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Iguerot Kodesh — lettres 8566 à 8585

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°8566

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8566, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

‘Hanouka 5723,

Brooklyn, New York,

A l’attention de monsieur Yaakov Gliss,

Je vous salue et vous bénis,

Par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, assume une mission sacrée(1), est empli d’empressement, a de bons comportements, le Rav Aharon Morde’haï Silbershtrom, j’ai bien reçu votre livre : “ Quartiers de Jérusalem ”. Je vous remercie pour cette attention.

Nous sommes dans les jours de ‘Hanouka, dont la Mitsva consiste à allumer des bougies “ à la porte de sa maison, vers l’extérieur ”, en nombre toujours croissant. Puisse donc Dieu faire que chacun d’entre nous, au sein de tout Israël, fasse tout ce qui est en son pouvoir afin de diffuser la lumière véritable, “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, en connaissant l’élévation dans le domaine de la sainteté(2). Tel est, précisément, l’objectif de la ‘Hassidout, basée sur les trois amours, amour de Dieu, amour de la Torah et amour du prochain. Selon la formule de la lettre bien connue du Baal Chem Tov, “ tes sources se répandront à l’extérieur ”, ce qui a, précisément, deux implications(3). D’une part, la diffusion doit avoir lieu dans un endroit à propos duquel la Torah porte témoignage qu’il est : “ l’extérieur ”. D’autre part, c’est précisément les sources(4) qui doivent être diffusées, la source des eaux vives, dans toute leur pureté. En outre, une allusion ne suffit pas, ni même quelques gouttes. Il doit s’agir d’une diffusion(4), avec une grande profusion. Or, “ le Saint béni soit-Il n’agit pas avec félonie envers Ses créatures ”(5) et “ Il exige en fonction de la force dont chacun dispose ”(6), ce qui veut dire qu’il est possible de satisfaire une requête de la Torah. Bien plus, une Injonction du Créateur est aussi une force accordée pour la mener à bien. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) L’éducation basée sur les valeurs sacrées. (2) Selon le traité Bera’hot 28a. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°8561. (4) Le Rabbi souligne les mots : “ les sources ” et “ diffusion ”. (5) Selon le traité Avoda Zara 3a. (6) Selon le Midrash Bamidbar Rabba, chapitre 21, au paragraphe 22.

Lettre n°8567

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8567, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

‘Hanouka 5723,

Brooklyn, New York

A monsieur Barou’h Azanya,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu les salutations de votre frère et les vôtres, par l’intermédiaire de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod. J’ai eu connaissance, en particulier, de l’aide que vous apportez à cette institution.

Bien entendu, il n’est nul besoin de remercier celui qui accomplit une Mitsva, car cette Mitsva elle-même n’est que remerciement. Malgré cela, j’ai voulu vous exprimer ma reconnaissance pour l’aide que vous apportez à la Yechiva, faisant ainsi la preuve que vos racines sont toujours vivaces en vous(1).

Conformément à l’enseignement des jours de ‘Hanouka, au cours desquels on ajoute de la lumière, de jour en jour, la lumière véritable étant : “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi dans tous les domaines, que vous ayez, en particulier, une bonne santé, que vous alliez en ajoutant, à la fois matériellement et spirituellement, d’autant que les Juifs sont(2) un peuple unique sur la terre(3). Avec mes respects et ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le destinataire de la présente est issu d’une famille de ‘Hassidim ‘Habad. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8414. (3) Le Rabbi souligne les mots : “ unique sur la terre ”.

Lettre n°8568

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8568, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tévet 5723,

Brooklyn, New York,

A l’attention de monsieur Chlomo Tal,

Jérusalem, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 27 Kislev, de même que celle qui la précédait, avec ce qui y était joint. Bien entendu, je partage votre avis sur l’importance de se consacrer à l’éducation basée sur les valeurs sacrées. S’il en a toujours été ainsi, combien plus est-ce le cas de nos jours, alors que se sont ajoutées deux spécificités fondamentales. D’une part, il est nécessaire de combler le trou béant qui a été laissé par les persécutions et l’extermination d’un tiers de notre peuple, les enfants d’Israël(1). D’autre part, il faut profiter du réveil moral, en général, de celui des jeunes, en particulier. Tous recherchent la vérité et la désirent, bien que certains d’entre eux ne savent pas encore ce qu’ils recherchent, alors que d’autres ont bien compris l’intérêt d’un retour aux sources.

Grand est celui qui agit et qui fait agir les autres, en particulier dans le domaine de l’éducation. Car, toute évolution positive, de la part des jeunes, influencera toute leur existence. A ce propos, je vous joins une copie de la causerie(2) soulignant l’obligation d’écouter la voix d’un enfant qui pleure. Pour revenir au contenu de votre lettre, il est clair que, lorsque nos délégués visiteront les pays que vous mentionnez, ils s’efforceront de rencontrer les personnes que vous citez. En effet, ils ont l’habitude de s’entretenir avec les responsables locaux, bien que, jusqu’à maintenant, ces endroits ne figurent pas sur la liste de ceux qui sont visités, du fait de leur éloignement ou bien pour d’autres raisons.

Nous avons vécu les jours de ‘Hanouka et, à ce propos, j’exprime ma bénédiction et mon espoir à chacun, au sein de tout Israël, afin que l’on agisse et que l’on raffermisse : “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, sans compromis, en rejetant tout contact étranger, ce qui est également un enseignement des jours de ‘Hanouka. En effet, quand on vint allumer le Chandelier, on trouva de l’huile d’olive, mais celle-ci avait été touchée par une main étrangère et elle était donc impure pour les Juifs. Vous comprendrez ce que je veux dire et, du fait de nos nombreuses fautes, tout cela est d’actualité. Avec mes respects et ma bénédiction afin de m’en donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Pendant la seconde guerre mondiale. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8557.

Lettre n°8569

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8569, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tévet 5723,

Brooklyn, New York,

A l’attention de monsieur Ben Tsion Goldberg,

Je vous salue et vous bénis,

Je vous remercie pour votre lettre du 8 décembre, avec ce qui y était joint. Cela a été transmis au secrétariat pour lui donner l’utilisation que vous indiquez dans votre courrier. A cette occasion, je voudrais vous exprimer ma chaleureuse reconnaissance pour votre amicale visite de Kfar ‘Habad et de l’imprimerie qui s’y trouve, dont vous avez rendu compte dans votre colonne, puis encore une fois dans la lettre que vous avez adressée à votre correspondant, comme l’indique cette copie.

Vous serez sûrement heureux d’apprendre que, depuis le temps, les institutions de Kfar ‘Habad ont

poursuivi leur développement, ont grandi et élargi leurs capacités d’accueil, même si le résultat est encore très loin de satisfaire les besoins et les conditions de la période actuelle. Simultanément, les besoins financiers ont grandi aussi, de manière naturelle, bien au-delà de ce qu’ils étaient au préalable.

Il y a peu, nous avons célébré le 19 Kislev, libération de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h. Ce 24 Tévet, ce sera, en outre, le cent cinquantième anniversaire de son décès. J’ai donc bon espoir que l’accomplissement et l’enseignement de ‘Habad, de même que ses institutions de Kfar ‘Habad, en particulier, trouveront une large retentissement dans la presse et susciteront la motivation qui convient. En outre, j’espère que celle-ci sera durable. Avec mes respects et ma bénédiction,

Lettre n°8570

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8570, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tévet 5723,

Brooklyn, New York,

A monsieur Aryé Eliav(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 4/12/62 et je vous remercie de vous être déclaré prêt à offrir votre aide(2), vous trouvant en Perse(3).

Bien entendu, j’ai lu avec satisfaction, au début de votre lettre, que, dans le cadre de votre travail de planification et de développement de la bande d’Arad, vous vous êtes soucié de l’édification d’une synagogue digne de ce nom. A n’en pas douter, vous en avez fait de même pour les autres institutions religieuses. Et, j’ai bon espoir que vos successeurs pour le développement de cette bande et de toutes les autres suivront votre exemple, qu’ils avanceront dans la même direction. Puisse Dieu faire que tout cela connaisse l’avancement, en ajoutant, en multipliant et en éclairant, comme l’indiquent les jours de ‘Hanouka que nous venons de vivre et desquels nous recevons l’influence. Avec mes respects et ma bénédiction,

Vous serez sûrement intéressé d’apprendre qu’une des publications de notre Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h a été traduite en perse. Néanmoins, pour une certaine raison, cette entreprise a été interrompue et les autres brochures de la même série n’ont pas été traduites. Je ne sais pas si cela relève de votre compétence. En tout état de cause, je ne perds rien à vous communiquer cette information.

Notes

(1) L’un des responsables du parti travailliste. Voir, à son sujet, la lettre n°8522. (2) Peut-être pour le développement de Kfar ‘Habad. (3) A l’occasion d’une visite en Iran.

Lettre n°8571

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8571, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Tévet 5723,

Brooklyn, New York,

A monsieur Zalman Mishari, Kfar Azar,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 3 Kislev, d’autant que plusieurs ‘Hassidim m’ont fait part de l’aide que vous avez apportée à Kfar ‘Habad depuis sa création et pendant toute la durée de son développement. J’étais donc persuadé que vous poursuivriez dans cette direction et mon espoir s’est renforcé, à réception de votre lettre.

En tous les domaines du bien, il nous a été demandé(1) de “ connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté ”, en avançant, en ajoutant. J’ai donc bon espoir qu’il en sera de même pour l’aide qui est apporté à Kfar ‘Habad et que le Kfar, pour sa part, ira en élargissant son influence et sa lumière, conformément à l’objectif profond des activités de ‘Habad en tout endroit et surtout en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h.

J’ai pris connaissance, avec un intérêt particulier, de vos propositions pour le développement du Kfar et surtout pour l’édification du second Kfar ‘Habad(2). Depuis quelque temps déjà, je mène la négociation, en la matière, comme vous le savez sûrement, bien que, à ma grande(3) peine et pour des raisons indépendantes de ma volonté, tout cela a été retardé jusqu’à maintenant. Bien plus, selon mon programme, que j’ai mis au point il y a plus de deux ans, le moment serait déjà venu de s’intéresser au troisième Kfar ‘Habad. Et, j’avoue que se faire une raison en se disant que tout est effet de la divine Providence est pour moi encore moins qu’une demie-consolation. Je n’en dirai pas plus, tant cela est douloureux. Pour autant, je n’ai pas encore perdu l’espoir, à ce sujet, ce qu’à Dieu ne plaise(3).

En fonction de ce que vous savez de la conception et du comportement des hommes de ‘Habad, les lignes suivantes ne vous surprendront sûrement pas. Je veux exprimer l’espoir que vous vous servez de votre influence, au sein de la Histadrout(4) et en tout endroit où elle s’étend pour transmettre les valeurs éternelles du peuple d’Israël, qui sont consignées dans notre sainte Torah, la Loi orale et la Loi écrite, transmises par elle. Comme le soulignent nos Sages, c’est l’acte qui est essentiel et non la théorie. Il faut donc mettre en pratique les Mitsvot de la Torah, d’une manière effective et quotidienne. Car, l’assurance nous a été donnée que les paroles émanant du cœur pénètrent dans le cœur et y agissent. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Dans le traité Bera’hot 28a. (2) Voir, en particulier, à ce sujet, la lettre n°7084. (3) Le Rabbi souligne les mots : “ grande ” et : “ ce qu’à Dieu ne plaise ”. (4) La confédération des travailleurs.

Lettre n°8572

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8572, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Tévet 5723,

Brooklyn, New York,

A monsieur Avraham Krinitsi(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, par les ‘Hassidim, que l’on célèbre votre anniversaire et que vous aurez soixante-quinze ans, pour de longs jours et de bonnes années. Je vous souhaite donc tout le bien et, comme nous en avons parlé, celui-ci sera avant tout un bien tangible, une bonne santé. Pour autant, notre peuple est : “ une nation unique sur la terre ”(2).Il réunit, conjointement, la matérialité et la spiritualité. Or, “ il n’est de bon que la Torah ”(3). Puisse donc Dieu faire qu’en bonne santé et avec l’enthousiasme qui convient, vous vous serviez de votre influence pour faire de votre ville(4) un lieu de Torah, jusque dans le moindre détail et détail de détail. Selon les termes du verset, “ Avraham était unique ”. Or, il hérita de toute la ville !

Je conclurai la présente comme je l’avais commencée en vous souhaitant une année de réussite et un travail fructueux. Je voudrais aussi vous exprimer ma reconnaissance pour l’aide que vous apportez aux réalisations de ‘Habad. A n’en pas douter, vous poursuivrez cela également, d’une manière sans cesse accrue. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°7447 (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8414. (3) Selon le traité Avot, chapitre 6, à la Michna 3. (4) Celle de Ramat Gan.

Lettre n°8573

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8573, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Tévet 5723,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

aux multiples accomplissements, le Rav Chaoul(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la septième lumière(2). En un moment propice, on mentionnera tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément au contenu de votre lettre. Dieu fasse que vous me donniez de bonnes nouvelles, à ce sujet. En effet, votre lettre a été rédigée pendant les jours de lumière, de miracles et de salut.

Tout est effet de la divine Providence et il se trouve que j’ai beaucoup entendu parler de vous, de vos capacités et des opportunités qui s’offrent à vous pour diffuser le Judaïsme traditionnel, sans compromis. Je me permets donc d’exprimer l’espoir que vous êtes actif, en la matière, dans toute la mesure du possible. Bien entendu, j’insiste sur le rejet du compromis, qui doit être total et catégorique, en une époque de perte des valeurs. De plus, en même temps qu’une responsabilité et une large possibilité, Dieu accorde également un mérite et une aide céleste. Comme l’indiquent nos Sages, “ Dieu vient en aide à celui qui désire se purifier ” et l’Admour Hazaken ajoute, en outre : “ qui désire purifier les autres ”(3). Puisse Dieu faire que vous donniez de bonnes nouvelles de vos préoccupations personnelles, de même que de vos accomplissements communautaires. Avec mes respects et ma bénédiction,

N. B. : Je vous joins une copie de ma lettre(4), qui a été adressée à plusieurs personnes pouvant intervenir, en la matière.

Notes

(1) Le Rav C.Israéli, de Kfar Ha Roé. (2) De la fête de ‘Hanouka. (3) Voir le traité Yoma 38b et le Likouteï Torah, commentaires de Chemini Atséret, à la page 88b. (4) Il s’agit de la lettre n°8558.

Lettre n°8574

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8574, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Tévet 5723,

Brooklyn, New York,

Aux dirigeants de la caisse de bienfaisance(1)

se trouvant auprès de la maison d’étude Loubavitch,

à Montréal, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, avec ce qui y était joint, une copie du courrier lançant un appel afin que l’on contribue à votre caisse de bienfaisance. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite en cette Mitsva d’une haute élévation, la Tsédaka et la bienfaisance, en particulier à notre époque, comme l’explique Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken.

Bien plus, cette année est la cent cinquantième depuis le décès de l’Admour Hazaken, qui souligna tout particulièrement l’importance de la Tsédaka. Et, il demanda d’en faire de même à tous ceux qui suivaient sa voie, en sa génération. Puis, dans les générations suivantes, nos maîtres et chefs, ses successeurs, suivirent son exemple, comme l’expliquent leurs saintes causeries. Il en a également été question lors de la réunion ‘hassidique du 18 Elloul, l’an dernier(2). Avec ma bénédiction de réussite et pour que vous me donniez de bonnes nouvelles,

N. B. : Je vous joins un chèque, qui est ma participation à cette entreprise.

Notes

(1) Le Rabbi souligne : “ bienfaisance ”. (2) Dont le texte a été publié dans le Likouteï Si’hot, tome 9, à partir de la page 345.

Lettre n°8575

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8575, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Tévet 5723,

Brooklyn,

Au jeune Oury Tsvi(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la seconde lumière de ‘Hanouka(2), dans laquelle vous me décrivez la vie dans le milieu au sein duquel vous évoluez actuellement(3), les difficultés que cela soulève. J’en suis surpris, car, semble-t-il, vous ne voyez pas du tout l’ensemble des aspects positifs que cette situation présente. Conformément au dicton bien connu(4) de mon beau-père, le Rabbi, après la réalisation de la promesse de la venue de notre juste Machia’h, on se frappera la tête avec un sentiment d’immense douleur et de regret en pensant aux jours, à la période particulièrement favorable de la fin de l’exil. En effet, on aurait alors pu agir, en tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, en surmontant tous les voiles et tous les obstacles. Le service de Dieu aurait alors été plus agréable, plus chéri, pour celui qui l’assume comme pour Celui Qui l’ordonne, le Créateur du monde Qui le dirige. Car, il n’en sera plus de même lorsque se sera accomplie la promesse selon laquelle : “ J’ôterai l’esprit d’impureté de la terre ” et qu’il n’y aura plus d’opposants. La leçon qui en découle, pour ce qui fait l’objet de notre propos, est bien évidente.

Il est un autre point, à ce sujet, qui est essentiel également. Vous me précisez que vous faites actuellement vos classes, que vous résumez ainsi : “ obéissance, force, pieds ”. De fait, il y a là un principe fondamental de la foi(5) de l’homme, une foi pure, qui s’exprime par la proclamation : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”, par l’obéissance. On doit avoir la certitude absolue que Celui Qui ordonne la Mitsva accorde d’emblée la force(6) et les moyens de mettre en pratique cette Injonction. Il suffit de le vouloir et, d’une manière concrète, d’avancer(6) sur la voie de Dieu, conformément au testament du premier Hébreu, Avraham, “ afin qu’il ordonne à ses enfants… et qu’ils gardent la voie de Dieu pour accomplir la droiture et la justice ” (Béréchit 18, 19).

De manière naturelle, il est dit que : “ l’homme naît comme un ânon sauvage ” et il est enclin à suivre sa nature, à mettre en pratique sa volonté, y compris ses envies. Bien plus, sa volonté incline son intellect, lui permettant de découvrir des explications, des raisons et des explications. La réparation de tout cela peut être déduite d’un raisonnement a fortiori : si l’on est tenu, comme vous le précisez vous-même dans votre lettre, d’obéir à l’instruction d’un homme de chair et d’os, en investissant en cela sa force et ses pieds, bien plus, si c’est uniquement de cette façon que l’on peut se maintenir dans le milieu où l’on évolue, si la pérennité de toute l’armée en dépend, ce qui implique la protection des frontières et donc le sort de toute la population, combien plus doit-il en être ainsi pour une Injonction émanant du “ Commandant en chef ”, le Roi suprême, le Saint béni soit-Il ! Et, de fait, chaque Juif appartient aux armées de Dieu !

Troisième point, qui est essentiel lui aussi et peut-être même le plus important des trois, on peut réellement se demander si vous retrouverez, par la suite, les moyens d’influencer un milieu qui a besoin de connaître Dieu, la Torah et les Mitsvot, comme c’est le cas à l’heure actuelle. En effet, vous vous trouvez tous ensemble, tout au long de la journée et vous êtes tenus à l’obéissance, comme on l’a dit. Lorsque l’on prononce des paroles émanant du cœur, dont le contenu est la Torah de vérité et ses Mitsvot, il est certain qu’au final : “ la vérité germe de la terre ”.

Ces lignes sont peu nombreuses par rapport à l’importance de l’enjeu, en général et la nécessité, en particulier, que vous vous serviez(6) des possibilités que la divine Providence vous a accordées afin de faire revenir sur le chemin de la bonté et de la droiture, celui de la Torah et des Mitsvot, de nombreux(6) jeunes Juifs. Ceux-ci auront bientôt une vie familiale, de sorte que l’amélioration de la situation de chacun sera, à l’avenir, multipliée par de nombreuses fois, par le nombre des membres de la famille, leurs enfants et leurs petits-enfants, jusqu’à la fin du monde. “ Le Saint béni soit-Il n’agit pas avec félonie envers Ses créatures ”(7), de sorte qu’avec les possibilités et l’Injonction, Il accorde également la force nécessaire pour assumer la mission confiée.

Du reste, on peut voir en cela l’enseignement des jours de ‘Hanouka. En effet, nos Sages portent témoignage qu’ils étaient faibles et peu nombreux, par rapport à ceux qui étaient forts et nombreux. Malgré cela, ils prirent une ferme résolution et ils combattirent pour la pureté, pour les Mitsvot et pour l’étude de la Torah. C’est pour cela qu’ils obtinrent un salut considérable et une délivrance. Depuis lors, chaque année, on allume des bougies et on le fait précisément en ordre croissant, en illuminant, chaque jour un peu plus, l’obscurité de la nuit, alentour. Avec ma bénédiction de réussite en la sainte mission qui vient d’être définie, dans la joie et l’enthousiasme,

M. Schneerson,

Notes

(1) O. T. Bunin, de Raanana. Voir, à son sujet, la lettre n°8549. (2) Le 26 Kislev. (3) L’armée. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°5818. (5) Emouna , la foi, est de la même étymologie que Imoun, entraînement, classes. (6) Le Rabbi souligne les mots : “ force ”, “ avancer ”, “ serviez ” et “ nombreux ”. (7) Selon le traité Avoda Zara 3a.

Lettre n°8576

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8576, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Tévet 5723,

Brooklyn, New York,

A l’attention de monsieur A. Friedman,

président du conseil religieux de Béer Cheva,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 14 Kislev. J’y ai pris connaissance, avec satisfaction, du succès de la soirée de la ‘Hassidout ‘Habad qui a eu lieu dans votre ville. Faisant référence à chaque aspect de la Torah, nos Sages soulignent que : “ l’acte est essentiel et non la théorie ”. J’ai donc bon espoir que l’inspiration suggérée par cette soirée aura des effets concrets et qu’elle s’appliquera dans l’action, conformément à l’enseignement de ‘Habad et à sa conception, qui prône une synthèse finale, une conclusion, l’introduction de tout élément positif du monde de la pensée et de la parole en celui de l’action concrète.

Vous envisagez l’ouverture d’une Yechiva professionnelle dans votre ville. Bien entendu, il convient de s’adresser, à ce sujet, aux responsables communautaires des ‘Hassidim, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, d’autant que, d’après les informations dont on dispose ici, il existe d’ores et déjà plusieurs Yechivot Béer Cheva, ville des Patriarches. Mais, peut-être n’appartiennent-elles pas à la catégorie que vous définissez(1).

J’observe que vous êtes le président du conseil religieux. Or, tout est effet de la divine Providence et “ le Saint béni soit-Il n’agit pas avec félonie envers Ses créatures ”(2). Il est donc certain que, lors de votre nomination, on vous a accordé les forces et les moyens d’assumer cette mission dans toute la mesure de ce qui est nécessaire. Je veux donc exprimer mon espoir que vous faites pleinement usage de ces moyens, dans tous les domaines religieux qui concernent Béer Cheva. L’assurance nous a été donnée(3) que : “ l’on vient en aide à celui qui désire se purifier ”. En outre, l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, dont nous célébrerons, ce 24 Tévet, le troisième jubilé du décès, ajoute, à ce propos, que ceci inclut également le fait de : “ purifier les autres ”. Par ailleurs, le mérite de ce qui est public vous vient en aide, en la matière. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Ne sont-elles pas professionnelles. (2) Selon le traité Avoda Zara 3a. (3) Voir le traité Yoma 38b et le Likouteï Torah, commentaires de Chemini Atséret, à la page 88b.

Lettre n°8577

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8577, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Tévet 5723,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

A) Je fais réponse à votre lettre de ce mercredi(1), dans laquelle vous m’interrogez sur ce qui concerne la Torah, ses Mitsvot et la crainte de Dieu. En outre, vous me faites part de l’avis de vos parents, sur le sujet.

J’ai bon espoir que vos parents n’interviendront pas, en la matière. En effet, le principe de la Torah, à ce propos, est basé sur un verset clairement exprimé : “ Un homme craindra sa mère et son père, mais vous respecterez Mes Chabbats ”(2). Vous consulterez également le traité Yebamot 5b et les Décisionnaires mentionnés à cette référence.

B) Vous m’interrogez(3) sur le sens de l’affirmation suivante du saint Tanya, à la fin du chapitre 11 : “ De ce fait, nos Sages disent que… ”.

La suite logique de ce texte est la suivante. L’impie qui a le mal pour lui possède également du bien, même si celui-ci se maintient à un niveau superficiel. C’est la raison pour laquelle la Présence divine se révèle dès que dix personnes sont réunies(4). Et, l’on consultera le Tanya, à la fin du chapitre 35, qui analyse le mot : “ se révèle ”(5). Il s’agit donc bien de dix Juifs, qui qu’ils soient, y compris le plus inférieur, l’impie qui a le mal pour lui.

J’espère que vous avez un temps fixé pour l’étude de la dimension profonde de la Torah, laquelle, à notre époque, a été révélée de la ‘Hassidout. Cette étude sera quotidienne et, en outre, elle sera accrue pendant le Chabbat, qui est saint pour Dieu. Avec ma bénédiction pour que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le destinataire de la présente écrivait : “ Mon père et ma mère m’ont ordonné de couper ma barbe. Je me demande si je dois les écouter, car le faire serait transgresser une interdiction de la Torah, mais peut-être le respect dû aux parents repousse-t-il cette interdiction ”. (2) Ce qui veut bien dire que le respect dû aux parents ne remet pas en cause la nécessité de pratiquer les Mitsvot. (3) Le destinataire de la présente écrivait : “ La fin du chapitre 11 dit : De ce fait, nos Sages disent que la Présence divine se révèle chaque fois que dix personnes sont présentes ”. Par mon intellect limité, je n’ai pas compris la relation entre cette affirmation et ce qui était exposé auparavant ”. On verra les commentaires du Tanya, à ce sujet. (4) Même si quelques-uns de ces hommes sont des impies. (5) Le Rabbi souligne le mot : “ se révèle ”.

Lettre n°8578

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8578, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Tévet 5723,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, est

issu d’une illustre famille, le Rav Yossef Chmouel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée, dans laquelle vous évoquez différents aspects de la situation de nos frères, les enfants d’Israël, se trouvant aux Etats-Unis et dans d’autres endroits. Vous précisez, en particulier, ce que doivent faire les Rabbanim et les personnes influentes.

Sans doute en parlerez-vous avec des Rabbanim craignant la Parole de Dieu et avec les différentes organisations rabbiniques de ce pays. En effet, il a déjà été dit que : “ le salut provient des nombreux conseillers ”, surtout pour ce qui concerne le plus grand nombre.

Tout est effet de la divine Providence. J’ai donc l’obligation et le mérite de formuler une remarque et d’exprimer mon espoir que vous faites tout ce qui est en votre pouvoir, ou même encore plus que cela, pour diffuser l’enseignement du Baal Chem Tov, de ses élèves et des élèves de ses élèves, en tout endroit où s’étend votre influence. Si, à l’époque du Baal Chem Tov et de ses saints disciples, il nous était demandé de le faire, combien plus est-ce le cas en cette génération du talon du Machia’h(2). Et, l’on connaît la sainte épître du Baal Chem Tov(3) selon laquelle, lorsque ses sources se répandraient à l’extérieur, le maître viendrait, c’est-à-dire le roi Machia’h. S’il incombe à chacun de s’engager pleinement en tout cela, combien plus est-ce le cas pour ceux qui en ont l’obligation et le mérite de par leurs origines(4). Il est sûrement inutile d’en dire plus. En effet, le mérite de ce qui est public vous vient en aide. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Y.C. Morya, de Providence. (2) A proximité de sa venue. (3) Imprimée au début du Kéter Chem Tov. (4) Le destinataire de la présente est issu d’une famille ‘hassidique.

Lettre n°8579

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8579, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Tévet 5723,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre(1). Nous lisons actuellement les Sidrot de la conclusion du livre de Béréchit, appelé “ le livre droit ”(2), car il rapporte les récits relatifs aux hommes droits, Avraham, Its’hak et Yaakov. Bien entendu, il ne s’agit nullement là de simples récits, ce qu’à Dieu ne plaise(3), qui se limiteraient à décrire les actions des Patriarches. Ceux-ci délivrent des enseignements et des leçons à chacun. En effet, selon l’expression de nos Sages, “ les actes des Pères sont des indications pour les fils ”(4).

Puisse donc Dieu faire que chacun d’entre nous, au sein de tout Israël, agisse dans les trois domaines caractérisant les Patriarches(5), les bonnes actions de notre père Avraham, la prière symbolisant notre père Its’hak et la Torah, qui correspond à notre père Yaakov(6). Et, on le fera précisément avec plaisir et vitalité(7), bien que le monde, Olam, de la même racine que Elem, le voile, impose des limites, des masques et des entraves.

Bien au contraire, les barrières peuvent renforcer la vitalité, comme l’indique le début de la Paracha de cette semaine(8), à propos de celui qui portait tous les Patriarches à la fois en lui(9) et duquel il est dit : “ Et, Yaakov vécut dans le pays de l’Egypte ”.

On fera donc “ ce qui est droit aux yeux de l’Eternel ton Dieu ”. De fait, “ la récompense de la Mitsva est la Mitsva elle-même ” et c’est ainsi que “ l’on verra Sa face dans la droiture ”(10). Alors s’accomplira la promesse selon laquelle : “ on observera de ses propres yeux ”(11), avec la venue de notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, Amen. Avec ma bénédiction pour me donner de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Notes

(1) Cette lettre a été adressée à plusieurs personnes. Voir le Likouteï Si’hot, tome 5, à la page 458. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Avoda Zara 25a et commentaire de Rachi, à cette référence ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Zohar, tome 3, page 152a ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Or Ha Torah, du Tséma’h Tsédek, au début de la Parchat Le’h Le’ha ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le discours ‘hassidique intitulé : ‘Je me suis révélé’, dans le Torah Or, de l’Admour Hazaken, dont on célèbre, ce mois-ci, la cent cinquantième Hilloula ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Zohar, tome 1, début de la Parchat Vayétsé. Discours ‘hassidique intitulé : ‘Le monde repose sur trois piliers’, de 5704, prononcé par mon beau-père, le Rabbi ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Zohar, tome 1, page 216b ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Baal Ha Tourim et l’explication de l’Admour Hazaken, reproduite dans le Hayom Yom, à la date du 18 Tévet ”. On verra, à ce sujet, la lettre n°8300. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Zohar, tome 1, page 163b ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Likouteï Torah, Parchat Reéh, à la fin du discours ‘hassidique intitulé : ‘Car tu écouteras’ ”. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Likouteï Torah, Chir Hachirim, à la fin du discours ‘hassidique intitulé : ‘Comme tu es belle’ ”.

Lettre n°8580

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8580, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tévet 5723,

Brooklyn, New York,

A monsieur Mena’hem Begin(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 6 Tévet. Il est inutile de souligner à quel point il m’a été agréable de lire que vous poursuivrez vos appels au retour d’Israël(2) dans les prochaines commissions et réunions, comme me l’a transmis monsieur Yossef Karleman, en particulier auprès des jeunes.

Je vous joins une copie de ma lettre(3) qui a été adressée au centre du mouvement du ‘Hérout(4) en réponse à l’invitation que j’ai eu l’honneur de recevoir. De fait, la commission se réunit en un jour favorable, celui de la Hilloula de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h. Bien plus, cette année est la cent cinquantième depuis son décès. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°8399. (2) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 33, à la page 239. (3) Imprimée dans le Likouteï Si’hot, tome 33, à la page 238. (4) Dirigé par Mena’hem Begin.

Lettre n°8581

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8581, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

mercredi de la Parchat(1)

“ et Moché était berger ”(2) 5723,

Brooklyn, New York,

A tous les participants au dîner annuel du centre

des Yechivot Tom’heï Temimim Loubavitch,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

La célébration annuelle du centre des Yechivot Tom’heï Temimim Loubavitch aura lieu, cette année, à la date propice du 24 Tévet, Hilloula(3) de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, fondateur du mouvement ‘Habad Loubavitch, de sa philosophie et de son mode de vie.

Il convient de noter également que ce jour sera le cent cinquantième anniversaire de son décès. De même, la fixation(4) dans l’année(5), c’est-à-dire le jour de la semaine et sa Sidra(6) sont les mêmes qu’au jour du décès.

A n’en pas douter, il faut espérer que tous les participants à cette réunion se rassembleront dans l’esprit de celui dont nous célébrons la Hilloula. Ceci prendra la forme, chez chacun d’entre eux, d’une réponse favorable à l’appel qui est lancé par la Yechiva. C’est de cette façon que cette célébration sera la plus parfaite, à la fois spirituellement et matériellement, c’est-à-dire aussi financièrement.

*

*

*

L’un des derniers écrits de l’Admour Hazaken, rédigé peu avant son décès, peut-être même le dernier(4), qui a reçu un nom en fonction de ses premiers mots, “ une âme humble ”(7), décrit la mission et la phase essentielle du service de Dieu d’un Juif, en ces générations, consistant à étudier et à diffuser la Torah, à accomplir de bonnes actions et à donner de la Tsédaka, en se tenant proche des autres Juifs, à tout accepter avec amour et à s’en revenir vers Dieu.

Ces trois éléments, étudier et comprendre la Torah, accomplir de bonnes actions et s’en revenir vers Dieu, doivent être basés sur les trois amours(8) et se refléter en eux, amour de Dieu, amour de la Torah et amour du prochain. Telles sont précisément les règles fondamentales de l’éducation dispensée dans les Yechivot Loubavitch.

Il faut donc étudier la Torah et la diffuser, “ étudier et enseigner avec amour ”(4), étudier soi-même, enseigner aux autres, faire l’un et l’autre “ avec amour ”(4).

Les bonnes actions et la Tsédaka des élèves et de ceux qui reçoivent leur éducation dans les Yechivot Loubavitch s’expriment, en particulier, dans leur détermination et leur abnégation pour renforcer et propager le Judaïsme, jusque dans les extrémités les plus reculées de la terre.

Et, le retour vers Dieu est la prière fervente(9). Il faut donc montrer comment l’on prie, enseigner la prière, raffermir le lien entre un cœur juif et Dieu.

*

*

*

Les responsables, amis et donateurs des Yechivot Tom’heï Temimim, en plus de leurs réalisations personnelles dans ces trois domaines, ont également le grand mérite de prendre part aux accomplissements de ces Yechivot, qu’ils essayent de renforcer et de développer, par leur argent, par leur temps, par leurs efforts pour attirer leurs amis et leurs connaissances, à cet effet.

*

*

*

L’Admour Hazaken(10), dont nous célébrons la Hilloula, a dit(11) : “ Dieu nous donne des biens matériels afin que nous en fassions de la spiritualité ”. Que Dieu accorde donc à chacun, de Sa main large, au sein de tout Israël, la satisfaction de tous les besoins et que l’on fasse de ces biens matériels de la spiritualité, grâce à un Judaïsme véritable, à la Torah et aux Mitsvot, en général, à l’action pour une bonne éducation, en particulier, à l’aide aux Yechivot Loubavitch, comme on l’a dit, afin de les libérer du poids de leurs dettes et d’élargir leur travail, conformément aux besoins toujours plus grands et à l’exigence du moment. Avec mes respects et ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ La partie de la Sidra qui correspond à ce jour, le mercredi, conformément à la pratique instaurée par l’Admour Hazaken, consistant à étudier, chaque jour, un passage de la Paracha de la semaine, avec le commentaire de Rachi. On verra, à ce sujet, le début du Kountrass Chicago et le Séfer Ha Si’hot

5702, à la page 27 ”. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Ceci est lié à la Hilloula de l’Admour Hazaken car, en chaque génération, descendent ici-bas des parcelles de l’âme de Moché notre maître, s’introduisant dans le corps et l’esprit des maîtres de l’époque, qui sont les yeux de la communauté, enseignant la sagesse au peuple, la grandeur de Dieu et la manière de Le servir, en son cœur et en son esprit, comme l’explique le chapitre 42 du Tanya ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Ce jour et favorable et propice, comme le montre la remarque de l’Admour Hazaken lui-même : ‘Il faut savoir qu’au jour du décès de notre grand maître, le Maguid de Mézéritch, importante Hilloula, j’ai été libéré de prison’, comme le rapporte le Beth Rabbi, premier tome, au chapitre 18 ”, de même que les Iguerot Kodech de l’Admour Hazaken, tome 1, lettre n°38. (4) Le Rabbi souligne les mots : “ fixation ”, “ le dernier ”, “ étudier et enseigner avec amour ” et “ avec amour ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ A l’issue du saint Chabbat Parchat Chemot, 23 veille du 24 Tévet ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Et, l’Admour Hazaken dit, à ce propos : ‘On doit vivre avec la Paracha de la semaine’, comme le rapporte le Kountrass Bikour Chicago, à la page 7 ” et le Séfer Ha Si’hot 5702, à la page 30 ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Il est imprimé dans Likouteï Dibbourim ”, tome 4, à la page 597. Voir aussi les Iguerot Kodech de l’Admour Hazaken, tome 1, lettre n°65. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Et, l’Admour Hazaken a révélé de quelle manière chacun peut et doit mettre en pratique ces trois amours, comme l’explique le Likouteï Dibbourim, tome 3, à la page 1028 ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Likouteï Torah, Parchat Bamidbar, à la page 13d ”. (10) Voir, à ce sujet, les lettres n°7566, 7917 et 8604. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ Reproduit dans le Hayom Yom, à la date du 27 Tévet ”

Lettre n°8582

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8582, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Tévet 5723,

150ème Hilloula de l’Admour Hazaken,

auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre(1) du 12 Tévet, avec la demande de bénédiction qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. De façon générale, chaque année, toute chose revient vers sa source(2), comme la première fois. Combien plus est-ce le cas lorsque la fixation du calendrier est la même, à la fois par les jours(3) et par la Paracha de la semaine.

Selon un dicton bien connu, délivrant un enseignement(4), de l’Admour Hazaken, dont nous célébrons la Hilloula, on doit vivre avec la Paracha de la semaine et du jour(5). En outre, conformément aux propos de ses fils(6), dont le mérite nous protégera, un homme se lie au Saint béni soit-Il, lors de son décès(7). Et, l’on connaît la décision hala’hique(8) de notre Torah selon laquelle “ le corps suit la tête ”.

Certes(9), qui pourrait prétendre avoir atteint même un millième de son niveau ? S’il s’agit des lois de ce qui est permis et de ce qui est interdit(10), de ce qui est “ révélé pour nous et pour nos enfants ”, ses voies sont éloignées des nôtres, comme le Saint des Saints de l’élément le plus profane(11). A fortiori en est-il ainsi pour ce qui “ caché pour l’Eternel notre Dieu ”, l’amour et la crainte éprouvés par le cerveau et par le cœur.

Malgré tout, une infime partie de son immense bienfait et de sa lumière brillante nous éclaire et, après avoir quitté ce monde(12), il s’y trouve plus que de son vivant, en particulier pour ceux qui veulent suivre le droit chemin, celui qu’il nous a lui-même enseigné et qui ont pris la décision de le faire.

Le lien par lequel il est attaché au Saint béni soit-Il peut avoir une incidence sur le service de Dieu, dans le cerveau et le cœur de chacun. Ceci correspond globalement, à la prière fervente et, grâce à cela, à l’étude de la Torah et à la pratique des Mitsvot. En effet, la prière est la colonne vertébrale, qui maintient et qui redresse tout ce qui vient d’être cité, comme l’explique longuement l’enseignement de celui dont nous célébrons la Hilloula(13).

Tout ceci permettra d’obtenir plus largement la bénédiction dans les domaines du monde(14), en bonne santé, dans la joie et l’enthousiasme. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles, en général et en particulier,

M. Schneerson,

Notes

(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes. Voir le Likouteï Si’hot, tome 6, à la page 259 (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Lev David du ‘Hida, au chapitre 29, d’après ce que dit le Ramaz, dans le Séfer Tikoun Chovavim, la Michna, à la fin du chapitre 3 du traité Guittin, la longue explication des responsa du Ri Irgas, à la fin du Séfer Mevo Peta’him, au chapitre 5 ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ En effet, chacun des six jours de la création a reçu sa mission spécifique, selon le Zohar, tome 3, à la page 94b. Et, il en est de même pour chaque semaine, comme le précise le traité Roch Hachana 31a. On peut le déduire également du Likouteï Torah, Chir Hachirim, à la page 28a ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Kountrass Bikour Chicago, à la page 7 et Séfer Ha Si’hot 5702, à la page 30 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Le dimanche jusqu’au Chéni, le lundi du Chéni au Chelichi et ainsi de suite ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Dans leur introduction du Choul’han Arou’h ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Zohar, tome 3, à la page 288a ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Erouvin 41a. Voir le traité Sotta 45b ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Tanya, au chapitre 44 ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir l’introduction du Tanya ” (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ Responsa du Tséma’h Tsédek, partie Yoré Déa, fin du chapitre 63, selon la formulation du Yerouchalmi, traité Guittin, à la fin du chapitre 6 ”. (12) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir Iguéret Ha Kodech, au chapitre 27 ”. (13) Le Rabbi note, en bas de page : “ Likouteï Torah, Parchat Balak, à la page 70d ”. (14) Le Rabbi note, en bas de page : “ Iguéret Ha Kodech, même référence ”.

Lettre n°8583

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8583, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Tévet 5723,

Brooklyn, New York,

Aux dirigeants de la Yechiva de Kiryat Gat,

branche de la Yechiva Tom’heï Temimim,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je vous remercie de m’avoir fait part de l’avancement de la Yechiva et de son développement(1). Conformément à l’Injonction de notre sainte Torah(2), on doit connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté. J’ai donc bon espoir que vous redoublerez de puissance et d’ardeur pour accélérer la cadence de ce développement. Grand est le mérite de chacun et chacune des participants à ce soutien et à ce développement. Il vous permettra d’être bénis, “ mesure pour mesure ”(3), mais en une proportion largement accrue, selon la mesure du Saint béni soit-Il, à la fois matériellement et spirituellement.

Le jour favorable du 24 Tévet, Hilloula de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h vient de passer et nous avons célébré, cette année, le cent cinquantième anniversaire de son décès. A cette occasion, je voudrais souligner que l’Admour Hazaken était un exemple, y compris par ses préoccupations personnelles, dans la mesure où il en avait, de tout ce qu’il enseignait et révélait, avant même d’être reconnu en tant que dirigeant et chef d’Israël.

Pour ce qui fait l’objet de notre propos, nous soulignerons trois points essentiels, l’aide à son prochain, que l’on peut qualifier de Tsédaka, la diffusion de la Torah, de sa partie révélée et de son enseignement profond, de même que le domaine intermédiaire entre les deux précédents, c’est-à-dire l’éducation basée sur la Torah et les valeurs sacrées, qui est à la fois un acte de diffusion de la Torah et une forme de Tsédaka, Tsédaka spirituelle offerte aux élèves et Tsédaka matérielle, de la part des donateurs.

En tous ces domaines fondamentaux, l’Admour Hazaken fournit un exemple irréprochable. On connaît le récit(4) de mon beau-père, le Rabbi, dont la Hilloula sera bientôt célébrée, le 10 Chevat, qu’il tenait d’une transmission familiale. Il rapporta, en effet, que l’Admour Hazaken, avant son mariage, fixa comme condition qu’il devait pouvoir se servir de l’argent de la dot comme il l’entendait. Par la suite, tout de suite après son mariage, il fonda, avec cette somme, une caisse d’entraide et de bienfaisance, afin d’assurer le bien-être matériel des Juifs, en particulier ceux qui, sur son conseil, avaient adopté une activité agricole.

Voici donc pour la Tsédaka. Il en fut de même, également, pour la diffusion de la Torah. On sait qu’il l’enseigna publiquement, aux grands de la Torah comme aux personnes les plus simples. Il se préoccupa de l’éducation des enfants juifs. Et, il semble même qu’il eut l’intention de commencer le Tanya par la partie qui est consacrée à “ l’éducation du petit ”. Néanmoins, pour différentes raisons, qui restèrent cachées, ce texte ne fut que la seconde partie de son livre.

De fait, on connaît son immense élévation et qui, parmi nous, peut se comparer à lui ? Néanmoins, chacun, à son niveau, doit puiser, dans ses actions, la force de suivre sa trace, d’une manière concrète, dans toute la mesure de ses moyens. Une Yechiva est le canal et le réceptacle permettant de mettre tout cela en pratique. De cette façon, comme l’écrit l’Admour Hazaken lui-même, dans son Torah Or, au début de la Parchat Béréchit, “ la Tsédaka élève une nation ” et l’on reçoit donc les bénédictions de Dieu en tous ses besoins, matériels et spirituels, de même qu’en ceux des membres de sa famille. Avec mes respects et ma bénédiction de réussite, de même que pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°8289. (2) Au traité Bera’hot 28a. (3) Selon le Pessikta Zoutrata sur le verset Chemot 3, 6. (4) Voir le Séfer Ha Toledot Admour Hazaken, tome 1, édition 5738 (1978), à la page 82.

Lettre n°8584

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8584, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

à l’issue du saint Chabbat

Roch ‘Hodech Chevat 5723,

Brooklyn,

Aux femmes et jeunes filles ‘Habad, groupement de

Tel Aviv, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 24 Tévet, date du cent cinquantième anniversaire du décès, Hilloula de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h. Puisse donc Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours, de l’élargissement de vos activités sacrées, à la fois quantitatives et qualitatives. Bien plus, on connaît les propos de l’Admour Hazaken, dont nous célébrons la Hilloula, à propos de ce que doivent accomplir les femmes et jeunes filles d’Israël, en chaque génération.

C’est ce que relatent les saintes causeries et les mémoires de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, desquelles on peut déduire qu’en ces générations du talon du Machia’h(1), l’importance de telles réalisations est encore plus grande, de même que sa nécessité. Comme l’enseignent nos Sages(2), le Saint béni soit-Il exige uniquement en fonction des forces qu’Il accorde d’emblée. Il est donc certain que l’on possède tous les moyens nécessaires pour mener pleinement à bien cette mission.

Puisse Dieu faire que vous accomplissiez tout cela en bonne santé, dans la joie et l’enthousiasme, comme le préconise l’enseignement de la ‘Hassidout. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, la diffusion des sources(3), au sein de celle du Judaïsme traditionnel, de même que pour me donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Juste avant sa venue. (2) Dans le Midrash Bamidbar Rabba, chapitre 21, au paragraphe 22. (3) De la ‘Hassidout.

Lettre n°8585

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8585, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה

3 Chevat 5723,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Ben Tsion(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec satisfaction, vos salutations, par l’intermédiaire de monsieur Tsvi Kra, qui m’a également relaté, bien que très brièvement, de quelle manière vous travaillez sous un même toit. Puisse Dieu faire que vous vous serviez des capacités dont la divine Providence vous a gratifié pour diffuser le Judaïsme traditionnel, d’une manière sans cesse accrue, en éclairant toujours plus, dans la joie et l’enthousiasme. Ainsi, le succès de votre travail sera plus grand, comme on peut le vérifier concrètement et comme cela a été maintes fois le cas. J’aimerais obtenir de bonnes nouvelles de tout cela.

A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’ajouter que ce qui vient d’être dit inclut également et essentiellement, un renforcement du temps que vous fixez pour votre propre étude de la Torah, de sa partie révélée et de la ‘Hassidout. Bien plus, on connaît la grande nécessité d’apprendre la dimension profonde de la Torah qui a été révélée par la ‘Hassidout, en notre génération, en cette époque du talon du Machia’h(2) et en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, un pays duquel il est dit que : “ les yeux de l’Eternel ton Dieu sont tournés vers lui, du début de l’année à la fin de l’année ”. Avec mes respects et ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav B.T. Guerchouni, de Jérusalem. (2) Juste avant sa venue.

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