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Iguerot Kodesh — lettres 8506 à 8525

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°8506

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8506, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5722,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Yé’hyel Mi’hel,

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre de la veille de Roch ‘Hodech Elloul. Vous évoquez la coupe de cheveux d’un enfant de trois ans dont l’anniversaire sera à Roch Hachana. On peut déduire de ce que nous avons entendu(1) de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, qu’il n’y a pas lieu de lui couper les cheveux avant qu’il ait trois ans révolus. Cette coupe aura donc lieu après Roch Hachana et à proximité de ce jour. Bien entendu, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, l’usage s’est répandu qu’elle ait lieu à Miron(2). C’est donc ce que vous ferez, dans la mesure du possible.

Vous ne me parlez pas de vos actions destinées à diffuser les sources(3) à l’extérieur. J’ai bon espoir que vous vous y consacrez effectivement, d’autant qu’en ces jours, il est souligné que : “ Je suis à mon Bien-Aimé ” permet : “ mon Bien-Aimé est à moi ”(4). Avec ma bénédiction pour me donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même qu’afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Voir, à de sujet, les lettres n°7529 et 8532. (2) Près du tombeau de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï. (3) De la ‘Hassidout. (4) Les initiales des mots constituant les deux parties de ce verset forment le nom d’Elloul.

Lettre n°8507

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8507, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Elloul 5722,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Moché(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre question. Il a été dit, lors de la réunion ‘hassidique(2) qu’est nécessaire “ l’effort de tes mains ”, mais non celui de la tête et du cœur. C’est, en fait, le mot : “ effort ” qu’il convient de souligner ici(3). Car, il est différentes façons de gagner sa vie, impliquant que l’on ait recours à la réflexion, que l’on concentre toute l’attention de son cœur. Il faut donc parvenir à le faire sans fournir un “ effort ”. Vous consulterez les références indiquées, dans l’index du Likouteï Torah, à l’article : “ l’effort de tes mains ”. Vous verrez aussi la Mitsva de la tonsure du lépreux, avec les références qui y sont mentionnées, dans le Séfer Ha Mitsvot(4) du Tséma’h Tsédek.

Notes

(1) Le Rav M.Sunders, de Albany, U. S.A. (2) Du 20 Mena’hem Av 5722. (3) Ainsi, si le travail est effectivement nécessaire, il doit, cependant, être réalisé sans effort de la part de l’homme. (4) Le Dére’h Mitsvoté’ha.

Lettre n°8508

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8508, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Elloul 5722,

Brooklyn,

Aux auxiliaires féminines de la Yechiva Tom’heï Temimim

Loubavitch de Montréal, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 3 Elloul, relative à votre réunion préparatoire, qui doit examiner les actions nouvelles pour l’année qui commence, au profit de la sainte Yechiva Tom’heï Temimim, en son nouveau domaine. A n’en pas douter, chacune d’entre vous et toutes ensemble, vous renouvellerez vos accomplissements, avec un enthousiasme nouveau et une parfaite abnégation, eu égard à l’importance et à la valeur de cette institution de Torah intègre, qui en rattache l’enseignement révélé à la dimension profonde, qui met en évidence le point central et profond du Judaïsme, de sorte que celui-ci soit visible à l’extérieur, dans le comportement quotidien, en tous les domaines, conformément aux directives de notre sainte Torah, Torah de vie, de sa partie révélée et de son aspect caché.

Nos Sages disent(1) que : “ le Saint béni soit-Il agit mesure pour mesure ”(2), mais dans une proportion largement accrue. Votre intervention pour cette sainte Yechiva permettra donc de révéler la dimension véritable et profonde de la Volonté de Dieu, Qui désire le bien de chaque Juif. Et, celle-ci s’exprimera à l’évidence, en un bien visible et tangible. Je vous souhaite beaucoup de succès en votre action. A l’occasion de la nouvelle année, vous serez inscrites et scellées pour tout le bien, vous-mêmes et tous les membres de votre famille. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,

Notes

(1) Dans le Midrash, à propos du verset Chemot 3, 6. (2) De la manière dont on agit envers Lui.

Lettre n°8509

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8509, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Elloul 5722,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous envisagez la fixation du mariage pendant le mois d’Elloul(1). Comme l’indique la coutume juive, rapportée par différents textes et qui est donc partie intégrante de la Torah, Elloul est un mois particulièrement propice pour cela. Bien plus, le mariage peut même être fixé pendant la seconde moitié du mois(2), comme l’indique le Sdeï ‘Hémed, dans le “ recueil de lois ”, à l’article : “ les mariés ”. Vous faites remarquer que cette période est, avant tout, consacrée à l’étude publique. Or, vous consulterez, à ce propos, le Sdeï ‘Hémed qui, bien au contraire, considère qu’il y a là un élément explicatif, une raison logique. Vous verrez aussi ce que dit le Birkeï Yossef, cité par le Maté Ephraïm, au chapitre 581, dans le Elef La Maté, au paragraphe 16. Selon lui, on contraire, on intensifie les prières et les supplications, pendant le mois d’Elloul, ce qui a pour effet de réduire quelque peu le temps consacré à l’étude. En tout état de cause, il importe avant tout de prendre en

compte la coutume en vigueur, comme je l’ai dit.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°7722. (2) Ce qui n’est pas le cas pour les autres mois, à l’exception de Kislev et d’Adar.

Lettre n°8510

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8510, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Elloul 5722,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos deux télégrammes. On mentionnera donc le nom de votre fils, Yossef Its’hak, puisse-t-il avoir de longs jours et de bonnes années, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que le traitement médical soit efficace, qu’il ait une prompte et entière guérison. Vous-même et votre épouse l’éduquerez, avec tous vos enfants, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions.

Depuis quelques mois, je n’ai pas de nouvelles de vous, parmi les ‘Hassidim de votre ville, en l’ensemble des activités qui sont destinées à diffuser les sources(1) à l’extérieur. Certes, peut-être est-il possible de vous accorder des circonstances atténuantes, en admettant que l’habitude devient…(2). Pour autant, une telle attitude n’ajoutera rien à la diffusion des sources(1), au sein de celle du Judaïsme, en général, c’est bien évident. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles et d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Je viens de recevoir votre lettre, avec la demande de bénédiction, qui a été lue près du tombeau(3). Je fais réponse à la question que vous me posez, dans cette lettre et dans la précédente, concernant l’intervention chirurgicale que vous qualifiez de : “ testiculaire ”. En la matière, vous vous conformerez à l’avis de deux médecins spécialistes et ce sera un succès. Pour autant, vous interrogerez, au préalable, un Rav afin de déterminer s’il s’agit réellement, dans ce cas, des testicules. On mentionnera encore une fois le nom des participants au cours, que vous me communiquez, près du tombeau(3) afin qu’ils obtiennent la satisfaction de leurs besoins.

Notes

(1) De la ‘Hassidout. (2) Une nature, de sorte que l’absence de telles actions est devenue une évidence. (3) Du précédent Rabbi.

Lettre n°8511

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8511, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Elloul 5722,

Brooklyn,

A monsieur Guerchon,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 5 Elloul, me demandant un programme d’étude de la dimension profonde de la Torah, laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout. Dans la mesure du possible, il serait particulièrement judicieux d’en parler de vive voix avec des enseignants et des guides spirituels de la Yechiva Tom’heï Temimim de Brooklyn. Jusqu’à ce que vous le fassiez, pour ce qui vous concerne, vous procéderez de la façon suivante(1). Vous commencerez par la troisième partie du Tanya, de l’Admour Hazaken(2). Puis, vous apprendrez le Kountrass Ou Mayan(3) et ensuite le Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna, seconde partie du Tanya et enfin le Séfer Ha Mitsvot(4) du Tséma’h Tsédek. Vous en choisirez les discours qui vous intéressent, en fonction de l’index.

Avant tout, cette étude, comme celle de toutes les autres parties de notre sainte Torah, sera précédée de la proclamation selon laquelle : “ nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”(5). Par rapport à l’étude proprement dite, “ nous ferons ” souligne la nécessité de s’engager à ce que celle-ci soit fructueuse, à l’aborder sans s’affecter du fait que, comme le constatent nos Sages(6), “ tous les débuts sont difficiles ”. Car, nos Sages disent(7) aussi que : “ celui qui te dit qu’il n’a pas fait d’effort mais a néanmoins réussi, ne le crois pas ; celui qui te dit qu’il a fait des efforts et a réussi, crois-le ”. De fait, nous sommes en les jours propices d’Elloul, le mois de la miséricorde. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°8265. (2) Iguéret Ha Techouva. (3) Du Rabbi Rachab. (4) Le Dére’h Mitsvoté’ha. (5) Comme ce fut le cas, lors du don de la Torah, près du mont Sinaï. (6) Dans le Me’hilta, cité par le commentaire de Rachi sur le verset Yethro 19, 5. (7) Dans le traité Meguila 6b.

Lettre n°8512

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8512, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Elloul 5722,

Brooklyn,

Aux participants du centre de vacances Gan Israël en Erets

Israël, notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et

rebâtie, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, avec vos salutations et la nappe que vous avez vous-mêmes confectionnée. Comme vous le précisez, j’ai bon espoir que vous vous êtes renforcées, grâce à une éducation appropriée, au cours de votre séjour dans ce centre de vacances, que vous y avez reçu l’éducation qui convient à une fille d’Israël, chacune étant définie comme la descendante de Sarah, de Rivka, de Ra’hel et de Léa. Bien plus, vous vous trouvez en notre Terre Sainte, “ vers laquelle toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”.

J’espère que votre présence dans ce centre de vacances renforcera votre santé physique pour toute l’année qui vient et qu’il en sera de même, ou peut-être encore plus clairement, pour la santé de votre âme, car vous conserverez cette même éducation tout au long de l’année. De fait, on sait à quel point notre maître, le Baal Chem Tov, dont votre centre de vacances porte le nom et ses successeurs, nos maîtres et chefs, y compris celui qui fonda Kfar ‘Habad, mon beau-père, le Rabbi, s’efforcèrent de promouvoir l’éducation des enfants juifs, pénétrée d’amour du prochain, pétrie d’amour de la Torah et d’amour de Dieu.

Puisse donc Dieu faire qu’après un été en bonne santé, vous ayez, au sein de tout Israël, une année de bonne santé à la fois physique et morale. Chacune d’entre vous recevra la bénédiction d’une bonne et douce année. Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrites et scellées pour une bonne année,

Lettre n°8513

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8513, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Elloul 5722,

Brooklyn, New York,

Au distingué et agréable ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre

aux besoins communautaires, a des comportements généreux,

est issu d’une illustre famille, le Rav C.Z.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je vous accuse réception de vos deux lettres, avec ce qui y était joint, notamment le compte-rendu(2). De même, j’ai bien reçu vos salutations, par l’intermédiaire du Rav Morde’haï Kirschblum et je vous remercie beaucoup pour tout cela. Les Juifs ont l’habitude et l’usage de formuler systématiquement des remarques et combien plus y a-t-il lieu de le faire, en l’occurrence. J’exprime donc ma fervente conviction que l’on tirera de ce compte-rendu des conclusions immédiates, au moins pour nos frères, les enfants d’Israël se trouvant de ce côté du rideau de fer et, avant tout, pour ceux qui sont dans “ le pays vers lesquels toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ” et vers lequel “ tournent leur esprit ” nos frères, les enfants d’Israël qui sont de l’autre côté du rideau de fer, selon l’expression que vous employez vous-même, dans les salutations que vous m’avez transmises. De fait, ils en font mention à toute occasion et ils ont soif de toutes les nouvelles de ce qui s’y passe.

Votre compte-rendu souligne les signes de vie et la pérennité que présente notre peuple éternel, les enfants d’Israël. Ces signes sont précisément les Mitsvot qu’ils mettent en pratique, d’une façon concrète, en commençant par une Injonction qui défie toute logique, la circoncision, tranchée et scellée dans leur chair, non uniquement dans leur âme, y compris dans la chair d’un nouveau-né de huit jours, comme l’expliquent le Midrash et le Rambam, le Devarim Rabba, au début du chapitre 6 et le Guide des Egarés, tome 2, au chapitre 49. En fait, cette Mitsva aurait pu être pratiquée encore avant cela, mais la Torah a voulu qu’au préalable, la santé du nouveau-né se renforce. La conclusion immédiate de tout cela est donc la suivante. Il nous revient de venir en aide à nos frères, les enfants d’Israël, endurant la tourmente et la captivité. Aucune barrière, aucune limite ne doit faire obstacle à cette aide(3). Pour cela, chacun et chacune de ceux qui se trouvent de ce côté doivent se renforcer dans la pratique concrète des Mitsvot, en s’affichant publiquement, avec fierté, en ayant conscience que : “ Il nous a choisis ”(4) et “ Il nous a sanctifiés par Ses Commandements ”(5). C’est de cette façon que l’on peut aller à l’encontre de la clandestinité et des pressions, jusqu’à briser le moral, de ceux qui mettent en pratique les Mitsvot de l’autre côté du rideau de fer.

Bien entendu, je comprends qu’une telle idée ne sera pas très “ populaire ”, surtout si l’on tient compte de l’état d’esprit qui règne dernièrement(6) dans la rue, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Toutefois, le manque de popularité ne retire rien à la vérité de tout cela, à la force de la réalité et à sa nécessité. Je sais aussi que l’on pourra avancer l’argument suivant : ce qui vient d’être dit incombe à chacun et à chacune, à titre personnel. Ce n’est donc pas l’affaire de telle institution, de tel parti politique ou de tel groupe d’hommes. Cette objection est rigoureusement exacte. Néanmoins, compte tenu de l’importance des capacités et des opportunités qui sont offertes à tous, aux hommes comme aux institutions, la responsabilité est accrue d’autant, au même titre que le défi lancé à chacun pour s’acquitter de cette mission.

J’ai entendu(7), une fois, mon beau-père dire qu’un ‘Hassid est intelligent. Il ne remet donc pas à demain ce qu’il peut accomplir aujourd’hui. En l’occurrence, la promesse nous a été faite que “ aucun d’entre nous ne sera écarté ”, selon les termes du prophète Yé’hezkel, “ cela ne sera pas…, Je règnerai sur vous d’un bras puissant ”. Du reste, pour faire suite à ce qui a été dit, les Juifs apprécient les idées nouvelles, en particulier quand elles sont surprenantes. Or, on observe que, dernièrement, on a demandé à plusieurs délégués de la Terre sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, en diaspora, de respecter, notamment, le Chabbat(8) et la Cacherout, parce qu’on les observe comme les représentants de notre Terre Sainte. Puis, lorsqu’ils quittent les pays des nations pour rentrer en Terre Sainte, on les libère de ces directives et de ces obligations !

Je suis convaincu que vous ne m’en voudrez pas pour ce qui est indiqué ci-dessus. Pour ma part, je n’en dirai pas plus, bien qu’il y aurait eu lieu de développer largement tout cela. En effet, pour quelqu’un comme vous, cela serait inutile. Rien n’a été réalisé, pour l’heure, concernant les bâtiments(9) et cela fait beaucoup de peine. Pourtant un comité a bien été désigné et celui-ci a même un président(10). Certes, vous m’en donnez les raisons dans votre lettre et il est inutile de se plaindre du passé(11). Puisse donc Dieu faire qu’au moins à l’avenir, ce projet avance, au rythme le plus rapide, conformément à la nécessité et au besoin du moment.

Nous sommes en Elloul, mois de la miséricorde et Dieu fasse donc que vous me donniez de bonnes nouvelles de vos proches qui sont restés là-bas(12) et que vous mentionnez dans votre lettre du 18 Mena’hem Av, d’un bien visible et tangible. Avec mes respects et ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

M. Schneerson,

Sans doute avez-vous reçu, en son temps, mon précédent courrier.

Notes

(1) Chnéor Zalman Chazar. Voir, à son sujet, la lettre n°8254. (2) Du voyage en Russie. Voir, à ce propos, la lettre n°8446. (3) Voir, à ce sujet, le Séfer Ha Maamarim Meloukat, tome 4, à la page 89. (4) Selon le texte de la bénédiction de la Torah. (5) Selon le texte de la bénédiction des Mitsvot. (6) Voir, à ce sujet, les lettres n°8399 et 8431. (7) Voir, à ce sujet, la lettre n°1882. (8) Voir, à ce sujet, la lettre n°8383. (9) Devant être construits à Kfar ‘Habad. (10) C. Z. Chazar lui-même ! (11) Selon le traité Bera’hot 54a. (12) En Russie.

Lettre n°8514

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8514, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Elloul 5722,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre(1). Nous sommes au début d’Elloul, mois de la miséricorde et du bon vouloir(2) et, à propos de ce mois, l’Admour Hazaken énonce(3) la parabole d’un Roi qui, avant de gagner la ville, est accueilli par tous les citadins, dans le champs. Dès lors, quiconque le désire peut se présenter à lui. Il accueille chacun avec bienveillance et montre un visage souriant à tous. L’Admour Hazaken précise(4), à ce sujet, que “ l’on est autorisé à le faire et l’on peut le faire ”.

Puisse Dieu révéler tout cela, en ce qui concerne à la fois le corps et l’âme, de même que pour “ les jours profanes ”(5). Comme on peut le déduire de cette parabole, le Roi, se trouvant dans le champ, accueille, avec bienveillance, les citadins tels qu’ils sont en cet endroit. Or, ceux-ci sont assurément entourés par les domaines concernant le champ(6) et, en quelques-uns d’entre eux, sont nécessaires le salut, la bénédiction et la réussite.

Bien plus, pour reprendre l’expression bien connue(7) de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël : “ Que Dieu accorde aux Juifs une bonne et douce année, matériellement et spirituellement, en général et en particulier. Ainsi, les Juifs feront tout ce qu’ils pourront et Dieu verra ce qu’ils sont capables de faire ”. Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année, globalement et spécifiquement,

M. Schneerson,

Notes

(1) Cette lettre a été adressée à plusieurs personnes. Voir le Likouteï Si’hot, tome 9, à la page 310. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le début du Maté Ephraïm ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Au début du discours ‘hassidique intitulé : ‘Je suis à mon Bien-Aimé’, dans le Likouteï Torah, Parchat Reéh, à la page 32b ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Fin du discours ‘hassidique intitulé : ‘A Toi, mon cœur dit’, dans le Séfer Ha Maamarim 5710, à la page 285 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Likouteï Torah, à la même référence. De même, on notera que le rire et le visage souriant sont l’expression d’une soumission qui ne fait pas abstraction de l’ego, selon les discours ‘hassidiques, au début de la Parchat Toledot ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir les Midrashim de nos Sages à propos du verset Toledot 25, 27 : ‘Un homme du champ… résidant dans les tentes’. Voir le commentaire de Rachi sur le traité Nidda 66a ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ A la veille de Roch Hachana 5710, dans le Séfer Ha Maamarim, à la page 17 ”. Voir, à ce sujet, la lettre n°8267.

Lettre n°8515

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8515, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Elloul 5722,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav Alexander Ziskind(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 16 Mena’hem Av. Il est absolument certain que vous devez poursuivre vos visites(2). En outre, il ne fait pas de doute que ces visites par elles-mêmes et les paroles qui les accompagnent font leur effet, malgré ce que vous m’écrivez. Vous m’excuserez de vous le dire. De plus, vous leur apporterez également les salutations d’ici(3).

J’ai été particulièrement satisfait d’apprendre que l’école s’est emplie d’élèves(4). J’espère que l’on s’efforce également d’augmenter ses capacités d’accueil, dans toute la mesure du possible. Puisse Dieu faire que le recrutement quantitatif suscite également un recrutement qualitatif et que vous constatiez très bientôt le terme de toutes vos autres causes d’amertume. Relisez, en particulier, votre lettre du 22 Tamouz 5721(5) ! Vous accomplirez ainsi l’Injonction de servir le Créateur, “ en toues tes voies ”, dans la joie et l’enthousiasme.

Notes

(1) Le Rav A.Z. Bunin. Voir, à son sujet, la lettre n°8327. (2) Destinées à diffuser les valeurs juives. (3) De la part du Rabbi. (4) Le Rabbi précise : “ garçons et filles ”. (5) 1961, pour constater que les problèmes qui y sont évoqués ont, entre temps, trouvé une solution.

Lettre n°8516

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8516, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Elloul 5722,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 12 Elloul. En un moment propice, on mentionnera votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction des souhaits de votre cœur, dans tous les domaines que vous mentionnez.

Vous me faites part de ce qui vous est arrivé, concernant vos Tefillin de Rabbénou Tam(1). Vous étudierez donc, à différentes reprises, les lois des Tefillin, de l’Admour Hazaken(2). Il serait bon de parvenir à en avoir une bonne connaissance, au moins pour les paragraphes les plus usuels, ce qui exclut ceux qui concernent leur écriture. En effet, ces jours sont propices pour cela, puisque nous sommes en Elloul, mois de la miséricorde et du bon vouloir. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, de même qu’afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Que le destinataire de cette lettre n’avait pu mettre, une fois. Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 21, à la page 358. (2) Dans son Choul’han Arou’h.

Lettre n°8517

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8517, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[18 Elloul 5722]

Vous consulterez(1), à ce sujet, les lois de la Tsédaka, dans le Choul’han Arou’h du Ari Zal, le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, à la fin du chapitre 92, le Choul’han Arou’h, dans les lois de la Tsédaka, chapitre 249, au paragraphe 14. Vous verrez aussi le Torah Or, à la fin de la Parchat Vayétsé, le Likouteï Torah, Parchat Tavo, à la page 47b, l’introduction du Sidour de l’Admour Hazaken et Iguéret Ha Kodech, au chapitre 8. Mon beau-père, le Rabbi, précise : “ avant chaque Mitsva(2) ”, comme le rapporte le Hayom Yom, à la date du 6 Tamouz. Néanmoins, dans la plupart des références citées, il s’agit bien de préparer la prière ou la Mitsva(3). Cela ne veut pas dire que ce soit précisément le moment de donner de la Tsédaka. En revanche, ce n’est pas ce que dit le Choul’han Arou’h du Ari Zal, que vous consulterez. Ce point ne sera pas développé ici.

Notes

(1) Le destinataire de cette lettre demandait une précision sur le moment de donner de la Tsédaka. (2) Il est alors bon de donner de la Tsédaka. (3) La Tsédaka est donnée dans ce but.

Lettre n°8518

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8518, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Elloul 5722,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, avec ce qui y était joint. Vous m’y décrivez brièvement ce qu’a été votre vie. Bien entendu, il n’y a pas lieu de vous excuser et, à l’avenir, vous pourrez continuer à m’écrire chaque fois que cela sera nécessaire. Néanmoins, Dieu est l’Essence du bien et Il est dans la nature de Celui Qui est bon de faire le bien. Puisse-t-Il donc faire en sorte qu’à l’avenir le contenu de vos lettres soit réjouissant et bon, d’un bien visible et tangible. Pour ce qui est du contenu de celle-ci, j’espère qu’à réception de la présente, votre moral sera d’ores et déjà meilleur.

Pour autant, un homme n’est pas dispensé de faire tout ce qui dépend de lui, selon les voies de la nature. Or, de nombreuses situations sont similaires à la vôtre, en particulier à notre époque. Sans doute consultez-vous un spécialiste, en la matière et vous vous conformez à ses prescriptions. Mais, avant tout, vous devez méditer à l’existence du Créateur du monde, Qui le dirige. Concrètement, on peut observer que ce monde n’est pas livré à lui-même, qu’il a un Maître, que les minéraux, constituant la majeure partie de ce qui nous entoure, sont en ordre parfait. Force est d’en conclure que cet ordre existe même dans les particules les plus infimes et qu’il en est de même pour l’homme. On ne peut pas prétendre qu’il soit désordonné, qu’y règne le chaos.

Du reste, telle est également l’approche scientifique, selon laquelle une loi qui explique un événement à 99% doit nécessairement être vérifiée également pour le 1% restant, même si on ne l’a pas expérimenté ou si l’on n’a pas pu le vérifier. Et, il en résulte une conclusion immédiate : au final, c’est effectivement le bien et l’ordre qui l’emportent. Cette constatation encourage, remonte le moral. D’une manière passagère, le bien peut rester caché par tel événement ou telle douleur. Mais, il est certain que l’homme reçoit les forces nécessaires pour surmonter tout cela, pour peu qu’il le veuille bien. Cependant, la nature de la création veut que l’on modifie une situation uniquement étape par étape, plutôt que par un passage d’un extrême à l’autre, en une seule fois. Vous me dites que vous avez une formation et une activité scientifiques. En méditant à tout cela, vous en serez sûrement réconforté. Vous raffermirez votre confiance en vous-même et votre optimisme. Et, ceci vous donnera de l’empressement, améliorera votre situation. Mais, encore une fois, il faut avancer pas à pas.

Si, à tout moment, on a besoin de la bénédiction du Créateur de l’homme, Qui le dirige, Dieu, béni soit-Il, combien plus est-ce le cas dans une telle situation. On a alors besoin d’une bénédiction accrue, d’une bénédiction particulière. Le canal et le réceptacle permettant de l’obtenir sont un comportement quotidien qui est conforme aux enseignements de notre Torah, Torah de vie et à la pratique de ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”. Et, peu importe que l’on comprenne le rapport qui existe entre ce comportement et la bénédiction ou non. Ceci peut être comparé à l’amélioration de l’état physique grâce à un traitement médical. Il n’est pas nécessaire que le malade comprenne de quelle manière celui-ci le guérit, surtout lorsque le rétablissement n’intervient que plus tard. Il suffit donc de prendre ces médicaments. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus. J’attends de bonnes nouvelles de tout cela. En effet, ces jours sont favorables, appartenant à Elloul, mois de la miséricorde et du bon vouloir. Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année, de même que pour donner de bonnes nouvelles,

Lettre n°8519

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8519, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה

25 Elloul(1) 5722,

Brooklyn, New York,

Aux fils et filles d’Israël,

partout où ils se trouvent,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue largement et vous bénis,

L’année 5722, qui parviendra bientôt à son terme, a été marquée par des événements déterminants dans le monde, en général et dans le monde juif, en particulier. Il y a eu la crainte d’une déflagration atomique, la radicalisation et le raidissement des rapports entre les nations, la course des peuples à l’armement. S’agissant de ce qui concerne plus spécifiquement les Juifs, des communautés, dans différentes parties du monde, ont été sérieusement choquées. Il en est de même pour l’individu, pour son existence quotidienne. Même si un éveil(2) a pu être constaté, une soif et un retour vers nos sources éternelles, celles de la foi liée à la Torah et aux Mitsvot, le caractère propice du présent moment n’a pas encore été pleinement utilisé(3) et Dieu fasse que cette constatation n’ait aucun effet négatif, en ces jours de Seli’hot(4).

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Dans l’optique de la nouvelle année, qui arrive, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, chaque Juif doit donc se poser la question suivante : “ Que puis-je faire afin d’améliorer la situation, de la rendre plus sûre, pour les quelques années qui viennent ? Que puis-je accomplir à titre individuel, pour moi-même, pour tout le peuple d’Israël et pour le monde entier(5) ? ”.

Roch Hachana apporte à la fois la réponse à cette question et la possibilité de la mettre en pratique. C’est, en effet, le jour où sont jugés l’individu, la communauté et le monde entier(6), l’introduction de la nouvelle année et également sa “ tête ”(7). Le point central de Roch Hachana est le couronnement de Dieu, d’une façon renouvelée, afin de Le proclamer Roi, ainsi qu’il est dit : “ Ils acceptèrent Sa Royauté de leur plein gré ”, avec une immense joie, une profonde soumission et une grande crainte(8). Or, on couronne Dieu et on L’accepte comme Roi, en se soumettant à Sa Volonté.

Au jour de Roch Hachana, chaque Juif met en pratique l’Injonction(9) : “ Proclamez Mon règne sur vous ”, qui est édictée à chacun et à chacune d’entre nous. Ce couronnement effectué par des individus, chacun d’entre eux faisant partie du peuple d’Israël, permet que Dieu soit proclamé Roi et Libérateur d’Israël. Chacun, à titre individuel, au sein du peuple, accepte la Royauté de Dieu. Ceci transforme son environnement et même le monde entier(10). Dès lors, est effectivement accomplie la requête : “ Règne sur le monde entier ”.

L’acceptation de la Royauté de Dieu(11) se manifeste par un comportement quotidien qui est pleinement conforme à la Volonté du Roi et à Ses Injonctions, nous ayant été transmises par Dieu, “ Roi Qui désire la vie ” et souhaite la donner, d’une manière droite(12), à travers la Torah, Torah de vie et les Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”.

Un tel comportement est la garantie d’une existence tranquille et heureuse, pour l’individu, pour la communauté et pour le monde entier. Il apporte le bonheur moral et physique. Car, de fait, les dimensions spirituelle et matérielle ne sont pas deux mondes différents.

Il est dit : “ Ecoute, Israël ”. Un Juif comprend et perçoit que : “ l’Eternel est notre Dieu ”, pour chaque Juif, à titre individuel comme pour tout le peuple d’Israël et que : “ Dieu est un ”(13), en tout endroit et en tout temps, pour l’éternité(14). Il met donc en évidence cette unité et la révèle dans le monde entier(15). Il observe ainsi que la Divinité et la spiritualité dirigent la matière, de sorte qu’une amélioration de la vie morale peut effectivement transformer l’existence physique.

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L’amélioration de l’existence morale et l’accomplissement des Mitsvot du Roi doivent recevoir deux expressions, les Commandements qui s’appliquent envers Dieu, d’une part, ceux qui sont entre les hommes, d’autre part. Et, cette idée est exprimée par la proclamation de Roch Hachana, selon laquelle : “ La Techouva, la prière et la Tsédaka suppriment la rigueur du jugement ”.

La Techouva est la ferme décision de retourner vers le Roi, en regrettant sincèrement le passé et en prenant de bonnes décisions pour l’avenir. La prière concerne la relation entre l’homme et Dieu(16) et la Tsédaka, les rapports entre les hommes. C’est grâce à tout cela que l’on supprime la rigueur du jugement, que l’on permet à l’individu, à la communauté et au monde entier d’être inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement à la fois. Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année, d’un bien visible et tangible,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ C’est à cette date que le monde fut créé, selon le Midrash Vaykra Rabba, au début du chapitre 29 et les Pirkeï de Rabbi Eléazar, au chapitre 8. On consultera le Ran sur le traité Roch Hachana 16a. La révélation obtenue, en ce jour du 25 Elloul, pour toute l’année et sa qualité sont décrites par le discours ‘hassidique intitulé : ‘La fête de Roch Hachana’, de 5632 ”. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir l’explication du Baal Chem Tov à propos de la proclamation faite par une voix céleste, dans le Likouteï Torah, Parchat Chela’h, à la page 46b ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Likouteï Torah, Parchat Vaykra, au début du discours ‘hassidique intitulé : ‘Un homme d’entre vous’ ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le traité Ketouvot 67a ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le contenu de différentes requêtes formulées à Roch Hachana, en particulier la prière : ‘que chaque être créé sache’, qui fait allusion au monde d’Assya, selon le Sidour du Ari Zal ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Pour tous ceux qui se trouvent dans le monde, selon l’expression du traité Roch Hachana, chapitre 1, Michna 2 et du Zohar ‘Hadach, au début de la Parchat Noa’h ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le début du Atéret Roch ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le discours ‘hassidique intitulé : ‘La fête de Roch Hachana’, de 5703 ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Roch Hachana 16a ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir les Pirkeï de Rabbi Eléazar, au chapitre 11 : ‘Ils dirent : Nous Le proclamerons notre Roi’ ”. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir aussi le Kountrass Ha Tefila, au chapitre 15 ”. (12) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Ma’hatsit Ha Shekel sur le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 582, au paragraphe 4 ”. (13) Le Rabbi note, en bas de page : “ Un verset proclamant la Royauté de Dieu, selon l’avis de Rabbi Yossi, au traité Roch Hachana 32b, qui est commenté dans la séquence de discours ‘hassidiques Ve Ka’ha, de 5637, au chapitre 80 ”. (14) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 61, au paragraphe 6 ”. (15) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir Iguéret Ha Kodech, au chapitre 9 ”. (16) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir également le Or Torah du Maguid de Mézéritch, à la fin du discours ‘hassidique intitulé : ‘Ne fais pas… devant Dieu’ ”.

Lettre n°8520

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8520, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

veille de Roch Hachana 5723,

Brooklyn, New York,

A l’attention de monsieur Its’hak Kats,

maire de Re’hovot,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu vos salutations avec plaisir, par l’intermédiaire du Rav Yona Eidelkopf et, avant cela, par le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski. Une année nouvelle commence et j’ai donc bon espoir que vous renouvellerez vos actions, afin de multiplier le bien et la sainteté, avec un succès accru, en tant que maire en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, car, comme son nom l’indique, cette Terre est effectivement sainte. Or, les domaines de la sainteté et du bien prennent leur source dans le caractère infini de Dieu et, de ce fait, ils peuvent toujours être élargis. L’ascension reste donc possible en permanence, pour tout ce qui appartient à la sainteté. Bien entendu, ce qui vient d’être dit inclut également les activités de ‘Habad dans votre ville. Puisse Dieu vous accorder la largesse, conformément aux termes du verset : “ Il l’appela Re’hovot et dit : désormais, l’Eternel nous a accordé la largesse et nous fructifierons dans le pays ”.

A l’occasion de la nouvelle année, qui arrive, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse mes vœux, à vous-même et à tous les vôtres, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, à la fois matériellement et spirituellement. Avec mes respects et ma bénédiction,

Lettre n°8521

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8521, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

veille de Roch Hachana 5723,

Brooklyn, New York,

A l’attention de monsieur Morde’haï Namir,

maire de Tel Aviv,

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion de la nouvelle année, qui arrive, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse, par la présente, mes vœux de bonne année, à vous-même et à tous les vôtres, afin que vous ayez une bonne et douce année, à la fois matériellement et spirituellement.

Je saisis également cette occasion pour vous accuser réception, avec beaucoup de retard et vous voudrez bien m’en excuser, de l’album de la ville, que vous avez bien voulu m’adresser par l’intermédiaire de notre ami commun. Je vois en cela un hommage qui est rendu au projet de ‘Habad et à ses réalisations, ce qui renforce mon espoir selon lequel vous prêterez main forte à ces activités de ‘Habad, à Tel Aviv, dans sa région et dans tout le pays. En effet, vous exercez une influence significative, y compris à l’extérieur de votre ville et dans les cercles les plus larges.

Nous sommes en des jours de bilan moral du passé et de préparation pour la nouvelle année. J’exprime donc mon espoir que vous vous servirez de l’influence que vous exercez dans votre ville, la plus peuplée de toute la Terre Sainte, afin que sa grandeur se manifeste également dans les domaines de l’esprit, de la sainteté, de la paix et de la justice. De fait, notre Torah, Torah de vie, se préoccupe essentiellement de l’aspect concret des choses et puisse donc Dieu faire que votre influence positive s’exerce également dans l’action concrète, à la différence de la conception selon laquelle on peut se contenter du dicton(1) qui dit que : “ Dieu demande le cœur ”(2). Car, il est nécessaire d’agir d’autant, comme je l’ai dit, que votre ville est la plus grande de tout le pays qui est appelé Terre Sainte et, selon les termes de notre Torah, Torah de vie, “ vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”. L’aide de Dieu est donc acquise, en la matière. Elle permet d’obtenir la bénédiction et la réussite, à la fois quantitativement et qualitativement. Avec mes respects, en saluant tous les élus de la municipalité et avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Bien entendu, je sais que vous appartenez à un parti politique(3), mais il est clair que cela ne contredit en rien ce qui est dit ci-dessus. Bien au contraire, ce parti est majoritaire à la Knesset. Il dirige plusieurs domaines et différentes entreprises. Or, nous tous, les enfants d’Israël, avons une même Torah, sans aucune distinction sur la base des partis politiques.

Notes

(1) Dans le traité Sanhédrin 106b. (2) On peut donc se contenter d’un bon sentiment, sans qu’il soit nécessairement suivi d’un effet concret. (3) Le parti travailliste.

Lettre n°8522

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8522, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

veille de Roch Hachana 5723,

Brooklyn, New York,

A monsieur Aryé Eliav(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, ces jours-ci, que l’on a achevé le développement, au moins pour la première tranche, de la bande d’Arad(2). De fait, je n’en ai pas été surpris, car je connais votre empressement et le succès que vous avez emporté, en vos réalisations précédentes. Je me suis souvenu de notre discussion et j’espère que vous en gardez vous-même quelques idées en mémoire. Nous avons abordé le développement de ces bandes et la nécessité impérative d’y installer également les valeurs éternelles de notre peuple, qui sont liées à la Torah éternelle, Torah de vie et aux Mitsvot, desquels il est dit(3) : “ On vivra par elles ”. De fait, il est dit que : “ Yaakov est la corde(4) de Son héritage ”. En conséquence, j’espère que vous faites tout ce qui est en votre pouvoir pour accorder toute l’attention qu’elles méritent aux institutions satisfaisant les besoins religieux et éducatifs(5), dans le cadre de votre programme de développement. Bien plus, l’organisation qui est adoptée au début de ce développement conditionne, bien souvent, tout ce qui se passera par la suite. J’aimerais avoir de vos bonnes nouvelles, à ce sujet.

A l’occasion de la nouvelle année, qui arrive, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse mes vœux afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, à la fois matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction,

Pour une certaine raison, l’expédition de la présente a été retardée et je viens d’apprendre que vous avez quitté vos fonctions, dans le domaine du développement, pour des raisons qui ne me sont pas connues. Néanmoins, il ne fait pas de doute que vous êtes en mesure, maintenant encore, de vous servir de votre influence positive de la manière qui vient d’être décrite.

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°8570. (2) Ce projet d’aménagement du territoire était dirigé par le destinataire de cette lettre. (3) Yé’hezkel 20, 11 et 13, 21. (4) Le terme hébraïque ‘Hével signifie à la fois “ corde ” et “ bande ”. (5) Des habitants de ces bandes.

Lettre n°8523

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8523, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[5722]

Ce(1) n’est pas inéluctable(2), car la Torah de vie(2) fait savoir que, chaque jour, l’on doit et l’on peut(2) sortir d’Egypte. Toutefois, un cadeau a été offert aux enfants d’Israël et uniquement à eux, qui leur permet de s’identifier au Créateur. Ils possèdent, en effet, le libre-arbitre et le Saint béni soit-Il voulut que la sortie d’Egypte passe également par ce cadeau, par le libre choix de l’homme, ainsi qu’il est dit : “ Et, tu choisiras(2) la vie ”, ce qui est une Injonction, mais aussi une force accordée(2) pour y parvenir, une assurance donnée. En conséquence, comme je vous l’ai dit, choisissez donc la vie véritable, d’autant que les enfants d’Israël n’ont pas d’alternative. Je fais allusion à celle de la Torah et des Mitsvot. De la sorte, vous connaîtrez la réussite plus aisément et plus largement que ce que vous escomptez. Nul ne peut être objectif sur son propre compte et vous exposerez donc tout cela à la direction de Tom’heï Temimim(3). Puis, vous vous conformerez à ce que l’on vous indiquera, dans la joie et l’enthousiasme.

Notes

(1) Le destinataire de cette lettre demandait au Rabbi si un homme doit nécessairement souffrir ici-bas, en s’imposant des contraintes. (2) Le Rabbi souligne les mots : “inéluctable”, “vie”, “ peut ”, “choisiras” et “force accordée”. (3) Le destinataire de cette lettre est un élève de la Yechiva Tom’heï Temimim.

Lettre n°8524

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8524, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[5722]

Vous avez entendu, de différentes personnes, que de nombreux problèmes, des difficultés surgissent, à l’occasion d’un mariage. Cela ne veut pas dire qu’une telle situation soit la plus fréquente. Bien au contraire, elle ne concerne qu’une faible minorité, dont Rabbi Meïr lui-même ne tiendrait pas compte(1). Néanmoins, tous ceux qui n’ont aucun problème n’en parlent pas du tout(2), car, selon eux, telle(2) est bien la situation normale(2). Se marier est une bonne chose et une nécessité, comme le verset Béréchit 2, 18 l’établit clairement. En outre, on peut observer, dans la pratique(2), que l’on considère avec mépris ceux qui ne sont pas mariés, un jeune homme âgé, une jeune fille âgée. Si vous méditez à votre passé, vous vous apercevrez que vous avez vous-même été sauvé de plusieurs(2) difficultés, d’une manière pratiquement surnaturelle. Et, cette réflexion, si elle est sincère(2), renforcera votre confiance en Dieu.

A l’inverse(2) de ce qui est écrit dans votre lettre, vous n’avez pas encore fait, jusqu’à maintenant, un effort sérieux(3). Vous n’avez fait que le simuler, y compris par rapport à vous-même. Puis, quand il a fallu agir et prendre une décision, vous vous êtes désengagé, afin de rester libre et sans responsabilité.

Notes

(1) Le Talmud enseigne que : “ Rabbi Meïr tient compte de la minorité ”. Toutefois, en l’occurrence, une telle situation est si rare que lui-même ne la considèrerait pas. (2) Le Rabbi souligne les mots : “pas du tout”, “telle”, “normale”, “dans la pratique”, “ plusieurs ”, “sincère” et “à l’inverse”. (3) En anglais dans le texte, “hard”.

Lettre n°8525

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8525, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[5722]

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre(1) :

A) Jusqu’au prochain Roch Hachana, chacun d’entre vous(2) donnera de la Tsédaka pour un Talmud Torah ou bien pour une Yechiva, que cette institution soit destinée aux garçons ou aux filles. En plus de votre participation habituelle à cette Tsédaka, ce don s’élèvera à un montant de cinquante-trois dollars et demi(3).

B) Au cours des trois années qui viennent, vous vous fixerez cent vingt jeûnes de quatre(4) heures, mais non d’une journée entière, ce qu’à Dieu ne plaise(4), ce qui veut dire que vous mangerez quatre heures après votre lever, le matin.

C) Avant tout, vous regretterez ce qui s’est passé et vous prendrez une bonne décision, celle d’être plus prudent à l’avenir.

D) Autre point, qui est essentiel également, vous devez placer votre confiance en Dieu, avoir la certitude qu’Il vous a accordé l’expiation, qu’Il l’a fait dans la joie et l’enthousiasme(4).

E) Vous rapprocherez au moins trois couples du respect des principes de la pureté familiale.

F) Vous ferez en sorte qu’au moins trois élèves soient conduits, grâce à votre intervention, à recevoir une éducation basée sur les valeurs sacrées.

Et, Dieu fera que la grossesse de votre épouse se passe bien, qu’elle donne naissance un enfant en bonne santé, en un moment bon et fructueux. Vous m’annoncerez tous les deux de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible. Avec ma bénédiction pour me donner ces bonnes nouvelles,

Notes

(1) Demandant ce que doit faire un couple qui, par inadvertance, aurait eu une relation, à un moment ou cela leur est interdit. (2) Le mari et la femme. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°3005 et 5073. (4) Le Rabbi souligne les mots : “ quatre, “ ce qu’à Dieu ne plaise ” et “ dans la joie et l’enthousiasme ”.

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