Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°8786
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8786, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Adar 5724,
Brooklyn,
A monsieur Matityahou(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 10 Adar(2). En un moment propice, on mentionnera le nom de votre mère et le vôtre près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles du contenu de cette lettre, d’autant que, selon ce que vous m’écrivez, vous êtes un descendant de l’auteur du Tanya. En effet, celui qui repose dans ce saint tombeau, mon beau-père, le Rabbi est son arrière-petit-fils et son successeur en tant que chef d’Israël.
D’après ce qui vient d’être dit, j’ai bon espoir que vous avez un temps fixé pour l’étude de l’enseignement délivré par l’auteur du Tanya, qui est la ‘Hassidout ‘Habad, chaque jour et, d’une manière accrue, pendant le Chabbat qui est saint pour Dieu. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’expliquer longuement à quel point cela est nécessaire. Avec mes respects et ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) M. Seiger, de ‘Haïfa. (2) Sollicitant une bénédiction.
Lettre n°8787
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8787, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Adar 5724,
Brooklyn,
A monsieur Moché Issar Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de ce mardi soir, dans laquelle vous me faites part de votre état d’esprit et de la conception que vous vous faites de la ‘Hassidout, de son enseignement et de ce qui la concerne. J’ai bon espoir qu’en prenant connaissance de cet enseignement d’une manière précise et profonde, vous vous rapprocherez d’elle et de ses conclusions, d’autant qu’au final, la dimension profonde de la Torah a bien été révélée dans la ‘Hassidout. Celle-ci est donc l’âme, la dimension intérieure de notre sainte Torah, y compris de sa partie révélée. De fait, le saint Zohar l’appelle(1) : “ l’âme de la Torah ”.
Vous rappelez, dans votre lettre, que les anciennes générations(2) s’opposaient à cet enseignement. Néanmoins, elles ont longuement expliqué la raison pour laquelle elles le faisaient. En effet, elles craignaient qu’en la suivant, elles s’écarteraient de la pratique effective des Mitsvot, ce qu’à Dieu ne plaise. A l’époque, il y avait divergence d’opinions et l’on pouvait penser qu’un tel risque existait réellement. Mais, depuis la révélation de la ‘Hassidout, deux siècles se sont écoulés et tous ont désormais une réponse unanime à cette question : comment reconnaître un ‘Hassid ? C’est quelqu’un qui prie plus longtemps que celui qui n’est pas un ‘Hassid, qui porte deux paires de Tefillin au lieu d’une seule, qui porte la barbe. En d’autres termes, la pratique concrète a fait la preuve que cette crainte n’a pas lieu d’être. Bien au contraire, quand on rencontre, dans la rue, un homme portant la barbe et les Péot, un vêtement long, consommant de la Matsa Chemoura à Pessa’h, portant également les Tefillin de Rabbénou Tam, on peut être à peu près certain qu’il a reçu une éducation ‘hassidique.
Bien entendu, il ne s’agit pas de remettre en cause tous les bons esprits qui éprouvaient une telle crainte à l’époque, ce qu’à Dieu ne plaise. En effet, ceux-ci vivaient peu après l’émergence de certaines sectes qui se sont écartées du droit chemin. En une période difficile, il ne fallait pas négliger le moindre doute, y compris le plus éloigné. Il n’en est pas de même, en revanche, après une longue période d’essai et surtout quand on peut observer la situation telle qu’elle est, de ses yeux de chair. Vous mentionnez également, dans votre lettre, l’usage de vos parents(3). Or, tous les premiers ‘Hassidim avaient eux-mêmes des parents qui n’étaient pas des ‘Hassidim, c’est bien évident.
Selon l’enseignement des jours de Pourim, qui viennent de passer, lorsque : “ pour les Juifs, ce fut lumière, joie, allégresse et valeur ”, “ on envoie des mets ”, “ qu’il en soit ainsi pour nous ”, puisse Dieu faire que les cœurs se rapprochent. L’idée centrale est, en effet, l’amour du prochain, orienté par l’amour de la Torah et par l’amour de Dieu. Ce sont là des fondements de la ‘Hassidout et de ce qui la concerne. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Dans le tome 3, à la page 152a. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°3722, 5034 et 8652. (3) Auquel il est nécessaire de rester fidèle.
Lettre n°8788
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8788, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Adar 5724,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Nathan Mena’hem(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre livre, le commentaire du Rambam sur la Torah et je vous remercie d’avoir pensé à me l’envoyer(2). Puisse Dieu faire que vous vous serviez des possibilités dont vous disposez pour diffuser le Judaïsme traditionnel, comme cela a été expliqué et selon l’enseignement délivré par notre Torah, Torah de vie. En effet, celle-ci présente deux aspects essentiels. D’une part, elle délivre un enseignement pour la vie, puisque Torah est de la même étymologie que Horaa, enseignement et, d’autre part, elle donne la vie et guide sur la bonne voie, afin que la vie soit digne de ce nom.
De tout cela, ce qui importe le plus est, avant tout, l’action concrète car, selon les termes de nos Sages(3), “ l’acte est essentiel ”, c’est-à-dire la pratique concrète des Mitsvot. Ceci inclut aussi tous les commentaires, y compris le plus simple ayant été formulé par nos Sages ou bien une coutume d’Israël, en excluant au préalable tout ce qui est interdit et même tout ce qui est indésirable. De cette façon, l’homme accomplit la finalité de sa création et “ vous êtes définis comme des hommes ”(4), ainsi qu’il est écrit : “ Faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance ”(5). En effet, Adam, l’homme, est à rapprocher de : “ Je ressemblerai (Adamé) au Très Haut ”(6). Ceci fut particulièrement souligné dans l’entrée en matière du don de la Torah, ainsi qu’il est dit : “ Et, vous serez pour Moi une nation de prêtres ”. De fait, le service de Dieu des Cohanim est organisé de la même façon, lavage dans le bassin d’ablution et rejet de tout élément malencontreux, puis service sacré. Avec mes respects et ma bénédiction,
N. B. : Pour ce qui est du commentaire proprement dit du Rambam sur la Torah, il est clair que la majeure partie de ses conceptions et de ses explications ne figure pas dans ses ouvrages, lesquels ont pour objet de trancher la Hala’ha, mais plutôt dans ses livres et dans ses discours sur les principes de la religion. C’est de ces commentaires et de ces explications que l’on peut tirer une conclusion. Certes, dans différents cas, il s’avère nécessaire de citer ce qui est dit dans les décisions hala’hiques du Yad Ha ‘Hazaka. Les explications de la Torah que l’on y trouve sont la Hala’ha tranchée et incontournable. Il convient donc, avant tout, de citer son Guide des égarés, ses Epîtres et son commentaire de la Michna, c’est bien évident.
Notes
(1) Le Rav N.M. Mendel. Voir, à son sujet, la lettre n°8240. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 33, à la page 232. (3) Dans le traité Avot, chapitre 1, à la Michna 17. (4) Selon le traité Yebamot 61a. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ au début du livre et à sa fin ”. (6) Chneï Lou’hot Ha Berit, pages 20b et 301b.
Lettre n°8789
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8789, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Adar 5724,
Brooklyn, New York,
Aux dirigeants des jeunes d’Agoudat Israël de New York,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, dans laquelle vous m’annoncez la célébration de la conclusion des six ordres de la Michna. Celle-ci aura lieu à l’issue du Chabbat qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, le Chabbat Parchat Vayakhel Pekoudeï(1). Conformément à l’enseignement bien connu(2) de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, chaque Juif doit étudier, tous les jours, la Paracha de la semaine et en tirer un enseignement pour son existence quotidienne.
Il est, de fait, possible de tirer de nombreux enseignements, de ce qui vient d’être dit, de ces Sidrot, Vayakhel et Pekoudeï, de même que de celle dont l’étude commence à l’issue du Chabbat, Vaykra. Celles-ci évoquent la manière dont le Sanctuaire fut bâti(3) de manière concrète(4). Or, sa raison d’être est définie, par le verset, en ces termes : “ Je résiderai parmi vous ” et nos Sages précisent(5) que “ il n’est pas dit ici ‘dans ce Sanctuaire’, mais bien ‘parmi vous’, c’est-à-dire en chaque Juif ”.
Le Sanctuaire instaure la paix et il crée une relation entre la matière et l’esprit, à tous les niveaux et à chaque stade. Il permet de révéler la Présence de Dieu dans le monde, y compris ici-bas, au sein de la matière. Ainsi, le Tout Puissant réside dans un Sanctuaire, fait d’or, d’argent et de bronze, c’est-à-dire d’objets matériels. Là, sont sacrifiés des animaux, que les enfants d’Israël sanctifient en les plaçant sur l’autel, afin qu’ils soient agréés par Dieu. Au préalable, ils avaient eux-mêmes apporté leurs offrandes pour édifier ce Sanctuaire. Celles-ci avaient été prélevées sur leur or et sur leur argent, auxquels elles avaient apporté l’élévation(6). Tout ceci fut obtenu parce que l’âme se révéla au sein du corps et le domina, parce que l’âme divine l’emporta sur l’âme animale.
Comment établir une telle paix ? Il faut, pour cela, se consacrer à la Torah. En effet, nos Sages précisent(7) que “ celui qui se consacre à la Torah pour son nom instaure la paix dans le palais céleste et dans le palais terrestre ”. C’est aussi ce qu’explique la conclusion des six ordres de la Michna, selon laquelle “ la paix est le réceptacle, contenant la bénédiction pour Israël, ainsi qu’il est dit : Dieu bénira Son peuple par la paix ”. L’entrée en matière, la préparation à tout cela est précisée par le début de ce même verset, qui est donc également cité par la Michna : “ Dieu accorde la puissance à Son peuple ”. En effet, “ la puissance fait allusion à la Torah ”(8). Grâce au don de la Torah et à son étude, “ les érudits multiplient la paix dans le monde ”, comme le constate la fin des six ordres de la Guemara.
La Torah, qui a fait l’objet de ce don, constitue donc la puissance d’Israël, “ arrogant parmi les nations ”(9). Les Juifs doivent, en conséquence, mettre cette arrogance, qu’ils possèdent de manière naturelle, au service de la Torah et des Mitsvot, mettant ainsi en pratique l’Injonction “ Fais le bien ”. En retour, “ l’arrogance ” de la Torah affaiblira celle qui s’applique dans les domaines du monde, de sorte que l’on accomplisse également l’Injonction “ Ecarte-toi du mal ”. Tout ce qui vient d’être dit permet de comprendre à quel point il est important d’étudier la Torah et ce qui est accompli de cette façon, en particulier pendant la période “ d’arrogance ” de la vie de l’homme, c’est-à-dire quand il est encore un jeune homme.
Puisse Dieu faire que cette étude soit conforme à l’enseignement de nos Sages(10), qu’elle conduise bien à l’action et qu’elle permette d’adopter, au quotidien, le comportement qui convient, y compris dans les domaines profanes et dans les jours de semaine. Les livres du Moussar et de la ‘Hassidout précisent(11) à quoi fait allusion le début des six ordres de la Michna : “ A partir de quand lit-on le Chema du soir ? ”. En effet, l’entrée en matière de la Torah et des enseignements de nos Sages, dans la Michna, précise que, le “ soir ”, c’est-à-dire quand il fait obscur dans le monde, il est une Mitsva, pour chacun, de lire le Chema, de proclamer que “ l’Eternel est notre Dieu, l’Eternel est Un ”.
L’Aleph(4), première lettre de E’had(4), un, fait allusion au Maître du monde(12). Ce Aleph(4) doit ainsi être révélé dans le ‘Heth(4), correspondant aux sept cieux et à la terre, de même que dans le Dalet(4), qui évoque les quatre points cardinaux. De la sorte, on “ instaure la paix entre le Saint béni soit-Il et Son monde ”(13). Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 4, à la page 1291. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Qui est rapporté dans le Kountrass Chicago, à partir de la page 5 ”. Voir le Séfer Ha Si’hot 5702, à la page 27. (3) Voir également la lettre suivante. (4) Le Rabbi souligne les mots : “ de manière concrète ”, “ Aleph ”, “ E’had ”, “ Aleph ”, “ ‘Heth ” et “ Dalet ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Comme le souligne, en particulier, le Chneï Lou’hot Ha Berit, à la Parchat Terouma ”. (6) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 21, à la page 316 et dans les références indiquées à la note 12. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Au traité Sanhédrin 99b, comme l’explique le Likouteï Torah Matot, à la page 86b ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le traité Zeva’him 116a ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon l’expression du traité Beïtsa 25b, que commente le Maharcha ”. (10) Dans le traité Kiddouchin 40b. (11) Voir, à ce sujet, les lettres n°2448 et 7422. (12) Le Rabbi note, en bas de page : “ Comme l’explique le Séfer Mitsvot Katan, cité par le Beth Yossef, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 61 ”. (13) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon l’expression du Midrash Chir Hachirim Rabba, au chapitre 7, paragraphe 1 ”.
Lettre n°8790
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8790, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, veille du
saint Chabbat Vayakhel Pekoudeï 5724,
Brooklyn, New York,
Aux participantes à la convention des femmes et jeunes filles
‘Habad de Montréal, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
Conformément à l’explication bien connue de l’Admour Hazaken(1), auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, fondateur de ‘Habad, selon laquelle “ un Juif doit vivre avec le temps ”, c’est-à-dire avec la Sidra de la semaine, puisque la Torah intervient dans tous les événements courants et délivre les enseignements qui conviennent à l’existence quotidienne, des leçons recevant une application courante peuvent être déduites des Sidrot que nous lisons ce Chabbat, Vayakhel et Pekoudeï(2), de même que de celle de la semaine prochaine, Vaykra(2). Nous envisagerons ici quelques unes de ces leçons.
Dans les Sidrot Vayakhel et Pekoudeï, la Torah relate l’édification effective(2) du Sanctuaire et de ses instruments, réitérant ainsi ce qui avait déjà été clairement exposé, par le détail, dans les Sidrot Terouma et Tétsavé. Ainsi, la Torah aurait pu faire l’économie de ce long exposé et celui-ci a donc pour seul but d’établir l’importance de l’action concrète(2). En effet, disent nos Sages(3), “ l’acte est essentiel ”(2). Au préalable, était présenté le plan du Sanctuaire, tel qu’il fut transmis à Moché sur le mont Sinaï, alors que la Torah montre ici de quelle manière celui-ci fut concrètement mis en pratique(2) par la participation personnelle(2) de “ chaque homme et chaque femme ”(2). A cette occasion, il est souligné que les femmes donnèrent l’exemple aux femmes, ainsi qu’il est dit : “ Les hommes vinrent après les femmes ”(2). Par toute la ferveur de leur enthousiasme, celles-ci souhaitèrent mettre en pratique la Volonté de Dieu.
La finalité profonde du Sanctuaire est l’accomplissement du Précepte : “ Je résiderai parmi vous ”(2), c’est-à-dire(4) “ au sein de chacun ”(2). Chaque cœur juif, chaque foyer juif doivent être la demeure de la Présence divine, tout comme l’objectif véritable des sacrifices était de rapprocher les cœurs juifs de Dieu, ainsi qu’il est dit(5) : “ d’entre vous un sacrifice ”(2), comme la Torah le montre au début de la Parchat Vaykra(2).
C’est précisément de cette façon que s’exprime l’éternité de la Torah(2). Car, même si, pour l’heure, le Sanctuaire d’or et d’argent a été détruit, même si les sacrifices de bétail sont, pour l’instant, suspendus, le Sanctuaire qui se trouve “ parmi eux ”(2), en revanche, c’est-à-dire le service de Dieu en le cœur(2) de chacun reste intact. Bien au contraire, ce dernier se trouve même renforcé.
Quand on médite à ces Sidrot de la Torah en cette période, chacun et chacune doit éveiller en lui des forces nouvelles, faire tout ce qui est en son possible afin d’apporter une expression concrète à cette éternité de la Torah, par de actions enthousiastes, au sein de l’existence quotidienne, afin que Dieu puisse dire de chaque cœur juif et de chaque foyer juif : “ Ceci est Mon Sanctuaire et ses prières sont Mes sacrifices ”(6). Révéler tout ce qui vient d’être dit, non seulement pour soi-même, mais aussi pour les autres, tout autour de soi, est la mission qui est confiée aux femmes et aux jeunes filles ‘Habad. C’est pour cette raison que Dieu leur a très largement accordé un sentiment chaleureux et profond d’amour de Dieu(2), d’amour de la Torah(2) et d’amour du prochain(2). Il leur a permis d’être les maîtresses de maison(2) de chaque foyer juif.
Que Dieu vous accorde le succès, de même qu’à votre célébration annuelle et à vos réalisations de cette année afin que vous accomplissiez pleinement votre mission de la plus haute importance. Avec ma bénédiction de réussite et pour me donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 6, à la page 397. (2) Le Rabbi souligne les mots : “ Vayakhel et Pekoudeï ”, “ Vaykra ”, “ effective ”, “ action concrète ”, “ l’acte est essentiel ”, “ mis en pratique ”, “ personnelle ”, “ chaque homme et chaque femme ”, “ les hommes vinrent après les femmes ”, “ Je résiderai parmi vous ”, “ au sein de chacun ”, “ d’entre vous un sacrifice ”, “ Vaykra ”, “ l’éternité de la Torah ”, “ parmi eux ”, “ service de Dieu du cœur ”, “ amour de Dieu ”, “ amour de la Torah ”, “ amour du prochain ” et “ maîtresses de maison ”. (3) Dans le traité Avot, chapitre 1, à la Michna 17. (4) Voir, en particulier, le Chneï Lou’hot Ha Berit, Parchat Terouma. (5) Voir le Likouteï Torah, Vaykra, à la page 2b. (6) Voir le traité Bera’hot 26b.
Lettre n°8791
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8791, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Adar 5724,
Brooklyn, New York,
Aux participants à la fête annuelle des soutiens de la
Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Montréal,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Votre fête annuelle a lieu(1), cette année, juste après la Hilloula du Rabbi Rachab(2), fondateur de la première Yechiva Tom’heï Temimim, à Loubavitch, avec son fils, mon beau-père, le Rabbi, cofondateur et directeur exécutif de cette Yechiva, à Loubavitch, puis fondateur de la Yechiva Loubavitch de Montréal. L’un des enseignements délivrés par celui dont nous célébrons la Hilloula, recevant une valeur toute particulière à notre époque, est le suivant :
“ De nos jours, on ne peut pas, on n’a pas le droit d’établir, sur la base de son raisonnement, ce que l’on a le moyen de faire et ce qui est impossible. En fait, on doit immédiatement se consacrer à tout ce qui doit être amélioré, en mobilisant toutes ses forces pour y parvenir. Dès lors, Dieu accorde Son aide ”.
(Kountrass Ou Mayan, à la page 22)
Cet enseignement s’applique plus spécifiquement au domaine de l’éducation. Si, il y a quelques années, on pouvait se demander, dans certains milieux, ce que l’on pouvait attendre de la nouvelle génération et ce qu’il est impossible de lui demander ou encore de quelle manière “ l’attirer ”. De nos jours, en revanche, il est très clair que la seule approche de l’éducation consiste à la placer sur les fondements solides de la Torah et des Mitsvot, sans compromis(3), sans allègement, avec une ferme résolution que l’on doit agir, à tout prix, en investissant toutes ses forces. En pareil cas, on a la certitude d’accomplir, de la manière la plus pleine, avec l’aide de Dieu.
Bien plus, notre génération ne craint pas de relever un défi(4) et elle est toujours prête à accepter la vérité intégrale, plutôt qu’une demie vérité ou un quart de vérité. Telle est l’approche de Tom’heï Temimim, dont le nom lui-même(6) rappelle que : “ la Torah de Dieu est intègre ”(5), la Torah divine, sa partie révélée et son enseignement profond, la ‘Hassidout, est une et entière(5). Et, les élèves intègres(5), Temimim, sont effectivement entiers(5), entiers dans leurs conceptions, entiers dans leur comportement.
Le succès, avec l’aide de Dieu de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Montréal a montré l’exactitude de cette approche. Il faut espérer que les importants membres de la communauté qui ont permis le développement régulier de la Yechiva, à la fois quantitatif et qualitatif, au fil de toutes ces années, continueront à mobiliser toutes leurs forces afin de maintenir et, plus encore, d’agrandir tout ce qui concerne la Yechiva. A n’en pas douter, le mérite du renforcement de la Torah, de sa diffusion, de même que celle des Mitsvot, protégera chacun et chacune, en tous les besoins, matériels et spirituels. Avec ma bénédiction de réussite et pour me donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 12, à la page 150. (2) Le 2 Nissan. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°8694. (4) En anglais dans le texte, “ challenge ”. (5) Le Rabbi souligne les mots : “ la Torah de Dieu est intègre ”, “ une et entière ”, “ intègres ” et “ entiers ”. (6) Signifiant : “ Ceux qui soutiennent les personnes intègres ”.
Lettre n°8792
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8792, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Adar 5724,
Brooklyn, New York,
A monsieur Avraham Krinitsi(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je n’ai pas eu directement de vos nouvelles depuis bien longtemps, mais, bien entendu, j’en obtiens par les hommes de Kfar ‘Habad qui, de temps à autre, me font également part du vif intérêt que vous manifestez pour ce qui concerne le Kfar, comme un homme pragmatique, aux multiples accomplissements. Et, ceci prend la forme d’un soutien concret, en particulier pour les jardins et les fleurs, qui sont aussi la caractéristique de Ramat Gan(2).
Pour faire suite à notre discussion, lorsque vous étiez ici, je ne peux pas me taire, ni me retenir d’ajouter que les véritables fleurs n’ont pas uniquement pour but d’être belles à voir. Avant tout, elles produisent des fruits et des “ fruits de fruits ”, agréables à manger et indispensables pour la perpétuation de l’espèce. Dans la dimension spirituelle, chez les Juifs, et selon les termes couramment employés par nos Sages(3), “ les fruits désignent les Mitsvot ” et les bonnes actions, qui sont belles et esthétiques, permettent la perpétuation, le maintien immuable en toutes les générations.
Nous conclurons en évoquant les jours de Pourim, qui viennent de passer et qui apportent : “ la lumière, la joie, l’allégresse et la valeur ” à tous les Juifs. Puisse donc Dieu faire qu’il en soit ainsi pour vous et pour tous les vôtres, au sein de tout Israël. Ainsi, en bonne santé, vous poursuivrez vos actions destinées à aménager notre pays, qui est qualifiée de Terre Sainte(4), également parce qu’il réunit l’aspect terrestre et la sainteté jusqu’à n’en faire qu’une seule entité. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à son sujet, les lettres n°7447 et 8572. (2) Textuellement, “ la colline du jardin ”. (3) Voir le traité Sotta 46a. (4) Le Rabbi souligne les mots : “ Terre Sainte ”.
Lettre n°8793
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8793, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Adar 5724,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
C’est avec un profond étonnement et encore plus de peine que j’ai lu votre lettre d’hier, dans laquelle vous m’énoncez les raisons justifiant, pour ainsi dire, votre opposition au programme d’éducation religieuse qui émane de certains milieux, y compris si l’on tient compte de la situation actuelle, alors qu’aucun autre cercle n’a la possibilité de s’introduire dans l’environnement et le lieu en question. Cela veut dire que la jeunesse y sera livrée à l’éducation inverse, laquelle n’est pas neutre(1), comme l’a montré l’expérience du passé récent.
Vous dites, au début de votre lettre, que vous voulez apporter des précisions, mais je ne suis pas parvenu à comprendre ce que vous voulez dire, car ces précisions n’introduisent aucun élément nouveau. Tout cela a déjà été écrit deux fois, trois fois, de nombreuses fois, dans les journaux des partis. Bien plus, vous avez vous-même abordé ce point au cours de notre discussion et, même sans ces explications, il n’y aurait pas eu le moindre doute, à ce sujet. Bien entendu, tous les doutes que vous avancez, de même que ceux qui figurent dans ces journaux, avec toutes les manières de les accentuer, ne sont nullement comparables au tort qui peut découler de cela pour des milliers d’enfants juifs et j’ai peur de dire des dizaines de milliers.
Ce tort, comme je le soulignais lors de notre discussion, concerne non seulement les jeunes qui reçoivent l’éducation de “ l’autre côté ”, mais aussi l’opportunité gâchée, de la sorte, d’introduire un esprit religieux dans des endroits où, sans cela, on n’aurait même pas connaissance de l’existence des Tefillin ou de la Cacherout. Vous-même et vos amis, avez connaissance de nombreuses situations comme celles-ci. Plus précisément, quand on fonde des écoles religieuses, y compris avec un programme minimale, on doit permettre l’installation de couples ayant un mode de vie religieux, d’un Cho’het, d’un Mohel, l’édification d’un Mikwé.
Il arrive très souvent qu’à force de discuter sur un tel sujet, on oublie la question proprement dite qui avait été envisagée. Or, celle-ci se pose, avant tout, d’une manière concrète, car, dans quelques semaines, commenceront les inscriptions, qui se poursuivront pendant quelques semaines, pour les nouveaux immigrants arrivant chaque mois. Ceci ne peut donc pas être remis à plus tard. En effet, si ces cercles empêchent l’ouverture d’écoles religieuses, ce qu’à Dieu ne plaise, les conséquences se feront immédiatement ressentir, dans les quartiers de ces nouveaux immigrants, desquels la religion sera peut-être totalement absente, pas de Cacherout, pas de respect du Chabbat, pas de pureté familiale. Au bout de quelques jours, lorsque les jeunes fréquenteront ces écoles dites neutres, mais dans lesquelles on ne verra et l’on ne trouvera pas la moindre trace de religion, on comprend bien ce qui en résultera.
Vous m’excuserez donc de vous dire que, dans une telle situation et en une telle période, on se demande quel est l’objectif profond de tel cercle. A n’en pas douter, un tel état de fait tient à l’influence qui en résultera en période électorale. Mêmes si les doutes dont vous faites état étaient fondés, au point d’être plus qu’une éventualité et de contrebalancer l’apport certain qui en découlerait sur place, on pourrait également s’interroger sur un tel apport, compte tenu du tort causé de la sorte. Et, il en est ainsi si l’on admet que les craintes sont des certitudes, alors qu’à mon sens, il n’y a aucun doute à avoir sur la plupart d’entre elles. Il est pratiquement certain qu’elles ne se réaliseront pas et, si c’est néanmoins le cas dans certains endroits, là encore, on pourra s’interroger sur l’importance de l’apport, par rapport au tort que l’on peut craindre.
De la manière dont j’observe la situation, en fonction de ce que l’on peut constater en différents endroits de notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, le problème réel, sans fard et sans artifice, est ici le suivant. D’une part, on enseignera aux petits garçons et aux petites filles, ces prochains mois, l’existence du Roi suprême, le Saint béni soit-Il. On leur parlera de Sa Torah, non pas uniquement d’une manière théorique, mais aussi, et peut-être par nécessité, en mettant en avant l’aspect concret des choses. Dans des dizaines de quartiers, on pourra observer ce qu’est une vie basée sur la Torah et les Mitsvot. Mais, d’autre part, on s’unira également avec les hommes de gauche, y compris ceux qui appartiennent au cercle auquel vous faites allusion, afin de lutter, ce qu’à Dieu ne plaise, pour empêcher que des milliers de familles juives aient accès à Dieu, à Sa Torah et à Ses Mitsvot. Comme je vous l’ai dit, lors de notre discussion, le pauvre dénué de tout veut savoir pourquoi on lui ôte le pain qui lui permettrait d’assouvir sa faim, faute de quoi, quels que soient les objectifs, il mourra de faim, ce qu’à Dieu ne plaise.
On pourrait, certes, soulever l’interrogation suivante. Si la situation est aussi évidente que ce qui vient d’être décrit, comment peut-il y avoir un doute sur l’approche que doit avoir un homme religieux ? Mais, l’on peut répondre à cette question en considérant l’ordre(2) dans lequel est énoncé le verset : “ La corruption aveugle les yeux des sages et falsifie les propos des justes ”. En effet, “ un verset ne peut pas être départi de son sens simple ”(3), de sorte que, après(2) avoir été frappés d’aveuglement et de falsification, de tels hommes sont encore définis comme des sages et des justes. Ils n’en sont pas moins aveugles, ce qu’à Dieu ne plaise. Selon une image qui est citée par les ouvrages de Moussar, un petit feuillet de papier, quand il est placé à proximité immédiate de l’œil, occulte et cache le monde entier, avec tout ce qu’il contient. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus.
On peut, bien sûr, accorder les circonstances atténuantes au contenu de votre lettre. Je me référerai, tout d’abord, à votre remarque, au début de ce courrier, selon laquelle vous avez réfléchi à mes propos. J’ai pourtant bon espoir que ce n’est pas le cas, pour deux raisons. Tout d’abord, mes paroles étaient très simples et elles ne justifiaient pas une longue réflexion. En outre, il ne s’agit pas de mes propos, mais bien de la conception ordinaire d’un homme ordinaire, car chacun est tenu d’adopter cette conclusion, sauf celui qui a un feuillet de papier devant lui, comme on l’a dit. Les circonstances atténuantes sont donc, en l’occurrence, les suivantes. Il est à peu près certain que ces réflexions ne sont pas les vôtres, mais bien une réaction émanant d’un membre du parti auquel vous avez fait part de notre échange et qui a mis en doute, ou encore qui a protesté : comment peut-on remettre en cause les intérêts du parti, ou même qu’il y ait le moindre doute qu’on puisse le faire ? Bien plus, une décision a déjà été prise, en la matière et, dès lors, selon la formule établie, il n’y a plus de place pour le doute et pour les questions. Il faut uniquement justifier la décision qui a d’ores et déjà été entérinée, tout comme il est dit : “ J’ai édicté une loi, émis un décret. Tu n’as pas le droit de les remettre en cause ”.
Avant de conclure, je vous demanderai encore une fois de m’excuser pour la manière dont cette lettre est formulée, non que je le regrette, ce qu’à Dieu ne plaise. De fait, ce qui est dit n’est pas du tout adapté et bien trop atténué, compte tenu de la gravité du problème. En fait, mes excuses portent sur l’emploi d’expressions inhabituelles dans les courriers que vous recevez. Il est un fait que, lorsque deux personnes ne se sont rencontrées qu’une seule fois, on ne devrait pas les utiliser.
En tout état de cause, Dieu fasse qu’avec le temps, il s’avère que ces paroles n’aient pas été inutiles(4), c’est-à-dire sans effet. Que les milliers de familles juives qui s’exclament toutes : “ Ne reste pas impassible devant le sang de ton frère ”, parce qu’on refuse une éducation convenable ou, tout au moins, minimale à leurs fils et à leurs filles, que celles qui crient à tue-tête et que celles qui ne demandent rien, leur besoin étant alors d’autant plus grand, soient protégés par ce mérite !
Je vous rappelle ce que vous avez dit et répété à maintes reprises, au cours de notre discussion, à propos de ce problème : “ Que l’on m’abandonne à Moi, mais que l’on n’abandonne pas Ma Torah ” en appliquant les termes de cette affirmation de nos Sages à votre parti. Je suis convaincu que, si vous faites entendre de tels propos au parti, nombreux seront ceux qui partageront cet avis et même ceux qui le contesteront seront ébranlés dans leur conviction. Quant à vous, vous serez récompensé, comme quelqu’un qui dit la vérité, d’autant que vous vous trouvez actuellement en minorité. Avec mes respects et ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Bien entendu, je serais heureux d’avoir connaissance de votre réaction à tout cela, même si, pour l’heure, vous n’êtes pas d’accord avec tout ce qui vient d’être dit. Il est clair également que vous avez le droit de communiquer le contenu de ma lettre à toute personne à qui elle pourra être utile, selon vous, pour ce qui concerne ces milliers de familles juives. En tout état de cause, je serais satisfait d’être informé des conséquences que tout cela aura. Et, je ne peux m’empêcher d’ajouter encore une autre remarque. En effet, il est ironique de constater que tous vos arguments pour justifier que telles personnes ne puissent pas exercer des activités religieuses sont les mêmes que ceux de l’aile droite de votre parti, adoptant les mêmes conclusions envers le parti lui-même.
Il y a aussi une autre remarque, qui pourrait paraître superflue, mais je veux l’écrire également afin de souligner encore plus clairement ce qui vient d’être dit. A mon sens, il est bien clair que, lorsque ces personnes assumeront les engagements qu’ils prendront concernant la direction de l’école religieuse, cela ne sera pas pour autant le maximum, ni même un accomplissement moyen. J’ajoute encore qu’il en est de même pour toutes les écoles publiques religieuses de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Leur niveau religieux est effectivement minimale. Bien entendu, ceci inclut également les écoles ‘Habad qui adhèrent au courant pédagogique religieux et public. Et, les écoles religieuses indépendantes ont aussi un niveau similaire, pour des raisons qui, au moins pour partie, ne dépendent pas de la direction de ces institutions. En revanche, elles en sont bien, en partie, responsables. Et, point n’est besoin d’en dire plus tant cela est pénible et douloureux.
Puisse Dieu faire que, pour cette fête de Pessa’h, les quatre fils, dans toutes les maisons des enfants d’Israël, dans tous les milieux et dans tous les endroits, appartiennent à la catégorie du sage. C’est de cette manière que l’on hâtera le passage de la servitude à la délivrance, que l’on quittera l’exil amer et obscur dans lequel se trouvent les Juifs des Etats-Unis, de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie et de tous les endroits où ils résident, lors de la délivrance véritable et complète. Et, selon la conclusion du Séder de Pessa’h, comme il convient : “ L’an prochain à Jérusalem ”.
Notes
(1) Mais est bien antireligieuse. (2) Le Rabbi souligne les mots : “ ordre ” et “ après ”. (3) Selon le traité Chabbat 63a. (4) Voir, à ce sujet, les lettres n°4591 et 8530.
Lettre n°8794
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8794, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, veille du
saint Chabbat 29 Adar 5724,
Brooklyn,
Aux femmes ‘Habad de Kfar ‘Habad, fondé et dirigé
par mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu vos salutations avec plaisir, par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Sim’ha Gorodetski. Celui-ci m’a également transmis la bougie de cire destinée à être allumée au jour de la Hilloula du Rabbi Rachab, père de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Que Dieu éclaire votre Mazal, le Mazal de chacune d’entre vous, celui des membres de votre famille et de tous à la fois, par “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, par une vie basée sur la Torah et ses Mitsvot, une vie de lumière, au sens le plus littéral, en bonne santé physique, dans la joie et l’enthousiasme.
Point le plus profond, vous concevrez beaucoup de satisfaction véritable, de satisfaction juive, traditionnelle et ‘hassidique de tous vos enfants. Nous sommes à la veille du Roch ‘Hodech Nissan, mois de la délivrance, de la libération de chacun et de chacune, au sein de tout Israël. Avec ma bénédiction pour un bon Chabbat, pour un bon mois, pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Lettre n°8795
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8795, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Adar 5724]
On(1) n’incluait(2) pas(3) les heures dans le compte des mois(4), quand on offrait le sacrifice de Roch ‘Hodech dans le Temple, bien que l’on se basait alors sur la réapparition véritable de la lune, ce qui n’est plus le cas à notre époque, puisqu’à l’heure actuelle, on établit, sur la base du calcul, l’heure moyenne de cette réapparition, comme le précise le Rambam(5). L’endroit(6) de cette réapparition(7), alors que concrètement la lune est encore voilée, est la Terre Sainte et les régions qui lui sont proches. Il n’en est pas de même pour les Etats-Unis(8), où, à ce moment, la lune est déjà(6) cachée depuis plusieurs(6) heures déjà.
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 9, à la page 331. (2) Cette lettre est adressée au Rav Pessa’h Bogomilski. Voir, à son sujet, les lettres n°7248, 8802, 8828, 8875* et 8941*. (3) Le Rav Bogomilski demandait au Rabbi s’il pouvait fixer la date de son mariage à la veille du premier jour de Roch ‘Hodech, alors que la nouvelle lune ne réapparaissait que le lendemain. (4) Selon le traité Meguila 5a et le Rambam, lois de la sanctification du nouveau mois, chapitre 8, au paragraphe 1. (5) Lois de la sanctification du nouveau mois, chapitre 6, au paragraphe 1. (6) Le Rabbi souligne les mots : “ l’endroit ”, “ déjà ” et “ plusieurs ”. (7) Selon les lois de la sanctification du nouveau mois, chapitre 11, au paragraphe 17. (8) Où devait avoir lieu le mariage du Rav Bogomilski.
Lettre n°8797
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8797, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Nissan 5724,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Moché Aram(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, ces jours-ci, que vous avez été élu à de nouvelles fonctions auprès de l’Agence juive. Or, tout est effet de la divine Providence et chaque nomination offre des possibilités nouvelles, ce qui constitue, en outre, une responsabilité accrue. Je voudrais donc vous exprimer mon souhait et ma bénédiction pour que vous saisissiez pleinement ces nouvelles opportunités, s’ajoutant à celles que vous possédiez déjà auparavant, comme nous en avons parlé au cours de notre discussion, quand nous nous sommes rencontrés, puisque vous diffusez les valeurs éternelles de notre peuple, les enfants d’Israël, que nous possédons depuis que nous sommes devenus une nation, près du mont Sinaï.
Bien plus, on peut vérifier concrètement que ces valeurs sont, précisément, le secret de la pérennité de notre peuple, des fils et filles d’Israël, bien que nous soyons la minorité d’entre les nations, même si “ le bienfait des nations est une faute ”(2). Notre génération a pu le constater, qui est un tison sauvé de la Shoa et des persécutions dont on n’a pas vu l’équivalent. Tous les peuples, éclairés ou non, sont restés impassibles. De fait, nous ne pouvons nous en remettre qu’à notre Père Qui se trouve dans les cieux, le Dieu de vie Qui donne la Torah de vie et ses Mitsvot desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”.
Vous avez été élu à l’unanimité, ce qui développe d’autant plus votre influence et vos possibilités. Puisse Dieu faire que vous parveniez à les mettre à profit. Et, à l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté, qui approche pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse, par la présente, ma bénédiction pour une fête cachère et joyeuse, pour une liberté véritable, délivrance de tous les tracas, matériels et spirituels. Et, vous prolongerez cette liberté et cette joie sur toute l’année. Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête,
J’ai l’obligation agréable de vous exprimer encore une fois ma reconnaissance pour l’intérêt que vous manifestez pour ce qui concerne Kfar ‘Habad. A n’en pas douter, vous continuerez, à l’avenir, à lui apporter votre aide, si le besoin s’en fait ressentir. Autre point, qui est essentiel, vous vous informerez de ce qui y est fait, non seulement par ce que l’on vous relate, mais aussi par ce que vous constaterez vous-même, à l’occasion d’une visite.
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°8386. (2) Malgré le contexte défavorable.
Lettre n°8798
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8798, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[11 Nissan 5724]
Je vous remercie pour la bonne nouvelle du 27 Adar(1), puisque vous me dites que vous portez désormais les Tefillin de Rabbénou Tam(2). Vous me précisent que ceux-ci vous inspirent la crainte. De fait, chacun a reçu l’Injonction : “ Servez Dieu dans la joie, réjouissez-vous en tremblant ”. Néanmoins, concernant le lien spécifique qui peut être établi entre le tremblement et le port des Tefillin de Rabbénou Tam, vous trouverez une explication sur leur importance, et plus(3) que leur importance, dans le Chaar Ha Collel, au chapitre 11, du Rav Lawut(4) sur le Siddour et dans différents ouvrages, en particulier le Meassef Le ‘Hol Ha Ma’hanot.
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 21, à la page 357. (2) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 2, page 507, à la note 39. (3) Le Rabbi souligne le mot : “ plus ”. (4) L’arrière-grand-père du Rabbi.
Lettre n°8799
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8799, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Nissan 5724,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se
consacre aux besoins communautaires, est issu d’une
illustre famille, le Rav Chlomo Yossef(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 6 Nissan, de même que celle qui la précédait. Et, à l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté, qui approche pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse, par la présente, ma bénédiction pour une fête cachère et joyeuse, pour une liberté véritable, délivrance de tous les tracas, matériels et spirituels, de tout ce qui fait obstacle au service de Dieu dans la joie et l’enthousiasme. Et, vous prolongerez cette liberté et cette joie sur toute l’année.
Bien plus, le service de Dieu, comme l’ordonne notre Torah, Torah de vie, s’applique à tout ce qui concerne l’homme, tout au long de la journée et de la nuit, ainsi qu’il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais Le ”. Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête et pour que les souhaits de votre cœur soient positivement exaucés,
M. Schneerson,
Vous m’écrivez à propos des Cho’hatim(2). D’emblée, je n’ai pas exprimé mon avis sur les arguments avancés et je n’ai donné raison à personne. J’ai simplement dit que ces arguments étaient effroyables et qu’une vérification s’avérait donc nécessaire, rien de plus. J’ai appris que vous avez été élu au conseil du rabbinat central(3). Tout d’abord, j’ai été satisfait de constater que les électeurs vous apprécient. Mais, par ailleurs, je suis dans l’expectative : faut-il réellement écrire Mazal Tov à celui qui a été élu, dès lors qu’on lui confie des fonctions impliquant de multiples épreuves, d’une grande complexité ? Puisse donc Dieu faire que vous en sortiez en paix, dans
l’intégrité et même encore plus que cela. De la sorte, il sera établi qu’il y avait bien là, d’emblée, une bénédiction de Mazal Tov et de réussite.
Notes
(1) Le Rav C.Y. Zevin. Voir, à son sujet, la lettre n°8731. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8752. (3) D’Erets Israël. Voir, à ce sujet, la lettre n°8731.
Lettre n°8800
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8800, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Nissan 5724,
Brooklyn, New York,
Au fils et filles d’Israël, en tout endroit où ils se trouvent,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Chaque fête a un contenu spécifique(1) et délivre des enseignements particuliers, qui doivent être mis en pratique, non seulement lorsque cette fête est célébrée, mais aussi chaque jour(2), tout au long de l’année. Et, la leçon que l’on apprend de chaque fête est double. Elle s’oriente, d’une part, dans la direction de : “ fais le bien ”, indiquant ce qu’il convient de faire et, d’autre part, dans celle de : “ écarte-toi du mal ”, précisant ce dont il faut se préserver. Bien souvent, le second domaine est le plus important, car, si l’on n’écarte pas ce qui est indésirable, il reste envisageable de se servir de ce qui est bon et positif dans une direction négative(3).
Ce qui vient d’être dit concerne tout particulièrement la première(4) de toutes les fêtes, Pessa’h, célébrant la sortie d’Egypte, qui occupe une place centrale dans la vie juive. C’est pour cela que la Torah demande à chacun(5) de s’en rappeler et d’en faire mention chaque jour(6) et, bien, plus, à la fois le jour et la nuit.
*
*
*
La délivrance d’Egypte, contenu de la fête(7) de Pessa’h(6), est liée au sacrifice de Pessa’h(6). En effet, elle ne fut pas uniquement la libération d’un groupe d’individus, de six cent milles hommes adultes, avec les membres de leur famille. Concrètement, elle commença lorsque : “ J’ai vu la détresse de Mon peuple(6) ”. En conséquence, il fut demandé au pharaon : “ Renvoie Mon peuple(6) ”. Et, Moché assuma sa mission : “ Fais sortir Mon peuple, les enfants d’Israël, de l’Egypte ”. En conséquence, cette notion de peuple(6) des enfants d’Israël, de toute l’assemblée, aurait donc dû être souligné également à propos du sacrifice de Pessa’h. Or, cette Injonction est énoncée de la manière opposée à cela. Certes, il est dit(8), à ce propos : “ toute l’assemblée d’Israël ”, tous les enfants d’Israël constituant une communauté. Pour autant, l’Injonction précise bien que chaque maison devait posséder son propre sacrifice de Pessa’h. Chacun devait se distinguer, s’inscrire pour ce sacrifice et passer le moment de le consommer dans sa maison ou bien en compagnie(9).
De la sorte, la Torah nous enseigne le moyen d’agir, y compris quand il s’agit de tout le peuple, qu’il est nécessaire de le libérer dans son ensemble et que l’on s’adresse à tous à la fois. En pareil cas, il n’en reste pas moins nécessaire que chacun se concentre, en premier lieu, sur sa propre personne, sur les membres de sa famille, sur les plus proches, non pas d’une manière globale, en aboutissant à des résolutions d’ordre général, mais bien en consacrant toute son attention, toute son énergie à l’application pratique, au quotidien, de ces “ petites décisions ”. C’est précisément de cette façon que la libération individuelle aboutit, au final, à la libération collective. Cet enseignement est particulièrement important pour les dirigeants de groupes et d’associations(10), en particulier ceux qui doivent être des guides spirituels au sein de leur communauté. Trop souvent, on se passionne pour les “ problèmes de dimension mondiale ”, pour les “ questions importantes ” et c’est seulement de temps à autre, ou même très rarement
que l’on voit un dirigeant se consacrer aux “ petites préoccupations ordinaires ”, de tous les jours, touchant directement les membres de sa communauté.
Plus un dirigeant est important, plus il “ doit ” s’adresser à l’humanité entière et, s’il a de l’imagination, il pourra penser qu’il s’adresse également aux générations futures. Si, en outre, il présente des aptitudes à la rhétorique, il considérera qu’il est de son devoir de mettre en éveil la “ conscience du monde ” par ses propos enflammés, trouvant un écho dans la presse, de sorte qu’il soit également le dirigeant des dirigeants, lesquels jalouseront la “ diffusion de ses propos ”, chercheront à l’imiter et à le rattraper.
Il n’est pas rare que les “ dirigés ” suivent le dirigeant et qu’ils décident avec lui ce que doivent faire les différents régimes, comment l’humanité, dans son ensemble, doit se comporter, comment l’on peut faire, “ cela va de soi ”, le bonheur de toutes les générations suivantes et l’on prendra encore d’autres “ décisions de portée mondiale ”. Il n’y a donc pas lieu de “ déroger ” en se plaignant amèrement du pourcentage important d’enfants auxquels les “ dirigés ” donnent une éducation qui ne leur permettra en aucune façon d’entrer dans la catégorie de l’enfant sage de la Haggadah, ni même de ceux dont l’éducation est encore plus éloignée et qui constituent une cinquième catégorie de fils, ne prenant même pas part au Séder. Car, ces dirigeants sont convaincus que tous les parents “ dirigés ” assistent effectivement au Séder !
*
*
*
Ce qui est vrai pour la communauté s’applique aussi à chacun, à titre individuel. Chacun a(11), en effet, son propre “ dirigeant ”, la tête et le cœur, l’intellect et le sentiment, de même que ses “ dirigés ”, les membres du corps. Et, là encore, il se passe, bien souvent, ce qui est décrit ci-dessus : on prend une décision de portée globale et générale(12) concernant le monde entier, le petit monde que constitue l’homme(13), on sera meilleur, plus pieux, envers Dieu et envers les hommes. Dès son réveil(14) le matin, on remerciera Dieu d’avoir restitué son âme et sa vitalité. Dès que l’on récitera la première bénédiction, on aura conscience que Dieu est le “ Roi du monde ”, le Maître de tout l’univers. Tôt le matin, avant la prière(15), on s’engagera à mettre en pratique l’Injonction : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”.
Puis, l’on entrera dans les détails “ de moindre importance ”, par exemple la nécessité de ne pas “ avaler ” les mots de la prière, en général, du Chema Israël, en particulier, de méditer à la grandeur de Dieu et à la petitesse de l’homme, y compris de sa propre personne, avant chaque Amida(16), chaque jour, mais, pour cela, on n’a pas de temps et pas de patience. On doit éviter la concurrence déloyale, ne pas attirer les clients des autres, mais l’on craindra que, de cette façon(6), on perdrait les moyens que… Dieu accorde. Avant Pessa’h, on doit aider ceux qui sont dans le besoin en leur donnant la Tsedaka de cette fête, mais l’on préférera se rappeler de la sortie d’Egypte et l’on décidera que l’on doit, comme à l’époque, disposer pour soi-même et pour les membres de sa famille, d’ustensiles en argent et en or, de beaux vêtements. Que reste-t-il donc pour donner de la Tsedaka aux pauvres ?
*
*
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Que Dieu vous accorde la bénédiction et le succès, afin que chacun et chacune d’entre vous tirent l’enseignement de ce qui vient d’être dit, de même que toutes les leçons enseignées par la fête du temps de notre liberté. Tout comme, lors de la sortie d’Egypte, la délivrance du peuple fut la conséquence de celle de chaque individu(17), qu’il en soit donc de même, à l’heure actuelle. Que chaque individu, que chaque famille aient un comportement quotidien, jusque dans ses aspects les plus ordinaires, qui soit celui de la Torah, sans compromis et sans allègement. Ceci révélera la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h. Ainsi, s’accomplira la promesse selon laquelle : “ Comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles ”. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Voir le Haggadah de Pessa’h avec les commentaires du Rabbi, édition de 5751 (1991), à la page 601. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Un reflet de toutes les fêtes éclairent, en effet, chaque journée, comme l’explique la causerie de Pessa’h 5703 ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ On notera l’affirmation de nos Sages, au traité Yoma 72b, selon laquelle la Torah de celui qui ne la mérite pas est comme un poison. On verra aussi les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 4, au paragraphe 3 ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le traité Roch Hachana, chapitre 1, à la Michna 1. Et, l’expression employée est : ‘tête des fêtes’, et non début. Il en résulte que cette fête est également la première par son importance ”. Le Rabbi souligne ici le mot : “ tête ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Bien plus, il s’agit d’une Injonction de la Torah, comme le disent le Rambam, dans ses lois du Chema Israël, chapitre 1, au paragraphe 3 et le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, Ora’h ‘Haïm, au début du chapitre 67 ”. (6) Le Rabbi souligne les mots : “ chaque jour ”, “ la fête de Pessa’h ”, “ sacrifice de Pessa’h ”, “ Mon peuple ”, “ Mon peuple ”, “ peuple ” et “ de cette façon ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ C’est ainsi que la fête de Pessa’h est appelée dans la Loi orale. Selon le Targoum Yonathan, cette expression apparaît aussi dans la Loi écrite, dans le verset Chemot 34, 25 ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon les versets Chemot 3, 7 ; 5, 1 ; 3, 10 ; 12, 3 ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le traité Pessa’him 86a ”. (10) Voir, à ce sujet, la lettre n°8679. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ Zohar, tome 2, à la page 153a. Voir la causerie de Sim’hat Torah 5669, dans le Séfer Ha Si’hot Torat Chalom, à partir de la page 120 ”. (12) Le Rabbi note, en bas de page : “ Il en est de même pour la méditation. Voir Chaar Ha I’houd, au chapitre 4 et le Kountrass Ha Avoda, au chapitre 6 ”. (13) Le Rabbi note, en bas de page : “ L’homme est défini comme un petit monde, selon le Midrash Tan’houma, Parchat Pekoudeï, au chapitre 3 ”. (14) Le Rabbi note, en bas de page : “ Dès l’éveil, selon le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken,
au début du chapitre 1 et son Siddour ”. (15) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le Péri Ets ‘Haïm, porte 5, au chapitre 1. Voir le Siddour de l’Admour Hazaken, avant le paragraphe : ‘Comme sont belles…’ ”. (16) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au début du chapitre 98 ”. (17) Le Rabbi note, en bas de page : “ Comme le disent, en particulier, le Me’hilta, à la Parchat Bo et le Midrash Vaykra Rabba, chapitre 32, au paragraphe 5, les actions par le mérite desquelles les enfants d’Israël quittèrent l’Egypte furent accomplies à titre individuel. De même, il est dit : ‘vis par ton sang, vis par ton sang’, c’est-à-dire par le sang de la circoncision et par celui du sacrifice de Pessa’h, selon le Midrash Chemot Rabba, chapitre 17, au paragraphe 3 ”.
Lettre n°8801
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8801, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Nissan 5724,
Brooklyn,
A Yossef Its’hak(1),
Je te salue et te bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, ta lettre du 5 Nissan. J’ai bon espoir que tu progresses en ton étude et en ton comportement, en l’étude de notre Torah, Torah de vie, une étude qui conduira à l’action(2), à la pratique de ses Mitsvot et à ce comportement. A n’en pas douter, tu as déjà étudié la signification de la Haggadah de Pessa’h et tu poseras les quatre questions du Ma Nichtana.
Grâce à une telle étude et un tel comportement, tu appartiendras à la catégorie des fils sages, pour la satisfaction de tes parents. Si tu le souhaites réellement, tu connaîtras la réussite en tout cela. Avec ma bénédiction pour me donner de bonnes nouvelles de ce qui vient d’être dit et à l’occasion de la fête de Pessa’h,
Notes
(1) Y. I. Tsoller, de Zurich. (2) Selon le traité Kiddouchin 40b.
Lettre n°8802
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8802, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[26-27 Nissan 5724]
Bien entendu(1), il ne doit pas(2) y avoir, en la matière, de concurrence déloyale(3). L’endroit de la lecture de la Torah et l’arche sainte doivent être séparés par au moins une rangée de personnes assises(4). La séparation(5) doit dépasser la taille d’un homme(6).
Cette dernière(7) ne doit pas être transparente(8), depuis la synagogue des hommes. Pourquoi rechercher à tout prix une permission qui pose problème, en tout état de cause, sans même tenir compte du fait qu’ici la synagogue des femmes est surélevée et même très haute(8), par rapport à celle des hommes ? Vous consulterez le traité Soukka 51b, qui dit : “ il en résulta… il en résulta encore… on instaura donc… là-haut ”(9). Le Maharcha souligne que le simple fait de les placer en hauteur constitue, en soi(8) une amélioration importante(8) par rapport à la situation précédente. Or, votre comparaison a pour effet de réduire tout cela à néant(10) !
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 16, à la page 615. (2) Ceci est une réponse faite au Rav Chmouel Pessa’h Bogomilski. Voir, à son sujet, la lettre n°8795. (3) Le Rav Bogomilski demandait sous quelles conditions il pouvait accepter le poste de rabbin d’une certaine synagogue.
(4) De la sorte, la table de lecture est considérée comme se trouvant au milieu de la synagogue, comme elle doit l’être. Voir, à ce sujet, la lettre n°8828. (5) Entre les hommes et les femmes. Voir, à ce sujet, les lettres n°4988 et 8875*. (6) Le Rav Bogomilski demandait si cette séparation pouvait avoir six pieds et le Rabbi lui souligne que c’est là une hauteur minimale. (7) Le Rav Bogomilski demandait au Rabbi si la séparation pouvait être en verre, comme celle qui se trouve dans la synagogue du Rabbi. (8) Le Rabbi souligne les mots : “ pas être transparente ”, “ très haute ”, “ en soi ” et importante ”. (9) La Guemara dit : “ Au début, les femmes étaient à l’intérieur et les hommes à l’extérieur. Il en résulta de la légèreté. On fit donc asseoir les femmes à l’extérieur et les hommes à l’intérieur. Mais, il en résulta encore de la légèreté. On instaura donc que les femmes soient assises là-haut et les hommes en bas ”. (10) En comparant la synagogue du Rabbi, dans laquelle les femmes se trouvent en hauteur, à celle de laquelle il est ici question, dans laquelle les hommes et les femmes sont au même étage ”.
Lettre n°8803
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8803, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5724,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 25 Nissan, dans laquelle vous me décrivez ce qui se passe et vous envisagez différentes possibilités pour ce qui concerne votre prochain semestre d’étude. Pour autant, l’essentiel manque totalement de votre courrier. Je fais allusion à votre ardeur et à votre élan à l’étude de la Torah, de sa partie révélée et de la ‘Hassidout. D’une manière indirecte, je n’ai rien entendu non plus à ce sujet, surtout après ma lettre du milieu de l’hiver(1), qui vous est sûrement parvenue(2), puisque j’y faisais également allusion à vous.
En plus de ce qui vient d’être dit et qui est essentiel, chaque élève de la sainte Yechiva Torat Emet(3) doit s’efforcer de faire tout ce qui est en son pouvoir pour multiplier le nombre des élèves de cette institution. Or, on n’entend rien non plus, concernant ce qui est fait en la matière. Sans doute, par retour du courrier, me ferez-vous connaître, par le détail, quel est l’avancement de chacun d’entre vous, en l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Bien entendu, cette étude sera conforme à l’enseignement de nos Sages(4) selon lequel elle doit conduire à l’action, c’est-à-dire à la progression dans la pratique des Mitsvot de la meilleure façon. De même, vous me préciserez combien d’élèves ont intégré la Yechiva grâce à l’effort de chacun d’entre vous. Et, c’est
ce propos qu’il est dit(5) : “ Si tu fais des efforts, ils seront couronnés de succès ”, “ celui qui prétend avoir fait des efforts qui n’ont pas été couronnés de succès, ne le crois pas ”, ce qui veut bien dire que, s’il n’y a pas de résultat, il est certain que l’on n’a pas fourni l’effort nécessaire. Avec ma bénédiction pour me donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même que de chacun de vos amis,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Bien entendu le “ petit malin ”(6) ne manquera pas de prétextes et d’excuses, s’il y a un manque en la matière, ce qu’à Dieu ne plaise. On rendra quelqu’un responsable et vous m’expliquerez que vous avez eu raison. Or, nos Sages nous ont fait savoir que celui qui entend de tels arguments et les accepte se livre lui-même à la volonté du “ petit malin ”. En conséquence, il est bien évident que vous devez rester dans les quatre coudées de la Yechiva Torat Emet, y étudier la Torah sincèrement et, comme je l’ai dit, sans succomber aux avances du “ petit malin ”, c’est bien clair.
Notes
(1) Il s’agit de la lettre n°8746. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Vous consulterez le Likouteï Torah, Parchat Chemini, à la page 18a. En yddish, le même verbe signifie à la fois ‘parvenir’ et ‘toucher’ ”. (3) De Jérusalem. (4) Dans le traité Kiddouchin 40b. (5) Dans le traité Meguila 6b. (6) Le mauvais penchant.
Lettre n°8804
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8804, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5724,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu votre lettre en son temps et, pour différentes raisons, ma réponse a été retardée jusqu’à maintenant. J’espère qu’à réception de la présente, votre état d’esprit se sera déjà amélioré. Je vous réponds, à dessein, à la fin et à la conclusion du mois de Nissan, celui de la liberté et de la délivrance, ce qui inclut, bien évidemment, la libération personnelle de toutes les pensées, de tout ce qui trouble. En outre, on prépare alors Iyar, le mois de l’éclat, lorsque, selon l’explication de nos Sages(1), l’éclat et la lumière se renforcent dans notre monde.
Bien entendu, je fais allusion à votre propre personne. En effet, le moment est propice, à l’heure actuelle, pour augmenter la bénédiction que Dieu vous accorde afin d’obtenir le succès dans tous les domaines et, avant tout, pour renforcer votre état de santé, au sens le plus littéral. Quand un homme fait une action en ce sens, même légère, on lui accorde la bénédiction céleste et on la multiplie de nombreuses fois. Et, cette action de l’homme est, avant tout, un renforcement de sa confiance en Dieu, une réflexion à la divine Providence, s’appliquant à chacun en particulier, à chaque détail de la vie. La conclusion immédiate est la suivante. Il ne faut prêter aucune attention aux pensées qui suscitent le tracas ou la tristesse, ce qu’à Dieu ne plaise. Bien plus, l’enseignement de nos maîtres et chefs, la ‘Hassidout, souligne à quel point la tristesse doit être totalement exclue. Pour cela, il n’y a pas lieu d’entrer en discussion avec soi-même, de chercher des preuves. Il ne faut plus y penser, ni accorder aucune attention à ces pensées. S’il n’est pas aisé de s’en défaire, un des moyens efficaces pour y parvenir consiste à occuper sa pensée avec ce qui n’a rien à voir avec la précédente réflexion, sans même penser à la rejeter, en se concentrant sur un tout autre objet.
J’ajoute que, toute chose devant prendre une apparence naturelle, il serait bon que vous consultiez un médecin et que vous vous conformiez à ses prescriptions. Vous demanderez à votre médecin de famille lequel de ses collègues doit être consulté et vous ferez tout cela avec une grande confiance. Selon les termes de du roi David, le chantre d’Israël, au nom de chaque Juif et de chaque Juive, “ l’Eternel est mon Berger, je ne manquerai de rien ”(2), “ l’Eternel est avec moi, je ne crains rien ”(3), en bonne santé et dans l’enthousiasme. Avec ma bénédiction pour votre moral, pour me donner de bonnes nouvelles de tout cela et en saluant vos parents, auxquels Dieu accordera une longue vie,
N. B. : Je souhaite que vous receviez la présente pendant les jours de Nissan ou, tout au plus, lors du Roch ‘Hodech du mois de l’éclat. C’est la raison pour laquelle ce courrier vous est adressé en express.
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8805, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5724,
Brooklyn, New York,
Aux participants au onzième repas annuel de l’association
des femmes et jeunes filles ‘Habad, à Cleveland, Ohio,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai appris, avec satisfaction, que votre repas a été fixé au dimanche, premier jour de Roch ‘Hodech Iyar, 30 Nissan prochain. Dieu fasse que votre célébration annuelle soit couronnée d’un grand succès, dans tous les domaines. Celle-ci a lieu à la fin du mois de Nissan et l’on peut donc souhaiter qu’à cette occasion, on mettra en exergue le contenu de ce mois de la délivrance et celui de la fête de Pessa’h pour toutes les femmes juives et, en particulier, pour les femmes ‘Habad, surtout pour ce qui concerne l’éducation basée sur les valeurs sacrées. En effet, le fondement même du Séder et de la Haggadah de Pessa’h, qui introduisent(1) la fête de Pessa’h, est la Mitsva de la Torah selon laquelle : “ Tu diras à ton fils ”(1), consistant à raconter et à expliquer aux enfants(1) la signification de la sortie d’Egypte, qui fut la préparation du don de la Torah. Ainsi, se réalisa : “ Ils Le reconnurent les premiers ”(1) et, de fait, ces enfants furent les premiers à reconnaître Dieu lors de la traversée de la mer Rouge(2), qui conclut(1) la fête de Pessa’h.
Le Séder et la Haggadah de Pessa’h nous enseignent donc que l’on ne doit pas se désespérer, pas même d’un fils impie, qu’il convient d’inviter également au Séder. Simultanément, il ne faut pas compter sur le seul fils sage pour qu’il grandisse et devienne un bon Juif pieux. Il est nécessaire de se consacrer à tous(1) les enfants juifs, sans exception. Tel est précisément l’objectif des femmes ‘Habad, en tout endroit. Elles soutiennent les institutions et les réalisations qui s’emploient à élever les enfants d’Israël au rang de fils sages. A ceci s’ajoute la mission essentielle des femmes et jeunes filles ‘Habad, celle d’introduire la plus large part de lumière et de sainteté, “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ” dans leur foyer et dans leur entourage. Avec ma bénédiction de réussite et pour me donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rabbi soulignent les mots : “ introduisent ”, “ Tu diras à ton fils ”, “ enfants ”, “ Ils Le reconnurent les premiers ”, “ conclut ” et “
(2) Selon le traité Sotta 11b.
Lettre n°8806
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8806, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Nissan 5724,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux
multiples accomplissements pour la Torah et les Mitsvot,
aux vastes connaissances, qui rend le jugement, mène sa
communauté dans la droiture, le Rav C.(1) Chlita,
Je vous salue largement et vous bénis,
Par l’intermédiaire(2) du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples accomplissements, le Rav Y.L. Raskin(3), j’ai bien reçu votre demande de bénédiction pour votre fils Maïmon, auquel Dieu accordera longue vie. En un moment propice, on mentionnera son nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à votre requête. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez, très prochainement, de bonnes nouvelles, à son sujet, d’un bien visible et tangible.
Nous sommes dans le mois de Nissan, celui de la délivrance, en particulier de tout ce qui fait obstacle à un service de Dieu empli de joie et d’enthousiasme. C’est aussi la période de l’Omer, qui n’est pas compté(4) avec des nombres ordinaux, “ premier ”, “ second ”, mais bien avec des nombres cardinaux, “ un ”, “ deux ”, s’élevant ainsi d’une étape vers l’autre, tout en conservant les stades du passé, en pratiquant un ajout dans les domaines de la sainteté. Comme l’expliquent les livres de la Science de la Vérité(5), les jours de cette période permettent l’élévation à travers les quarante neuf portes de la sainteté, le stade ultime en étant la cinquantième porte, ainsi qu’il est dit : “ Vous compterez cinquante jours ”.
Votre fils connaîtra donc également l’élévation et l’amélioration, pour ce qui concerne sa santé physique, au sein de tout le peuple d’Israël. On sait, en effet, quelle est la valeur d’un corps juif. Selon les termes de l’Admour Hazaken, “ Tu nous as choisis d’entre toutes les nations et les langues : ceci se rapporte au corps, dans sa grossièreté ”. Et, l’on consultera, à ce sujet, le chapitre 49 du saint Tanya. Vos actions sacrées pour les saintes institutions qui portent le nom de mon beau-père, le Rabbi, auprès du saint tombeau duquel sera lue cette demande de bénédiction, vous protégeront en tout ce qui vient d’être dit. Avec mes respects et ma bénédiction pour un bon Chabbat, de même que pour me donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav Chalom Messas, de Casablanca. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 7, à la page 284. (3) Le Rav Yehouda Leïb Raskin, de Casablanca. Voir, à son sujet, la lettre n°8780. (4) Comme l’explique le Torah Or, Parchat Mikets, à la page 34b et le Séfer Ha Mitsvot, du Tséma’h Tsédek,
à la page 28a. (5) Voir le Likouteï Torah Bamidbar, à partir de la page 12a.
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