajoute, pour ma part, quoi que ce soit à tout cela. Toutefois, me fondant sur l’affirmation de nos Sages(9) selon laquelle “ on conseille l’empressement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité ”, je vous invite, moi aussi, à faire preuve de zèle, en la matière.

Ce jour est celui de Lag Baomer, date de la Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï(10). Je rappellerai donc l’affirmation de nos Sages, au début du Midrash Béréchit Rabba, selon laquelle la Torah constitue les plans et les esquisses sur la base desquels le monde a été créé. Il en est donc de même pour le petit monde que constitue l’homme(11). A fortiori en est-il ainsi pour ceux qui ont la Torah comme seule activité, la référence en la matière, selon le traité Chabbat 11a, étant Rabbi Chimeon Ben Yo’haï et ses amis. Or, l’apport de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï à la Torah permettra de comprendre ce qu’il en est dans le monde. Ainsi, comme l’explique le discours ‘hassidique intitulé : “ Un homme est tenu de dire ”, de 5638(12), au chapitre 25, Rabbi Chimeon ôta la séparation qui prévalait entre la dimension profonde de la Torah et son aspect révélé, de sorte que cette partie profonde se révèle à l’évidence. En conséquence, il adoptait également un comportement similaire dans le monde, dont la dimension profonde est la Torah. C’est en l’étudiant qu’il fit pleuvoir dans le monde, au sens le plus littéral, comme le relate le saint Zohar et comme l’expliquent le discours ‘hassidique intitulé : “ Il confisquera ”, de 5631(13) et le commentaire sur le fleuve d’Etan.

Il en résulte un enseignement pour la génération du talon du Machia’h qui, de différents points de vue, est comparable à celle de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, selon l’explication développée par nos Sages dans le Zohar, tome 3, à la page 58a et en se basant sur le Zohar, tome 1, à la page 117a. Son objectif et sa mission essentielle doivent donc être la mise en évidence de l’enseignement profond de la Torah ou, selon la formulation bien connue, la diffusion des sources(6) à l’extérieur. En conséquence, on peut tirer de tout cela une leçon pour le comportement qu’un homme doit adopter dans le monde. Comme le dit le Rambam(14), “ il doit être évident(2) que ses actions sont conformes à la Torah ” et celui-ci mentionne ensuite dix actions, la nourriture, la boisson, les activités commerciales. De la sorte, la partie révélée et la dimension profonde peuvent s’unir au sein d’une Torah unique. Selon l’expression de nos maîtres et chef, le verset “ parce que (Ekev) il a écouté ” signifie que le talon (Ekev) lui-même doit être ‘hassidique. Avec mes respects et ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin. Voir, à son sujet, la lettre n°8731. (2) Le Rabbi souligne les mots : “ nécessairement ”, “ d’entre eux ”, “ bien évidemment ”, “ preuve ”, “ uniquement ”, “ d’après la Torah ”, “ pas encore ” et “ évident ”. (3) 1963. Voir le Likouteï Si’hot, tome 4, page 1090, dans la note 31. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°8899. (5) Talmudique. (6) De la ‘Hassidout. (7) Voir, à ce sujet, la lettre n°8847. (8) Revue rabbinique dirigée par le Rav Elberg. (9) Dans le traité Makot 23a. (10) Voir la lettre suivante. (11) Selon le Midrash Tan’houma, Parchat Pekoudeï, au chapitre 3. (12) 1878, du Rabbi Maharach. (13) 1871, du Rabbi Maharach. (14) Dans ses lois des opinions, au début du chapitre 5. (15) Voir aussi le Likouteï Si’hot, tome 20, à la page 297 et dans les références indiquées à la note 36.

Lettre n°8820

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8820, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Lag Baomer 5724,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre(1). Nous sommes à Lag Baomer, date de la Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï et nos Sages expliquent(2) que la Torah est le plan d’architecte en fonction duquel le monde fut créé. Il est clair qu’il en est de même pour le “ petit monde ” que constitue l’homme(3) et, plus encore, pour celui qui a l’étude de la Torah pour seule activité. En effet, citant un exemple de ceux qui ont l’étude pour seule activité, la Torah parle(4) de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï et de ses amis.

Dans la Torah, et donc également dans le monde, l’objectif de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï fut de révéler la partie profonde de la Torah, de sorte que celle-ci apparaisse à l’évidence(5). Il adopta donc un comportement en conséquence également dans le monde, dont la dimension profonde est la Torah. En l’étudiant, il y fit pleuvoir, comme le rapporte le Zohar(6). De façon générale, il souleva les barrières(7) entre les êtres célestes et terrestres.

Il en résulte un enseignement pour la génération du talon du Machia’h, laquelle, de différents points de vue, est à l’image de celle de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, comme le rapporte le Zohar(8). Son objectif, la mission qui lui est confiée, est aussi la révélation de la dimension profonde de la Torah ou, selon la formule bien connue(9), la diffusion des sources à l’extérieur. Il en est de même pour les comportements que l’homme adopte dans le monde, selon les termes du Rambam(10).

On doit percevoir à l’évidence, en ces comportements de l’homme, qui incluent dix aspects(11), notamment ce qu’il mange, ce qu’il boit, son activité commerciale, la conformité à la Torah, à la fois à sa partie révélée et à sa dimension profonde, constituant une Torah unique, comme l’expliquent nos chefs et maîtres(12), analysant et louant le verset(13) : “ parce que (Ekev) il a entendu ”, qui veut dire que le talon, Ekev et tout ce qui le concerne doivent également être ‘hassidiques(14). Avec ma bénédiction de succès en votre mission sacrée,

M. Schneerson,

Notes

(1) Cette lettre a été adressée à plusieurs personnes. Voir le Likouteï Si’hot, tome 7, à la page 340. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Début du Midrash Béréchit Rabba ”. (3) Selon le Midrash Tan’houma, Parchat Pekoudeï, au chapitre 3. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Chabbat 11a ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le discours ‘hassidique de Lag Baomer dans la série de discours intitulée : ‘Il confisqua, de 5631 ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tome 3, à la page 59b ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir la suite de discours ‘hassidique intitulée : ‘Un homme est tenu de dire une bénédiction’, de 5638, au chapitre 25 ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tome 3, à la page 58a. Voir le Zohar, tome 1, aux pages 117a et 118a ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ A la fin de la lettre bien connue du Baal Chem Tov, qui est imprimée, en particulier, à la fin du Ben Porat Yossef ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Au début du chapitre 5 de ses lois des opinions ”. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ C’est pour cela qu’il dit : ‘quand il mange’, plutôt que ‘et quand il mange’ ”.

(12) Le Rabbi note, en bas de page : “ Ha Tamim, tome 6, à la page 52. Causerie du 12 Tamouz 5708, aux pages 7 et 8 ”. Voir aussi le Séfer Ha Maamarim 5708, à la page 253. (13) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Midrash Chir Hachirim Rabba, au début du chapitre 6, le Or Ha Torah du Tséma’h Tsédek, à propos du verset : ‘Et, ce sera si vous écoutez’ ”. (14) Voir la lettre précédente.

Lettre n°8821

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8821, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Lag Baomer 5724,

Brooklyn, New York,

A l’attention des participants à la fête d’inauguration de

l’école et du séminaire Beth Rivka, Yerres, France,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion de la fête d’inauguration de l’école et du séminaire Beth Rivka, j’adresse ma bénédiction, par la présente, à tous les participants à la joie de cette grande Mitsva et, avant tout, aux Rabbanim, auxquels Dieu accordera une longue vie, aux responsables communautaires, auxquels Dieu accordera une longue vie, à tous ceux qui ont apporté leur aide, ont consenti à des efforts pour cette grande entreprise, physiquement ou financièrement. Que Dieu les récompense, qu’Il leur envoie la bénédiction et la réussite en tout ce qu’ils accomplissent. On sait à quel point nos Sages ont insisté sur l’honneur qui est dû aux femmes et aux jeunes filles d’Israël. Ils ont souligné leur rôle déterminant dans la vie de notre peuple. Et, ils rapportent(1) que, lorsque le Saint béni soit-Il vint donner la Torah à Son peuple, Israël, la Torah de vie, enseignement pour la vie quotidienne, Il s’adressa tout d’abord aux femmes. Comme le disent nos Sages, “ ainsi tu parleras à la maison de Yaakov : ce sont les femmes, et tu diras aux enfants d’Israël : ce sont les hommes ”.

S’il en a été ainsi de tout temps, à chaque époque, combien plus est-ce le cas à l’heure actuelle. En effet, l’environnement et la “ rue ” ne sont plus ce qu’ils étaient auparavant, c’est-à-dire pénétrés de Judaïsme, de la vie de la Torah, bien au contraire. Parfois même, ils manifestent leur opposition, entrent en conflit. L’éducation des fils et filles d’Israël, dans l’esprit de la Torah et des Mitsvot, se fait donc au sein d’écoles basées sur les valeurs sacrées et à l’intérieur de la maison(2). Et, l’on peut observer que, pour différentes raisons, du fait des conditions de la vie et de l’occupation du mari qui doit gagner sa vie, l’éducation au foyer dépend essentiellement de la maîtresse de maison, qui est la mère des enfants.

Ceci permet d’établir la valeur de l’école et du séminaire Beth Rivka, dont les missions essentielles sont la formation non seulement des enseignants et des monitrices, mais aussi des filles d’Israël, devant être préparées à leur mission essentielle, être une maîtresse de maison et bâtir un foyer juif. Un autre point concerne également l’éducation(3). Chaque amélioration qui est apportée à un petit garçon ou à une petite fille, y compris dans un domaine de portée réduite, peut être à l’origine d’un changement fondamental, quand ils seront adultes. Et, l’on connaît, à ce sujet, l’image d’une graine plantée, qui devient un arbre portant des fruits. Bien plus, les élèves recevant une éducation aujourd’hui seront les enseignants et les guides spirituels de demain. Or, l’école et le séminaire Beth Rivka réunissent tous ces points à la fois.

A n’en pas douter, quiconque a le cœur en éveil pour le Judaïsme, pour le bien véritable de la maison d’Israël, s’efforcera, dans toute la mesure du possible, de contribuer à cette institution et à son édification, jusque dans le moindre détail, afin que : “ l’honneur de cette maison soit grand, quand elle est construite ”. Point essentiel, il en sera de même pour ses élèves, recevant son éducation, qui seront grandes, à la fois qualitativement et quantitativement. Avec mes respects et ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,

Notes

(1) Voir le Me’hilta et le commentaire de Rachi sur le verset Yethro 19, 3. (2) Mais, non plus par l’environnement. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°8931.

Lettre n°8822

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8822, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Lag Baomer 5714,

Brooklyn,

Aux dirigeants de l’école et du séminaire Beth Rivka,

à Yerres, France, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec plaisir que vous concevez un livre pour le souvenir des bienfaiteurs des institutions susmentionnées(1). J’y apporte donc bien volontiers ma contribution. J’espère que ce livre du souvenir sera conforme aux termes du verset : “ Alors, ceux qui craignent Dieu s’entretiendront et l’on écrira un livre du souvenir devant Lui, pour ceux qui accordent de la valeur à Son Nom ”. Ce verset fait mention des trois vêtements de l’âme, qui sont aussi les trois moyens d’expression qu’un homme possède, la pensée, la parole et l’action.

L’acte est essentiel(2) et tout ce qui est lié à l’action concrète se perpétue, se maintient. Combien plus est-ce le cas pour ce qui est le bien, la vérité et la sainteté, lesquels sont des valeurs immuables. Ceci est spécifiquement vrai pour ce qui concerne l’éducation basée sur la Sainteté et, avant tout, pour l’institution scolaire Beth Rivka, dont la mission est, non seulement d’éduquer les filles juives, afin qu’elles soient dignes de leur titre de descendantes de Sarah, de Rivka, de Ra’hel et de Léa, fondatrices de la maison d’Israël, mais aussi de former des éducatrices, lesquelles observent le fruit de leur effort et même le fruit de ce fruit, l’avancement et la clarté qui en émanent.

Puisse Dieu faire que le souvenir de ceux qui sont mentionnés dans ce livre s’élève devant Dieu, pour le bien, pour la grâce, pour la miséricorde, pour la vie agréable et pour la paix, matériellement et spirituellement à la fois. Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir la lettre n°2662, dont la date est erronée. (2) Selon le traité Avot, chapitre 1, à la Michna 17.

Lettre n°8823

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8823, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Iyar 5724,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

aux multiples accomplissements et aux bons

comportements, le Rav N.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir(2), avec plaisir, la troisième édition de votre livre Taharat Maïm(3). Puisse Dieu faire que celle-ci atteigne son but, qu’elle renforce et diffuse la pureté des filles d’Israël, l’un des fondements de la maison d’Israël, en général, du foyer spécifique de chacun, en particulier. Un fondement, comme son nom l’indique, supporte tout l’édifice qui est bâti sur lui. Il en résulte que tout ajout à sa force et à sa puissance doit être élargi, dans toute la mesure du possible. Et, nos Sages disent(4) que : “ l’on vient en aide à celui qui désire se purifier ”. Et, l’Admour Hazaken ajoute(5) que ceci inclut le fait de purifier les autres.

On peut vérifier concrètement, à notre époque, que les hommes mariés, en particulier les plus jeunes, acceptent de bon gré toute directive qui leur permet d’avoir un meilleur comportement, en la matière. A fortiori, est-ce le cas pour les aspects fondamentaux de la Hala’ha. De fait, cette idée a été soulignée, précisément dans ce domaine, aussi bien pour l’impureté, qui peut se manifester dès la quantité la plus infime(6), selon le comportement le plus rigoriste qui est prônée par Rabbi Zeïra(7) et la Hala’ha conseille la rigueur, en la matière, que pour la pureté, qui peut être remise en cause du fait de la présence d’un simple cheveu(8).

Nous sommes dans la période de l’Omer et nos Sages en expliquent(9) le compte, en rapprochant, dans la dimension spirituelle, le verset : “ Vous compterez pour vous ” du verset : “ Elle comptera sept jours ”(10). Puisse donc Dieu faire que s’accomplisse la promesse selon laquelle ce compte a pour effet : “ ensuite, elle sera pure ”, de sorte que : “ Je vous aspergerai d’eaux pures et vous serez purifiés ”, lors de la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h. Je vous adresse mes respects et ma bénédiction afin que vous observiez, pour de longs jours et de bonnes années, le fruit de vos efforts, un effort de la Torah, permettant d’établir la Hala’ha concrètement applicable, en bonne santé. En fonction de ce qui vient d’être dit, on peut comprendre le rapport entre : “ Puisse Dieu faire… que le Temple soit reconstruit ”(11) et le compte proprement dit, y compris d’après l’avis(12) qui considère que celui-ci est instauré par la Torah, même à l’heure actuelle.

Notes

(1) Le Rav Nissan Telushkin, de Brooklyn. Voir, à son sujet, la lettre n°8741. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 32, à la page 238. (3) La purification de l’eau, recueil sur les lois du Mikwé. (4) Dans le traité Yoma 38b. (5) Voir le Likouteï Torah, commentaires de Chemini Atséret, à la page 88b. (6) De l’élément communiquant l’impureté. (7) Selon le traité Bera’hot 31a. (8) Séparant le corps de l’eau, lors de l’immersion rituelle. (9) Dans le Zohar, tome 3, à la page 97a. (10) Le compte des jours de l’Omer évoque celui des sept jours propres par la femme cherchant à se purifier. (11) Formule qui est récitée après le compte de l’Omer. (12) Selon le Rambam, lois des sacrifices perpétuels et supplémentaires, chapitre 7, au paragraphe 24.

Lettre n°8824

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8824, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Iyar 5724,

Brooklyn,

A monsieur Tsvi, qui est appelé docteur Harkavi(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre(2), dans laquelle vous me dites notamment que vous n’avez rien publié dernièrement. Il est clair que cela est encore plus surprenant que ma supposition précédente(3), quand j’imaginais que vous aviez effectivement publié, mais n’aviez rien envoyé ici. J’ai lu avec intérêt ce que vous dites de vos proches qui sont restés là-bas(4) et, pour passer d’une idée à l’autre tout en restant dans le même contexte, je me permets de reproduire ici l’un des points qui ont été exposés(5), à ce sujet et qui se fonde sur la décision hala’hique(6) selon laquelle tous les Juifs ne constituent qu’un grand organisme. Or, tout comme le renforcement de la santé d’un membre du corps provoque celui de tous les autres membres, il en est de même pour ceux qui appartiennent à cet organisme. Il en résulte une conclusion immédiate : un ajout à la Torah et à ses Mitsvot, puisque : “ l’acte est essentiel ”(7), la pratique concrète des Mitsvot au quotidien, car celles-ci sont fondamentales, sont les éléments de pérennité et d’éternité des enfants d’Israël. Leur nom indique qu’il en est bien ainsi puisqu’il s’agit de la Torah de vie et de ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”. Il est donc absolument certain que l’on renforce ainsi la “ santé ” de chaque Juif et de chaque Juive. La dimension de l’espace ne constitue en aucune façon une séparation. Comme je l’ai dit, il y a là, pour eux, une aide, un soutien certains et concrets, mais aussi le moyen d’obtenir la réussite en ce que l’on tente par d’autres moyens. Or, nul ne se préoccupe de cette manière de les aider. On n’en parle même pas et vous devez comprendre ce que je veux dire.

Pour leur apporter cette aide, il n’y a pas lieu d’organiser des réunions, des votes, de rechercher l’avis de la majorité. En effet, chacun a le libre arbitre, en la matière et peut consentir lui-même à tous les ajouts qu’il souhaite, y compris dans l’influence qu’il exerce sur les autres, afin que ceux-ci soient encore plus proches de la Torah et de ses Mitsvot. C’est de cette façon que l’on peut venir en aide aux Juifs, partout où ils se trouvent, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie et aussi dans le reste du monde. De fait, tous ont besoin d’être aidés, même si ce n’est pas dans le même domaine et en fonction des mêmes proportions, c’est bien évident. Ces jours de l’Omer sont propices, puisqu’ils relient le temps de notre liberté aux jours de réception de la Torah, après avoir proclamé : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”. Et, cette réception fut accompagnée d’une promesse : “ la liberté par les Tables de la Loi ”(8). Avec mes respects et ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°8719. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 33, à la page 238. (3) Dans la lettre n°8779. (4) En Russie soviétique. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°8513. (6) Voir aussi le Likouteï Si’hot, tome 30, aux pages 218 et 219, de même que dans les références indiquées à la note 43. (7) Selon le traité Avot , chapitre 1, à la Michna 17. (8) Selon le traité Avot, chapitre 6, à la Michna 2.

Lettre n°8825

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8825, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Iyar 5724,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

En fonction(1) de ce que nous avons entendu de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël(2), il est bien évident que les fils et filles des ‘Hassidim doivent être éduqués dans les écoles ‘Habad, à tous(3) les âges. Bien entendu, j’ai eu connaissance du fait que quelques ‘Hassidim pratiquent autrement. Bien plus, ils donnent à leur attitude une apparence de crainte de Dieu. J’en suis désolé pour eux et encore plus pour leurs enfants, car ces derniers, en quoi ont-ils fauté ? Puisse Dieu susciter Son esprit sur ceux qui sont affaiblis.

Notes

(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 22, à la page 417. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°4365, 4934 et 7742. (3) Le Rabbi souligne le mot : “ tout ”.

Lettre n°8826

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8826, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Iyar 5724,

Brooklyn,

A monsieur Tsion(1),

Je vous salue et vous bénis,

Avec plaisir, je lis(2), de temps à autre, les lettres du Rav, ‘Hassid aux multiples accomplissements, homme agréable qui craint Dieu, aux bons comportements, le Rav H.C. Brook(3), me décrivant vos actions pour le Judaïsme, au sein de votre ville. Il m’a parlé, en particulier, de ce que vous faites pour la sainte Yechiva A’heï Temimim, qui est dirigée par ce Rav H.C., de l’aide que vous lui apportez.

Certes, la récompense de la Mitsva est la Mitsva elle-même(4), ce qui veut dire que le simple fait de la mettre en pratique est, en soit la plus haute rétribution qui puisse être. Il n’y a donc pas lieu qu’un homme de chair et d’os exprime sa reconnaissance. Malgré cela, il est de mon devoir, de même que de mon plaisir, de vous remercier pour cette satisfaction, s’ajoutant à l’accomplissement proprement dit, puisque, comme on l’a dit, la récompense de la Mitsva est la Mitsva elle-même. Le mérite de ces actions est grand. Il vous protégera, de même que votre épouse et les membres de votre famille, en vous permettant d’obtenir la satisfaction de tous vos besoins, à la fois spirituels et matériels. Avec mes respects et ma bénédiction afin de poursuivre ces actions en bonne santé, dans la joie et l’enthousiasme, car le mérite de ce qui est public vous vient en aide,

M. Schneerson,

Notes

(1) T. Cohen, de Rehovot. Voir, à son sujet, la lettre n°8667. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 23, à la page 356. (3) Le Rav ‘Haïm Chaoul Brook, directeur et guide spirituel de la Yechiva A’heï Temimim de Richon Le Tsion. (4) Selon le traité Avot, chapitre 4, à la Michna 2. Voir, en outre, la lettre n°2634 et le Séfer Ha Si’hot 5749, tome 2, à partir de la page 642.

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