Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°8606
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8606, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Adar 5723,
Brooklyn, New York,
Aux élèves du séminaire Beth Rivka,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu, avec plaisir, par un membre de votre direction, des nouvelles de votre avancement, au séminaire. J’ai bon espoir que cet avancement se poursuivra, à une cadence sans cesse plus soutenue, conformément à l’Injonction de nos Sages(1), de sainte mémoire, selon laquelle on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté.
En ce jour, celui de la naissance de Moché, notre maître, il est assurément judicieux de méditer au fait que la naissance, l’issue favorable, l’éducation du sauveur d’Israël furent rendues possibles par l’abnégation de deux femmes d’Israël, mère et fille, Yo’hébed, sa mère et Myriam sa sœur. Les décrets du Pharaon avaient rendu l’esclavage particulièrement âpre, suscité le découragement et la réserve, y compris parmi les “ cèdres du Liban ”(2) de la génération. Ces deux femmes, par contre, ne se désespérèrent pas, la mère et la fille, les “ sages-femmes des Hébreux ”. Bien au contraire, elles poursuivirent leur action, en faisant don de leur propre personne, pour “ faire vivre ”(3) les enfants. Au plus fort de l’exil, elles constituèrent la génération de la délivrance. Elles conférèrent leur détermination et leur courage non seulement aux femmes, mais également aux hommes. Ainsi, elles eurent le mérite de permettre la révélation du sauveur d’Israël pour conduire les enfants d’Israël de la servitude vers la délivrance.
Or, il en est de même en ces dernières générations de cet exil amer, surtout la nôtre. La même mission, la même responsabilité, le même mérite qui furent le sort des femmes, lors du premier exil, sont l’héritage de ces femmes, en ce dernier exil, comme l’a maintes fois souligné mon beau-père, le Rabbi, par écrit ou oralement. En cette année propice, à l’issue du troisième jubilé après le décès de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, fondateur du mouvement ‘Habad, de sa philosophie et de son mode de vie, il faut donc se rappeler, être impressionné également par la grande influence que l’on reçoit de la mère de l’auteur du Tanya, la Rabbanit Rivka(3), par l’éducation qu’elle donna à l’Admour Hazaken, comme le relatent longuement les mémoires de mon beau-père, le Rabbi.
Mon beau-père, le Rabbi, avait coutume d’agir en conformité avec ce qu’il enseignait. Il montrait que l’acte est essentiel. Il ne se contenta donc pas de mener campagne, en la matière. Il se mobilisa, fonda un réseau d’écoles et de séminaires Beth Rivka, en notre Terre Sainte et en diaspora, afin d’y dispenser aux filles d’Israël une éducation dans l’esprit de Yo’hébed et de Myriam.
En conséquence, j’espère de tout mon cœur que les élèves du séminaire prendront conscience de leur grande responsabilité et du mérite qui leur revient, qu’elles se serviront de toutes leurs forces pour se pénétrer de cet esprit, un esprit de sagesse et de crainte de Dieu, que le séminaire a voulu leur transmettre. Ces élèves sont appelées à devenir des enseignantes et des monitrices, des mères et des maîtresses de maison. Tout ajout à leur éducation et à leurs connaissances sera donc multiplié de nombreuses fois auprès de leurs élèves et dans le foyer qu’elles fonderont, pour l’honneur et la gloire. Tous les efforts, toutes les interventions en ce sens sont donc justifiés.
Que Dieu accorde Sa bénédiction à chacune d’entre vous, afin que vous connaissiez la réussite dans l’étude, avec élan et ardeur, avec le comportement qui convient
et que s’accomplissent en chacune d’entre vous les termes du verset : “ Notre sœur, sois à l’origine de milliers, de dizaines de milliers ”. Je vous adresse ma bénédiction pour une fête de Pourim joyeuse et pour en garder l’inspiration tout au long de l’année. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Dans le traité Bera’hot 28a. (2) Les chefs de la génération. (3) Le Rabbi souligne les mots : “ faire vivre ” et “ Rivka ”.
Lettre n°8607
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8607, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Adar 5723,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 5 Adar, dans laquelle vous m’interrogez sur la maison de prières des réformés(1). Vous faites sûrement allusion au mouvement réformé(2), c’est-à-dire à ceux qui nient l’origine divine de la Torah, ce qu’à Dieu ne plaise. Si c’est effectivement le cas, je ne comprends pas que vous soyez dans le doute, ni quel est le sens de votre question, alors que la Hala’ha est clairement tranchée dans le Michné Torah, qui est le Yad Ha ‘Hazaka, ouvrage du grand maître, le Rambam, dans ses lois de la Techouva, chapitre 3, au paragraphe 8, y compris quand il ne s’agit que d’un seul verset(3) et vous prendrez attentivement connaissance de l’explication qui est donnée, à ce sujet. A n’en pas douter, vous célébrerez donc le mariage uniquement(4) dans la salle des fêtes de votre communauté, qui accepte les treize principes de la foi(5), au sein de l’ensemble de la Torah et des Mitsvot(4), ou, tout au moins, dans une salle ordinaire où même dans une maison privée.
Puisse Dieu faire, comme l’indique ces jours(6) qu’il en soit actuellement comme il en fut à l’époque, lorsque “ pour les Juifs, ce fut lumière : c’est la Torah ”(7), ce qui est lié à : “ le joie : c’est la fête ”, à l’étude de la Torah qui conduit à l’action, “ l’allégresse et l’honneur : ce sont les Tefillin ” et “ toute la Torah a été comparée aux Tefillin ”(8). Avec mes respects, de même que ma bénédiction pour me donner de bonnes nouvelles et pour un joyeux Pourim,
Notes
(1) Dans laquelle le destinataire de cette lettre proposait de célébrer un mariage. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8481. (3) Dont on prétend qu’il n’est pas d’origine divine. (4) Le Rabbi souligne les mots “ uniquement ” et “ l’ensemble de la Torah et des Mitsvot ”. (5) Définis par le Rambam. (6) De Pourim. (7) Selon le traité Meguila 16b. (8) Selon le traité Kiddouchin 35a.
Lettre n°8608
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8608, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Adar 5723,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Tsvi(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 12 Adar. En un moment propice, on mentionnera votre nom et celui de votre épouse près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Nous venons de vivre les jours de Pourim, desquels il est dit : “ leur souvenir ne disparaîtra pas de leur descendance ” et nos Sages expliquent(2) que “ toutes les fêtes disparaîtront(3), mais les jours de Pourim ne disparaîtront pas ”.
De fait, le but du souvenir est d’inspirer toutes les forces de l’âme, jusqu’à l’action concrète et, bien plus, c’est cette action qui est essentielle. Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi dans les quatre domaines qui furent obtenus “ en ces jours-là, à cette époque-ci ”, c’est-à-dire : “ la lumière, la joie, l’allégresse et l’honneur ”, au sens littéral et selon l’interprétation qui en est donnée, “ la joie, c’est la Torah ”(4), “ l’honneur, ce sont les Tefillin ” et “ toute la Torah a été comparée aux Tefillin ”(5), l’ensemble des Mitsvot, jusqu’à ce que nous ayons le mérite de rapprocher une délivrance de l’autre(6), celle à l’issue de laquelle “ nous sommes encore les serviteurs de A’hachvéroch ” et la délivrance véritable et complète, “ comme aux jours de ta sortie d’Egypte ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav T.Freydin, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, les lettres n°6833 et 7514. (2) Dans le Midrash Michlé, chapitre 9, au paragraphe 2. (3) Dans le monde futur. (4) Selon le traité Meguila 16b. (5) Selon le traité Kiddouchin 35a. (6) Selon le traité Meguila 6b.
Lettre n°8609
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8609, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Adar 5723,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, homme qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, est empli d’empressement,
le Rav Yehouda Leïb Rubinstein, de Glasgow,
Je vous salue et vous bénis,
Par l’intermédiaire du grand Rav, ‘Hassid qui craint Dieu, est empli d’empressement, le Rav Chlomo Zalman Hecht, de Chicago, qui a visité votre ville, j’ai bien reçu vos salutations. Celui-ci me dit aussi qu’il a été accueilli avec bienveillance, dans votre communauté, en général et par vous-même, en particulier. Bien entendu, il n’y a pas lieu d’exprimer des remerciements pour cela, car “ la récompense de la Mitsva est la Mitsva elle-même ”. Néanmoins, je voudrais vous dire à quel point j’en ai été satisfait, en constatant que nos idées sont partagées sur la diffusion du Judaïsme traditionnel et authentique, sans compromis, ce que le Baal Chem Tov appelle la diffusion des sources(1) à l’extérieur, autrement dit auprès des personnes qui se trouvent encore à l’extérieur. Du fait de nos nombreuses fautes, certains remettent en cause une telle démarche, non seulement à gauche, mais aussi à droite. Bien entendu, une telle contestation n’a pas lieu d’être, car nos Sages ont souligné(2) à quel point il est important de séparer le bon grain de l’ivraie. Pour autant, celle-ci existe et chaque encouragement, en la matière, est donc particulièrement précieux. Combien plus est-ce le cas lorsque cet encouragement prend la forme d’une action concrète.
Avec l’aide de Dieu, je satisferai votre demande, que vous m’avez transmise par le Rav Hecht. Dieu fasse donc qu’en bonne santé et dans l’enthousiasme, vous vous serviez de vos capacités de la manière qui vient d’être décrite afin de diffuser le Judaïsme traditionnel, y compris à l’extérieur et en particulier auprès de la jeunesse.
Nous venons de vivre les jours de Pourim. Or, “ en ces jours-là, à cette époque-ci ”, il a été dit que : “ pour les Juifs, ce fut lumière, joie, allégresse et honneur ”, au sens le plus simple, car un verset ne peut pas être départi de son sens simple, mais aussi selon l’explication de nos Sages(3), dans la Loi orale, puisque nous possédons une Torah unique, réunissant à la fois la Loi écrite et la Loi orale : “ la lumière, c’est la Torah… l’honneur, ce sont les Tefillin ” et toutes les Mitsvot ont été comparées à celle des Tefillin(4). De fait, l’une et l’autre(5) sont liées car c’est grâce à la lumière, qui est la Torah, que l’on peut avoir la lumière, au sens littéral. Avec mes respects et ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) De la ‘Hassidout. (2) Dans le traité Baba Metsya 85a. (3) Dans le traité Meguila 16b. (4) Dans le traité Kiddouchin 35a. (5) La lumière et la Torah.
Lettre n°8610
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8610, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Adar 5723,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur David Epstein,
Je vous salue et vous bénis,
Après vous avoir exprimé ma reconnaissance, lors de la réunion ‘hassidique de Pourim, pour votre cadeau, les deux tomes du livre Techouva Cheléma(1), je voudrais également vous signifier par écrit ma satisfaction de vous avoir vu, lors de cette réunion et je réitère mes remerciements pour ce recueil de responsa.
J’espère que vous-même et vos frères comptez parmi ceux qui ont un temps fixé pour l’étude de la Torah, en général, pour celle de tels ouvrages, en particulier. Bien plus, les livres de Hala’ha traitent de ce qui concerne l’action concrète et nos Sages disent(2) que : “ grande est l’étude qui conduit à l’action ”. Sans doute mettez-vous également en pratique le grand principe que constitue la Mitsva : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”, de sorte que chacun influence son entourage. En effet, quiconque exerce une influence sur le grand nombre en porte la responsabilité et le mérite de tous en dépend. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) “ Réponse entière ”. Le Rabbi souligne ces mots. (2) Dans le traité Kiddouchin 40b.
Lettre n°8611
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8611, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Adar 5723,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Elyahou Amikam,
Je vous salue et vous bénis,
Je voulais vous écrire, depuis quelques temps déjà, mais je ne savais où vous trouver. Je viens d’apprendre que vous êtes déjà en Erets Israël et j’ai pu obtenir votre adresse. Tout d’abord, je souhaite vous remercier pour ce livre. Notre bibliothèque est à la disposition du plus grand nombre et j’ai donc bon espoir que vous y contribuerez encore, à l’avenir.
J’espère aussi que vous gardez en votre souvenir les impressions de notre rencontre et de notre discussion, qu’avant tout notre échange relatif aux affaires communautaires, dont certaines sont vitales et fondamentales, apportera des fruits et qu’il présentera un intérêt pour le plus grand nombre.
On peut observer concrètement, surtout à notre époque et tout particulièrement après la découverte de l’énergie la plus effrayante, dans la quantité la plus infime(1), qu’un seul individu peut parfois être à l’origine du changement le plus fondamental pour l’existence du plus grand nombre. En effet, c’est la qualité et non la quantité qui est déterminante. Or, s’il en est ainsi pour la matière inerte, combien plus est-ce le cas pour l’aspect physique du corps juif et, a fortiori, pour l’existence spirituelle de notre peuple, les enfants d’Israël. Mais, pour obtenir ce résultat, chacun doit révéler l’énergie qu’il porte en lui, car celle-ci est, de fait, illimitée. Selon les termes de l’Admour Hazaken(2), auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, cette année étant la cent cinquantième depuis son décès, “ la seconde âme d’Israël(3) est une parcelle de Dieu céleste véritable(4) ”, car elle est issue de l’En Sof, béni soit-Il. Elle-même et toutes ses forces sont donc également infinies. Avec mes respects et ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) L’atome. (2) Au début du second chapitre du Tanya. (3) L’âme divine. (4) Le Rabbi souligne le mot “ véritable ”.
Lettre n°8612
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8612, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Adar 5723,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Eliézer Steinman(1),
Je vous salue et vous bénis,
En plus de vos salutations, que j’ai reçues par le Rav A.H. Glitsenstein(2), j’ai été particulièrement satisfait de recevoir votre lettre, qui m’a été transmise par notre ami, Rav Chnéor Zalman Chazar(3). Il m’a raconté qu’il vous a vu peu avant votre départ de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Sans doute vous transmettra-t-il mes salutations à votre retour. J’espère qu’à réception de la présente, vous poursuivrez votre action dans votre maison et que vous placerez maintenant comme première priorité de votre travail la préparation des deux volumes que vous devez encore consacrer à la ‘Hassidout ‘Habad. Il convient de les achever au plus vite, d’autant que cette année est la cent cinquantième depuis le décès de l’auteur du Tanya et ce qui vient en son temps est encore meilleur. En outre, une action joyeuse accroît la bénédiction et la réussite. Et, l’on sait à quel point nos Sages ont souligné l’importance de la joie, en particulier celle de la Mitsva et, en l’occurrence, de la diffusion de l’enseignement de ‘Habad.
Pour passer d’une idée à l’autre, en restant dans le même contexte, je vous remercie sincèrement et chaleureusement pour le livre de Bar Mitsva que vous m’avez adressé. Il est, bien sûr, inutile de faire l’éloge de cet ouvrage, qui est remarquable également par son apparence extérieure. En effet, certains commettent l’erreur de penser que celle-ci n’est pas importante. Or, s’il est vrai que l’essentiel est l’intérieur, nos Sages n’en ont pas moins dit(4) : “ Sois agréable devant Lui par les Mitsvot, aie un beau Talith, de beaux Tsitsit ”.
Je ne sais pas si j’ai le droit de formuler un avis sur un domaine qui n’est pas le mien, ni si cela a une incidence concrète maintenant. Néanmoins, à mon sens, il serait bon que les dessins, dans un livre destiné à des jeunes ayant l’âge de la Bar Mitsva, ne soient pas tous conformes à une certaine conception de l’art, mais plutôt adaptés(5) à leur compréhension et à leur âge. Comme je l’ai dit, vous m’excuserez de constater, bien qu’il soit inutile de se plaindre du passé, qu’il en a d’ores et déjà été ainsi, que vous avez eu le succès de publier une seconde édition de vos livres. Peut-être sera-t-il donc possible de rectifier tout cela(6).
J’ai été particulièrement satisfait de constater que vous commencez votre livre(7) par le port des Tefillin et leur bénédiction, s’appliquant d’une manière concrète(5). En effet, l’acte est essentiel et ceci contredira les opinions qui, du fait de nos nombreuses fautes, veulent dénaturer le sens de la Bar Mitsva, ce qu’à Dieu ne plaise. Et, ceux-ci ne manquent pas, en Erets Israël. Avec mes respects et ma bénédiction de bonne santé et pour connaître la réussite en tout cela, de même qu’en toutes vos préoccupations,
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°8238. (2) Le Rav Avraham ‘Hano’h Glitsenstein. Voir la lettre n°8639. (3) Voir la lettre n°8254. (4) Dans le traité Chabbat 133b. (5) Le Rabbi souligne les mots : “ adaptés ” et “ d’une manière concrète ”. (6) Lors d’une éventuelle seconde édition, ce qui justifie cette remarque. (7) Relatif à la Bar Mitsva.
Lettre n°8613
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8613, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Nissan 5723,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, empli d’empressement,
le Rav Tsvi Dov(1),
Je vous salue et vous bénis,
Malgré mon désir de vous rencontrer personnellement, surtout après la conférence que vous avez donnée sur la science et la religion, je n’y suis pas parvenu, du fait de mes nombreuses activités. Ainsi, se sont accomplie en moi les termes de la Michna(2) : “ Ne dis pas, quand j’aurai le temps j’étudierai… ”(3). En tout état de cause, je vous remercie par écrit pour m’avoir adressé une copie du texte de cette conférence, jusqu’à ce que nous puissions nous rencontrer, comme je l’appelle profondément de mes vœux. Bien entendu, l’objet essentiel de la présente est de vous souhaiter la bénédiction et le succès, pour votre nomination au poste de rabbin de votre communauté. Je vous joins une copie de la lettre que j’adresse au président de la synagogue, en réponse à son invitation(4).
Puisse Dieu faire que vous vous serviez de votre capacité dans la Torah afin de diriger votre communauté d’une manière paisible, de diffuser le Judaïsme traditionnel, sans compromis, au sein de votre communauté, en général, de la jeunesse, en particulier, de même qu’en tout endroit où s’exerce votre influence. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile de dire à quel point cela est fondamental, en particulier de nos jours.
Vous accomplirez donc tout cela dans la joie, en vous libérant véritablement de tous les obstacles et de toutes les barrières, de tout ce qui empêche le service de Dieu dans la joie et l’enthousiasme, comme l’indiquent les jours de Pessa’h, temps du don de notre liberté, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien. Avec mes respects et ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Le Rav T.D. Konotovski. (2) Traité Avot, chapitre 2, à la Michna 4. (3) Car peut-être n’auras-tu pas le temps. (4) A la célébration de cette nomination.
Lettre n°8614
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8614, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Nissan 5723,
Brooklyn, New York,
Aux fils et filles d’Israël, partout où ils se trouvent,
que Dieu vous accorde longue vie(1),
Je vous salue et vous bénis,
Pessa’h est le premier(2) jour(3) et la première(2) fête(4) des Juifs, première dans le temps et première dans la valeur, dans l’importance, car son contenu est la libération des enfants d’Israël, leur naissance(5) en tant que peuple immuable, possédant son propre mode de vie, basé sur la Torah, ses propres Mitsvot, ses propres fêtes.
Pessa’h a donc une importance particulière pour tous les Juifs et pour chaque Juif, à toute époque et en tout endroit. C’est la raison pour laquelle le contenu de Pessa’h et de la sortie d’Egypte a une portée spécifique et il délivre un enseignement, une leçon pour la vie juive, à la fois pour l’individu, pour le grand nombre et pour l’ensemble.
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L’un des aspects importants de la sortie d’Egypte est le fait qu’elle se produisit : “ au milieu de ce jour ”(2), ce qui veut dire, selon l’interprétation de nos Sages(6), que, lorsque vint le moment de la délivrance, les enfants d’Israël se départirent de leurs limites et ne furent pas retardés, “ pas même le temps d’un clin d’œil ”(2), celui d’un coup d’œil(2). A ceci s’ajoute(7) le fait que, si les enfants d’Israël avaient raté ce moment(2), tout aurait été perdu, ce qu’à Dieu ne plaise et eux-mêmes(8), “ nous, nos enfants et nos petits-enfants ” serions encore pleinement soumis à l’exil d’Egypte.
Pourtant, tout cela est proprement incompréhensible. Les dix plaies s’étaient déjà produites et, de ce fait, les Egyptiens avaient renvoyé les enfants d’Israël de leur pays Dès lors, quelle était l’importance de ce “ clin d’œil ”(2) ? Comment comprendre que, si le temps de ce clin d’œil s’était écoulé, la délivrance aurait été entièrement perdue ?
Et, la question essentielle qui se pose est la suivante : quel est l’enseignement que l’on peut tirer de ce récit de la Torah, “ au milieu de ce jour ”(2) ?
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L’explication est la suivante. Quand survint la date limite, le moment de quitter l’impureté de l’Egypte, il était hors de question de ne pas saisir une telle opportunité, ni même de la retarder d’un clin d’œil.
Le danger(9) de perdre ce moment ne découlait pas du fait que les Egyptiens pouvaient être saisis par les regrets, mais bien que ceux-ci étaient susceptibles de se manifester au sein des enfants d’Israël, qui n’auraient pas voulu quitter le mode de vie auquel ils étaient habitués, en Egypte, pour se rendre dans le désert afin d’y recevoir la Torah.
L’enseignement qui en découle pour chaque Juif, homme ou femme, jeune ou vieux, est le suivant. La signification de la sortie d’Egypte, au quotidien(10), est la libération de l’assujettissement de l’homme à son corps et à son âme animale, de l’esclavage envers les besoins physiques, les habitudes, de même qu’envers son environnement matériel. Pour réaliser cette libération, il faut entendre l’appel permanent de l’Eternel, “ Dieu d’Avraham, d’Its’hak et de Yaakov ”(11), lui obéir : “ Je vous ferai sortir de la servitude… Je serai votre Dieu ”. Ceci s’exprime, comme ce fut le cas à l’époque, lors de la sortie d’Egypte, par l’acceptation de la Torah et la pratique des Mitsvot.
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Cet appel est permanent(12). La sortie d’Egypte doit être quotidienne, chaque jour est la date limite, un moment propice pour entendre l’appel. Pour autant, certains sont “ en retard ” et ils remettent le moment propice aux “ dates religieuses de l’année ”, Roch Hachana et Yom Kippour ou, tout au plus, le Chabbat et les fêtes. Et, même parmi ceux qui “ sortent d’Egypte ” chaque jour, au moment de la prière, certains limitent cette sortie au temps de la prière et ils perdent ensuite le moment propice que constitue le reste de la journée.
Et, ce qui est vrai pour l’existence de l’individu s’applique, de la même façon, à la vie du grand nombre et à celle de la communauté. Mais, bien entendu, le moment propice est alors bien plus important.
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Un merveilleux moment propice et une opportunité “ frappent actuellement à la porte ”. Parmi les cercles les plus larges, en particulier les jeunes, ces dernières années, on constate une profonde motivation pour un retour vers nos véritables sources(2). Dans de nombreux endroits et dans divers domaines, les non-Juifs “ renvoient ” les Juifs des idéologies de “ l’impureté de l’Egypte ” moderne.
Pour une large part, ces milieux, qui s’étaient éloignés de la pratique juive, retrouvent le chemin de la Torah et des Mitsvot. De même, une proportion significative des cercles pratiquant la Torah et les Mitsvot cherche à renforcer
et à approfondir le lien avec ces personnes, à s’identifier à elles.
A l’exception de ceux qui ont cessé de penser il y a déjà plusieurs années, tous, à l’heure actuelle, en particulier les jeunes, sont non seulement disposés à entendre l’intégralité de la vérité, mais, bien plus, ils exigent(2) qu’on la leur transmette. Et, ceux qui, pour l’heure, ne sont pas encore prêts à accepter simultanément toutes les Mitsvot et à modifier leur existence d’un extrême à l’autre, n’en sont pas moins désireux d’entendre la vérité pure, sans compromis(13) et “ taillée sur mesure ”. Ils sont motivés pour cela. La pratique a démontré que, chaque fois que les jeunes entrent en contact avec le véritable Judaïsme de la Torah et des Mitsvot, ils sont attirés et une large part d’entre eux ont d’ores et déjà commencé à adopter une existence quotidienne conforme à cet idéal, avec l’engouement et l’enthousiasme qui sont les caractéristiques de la jeunesse.
Pour autant, bien que cette motivation se soit faite jour depuis quelques années déjà, nous devons bien reconnaître, avec douleur, que ce moment propice n’a pas été utilisé dans toute la mesure du possible. Et, cette peine est d’autant plus grande quand on constate que ceux qui sont censés être des dirigeants spirituels n’ont pratiquement rien fait, en la matière.
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La sortie de nos ancêtres d’Egypte ne fut pas même retardée du temps d’un clin d’œil, ce qui eut pour effet l’entière délivrance du corps et la pleine rédemption de l’âme, grâce au don de la Torah, qui était la finalité et la conclusion(14) de la sortie d’Egypte.
Puisse donc Dieu faire que chacun et chacune utilisent pleinement le merveilleux moment propice qu’est la présente période afin de venir en aide à soi-même et à son prochain, au plus grand nombre et à toute la communauté, afin de se libérer de toutes les formes de servitude et, avant tout, de la plus âpre d’entre elles(15), la déclaration : “ soyons comme toutes les autres nations ”, afin de revenir vers la Torah et les Mitsvot, de la manière la plus large(2). Et, que s’accomplisse la promesse, qui est aussi une décision hala’hique(16), selon laquelle : “ Israël accède à la Techouva et il est aussitôt(2) libéré ”, lors de la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre figure dans la Haggadah de Pessa’h du Rabbi, tome 2, à la page 597 de l’édition de 5751. (2) Le Rabbi souligne les mots : “ premier ”, “ première ”, “ au milieu de ce jour ”, “ un clin d’œil ”, “ un coup d’œil ”, “ moment ”, “ clin d’œil ”, “ au milieu de ce jour ”, “ retour vers nos véritables sources ”, “ exigent ”, “ la plus large ” et “ aussitôt ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Ainsi qu’il est dit (Chemot 13, 3) : ‘Souviens-toi de ce jour’. Et, l’on verra le Midrash Chemot Rabba, chapitre 19, au paragraphe 7, qui dit : ‘Prends garde au jour du Chabbat… à ce jour’ ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Début du traité Roch Hachana ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le traité Yebamot 46a ”. (6) Le Rabbi note en bas de page : “ Dans le Me’hilta, à propos des versets Chemot 12, 41-42, cité par le commentaire de Rachi, à cette référence ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon les commentateurs, au nom du Zohar, le Zaït Raanan, cité par le Or Ha Torah, du Tséma’h Tsédek, Parchat Bo, à la page 327 ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Comme l’explique la Haggadah de Pessa’h ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Tanya, au chapitre 31 ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir, en particulier, le Tanya, au chapitre 47 ”. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ Chemot 3, 16 et 6, 6 ”. (12) Le Rabbi note, en bas de page : “ Il est dit, en effet, que la fête de Pessa’h se poursuit en permanence, selon les causeries de Pessa’h 5703, de mon beau-père, le Rabbi ”. (13) Voir, à ce propos, les lettres n°8647 et 8648. (14) Le Rabbi note, en bas de page : “ Chemot 3, 12. Traité Yebamot, à cette référence. Zohar ‘Hadach, au début de la Parchat Yethro ”. (15) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Kountrass Ou Mayan, au discours n°11 ”. (16) Le Rabbi note, en bas de page : “ Rambam, lois de la Techouva, chapitre 7, au paragraphe 5 ”.
Lettre n°8615
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8615, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5723,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Eliézer Ha Lévi,
qui est appelé le professeur Finkelstein(1),
Je vous salue et vous bénis,
A l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse, de même qu’à tous les autres, mes vœux pour une fête cachère et joyeuse, pour une liberté véritable, liberté matérielle et spirituelle, liberté de tout ce qui fait obstacle, un service de Dieu dans la joie et l’enthousiasme. Puis, vous conserverez cette liberté et cette joie pendant tous les jours de l’année. Avec mes respects et ma bénédiction,
J’ai appris, avec plaisir, que, dans la nouvelle édition de votre recueil de commentaires, vous avez écarté les opinions condamnables qui figuraient dans la première édition. Je n’ai pas vu cet ouvrage, mais la source de laquelle je tiens cette information est fiable. J’en ai donc été satisfait, je vous félicite et je vous souhaite de poursuivre en ce sens. La qualité de l’homme est sa capacité de progresser(2). En ce sens, ils surpassent les anges les plus hauts, qui ne font que stagner. Tel est le sens de la sortie d’Egypte quotidienne, qui libère des barrières et des limites, permet de s’élever, par étapes successives.
Bien entendu, l’acte est essentiel, c’est-à-dire la pratique des Mitsvot, d’une manière effective, car en cela également, et surtout en cela, il faut connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté, ce qui inclut le Précepte : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”, souligne l’importance de guider ce prochain. Il me semble vous avoir déjà dit, et même écrit, dans mon courrier précédent, que la jeunesse est prête à écouter beaucoup plus que ce que l’on s’imagine. Ce sujet est également traité dans ma lettre, adressée à tous(3), qui fait référence à l’actualité et que je vous joins.
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°7438. (2) Voir, à ce sujet, en particulier, le Torah Or, Parchat Vayéchev, à la page 30a. (3) Il s’agit de la lettre n°8614.
Lettre n°8616
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8616, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Nissan 5723,
Brooklyn,
Au jeune Mena’hem Mendel(1) Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu la Haggadah que vous avez bien voulu envoyer ici et nos Sages disent que : “ le vin est à son propriétaire, mais l’on exprime sa reconnaissance à celui qui le sert ”, dès lors que celui-ci possède le libre-arbitre(2). Vous consulterez, à ce sujet, le Séfer Ha Mitsvot du Tséma’h Tsédek, à la Mitsva de la circoncision, fin du chapitre 3.
Pour passer d’une idée à une autre tout en restant dans le même contexte, je dirai que l’importance du premier soir de Pessa’h, quand on lit la Haggadah, réside dans le fait qu’à ce moment : “ le Roi, Roi suprême, le Saint béni soit-Il se révéla à eux, dans toute Son Essence(3) ”. Et, ceci est un encouragement de plus pour étudier la dimension profonde de la Torah, comme l’explique le Zohar, tome 3, à la page 152a. C’est bien évident.
Ces jours sont propices pour obtenir un tel résultat et l’on connaît les propos de nos maîtres et chefs, à ce sujet. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles,
Du fait de la sainteté de la fête, la Rabbi Chlita n’a pas signé la présente(4).
Notes
(1) M. M. Harrach, de New York. (2) Et, peut donc décider de ne pas le donner. (3) Le Rabbi souligne les mots : “ dans toute Son Essence ”. (4) Cette mention est ajoutée par le secrétariat du Rabbi.
Lettre n°8617
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8617, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Nissan 5723,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
En un moment propice, on mentionnera votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément au contenu de votre lettre. Tout comme vous m’avez transmis cette requête, Dieu fasse que vous m’en donniez de bonnes nouvelles.
Nous venons de vivre les jours de Pessa’h, “ temps de notre liberté ”, qui délivrent de tout ce qui fait obstacle(1). Le mérite de la Tsedaka(2), pour laquelle je vous joins un reçu, vous protégera, en la matière.
D’après ce que je garde en mémoire, je vous ai déjà écrit que, ayant été un élève de la Yechiva Tom’heï Temimim à Vilna(3), fondée par nos maîtres et chefs, vous devez avoir conscience de l’assurance qui nous a été donnée selon laquelle la sainteté ne quitte pas le lieu qui est le sien. L’Admour Hazaken, dont c’est, cette année, la cent cinquantième Hilloula, écrit, en outre, au chapitre 24 du Tanya, que l’unification ainsi réalisée(4) est immuable, là-haut. J’ai donc bon espoir que vous ne vous contentez pas d’une étude fixée de la partie révélée de la Torah, mais que vous apprenez également la ‘Hassidout et que vous faites tout ce qui est en votre pouvoir pour la diffuser, avec tout ce qui la concerne, en tout endroit où s’étend votre influence, comme le demande la ‘Hassidout elle-même et avec amour du prochain. Le mérite de ce qui est public vous viendra en aide.
Je serais satisfait d’avoir de vos bonnes nouvelles, à propos de tout ce qui vient d’être dit. Avec ma bénédiction afin de me donner ces bonnes nouvelles,
Notes
(1) Au service de Dieu. (2) Donnée par le destinataire de cette lettre (3) Voir le Likouteï Si’hot, tome 4, à la page 313. (4) Grâce à l’étude de la Torah.
Lettre n°8618
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8618, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Nissan 5723,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Ephraïm Eliezer(1) Ha Cohen,
Je vous salue et vous bénis,
Ce matin, avant de me rendre près du saint tombeau(2), j’ai reçu votre lettre de ce lundi, avec ce qui y était joint et j’ai mentionné votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez..
Vous m’interrogez, à la fin de votre lettre, sur le Toureï Even(3), ouvrage dont je ne dispose pas, qui dit que les enfants d’Israël, quand ils entrèrent en Terre Sainte, avaient le droit de consommer la nouvelle récolte pendant les sept ans de conquête du pays. En effet, l’interdiction de cette nouvelle récolte ne pouvait pas être plus grave que celle des nuques de cochons, qui étaient alors permises. Il explique donc qu’il était interdit de moissonner cette récolte, car seule celle qui avait déjà été coupée était permise. Vous précisez vous-même pourquoi cette interprétation est difficile à accepter. En effet, la récolte de Jéricho était permise, selon le commentaire de Rachi sur le traité Pessa’him 55b, dès lors que celle-ci ne pouvait pas être utilisée pour les offrandes. Mais, il en est ainsi lorsque l’on est d’ores et déjà installé dans le pays et qu’il s’y trouve un endroit duquel on peut apporter la meilleure farine. Vous concluez en disant que cette analyse doit encore être approfondie.
A mon humble avis, voici ce que l’on peut dire sur ces trois points :
A) S’agissant de la question proprement dite qui est posée, il semble évident que les nuques de cochons furent permises du fait de la guerre(4) ou, tout au moins, dans l’optique de la conquête(5). En revanche, l’interdiction de la nouvelle récolte entra en vigueur dès leur entrée en Terre Sainte, avant la guerre et la conquête, comme le verset l’établit clairement.
B) L’explication selon laquelle seule la récolte déjà prête était permise, mais non celle qu’il fallait encore couper est difficile à comprendre. En effet, le verset dit clairement(6) : “ les vignes et les oliviers ”. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour la récolte des champs ? Mais peut-être l’interdiction est-elle exclusivement liée à la manière de manger, puisque le verset conclut : “ Tu mangeras ”.
C) Pour ce qui est de votre interprétation et de votre conclusion selon laquelle cette analyse doit être approfondie, cela semble évident, d’autant que l’Omer provient de la terre et ne peut être apporté que d’une terre déjà conquise. Or, à l’époque, les enfants d’Israël se trouvaient à proximité de Jéricho. Et, cet endroit n’a pas moins de valeur que les jardins de Tsrifin, dont il est question dans le traité Mena’hot 64b. S’il(7) n’est pas parvenu à maturité, on peut l’apporter de tout(6) endroit. Avec ma bénédiction pour me donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son sujet, la lettre n°8288. (2) Du précédent Rabbi, à l’occasion de la veille de Roch ‘Hodech, “ petit Yom Kippour ”. (3) Commentant le traité Roch Hachana 13a et dans le Kountrass A’haron. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ On consultera le Rambam, lois des rois, chapitre 8, au paragraphe 1, qui dit : ‘S’il a faim…’. ” (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ On verra le commentaire du Ramban sur le verset Vaét’hanan 6, 10 : ‘Il leur a interdit le butin…’. ” (6) Le Rabbi souligne les mots : “ clairement ” et “ tout ”. (7) L’orge constituant l’offrande du Omer.
Lettre n°8619
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8619, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Iyar 5723,
Brooklyn,
Au jeune Ezra Benyamin(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce mardi, lorsque deux fois fut dit le mot “ bon ”(2). Je suis très surpris que vous ne me disiez rien des actions que vous menez pour diffuser le Judaïsme, ce qui inclut, bien évidemment, la propagation des sources de la ‘Hassidout. L’année scolaire est parvenue à son terme et, même si, d’après la Hala’ha, cela n’a aucune incidence, même si la nécessité d’étudier la Torah s’applique toujours de la même façon, la pratique concrète veut qu’il n’en soit pas ainsi, pour différentes raisons. On dispose donc de plus de temps libre pour de telles activités et l’assurance nous a été donnée(3) que l’on vient en aide à ceux qui désirent se purifier. En outre, l’Admour Hazaken ajoute(4) que cela veut dire aussi qu’il faut purifier les autres !
Sans doute maintenez-vous toujours les trois études bien connues qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya, en plus de votre étude(5), avec élan et ardeur, de la partie révélée de la Torah et de sa dimension profonde, laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout. Celle-ci doit être étudiée chaque jour et, d’une manière accrue, pendant le Chabbat qui est saint pour Dieu. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
C. M. Simpson,
Notes
(1) E. B. Schochat. Voir, à son
sujet, les lettres n°8207 et 8663. (2) Lors de la création. (3) Dans le traité Yoma 38b. (4) Dans le Likouteï Torah, commentaires de Chemini Atséret, à la page 88b. (5) Dans le cadre de la Yechiva.
Lettre n°8620
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8620, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Iyar 5723,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Yehouda Leïb(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre. Nous sommes au début du mois de l’éclat, celui d’Iyar, le second après Nissan, c’est-à-dire après la fête des Matsot et peut-être est-il possible d’avancer, à ce sujet, l’explication suivante. La Matsa présente deux aspects, elle est à la fois “ l’aliment de la foi ”(2) et “ l’aliment de la guérison ”(3). Or, on connaît(4) les propos et l’explication de nos maîtres et chefs, à ce propos, ceux de l’Admour Hazaken, cette année étant la cent cinquantième depuis son décès Hilloula et ceux de son fils, l’Admour Haémtsahi, soulignant que celui qui consomme l’aliment de la foi est, d’emblée en bonne santé, alors que l’aliment de guérison concerne quelqu’un qui a été malade et qui a recouvré la santé.
On peut trouver une allusion à cela dans les deux manières(5) d’écrire le nom d’Iyar. Avec un seul Youd, ce mot est constitué des initiales du verset signifiant : “ Je suis l’Eternel Qui te guéris ”, avec deux Youd, il est formé par les quatre lettres, initiales des noms d’Avraham, d’Its’hak, de Yaakov et de Ra’hel, lesquels constituent le Char céleste(6). En effet, tout au long de leur existence, ils n’ont pas cessé un seul instant d’attacher leur esprit et leur âme au Maître des mondes. Ce fut alors l’aliment de la foi. Il n’en est pas de même, en revanche, quand on dit : “ Je suis l’Eternel Qui te guéris ”(7).
Plus précisément, l’expression “ Je suis l’Eternel Qui te guéris ” implique également ces deux façons, y compris celle selon laquelle, d’emblée, “ Je ne la placerai pas sur toi ”(8). Comme l’établissent différents textes, c’est aussi la différence qui peut être faite entre la Volonté céleste, que la Kabbala appelle Ari’h, terme qui est aussi constitué des initiales de : “ Je suis l’Eternel Qui te guéris ” et la dimension profonde de cette Volonté, Atik, de laquelle il est dit : “ Il n’y a pas de gauche en Atik ”, car tout s’y trouve à droite. C’est bien évident. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles en général et plus spécifiquement,
Notes
(1) Le Rav Y.L. Raskin. Voir, à son sujet, la lettre n°8355. (2) Le premier soir de Pessa’h. (3) Le second soir de Pessa’h. (4) Voir la Haggadah de Pessa’h du Rabbi, avec un recueil d’explications et de coutumes, à la page 34. (5) Voir, à ce propos, le Likouteï Si’hot, tome 32, à la page 251. (6) Voir le chapitre 34 du Tanya. (7) Le Rabbi souligne : “ Qui te guéris ”. (8) “ La maladie que J’ai placée en Egypte ”.
Lettre n°8621
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8621, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Iyar 5723,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim en notre
Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je reproduis ici(1) le texte du télégramme que le Rabbi Chlita a bien voulu envoyer, à l’occasion de la pose de la première pierre du second bâtiment :
“ Que le début du second bâtiment, en ce second mois, connaisse la réussite dans les deux niveaux que sont la partie révélée de la Torah et sa dimension profonde, comme l’explique l’Admour Hazaken, dans le second discours ‘hassidique de la Parchat Bamidbar(2). Avec mes respects et ma bénédiction à tous les participants, auxquels Dieu accordera de longs jours et de bonnes années,
Mena’hem Schneerson, ”
Sans doute avez-vous reçu ce télégramme en son temps. A n’en pas douter, vous préciserez ce qui a été fait, en la matière, avec tous les détails nécessaires. Avec mes respects,
Notes
(1) Cette lettre émane du secrétariat du Rabbi. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Bien entendu, dans le Likouteï Torah ”.
Lettre n°8622
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8622, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Iyar 5723,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Yehouda Leïb(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre(2) du 29 Nissan, veille du Roch ‘Hodech de l’éclat(3). En un moment propice, on mentionnera tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles, à ce sujet.
Nous venons, en effet, de vivre “ le temps de notre liberté ”(4), lequel délivre de tout ce qui fait obstacle. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Vous m’écrivez à propos des trois groupes qui étaient constitués pour offrir le sacrifice de Pessa’h. Or, on peut se demander si, dans le monde futur, il sera toujours offert en trois groupes. En effet, on pratique de la sorte du fait du doute(5), comme l’explique le traité Pessa’him 64b. Et, il est possible que le doute sera alors levé, que les groupes effectueront alors le sacrifice conjointement. Alors, sera sûrement supprimé le groupe dit “ paresseux ”(6).
Notes
(1) Le Rav Y.L. Gloiberman, de Jérusalem. (2) Voir la Haggadah de Pessa’h du Rabbi, édition de 5751, tome 2, à la page 554. (3) Celui d’Iyar. (4) La fête de Pessa’h. (5) Les trois groupes doivent-il présenter leurs sacrifices simultanément ou bien l’un après l’autre. (6) Le troisième.
Lettre n°8623
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8623, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Iyar 5723,
Brooklyn,
Vous m’écrivez pour me faire part ce qui s’est passé, concernant les Tefillin(1). Vous devez acquérir une bonne connaissance des discours ‘hassidiques traitant de ce sujet, le discours intitulé : “ Place-moi en signe ” et son commentaire, dans le Likouteï Torah Chir Hachirim(2), la porte des Tefillin, dans le Sidour(2) et la Mitsva des Tefillin, dans le Dére’h Mitsvoté’ha(3).
Notes
(1) Le destinataire de cette lettre a oublié de les mettre, une fois. (2) De l’Admour Hazaken. (3) Du Tséma’h Tsédek.
Lettre n°8624
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8624, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Iyar 5723,
Brooklyn,
Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad en notre
Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je reproduis(1) ici le télégramme que nous vous avons adressé hier au soir :
“ Au cours de la campagne de Lag Baomer, il faudra souligner que c’est la cent cinquantième année(2). On en fera mention dans l’alphabet(3) et dans les autres publications que l’on distribue, à cette occasion,
Le secrétariat ”.
N. B. : Je suis très surpris que la nouvelle édition de la Haggadah, qui a été diffusée, au cours d’une campagne, avant la fête de Pessa’h ne fasse pas du tout mention de cette cent cinquantième année(2).
Notes
(1) Cette lettre émane du secrétariat du Rabbi. (2) Du décès de l’Admour Hazaken. (3) Destiné aux enfants qui commencent, en ce jour, leur étude de la Torah.
Lettre n°8625
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8625, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Lag Baomer 5723,
cent cinquantième année du décès
Hilloula de l’Admour Hazaken,
Brooklyn, New York,
A toutes les participantes de l’association des femmes et
jeunes filles ‘Habad, en général, à celles qui prennent
part à la huitième convention annuelle, en particulier,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
La réunion des femmes et des jeunes filles ‘Habad, comme toutes les célébrations de cette année, sera sûrement placée sous l’empreinte de la cent cinquantième Hilloula de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya du Choul’han Arou’h, fondateur de la philosophie, du mode de vie et de l’enseignement de ‘Habad, surtout si l’on tient compte de la place importante qui est occupée, dans la vie juive, par la femme juive, en général, par la femme ‘Habad, en particulier(1).
A cette occasion, et aussi parce que votre convention a lieu pendant la période de l’Omer, je voudrais vous rapporter ici le récit, bien connu(2), de l’un des premiers ‘Hassidim de l’Admour Hazaken, Rabbi Gabriel le gracieux et son épouse, ‘Hanna Rivka.
*
*
*
Rabbi Gabriel était un chef de famille important de Vitebsk. Mais, après vingt-cinq ans de mariage, lui et son épouse n’avaient toujours pas d’enfant. Par la suite, il fut l’objet de poursuites et, de ce fait, il perdit tous ses biens.
Une fois, l’Admour Hazaken intervint pour la libération d’un captif et Rabbi Gabriel fut particulièrement contrarié de constater qu’il n’était pas en mesure de lui apporter sa participation, à hauteur de ce qui lui était demandé. Apprenant tout cela, son épouse vendit ses perles et ses bijoux, dont elle put obtenir une certaine somme. Elle nettoya alors ces pièces, jusqu’à ce qu’elles soient brillantes. Puis, elle formula une prière à Dieu, afin que leur Mazal soit également brillant. Enfin, elle enveloppa ces pièces et elle les confia à son mari, pour qu’il les conduise chez l’Admour Hazaken.
Parvenant chez le Rabbi, à Lyozna, Rabbi Gabriel déposa le paquet sur la table et, à la demande du Rabbi, il l’ouvrit. Les pièces brillaient, d’une lueur particulière.
L’Admour Hazaken médita, pendant quelques instants, puis il dit : “ Les enfants d’Israël offrirent de l’or, de l’argent et du bronze, pour la construction du Sanctuaire. Parmi toutes ces offrandes, rien ne brillait autant que le bassin d’ablution et son socle, confectionné avec les miroirs de bronze que les femmes avaient apportés, avec abnégation et joie. Dis-moi quelle est l’origine de ces pièces ! ”.
Rabbi Gabriel dut faire état de sa situation au Rabbi et il raconta à l’Admour Hazaken de quelle manière son épouse, ‘Hanna Rivka, fille de Beïla, avait obtenu ce montant.
Appuyé sur ses mains, l’Admour Hazaken connut l’extase, pendant un certain temps, puis il leva la tête et il accorda, à lui-même et à son épouse, une bénédiction pour avoir des enfants, une longue vie, la richesse et une grâce particulière. Il demanda à Rabbi Gabriel de fermer son affaire de Vitebsk et de faire commerce de pierres précieuses et de brillants.
La bénédiction du Rabbi s’accomplit pleinement. Rabbi Gabriel le gracieux devint très riche. Ils eurent des fils et des filles. Lui-même quitta ce monde à l’âge de cent dix ans et son épouse lui survécut encore pendant deux ans.
Rapportant ce récit, mon beau-père, le Rabbi, le compléta par un commentaire de l’Admour Hazaken. Il souligna que le verset dit, à propos du compte de l’Omer, permettant de se préparer à Chavouot : “ vous compterez pour vous ”(3), que l’on peut également rendre par “ vous rendrez votre ‘moi’ brillant ”(3).
*
*
*
Un enseignement de ce récit, parmi d’autres idées profondes qu’il recèle, est le suivant. Malgré ce qui se passa, les pièces consacrées à la Tsédaka restèrent les mêmes, par leur nombre comme par leur valeur. Néanmoins, celles-ci furent offertes avec abnégation et joie et, dès lors, elles reçurent un autre prix, une autre clarté. Elles illuminèrent l’existence dans ce monde et, bien évidemment, dans un monde plus lumineux.
Bien entendu, il en est de même pour la Tsédaka morale. Chaque action, chaque initiative introduite pour diffuser la Torah et les Mitsvot, dès lors qu’elle est illuminée par la clarté et la chaleur de la ‘Hassidout, ce qui permet de l’accomplir avec abnégation et joie, est bien plus fructueuse, efficace et elle procure un mérite beaucoup plus considérable.
Puisse Dieu faire que chacune d’entre vous, au sein de tout le peuple d’Israël, ressente l’Injonction “ Et, vous compterez pour vous ”(3), selon l’interprétation qu’en a donnée l’Admour Hazaken. Vous illuminerez votre propre personne et tout ce qui vous entoure, par la clarté de la Torah, des Mitsvot et du comportement ‘hassidique, au quotidien. C’est de cette façon que vous obtiendrez la lumière dans tous les domaines, matériels et spirituels. Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 4, à la page 1300. (2) Voir le Ha Tamim, tome 6, à partir de la page 89-312. (3) Le Rabbi souligne les mots : “ Vous compterez pour vous ”, “ rendrez brillant ” et “ et, vous compterez pour vous ”.
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