KOULAM Télécharger l’app

Iguerot Kodesh — lettres 8745 à 8765

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°8745

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8745, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Tévet 5724,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 30/12, avec ce qui y était joint. Vous me parlez de votre fils et des circonstances dont il vous a fait part. Il s’agit, bien évidemment, du plus grand malheur qui puisse se produire, dès lors qu’un Juif oriente sa pensée vers une non Juive, comme vous l’écrivez. Il faut donc faire tout ce qui est possible pour le sauver de ce malheur. Et, cette obligation incombe, avant tout, à ses parents, d’autant qu’il y a bien là un malheur éternel, non seulement dans ce monde, mais aussi dans le monde futur. Car, si les parents font tout pour préserver leurs enfants de ce qui n’est pas bon dans ce monde, combien plus doivent-ils en faire de même pour le plus grand malheur qui soit, affectant les deux mondes à la fois.

Je ne veux pas en dire plus, car cela est particulièrement douloureux, puisque de telles façons d’agir confortent Hitler, que son nom soit effacé(1). En effet, ce dernier avait pour objectif de faire en sorte qu’il y ait le moins de Juifs possibles et c’est bien de cette façon(2) que l’on y parvient. Il faut donc espérer qu’un effort convenable, accompagné par une fervente prière à Dieu, de la part de tous ceux qui souhaitent le bien véritable de votre fils et, avant tout, bien sûr, des parents et des plus proches, sera en mesure de le protéger et de le préserver du plus grand malheur qu’il souhaite lui-même provoquer, ce qu’à Dieu ne plaise.

Puisse Dieu faire que vous m’annonciez une bonne nouvelle, tout comme vous m’avez vous-même fait part de cette immense douleur. Il faudrait, en outre faire vérifier vos Tefillin(3), de même que celles de votre fils et les Mezouzot de votre maison afin de s’assurer qu’elles sont toutes valables, conformément à la Hala’ha. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 24, à la page 376. (2) Par les mariages mixtes. (3) Celles du père.

Lettre n°8746

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8746, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

à l’issue du saint Chabbat Parchat Chemot

5724, Brooklyn, New York,

Aux élèves de la sainte Yechiva Tom’heï Temimim en

notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai demandé aux invités de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, de vous transmettre spécifiquement mes salutations(1), c’est-à-dire le contenu, tout au moins, des discours ‘hassidiques et des causeries qui ont été prononcés ici même, au cours du septième mois(2), lequel est rassasié de tout le bien(3) et, à son tour, rassasie de bien pour toute l’année. J’espère que cette transmission a été satisfaisante, ce qui veut dire qu’elle a été accomplie avec des propos émanant du cœur. Pour faire suite à cela, je vous écris, au moins brièvement, puisqu’en l’occurrence, il s’agit uniquement(4) de souligner, de conseiller un plus grand empressement et un plus profond scrupule(5), afin de mettre en évidence l’idée de ces discours et de ces causeries, s’appliquant à l’action concrète, leur synthèse finale qui est la suivante :

Il est nécessaire de redoubler d’élan et d’ardeur en l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, de même que dans la crainte de Dieu et dans l’amour de Dieu(6). Pour cela, il faut renforcer sa réflexion à tout ce qui concerne la ‘Hassidout, conformément à la décision hala’hique suivante du Rambam, qui figure au début du second chapitre de ses lois des fondements de la Torah : “ Ce Dieu honorable et redoutable(7), il est une Mitsva de L’aimer et de Le craindre. De quelle manière L’aimer et Le craindre ? Pour cela, un homme doit méditer(8) à Ses actions, y observer Sa Sagesse(8), éprouver une grande envie de connaître(8) Son grand Nom. Aussitôt… ”.

Pour que l’amour et la crainte soient suivis d’effet, jusque dans l’action concrète, il faut avoir recours au service de Dieu de la prière, comme l’expliquent longuement le Kountrass Ha Tefila et le Kountrass Ha Avoda, précisant aussi de quelle manière chacun doit s’y prendre. Autre point, qui est essentiel également, chacun doit faire son possible, dans toute la mesure de ses moyens, pour que les élèves des Yechivot se multiplient, tout d’abord en donnant soi même un bonne exemple, que tous voudront imiter, mais aussi en prononçant des paroles émanant du cœur, afin de convaincre les amis et les connaissances de pénétrer à la fois dans les quatre coudées de la Torah(9) et dans les quatre coudées de la prière(10), conformément à l’affirmation suivante de nos Sages(11) : “ Dieu aime les portes de Sion : les mesures indiquées par la Hala’ha ”, par l’étude de la Torah, l’étude de la prière fervente qui permet de la formuler, avec des paroles émanant du cœur qui pénètrent dans le cœur et, au final, exercent leur effet.

Toutes ces actions envers son prochain sont des éléments essentiels du service de Dieu, car “ nul acte du service n’est comparable à celui de l’amour ”(12) et nos Sages expliquent(13) : “ Tu aimeras l’Eternel ton Dieu : fais Le aimer à toutes les créatures. De toute ton âme : aime Le jusqu’à rendre l’âme ”. Et, l’on consultera le début d’Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, qui mentionne cet avis pour en faire une Hala’ha, concrètement applicable. Une telle activité rend, en outre, plus fructueuse l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, de même que la prière fervente, comme l’indiquent nos Sages(14), commentant le verset : “ l’Eternel fait briller les yeux des deux ”, car “ l’Eternel éclairera Sa Face pour eux ”, par la Lumière du Roi vivant.

Concernant l’ensemble des Mitsvot, on connaît la valeur de l’empressement(15), comme le disent et le répètent les propos de nos Sages. A fortiori en est-il ainsi, en la matière, puisqu’il s’agit d’étudier la Torah, de prier avec ferveur, de donner de la Tsedaka morale à son prochain en le faisant pénétrer dans les quatre coudées de la prière et de la Torah. Or, l’homme consomme le fruit de telles pratiques dans ce monde, alors que le capital lui en est conservé pour le monde futur(16).

Je vous adresse ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, l’étude de notre sainte Torah et la prière fervente, qui remplace le sacrifice(17), le service de Dieu de la Tsedaka(18) qui est l’équivalent de l’ensemble des sacrifices(19), en particulier lorsque tout cela est accompli en Erets Israël, en Terre Sainte(20). Bien plus, mon beau-père, le Rabbi, précise(21) que : “ chaque individu est, à lui seul, toute une communauté ”(22). En effet, nous approchons du 24 Tévet, date de la Hilloula de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie profonde de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, notre chef. Et, “ le corps suit la tête ”(23). Je conclus en vous adressant ma bénédiction pour avancer, d’une étape vers l’autre et pour connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté(24),

M. Schneerson,

Notes

(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 24, à la page 495. (2) Celui de Tichri. (3) Le Rabbi note en bas de page : “ Selon le Midrash Vaykra Rabba, chapitre 29, au paragraphe 8 ”. (4) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir Iguéret Ha Kodech, au chapitre 7 ”. (5) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir le Séfer Ha Si’hot été 5700, à la page 22 ”. (6) Le Rabbi note en bas de page : “ Qui sont à l’origine des trois cent soixante cinq Interdits et des deux cent quarante huit Injonctions, d’après le chapitre 4 du Tanya ”. (7) Le Rabbi note en bas de page : “ Selon les termes du verset Devarim 28, 55 : ‘le Nom honorable’. On consultera le traité Temoura 3b, mais cette analyse pourrait encore être approfondie ”. (8) Le Rabbi souligne les mots : “ méditer ”, “ Sa Sagesse ” et “ connaître ”. (9) Le Rabbi note en bas de page : “ Selon le traité Bera’hot 8a. Il s’agit de la partie révélée de la Torah et de sa dimension profonde, comme l’indique l’introduction du commentaire de la Michna, du Rambam, qui précise, en outre : ‘la connaissance et l’action’ et, encore avant cela, à propos de cette connaissance, explique : ‘la plus haute perception consiste à se représenter en son esprit l’unité du Saint béni soit-Il, avec tout ce que cette notion implique, la connaissance du Divin’ ”. (10) Le Rabbi note en bas de page : “ Selon le traité Bera’hot 31b. Et, l’on consultera les écrits du Ari Zal, dans la porte des enseignements de nos Sages, à propos du traité Bera’hot 8a ”. (11) Le Rabbi note en bas de page : “ Au traité Bera’hot 8a ”. (12) Le Rabbi note en bas de page : “ Cité par différentes références et l’on consultera le Zohar, tome 3, à la page 267a ”. (13) Le Rabbi note en bas de page : “ Selon l’interprétation de ce verset par le Sifri ”. (14) Le Rabbi note en bas de page : “ Dans le traité Temoura 16a. Voir aussi la fin de l’introduction du Tanya ”. (15) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir Iguéret Ha Kodech, au chapitre 21 ”. (16) Le Rabbi note en bas de page : “ Selon le traité Chabbat 127a ”. (17) Le Rabbi note en bas de page : “ Selon le Tour et Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 98 ”. (18) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir Iguéret Ha Kodech, à la fin du chapitre 12 et le Kountrass A’haron, dans le paragraphe intitulé : ‘l’action de la Tsedaka est celle du fleuve Etan’ ”. (19) Le Rabbi note en bas de page : “ Tanya, au chapitre 34. Voir le traité Soukka 49b, mais cette analyse doit encore être approfondie ”. (20) Le Rabbi note en bas de page : “ En effet, aucun enseignement n’est comparable à celui d’Erets Israël, selon le Midrash Béréchit Rabba, chapitre 16, au paragraphe 4 et il est dit : ‘Ils Te prieront en direction de leur terre’, comme le rapporte le Tour et Choul’han Arou’h, au début du chapitre 94. De même, Iguéret Ha Kodech rapporte, à la fin du chapitre 8 : ‘la Tsedaka que l’on plante en Erets Israël, ici-bas, est aussitôt…’ ”. (21) Le Rabbi note en bas de page : “ Selon le Séfer Ha Maamarim 5710, à la page 190 ”. (22) Voir, à ce sujet, la lettre n°6647. (23) Selon le traité Erouvin 41a. (24) Selon le traité Bera’hot 28a.

Lettre n°8747

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8747, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

veille du 24 Tévet 5724,

Hilloula de l’Admour Hazaken,

Brooklyn,

Aux jeunes filles ‘Habad, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai eu connaissance, avec plaisir, de votre bonne décision(1), qui a aussitôt été suivie d’effet, celle d’offrir le don de votre cœur pur pour le fonds des cent cinquante(2). En outre, cette action renforce encore plus clairement mon espoir et ma conviction que vous ferez tout ce qui est en votre pouvoir pour suivre les voies que nous a enseignées l’Admour Hazaken, au sein de tout Israël, comme l’expliquent ses livres et ses discours et, plus largement, les discours et les causeries de nos maîtres, dont le mérite nous protégera, les chefs de ‘Habad. Ceci s’appliquera à l’existence quotidienne et inclura, en outre, l’Injonction(3) d’augmenter cet engagement, de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté. Car, un Précepte de la Torah(4) est aussi une force accordée, une aide(5).

Puisse Dieu faire que cet espoir soit pleinement satisfait, que chacune d’entre vous soit une source de satisfaction véritable, de satisfaction ‘hassidique, pour ses parents, un exemple vivant pour toutes les filles d’Israël, où qu’elles se trouvent. Car, c’est là un des moyens essentiels pour diffuser les sources(6) à l’extérieur. Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit, en bonne santé, dans la joie et l’enthousiasme,

M. Schneerson,

N. B. : Je vous joins un reçu. Bien évidemment, le contenu de la lettre que j’ai adressée aux femmes et jeunes filles ‘Habad(7), puisse-t-elle avoir de longs jours et de bonnes années, concerne chacune d’entre vous.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 16, à la page 494. (2) Constitué à l’occasion du cent cinquantième anniversaire du décès de l’Admour Hazaken. Voir, à ce sujet, la lettre n°8599 et le Likouteï Si’hot, tome 9, à la page 345. (3) Selon le traité Bera’hot 28a. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°8704. (5) Pour le mettre en pratique. (6) De la ‘Hassidout. (7) Il s’agit de la lettre n°8735.

Lettre n°8748

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8748, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Tévet 5724,

jour de la Hilloula de l’Admour Hazaken,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav Mena’hem Ben Tsion(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres du dix Tévet, que ce jour soit bientôt transformé en joie et en allégresse, de même que celles qui la précédaient(2). Je vous joins une copie du courrier que j’adresse aux élèves de Yechiva en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie(3). A n’en pas douter, vous en ferez bon usage, de la manière qui convient. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de cela également. Avec ma bénédiction de prompte et complète guérison pour votre épouse et pour vos enfants, de même que pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vous concerne,

M. Schneerson,

Vous m’interrogez sur les couleurs de l’alphabet(4). Vous opterez pour ce qui permet le plus efficacement d’attirer l’attention des élèves. En effet, au moyen âge, ont été imprimés plusieurs livres, en particulier le Réchit ‘Ho’hma, dont chaque exemplaire avait une couleur différente, pour l’esthétique. Mais, si l’on désire se limiter au noir, par exemple pour rappeler l’écriture du Séfer Torah, comme l’indiquent le Midrash Chir Hachirim Rabba, à propos du verset : “ noires comme un corbeau ” et le Guilayon Maharcha sur le Choul’han Arou’h, Yoré Déa, au début du chapitre 271, ce sont, au contraire, les différentes(5) lettres qui doivent avoir des couleurs spécifiques, au même titre que celles du pectoral(6). Vous consulterez, à ce sujet, le traité Yoma 37a.

Notes

(1) Le Rav M.B. T. Wilhelm, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°8118. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 11, à la page 320. (3) Il s’agit de la lettre n°8746. (4) Pour l’enseigner aux enfants. (5) Le Rabbi souligne le mot “ différentes ”. (6) Porté par le grand Prêtre, dont chaque pierre précieuse avait une couleur différente.

Lettre n°8749

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8749, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Tévet 5724,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué et agréable ‘Hassid, aux bons

comportements et aux multiples accomplissements,

homme d’élévation, issu d’une illustre famille,

le Rav Its’hak Meïr Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je me joins à tous ceux qui vous adressent leurs bons vœux, à l’occasion de votre soixante dixième anniversaire. Je vous souhaite de longs jours et de bonnes années. Vous observerez le bon fruit de votre œuvre et vous en concevrez de la satisfaction, vous serez rassasié de joie.

Conformément à notre coutume, basée sur une instruction de mon beau-père, le Rabbi(2), chacun récite quotidiennement le Psaume correspondant au nombre de ses années. Le vôtre est désormais le Psaume 71 et puisse Dieu accomplir pour vous ce qui y est dit : “ Je parviendrai aux forces de la vigueur ”(3). Avec mes respects, ma considération et ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav I.M. Lewin. Voir, à son sujet, les lettres n°7598 et 8464. (2) Voir les Iguerot Kodech du Rabbi Rayats, tome 10, à la lettre n°3355. (3) Qui correspondent à l’âge de quatre-vingt ans.

Lettre n°8750

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8750, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Tévet 5724,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et

assume une mission sacrée(1), le Rav Its’hak(2),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 14 Tévet, avec ce qui y était joint, le compte-rendu de la réunion des directeurs(3). Je suis surpris que, tout au long de la discussion, personne n’ait fait référence au manque de succès de la réunion du 10 Chevat(4), les années précédentes. En effet, c’est en en découvrant la cause que l’on obtiendra ce succès, à l’avenir. Si l’on se base sur ce que vous avez écrit, il y a eu, les années précédentes, deux raisons :

A) Celle qui est essentielle, tout d’abord, il n’y a pas eu de concertation entre les directeurs d’écoles, pour des raisons diverses et variées.

B) Raison subsidiaire, qui est, semble-t-il, la conséquence de la précédente, les moyens financiers ont manqué pour couvrir toutes les dépenses.

Mais, il y a un autre point que je ne comprends pas, dans ce compte-rendu et qui est le suivant : le nom du Rav D.H.(5) n’est pas du tout mentionné. Or, pour différentes tâches, pour les interventions auprès des administrations, pour les problèmes financiers, c’est bien à lui que l’on s’adresse encore et encore et l’on exige qu’il agisse, en prétextant que l’ensemble du réseau est placé sous son autorité et sous sa responsabilité.

Il est clair qu’il n’y a pas lieu de se promener, le 10 Chevat, comme une fin en soi, d’autant qu’il en résulte une négligence de l’étude de la Torah. Il doit donc découler de cette activité un apport moral et non un simple plaisir du monde, Olam, de la même étymologie que Elem, le voile. Il est aussi un autre point et il est surprenant également qu’il n’ait pas été mentionné. Cette année, le 10 Chevat est un vendredi, veille du saint Chabbat. Il faut donc prévoir aussi le temps du retour, suffisamment tôt, après la réunion. Mais, peut-être l’idée était-elle de la fixer à la veille du 10 Chevat. Il semble que le compte-rendu ait été rédigé rapidement ou que la discussion ait elle-même été rapide. J’attends donc la suite ou les précisions, à ce sujet, avant de répondre à la question proprement dite. Conformément à votre demande, la présente vous est adressée en express. Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) L’enseignement basé sur les valeurs sacrées. (2) Le Rav I.Ginsburg, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, les lettres n°8391 et 9007. (3) Des écoles du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (4) A l’occasion de la Hilloula du Rabbi Rayats. (5) Le Rav David ‘Hanzin, de Péta’h Tikva.

Lettre n°8751

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8751, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Roch ‘Hodech Chevat 5724,

Brooklyn, New York,

A l’attention de monsieur Yossef Dekel(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en son temps, votre lettre, dans laquelle vous m’indiquiez que vous m’avez adressé les livres que vous avez publiés. J’ai donc attendu de les recevoir pour vous en accuser réception et c’est maintenant chose faite. Je vous remercie donc pour ces livres. Un simple coup d’œil suffit pour établir que beaucoup de travail y a été investi. Bien plus, en l’occurrence, il y a non seulement du travail, mais aussi de la compétence.

J’ai pris connaissance, avec un plaisir particulier, dans votre lettre, des sentiments de votre cœur à propos du 19 Kislev, date de la libération de l’Admour Hazaken, la cent cinquantième année depuis son décès venant de s’achever. Puisse Dieu faire que son enseignement, dans lequel il souligne tout particulièrement la nécessité de l’action concrète(2), montrant que l’étude et la pratique sont deux dimensions indissociables, exerce son influence sur chacun d’entre nous et vous apporte la motivation pour tous les jours de l’année. Bien plus, nous sommes à quelques jours de l’anniversaire du décès de mon beau-père, le Rabbi, qui sera le 10 Chevat. Celui-ci était son successeur, poursuivant ses voies et puisse donc son mérite protéger chacun d’entre nous, au sein de tout Israël. Avec mes respects et ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours,

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°8699. (2) Voir, notamment, la première partie du Tanya, au chapitre 35.

Lettre n°8752

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8752, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

onzième mois, premier du mois(1) 5724,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre(2). Nous sommes à quelques jours de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi et c’est alors qu’il reçoit l’élévation, d’une étape vers l’autre. Différents textes y font allusion et les écrits du Ari Zal l’expliquent(3). Comme le souligne l’Admour Hazaken dans son Iguéret Ha Kodech, au chapitre 27 et dans son commentaire, le Juste qui quitte ce monde s’y trouve encore plus que de son vivant. Quand on s’attache à lui, “ l’esprit suscite l’esprit et attire l’esprit ”, une vie de spiritualité, des pensées de Techouva, des bonnes actions. Et, il en est de même également en tous les domaines du monde.

Il en résulte que l’élévation du Juste provoque également celle de toutes les personnes dont l’esprit attire l’esprit. Et, cette ascension se manifeste à la fois dans le service de Dieu et dans les domaines du monde. Plus l’on se rapproche, en renforçant et en élargissant la manière dont on suit la voie droite qu’il nous a tracée par ses comportements et dont on se conforme à ses enseignements(4), plus tôt l’on reçoit la bénédiction.

Bien plus, il s’agit, en l’occurrence du Juste, chef d’Israël, qui, quand il vivait sur cette terre, se comportait, envers chaque Juif et chaque Juive, comme un père envers ses enfants. Il se souciait de ce qui les concerne, dans ce monde et dans le monde futur(5), selon le relation et l’attachement(6) qu’un Rabbi peut entretenir avec son ‘Hassid, que l’on peut même comparer à la liaison qui existe entre le luminaire et la lumière, un lien profond, procédant de l’essence. Avec ma bénédiction pour un bon mois et pour donner de bonnes nouvelles de la fructueuse réunion ‘hassidique de la Hilloula qui aura lieu en son temps, puis pour toute l’année à venir,

Mena’hem Schneerson,

*

*

*

Vous avez sûrement reçu ma lettre(7), puis mon télégramme concernant les Cho’hatim de cette ville(8). Or, je viens d’apprendre que l’un d’entre eux se trouve actuellement en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Sans doute clarifierez-vous donc cette situation. Vous la préciserez et vous rectifierez ce qui doit l’être. De façon générale, mon propos n’est pas d’intervenir, en la matière, mais que puis-je faire ? On m’y a entraîné et, de cette façon(9), j’ai reçu une nouvelle qui n’est pas bonne de l’organisation qui a été adoptée sur place. Il est donc de mon devoir de souligner cet état de fait, encore une fois et encore une fois. Et, vous avez vous-même été l’intermédiaire(10), en ce domaine.

Notes

(1) Roch ‘Hodech Chevat. Le Rabbi note, en bas de page : “ A proximité du décès de Moché, le berger fidèle, selon le Sifri, au début de la Parchat Devarim ”. La même lettre est également datée du 7 Chevat et le Rabbi note, en bas de page : “ Rabbi Eliezer considère que Moché mourut le 7 Chevat, selon le Yalkout Chimeoni sur le verset Bechala’h 16, 35. Voir aussi le Maguen Avraham, chapitre 580, au paragraphe 8. Et, il est surprenant que cet avis de Rabbi Eliezer ne figure pas dans le Me’hilta, pour les éditions que j’en ai vu ”. (2) Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes. Voir le Séfer Ha Maamarim Bati Le Gani, tome 1, à la page 353. (3)

Le Rabbi note en bas de page : “ Voir aussi les commentateurs du Choul’han Arou’h, Yoré Déa, à la fin du chapitre 376 et à la fin du chapitre 402 et les écrits du Ari Zal, sur la signification du Kaddish des orphelins, de même que la lettre de mon beau-père, le Rabbi, dans l’introduction du fascicule n°3 et à la fin du fascicule n°36 ”, figurant aussi dans les Iguerot Kodech du Rabbi Rayats, tome 2, à la lettre n°432 et tome 4, à la lettre n°990. (4) Le Rabbi note en bas de page : “ Selon la formulation d’Iguéret Ha Kodech, à la même référence. Et, l’on consultera le Zohar, tome 2, à la page 215a et tome 3, à la fin de la Parchat Kedochim, de même que le Likouteï Torah, Chir Hachirim, à la page 12b ”. (5) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir le traité Baba Metsya 33a ”. (6) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir la causerie de Sim’hat Torah 5694, au second paragraphe et celle du 20 Kislev 5694, au paragraphe 8, dans le Likouteï Dibbourim, tome 1 ”. On verra également, à ce sujet, la lettre n°7505. (7) Ce paragraphe fut ajouté sur l’exemplaire de cette lettre destiné au Rav Chlomo Yossef Zevin. Voir, à son sujet, la lettre n°8731. (8) Voir, à ce sujet, la lettre n°8799. (9) Le Rabbi souligne l’expression : “ de cette façon ”. (10) Pour faire intervenir le Rabbi, en la matière.

Lettre n°8753

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8753, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

onzième mois, premier du mois(1) 5724,

Il est bien clair que l’eau de vie que vous avez reçue(2) ne doit pas être vendue à un non Juif, à la veille de Pessa’h. Vous la distribuerez donc au préalable(3)

Notes

(1) Roch ‘Hodech Chevat. (2) Du précédent Rabbi. (3) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 16, à partir de la page 129 et le Chaareï Hala’ha Ou Minhag, tome 2, à la page 97.

Lettre n°8754

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8754, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[6 Chevat 5754]

Vous évoquez le fait d’enseigner le Tana’h à des auditeurs qui n’ont pas la tête couverte. Il est clair que cela ne me satisfait pas du tout, d’autant que nombre d’entre eux ne le font pas parce qu’ils n’ont pas le choix(1). Vous devez comprendre ce que je veux dire(2).

Notes

(1) Mais bien par un choix délibéré de leur part. (2) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 23, à la page 493.

Lettre n°8755

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8755, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[7 Chevat 5724]

Pour ce qui est de la date du début du port des Tefillin(1), cela peut être une semaine avant la date habituelle. Ce sera en un moment bon et fructueux(2).

Notes

(1) La question posée était la suivante : s’il y a, dans les deux mois qui précèdent la Bar Mitsva, la période pendant laquelle on a l’usage de commencer à porter les Tefillin, une semaine de ‘Hol Ha Moéd, quand faut-il commencer à mettre les Tefillin ? (2) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 21, à la page 357.

Lettre n°8756

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8756, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Chevat 5724,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 17 Tévet, de même que celle qui la précédait. Je fais ici réponse à vos questions. Pour ce qui est de votre fille, les jeunes filles religieuses sont dispensées de la conscription(1), comme le disent les versets Devarim 22, 5 et 23, 10 à 15. Celles qui prétendent, néanmoins, vouloir venir en aide à la Terre Sainte et s’enrôler dans ce but peuvent être comparées(2), selon ces mêmes références, à quelqu’un qui éteindrait un incendie avec du pétrole, sous prétexte que celui-ci est également un liquide, au même titre que l’eau. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Notes

(1) Dans l’armée de défense d’Israël. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°74535 et 7800.

Lettre n°8757

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8757, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Chevat 5724,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 8 Chevat, avec votre demande de bénédiction qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous me parlez des pensées qui vous tracassent. J’en suis très surpris, d’autant que vous avez eu le mérite d’étudier, pendant une longue période, en la sainte Yechiva Tom’heï Temimim. Or, la sainteté ne quitte pas son lieu(1). Vous avez, en particulier, étudié la ‘Hassidout, qui explique ce qu’est la divine Providence(2), qui souligne que Dieu est l’Essence du bien, qu’il est dans la nature de Celui Qui est bon de faire le bien. Il serait judicieux que vous appreniez le Psaume 23, avec différents commentaires. Et, de temps à autre, vous réviserez ce texte.

De même, il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, si cela n’a pas été fait au cours des douze derniers mois. En effet, ces jours sont propices, à proximité du 10 Chevat, Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, auprès du saint tombeau duquel votre nom sera mentionné. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 14, à la page 313. (2) Voir la première partie du Tanya, au chapitre 43.

Lettre n°8758

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8758, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

veille de la Hilloula de mon beau-père,

le Rabbi(1) 5724,

Brooklyn, New York,

A l’attention du distingué et agréable ‘Hassid qui craint

Dieu, élu du peuple, recherchant le bien de son peuple,

ayant des comportements généreux, issu d’une illustre

famille, le Rav Chnéor Zalman(2) Chlita,

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion du jour de la Hilloula, un moment propice, je souhaite, comme à mon habitude, renouveler et resserrer les liens qui nous unissent, au moins par écrit. En effet, la date du décès d’un Juste est un temps favorable, puisque celui-ci est alors délivré des limites qui lui sont imposées par son corps. De la sorte, l’attachement au Juste qui a quitté ce monde peut se placer à un stade plus élevé, à la fois dans le service de Dieu et dans les domaines du monde. Au fur et à mesure que l’on s’approche, on reçoit de plus en plus clairement la bénédiction. Vous-même avez eu le mérite de connaître mon beau-père, le Rabbi, dans son service de Dieu comme dans ses activités du monde, à l’occasion de sa visite en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie(3). Selon ce dont je me souviens, mon beau-père m’a relaté que vous l’avez alors entendu prononcer un discours ‘hassidique et c’est ainsi que tout a commencé. Certes, vous-même considérez que cela n’a été qu’un contact superficiel. Néanmoins, les maîtres de ‘Habad précisent qu’un discours ‘hassidique pénètre et parvient jusqu’à l’âme, en les cinq parties qui la constituent, Néfech, Roua’h, Nechama, ‘Haya et Ye’hida(4), cette dernière étant réellement celle qui entoure l’homme(5).

Celui dont nous célébrons la Hilloula écrit, dans sa sainte causerie du 19 Kislev 5693(6), au paragraphe 17, que ces cinq parties de l’âme correspondent aux quatre mondes supérieures, Atsilout, Brya, Yetsira, Assya et aux mondes de l’En Sof qui transcendent Atsilout. En effet, un homme juif est à lui seul un monde entier. De ce fait, il porte en lui ces cinq mondes à la fois. La Ye’hida l’entoure et le pénètre au plus profond, jusqu’au talon de son âme, puis au talon de son corps.

Puisse Dieu faire que le mérite de celui dont nous célébrons la Hilloula, ce terme, selon l’interprétation ‘hassidique(7), désignant également l’affinement qu’il a suscité dans le monde, protège chacun, en tous ses besoins. Avec mes respects et ma bénédiction,

Je saisis cette opportunité pour vous remercier pour les salutations que vous m’avez adressées par l’intermédiaire du Rav Hilevits et du Rav Gorodetski. En outre, j’ai éprouvé une satisfaction profonde quand on m’a transmis, pour reprendre votre expression, que vous avez “ passé l’examen avec succès, s’agissant de la visite que l’on sait(8) ”. Et, l’on adopte une conclusion positive.

Notes

(1) 9 Chevat. (2) C. Z. Chazar, président d’Erets Israël. Voir, à son sujet, la lettre n°8682. (3) En été 5689 (1929). Voir le Séfer Ha Toledot Admour Rayats, tome 4, à partir de la page 23. (4) Ses aspects végétatif, sentimental, intellectuel, sa quintessence et la parcelle de Divinité qui se trouve en l’homme. (5) Ne subissant pas les limites de sa personnalité. (6) 1932. Voir le Likouteï Dibbourim, tome 1, à la page 25b et le Séfer Ha Maamarim Meloukat, tome 1, à la page 282. (7) Voir le Likouteï Si’hot, tome 20, à la page 12. (8) Celle du pape. Voir, à ce sujet, la lettre n°8731.

Lettre n°8760

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8760, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Chevat 5724,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Ephraïm Eliezer(1) Ha Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 13 Chevat, de même que celle qui la précédait, datée du 5 Chevat, avec ce qui y était joint. Je vous remercie de m’avoir adressé les merveilleuses paroles de mon beau-père, le Rabbi, dont la Hilloula était le 10 Chevat, qui vient de passer. Je vous les restitue après les avoir recopiées. J’ai été impressionné, en particulier, en voyant, à la fin de ce développement, l’affirmation selon laquelle c’est dans les quatre coudées les plus proches du sommet de la montagne que l’on ressent…(2). Comme cela a été dit lors de la réunion ‘hassidique(3), la Hala’ha tranche que l’on peut réaliser une acquisition au sein de ses quatre coudées(4). A fortiori est-ce le cas puisque l’on peut acquérir également derrière un mur, bien que celui-ci constitue une séparation, même s’il comporte des fentes, en différents domaines. Rien de tout cela n’existe, en revanche, dans les quatre coudées, c’est bien évident.

Je vous rappelle également la version de Rava avec un Aleph(5) et il me semble avoir clairement mentionné, lors de la réunion ‘hassidique, que celle-ci figure dans le Yalkout Chimeoni sur le verset Mela’him 2, 3, de même que dans le commentaire de Rabbénou ‘Hananel sur le traité Pessa’him 117a(6). Et, l’on pourra consulter le Dikdoukeï Sofrim afin d’y trouver d’autres références. Avec ma bénédiction pour ce jour du nouvel an des arbres, car “ l’homme est tel l’arbre du champ ”, en particulier quand il est un érudit de la Torah, selon l’affirmation du traité Taanit 7a,

Notes

(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son sujet, la lettre n°8288. (2) Le plus de difficulté à grimper pour atteindre le sommet. Voir, à ce sujet, la lettre n°8972. (3) A l’issue du Chabbat Parchat Bechala’h 11 Chevat. (4) Selon le traité Baba Metsya 10a. (5) Un Sage de la Guemara, qu’il faut distinguer de Rabba avec un Hé. (6) Le Tanya, chapitre 7, à la page 11b, dit : “ C’est ce que faisait Rava avec ses disciples. Il prononçait devant eux des propos plaisants et ceux-ci riaient ”. On consultera, à ce propos, le recueil des commentaires sur le Tanya.

Lettre n°8761

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8761, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Chevat 5724,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Yaakov(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du dix Chevat, date de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, de même qu’à votre demande de bénédiction qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de celui dont nous célébrons la Hilloula.

Nous sommes le 15 Chevat(2), nouvel an des arbres et “ l’homme est tel l’arbre du champ ”, a fortiori quand il est un érudit de la Torah(3). Puisse donc Dieu faire que se renouvellent toutes les actions qui poussent grâce à l’étude(4) conduisant à l’action, celle de l’arbre de la vie qui est notre Torah, Torah de vie. Qu’il en résulte les bons fruits que sont les Mitsvot(5).

La motivation et les forces insufflées par ce nouvel an se prolongeront tout au long de l’année qui vient. C’est, en outre, le jour de la pleine lune. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav Y.Orenstein, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°8108. (2) Voir la lettre suivante. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le traité Taanit 7a ”. (4) Selon le traité Kiddouchin 40b. (5) Le Rabbi note en bas de page : “ Selon le traité Sotta 46a ”.

Lettre n°8762

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8762, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Chevat 5724,

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,

groupement de la ville sainte de Jérusalem, en notre

Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par

notre juste Machia’h, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille de la Hilloula(1) de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël. Vous m’indiquez que vous avez été élus à la direction de cette association et vous me faites part de votre bonne volonté, de l’élan de votre cœur pur pour élargir les activités et diffuser les sources(2). Puisse Dieu faire que s’accomplisse pleinement en vous la promesse de nos Sages selon laquelle on vient en aide à celui qui désire se purifier. Et, l’on connaît la précision, à ce sujet, de l’Admour Hazaken, qui dit que cela inclut le fait de purifier les autres(3).

Néanmoins, pour accroître le succès en toute chose, il faut élargir l’effort des hommes. Vous ferez donc tout ce qui est en votre pouvoir afin que cette décision passe du cœur à tous les membres du corps. En effet, “ le cœur distribue à tous les membres ”(4), jusqu’à l’action concrète, aux activités du quotidien(5), car “ l’acte est essentiel ”(6). Bien plus, “ l’acte est le plus élevé ”(7), comme on peut le déduire des Sidrot de ces semaines, dans lesquelles il est question de la déclaration : “ nous ferons ”, d’abord et : “ nous comprendrons ” ensuite, de l’importance de faire passer la première proposition avant la seconde.

Nous sommes le 15 Chevat(8), nouvel an des arbres et “ l’homme est tel l’arbre du champ ”, a fortiori quand il est un érudit de la Torah(9). Puisse donc Dieu faire que se renouvellent toutes les actions qui poussent grâce à l’étude(10) conduisant à l’action, celle de l’arbre de la vie qui est notre Torah, Torah de vie. Qu’il en résulte les bons fruits que sont les Mitsvot(11).

La motivation et les forces insufflées par ce nouvel an se prolongeront tout au long de l’année qui vient. C’est, en outre, le jour de la pleine lune. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, de sorte que : “ tu les placeras devant eux ”(12), de même que pour me donner des nouvelles bonnes et détaillées de tout ce qui vient d’être dit,

Notes

(1) Le 9 Chevat. (2) De la ‘Hassidout. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Cette formulation est citée et commentée par le Likouteï Torah, Parchat Devarim, à la page 89d ”. (4) Voir le Zohar, tome 3, à la page 221b. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Likouteï Torah, Parchat Bamidbar, à la page 19c-d ”. (6) Selon le traité Avot, chapitre 1, à la Michna 17. (7) Voir le Zohar, tome 1, à la page 115a et tome 3, à la page 108b. (8) Voir la lettre précédente. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le traité Taanit 7a ”. (10) Selon le traité Kiddouchin 40b. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le traité Sotta 46a ”. (12) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, à la fin et à la conclusion, de même que le Torah Or, au début de la Parchat Michpatim, dans le discours intitulé : ‘et voici les Jugements’ ”.

Lettre n°8763

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8763, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Chevat 5724,

Brooklyn,

A madame Bender(1),

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 28/1, avec ce qui y était joint. En un moment propice, on mentionnera votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Et, que Dieu vous accorde le succès de me donner de bonnes nouvelles, à ce sujet.

Bien plus, nous venons de vivre le jour du 15 Chevat, qui est appelé le nouvel an des arbres(2). Or, il existe une profonde similitude entre l’homme et l’arbre. En méditant au nouvel an de l’arbre, on doit donc pousser(3), s’élever dans la pratique juive, produire de bons fruits, c’est-à-dire, selon l’interprétation de nos Sages(4), faire de bonnes actions, mettre en pratique les Mitsvot, puis développer et élargir tout cela.

Que le mérite de la Tsedaka, pour laquelle je vous joins un reçu, vous protège, en tout cela. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) De New Havens. (2) Voir la fin des deux lettres précédentes. (3) Le Rabbi souligne le mot : “ pousser ”. (4) Selon le traité Sotta 46a.

Lettre n°8764

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8764, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

jeudi de la Paracha : “ tout ce que l’Eternel

a dit, nous le ferons ”(1) 5724,

Brooklyn, New York,

Au jeune Yossef,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, la lettre dans laquelle tu m’expliques comment s’est passée ta Bar Mitsva(2). Bien entendu, tu as, tout d’abord, commenté la Torah, prononcé un discours ‘hassidique et tu as donné de la Tsedaka. Et, tout cela se poursuivra pendant le saint Chabbat Parchat Yethro, qui approche et dont le point central est le don de notre Torah, Torah de vie, puis pendant le début de la semaine suivante, celle de la Parchat Michpatim. Or, on connaît les propos de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, selon lesquels les Juifs doivent découvrir, dans la Paracha de la semaine, des enseignements s’appliquant à cette semaine.

Puisse donc Dieu faire que chacun conserve, en permanence devant ses yeux, l’un des grands principes que l’on déduit de ces Sidrot et qui est le suivant : le Saint béni soit-Il dit : “ Les enfants d’Israël sont pour Moi, des serviteurs ”(3) et non les serviteurs d’autres serviteurs(4). C’est pour cela qu’un Juif n’a pas le droit de dire : “ J’aime mon maître… ”, ce qui fait allusion, en l’occurrence, à toutes les contingences du monde. Il ne doit pas faire partie de ceux qui, du fait de leur attirance vers les plaisirs du monde, sont les serviteurs, les esclaves de leur mauvais penchant et de tout ce qui le concerne.

Il faut se souvenir en permanence que : “ Je suis l’Eternel ton Dieu(3) Qui t’ai fait sortir du pays de l’Egypte, de la maison de la servitude(3) ”, afin d’être réellement libre. Or, soulignent nos Sages(5), “ nul n’est libre comme celui qui se consacre à l’étude de la Torah ”, cette étude conduisant à l’action(6), c’est-à-dire à la pratique des Mitsvot.

Le mérite de la Tsedaka te protégera en tout ce qui vient d’être dit, avec encore plus de puissance et de force, en connaissant l’élévation dans le domaine de la sainteté(7). Je t’adresse ma bénédiction pour que tes parents conçoivent de toi beaucoup de satisfaction véritable, une satisfaction juive et ‘hassidique, de même que pour me donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Yethro 19, 8. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 6, à la page 314. (3) Le Rabbi souligne les mots : “ Les enfants d’Israël sont pour Moi, des serviteurs ”, “ ton Dieu ” et “ de la maison de la servitude ”. (4) Behar 25, 55 selon l’interprétation du traité Kiddouchin 22b. (5) Dans le traité Avot, chapitre 6, à la Michna 2. (6) Selon le traité Kiddouchin 40b. (7) Selon le traité Bera’hot 28a.

Lettre n°8765

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8765, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Chevat 5724,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai lu, avec beaucoup d’étonnement, votre lettre de ce mardi. Ainsi, il vous semble que l’on ne vous a pas donné la bonne information, délibérément ou non. En tout état de cause, le contenu de votre lettre a été transmis à la direction de la Yechiva, qui possède toute compétence en la matière. Je dois cependant vous exprimer ma surprise : comment un Juif qui a observé les bienfaits de Dieu, qui a été sauvé des mains étrangères par Ses miracles et qui, en outre, a un bon fils, possédant de larges capacités, peut-il chercher à se persuader et à se convaincre que ce fils doit donner une partie de ses jeunes années, lesquelles devraient être réservés à l’étude de notre sainte Torah, Torah de vie, pour le consacrer à… ? Car, tous les “ raisonnements ” destinés à justifier une telle attitude ne concernent pas ceux qui ont observé et vécu une telle période, puisse Dieu faire qu’elle ne se reproduise plus. Ceux-là ne devraient pas se laisser abuser par leur mauvais penchant.

Je ne souhaite pas en dire plus, puisque la compétence, comme je l’ai dit, appartient à la direction de la Yechiva et aux parents. Toutefois, vous avez vous-même abordé cette question et vous avez souhaité établir une relation avec les dix Commandements, “ honore ton père et ta mère ”. Je ne peux donc pas placer tout cela sous silence et ne pas exprimer mon sentiment, comme je l’ai fait ci-dessus. Puisse Dieu faire que chaque Juif, homme ou femme, perçoive enfin

la “ vérité vraie ”, celle de notre sainte Torah, Torah de vérité, qu’il mette en pratique ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”, qu’il s’emploie à les diffuser autour de lui dans toute la mesure de ses moyens, avant tout auprès des enfants, envers lesquels ont doit ressentir une profonde responsabilité morale et un engagement personnel, c’est bien évident. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,

← Lettres précédentes Lettres suivantes →
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android. Télécharger Koulam