Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°8725
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8725, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Kislev 5724,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai reçu, avec plaisir, votre lettre et ce qui y était joint, un mémoire(1) daté du 19 Kislev. Bien que vous ne le précisiez pas, j’ai bon espoir que vous connaissez l’histoire de ce jour de bonne nouvelle, celui de la libération de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, qui est aussi celui de notre délivrance et de la liberté de nos âmes. Et, peut-être avez-vous participé personnellement à l’une des réunions ‘hassidiques qui ont lieu, chaque année, en ce jour. Plusieurs d’entre elles se tiennent dans la ville sainte de Jérusalem, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Puisse Dieu faire que cette journée influence toute votre année, afin que vous diffusiez le Judaïsme traditionnel, notre sainte Torah, Torah de vérité, en particulier la lumière de la ‘Hassidout et de ce qui la concerne.
Bien entendu, j’ai lu ce mémoire avec intérêt. Il semble que la question du calendrier soit de nouveau à l’ordre du jour, dans le contexte international et puisse Dieu faire qu’au final, nos frères, les enfants d’Israël, ne prêtent pas main forte aux détracteurs du Judaïsme, surtout à la lumière de l’histoire d’Israël et en fonction des allusions que l’on trouve dans les Midrashim de nos Sages. Sans leur aide, ceux-ci ne pourraient pas imposer leur autorité, pas même dans les domaines matériels et encore moins pour ce qui a trait à la spiritualité du peuple d’Israël. Selon la formulation bien connue, sans l’intervention de ceux qui “ émanent de toi ”, toute destruction serait inconcevable.
De fait, ces jours de ‘Hanoukka délivrent le même enseignement(2). En effet, les hellénistes se réclamaient, à l’époque, de la culture dominante. Ils prétendaient que Israël est identique à tous les autres peuples et doit imiter leur comportement. Certes, quelques unes de leurs pratiques, la Torah et les Mitsvot, sont spécifiquement juives. Il convient, néanmoins, d’étudier la Torah uniquement pour acquérir des connaissances, d’en avoir une perception purement intellectuelle. Et, en conséquence, le sacrifice que l’on offre peut aussi bien être un porc, qui sera introduit dans le Temple et conduit jusqu’à l’autel. Quant à la lumière de la Mitsva, on pourra souiller les huiles, mais non(3) les faire disparaître, car l’allumage du Chandelier reste une nécessité, mais doit, cependant, être réalisé avec de l’huile impur ! Du fait de nos nombreuses fautes et pour notre grand malheur, un même danger guette encore notre époque aux multiples épreuves, qui comptent de nombreux hellénistes, de toutes sortes et de tous acabits. Il est difficile d’en dire plus tant cela est pénible et même désolant.
A ce sujet, mais vous le savez sûrement, l’épisode du 19 Kislev lui-même survint uniquement parce que des Juifs apportèrent leur concours(4), comme cela est établi. Malgré cela, celui dont nous célébrons la délivrance, l’Admour Hazaken, met en garde, dans une lettre bien connue(5). Faisant référence à sa libération et à sa délivrance, il invoque, selon ses propres termes, “ les multiples bienfaits que Dieu a accompli pour nous ”, mais il exige, malgré cela : “ que l’on ne soit pas orgueilleux, en son cœur, par rapport à ses frères, car, peut-être, de cette façon, Dieu les inspirera, comme le visage se reflète dans l’eau… ”. Telle est la conception de ‘Habad, qui consiste à rapprocher de telles personnes de la Torah et des Mitsvot, plutôt qu’à les abaisser vers elles, ce qu’à Dieu ne plaise, en étant motivé par son amour du prochain qui ne fait qu’un avec l’amour de Dieu et avec l’amour de Sa Torah(6). Avec mes respects et ma bénédiction pour un joyeux ‘Hanoukka,
Notes
(1) Emanant du ministère des cultes, à propos du calendrier mondial. Ce mémoire expliquait que ce dernier devait remplacer le calendrier grégorien et inclure en lui des jours qui ne font pas partie du cycle hebdomadaire. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8723. (3) Le Rabbi souligne le mot : “ non ”. (4) A la dénonciation dont fit l’objet l’Admour Hazaken. (5) Figurant dans le Tanya, Iguéret Ha Kodech, au chapitre 12. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°8701.
Lettre n°8726
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8726, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Kislev 5724,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Kislev, première lumière de ‘Hanoukka. En un moment propice, on mentionnera votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que les souhaits de votre cœur soient positivement exaucés. J’ai bon espoir que vous avez un temps fixé pour l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, chaque jour et, plus largement, pendant le Chabbat qui est saint pour Dieu. C’est également là le moyen de recevoir la bénédiction de Dieu, en vos besoins, de faire en sorte que vos actions soient fructueuses, d’une manière naturelle, conformément au verset : “ Et, l’Eternel ton Dieu te bénira en tout ce que tu feras ”.
Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, si cela n’a pas été fait pendant les douze derniers mois. En outre, vous gardez sûrement les trois études bien connues qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout
cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Il est surprenant que vous n’observiez pas et ne preniez pas en considération, semble-t-il, la contradiction évidente qu’il y a dans votre lettre. En effet, une réflexion sommaire suffit pour y voir la puissance de “ l’autre côté ”(1) et les avances du “ roi vieux et insensé ”(2). Je fais allusion au début de votre courrier, dans lequel vous me dites que avez eu le mérite et le succès d’étudier à la sainte Yechiva Tom’heï Temimim. Néanmoins, vous avez dû la quitter pour rentrer chez vos parents et, comme je le disais, vous n’avez pas le moindre doute, à ce sujet. Puis, dans la suite de votre lettre, vous me relatez ce qui vous est arrivé par la suite. Vous avez quitté la Yechiva et vous avez travaillé, pendant quelques temps. Puis, vous êtes entré dans l’armée et il est bien évident que cela n’a nullement aidé vos parents(3). Cela n’a fait qu’entériner votre départ de la Yechiva. Ensuite s’est malheureusement produit cet accident de voiture et, depuis, vous consultez des médecins, subissez des traitements. Là encore, il est clair que cela n’aide pas vos parents, bien au contraire.
Or, après m’avoir vous-même(4) écrit tout cela, vous ne voyez pas la conclusion immédiate qu’il conviendrait d’en tirer. Non seulement il ne fallait pas quitter la Yechiva, mais, en outre, il aurait été nécessaire d’y étudier notre sainte Torah avec élan et ardeur, d’y mettre en pratique les Mitsvot de la meilleure façon, d’y donner le bon exemple à tout son entourage, en particulier aux jeunes gens, parmi nos frères, les enfants d’Israël sefardim. Dès lors, non seulement tous ses événements ne se seraient pas produits, mais cette manière d’agir, est uniquement elle, aurait été la voie, le canal permettant d’obtenir la bénédiction de Celui Qui donne la Torah et Qui, en outre, assure la subsistance de tous, avec grâce, bonté et miséricorde(5), dans le monde entier.
Certes, “ il est inutile de se plaindre du passé ”(6), mais puisse Dieu faire qu’au moins maintenant, vous connaissiez ce mérite et ce succès au sein des jeunes parmi nos frères, les enfants d’Israël sefardim qui, pour différentes raisons, ne sont pas familiarisés à l’étude de la Torah, si ce n’est pour une courte période. Or, quelles qu’aient été ces raisons, de par le passé, celles-ci n’ont plus cours, à l’heure actuelle. Ces jeunes gens doivent donc poursuivre des études, dans les Yechivot supérieures, pendant de nombreuses années. Vos propos émaneront de votre cœur, de l’intérieur de vous-même et, de la sorte, ils pénétreront dans le cœur de ceux qui les écouteront et feront leur effet. De fait, nous vivons les jours de ‘Hanoukka, dont l’objet est la multiplication, de jour en jour, de “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”. C’est bien évident.
Notes
(1) Celui du mal. (2) Le mauvais penchant. (3) Ce qui était la justification du départ de la Yechiva de ce jeune homme. (4) Le Rabbi souligne : “ vous-même ”. (5) Selon les termes de la bénédiction après le repas. (6) Selon le traité Bera’hot 54a.
Lettre n°8727
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8727, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[29 Kislev 5724]
Lorsque(1) vous vous êtes rencontrés(2), vous avez sûrement parlé du Judaïsme, de la Torah, de ses Mitsvot, de votre manière de vivre, en général et de diriger votre maison, en particulier.
Si la crainte de Dieu inspire votre existence quotidienne et si, en outre, vos conceptions sont globalement en phase, vous prendrez effectivement une décision(3), en un moment bon et fructueux.
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 24, à la page 456. (2) Dans l’optique de fiançailles. (3) Positive.
Lettre n°8728
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8728, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
30 Kislev 5724,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre(1). Nous avons vécu le jour de la bonne nouvelle(2) et de la libération de l’Admour Hazaken, le 19 Kislev, celui de notre délivrance et de la liberté de nos âmes. Cette date est devenue une fête, une célébration pour toutes les générations ultérieures, en une commémoration éternelle. Or, cette délivrance et son contenu sont liés aux propos de David, roi d’Israël, qui furent prononcés au nom de chaque Juif : “ Il a libéré mon âme dans la paix, dans le combat mené contre moi, car ils étaient nombreux avec moi ”.
Nos Sages commentent(3) ce verset de la façon suivante : “ Le Saint béni soit-Il dit : quiconque se consacre à la Torah, aux bonnes actions et prie avec la communauté, Je le considère comme s’il M’avait libéré, avec Mes enfants, des nations du monde ”. Puisse donc Dieu faire que chacun, au sein de tout Israël, se renforce en ces trois domaines(4), étude de la Torah, bonnes actions et Mitsvot en général(5), prière fervente, illuminées par la clarté de l’enseignement de l’Admour Hazaken, la ‘Hassidout.
Tout ceci sera réalisé dans une situation de délivrance par rapport à tous les obstacles et à toutes les entraves, en avançant, en ajoutant et en éclairant tout ce qui vient d’être dit, jusqu’à notre délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours. Je vous adresse ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même que pour un joyeux ‘Hanoukka, dans la joie et l’enthousiasme, car Dieu agrée votre action dans le domaine de l’éducation basée sur les valeurs sacrées,
M. Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes. Voir, à ce sujet, les lettres n°8709 et 8915. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir les responsa des cieux, au chapitre 5 ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Dans le traité Bera’hot 8a ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le commentaire du Maharcha, à cette référence et les Rechimot du Tséma’h Tsédek sur le verset Tehilim 55, 19 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ En effet, toutes les Mitsvot sont qualifiées de Tsedaka, comme l’explique, en particulier, le Torah Or, à la page 63c ”.
Lettre n°8729
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8729, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Kislev 5724]
Ceci(1) contredit(2) l’avis du Gaon de Vilna(3), en particulier dans son commentaire des versets Michlé 5, 18 ; 7, 12 ; 4, 22 et surtout 20, 9, le commentaire
des Hé’halot sur la Parchat Pekoudeï, au chapitre 17, les Tikouneï Zohar, Tikoun 107, au chapitre 3 de même que de nombreux autres textes(4). C’est, en outre, le contraire de l’avis formulé par Rabbi ‘Haïm Vital dans l’introduction du Chaar Ha Hakdamot, le contraire de l’avis de l’Admour Hazaken et d’autres encore(4).
D’après la Torah, si l’on s’interroge sur un problème financier, on doit consulter un Rav compétent en la matière et s’investissant dans ce domaine. Il en est de même si l’on cherche à établir ce qui est interdit et ce qui est permis. De ce fait, il est dit(5) que la Hala’ha adopte l’avis de Rav, pour déterminer ce qui est interdit et celui de Chmouel, pour un problème financier(6). On peut en déduire que, pour ce qui est de la dimension profonde de la Torah, la Hala’ha retient l’opinion de ceux qui la connaissent(7).
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 10, à la page 252. (2) Ceci est la réponse à quelqu’un qui écrivait au Rabbi que, d’après certains, il n’y a aucune obligation d’étudier la dimension profonde de la Torah. (3) Voir, à ce propos, les lettres n°7519 et 8779. (4) Le Rabbi souligne les mots : “ dans de nombreux autres textes ” et “ d’autres encore ”. (5) Dans le traité Be’horot 49b. (6) La Torah admet donc le principe de la spécialisation dans un domaine spécifique. (7) Et sont donc les spécialistes en la matière, ayant un avis autorisé.
Lettre n°8730
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8730, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
‘Hanoukka 5724,
Brooklyn, New York,
Aux responsables et aux amis des écoles Beth Rivka,
en général, aux participants du vingtième banquet annuel,
en particulier, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Ce banquet annuel a lieu quelques jours après ‘Hanoukka, ce qui fournit une judicieuse opportunité d’exprimer l’inspiration qui a été insufflée par cette fête lumineuse par des actions concrètes. L’allumage des bougies de ‘Hanoukka délivre trois enseignements fondamentaux(1) :
A) Les lumières de ‘Hanoukka, symbolisant “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, doivent être allumés quand il fait sombre(2). Ceci nous enseigne que l’on ne doit pas s’affecter de l’obscurité, de la pauvreté morale. En effet, un peu de la clarté de la Torah et des Mitsvot suffit pour chasser beaucoup de pénombre(3).
B) Les lumières de ‘Hanoukka doivent être allumées de telle façon que leur clarté soit perceptible à l’extérieur(2). Cela veut dire que l’on ne peut pas se contenter de posséder cette clarté et la chaleur chez soi, dans sa maison, par “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”. Il convient, en outre, d’éclairer également la rue et tout son entourage.
C) Les lumières de ‘Hanoukka sont allumées en ordre croissant(2), en ajoutant une lumière chaque nuit(4). Et, ceci établit clairement que l’œuvre de renforcement et de diffusion du Judaïsme de la Torah doit être sans cesse(2) accrue. Car, une telle action porte déjà en elle l’assurance d’un résultat toujours plus important.
Nos Sages, de sainte mémoire, soulignent(5) que les femmes elles-mêmes, au même titre que les hommes, sont astreintes à la Mitsva des lumières de ‘Hanoukka. En effet, elles prirent part au miracle qui est célébré par cette fête. Ainsi, est mise en exergue l’abnégation particulière dont les femmes surent faire preuve, à l’époque, dans le but de raffermir la sainteté du foyer juif, de conserver, pur et sans tache, l’honneur des filles juives.
De nos jours, plus que jamais, le besoin du moment est d’éduquer les filles juives dans l’esprit de leur rôle historique. En effet, c’est d’elles que dépendent, pour une large part, la pérennité de la vie juive et la survie de notre peuple. Tel était précisément l’objectif de mon beau-père, le Rabbi, quand il fonda les écoles Beth Rivka, il y a vingt ans. Je veux espérer que chacun et chacune considérera comme une responsabilité personnelle et un mérite la possibilité qui lui est offerte de soutenir les écoles Beth Rivka d’une manière sans cesse accrue(2). Bien plus, ce travail et ce soutien sont le canal permettant d’obtenir les bénédictions de Dieu, toujours plus larges, en tous les besoins, matériels et spirituels. Avec ma bénédiction pour une considérable réussite,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°8735. (2) Le Rabbi souligne les mots : “ sombre ”, “ à l’extérieur ”, “ en ordre croissant ”, “ sans cesse ” et “ d’une manière toujours accrue ”. (3) Voir le Tanya au chapitre 12, à la page 17a. (4) Selon le traité Chabbat 21b. (5) Dans le traité Chabbat 23a.
Lettre n°8731
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8731, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Tévet 5724,
Brooklyn,,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
aux multiples connaissances, le Rav C.Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du troisième jour de ‘Hanoukka(2) et j’en reprends les points dans l’ordre où ils sont énoncés :
A) Je vous joins une copie de la lettre que j’adresse aux Cho’hatim, conformément à votre proposition(3). A n’en pas douter, quand vous aurez de bonnes nouvelles, à ce sujet, vous me les communiquerez également.
B) S’agissant de la forêt(4), il semble que l’on ne vous ait pas montré ma lettre. Si l’on en trouve une copie, on la joindra à la présente. En tout état de cause, les questions qui se posent sont les suivantes. On prétend qu’une forêt ne va pas à l’encontre de la Torah et des Mitsvot, mais vous dites vous-même que ce n’est pas le cas, surtout en une année de Chemitta. On prétend que le comité est vigilant, en la matière, mais l’amère réalité, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, comme à l’extérieur de celle-ci, a fait la preuve qu’en ce domaine, ce n’est pas ce le comité qui décide, mais le directeur ou l’employé. Vous devez comprendre ce que je veux dire.
C) Pour ce qui est de la question liée à l’installation d’Erets Israël, puisque ceci présente un intérêt agricole, j’ai également abordé ce sujet dans ma lettre et j’ai cité le traité Tamid 29b, affirmant que les arbres ne portant pas de fruits ne procèdent pas de l’installation d’Erets Israël. Vous évoquez aussi la commémoration du souvenir de quelqu’un et j’ai moi-même abordé cette question dans ma lettre. J’ai dit qu’il en était ainsi pour des bâtiments(5), par exemple. Et, l’on peut bien le comprendre d’après l’explication de la ‘Hassidout(6) selon laquelle une construction et un nom sont tous deux liés à l’Attribut de Royauté divine, Mal’hout. En revanche, les végétaux et la forêt émanent des six Attributs de l’émotion.
Je vous remercie pour la satisfaction que vous m’avez procurée en me décrivant, bien que très succinctement, la réunion ‘hassidique de Kfar ‘Habad. Et, vous concluez ce même paragraphe en faisant allusion au titre, mais, dans la situation actuelle, tout cela ne dépend plus de moi, après la lettre que l’on sait sur le sujet(7), ayant été adressée à quelqu’un qui se trouve déjà dans le monde de la vérité, de sorte que l’on ne peut plus revenir sur ce qui s’est passé. Mais, il importe, surtout, que notre ami(8) ait une longue vie, qu’il conserve longtemps ses fonctions, qu’avant tout, il se serve pleinement des possibilités s’offrant à lui dans le but et vers l’objectif qui conviennent. Comme l’affirment différents textes et le montre aussi le fonctionnement du corps, l’utilisation d’un de ses membres le renforce et accroît ses capacités. Combien plus en est-il ainsi pour les forces morales. Je veux dire qu’en les utilisant pleinement et positivement, on multipliera les opportunités et les moyens qui se présentent, car on connaîtra l’élévation dans le domaine de la sainteté(9).
Bien entendu, je suis d’accord avec vous lorsque vous rejetez totalement la proposition d’être le grand rabbin(10). Il y a quelques années, déjà, cela n’était pas du tout ce qu’il vous fallait. A fortiori est-ce le cas après que la situation se soit détériorée et point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est douloureux. En effet, on en est arrivé à envoyer des surveillants rituels, délégués(5) du grand rabbinat, sur les bateaux israéliens(11), y compris pour les voyages de plaisance, dans l’après-midi de la veille du Chabbat, ce qui est une profanation évidente du Chabbat ! Or, le silence(12), en ce domaine est diffusé(5), ce qui est interprété(13) comme un accord et nul ne proteste(5) ! Et, il y a aussi le service militaire des femmes, qui s’apparente, au moins quelque peu, à l’immoralité. Il y a aussi l’idolâtrie et Dieu fasse que ce ne soit qu’une forme réduite. Avant tout, à l’occasion de leurs fêtes, il y a eu des étreintes, que l’on multiplie, de manière curieuse et étrange, à l’occasion de sa visite(14) et puisse Dieu faire qu’il n’en soit plus jamais ainsi.
En un moment propice, je mentionnerai encore une fois votre nom(15) et Dieu fasse que votre état de santé soit comme ces jours de ‘Hanoukka, dans le sens de l’augmentation, jusqu’à ce que vous recouvriez pleinement la santé. Bien entendu, il est regrettable que la parution des tomes 11 et 12 de l’Encyclopédie talmudique ait été retardée. Avec ma bénédiction pour un ‘Hanoukka lumineux et joyeux, de même que pour me donner de bonnes nouvelles de tout cela,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, les lettres n°8390, 8752, 8799, 8819, 8837, 8847, 8871, 8891, 8899, 9007, 9016 et 9017. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 22, à la page 311. (3) Il s’agit de la lettre suivante. (4) A laquelle il était proposé de donner le nom de l’Admour Hazaken. Voir, à ce sujet, la lettre n°8702. (5) Le Rabbi souligne les mots : “ bâtiments ”, “ délégués ”, “ diffusé ” et : “ nul ne proteste ”. (6) Voir le Séfer Ha Maamarim Meloukat, tome 6, à la page 77. (7) Voir les lettres n°4226 et 4347. (8) Chnéor Zalman Chazar, président d’Erets Israël. (9) Selon le traité Bera’hot 28a. (10) Voir, à ce sujet, la lettre n°8209. (11) Voir, à ce sujet, les lettres n°8003, 8827, 8847, 8867, 9014 et 9021. (12) Du grand rabbinat. (13) Par le grand public. (14) Celle du pape. (15) Vraisemblablement près du tombeau du Rabbi Rayats.
Lettre n°8732
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8732, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Tévet 5724,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Une rumeur, qui paraît étrange, est parvenue jusqu’à moi, selon laquelle la paix ne règnerait pas entre les Cho’hatim se trouvant dans votre ville(1). Et, ceci est d’autant plus surprenant et pénible que ces Cho’hatim sont des ‘Hassidim. Si, ce qu’à Dieu ne plaise, cette rumeur est fondée, sans envisager ici la raison de ce manque de paix et la validité des arguments que l’un oppose à l’autre, il est bien évident qu’il est nécessaire, avant toute chose, de rapprocher les cœurs, d’obtenir bien plus qu’une simple proximité. En effet, l’amour du prochain est un grand principe de la Torah et vous consulterez les explications merveilleuses développées à ce sujet, de même que les propos effroyables concernant son absence, dans le Kountrass Hé’haltsou de l’Admour Hazaken, cette année étant la cent cinquantième depuis son décès Hilloula, dans le Likouteï Torah, à la Parchat Matot, dans la Mitsvat Ahavat Israël du Tséma’h Tsédek, dans son Séfer Ha Mitsvot, dans le Kountrass Hé’haltsou du Rabbi Rachab et dans son additif de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Et, point n’est besoin d’en dire plus tant cela est clair et évident.
Pour ce qui est fait l’objet de la dispute, les deux parties pourront rédiger leur argumentation par écrit et l’adresser aux Rabbanim de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, qui ont formé cette équipe de Cho’hatim, ou encore au tribunal rabbinique local, en demandant de formuler l’avis de la Torah sur la question. Puisse Dieu faire que ces propos écrits, bien que quantitativement réduits, fassent immédiatement leur effet et que la paix règne dans votre ville. Bien plus, conformément à la prière et à l’espoir des enfants d’Israël, “ les érudits de la Torah multiplient(2) la paix ”(3). C’est, en outre, de cette façon, que se multipliera la bénédiction de Dieu. Car, le réceptacle la contenant est la paix, comme l’affirment nos Sages dans leur Michna(4).
Nous sommes à la conclusion du mois de la délivrance, celle de l’Admour Hazaken qui est également la nôtre, la liberté de nos âmes. En effet, celui dont nous célébrons la libération souligna lui-même(5) que celle-ci lui fut annoncée alors qu’il lisait le verset : “ Il a libéré mon âme dans la paix ”. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Voir le début de la lettre précédente. (2) Le Rabbi souligne le mot : “ multiplie ”. (3) Selon la conclusion du traité Bera’hot. (4) A la fin du traité Ouktsin. (5) Voir les Iguerot Kodech de l’Admour Hazaken, tome 1, lettres n°38 et 39.
Lettre n°8733
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8733, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Tévet 5724,
Brooklyn,
Au jeune Ephraïm Fishel Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre et votre demande de bénédiction, avec ce qui y était joint. Je suis surpris que vous ne me disiez rien de vos actions et de vos réalisations. Tout au moins, j’espère que vous avez bien un temps fixé pour l’étude de notre sainte Torah, de sa partie révélée et également de la ‘Hassidout. J’espère aussi que, conformément à l’enseignement de nos Sages(1), cette étude conduit à l’action et que vous vous renforcez dans la pratique des Mitsvot. C’est, avant tout, une obligation qui nous est faite par le Saint béni soit-Il, mais c’est aussi le moyen d’obtenir la bénédiction.
Nous avons vécu, dernièrement, la date de la bonne nouvelle, la délivrance du 19 Kislev et nous sommes encore dans les jours de ‘Hanoukka, des jours lumineux, bien plus en lesquels on accroît cette lumière de jour en jour(2) et un enseignement est ainsi délivré, de manière allusive, pour toute l’année, en ce qui concerne : “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”. Avec ma bénédiction pour que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Dans le traité Kiddouchin 40b. (2) Par le nombre de bougies qui sont allumées.
Lettre n°8734
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8734, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Zot ‘Hanoukka(1) 5724,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
Une rumeur m’est parvenue selon laquelle certains ont adopté l’usage, dans votre sainte communauté, lors des célébrations publiques, en présence d’hommes et de femmes, en particulier avant une cérémonie de mariage puis pendant le repas qui lui fait suite, de faire chanter une femme. Il peut s’agir des bénédictions récitées à cette occasion ou bien d’autres bénédictions mais, en tout état de cause, il y a bien là le chant d’une femme. Vous comprendrez l’étonnement et la surprise que cette information a suscité en moi. On connaît, en effet, les propos de nos Sages, à différentes références, en particulier au début du Talmud, dans le traité Bera’hot 24a et dans les écrits des Décisionnaires, excluant totalement et complètement une telle pratique. J’en suis d’autant plus surpris que je connais la valeur accordée au saint Zohar par nos frères, les enfants d’Israël sefardim. Or, cet ouvrage, à la Parchat Nasso, dans sa partie la plus sainte, la Idra, à la page 142a, souligne clairement à quel point une telle manière d’agir doit être rejetée.
Or, s’il en est ainsi en tout endroit et dans toute situation, combien plus est-ce le cas pour ce qui est public, à l’occasion du mariage d’un fils et d’une fille d’Israël. En effet, nos Sages soulignent(2), tout particulièrement, que : “ lorsqu’un homme et une femme en ont le mérite, la Présence divine s’installe entre eux ”. Au début du processus et à son fondement, lors du mariage, est décidé ce que sera l’édifice éternel qui est ainsi bâti. Les bénédictions récitées à ce propos constatent donc, tout d’abord, que : “ Il créa tout pour Son honneur ”(3). Par la suite, on adresse encore de multiples bénédictions aux mariés et l’on constate que : “ la joie règne dans Sa demeure ”(4), en l’occurrence celle de Dieu, béni soit-Il.
Il est donc absolument certain qu’une grande pureté, une sainteté accrue sont alors nécessaires, au point que l’on soit conforme à l’image choisie par les membres de la grande assemblée, dans la formulation qu’ils ont retenu pour ces bénédictions : “ comme tu t’es réjoui lors de ta création, dans le Gan Eden auparavant ”, c’est-à-dire avant la faute originelle. Bien plus, ce moment est uniquement celui de la miséricorde, de la bénédiction et du bienfait. Outre la condamnation intrinsèque de cette pratique, s’ajoute aussi, selon l’affirmation de la sainte Idra Rabba, le fait qu’elle suscite la rigueur céleste et, bien plus, que celle-ci se répand par deux cent quarante huit chemins. En outre, le début de la querelle(5) contre l’homme est bien une voix féminine. Et, comme le disent nos Sages, à cette même référence, “ il a été enseigné que la sévérité de Dieu se répand par deux cent quarante huit chemins. Voici ce que l’on a enseigné : la voix…, les cheveux… ”. Vous consulterez ce texte.
Nous venons de vivre les jours de ‘Hanoukka. Or, selon les termes de notre grand maître, le Rambam, au début de ses lois de ‘Hanoukka, les Juifs furent alors persécutés et l’on s’en prit à leurs filles. Les enfants d’Israël firent alors don de leur propre personne. Ils emportèrent la victoire, fixèrent des jours de joie et d’action de grâce, depuis lors et jusqu’à la fin des générations. De fait, lorsque toutes les fêtes seront annulés, les jours de ‘Hanoukka se maintiendront encore(6). J’ai bon espoir qu’il en sera de même pour ce qui vient d’être dit, que tout cela sera pleinement réparé et que les femmes de votre sainte communauté prendront elles-mêmes part à cette réparation. A ce propos, vous consulterez le commentaire de Rachi
sur le traité Chabbat 23a, qui dit : “ le miracle(7) se produisit par l’intermédiaire d’une femme ”. De la sorte, ces célébrations de Mitsva seront pleinement conformes à l’affirmation de nos Sages(8) selon laquelle la Présence divine se révèle quand dix Juifs se réunissent. A fortiori est-ce le cas quand il y en a plusieurs dizaines. Et, que s’accomplisse donc : “ la joie est dans Sa demeure ”, celle du Roi du monde, Qui bénit, dispense de multiples bénédictions à chacun et à chacune, de Sa main plein, ouverte, sainte et large. Avec mes respects, en saluant les dirigeants de votre sainte communauté et, avant tout, les Rabbanim, auxquels Dieu accordera de longs jours et de bonnes années, de même qu’avec ma bénédiction pour me donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Dernier jour de la fête. (2) Dans le traité Sotta 17a. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le commentaire de Rachi sur le traité Ketouvot 8a qui dit : une telle réunion est pour l’honneur de Dieu ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le Ba’h et le Bach, Even Ha Ezer, chapitre 62, au paragraphe 11, on ne peut pas dire que la joie règne lorsque l’autorité est confiée au mauvais penchant. On verra aussi le Sdeï ‘Hémed, du Rav ‘Hizkya Medini, recueil de lois, à l’article : ‘les mariés’, à la fin du paragraphe 12 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Qui est la sévérité de l’homme, selon le traité Kiddouchin 40b ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon les Midrashim de nos Sages, cités, en particulier, dans le Séfer Ha ‘Haïm, tome 3, au du chapitre 7. On verra aussi le commentaire du Ramban, au début de la Parchat Beaalote’ha, qui dit : ‘le caractère immuable du Chandelier fait allusion aux lumières de ‘Hanoukka ”. (7) De ‘Hanoukka. (8) Dans le traité Sanhédrin 39a.
Lettre n°8735
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8735, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Zot ‘Hanoukka(1) 5724,
Brooklyn, New York,
Aux femmes et jeunes filles ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
Nous quittons la fête lumineuse de ‘Hanoukka, jusqu’à l’an prochain, avec l’aide de Dieu(2). A cette occasion, j’adresse, par la présente, aux femmes et jeunes filles ‘Habad, de même que, par leur intermédiaire, à toutes les femmes et jeunes filles juives, le message suivant. Bien que ‘Hanoukka soit célébré uniquement pendant huit jours par an, le contenu de cette fête et l’enseignement délivré par ses lumières sont d’actualité tout au long de l’année(3). La leçon enseignée(4) par les lumières de ‘Hanoukka tient en trois points fondamentaux, directement liés aux problèmes de notre époque et elle s’applique à l’action concrète :
A) Les bougies de ‘Hanoukka, symbolisant : “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”(3) doivent être allumées “ à partir du coucher du soleil ”(3), quand il fait obscur(3). Cela veut dire que l’on ne doit pas craindre la pénombre et la pauvreté morale, car un peu de lumière de la Torah et des Mitsvot suffit pour repousser beaucoup d’obscurité et combien plus peut le faire beaucoup de lumière(5).
B) Les bougies de ‘Hanoukka sont allumées “ à la porte de sa maison, vers l’extérieur ”(3), de sorte que leur clarté illumine l’extérieur(3). Ceci nous enseigne que l’on ne peut pas se contenter de la clarté et de la chaleur, “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”(3) que l’on possède chez soi. On doit, en outre, s’employer à éclairer la rue et tout son entourage.
C) Les lumières de ‘Hanoukka sont allumées en ordre croissant(3), en ajoutant une lumière supplémentaire chaque nuit(6). Ceci montre que l’œuvre de renforcement et de diffusion du Judaïsme de la Torah doit être sans cesse(3) accrue. Car, une telle action porte déjà en elle l’assurance d’un résultat toujours plus important(3).
Nos Sages, de sainte mémoire, soulignent(7) que les femmes elles-mêmes, au même titre que les hommes, sont astreintes à la Mitsva de la lumière de ‘Hanoukka. En effet, “ elles prirent part au miracle ”(3) qui est célébré par cette fête. Ainsi, est mise en exergue l’abnégation particulière dont les femmes firent preuve, à l’époque, dans le but de raffermir la sainteté du foyer juif, de conserver, pur et sans tache, l’honneur des filles juives.
De nos jours, plus que jamais, les femmes et jeunes filles juives doivent être conscientes de la responsabilité qui leur incombe, du mérite éternel que la divine Providence leur a confié et prodigué. Il leur appartient de renforcer et de maintenir le mode de vie juif sur la base des traditions, de la Torah et des Mitsvot, au quotidien. En tant que maîtresse de maison(3), la femme juive est le fondement(3) du foyer juif. D’elle dépendent, pour une très large part, les éléments de la pérennité juive, la pureté familiale, la Cacherout, la sainteté du Chabbat et des fêtes, l’éducation des fils et des filles, l’attitude du foyer et de tous les membres de la famille. C’est ainsi que sont assurées la continuité du mode de vie juif, dans sa généralité et l’existence de notre peuple.
Que les lumières de ‘Hanoukka, avec leur contenu, “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, éclairent donc, toujours, chaque jour, en tout temps et à tout moment(3) en vous-mêmes, à titre personnel et en les membres de votre famille et que vous apportiez aux autres un exemple vivant et lumineux. Que la clarté de la Torah et des Mitsvot, pénétrées de l’enthousiasme et de la chaleur ‘hassidique, imprègne tous les recoins de votre foyer et se répande également dans la rue. Renforcez et développez vos accomplissements, emplis d’abnégation, conformément au riche programme des femmes et jeunes filles ‘Habad, de la meilleure façon !
Et, Dieu fasse que tout ce qui vient d’être dit soit accompli d’une manière sans cesse accrue(3) et que ceci apporte à vos foyers, au sein de tout Israël, les bénédictions de Dieu dans une proportion qui sera accrue également, en tous les besoins, enfants, santé et prospérité matérielle, de même qu’une satisfaction véritable et juive des enfants, une bonne santé, l’opulence, à la fois matérielle et spirituelle. Avec ma bénédiction pour un considérable succès et pour me donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,
M. Schneerson,
Notes
(1) Dernier jour de la fête. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 10, à la page 303. (3) Le Rabbi souligne les mots : “ tout au long de l’année ”, “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, “ à partir du coucher du soleil ”, “ obscur ”, “ à la porte de sa maison, vers l’extérieur ”, “ l’extérieur ”, “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, “ en ordre croissant ”, “ sans cesse ”, “ résultat toujours plus important ”, “ elles prirent part au miracle ”, “ maîtresse de maison ”, “ fondement ”, “ toujours, chaque jour, en tout temps et à tout moment ” et “ sans cesse accrue ”. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°8730. (5) Voir le Tanya, au chapitre 12, à la page 17a. (6) Selon le traité Chabbat 21b. (7) Dans le traité Chabbat 23a.
Lettre n°8736
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8736, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Tévet 5724,
Brooklyn,
A madame Zlota(1),
Je vous bénis et vous salue,
J’ai bien reçu votre lettre du 3 Tévet, de même que celle qui la précédait et pour laquelle vous avez sûrement déjà eu ma réponse. Vous évoquez la maison et vous me demandez ce que vous pouvez faire d’autre. Bien entendu, avant tout, c’est-à-dire peut-être même avant d’envoyer des livres, il est nécessaire d’y recevoir des invités, en particulier de jeunes mariées et d’y diffuser les sources(2). Une femme juive est la maîtresse de sa maison et Dieu lui accorde donc les forces nécessaires pour accomplir tout cela, d’une manière positive, même si vous avez raison de constater que ce n’est plus comme avant. Car, lorsque l’on répand le bien, on reçoit de Dieu une aide spécifique. Il est sans doute inutile de vous expliquer longuement que c’est là un des moyens de procurer la plus grande satisfaction à l’âme(3) et d’agir pour son élévation.
Puisse Dieu faire que vous accomplissiez tout cela avec énergie et en bonne santé. Dieu vous accordera enfin Sa bénédiction et ceci se passera dans l’enthousiasme, avec la satisfaction et la joie que vous procureront vos enfants.
Notes
(1) Z. Althuiz. Voir, à son sujet, la lettre n°6646. (2) De la ‘Hassidout. (3) Du défunt mari de la destinataire de cette lettre, le Rav Pin’has Althuiz. Voir, à ce sujet, la lettre n°8699.
Lettre n°8737
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8737, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Tévet 5724,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat, 28 Kislev. Il me semble vous avoir déjà écrit, dans mon courrier précédent, que je ne connais pas les détails du fait que l’on m’a rapporté et que vous mentionnez vous-même dans votre lettre. Il n’y a pas lieu que j’intervienne, en la matière, me trouvant à distance, d’autant qu’il s’agit, en l’occurrence, de la ville sainte de Jérusalem, dans laquelle se trouvent de nombreux Rabbanim. Le propos de la présente est donc le suivant : il est absolument inconcevable de se plaindre à qui que ce soit(1) avant de convoquer la personne concernée devant un Rav ou devant un tribunal rabbinique, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie et, mieux encore, dans la ville sainte de Jérusalem elle-même. Là, vous exposerez vos arguments et l’on vous donnera l’avis de la Torah. Si l’autre partie refuse de se présenter devant le Rav, celui-ci vous délivrera, conformément à l’usage établi, un certificat de refus à l’encontre de cette personne et il vous précisera s’il est permis de se présenter devant une autre instance. Pour tous les Juifs, en effet, en particulier pour les ‘Hassidim, basant leur éducation sur les voies ‘hassidiques, d’après les enseignements de nos maîtres et chefs, notre sainte Torah est une Torah de vie, un enseignement pour la vie quotidienne, jusque dans son moindre détail, dans les relations avec Dieu comme dans celles entre les hommes. En revanche, nul ne peut se faire justice lui-même. Bien au contraire, si vous êtes convaincu d’être dans votre bon droit, vous devez être encore plus scrupuleux, en la matière, c’est bien évident. Car notre sainte(2) Torah est aussi une Torah de vie(2), de vie véritable.
Vous avez rédigé votre lettre pendant les jours de ‘Hanoukka. Or, la guerre des Grecs(3) ne fut pas dirigée contre la sagesse(2) de la Torah. En fait, elle avait pour but “ de leur faire oublier Ta Torah ”, la sainte Torah de Dieu. Et, il en est de même pour les Mitsvot, puisqu’il s’agissait de leur faire transgresser “ les Décrets de la Volonté ”(4). Alors, les enfants d’Israël firent don de leur vie pour cela, sans bâtir de raisonnements rationnels. Et, de fait, leur réaction fut couronnée de succès et ce qui en résulta(5) fut fixé pour toutes les générations. Il y a donc bien là un enseignement qui est délivré à chacun, au sein de tout Israël. Selon les termes du verset, “ si vous marchez dans Mes Décrets(2) ”, et nos Sages expliquent(6) : “ en faisant porter vos efforts(2) sur la Torah ”, c’est précisément de cette façon que : “ Je donnerai vos pluies en leur temps ”, qu’un homme obtient la bénédiction de Dieu en tout ses besoins, de Sa main pleine, ouverte, sainte et large.
Compte tenu de l’importance de la paix, la présente vous est adressée en express. En un moment propice, on mentionnera votre nom(7) afin que les souhaits de votre cœur soient positivement exaucés, en tous les points que vous mentionnez dans votre lettre et, avant tout, afin que vous trouviez un parti qui soit bon pour vous, jusque dans le moindre détail. Avec ma bénédiction pour me donner de bonnes nouvelles de tout cela,
M. Schneerson,
Notes
(1) Et donc, en l’occurrence, au Rabbi lui-même. (2) Le Rabbi souligne les mots : “ sainte ”, “ vie ”, “ sagesse ”, “ Mes Décrets ” et “ porter vos efforts ”. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°8723. (4) Les Grecs rejetaient l’attitude soumise, mais non l’adhésion intellectuelle. (5) La fête de ‘Hanoukka. (6) Selon le commentaire de Rachi et du Torat Cohanim sur ce verset. (7) Vraisemblablement près du tombeau du précédent Rabbi.
Lettre n°8738
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8738, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
dix Tévet 5724, que ce jour soit bientôt
transformé en joie et en allégresse,
Brooklyn, New York,
Je vous bénis et vous salue,
A) Je fais réponse à la lettre que vous m’aviez adressée(1). Pour différentes raisons, la réponse en a été retardée jusqu’à maintenant. Vous me faites part des sentiments de votre cœur, concernant le jeune homme qui vous a été proposé, les éléments qui vont dans le sens d’un accord et ceux qui tendent vers un refus. Néanmoins, un point n’est pas parfaitement clair, dans votre lettre : les sentiments que vous décrivez sont-ils stables, ou bien peut-on les qualifier de passagers ? L’un des critères(2) permettant de le déterminer est le suivant : lorsque vous cessez de rencontrer ce jeune homme, quel effet cela a-t-il sur vous ? Ceci vous permettra d’analyser la situation et le sentiment de votre cœur d’une manière plus objective.
Si, pendant la période où vous avez été éloignés l’un de l’autre, vous avez, malgré cela, correspondu fréquemment, vous pourrez maintenant interrompre tout contact, de la manière qui convient, y compris par écrit et vous verrez bien ce qui en résultera. Si la relation est stable, de part et d’autre, pour vous-même et pour ce jeune homme, vous pourrez lui expliquer ce qu’il doit corriger, les raisons qui tendent vers le refus, par exemple son attitude actuelle(3) face à l’étude de la Torah, avec élan et ardeur. A n’en pas douter, il pourra lui-même vérifier, au bout de quelques semaines, s’il est en mesure d’adopter un tel mode de vie.
B) S’agissant de l’opposition de la part de telles personnes(4), si le critère et les conséquences, en fonction de ce qui vient d’être dit, montrent une issue nettement positive, il est clair que celle-ci disparaîtra d’elle-même. Vous pourrez aussi demander à des amis de leur parler et de leur expliquer la situation. Dieu accorde Sa Providence à chacun et à chacune. Il vous guidera donc, d’une manière positive, en cet événement fondamental pour vous et en tout ce qui vous concerne. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°3941 et 5085. (3) Le Rabbi souligne le mot : “ actuelle ”. (4) A cette union, peut-être de la part des parents.
Lettre n°8739
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8739, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tévet 5724,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre qui m’est parvenue avec beaucoup de retard(1). Vous me décrivez brièvement votre vie et celle des membres de votre famille. Si vous m’indiquez, avec précision, les noms, dans la Langue sacrée, avec, pour chacun, celui de la mère, puisque c’est ainsi qu’on le mentionne dans la prière, on les citera près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que les souhaits de votre cœur soient exaucés, d’une manière positive, en tous les points que vous mentionnez. Vous m’écrivez également que votre joie n’est pas entière(2). J’en suis surpris car vous savez sans doute, tout comme votre mari que la confiance en Dieu, béni soit-Il, Créateur du monde, Qui le dirige, est bien l’un des fondements de notre Torah, Torah de vie. Or, Dieu est l’Essence du bien et il est dans la nature de Celui Qui est bon de faire le bien. Toutefois, votre comportement quotidien doit être conforme aux prescriptions de notre Torah, Torah de vie, à la pratique de ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”. Ces Préceptes nous viennent, en effet, du Roi, Roi suprême, le Saint béni soit-Il.
Vous me dites que vous désirez avoir d’autres enfants, mais que cela vous pose un problème financier. Il semble que cela soit également la conséquence de votre manque de confiance en Dieu. Sans doute répétez-vous, de temps à autre, ce qui est transmis d’une génération à l’autre, le fait que Dieu nourrit le monde entier
dans Sa bonté, avec grâce, bienfait et miséricorde(3). Bien plus, pour ce qui vous concerne, il s’agit de la première Mitsva de la Torah(4). Or, l’ordre de la Torah en est partie intégrante(5). Vous devez donc avoir des enfants, c’est une Mitsva de Dieu, une Injonction de Dieu et, selon la formulation de nos Sages(6), “ Je n’exige qu’en fonction des forces dont ils disposent ”.
J’espère que ces quelques lignes suffiront pour vous clarifier la situation telle qu’elle est, qu’une réflexion sommaire vous conduira à prendre la décision de vous engager sur cette voie, dans la joie et l’enthousiasme. Il serait bon de faire vérifier les Tefillin de votre mari. Chaque jour de semaine, avant de les mettre, il prélèvera quelques pièces pour la Tsedaka. Pour votre part, vous maintiendrez l’usage positif des femmes d’Israël vertueuses qui consiste à prélever de la Tsedaka avant l’allumage des bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 25, à partir de la page 33. (3) Selon le texte de la bénédiction après le repas. (4) Celle d’avoir des enfants. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°8433. (6) Dans le Midrash Bamidbar Rabba, chapitre 21, au paragraphe 22.
Lettre n°8740
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8740, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tévet 5724,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du dix Tévet, jour qui sera bientôt transformé en allégresse et en joie. Vous me décrivez brièvement ce qu’a été votre vie et vous concluez en parlant de vos fiançailles. En la matière, il convient essentiellement de vérifier que la jeune fille correspond à la description du verset : “ C’est la femme craignant Dieu qui est digne d’éloge ”, sans tenir compte des signes, des allusions, comme ceux que vous mentionnez.
Mais, point essentiel, le canal et le réceptacle permettant de recevoir la bénédiction de Dieu est un comportement quotidien conforme aux enseignements de notre Torah, Torah de vie, à la pratique de ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”. Un ajout, en la matière, augmente les bénédictions de Dieu. En effet, dans le domaine du bien et de la sainteté, il y a toujours matière à ajouter, puisqu’on est lié au Saint béni soit-Il, Qui est Lui-même infini.
Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, si cela n’a pas été fait au cours des douze derniers mois. Chaque jour de semaine, avant de les mettre, vous prélèverez quelques pièces pour la Tsedaka. De même, vous adopterez la pratique qui consiste à lire des Tehilim selon leur répartition mensuelle, chaque matin, après la prière. Avec ma bénédiction pour me donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°8741
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8741, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Tévet 5724,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux
multiples accomplissements et aux bons comportements,
le Rav Nissan(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre livre m’annonçant une bonne nouvelle, la parution de la troisième édition de votre livre Taharat Maïm(2). Puisse Dieu faire que son impression soit achevée en un moment bon et fructueux et qu’Il vous confère le succès de diffuser le respect de la pureté des filles d’Israël, la pureté de l’eau(3) et “ il n’est d’eau que la Torah ”(4), selon l’enseignement de notre Torah, Torah de vie.
Tel est précisément l’enseignement des jours de ‘Hanoukka, que nous venons de vivre. En effet, l’usage répandu et adopté dans toutes les communautés juives(5) veut que l’on accomplisse cette Mitsva de la meilleure façon possible(6). Et, de la même façon, les Décisionnaires disent que l’on procède systématiquement de la meilleure façon possible, pour ce qui concerne un bain rituel, afin de s’acquitter de son obligation selon l’ensemble des avis qui sont formulés par nos Sages. Car, si cet enseignement a été énoncé pour tous les endroits et en toutes les époques, combien plus concerne-t-il la génération du talon du Machia’h, la fin de l’exil, à propos de laquelle il a été dit(7) : “ la pureté conduit à… la venue du prophète Elie, dont le souvenir est pour le bien ” et qui est l’annonciateur de la délivrance, c’est-à-dire de l’accomplissement de la promesse selon laquelle : “ Je vous aspergerai d’eaux pures et vous serez purifiées ”. En effet, le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”(8) et “ tout comme le Mikwé purifie, le Saint béni soit-Il en fait de même pour Israël ”(9), lors de la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h. Avec mes respects et ma bénédiction de réussite en ce qui vient d’être dit, pour de longs jours et de bonnes années,
Notes
(1) Le Rav N.Telushkin, de Brooklyn.
Voir, à son sujet, les lettres n°8656 et 8823. (2) “ Pureté de l’eau ”, consacré aux lois du bain rituel. Voir, à ce sujet, la lettre n°8823. (3) Selon le titre du livre. (4) D’après le traité Baba Kama 17a. (5) Selon le Rama, Ora’h ‘Haïm, chapitre 671, au paragraphe 2. (6) En allumant les bougies de la fête pour chacun et en ordre croissant, d’un soir à l’autre. (7) A la fin du traité Sotta. (8) De la manière dont on agit envers Lui, selon la Pessikta Zoutra, à propos du verset Chemot 3, 6. (9) Selon le traité Yoma 85b.
Lettre n°8742
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8742, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tévet 5724,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25/12, dans laquelle vous me parlez de votre fils, de ses conceptions telles qu’il vous les a exposées, de l’impression que cela vous a fait, de même qu’à votre épouse. Bien souvent, on peut observer que des amis peuvent se révéler beaucoup plus efficaces que les parents, à condition qu’ils prononcent des paroles émanant de leur cœur et pénétrant dans le cœur de celui qui les écoute, y exerçant leur effet. Mais, bien entendu, ceci s’ajoute à vos propres paroles et à celles de votre épouse.
En l’occurrence, il y a également un autre point, une autre manière de procéder. En effet, d’après ce que vous m’écrivez, il est encore célibataire. Il serait donc bon qu’il se fiance avec une jeune fille juive respectant la Torah et les Mitsvot, craignant Dieu, maintenant fermement ce comportement et ces opinions. Ceci devra se passer d’une manière positive, sans que votre fils ait le sentiment d’être contraint. On peut penser qu’en pareil cas, en plus de l’influence que cette jeune fille exercera elle-même, leur union aura un effet positif, lui permettra, en particulier, d’oublier les circonstances et les pensées qui ne sont pas bonnes.
Selon ce que disent nos saints livres(1), le port des Tefillin exerce une influence spécifique sur le cerveau et le cœur, c’est-à-dire sur l’intellect et le sentiment. Il faut donc tout faire pour que votre fils les porte chaque jour de semaine, qu’ils se trouvent, au moins pendant quelques instants, sur sa tête et sur son bras. En outre, ces Tefillin seront vérifiées et valables. De plus, comme je l’ai dit, il serait bon, avant de les mettre de prélever quelques pièces pour la Tsedaka.
Bien souvent, de telles pensées surviennent à quelqu’un dont les parents, lors de sa naissance, ne respectaient pas scrupuleusement les principes de la pureté familiale, statut de Nidda, examen d’interruption de pureté, immersion rituelle dans un Mikwé conforme. En effet, un manque de connaissance de tous les détails, dans ce domaine, provoque une pratique imparfaite. Il convient donc de vérifier tout cela auprès d’un Rav, tranchant la Hala’ha. Si cela a bien été le cas pour ce qui vous concerne(2), ce qu’à Dieu ne plaise, il conviendra alors d’accéder à la Techouva, de regretter ce qui s’est passé, de prendre une bonne résolution pour l’avenir, celle d’un respect le plus scrupuleux possible. Vous devez, par ailleurs, vous efforcer de faire respecter cette Mitsva par vos amis et par vos proches ou, plus généralement, de leur faire adopter un comportement quotidien qui soit pleinement conforme aux enseignements de notre Torah, Torah de vie et à la pratique de ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”.
En un moment propice, on mentionnera le nom de votre fils près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Il serait bon de faire vérifier vos propres Tefillin, vous-même qui m’écrivez, de même que les Mezouzot de votre maison, afin de vous assurer de leur validité, selon la Hala’ha. Et, votre épouse adoptera l’usage positif des femmes d’Israël vertueuses, qui consiste à prélever de la Tsedaka, avant l’allumage des bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes(3). Mon secrétariat ne rédige pas en français et c’est la raison pour laquelle ma réponse vous est faite dans la Langue sacrée. Toutefois, vous pouvez m’écrire en français, car je lis cette langue.
Notes
(1) Voir le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, lois des Tefillin, chapitre 25, au paragraphe 5, le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, même référence, au paragraphe 11 et le Tanya, au chapitre 41, page 56b. (2) S’il y a effectivement eu des lacunes. (3) Voir la lettre n°8739.
Lettre n°8743
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8743, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tévet 5724,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous me dites que l’on vous propose un parti, que la proposition convient à l’un et à l’autre. Néanmoins, un problème financier se pose, surtout du point de vue des deux parents du jeune homme. En pareil cas, le meilleur moyen consiste à trouver des amis qui sauront les convaincre. En effet, la logique évidente et première établit que quelques milliers de livres sont totalement négligeables, compte tenu de l’importance de l’enjeu, puisqu’il s’agit, en l’occurrence, de bâtir d’un édifice éternel.
Vous ne me précisez pas, dans votre lettre, où vous pensez résider. En effet, le coût des logements est profondément différent, d’un endroit à l’autre, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. En optant pour un autre lieu que celui de votre choix, vous résoudrez peut-être ce problème financier ou, tout au moins, vous le réduirez. Bien entendu, je fais allusion à un endroit dans lequel résident des personnes respectueuses de la Torah et des Mitsvot, car il est clair que l’on ne peut pas transiger sur ce point. Votre abnégation pour votre mission divine, l’éducation des enfants d’Israël, en particulier au sein d’une école ‘Habad portant le nom de mon beau-père, chef d’Israël, vous protégera. Votre nom sera mentionné prés de son saint tombeau et ceci vous permettra de donner de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction,
Lettre n°8744
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8744, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
mardi de la Parchat : “ elles vinrent et
puisèrent de l’eau pour abreuver le
troupeau de leur père ” 5724,
Brooklyn, New York
Aux élèves achevant leur scolarité à l’école secondaire
Beth Rivka, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
Vous avez fait part de la fête de fin d’année qui est organisée pour la première promotion de l’école secondaire Beth Rivka et qui aura lieu ce 15 Chevat. Vous avez demandé des propos de bénédiction du Rabbi Chlita, à cette occasion, de même que pour la parution du fascicule intitulé : “ Voici les générations de Beth Rivka ”. En réponse, le Rabbi Chlita a bien voulu vous transmettre la copie d’une lettre dont le contenu est particulièrement lié à cet important événement. En outre, la bénédiction du Rabbi Chlita est personnellement adressée à chaque élève achevant sa scolarité, en précisant que cette conclusion n’est, bien entendu, qu’une préparation, qu’une introduction à une forme plus élevée d’existence quotidienne.
Vous vous élèverez donc, d’une étape vers l’autre, sur la voie qui conduit vers le Sanctuaire de Dieu, celle de la Torah et des Mitsvot, comme il sied à des filles d’Israël, chacune d’elles étant une descendante de nos mères, Sarah, Rivka, Ra’hel et Léa, comme il convient, en particulier, à des élèves de Beth Rivka, fondé par son beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. En entrant dans la vie active, il est certain que vous avancerez en fonction de l’éducation que vous avez reçue, pénétrée d’amour de Dieu, d’amour de la Torah et d’amour du prochain, en ayant conscience de votre immense responsabilité, qui est aussi un grand mérite, que la divine Providence accorde, celui de bâtir un foyer juif.
Ce jour est propice pour cela, puisque c’est la date propice du nouvel an des arbres, qui est aussi celle de cette fête de conclusion. Puisse donc Dieu faire que chacune d’entre vous soit telle un arbre, aux nombreuses racines, donnant son fruit en son temps, des fruits et des “ fruits de fruits ”, pour la joie du cœur de vos parents et de celui de vos professeurs. Avec ma bénédiction pour une considérable réussite,
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