Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°8626
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8626, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Lag Baomer 5723,
cent cinquantième année du décès
Hilloula de l’Admour Hazaken,
auteur du Tanya, Brooklyn, New York,
Aux participants au cours de Tanya, dans la synagogue
Chaareï Tefila, en la ville de Toronto,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris(1), avec plaisir, que vous achèverez, ces prochains jours, l’étude de la première partie du saint Tanya(2). A n’en pas douter, et selon la formulation bien connue(3), “ on rapproche le début de la fin ” et vous commencerez donc aussitôt l’étude de la seconde partie, le Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna, avec son introduction.
La première partie se conclut par : “ Car, l’Eternel ton Dieu est un feu dévorant, comme cela est expliqué par ailleurs ”. Peut-être est-il possible d’avancer qu’il est ici fait allusion au discours ‘hassidique intitulé : “ Car, en ce jour, on sera expié ” du Likouteï Torah, au début de la Parchat A’hareï.
L’idée suggérée par le feu dévorant est la suivante. Le feu ne peut pas uniquement être défini(4) comme une lumière ou bien comme ce qui brûle. Il éclaire ici-bas seulement lorsqu’il est attaché à un élément matériel(5), qu’il détruit et consume(6). Or, il en est de même pour l’Eternel, Qui est “ ton Dieu ”, c’est-à-dire : “ ta force et ta vitalité ”. Dieu éclaire et se révèle ici-bas précisément par la pratique des six cent treize Mitsvot, comme le montre brièvement le chapitre 53, conclusion de la première partie.
Tel est aussi le contenu du compte de l’Omer, une mesure d’orge, qui est un aliment pour les animaux, en l’occurrence pour l’âme animale, dont il est question dans la première partie. Le compte a pour but de “ purifier les âmes de ton peuple Israël ”, c’est-à-dire de transformer cette âme animale, jusqu’à ce qu’elle atteigne le niveau de l’homme, Adam. Or, il est dit que : “ vous êtes des hommes ”, parce que : “ Je suis à l’image (Adamé) du Très Haut ”, ce qui fait référence à l’âme divine, qui est elle-même “ une parcelle de Divinité céleste véritable ”(7).
Lorsque ce compte eut lieu pour la première fois(8), lors de la sortie d’Egypte des enfants d’Israël, nos âmes furent libérées de “ l’autre côté ”. Il nous rapprocha, nous attacha véritablement à Son Nom. Or, Lui et Son Nom ne font qu’un, comme l’explique le début de la seconde partie du Tanya. Puis, quand on conclut le compte de l’Omer, de l’orge, on apporte une offrande nouvelle(9), précisément de blé, un aliment pour les hommes, comme l’expliquent différents textes.
Puisse Dieu faire que cette étude conduise à l’action, que nous suivions la voie droite qu’il a tracée pour nous, que nous nous engagions sur son chemin, pour l’éternité. C’est de cette façon que l’on sert Dieu, dans les domaines célestes et que la bénédiction de Dieu apparaît encore plus clairement, dans les domaines terrestres. Et, plus l’on est proche, plus l’on reçoit clairement cette bénédiction(10). Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 7, à la page 282. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon les termes des approbations du Tanya paru à Zolkwy, en 5559 ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le Rechout du ‘Hatan Béréchit ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Likouteï Torah à la référence précédemment citée ”. (5) Une mèche. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ On consultera le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, Ora’h ‘Haïm, chapitre 495, Kountrass A’haron, au paragraphe 2 ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Pessa’him 3b, commentaires sur le compte de l’Omer dans le Likouteï Torah, Parchat Emor et Parchat Bamidbar ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Zohar, tome 3, à la page 97b. Voir le Ran sur la fin du traité Pessa’him ”. (9) A Chavouot. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Iguéret Ha Kodech, au chapitre 27 ”.
Lettre n°8627
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8627, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5723,
Brooklyn, New York,
Au distingué et agréable ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, issu d’une
illustre famille, le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre télégramme du jour lumineux de Lag Baomer(2). Si le choix de cette date a été délibéré, c’est bien et si Dieu a fait qu’il en soit ainsi, c’est encore mieux. Puisse donc Dieu faire que tout cela(3) se passe de la meilleure façon possible. La ‘Hassidout souligne que le bien doit être visible et tangible, y compris aux yeux de chair. En outre, “ il n’est de bon que la Torah ”, ce qui inclut, au sens de ‘Habad, non seulement sa partie révélée, mais aussi son enseignement profond.
Conformément à l’usage et à la nature d’Israël, toute chose est liée au contenu du jour. Bien plus, le Baal Chem Tov souligne l’importance de la divine Providence. En l’occurrence, on peut donc souligner la grandeur de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, dont Lag Baomer est le jour de la Hilloula. Celui-ci surpassait tous les grands Sages de la Michna qui étaient ses contemporains ou même ceux des générations précédentes. Quand il s’avérait nécessaire de demander la satisfaction de besoins matériels, par exemple la pluie, qui est le besoin essentiel, surtout si l’on tient compte de la qualité d’Erets Israël, ainsi qu’il est dit : “ Tu boiras de l’eau par la pluie des cieux ”, l’usage, y compris chez les plus grands Sages, voulait que l’on prie. Puis, si l’on n’était exaucé immédiatement, on fixait un jeûne public.
Mais, Rabbi Chimeon Ben Yo’haï avait une autre manière de procéder. Quand on venait le consulter, lui dire que l’on avait besoin de pluie, au sens littéral, il révélait les secrets de la Torah et, aussitôt la pluie tombait, comme le relate le Zohar, tome 3, à partie de la page 59b. Et, ce texte souligne, en particulier, que son commentaire, révélant les secrets de la Torah, était basé sur le verset : “ Comme il est bon et agréable que des frères prennent place ensemble ”, ce qui veut dire qu’il commentait l’Injonction d’aimer son prochain, laquelle occupe une place tout à fait particulière dans l’enseignement du Baal Chem Tov et de l’Admour Hazaken.
De manière “ accessoire ”, et pour faire suite à ce qui vient d’être dit, on peut ajouter le point suivant. On connaît(4) la signification du nom de l’Admour Hazaken, Chnéor Zalman. Selon la formulation courante, Chneï Or signifie deux lumières, celle de la ‘Hassidout et celle de la partie révélée de la Torah, mais les ‘Hassidim interprètent aussi ces deux lumières au sens de la spiritualité et la matérialité, conformément au proverbe du Rabbi de Berditchev(5), selon lequel Zalman est l’anagramme de Lizman, dans le temps. Il convient, en effet, de révéler tout cela dans le temps et dans l’espace. Avec mes respects et ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela,
M. Schneerson,
Je sais que vous êtes très occupé, mais j’ai bon espoir que le recueil(6) sur la cent cinquantième Hilloula de l’Admour Hazaken progresse. Je vous annoncerai également une nouvelle bonne et réjouissante. J’ai recherché, pendant plusieurs années, la première édition(7) des lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken. Or, je viens d’apprendre, ces jours-ci, que celle-ci se trouve au british muséum.
Notes
(1) Chnéor Zalman Chazar. Voir, à son sujet, la lettre n°8254. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 12, à la page 231. (3) Les élections à la présidence d’Erets Israël. Voir, à ce sujet, la lettre n°8629. (4) Voir les lettres n°7164 et 8653, de même que le Likouteï Si’hot, tome 6, page 37, à la note 18. (5) Voir le Likouteï Si’hot, tome 12, page 41, à la note 43. (6) Voir, à ce propos, la lettre n°8564. (7) Paru à Shklov en 5554.
Lettre n°8628
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8628, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
veille du Roch ‘Hodech
du troisième mois(1) 5723,
La fête de conclusion de l’ordre Moéd et du(2) traité Yebamot(3) aura lieu le dimanche 3 Sivan prochain, durant les jours de limitation qui précèdent la fête de Chavouot. A n’en pas douter, “ on rapproche le début de la fin ”, selon la formulation bien connue et l’on commence donc aussitôt l’étude de l’ordre et du traité suivants. En conséquence, que votre force s’accroisse en la Torah, car grande est l’étude de la Torah, en général, celle qui est publique, en particulier et surtout celle de la Guemara(4).
Bien plus, on dit que vous introduisez, dans votre enseignement, des propos invitant à la crainte de Dieu, conformément à l’expression suivante de nos Sages(5) : “ La crainte de Dieu est son trésor ”. Or, comme l’explique l’Admour Hazaken(6), auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, dont nous célébrons, cette année, le cent cinquantième anniversaire de la Hilloula, tel est précisément l’objet de l’enseignement profond de la Torah. Comme le précise Moché notre maître(7), le berger fidèle, “ aucune question ne s’y pose, on n’y trouve pas de controverse ”. De fait, c’est bien ainsi que l’on multiplie la paix(8) dans le monde, surtout quand il s’agit d’érudits de la Torah.
Ce qui vient d’être dit nous permettra de comprendre pourquoi le feu du Guéhénom n’a pas d’emprise(9) sur les érudits de la Torah. En effet, ce feu ne pouvait apparaître que le second jour de la création(10) et, de fait, il en fut bien ainsi, car c’est alors qu’apparut la controverse(11). Il n’en est pas de même quand règne la paix, une paix abondante.
Bien plus, selon la conclusion des propos du berger fidèle, à cette même référence, “ grâce à elle ”, grâce à l’étude de l’arbre de vie, “ Israël quittera l’exil dans la miséricorde ” et ainsi s’accomplira la promesse selon laquelle la jeune fille, Israël, se mariera au Saint béni soit-Il. En effet, la présente période n’est que celle des fiançailles(12), alors que le mariage sera célébré dans le monde futur.
Tel est précisément le contenu de ces jours de limitation et de préparation pour le moment du mariage, celui du don de la Torah. La conclusion et la plus haute perfection en ce sens seront atteintes durant la période messianique, grâce à l’enseignement du Machia’h(13). Alors, “ Dieu apparaîtra encore une fois(14) pour eux, afin de leur transmettre Ses explications cachées et les mystères de Ses secrets ”.
Puisse Dieu faire que l’on ajoute des bancs dans la maison d’étude, à la fois pour la partie révélée de la Torah et pour son enseignement caché. Le mérite de ce qui est public dépend de vous et vous vient en aide.
Notes
(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Chabbat 88a ”. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le traité Moéd Katan 26a ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir les commentaires sur le Talmud du Tséma’h Tsédek, au début du traité Yebamot. De fait, cet ordre et ce traité commence l’un et l’autre par un Youd et un Hé ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Qui conduit à l’action. C’est pour cela que l’étude de la Torah est considérée comme l’ensemble des Mitsvot, selon les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 4, au paragraphe 3. C’est en particulier vrai pour l’étude publique, comme l’indique la fin du second chapitre du traité Baba Metsya, qui dit : ‘Moi et vos frères, qui sont opposés à vous et vous écartent, nous verrons votre joie’, celle des maîtres de la Guemara ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Chabbat 31a ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Likouteï Torah, Parchat Vaykra, à la page 6a ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Zohar, tome 3, à la page 124b ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le traité Sanhédrin 99b, soulignant que celui qui étudie la Torah pour son nom instaure la paix, de même que le Chneï Lou’hot Ha Berit, traité Chevouot, à la page 183b ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Fin de l’ordre Moéd et du traité ‘Haguiga ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Pessa’him 54a, qui dit : ‘Il n’en est pas de même pour l’orifice du Guéhénom, qui existait déjà au préalable. On peut donc y trouver des érudits de la Torah’. On consultera, à ce sujet, les Tikouneï Zohar, à la fin du Tikoun n°32. On verra aussi le traité Bera’hot 15b, qui précise qu’on refroidit le Guéhénom pour un érudit. Mais, ce point ne sera pas développé ici ”. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ Midrash Béréchit Rabba, chapitre 4, au paragraphe 6. A cette référence, Rabbi Yochoua et Rabbi ‘Hanina discutent uniquement sur la raison pour laquelle le mot ‘bon’ n’est pas écrit dans la Torah, mais non sur le point proprement dit qui est présenté dans ce texte ”. (12) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le Midrash Chemot Rabba, à la fin du chapitre 15. Une jeune fille se marie précisément le mercredi et l’on consultera, à ce propos, le Zohar ‘Hadach, Chir Hachirim, à la page 69c ”. (13) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Midrash Kohélet Rabba, à la fin du chapitre 11, à propos du verset : ‘seulement deux’ ”. (14) Le Rabbi note, en bas de page : “ Commentaire de Rachi sur le verset Chir Hachirim 1, 2 ”.
Lettre n°8629
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8629, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
veille de Roch ‘Hodech Sivan 5723,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, a de bons
comportements, se consacre aux besoins
communautaires, est issu d’une illustre famille,
le Rav Chnéor Zalman(1) Chlita,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu les résultats des élections(2) et je vous adresse mes vœux les plus chaleureux pour que ceci soit en un moment bon et fructueux, pour que vous connaissiez le succès jusque dans le moindre détail, à la fois matériellement et spirituellement, d’autant que les biens matériels des enfants d’Israël sont également de la spiritualité.
Je fais maintenant suite à ma lettre du début de cette semaine(3), que vous avez sûrement reçue. En la matière, on a coutume de souhaiter Mazal Tov, bien que votre responsabilité s’en trouve considérablement accrue et que vous recevez désormais de nouvelles prérogatives. Néanmoins, la coutume juive est partie intégrante de la Torah, ce qui veut dire qu’il en est réellement ainsi. Il est donc absolument certain que d’emblée, encore avant cela, toutes les forces et toutes les opportunités vous ont été accordées, afin que vous puissiez assumer pleinement cette responsabilité, bien plus que vous soyez aidé et protégé pour y parvenir.
Puisse Dieu faire que vous réalisiez tout cela en bonne santé, dans la joie et l’enthousiasme, avec toutes les explications que la ‘Hassidout apporte, à ce sujet, depuis le Baal Chem Tov, puis, d’une manière plus détaillée, l’Admour Hazaken, cette année étant la cent cinquantième depuis son décès Hilloula.
Je vous adresse mes respects, ma considération et ma bénédiction la plus large en ce qui vient d’être dit. A l’occasion de la fête de Chavouot, qui approche, je vous souhaite, selon la formulation bien connue de mon beau-père, le Rabbi, de recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde,
Mena’hem Schneerson,
Bien qu’il aille à l’encontre de la coutume juive de “ parler ”, après coup, de ceux qui se trouvent dans le monde de la vérité, je considère, néanmoins, qu’il est de mon devoir de ne pas vous cacher ce que j’ai pensé de ce que vous avez dit et répété dans vos interventions et dans vos discours qui ont précédé les élections, sur le fait de suivre la voie de telle personne(4), puisse-t-elle avoir une longue vie. J’ai donc bon espoir, et puisse Dieu faire qu’il en soit réellement ainsi, non seulement que vous vous servirez pleinement des opportunités que vous offrent actuellement vos nouvelles fonctions, mais aussi que vous les développerez et les élargirez, d’une manière agréable mais avec toute la fermeté nécessaire. Et, à n’en pas douter, toutes les actions seront menées dans l’esprit de la Tradition d’Israël, celle de nos ancêtres, qu’ils ont acceptée pour eux-mêmes et pour leurs descendances, près du mont Sinaï. Ce qu’il advint et ce que fut le sort des prédécesseurs, puissent-ils avoir une longue vie, n’aura donc absolument aucun effet(5), selon l’expression de nos Sages(6), qu’on le veuille mais qu’on ne le puisse pas, ou bien qu’on le puisse mais qu’on ne le veuille pas. Il faut donc absolument le vouloir et, comme je le disais dans ma lettre, la possibilité vous en sera accordée.
Il y a tout lieu de penser que ce qui vient d’être dit n’est pas conforme au protocole et c’est la raison pour laquelle ce paragraphe figure après ma signature. Le cas échéant, je vous demande de m’en excuser.
Notes
(1) C. Z. Chazar. Voir, à son sujet, la lettre n°8254. (2) A la présidence d’Erets Israël. Voir la lettre n°8627. (3) Il s’agit de la lettre n°8627. (4) En l’occurrence, le candidat à cette élection. (5) Le Rabbi souligne les mots : “ n’aura absolument aucun effet ”. (6) Dans le traité ‘Houlin 7b.
Lettre n°8630
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8630, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech Sivan 5723,
Brooklyn, New York,
A monsieur Moché Aram(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre exprimant vos condoléances pour le décès de notre ami, l’ami de chaque Juif, le Rav Pin’has Todros(2), puisse-t-il reposer en paix. Dieu fasse qu’à l’avenir, l’échange de correspondances, entre nous et en général, soit uniquement joyeux. Bien plus, Dieu fasse également que le contenu de ces correspondances encourage l’action dans le domaine auquel se consacrait le défunt, c’est-à-dire la diffusion du Judaïsme traditionnel et l’aide à nos frères, les enfants d’Israël, selon le triple principe de la ‘Hassidout(3), amour du prochain, amour de la Tora et amour de Dieu qui ne font qu’un.
Vous êtes venu en aide à mon défunt ami, afin qu’il réalise ces actions. A n’en pas douter, vous le ferez encore plus, à l’avenir, pour combler le manque, dans toute la mesure du possible. Vous-même vous servirez sûrement de votre dynamisme pour vous atteler à ces tâches.
Vous me précisez, en marge de votre lettre, que vous n’allez pas bien et j’en suis peiné. Je formule le vœu et l’espoir qu’à réception de la présente, vous irez mieux et que cette amélioration se poursuivra. A l’occasion de Chavouot, temps du don de notre Torah, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je souhaite, à vous-même et à tous ceux qui vous suivent, selon la formulation de mon beau-père, le Rabbi, de recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde. Avec mes respects et ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°8386. (2) Le Rav P.T. Althuiz. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°8229.
Lettre n°8631
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8631, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech Sivan 5723,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et
se consacre aux besoins communautaires, est empli
d’empressement, a de bons comportements,
le Rav Mena’hem Ben Tsion(1),
directeur du fonds de secours de Chicago,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 6 Iyar, à laquelle était jointe la participation du fonds de secours de Chicago. Je remercie vous-même et vos amis, auxquels Dieu accordera de longs jours et de bonnes années, pour votre participation annuelle à l’œuvre de sauvetage de nos frères, les enfants d’Israël se trouvant sur l’autre continent. Néanmoins, je ne cacherai pas ma peine de voir qu’en une période comme celle-ci, la subvention a été réduite, cette année encore. En effet, l’action se développe, comme vous le savez, en particulier à l’heure actuelle, avec les réfugiés d’Algérie.
Puisse donc Dieu vous conférer la réussite afin que la collecte du fond de secours de Chicago recouvre sa puissance, qu’elle mette en pratique l’avis de Beth Hillel, selon lequel on va dans le sens de l’augmentation(2). Le mérite de ce qui est public vous viendra en aide. A l’occasion de Chavouot, temps du don de notre Torah, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je souhaite, à vous-même et à vos amis, auxquels Dieu accordera de longs jours et de bonnes années, selon la formulation de mon beau-père, le Rabbi, de recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde, puis de la conserver tout au long de l’année. Avec mes respects et ma bénédiction à l’occasion de la fête,
Par envoi indépendant, vous a été adressé un catalogue de nos publications, afin de faire suite à votre proposition, pour la bibliothèque du comité éducatif de votre ville. Vous demanderez sûrement à vos collaborateurs d’indiquer les livres qui vous manquent et ceux que vous demandez. Ils vous seront bien volontiers adressés, pour le plus grand bien de tous.
Notes
(1) Le Rav M.B. T. Saks. Voir, à son sujet, les lettres n°4024 et 5112. (2) En permanence le nombre des lumières de ‘Hanouka. Voir le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm.
Lettre n°8632
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8632, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Sivan 5723,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de Roch ‘Hodech Sivan. En un moment propice, on mentionnera votre nom et tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous m’indiquez brièvement ce qu’a été votre vie. Me basant sur le contenu de votre lettre, j’ai bon espoir que vous mettrez en pratique votre bonne résolution, celle d’étudier notre Torah, Torah de vie, sa partie révélée et son enseignement profond, avec élan et ardeur(1). L’assurance nous a été donnée(2)que l’on vient en aide à celui qui désire se purifier. Puisse Dieu faire que vous influenciez également vos amis et votre entourage en ce sens.
Vous me dites que vous avez changé votre rituel de prière, pour adopter celui de ‘Habad, le rite du Ari Zal. Vous me demandez si vous devez en faire de même pour les Tefillin(3). Vous ne me précisez pas pourquoi vous avez un doute, à ce sujet. En effet, vous avec le mérite et le succès d’être un étudiant de la Yechiva Tom’heï Temimim, fondée et dirigée par nos saints maîtres et chefs, les chefs de ‘Habad. Puisse Dieu faire que vous agissiez de cette façon, d’une manière encore accrue, en tout ce qui vient d’être dit et dans la joie.
Vous me précisez que vous ne comprenez pas le yiddish. Or, ce n’est pas la langue, mais le contenu, qui est essentiel. Vous consulterez également le commentaire, dans le Torah Or, de l’Admour Hazaken, cette année étant la cent cinquantième depuis son décès Hilloula, du verset(4) : “ comme un ouvrage du brillant du saphir ”.
Vous avez sûrement connaissance des trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Tout au moins les adopterez-vous à l’avenir. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit, de même que pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde,
Notes
(1) La présente est adressée à un élève de la Yechiva. (2) Dans le traité Yoma 38b. (3) Les attacher selon la coutume de ‘Habad. (4) Chemot 24, 10.
Lettre n°8633
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8633, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
veille de Chavouot 5723,
temps du don de notre Torah,
cent cinquantième année du
décès de l’Admour Hazaken,
Brooklyn, New York,
A tous les participants à la célébration destinée à préparer le
terrain pour le nouveau bâtiment de la Yechiva centrale
Tom’heï Temimim de Brooklyn et à nos frères, les enfants
d’Israël qui respectent la Torah et les Mitsvot, en général,
que Dieu vous accorde longue vie(1),
Je vous salue et vous bénis,
A l’occasion de la grande joie de la Mitsva, première étape du processus qui est actuellement en cours pour doter d’un nouveau bâtiment la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Brooklyn, j’adresse mes vœux chaleureux et ma bénédiction à tous ceux qui prennent part à cette grande joie et à cette grande Mitsva. Je veux espérer que chacun et chacune de ceux qui accordent de la valeur à la Torah et à l’éducation basée sur les valeurs sacrées non seulement s’assureront, par tous les moyens, que ce début recevra la plus grande réussite qui soit, mais, en outre, qu’ils viendront en aide pour réaliser l’édification de ce nouveau bâtiment, au plus vite.
Ceci requiert une triple participation, financière, physique et morale : Financière : Au sens le plus simple, la participation financière doit être la plus large possible, non pas selon sa propre conception, mais en fonction de la générosité de Dieu dont on a pu bénéficier. Physique : Il faut faire don de sa propre personne, de son temps, de son effort, trouver de nouveaux amis, des soutiens, des participants au nouveau bâtiment. Morale : On doit offrir son âme, à proprement parler, même s’il semble, par exemple, que l’on aurait pu, à la place de cela, intensifier son étude de la Torah. En effet, le renforcement et la diffusion de la Torah et des Mitsvot auprès du plus grand nombre justifient que l’on fasse le sacrifice de sa propre existence morale.
En réalité, pour la Tsédaka spirituelle, comme c’est le cas pour la Tsédaka matérielle, l’assurance est donnée(2) que le prélèvement de la dîme pour les autres, ainsi qu’il est dit : “ prélever, tu prélèveras la dîme ”(3), est la source de la richesse, à la fois physique et morale. En plus de la Mitsva intrinsèque que constitue la Tsédaka, du soutien que Issa’har apporte à l’étude de Zevouloun, ce dernier reçoit également une part de l’étude du premier.
Ces jours sont liés au don de la Torah. De fait, un Juif doit se souvenir chaque jour de la révélation du Sinaï. A n’en pas douter, chacun se rappellera donc que c’est par le mérite de nos enfants que nous avons reçu la Torah et, en conséquence, on prendra conscience de la nécessité de venir en aide aux institutions éducatives qui sont basées sur les valeurs sacrées. Bien plus, la Yechiva centrale Tom’heï Temimim Loubavitch est bien connue, depuis des décennies, comme l’une des grandes réalisations de Torah, à notre époque.
Le mérite de renforcer et de diffuser la Torah auprès du plus grand nombre protégera sûrement chacun et chacune d’entre vous, afin que vous soyez bénis en tous vos besoins, à la fois matériels et spirituels. Avec ma bénédiction pour une considérable réussite, de même que pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 13, à la page 174. (2) Dans le traité Chabbat 119a. (3) Le Rabbi souligne ces mots.
Lettre n°8635
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8635, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[lendemain de la fête de Chavouot 5723]
Deux aspects fondamentaux(1) du don de la Torah concernent plus spécifiquement les femmes et les mères juives. Tout d’abord, Dieu, quand Il donna la Torah, demanda à Moché, notre maître, de s’adresser, en premier lieu, aux femmes et, seulement après cela, aux hommes. Nos Sages donnent cette lecture(2) du verset : “ Ainsi tu parleras à la maison de Yaakov ”(3), c’est-à-dire aux femmes, puis, par la suite, “ tu diras aux enfants d’Israël ”, aux hommes. Par ailleurs, la Torah fut donnée lorsque les enfants d’Israël prirent l’engagement que leurs enfants seraient leurs garants(4), afin que la Torah et les Mitsvot ne soient pas oubliées, ce qu’à Dieu ne plaise.
Il en résulte que le maintien de la Torah et des Mitsvot dépend, pour une très large part, de la femme et de la mère juive. Celle-ci peut et doit motiver son mari pour qu’il étudie la Torah. Elle peut et doit conduire son foyer sur la base de la Torah et des Mitsvot, avec sainteté et pureté. En outre, la mère dispose de plus de temps qu’elle peut consacrer à ses enfants et elle porte donc, en grande partie, la responsabilité de leur bonne éducation.
Aussi, grâce à une action organisée destinée à soutenir les écoles dispensant une éducation basée sur les valeurs sacrées ou, plus généralement, à soutenir le Judaïsme dans son entourage, les femmes peuvent exercer une influence et un impact également à l’extérieur de leur foyer.
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 8, à la page 273. (2) Dans le Me’hilta, cité par le commentaire de Rachi sur le verset Yethro 19, 3. (3) Le Rabbi souligne les mots “ maison de Yaakov ”. (4) Selon le Midrash Chir Hachirim Rabba, chapitre 1, au paragraphe 4.
Lettre n°8636
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8636, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
lendemain de Chavouot 5723,
cent cinquantième année du
décès de l’Admour Hazaken,
Brooklyn, New York,
A tous les participants au repas annuel du comité de
New York pour le séminaire d’enseignantes(1) et
l’école professionnelle de jeunes filles à Kfar ‘Habad,
en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
Nous venons de vivre la fête de Chavouot, temps du don de notre Torah. Chacune des participantes se souviendra donc sûrement du grand mérite des femmes juives, dont l’assentiment(2) fut nécessaire avant même celui des hommes, afin de recevoir la Torah sur le mont Sinaï.
Bien évidemment, ce mérite confère une responsabilité particulière aux femmes juives, qui doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir afin de renforcer et de diffuser la Torah et les Mitsvot, non seulement au sein de leur propre foyer, mais aussi à l’extérieur de celui-ci. Elles renforceront, avant tout, l’éducation basée sur les valeurs sacrées, qui est le fondement de la pratique de la Torah et des Mitsvot, au quotidien.
Le travail de votre comité est directement lié à la responsabilité et au mérite qui viennent d’être définis. Je veux donc espérer que vous vous y consacrerez, vous-même, avec une abnégation sans cesse accrue et qu’en outre, vous convaincrez de nouveaux amis, d’autres soutiens. Vous accomplirez tout cela avec joie et enthousiasme.
Que Dieu vous accorde le succès dans votre sainte mission, qui est aussi le canal et le réceptacle permettant d’obtenir les bénédictions de Dieu, en tous vos besoins, à la fois matériels et spirituels. Avec ma bénédiction de réussite, de même que pour me donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rabbi souligne les mots : “ séminaire d’enseignantes ”. (2) Selon le Me’hilta, cité par le commentaire de Rachi sur le verset Yethro 19, 3.
Lettre n°8637
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8637, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Sivan 5723,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Ephraïm Eliézer(1) Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat et je vous réponds, point par point :
A) La bénédiction des Cohanim(2) présente deux aspects. Elle est, d’une part, une Mitsva(3), d’autre part, trois Mitsvot(4).
Vous consulterez aussi le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 128, aux paragraphes 3 et 57, même si l’on peut, jusqu’à un certain point, s’interroger sur les formulations que l’on trouve dans ce texte. Vous verrez aussi le Emek Ha Cheéla, à la fin de la Cheïlta n°125.
B) Y a-t-il, en la matière, une Injonction pour Israël(5) ?
Différents textes traitent de ce point, par exemple le Yessodeï Yechouroun, du Rav Feder, au début du tome 2. Il est commenté également par les premiers Sages, par exemple le Rachba sur le traité Soukka 31b.
C) S’agissant de l’omission du Rambam(6) à propos de la période messianique, à propos des Mitsvot, vous citez les lois de la Techouva, chapitre 9, au paragraphe 2. Vous proposez une explication à ce sujet.
D’après ce dont je me souviens, j’ai également mentionné, dans notre discussion, les lois de la Techouva du Rambam. Bien plus, selon cette référence la question sur la mention des Mitsvot est encore plus forte, mais précisément dans la période précédant l’ère messianique. Le Rambam parle, en effet, des “ royaumes qui ne leur permettent pas de se consacrer à la Torah et aux Mitsvot de la manière qui convient ”. Or, il omet cette affirmation quand il fait allusion à l’action d’Israël pendant l’ère messianique.
D) Vous m’interrogez sur la précision du Rambam, figurant à la fin des lois des rois : “ la Torah et la sagesse ”(7).
A mon sens, on ne peut en aucune façon expliquer ici que le terme de Torah désigne la pratique des Mitsvot(8), d’autant qu’il est aussitôt question de la sagesse de la Torah. Selon moi, il est donc question ici des deux aspects de la Torah. Nos Sages disent, en effet, dans le Midrash E’ha Rabba, chapitre 2, au paragraphe 13 : “ si l’on te dit que la sagesse existe parmi les nations, crois-le, si l’on te dit que la Torah existe parmi les nations, ne le crois pas ”. Et, la différence(9) est bien simple. La sagesse doit être interprétée au sens littéral, alors que la Torah est de la même étymologie que Horaa, enseignement. La conclusion, qui est une Injonction(10) est que celle-ci n’existe pas chez les nations, car sa rationalité(11) est basée sur des principes sans fondement, soit sur la volonté et sur la tradition, mais non(10) sur la logique. Mais, ce point ne sera pas développé ici.
Il y a aussi une autre preuve, puisque les lois des rois expliquent et affirment que : “ l’occupation du monde sera uniquement la connaissance de Dieu ”. A ce propos, cette conclusion permet de répondre également à l’interprétation que vous proposez, celle d’une envie, “ les sages ont eu envie(12) ”, qui porterait sur la Torah. Pour autant, on mettra également en pratique les Mitsvot. C’est bien évident. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son sujet, la lettre n°8288. (2) Le destinataire de la présente est un Cohen. (3) Celle de bénir le peuple d’Israël. (4) Correspondant aux trois versets que compte cette bénédiction. (5) Celle de recevoir la bénédiction des Cohanim. Voir à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 14, page 41, à la note 39 et tome 17, page 237, à la note 55. (6) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 27, à partir de la page 237. (7) Qui seront la seule occupation d’Israël, quand le Machia’h viendra. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Par référence au Maguen Avraham, chapitre 47, au paragraphe 3, qui parle des ‘paroles de la Torah’ ”. (9) Entre la sagesse et la Torah. (10) Le Rabbi souligne les mots : “Injonction” et “non”. (11) Celle de la Torah. (12) De la venue du Machia’h uniquement pour se consacrer à la connaissance de Dieu.
Lettre n°8638
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8638, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Sivan 5723,
cent cinquantième année du
décès de l’Admour Hazaken,
Brooklyn, New York,
A tous les participants au dîner annuel de la
Yechiva A’heï Temimim Loubavitch de Newark,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’adresse, par la présente, ma chaleureuse bénédiction à tous les participants au dîner annuel de la Yechiva A’heï Temimim Loubavitch de Newark(1) et mes vœux sincères afin que cette célébration connaisse la plus grande réussite. Nous venons de vivre la fête du don de la Torah. Chacun et chacune conservera donc la motivation de la réception de la Torah et lui apportera une application concrète, y compris en soutenant la Yechiva Loubavitch de Newark, de la meilleure façon et le plus largement possible.
Il s’agit, en l’occurrence, non pas d’une caution exceptionnelle, mais bien d’un engagement personnel pris par tous les enfants d’Israël, près du mont Sinaï, lorsque nous avons fait de nos enfants nos garants(2), ainsi qu’il est dit : “ Nos enfants seront nos garants ”(3), attestant ainsi que la Torah et les Mitsvot ne disparaîtront pas, ce qu’à Dieu ne plaise. C’est donc par le mérite des enfants que les adultes, tout le peuple d’Israël, reçurent la Torah.
De tout temps, et en particulier à notre époque, chacun, chacune a pour objectif de soutenir les institutions de Torah basée sur les valeurs sacrées, notamment la Yechiva Loubavitch de Newark, qui a acquis une bonne réputation, celle d’une importante institution de Torah. Elle mérite donc pleinement l’aide qui lui sera apportée.
Que Dieu accorde à tous les participants au dîner annuel, aux donateurs et aux amis de la Yechiva A’heï Temimim Loubavitch de Newark, la satisfaction de tous leurs besoins, à la fois matériels et spirituels. Avec ma bénédiction de réussite, de même que pour donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 18, à la page 431. (2) Selon le Midrash Chir Hachirim Rabba, chapitre 1, au paragraphe 4. (3) Le Rabbi souligne les mots : “ Nos enfants seront nos garants ”.
Lettre n°8639
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8639, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Sivan 5723,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la Yechiva Torat Emet, dans la
ville sainte de Jérusalem, puisse-t-elle être restaurée
et rebâtie, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bâtis,
Après le décès du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, Rav Chimeon Glitsenstein, puisse son âme être insérée dans le faisceau de la vie, il serait bon, pour différentes raisons, que son fils, le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, Rav Avraham ‘Hano’h Glitsenstein(1), le remplace au secrétariat et à la direction(2).
Puisse Dieu faire que la Yechiva Torat Emet se renforce et se développe enfin, de tous les points de vue, qu’elle ait, avant tout, des élèves conformes à la volonté de nos maîtres et chefs, ses fondateurs et ses dirigeants. Ceci peut être comparé à Erets Israël, en général, qui est appelée “ le pays du cerf ”(3), animal dont la peau croît avec la chair. Ce développement se manifestera donc également dans les autres domaines concernant la Yechiva.
Et, comme le précisent nos Sages, à propos de telles situations, “ le plus tôt sera le mieux ”. Puisse donc Dieu faire qu’il en soit ainsi au plus vite, dans la joie et l’enthousiasme. Avec mes respects, ma bénédiction de réussite en cette mission sacrée et pour m’en donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Voir, à son propos, la lettre n°8612. (2) De la Yechiva Torat Emet. (3) Selon le traité Guittin 57a.
Lettre n°8640
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8640, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
dimanche de la Parchat Kora’h 5723,
cent cinquantième année du décès
Hilloula de l’Admour Hazaken,
Brooklyn, New York,
Aux élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch,
à l’occasion de leur fête de fin d’année scolaire, à Montréal,
que Dieu vous accorde longue vie(1),
Je vous salue et vous bénis,
A l’occasion de la fête de fin d’année scolaire, ayant lieu le 4 Tamouz, en le mois de la libération de mon beau-père, le Rabbi, qui approche, j’adresse ma bénédiction aux élèves concluant leur scolarité et à leurs parents, de même qu’aux recteurs de la Yechiva, à ses dirigeants et à tous ceux qui prennent part à cette joie de la Mitsva, puissent-ils avoir une longue vie. Il va sans dire qu’une conclusion liée à la Torah et aux Mitsvot doit servir de commencement, de passage à un stade supérieur dans l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot, au quotidien.
Le début de la Sidra de cette semaine présente la controverse de Kora’h contre Moché notre maître. Dans le Midrash(2), nos Sages, de mémoire bénie, relatent différents détails, à ce propos. Or, chaque détail de la Torah en est partie intégrante. En outre, Torah est de la même étymologie que Horaa, enseignement et leçon. L’un de ces points est le suivant. Kora’h demanda à Moché, notre maître, si une maison emplie de livres sacrés doit également avoir une Mezouza sur sa porte. Kora’h prétendait qu’une telle maison possède bien plus que les deux passages contenus dans la Mezouza, que cette dernière est donc superflue. Toutefois, Moché notre maître, lui répondit que la porte d’une telle maison devait également porter une Mezouza.
Il en découle l’enseignement suivant, particulièrement important pour les élèves qui achèvent leur année scolaire. Quand un élève d’une école basée sur les valeurs sacrées parvient au stade de la “ conclusion ”, il pourrait considérer qu’il est désormais “ une maison emplie de livres sacrées ”, qu’il est donc d’ores et déjà “ dispensé de Mezouza ”. On lui répondra donc que celui qui est parvenu à un tel niveau n’en doit pas moins avoir recours à la protection et à la présence d’une “ Mezouza ” sur les “ portes ” de sa tête et de son cœur.
Le contenu d’une Mezouza est les deux premiers paragraphes du Chema, “ Ecoute ”(3) et “ Ce sera si vous écoutez ”(3). Cela veut dire qu’un Juif, qu’il se trouve chez lui ou bien qu’il sorte dans la rue, doit toujours se rappeler que lui-même et tout ce qui le concerne appartiennent à Dieu, “ l’Eternel est notre Dieu, l’Eternel est Un ”(3). Il en découle ce qui est dit ensuite, “ ce sera si vous écoutez ”(3), en mettant en pratique les Injonctions de Dieu, en se conformant à Sa Volonté, en chaque aspect de l’existence quotidienne.
C’est donc là ce dont un élève “ achevant ” sa scolarité doit se rappeler. Il est dit(4) que : “ l’étude de la Torah surpasse tous les autres Préceptes ” et un tel élève a, Dieu merci, étudié la Torah avec succès. Néanmoins, il ne suffit pas de posséder des connaissances dans la tête, comme des livres disposés sur une bibliothèque(5). Il importe, avant tout, que la Torah pénètre et imprègne la tête et le cœur, l’intellect et le sentiment, jusqu’à ce que ceci se révèle et trouve une application dans tous les domaines de l’existence quotidienne, dans la pratique des Mitsvot de la meilleure façon et avec joie.
Puisse Dieu faire que chaque élève des Yechivot Tom’heï Loubavitch soit au niveau d’une “ maison pleine de sainteté ”, munie d’une bonne “ Mezouza ” sur chaque “ porte ” de la tête et du cœur. Où qu’il se trouve et où qu’il aille, on doit voir que “ l’Eternel est notre Dieu, l’Eternel est un ”(3), être pénétré d’amour de Dieu, d’amour de la Torah, d’amour du prochain, tout cela ne formant qu’un seul et unique ensemble(6). De la sorte, il est certain que s’accomplira la promesse selon laquelle : “ Je donnerai vos pluies en leur temps ”, de même que toutes les bénédictions divines qui sont énumérées dans cette Paracha, à la fois matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction pour une considérable réussite, de même que pour me donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 13, à la page 203. (2) Bamidbar Rabba, au début de la Parchat Kora’h. (3) Le Rabbi souligne les mots : “ Ecoute ”, “ Ce sera si vous écoutez ”, “ l’Eternel est notre Dieu, l’Eternel est Un ”, “ ce sera si vous écoutez ” et “ l’Eternel est notre Dieu, l’Eternel est Un ”. (4) Dans le traité Péa, chapitre 1, à la Michna 1. (5) En anglais dans le texte, “ shelf ”. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°8229.
Lettre n°8641
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8641, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Tamouz 5723,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Moché(1) Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu de vos nouvelles avec plaisir, il y a quelques temps, par les Rabbanim délégués, le distingué ‘Hassid qui craint Dieu, Rav Chnéor Zalman Ha Lévi Duchman et le ‘Hassid, Rav Kaddish Romanov, qui ont visité votre ville et m’ont également transmis votre demande de bénédiction. En un moment propice, j’ai mentionné votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon le contenu de votre requête. Puisse Dieu faire que vous m’en donniez de bonnes nouvelles.
Nous sommes en Tamouz, mois de la libération de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, qui est aussi notre propre libération, car “ le corps suit la tête ”(2). Puisse donc Dieu faire que chacun d’entre nous, au sein de tout Israël, soit délivré de tout ce qui le trouble, qu’il puisse servir Dieu dans la joie et dans l’enthousiasme. Et, cette délivrance individuelle sera la préparation de la délivrance collective, par notre juste Machia’h, très prochainement. Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération et pour me donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
C. M. Simpson,
Notes
(1) Le Rav M.Shayevitch, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°7471. (2) Selon le traité Erouvin 41a.
Lettre n°8642
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8642, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tamouz 5723,
Brooklyn,
Aux membres du comité de Kfar ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Nous sommes à quelques jours des dates propices que sont les 12 et 13 Tamouz, celles de la libération de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu multiplier la bénédiction et la réussite, à la fois matériellement et spirituellement, en tout ce qui concerne le Kfar, dans les domaines publics comme à titre individuel, pour chacun et chacune de ses résidents. En effet, le Kfar a été fondé et il est dirigé par mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, dont nous célébrons la joie(1).
Bien plus, la paix entre les habitants du Kfar s’est désormais renforcée. Elle règne entre tous, du plus petit au plus grand, ce qui est aussi : “ l’un envers son prochain ”(2). En effet, qui connaît la grandeur et la valeur de l’esprit et de l’âme, comme l’explique le chapitre 32 du Tanya, que vous consulterez ?
En outre, tous sont de véritables amis, par la Torah et les Mitsvot. Ils sont même les amis de Celui Qui donne la Torah et Qui ordonne la Mitsva, “ ton Ami et l’Ami de ton père ”, selon le commentaire de Rachi sur le traité Chabbat 31a. Et, l’assurance nous a été donnée(3) par notre Torah, Torah de vie, que : “ le Saint béni soit-Il n’a pas trouvé d’autre réceptacle contenant la bénédiction pour Israël que la paix ”. De fait, Kfar ‘Habad, comme je l’ai dit, a été fondé et est dirigé par mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël. Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération, de même que pour me donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) La fête de la libération. (2) L’amour du prochain s’applique envers le petit comme envers le grand. (3) A la fin du traité Ouktsin.
Lettre n°8643
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8643, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Tamouz 5723,
Brooklyn, New York,
A l’attention du Rav, grand érudit, distingué et agréable
‘Hassid qui craint Dieu, a une grande sagesse, est issu
d’une illustre famille, homme dynamique, aux multiples
accomplissements, faisant de bonnes actions, notre maître
le Rav Raphaël Barou’h, dirigeant de la sainte communauté
de Meknès, dont l’influence s’exerce sur tout le pays(1),
Je vous salue largement et vous bénis abondamment,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre précieux courrier et j’ai ainsi appris que vous vous trouver, pour l’heure, en Angleterre. Je suis contraint de vous exprimer ma peine, et vous voudrez bien m’en excuser, en constatant que vous avez quitté votre troupeau de Meknès et de tout le pays. Il semble que vous l’ayez fait à cause de votre âge et que Dieu vous accorde des jours et des années, longs, bons et agréables. En outre, même s’il est vrai que vous n’occupez pas de fonctions officielles, il est absolument certain qu’il existe différents moyens de renforcer la Torah et les Mitsvot, y compris pour celui qui n’a pas de responsabilités formelles. Or, en fonction de la situation régnant dans votre ville et dans votre pays, et qui la connaît mieux que vous, votre influence y est particulièrement déterminante.
Bien évidemment, mon propos n’est pas de me plaindre du passé, à l’encontre de l’enseignement de nos Sages(2). Mais, malgré tout, peut-être y a-t-il une possibilité que vous retourniez dans votre ville et dans votre pays, d’une manière qui convienne et qui soit satisfaisante, que vous influenciez les autres Rabbanim Sefardim du Maroc afin qu’ils soient vigilants, qu’ils recherchent le bien de leurs frères et qu’ils fassent paître leur troupeau, plusieurs dizaines de milliers de Juifs, puisse Dieu les multiplier, résidant dans ces contrées. Il est nécessaire, en effet, de les préserver, d’assurer leur protection sacrée, de les conduire sur des eaux paisibles, les eaux vives de la Torah de vie et ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”.
C’est en ces jours de délivrance, les 12 et 13 Tamouz, que mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, fut libéré de son emprisonnement, après avoir fait don de sa propre personne pour mener le combat de Dieu, avec ses armées. Vous connaissez sûrement l’histoire de cette période, qui est commémorée et revécue. Puisse donc Dieu faire que chacun d’entre nous se serve des forces et des possibilités qui nous sont accordées d’en haut afin de diffuser la Torah et la Tradition, jusque dans l’existence quotidienne, en avançant, en ajoutant et en éclairant. Le mérite de ce qui est public vous viendra en aide. Avec mes respects et ma bénédiction pour une grande réussite, de même que pour me donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav R.B. Toledano, Rav de Meknès, Maroc. Voir, à son sujet, la lettre n°5912. (2) Au traité Bera’hot 54a selon lequel : “ il est inutile de se plaindre du passé ”.
Lettre n°8644
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8644, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Tamouz 5723,
Brooklyn, New York,
Au distingué et agréable ‘Hassid qui craint Dieu, a des
comportements généreux, est issu d’une illustre famille,
le Rav C.Z.(1) Chlita,
Je vous salue et vous bénis,
Les dates propices des 12 et 13 Tamouz approchent et Dieu fasse que ces jours soient commémorés et revécus(2) par chacun d’entre nous, au sein de tout Israël, avec la volonté profonde et déterminée de se servir, dans toute la mesure du possible, des opportunités et des forces que Dieu accorde, comme le fit celui dont nous célébrons la libération, que son mérite protège nous-mêmes et tout Israël. C’est, en effet, cette motivation qui révèle des forces et des moyens accrus.
On peut être confronté à des difficultés, qui parfois même sont réelles, mais, là encore, l’enseignement de ces jours fait la preuve qu’il ne faut s’affecter d’aucun obstacle, d’aucun empêchement. Que l’on observe donc(3) qu’un seul homme, certes plus élevé que le peuple, se dressa de toute sa stature, contre un pouvoir puissant et autoritaire. Et, il fut le vainqueur dans tous les domaines où il mena son combat. Sur différents points, ils(4) furent contraints de signifier leur assentiment et, bien plus, ils durent même lui venir en aide. Combien plus doit-il en être ainsi pour nous, puisque nous avons le mérite d’agir dans des conditions infiniment plus douces. En outre, la voie nous a d’ores et déjà été tracée, car, lorsque les Grands d’Israël frayent le chemin et ouvrent un canal(5), le grand nombre peut imiter leur exemple et connaître la réussite.
Malgré les modifications et les occupations qui se sont faites jour, depuis l’an passé, je suis sûr que vous poursuivez vos efforts pour savoir ce que deviennent les différents projets de recherche et de publication à propos de ‘Habad(6). Je vous joins un exemplaire des ouvrages qui ont été édités cette année. Bien entendu, ceux-ci, pour la plupart, concerne l’Admour Hazaken, puisque c’est la cent cinquantième année de son décès Hilloula, une année favorable.
De fait, le second projet du centre de recherche sur ‘Habad est à votre initiative et il a été établi selon votre conseil. Le grand projet est relatif aux “ sept générations de ‘Habad ”(7). Je suis convaincu que l’Admour Hazaken vous protégera, en la matière. De la sorte, on aura toutes les chances pour que le résultat soit suivi d’un effet concret. Avec ma considération, mes respects et ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération, de même que pour me donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Chnéor Zalman Chazar, président d’Erets d’Israël. Voir, à son sujet, la lettre n°8254. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8582. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°8464 à 8466. (4) Ses opposants. (5) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 20, à partir de la page 74. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°8254. (7) De l’Admour Hazaken au Rabbi.
Lettre n°8645
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8645, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[12 et 13 Tamouz 5723]
Ayez(1) des réunions ‘hassidiques joyeuses et efficaces, pendant les jours de la délivrance(2) et au cours du Chabbat(3).
Notes
(1) Ceci est le télégramme adressé par le Rabbi à tous, à l’occasion de la fête de la libération. (2) Les 12 et 13 Tamouz étaient, cette année-là un jeudi et un vendredi. (3) Voir le Likouteï Si’hot, tome 23, à la page 390.
Lettre n°8646
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8646, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, jours
de la libération, 12 et 13 Tamouz 5723,
cent cinquantième anniversaire du décès
de l’Admour Hazaken,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre(1). L’une des notions relatives à la présente période est la suivante. Avant cette libération(2), il y eut la prière et la requête(3) suivante de celui qui la vécut, mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël : “ Que l’Eternel notre Dieu soit avec nous comme Il fut avec nos ancêtres. Qu’Il ne nous abandonne pas et ne nous délaisse pas ”.
Selon la seconde interprétation qui est donnée de ce verset et qui fut alors mentionnée par mon beau-père, le Rabbi, cette prière est(4) également la formulation d’une assurance. De fait, tous les peuples de la terre furent témoins de l’accomplissement du verset : “ Dieu est avec moi, pour ceux qui me viennent en aide ” et ils lui prodiguèrent tout le bien(5).
Chaque année, quand reviennent ces jours, le moment est propice pour chacun et l’on est incité à prendre de bonnes résolutions, afin de suivre la voie des pères qui firent don d’eux-mêmes pour la Torah et les Mitsvot, en particulier dans les domaines en lesquels celui dont nous célébrons la libération marqua toute son abnégation. De la sorte, “ l’Eternel son Dieu est avec lui ”, sans peine et sans effort(6). Chacun s’élèvera, d’une étape vers l’autre(7), jusqu’à(8) ce que : “ l’on verra Dieu à Sion ”, lors de la délivrance collective, véritable et complète. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rabbi adressa cette lettre à plusieurs personnes. Voir le Likouteï Si’hot, tome 8, à la page 333. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir, en détails, le Kountrass des 12 et 13 Tamouz 5691, dans le Séfer Ha Kountrassim, à partir de la page 175 ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir les additifs au Torah Or, à la fin du discours ‘hassidique intitulé : ‘Et, Moi, J’ai donné’ ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Midrash Vaykra Rabba, chapitre 10, au paragraphe 5 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir les discours ‘hassidiques intitulés : ‘Dieu est avec moi’ et ‘Il prodigue des bienfaits’, dans le même fascicule ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Likouteï Torah, dans cette Paracha, au discours ‘hassidique intitulé : ‘Il n’observa pas’ et dans son commentaire ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ A la fin du traité Bera’hot : ‘Celui qui va…’. En revanche, l’Admour Hazaken, dans son Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au début du chapitre 155, tranche la Hala’ha selon la version suivante : ‘Quiconque va’ ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Midrash Tehilim, Psaume 84 ”.
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