Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°8586
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8586, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Chevat 5723,
Brooklyn,
A monsieur Tsvi(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 27 Tévet. J’y ai lu avec plaisir que la situation s’est améliorée. Puisse Dieu faire qu’elle continue à le faire jusqu’à devenir pleinement satisfaisante. En la matière, s’applique l’enseignement de nos Sages(2) selon lequel : “ si tu fais des efforts, ils seront fructueux ”. Toutefois, l’effort, en l’occurrence, consiste à ne plus penser à ce qui s’est passé, à s’intéresser et à méditer uniquement à ce qui suscite la joie. De fait, Dieu, Créateur du monde et de l’homme, est l’Essence du bien. Et, il est dans la nature de Celui Qui est bon de faire le bien.
Comme vous le savez, cette année est la cent cinquantième depuis le décès de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h. Or, comme le dit notre Torah, Torah de vie, enseignement pour la vie, la finalité du souvenir est de motiver et d’encourager à redoubler d’ardeur pour avancer sur la voie que nous a enseignée celui dont nous célébrons la Hilloula. J’ai donc bon espoir que : “ nous suivrons ses voies pour l’éternité ”, selon l’expression de l’auteur du Tanya, dans son Iguéret Ha Kodech, au chapitre 27. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) M. T. Guileon, de Tel Aviv. (2) Dans le traité Meguila 6b.
Lettre n°8587
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8587, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
dixième jour de Chevat 5723,
Hilloula de mon beau-père, le Rabbi
150ème Hilloula de l’Admour Hazaken,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu la lettre(1). Nous sommes à la date de la Hilloula de mon beau-père, chef d’Israël et puisse donc Dieu faire que ce jour propice(2) influence chacun et chacune(3) afin d’agir(4) en chacun des trois domaines que sont la Torah, le service de Dieu de la prière et les bonnes actions, conformément à l’enseignement de celui dont nous célébrons la Hilloula, par des actions pénétrées de lumière(5), de vitalité et d’enthousiasme(6) ‘hassidiques.
Il est bien évident que l’idée profonde de ces actions est la diffusion des sources(7) à l’extérieur(8). C’est de cette façon que l’on peut obtenir l’accomplissement de la promesse qui est exprimée dans la sainte épître du Baal Chem Tov, selon laquelle, lorsque ses sources se répandraient à l’extérieur, “ le maître viendra ”, c’est-à-dire le roi Machia’h, très bientôt et de nos jours, Amen, puisse-t-il en être ainsi. Avec ma bénédiction afin que vous me donniez de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre a été adressée à plusieurs personnes. Voir le Likouteï Si’hot, tome 11, à la page 233. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir la lettre de l’Admour Hazaken, à son retour de Pétersbourg, puisque cette année est la cent cinquantième depuis son décès, qui dit : ‘Voici ce qu’il faut savoir. C’est au jour du décès de notre grand maître, le Maguid, importante Hilloula, que j’ai été libéré’. Ceci est longuement expliqué dans la lettre de mon beau-père, le Rabbi, figurant dans le Séfer Ha Maamarim Kountrassim, tome 2, aux pages 806 et 403b ”, de même que dans les Iguerot Kodech du Rabbi Rayats, tome 4, lettre n°990, la lettre de l’Admour Hazaken figurant également dans les Iguerot Kodech de l’Admour Hazaken, tome 1, lettre n°38. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, à la fin du chapitre 1 et les lois des bénédictions du matin, à la fin du chapitre 47 ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Le Tséma’h Tsédek dit : Nous sommes les travailleurs du jour, notre travail est de tout rendre lumineux, comme l’explique le Likouteï Dibbourim, à la page 600 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Tanya, au chapitre 48 qui distingue, au sein de la lumière, ‘l’intérieur’ et ‘l’intérieur de l’intérieur’. En outre, le traité Ketouvot 111b dit : ‘La lumière de la Torah le vivifie’ ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le début du Kountrass Ha Itpaalout, de l’Admour Haémtsahi, qui cite d’abord la vitalité, puis l’émotion ”. (7) De la ‘Hassidout. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Car ces sources sont l’âme de la Torah et des Mitsvot, selon l’affirmation du Zohar, tome 3, à la page 152a ”.
Lettre n°8588
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8588, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Chevat 5723,
Brooklyn, New York,
Au banquet annuel des auxiliaires féminines
de Brownsville et East New York pour les
Yechivot Tom’heï Temimim Loubavitch,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu connaissance, avec plaisir, de votre banquet annuel, qui aura lieu le 23 Chevat. Je souhaite beaucoup de succès à toutes celles qui apportent leur participation active ou leur collaboration à cet événement, de toutes les manières possibles. Nous venons de vivre la treizième Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, qui implanta les Yechivot Loubavitch dans ce pays, il y a vingt-trois ans. Dieu merci, ces Yechivot ont connu le succès et les auxiliaires féminines ont une part déterminante en tout cela.
Cette année est la cent cinquantième depuis le décès de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, fondateur de ‘Habad. Elle est donc particulièrement favorable pour tous ceux qui soutiennent ces institutions sacrées, dirigées dans son esprit et conformément à ses enseignements, tous ceux qui y prennent part. Le premier ouvrage publié par l’Admour Hazaken(1) est les Lois de l’étude de la Torah(2). Il souligna ainsi que l’objectif premier d’un Juif est l’étude de la Torah, qu’il convient également de la soutenir, de baser son existence quotidienne sur elle. En effet, la sainte Torah est appelée Torah de vérité(2) et Torah de vie(2), car elle confère son contenu véritable à la vie juive, apporte le bonheur véritable, à la fois matériel et spirituel.
Dieu fasse que vous assumiez votre action positive dans une proportion accrue, à la mesure du besoin, puisque tout ce qui appartient à la sainteté et au bien doit se développer et se répandre. Le mérite de cette Mitsva vous apportera, de même qu’aux membres de votre famille, les bénédictions de Dieu, en proportion sans cesse accrue, en tous vos besoins, matériels et spirituels. Avec ma bénédiction de réussite et pour me donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) A Shklov, en 5554 (1794). (2) Le Rabbi souligne les mots : “ Lois de l’étude de la Torah ”, “ Torah de vérité ” et “ Torah de vie ”.
Lettre n°8589
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8589, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Chevat 5723,
Brooklyn, New York,
A tous les participants au dîner annuel au profit
de la Yechiva A’heï Temimim de Pittsburgh,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Nous venons de vivre la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, fondateur de la Yechiva A’heï Temimim de Pittsburgh. J’espère que le dîner qui aura lieu dans les prochains jours de ce mois se trouvera sous l’influence des voies inspirantes, de la vie et des accomplissements de celui dont nous célébrons la Hilloula. Chacun et chacune de ceux qui sont liés à mon beau-père, le Rabbi et à ses institutions doivent donc les revivre profondément.
A cette occasion, je voudrais vous transmettre un récit(1) que je tiens de mon beau-père, le Rabbi et qui délivre un enseignement pérenne, immuable pour nous tous, surtout en cette année qui est la cent cinquantième depuis le décès de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, fondateur de ‘Habad.
L’Admour Haémtsahi, fils de l’Admour Hazaken, avait, comme on le sait, une immense capacité de concentration. Lorsqu’il méditait à une certaine idée, il n’entendait pas et ne voyait pas ce qui se passait autour de lui.
Une fois, l’Admour Haémtsahi se concentrait sur certaines idées lorsque son enfant, dont le berceau se trouvait à proximité, en tomba et éclata en sanglots, mais l’Admour Haémtsahi ne le remarqua même pas. A ce moment, l’Admour Hazaken se trouvait dans la chambre, à un étage supérieur. Lui-même étudiait profondément la Torah. Malgré cela, il entendit les pleurs de l’enfant, interrompit son étude, descendit, releva l’enfant, le calma et le remit dans son berceau. L’Admour Haémtsahi, en revanche, ne vit rien, ne remarqua rien, tant il était concentré. Par la suite, son père lui dit : “ Aussi importante que soit l’occupation à laquelle on se consacre, on doit toujours entendre les pleurs d’un enfant ! ”.
*
*
*
On nous a relaté cette histoire et il est donc clair qu’elle délivre une leçon importante, un enseignement concret, à chacun et chacune d’entre nous. La Yechiva, en laquelle un enfant reçoit une éducation de Torah, est un “ berceau ”. Nous devons faire en sorte, non seulement que les enfants de la Yechiva ne tombent pas du berceau, ce qu’à Dieu ne plaise, mais, en outre, que le plus grand nombre d’enfants fréquentent la Yechiva. C’est uniquement de cette façon qu’on pourra leur assurer une vie sans larmes, une existence véritablement heureuse, spirituellement et matériellement.
En conséquence, il faut espérer que chacun et chacune des participants et des amis de la Yechiva A’heï Temimim de Pittsburgh, se mobiliseront, avec largesse et enthousiasme, pour renforcer et développer ce “ berceau ” d’une importance capitale, celui de l’éducation à la Torah, que vous avez le mérite d’avoir dans votre ville.
Le mérite du fondateur(2) et celui de la Mitsva de Tsédaka, du renforcement de la Torah, vous protégera tous, de même que les membres de votre famille, afin que Dieu vous bénisse en tous vos besoins, matériels et spirituels, avec beaucoup de bonheur, de même qu’une satisfaction véritable et juive. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°5557. (2) Le précédent Rabbi.
Lettre n°8590
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8590, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Chevat 5723,
Brooklyn, New York,
A l’attention des membres de l’union des Cho’hatim de
Jaffa - Tel Aviv, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 18 Tévet et je vous en remercie. J’ai obtenu également vos salutations, par l’intermédiaire d’un membre de votre union, le Rav et Cho’het, Rav Yaakov ‘Haïm Pialkov. En plus de mes salutations personnelles, que votre délégué vous transmettra sûrement, de même que les points qui ont été évoqués lors de la réunion ‘hassidique, je vous adresse, par la présente, mes chaleureux remerciements pour la satisfaction que m’a procurée la visite de votre délégué. Puisse Dieu faire que chacun d’entre nous procure toujours du plaisir à notre Père Qui se trouve dans les cieux, en fonction des deux sortes de plaisir que l’on peut Lui causer, comme l’explique le saint Tanya, au chapitre 27(1).
La visite ici est liée au jour de la Hilloula de l’Admour Hazaken, cent cinquante ans après son décès, de même qu’à celui de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi. Puisse donc Dieu faire que ces jours motivent chacun, au sein de tout Israël, afin de mener une action concrète. Selon la formulation de l’Admour Hazaken, dans sa lettre bien connue, “ nous suivrons la voie droite qu’il nous a tracée par ses propres voies et nous le ferons pour l’éternité ”, comme le rapporte Iguéret Ha Kodech, au chapitre 27. Ce qui vient d’être dit est lié à la promesse, qui est exprimée au traité Soukka 52a, selon laquelle : “ le Saint béni soit-Il convoque(2) le mauvais penchant et Il lui fait la Che’hita(2) ”, suscitant ainsi ces deux plaisirs. L’accomplissement de cette promesse en sera d’autant plus rapide. Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi très bientôt et de nos jours, avec la venue de notre juste Machia’h. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Ainsi qu’il est dit : “ Il est deux formes de satisfaction pour Dieu, là-haut. La première découle de la suppression totale de ‘l’autre côté’, la transformation de l’amertume en douceur, de l’obscurité en lumière, par les Justes. La seconde se manifeste quand on repousse ‘l’autre côté’, alors qu’il conserve encore toute sa force, sa puissance et se dresse comme un aigle ”. (2) Le Rabbi souligne les mots : “ convoque ” et “ fait la Che’hita ”.
Lettre n°8591
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8591, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Chevat 5723,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
aux bons comportements, le Rav Issa’har(1) Chlita,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, avec plaisir, que vous avez atteint la vieillesse(2). A cette occasion, vos amis et vos proches vous ont honoré, lors d’une fête particulière.
Je vous souhaite donc de passer de cette vieillesse à celle qui fait intervenir la rigueur(3), puis à dépasser cet âge et vous vous servirez des capacités que la divine Providence vous a accordées, des moyens dont vous disposez dans le but de diffuser le Judaïsme traditionnel, sans compromis, dans votre ville et dans votre communauté, en tout endroit où s’exerce votre influence. Vous agirez et vous ferez tout cela dans la joie, comme l’enseigne le grand maître, le Rambam(4). Bien plus l’importance de la joie de la Mitsva est soulignée et celle-ci est expliquée par la ‘Hassidout. Elle est détaillée, en particulier, par les livres de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, cette année étant la cent cinquantième depuis son décès. Avec mes respects et ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav I.Lewin. (2) Soit soixante-dix ans, selon le traité Avot, chapitre 5, à la Michna 23. (3) Soit quatre-vingt ans, selon la même référence. (4) A la fin de ses lois du Loulav.
Lettre n°8592
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8592, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Chevat 5723,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 9 Chevat, que je viens de recevoir. Vous faites allusion à un transfert(1) d’Allemagne en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. On sait que, de façon générale, de telles questions doivent être posées à un Rav tranchant la Hala’ha. Toutefois, il me semble que la réponse, en l’occurrence, est bien claire. On peut, en effet, effectuer un tel transfert vers la Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, d’autant qu’en ces années(2), on considérait l’Allemagne comme un endroit provisoire, un lieu de transit.
On adopte une conclusion positive et j’ai donc bon espoir que vous vous consacrez à la diffusion des sources(3), jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur, dans toute la mesure du possible et même au-delà de cela, car les Juifs ont le pouvoir de modifier l’existant(4), surtout quand ils sont mandatés par la Torah et les Mitsvot pour le faire, conformément au souhait et à la requête de mon beau-père, le Rabbi, dont nous venons de célébrer la Hilloula, ce 10 Chevat. En outre, cette année est propice, puisqu’elle est la cent cinquantième depuis le décès, Hilloula de l’Admour Hazaken.
Vous faites allusion au voyage de votre fils, en dehors d’Erets Israël, afin de poursuivre ses études. Ceci me semble totalement incompréhensible, car il y a des Yechivot Tom’heï Temimim en Terre Sainte, puisse-t-elle restaurée et rebâtie et leurs élèves connaissent la réussite. Dès lors, à quoi bon quitter Erets Israël pour se rendre dans un autre pays ? Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Du corps d’un défunt. (2) Il semble que ceci fasse allusion à la période qui suivit la seconde guerre mondiale. Les Juifs vécurent alors, pendant quelques années, en Allemagne, dans des camps de réfugiés. On verra, à ce sujet, Toledot ‘Habad Be Roussya Ha Soviétit, à partir de la page 406. Le caractère précaire de cette installation faisait que chaque enterrement pouvait être considéré comme provisoire. (3) De la ‘Hassidout. (4) Voir le Séfer Ha Si’hot 5751, tome 2, page 692, à la note 96.
Lettre n°8593
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8593, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Chevat 5723,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Yossef Tsvi Steinhart, président
de la synagogue et de monsieur Yehouda Eliezer Mishkin,
directeur du comité, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre m’annonçant une bonne nouvelle puisqu’une fête publique aura lieu ce dimanche 23 Chevat, à l’occasion de la nomination rabbinique, jusqu’à cent vingt ans, de votre Rav et guide spirituel, bien connu et distingué, le Rav David Dov Hollander Chlita.
Cette nouvelle m’a procuré une satisfaction particulière car, d’une part, le Rav Hollander mérite cet honneur et cette distinction, d’autre part, Dieu lui a accordé le succès d’assumer des fonctions au sein d’une synagogue prestigieuse, de conduire sur la voie de la Torah et des Mitsvot une communauté importante et de qualité, dont les dirigeants et les membres savent apprécier, de la manière qui convient, leur Rav et guide spirituel. Ils ont conscience du mérite qui leur est accordé d’avoir un tel chef.
Combien plus est-ce le cas à notre époque et en ce pays. Pour notre grande peine, la confusion y est grande, les limites et les valeurs y sont remises en cause, au point, comme le dit le prophète Ichaya 5, 20, de définir le mal comme du bien et le bien comme du mal, de faire passer l’obscurité pour de la lumière et la lumière pour de l’obscurité, l’amertume pour de la douceur et la douceur pour de l’amertume.
Mon beau-père, le Rabbi, quand il arriva aux Etats-Unis, mit en garde(1) contre une idée, alors répandue bien que mensongère, selon laquelle l’Amérique serait différente de tous les autres pays, ne serait pas un lieu de Torah et de Mitsvot. Bien plus, non seulement il rejeta cette affirmation fallacieuse, mais, en outre, il en énonça plusieurs qualités. Dans ce pays, nos frères les enfants d’Israël vivent dans des conditions et dans un moment très favorables, de différents points de vue. Il en résulte qu’un effort important est nécessaire pour diffuser et renforcer la Torah et les Mitsvot, pour la bonne éducation. Tout ne dépend que de la détermination, de l’enthousiasme et de la collaboration entre, d’une part, les Rabbanim et les guides spirituels, d’autre part, les responsables et les membres des communautés, fidèles à leur objectif et à leur fonction. Les acquis importants, pendant les vingt dernières années, ont fait la preuve que son affirmation était fondée et exacte.
Ma bénédiction est adressée à votre cher Rav, empli d’empressement, aux multiples accomplissements, le Rav David Dov Hollander Chlita, de même qu’à tous les dirigeants de la synagogue, aux membres de la communauté, afin que tous n’aient qu’une seule épaule(2) sur le chemin qui monte vers la maison de Dieu, pour renforcer et raffermir votre communauté, de sorte qu’elle soit conforme, en tout point, au nom que lui donne la Tradition d’Israël : “ sainte communauté ”. Comme le souligne l’Admour Hazaken(3), auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, dont cette année est la cent cinquantième depuis le décès, le Rav et les membres de la communauté sont comparés à la tête et aux autres membres du corps. Bien entendu, tous ensemble forment une entité unique, un corps vivant, actif, sain et intègre.
Selon l’Injonction : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”, qui est un grand principe de la Torah, j’ai bon espoir que votre communauté donne l’exemple, qu’elle soit une source d’influence positive pour les autres synagogues et qu’elle soit largement imitée. Puisse Dieu faire que vous connaissiez des élévations successives, avec largesse d’esprit, dans la joie et l’enthousiasme. Avec mes respects et ma bénédiction à tous les participants à cette fête, auxquels Dieu accordera de longs jours et de bonnes années
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°157. (2) Soient tous unis. (3) Tanya, au chapitre 2.
Lettre n°8594
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8594, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Chevat 5723,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat, dans laquelle vous m’exposez des avis divergents concernant l’organisation de vos études. Vous me précisez également que certains vous suspectent de vouloir modifier l’organisation de vos études afin d’être en mesure de réduire leur intensité.
Vous êtes actuellement au milieu de l’année scolaire. Or, il n’est pas d’usage, en pareil cas, de changer l’organisation de ses études, pour différentes raisons. Cette question se posera donc à la prochaine rentrée. En attendant, il serait bon de redoubler d’élan et d’ardeur en l’étude de notre sainte Torah, Torah de vie, conformément à l’organisation que vous avez eue jusqu’à maintenant, mais, comme je l’ai dit, vous vous emplirez d’enthousiasme, pendant cette étude.
Et, l’on peut penser que, quand on(1) s’apercevra qu’il en est bien ainsi, quand on observera que vous êtes motivé par l’étude de la Torah, sans vous troubler par d’autres études, ceci permettra de réduire les critiques(2). Toutefois, ce qui vient d’être dit concernant un ajout à la vitalité, à l’élan et à l’ardeur n’est qu’accessoire par rapport à la raison essentielle : l’étude doit avoir pour motivation de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté, car telle est la Volonté du Saint béni soit-Il. En outre, vos origines vous viennent en aide(3), en la matière, depuis l’Admour Hazaken, qui souligna, à maintes reprises dans ses ouvrages et ses discours, la grande importance de l’élan et l’ardeur à l’étude de la Torah. Il est sûrement inutile d’ajouter que cette étude doit être conforme à l’enseignement de nos Sages(4) selon lequel : “ l’étude conduit à l’action ”. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction,
Notes
(1) La direction de la Yechiva. (2) Emises par cette direction contre l’élève, destinataire de la présente. (3) Le destinataire de la présente est issu d’une famille ‘hassidique. (4) Dans le traité Kiddouchin 40b.
Lettre n°8595
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8595, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Chevat 5723,
Brooklyn, New York,
Aux dirigeants de l’association de bienfaisance
“ Ceux qui respectent le Chabbat ”,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre m’établissant un compte-rendu de vos réalisations sacrées, dans le domaine de la Tsédaka, la “ Mitsva du Saint béni soit-Il ”(1), eu égard à son immense qualité(2), celle de la bienfaisance. Or, l’Admour Hazaken introduit son Torah Or par le verset : “ la Tsédaka rehausse une nation ” en élevant ses émotions. En outre, un autre texte rapporte(3) que cette révélation se manifeste également dans les attributs de l’action et même en ceux de la compréhension.
Puisse donc Dieu faire qu’il en soit ainsi pour tout ce qui concerne les participants à l’action de votre association et, tout d’abord, pour ses dirigeants auxquels Dieu accordera de longs jours et de bonnes années. De fait, un verset ne doit pas être départi de son sens simple. Il s’agit donc bien, en l’occurrence, de “ rehausser une nation ”, qui est une “ nation unique sur la terre ”, celle des enfants d’Israël.
En effet, la Tsédaka réalise la délivrance personnelle de celui qui la donne et elle hâte la délivrance collective(4) de tous les enfants d’Israël. Une délivrance personnelle, au sens le plus simple, est la suppression de tout ce qui fait obstacle(5) au service de Dieu pratiqué dans la joie et l’enthousiasme, de sorte que chacun puisse disposer de ce qu’il désire(6), dans les trois domaines que sont enfants, santé et prospérité, au sens le plus littéral(7) et avec tous les commentaires qui sont donnés à ce propos, jusqu’à la perfection et même dans la largesse(8).
Ce qui vient d’être dit concerne plus spécifiquement la Tsédaka, de laquelle il est dit : “ Ta Mitsva est très large ”, comme le précise l’Admour Hazaken(9). Or, cette année est particulière, de ce point de vue, puisqu’elle marque le cent cinquantième anniversaire de sa Hilloula. Je vous adresse donc ma participation, avec ma bénédiction de réussite en votre action sacrée, de sorte que la bienfaisance s’exerce uniquement envers les riches, comme l’expliquent nos Sages(10). De la sorte, s’accomplira la promesse(11) selon laquelle : “ En ton sein, il n’y aura plus de pauvre, car l’Eternel te bénira ” et tous les enfants d’Israël accompliront la Volonté de Dieu.
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rabbi note en bas de page : “ Iguéret Ha Kodech, au chapitre 17 ”. (2) Le Rabbi note en bas de page : “ Choul’han Arou’h, Yoré Déa, chapitre 249, au paragraphe 6 ”. (3) Le Rabbi note en bas de page : “ Likouteï Torah sur trois Parachyot, pages 9a et 14b ”, dans le Or Ha Torah, Béréchit, tome 6, à la page 1036 et tome 3, à la page 474b. (4) Le Rabbi note en bas de page : “ Iguéret Ha Kodech, au chapitre 4 ”. (5) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir le Rambam, lois de la Techouva, chapitre 9, au paragraphe 2, qui dit : ‘ils seront tranquillisés’ et dans les lois des opinions, à la fin du chapitre 3 ”. (6) Le Rabbi note en bas de page : “ Rambam, lois de la prière, chapitre 1, au paragraphe 4 ”. (7) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm et celui de l’Admour Hazaken, à la fin du chapitre 92, de même que l’explication figurant dans l’introduction du Sidour de l’Admour Hazaken qui était aussi, dans les premières éditions, la conclusion du Tanya ”. (8) Le Rabbi note en bas de page : “ La richesse selon le traité Chabbat 119a. On verra aussi le traité Ketouvot 67b ”. (9) Le Rabbi note en bas de page : “ Iguéret Ha Kodech, au chapitre 17. De fait, les trois aspects de la Tsédaka dépassent les limites : ‘Ta’, ‘Mitsva’, ‘est très large’, mais ce point ne sera pas développé ici ”. (10) Le Rabbi note en bas de page : “ Traité Soukka 49b ”. (11) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir le Sifri sur le verset Devarim 15, 4 ”.
Lettre n°8596
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8596, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Chevat 5723,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Yossef Dekel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 17 Tévet. Je vous remercie, en outre, pour vos salutations et pour les livres que vous m’avez adressés, selon la liste qui figure en annexe. Sans doute continuerez-vous à le faire, à l’avenir. Je vous en remercie d’avance.
Me basant sur l’impression qui a résulté de notre rencontre et sur notre discussion, je me permets de vous faire remarquer qu’il y a un intérêt concret à prévoir, dans les livres d’usage courant, un fil glissé dans la reliure, qui peut faire office de marque-page. A fortiori est-ce le cas pour le livre des livres(2). En effet, il ne fait pas de doute que vous distribuez ce cadeau afin que l’on se serve de ce livre sacré le plus souvent possible. Or, votre fonction veut que vous vous interrompiez très souvent(3). Ce marque-page est donc encore plus important, pour ce qui vous concerne.
J’espère que l’encyclopédie de poche que vous m’aviez envoyée a trouvé un écho favorable et qu’elle a été largement diffusée. Vous avez sûrement pris part, de la manière qui convient, à la réunion du 24 Tévet, date du cent cinquantième anniversaire du décès de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, père du mouvement ‘Habad et de sa philosophie. Ceci me rappelle que, dans votre encyclopédie de poche, le dernier article est “ Tanya ”, selon le souvenir que j’en conserve. Avec mes respects, ma bénédiction et en vous remerciant encore une fois,
Notes
(1) Voir, à son sujet, les lettres n°7170 et 7446. (2) La Bible. (3) Peut-être l’armée.
Lettre n°8597
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8597, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Chevat 5723,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Ezra Gottlieb,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 22 Tévet. Les ‘Hassidim m’ont déjà écrit, plus d’une fois, pour me faire part de l’intérêt que vous manifestez pour Kfar ‘Habad et ses institutions, de l’aide que vous lui apportez. J’espère que vous continuerez à le faire, dans toute la mesure du possible et, à la lumière de votre lettre, cet espoir est renforcé. En un moment propice, je mentionnerai votre nom, de même que celui de votre épouse et des membres de votre famille, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, afin que les souhaits de votre cœur, à la fois matériels et spirituels, soient exaucés positivement.
Bien plus, cette année est particulière puisqu’elle est la cent cinquantième depuis le décès de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, père du mouvement ‘Habad, de sa philosophie et de ses enseignements. Puisse donc Dieu faire que ce souvenir conduise chacun d’entre nous, au sein de tout Israël, à des actions concrètes allant dans la bonne direction. En effet, une action favorable est aussi le canal et le réceptacle permettant d’intégrer les bénédictions de Dieu, en tous les besoins. Avec mes respects et ma bénédiction,
Lettre n°8598
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8598, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Chevat 5723,
Brooklyn, New York,
A l’attention du Rav Yaakov Goldman,
Je vous salue et vous bénis,
Cela fait longtemps que je n’ai pas eu directement de vos nouvelles. Néanmoins les ‘Hassidim m’en donnent, de temps à autre et ils m’informent, de manière positive, sur l’intérêt que vous manifestez et l’aide que vous apportez. A n’en pas douter, comme pour tout ce qui concerne le bien et la sainteté, vous renforcerez tout cela, en particulier à notre époque et en notre Terre Sainte, où se fait ressentir, combien plus, la nécessité d’une éducation basée sur les valeurs sacrées.
Cette année est la cent cinquantième depuis le décès de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, père du mouvement ‘Habad et de sa philosophie. C’est donc une année propice, une année de bénédiction pour tous ceux qui se consacrent à l’éducation basée sur les valeurs sacrées. On sait à quel point les maîtres de ‘Habad ont souligné l’importance d’une telle éducation.
Que Dieu envoie sa bénédiction à vous-même et à tous les vôtres. Qu’Il confère le succès à l’action de vos mains. Avec mes respects et ma bénédiction afin que vous me donniez de bonnes nouvelles,
Lettre n°8599
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8599, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Chevat 5723,
Brooklyn, New York,
Aux élèves des troisième, quatrième et sixième classes
de la Yechiva A’heï Temimim Loubavitch de Buffalo,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres des 21 et 22 Tévet, qui me sont parvenues avant même le 24 Tévet, date du décès, de la Hilloula de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, père du mouvement ‘Habad et de la philosophie de ‘Habad Loubavitch.
J’y ai lu, avec beaucoup de plaisir, que vous désirez participer également à la collecte qui est organisée pour le fonds Chnéor(1), par l’argent que vous avez vous-même collecté, par une Tsédaka matérielle. A fortiori désirez-vous prendre part à ce qui est fondamental pour vous, l’étude de notre sainte Torah, avec élan et ardeur, une étude qui conduit à l’action, à la pratique des Mitsvot de la meilleure façon, un bon comportement qui sied à des élèves de la Yechiva A’heï Temimim Loubavitch, avec la joie de la Mitsva, en étant pénétrés d’amour de Dieu, d’amour de la Torah et d’amour du prochain, sentiments qui sont les principes fondamentaux de l’enseignement dispensé par celui dont nous célébrons la Hilloula.
Vous savez sans doute à quel point les maîtres de ‘Habad firent don d’eux-mêmes, le Baal Chem Tov, l’Admour Hazaken, les maîtres de ‘Habad qui vinrent ensuite, pour l’éducation des fils et des filles d’Israël, pour les espoirs qu’ils placèrent en eux, en leur avenir. Je formule donc le vœu que vous ferez des efforts, avec détermination et enthousiasme, en la matière et que vous donnerez une application concrète à cet espoir. Cela ne dépend que de vous et de votre volonté. Et, nos Sages ont donné l’assurance(2) que : “ si tu fais des efforts, ils seront couronnés de succès ”. Car, celui qui se sanctifie “ quelque peu ” ici-bas reçoit d’en haut une “ immense ” sanctification(3). A fortiori en est-il ainsi quand on se sanctifie plus que “ quelque peu ”.
Que Dieu exauce positivement les souhaits de votre cœur, à la fois matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 9, à la page 345. (2) Dans le traité Meguila 6b. (3) Selon le traité Yoma 39a.
Lettre n°8600
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8600, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Chevat 5723,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Tsvi Aryé(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous me parlez d’une organisation pour vos études(2). Or, nos Sages disent(3) : “ selon ce que l’on désire ”. Le point commun à tous les thèmes est le suivant. On choisira un traité talmudique, pour participer à la répartition qui en est faite(4), que l’on apprendra sans s’approfondir et l’on étudiera profondément un autre traité ou bien les écrits des Décisionnaires. Vous aurez aussi une étude approfondie de la ‘Hassidout. Les études sans s’approfondir seront quotidiennes, celles qui sont approfondies auront lieu au moins une fois tous les trois jours. A ce sujet, vous consulterez également la causerie du 18 Elloul 5722(5).
Notes
(1) Le Rav T.A. Begun, de S. Paolo. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8244. (3) Au traité Avoda Zara 19a. (4) Entre les membres de la communauté, le 19 Kislev, afin d’en achever l’étude au cours de l’année. (5) Publiée dans le Likouteï Si’hot, tome 9, à partir de la page 343.
Lettre n°8601
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8601, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Adar 5723,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Yossef Aharon(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de Roch ‘Hodech Adar, avec ce qui y était joint. En un moment propice, on mentionnera votre nom et celui de votre épouse près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, concernant ce que vous m’écrivez.
Vous me demandez comment influencer vos proches pour ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. Or, on peut vérifier que, parfois, l’influence se fait par l’intermédiaire d’amis et de connaissances, plutôt que d’une manière directe, ce qui, bien entendu, ne dispense pas d’agir à titre personnel.
J’espère que vous avez pris part à la réunion ‘hassidique du jour de la Hilloula, le 10 Chevat(2), de même qu’à celle du 24 Tévet(3), qui l’a précédée. De fait, cette année est la cent cinquantième depuis le décès de l’Admour Hazaken. Avec ma bénédiction pour me donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
C. M. Simpson,
Notes
(1) Le Rav Y.A. Dinerfeld, de Toronto. (2) Du Rabbi Rayats. (3) De l’Admour Hazaken.
Lettre n°8602
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8602, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Adar 5723,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Shraga Mazal,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 28 Tévet et j’ai été satisfait d’y lire que vous entretenez une relation positive avec les hommes de ‘Habad, en général, avec ceux de Kfar ‘Habad, en particulier. J’ai bon espoir non seulement que vous poursuivrez en ce sens, mais aussi que vous augmenterez tout cela, comme cela doit être le cas pour tout ce qui concerne le bien et la sainteté. En effet, il convient de “ s’élever dans le domaine de la sainteté ”. Du reste, le fait de grandir et de pousser est le signe de ce qui vit. Ceci inclut également un intérêt vivace.
Comme vous me l’avez demandé, je mentionnerai votre nom, de même que ceux de votre épouse et des membres de votre famille, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, fondateur de Kfar ‘Habad. Le mérite de votre aide au Kfar vous protégera sûrement, de même que tous les vôtres, afin que vous soyez bénis en tous vos besoins, à la fois matériels et spirituels. Bien plus, cette année est particulièrement propice, puisqu’elle est la cent cinquantième depuis le décès de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, fondateur du mouvement ‘Habad, de sa philosophie et de ses directives. Avec ma bénédiction de réussite et pour me donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°8603
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8603, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Adar 5723,
Brooklyn,
Aux membres de la commission électorale de Kfar ‘Habad,
fondé et dirigé par mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech Adar, avec ce qui y était joint, de même que votre précédent courrier. Vous me faites part du résultat des élections. Puisse donc Dieu faire que le comité élu
soit à la hauteur de ses fonctions, conformément à l’espoir du fondateur de Kfar ‘Habad, mon beau-père, le Rabbi, qu’il renforce Kfar ‘Habad à la fois matériellement et spirituellement, en ajoutant, en avançant et en éclairant.
En effet, Dieu a choisi(1) les fils et filles d’Israël, même si, dans leur grossièreté, ils ressemblent aux nations du monde. Tous nos chefs et maîtres, depuis l’Admour Hazaken, cette année étant la cent cinquantième depuis son décès, ont souligné l’importance de l’amour du prochain. L’influence de ‘Habad se répandra donc de la même façon, en ajoutant, en avançant et en éclairant. Comme on l’a souligné maintes fois(2), le Kfar sera le centre à partir duquel se diffuseront les sources(3) à l’extérieur, sources des propos du Dieu de vie, en toute notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, jusqu’à pénétrer la matière et le corps, comme on l’a dit.
Vous accomplirez donc tout cela avec une joie et un enthousiasme véritables. Il est dit que : “ le vin appartient au maître, mais l’on sait gré à celui qui le verse ” et vous consulterez, à ce sujet, le Séfer Ha Mitsvot du Tséma’h Tsédek, à la Mitsva de la circoncision, au troisième chapitre. Il en sera ainsi pour tous les membres du comité des élections, pour la mission qui leur est confiée et pour leur intervention dans l’organisation des élections. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles toujours et tous les jours, conformément au contenu de ce mois, puisque, dès son début, on multiplie sa joie,
Notes
(1) Voir le Tanya, au chapitre 49. (2) Voir, en particulier, la lettre n°4404. (3) De la ‘Hassidout.
Lettre n°8604
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8604, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Adar 5723,
Brooklyn, New York,
Aux participants au douzième dîner annuel de la Yechiva
Loubavitch du Bronx, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’adresse mes salutations et ma bénédiction à tous les participants à la célébration annuelle de la Yechiva Loubavitch du Bronx, avec l’intense espoir que celle-ci satisfera toutes les attentes, financièrement et moralement.
Dans la Sidra de cette semaine, la première des trois qui décrivent la construction du Sanctuaire, est énoncé un enseignement, qui a une portée générale,
la nécessité de recevoir les offrandes “ de tout homme dont le cœur est généreux ”(1). Car, tous(1) les Juifs devaient participer à la construction du Sanctuaire. Pour autant, une restriction est bien énoncée ici et seuls ceux qui étaient motivés par la générosité de leur cœur pouvaient apporter leur contribution, à cet effet. Mais, la contradiction entre ces deux affirmations n’est qu’apparente. En effet, tous(1) les Juifs qui donnent de la Tsédaka pour une cause sacrée le font systématiquement avec un cœur chaleureux. Il suffit donc de trouver le moyen de les motiver pour qu’ils agissent ainsi. Dès lors, ils apportent leur contribution généreusement, offrant tous les moyens dont ils disposent.
En conséquence, celui qui peut donner de l’or(1) le fera. S’il n’a que de l’argent(1), il en donnera. Et, celui dont les moyens se limitent au bronze donnera du bronze(1). Néanmoins, celui qui agit de tout son cœur voudra sûrement dépasser ce que ses moyens lui permettent de faire. Et, Dieu considérera, en pareil cas, que le souhait de son cœur(1) est également une forme de Tsédaka. Il accordera donc Sa bénédiction selon laquelle(2) “ Tu prélèveras la dîme, afin de t’enrichir ”(1). De la sorte, celui qui ne peut donner que du bronze sera béni et il pourra offrir de l’argent. Celui qui le fait déjà sera béni également et il offrira de l’or. Enfin, celui qui apporte d’ores et déjà de l’or recevra également la bénédiction et sa contribution sera faite de pierres précieuses.
Nos Sages ont, maintes fois, souligné(3) que le Sanctuaire se trouve, à l’heure actuelle, dans les Yechivot. Ils enseignent(4), en effet, qu’après la destruction du Temple, “ la Présence divine réside dans les quatre coudées de la Hala’ha ”.
On connaît le dicton(5) suivant de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, fondateur de ‘Habad, dont on a célébré, ce 24 Tévet, le cent cinquantième anniversaire du décès : “ Dieu accorde aux Juifs des biens matériels, afin qu’ils en fassent de la spiritualité ”. La Tsédaka qui est offerte par les donateurs de la Yechiva Loubavitch du Bronx permettra de renforcer et de développer cette institution, de transformer, de la meilleure façon, le matériel en spirituel, d’être soi-même béni, de façon concrète, en obtenant de l’argent à la place du bronze, de l’or à la place de l’argent, de s’en servir pour ce qui est judicieux, en bonne santé et dans la joie, de concevoir de ses enfants une véritable satisfaction juive. Avec mes respects, ma bénédiction de réussite et pour me donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rabbi souligne les mots : “ de tout homme dont le cœur est généreux ”, “ tous ”, “ tous ”, “ or ”, “ argent ”, “ bronze ”, “ le souhait de son cœur ” et “ tu prélèveras la dîme afin de t’enrichir ”. (2) Selon le traité Chabbat 119a. (3) Selon le traité Meguila 29a. (4) Selon le traité Bera’hot 8a. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°8581.
Lettre n°8605
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8605, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Adar 5723,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui se consacre aux besoins
communautaires, aux multiples accomplissements,
le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 2 Adar, dans laquelle vous m’interrogez sur ce qui a été dit à propos de la libération de Yaakov et du fait que “ les actes des pères sont des signes pour les fils ”(2). En effet, il aurait été précisé que notre délivrance est conditionnée par l’élévation d’Essav et vous me demandez quelle est la référence de cette affirmation.
Ceci est basé sur les propos de l’Admour Hazaken, dans son livre Torah Or, à la Parchat Vaychla’h, que vous consulterez. Son explication est essentiellement basée sur la Kabbala et elle est plus clairement présentée, dans l’implication qu’elle reçoit pour le service de Dieu, au sens le plus simple, dans un ouvrage de son fils, l’Admour Haémtsahi, le Torat ‘Haïm, sur la même Paracha, dont on consultera, en particulier, les chapitres 8 et 11.
De fait, cette explication permet de répondre à plusieurs questions que l’on peut se poser sur les propos de nos Sages, dans cette Paracha, depuis le début de l’annonce de Yaakov à Essav, selon laquelle le premier avait respecté les six cent treize Mitsvot(3), jusqu’à la conclusion, à cause des enfants(4), faisant allusion au roi Machia’h(5), selon le Midrash Devarim Rabba, chapitre 1, au paragraphe 20, “ jusqu’à ce que je vienne auprès de mon maître, à Séir ”, “ et les sauveurs monteront sur le mont Sion ”, comme le précise le Midrash Béréchit Rabba, à la fin du chapitre 78.
A l’occasion de Pourim, qui approche, je m’efforce(6), cette année encore, de promouvoir les Mitsvot de l’envoi de mets aux amis et de dons aux pauvres, qui sont délaissées, alors qu’elles ont une grande valeur, du point de vue de l’éducation et de la formation. A n’en pas douter, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, tous, en général et les administrations concernées, en particulier, sont actifs, en la matière. Néanmoins, j’ai jugé bon de le souligner, encore une fois, dans la cadre de cette lettre, car une copie des instructions du ministère de l’éducation m’est parvenue et seul l’envoi de mets aux amis y est mentionné ! Et, véritablement, Dieu fasse que s’accomplisse la promesse selon laquelle : “ il n’y aura plus de pauvres ” et “ les enfants d’Israël font la Volonté de Dieu ”, selon l’interprétation que donne le Sifri du verset Devarim 15, 4. Avec mes respects et ma bénédiction,
Lettre du secrétariat du Rabbi à propos de l’envoi de mets aux amis et de dons aux pauvres
Par la grâce de Dieu ב'ה,
premier Adar 5723,
Brooklyn, New York,
A nos amis, en tout endroit,
Nous vous saluons et vous bénissons,
Lors de la réunion ‘hassidique du saint Chabbat qui bénit le mois d’Adar, cette année, le Rabbi Chlita a réitéré l’appel qu’il avait lancé, l’an dernier sur la nécessité de diffuser publiquement le message suivant. En plus de la lecture de la Meguila et des autres Mitsvot de Pourim, en particulier la lecture du Al Ha Nissim(7), tous, hommes et femmes, sont tenus de mettre en pratique les deux Mitsvot que sont l’envoi de mets aux amis et de dons aux pauvres. Les garçons de plus de treize ans et les filles de plus de douze ans y sont astreints également. Enfin, la nécessité de l’éducation fait que l’on y habituera également les petits garçons et les petites filles, qui n’ont pas encore l’âge de la Bar ou de la Bat Mitsva.
Le Rabbi Chlita a souligné également à quel point il est aisé d’accomplir ces Mitsvot. Il suffit, en effet, d’envoyer deux mets, ou encore un mets et une boisson, à une seule personne, un homme à un homme et une femme à une femme. De même, il est suffisant de donner deux pièces à deux pauvres, une à chacun. Bien entendu, plus l’on donne de Tsédaka et mieux c’est.
*
*
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En conséquence de tout cela, nous soulignons et demandons à chacun de nos amis de faire tout ce qui est possible, avec diligence, ou bien d’inviter les autres à l’action, afin de faire connaître l’obligation de mettre en pratique les Mitsvot de l’envoi de mets aux amis et de dons aux pauvres, d’expliquer à quel point il est aisé de les accomplir, de diffuser tout cela par tous les moyens, par des lettres, par des appels, par la radio, afin que ce message et l’invitation à le mettre en pratique parviennent à chaque Juif et à chaque Juive, en tout endroit. De la sorte, on acquérra soi-même un mérite et l’on confèrera un mérite aux autres. Nous serions heureux d’avoir des nouvelles de ce qui aura été fait, en la matière. Nous vous en remercions d’avance. Avec notre bénédiction pour un joyeux Pourim,
Le secrétariat du Rabbi Chlita,
Notes
(1) Le Rav Chnéor Zalman Shargay. Voir, à son sujet, la lettre n°8429. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8415. (3) Alors qu’il se trouvait chez Lavan. (4) Qui marchaient lentement et empêchèrent Yaakov de suivre Essav. (5) Car, c’est lors de la venue du Machia’h que Yaakov et Essav se rencontreront. (6) Voir la lettre du secrétariat ci-après, de même que la lettre n°8378. (7) Le paragraphe intercalé dans la Amida et dans la bénédiction après le repas.
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