Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°8486
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8486, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Mena’hem Av 5722,
Brooklyn,
Aux dirigeants de l’association Tikvat ‘Haïm(1),
dans la ville sainte de Jérusalem, puisse-t-elle être
restaurée et rebâtie, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 21 Tamouz, avec ce qui y était joint. Vous me faites part de votre programme destiné à aider ceux qui sont dans le besoin et à les encourager. A n’en pas douter, l’idée profonde de tout cela est de raffermir le Judaïsme traditionnel auprès des immigrants en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, de le diffuser et de le rehausser. En effet, ces personnes s’installent dans un pays “ vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”. Puisse donc Dieu faire que ces activités soient fructueuses, que vous parveniez à faire du bien aux enfants d’Israël, matériellement et spirituellement, ces deux dimensions étant liées. En effet, “ Israël est une nation unique sur la terre ”, ce qui veut dire, selon l’interprétation de l’Admour Hazaken(2), auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, que les Juifs mettent l’Unité en évidence, y compris dans les domaines concernant la terre.
De fait, une telle action est nécessaire, en particulier en cette période, “ entre les oppressions ”(3), alors que la réparation doit être à la mesure du manque occasionné, de sorte que la haine sans justification soit remplacée par un amour sans justification. Bien plus, comme le souligne la ‘Hassidout, depuis le Baal Chem Tov, l’Admour Hazaken et leurs successeurs, l’amour du prochain est effectivement une valeur fondamentale. Avec mes respects et ma bénédiction,
N. B. : Conformément au verset : “ Je suis l’ami de tous ceux qui Te craignent ”, je vous joins un chèque personnel, à titre de participation symbolique.
Notes
(1) L’espoir de la vie. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8414. (3) Entre deux jeûnes liés à la destruction du Temple, le 17 Tamouz et le 9 Av.
Lettre n°8487
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8487, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mena’hem Av 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 29 Tamouz. En un moment propice, on mentionnera tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Il est sans doute inutile de vous expliquer longuement que le moyen et le réceptacle permettant de recevoir la bénédiction de Dieu sont un comportement quotidien conforme aux enseignements de notre Torah, Torah de vie et à la pratique de ses Mitsvot, desquelles il est dit(1) : “ On vivra par elles ”.
A votre âge, il est, avant tout, nécessaire d’étudier, avec élan et ardeur, la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout(2), comme je vous l’ai déjà écrit, il y a quelques temps, dans des circonstances similaires. Et, “ rien ne résiste à la volonté ”. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Vous m’interrogez sur ce dicton de nos Sages(4), “ rien ne résiste à la volonté ”. Vous faites remarquer que les Sages disent aussi que : “ tout est dans les mains de Dieu sauf la crainte de Dieu ”. Toutefois, je suis surpris par une telle question car ce dicton fait allusion à la Torah et aux Mitsvot, c’est-à-dire à la crainte de Dieu. Or, tout est dans les mains de Dieu sauf elle !
Notes
(1) Yé’hezkel 20, 11 et 13, 21. (2) Cette lettre est vraisemblablement adressée à un élève de Yechiva. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Zohar, tome 2, à la page 162b ”.
Lettre n°8488
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8488, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Mena’hem Av 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 2 Mena’hem Av, qui n’explique en aucune façon cette interruption et dans laquelle l’essentiel manque, puisque vous ne me dites rien non plus du temps que vous fixez pour l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, en général. De plus, vous ne me dites pas ce que vous faites, vous-même et votre épouse, alors que vous êtes actuellement en vacances. Or, votre voyage en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, est effectué dans le cadre d’une mission qui vous a été confiée.
Vous faites allusion aux pensées qui vous dérangent et qui ont donc une influence sur votre moral. Vous connaissez, cependant, le dicton du Sage selon lequel il n’est pas de joie comme celle que l’on éprouve lorsque l’on est délivré du doute. Or, d’une formulation positive, on peut en déduire une négative, ce qui veut dire qu’un doute trouble l’homme, par nature. Le moyen de réduire ce trouble, puis de le faire disparaître complètement, est donc de lever le doute. Or, pour ce qui vous concerne, en particulier, pour vous-même et pour votre épouse, il n’y a pas de doute. En effet, sept bénédictions ont été récitées(1), en mentionnant le Nom de Dieu et Sa royauté, selon la formule instaurée par les membres de la grande Assemblée, qui reçurent l’ordination transmise, d’une génération à l’autre, depuis Moché notre maître. Vous avez donc effectivement bâti un édifice éternel, “ comme t’a réjoui ta création, dans le Gan Eden, auparavant ”. Il en est de même pour votre voyage ici et, de ce fait, comme je l’ai déjà dit, plus vite vous ferez ce voyage, meilleur sera le calme de votre esprit et donc votre moral.
Pour ce qui est du point figurant à la fin de votre lettre, la durée de ce voyage et la période de votre visite en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, pourquoi vous troublez-vous l’esprit avec des questions qui ne se poseront que dans quelques mois, d’autant qu’entre temps, il y aura Roch Hachana, lorsque l’on est inscrit et scellé pour une bonne et douce année, d’un bien visible et tangible ? Car, Dieu seul sait(2). Conformément à votre demande, la présente vous est adressée en passant outre à la file d’attente. Sans doute me répondrez-vous, de même que votre épouse, à la question qui vous est posée au début de cette lettre. Je vous joins un extrait de la réunion ‘hassidique de la fête de la libération(3) des 12 et 13 Tamouz, afin d’en tirer l’inspiration pour toute l’année. Le texte vous en est adressé en anglais car, pour l’instant, il n’a pas été traduit dans une autre langue. En tout état de cause, le contenu reste le même. Avec ma bénédiction afin que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Lors du mariage. (2) Ce qui sera par la suite. (3) Du précédent Rabbi, des prisons soviétiques.
Lettre n°8489
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8489, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Mena’hem Av 5722,
Hilloula(1) du Ari Zal qui vit,
Brooklyn, New York,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Chnéor Zalman Ha Lévi(2),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris avec plaisir que vous avez pris l’initiative d’intensifier les activités qui sont menées au profit du Collel ‘Habad Rabbi Meïr Baal Ha Ness, fondé et dirigé par l’Admour Hazaken, puis par nos maîtres et chefs, jusqu’au chef de notre génération, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Eux-mêmes, à leur époque, vouaient une affection particulière aux actions menées pour le Collel ‘Habad. Et, combien plus est-ce le cas en notre génération et de nos jours, alors que l’on entend, à proprement parler, les pas du Machia’h.
Or, la délivrance dépend(3) de nos actions et de nos accomplissements. Actuellement, en particulier, tout ce qui est lié à notre Terre Sainte est d’actualité. Ces activités constituent un ajout au pays de la vie(4), à l’étude de notre Torah, Torah de vie et à la pratique des Mitsvot, desquelles il est dit(5) : “ On vivra par elles ”. De fait, tels sont l’objectif et le but du Collel ‘Habad, comme le précisent longuement les lettres de nos maîtres et chefs, à ce sujet.
Puisse donc Dieu faire que ces activités, de même que la diffusion des sources(6), des Paroles du Dieu de vie, à l’extérieur, hâtent la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h, très bientôt et véritablement de nos jours. Et, que ces jours, “ entre les oppressions ”(7), se transforment en joie et en allégresse(8). Avec mes respects et ma bénédiction à tous ceux qui participent à cette activité, à la fois ceux qui agissent eux-mêmes et ceux qui font agir les autres, que Dieu leur accorde de longs jours et de bonnes années,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Chem Ha Guedolim, du ‘Hida, à cet article. Voir aussi le traité Taanit 26a ”. (2) Le Rav C.Z. Duchman, de Brooklyn. Voir, à son sujet, la lettre n°7859. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir Iguéret Ha Kodech, au chapitre 4 ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Erets Israël, selon le verset Yé’hezkel 20, 26, les Avot de Rabbi Nathan, à la fin du chapitre 34 et le Zohar, tome 1, à la page 115a ”. (5) Yé’hezkel 20, 11 et 13, 21. (6) De la ‘Hassidout. (7) Deux jeûnes qui sont liés à la destruction du Temple, le 17 Tamouz et le 9 Av. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ On consultera également les Rechimot du Tséma’h Tsédek sur E’ha, dans le Or Ha Torah Na’h, tome 2, à la page1036, la note sur le verset E’ha et la fin du paragraphe 3 ”.
Lettre n°8490
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8490, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Mena’hem Av 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 20 Tamouz et à celle qui la précédait. Vous m’indiquez de quelle manière vous gagnez votre vie et comment vous le ferez à l’avenir. Vous me demandez ce que j’en pense. De façon générale, on n’abandonne pas les affaires desquelles on tire sa subsistance, surtout quand on a une famille, pour essayer de nouveaux moyens de gagner sa vie, d’autant que vous avez adopté votre travail actuel depuis quelques temps déjà. Certes, vous m’écrivez que le milieu n’est pas favorable. Pour autant, vous habitez maintenant parmi des Juifs craignant Dieu. Ceci fera qu’au final, le milieu professionnel dans lequel vous évoluez n’aura pas une si forte influence sur vous, à condition que vous preniez la décision que votre comportement doit être conforme aux enseignements de notre Torah, Torah de vie et à la pratique de ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”. Mais, bien entendu, et pour différentes raisons, il n’y a nullement lieu d’engager une polémique avec ceux qui se trouvent dans l’endroit où vous travaillez actuellement. Il suffit de leur donner le bon exemple du comportement d’un Juif, chacun étant défini comme le descendant d’Avraham, d’Its’hak et de Yaakov.
On peut observer concrètement que la relation que l’on peut entretenir avec divers événements, différents milieux, est conditionnée par l’approche que l’on adopte. Je veux dire que, si vous observez l’endroit dans lequel vous travaillez actuellement avec insatisfaction, ou même avec un sentiment encore plus fort, il peut en résulter du mal pour ceux qui se trouvent sur place. En revanche, si vous vous dites qu’il s’agit uniquement pour vous de gagner votre vie, en cet endroit, que vous pourrez ensuite vous servir de ce que vous aurez gagné pour la Torah, les Mitsvot, pour l’éducation de vos enfants sur la voie de la Torah et des Mitsvot, si vous pensez que l’on rencontre systématiquement des difficultés quand on cherche à assurer sa subsistance, qu’il en est toujours ainsi, vous constaterez que l’aspect troublant de votre travail sera moins difficile à supporter et qu’il n’aura aucune influence sur vous. Je lis avec plaisir, dans votre lettre, que vous avez sympathisé avec les hommes de ‘Habad en votre endroit, que vous vous êtes rapproché d’eux. J’espère qu’il en sera encore ainsi, à l’avenir et il a déjà été dit que : “ le salut provient des nombreux conseillers ”. Avec ma bénédiction pour que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,
Lettre n°8491
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8491, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Mena’hem Av 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre(1) de ce mardi, “ lorsque deux fois fut dit le mot bon ”(2). En un moment propice, on mentionnera votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que le souhait de votre cœur soit positivement exaucé. Il est sûrement inutile de vous souligner qu’un ajout à ce qui concerne la Torah et les Mitsvot renforce les bénédictions de Dieu. En la matière, un comportement, aussi bon soit-il, peu toujours être amélioré.
Vous envisagez l’adoption d’un enfant juif. Il ne peut en être ainsi que dans des cas exceptionnels, quand on est absolument certain que ses parents respectaient scrupuleusement la Torah et les Mitsvot. En l’absence d’une telle certitude, il est préférable que sa mère ne soit pas juive. En convertissant l’enfant, on ôte ainsi tous les doutes et l’on résout tous les problèmes. Avec ma bénédiction afin que vous me donniez de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : A n’en pas douter, vous respectez l’usage positif des femmes juives qui consiste à donner de la Tsédaka, chaque fois qu’on allume les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes.
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Lors du troisième jour de la création.
Lettre n°8492
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8492, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
“ Entre les oppressions ”(1) 5722,
que ces jours se transforment
en allégresse et en joie,
A monsieur Moché,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, avec ce qui y était joint. Faisant référence aux publications du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h, vous me demandez s’il est légitime d’éduquer les enfants à croire aux miracles, s’il convient de les leur enseigner(2). Vous exprimez votre attitude négative, en la matière et vous me demandez si vous avez le droit de critiquer ceux qui ne partagent pas votre avis, sur cette question. Je dois vous dire, tout d’abord, et j’espère que vous voudrez bien m’en excuser, que je ne peux même pas imaginer que vous ne croyiez pas aux miracles. Car, même s’il y a eu des périodes en lesquelles on a pu penser qu’ils n’existent pas, il n’en est pas de même en la nôtre. Si un Juif prétend actuellement ne pas croire au surnaturel, c’est uniquement parce qu’il veut se convaincre qu’il en est ainsi. Tout d’abord, les Juifs qui ont survécu aux camps de concentration ont observé des miracles évidents. De plus, quiconque comprend ce qui s’est passé et ce qui se passe encore, pour peu qu’il garde les yeux ouverts et rejettent les influences négatives, n’a nul besoin de “ croire ” aux miracles, puisqu’il les observe de ses yeux de chair.
La réponse à la question que vous me posez est donc bien évidente. Si, envers les adultes, qui ont un sens et une approche critiques, on doit toujours exprimer et écrire la vérité, combien plus doit-on respecter le principe selon lequel : “ Tu t’éloigneras de toute parole mensongère ” envers les enfants, qui font pleinement confiance à leurs parents et surtout à leurs professeurs. Bien entendu, nul n’est habilité à critiquer les enseignants et les éducateurs pour cela, car ceci aurait pour effet d’anéantir la confiance que les enfants leur portent.
Vous me posez la question suivante : si l’on parle des miracles à l’enfant, puis qu’il en attend un et que celui-ci ne se produit pas, cela n’est-il pas dommageable pour lui ? Tout d’abord, comme cela vient d’être dit, cela ne justifie pas qu’on lui cache la vérité. De plus, votre question n’a pas sa place dans notre discussion car, si l’on relate à l’enfant ou à l’élève un miracle qui s’est produit dans le passé ou même il y a une minute, sans rien lui cacher, on ne lui donne nullement l’assurance qu’un même miracle se produira également le lendemain. Ainsi, lorsque l’on sollicite l’aide de Dieu, Il peut l’accorder d’une manière surnaturelle, comme Il l’a fait pour une personne, pour une seconde et pour de nombreuses autres. Mais, nul n’en déduira que Dieu doit(3) exaucer intégralement chaque prière. On peut uniquement constater que cela est possible. Plus la prière est fervente, plus celui qui la formule est méritant et plus il est probable qu’il en soit ainsi.
Vous commencez votre lettre en précisant que vous avez été professeur dans une école du cercle ouvrier. Cette précision a pour but, semble-t-il, de justifier votre conception de la croyance en les miracles. Pour autant, je ne vois en cela aucune justification, car de nombreux éducateurs et dirigeants des écoles du cercle ouvrier croient en les miracles et organisent leur existence quotidienne en conséquence. Sans doute connaissez-vous des cas concrets mieux que moi.
Pour conclure, je considère qu’il est de mon devoir, de même que de mon mérite, d’aborder un autre point, en relation avec la précision que vous me donnez, le fait que vous avez été un enseignant, ce qui veut dire que vous avez des capacités pour éduquer et pour influencer. A cette occasion, je voudrais vous souligner que quiconque possède certaines capacités doit aussi leur assigner un objectif. Il lui incombe d’en faire usage non seulement pour lui-même, mais aussi pour tous ceux qui l’entourent, dans les proportions les plus larges. Si l’on se dit que tous les aspects du monde sont étroitement liés, en relation l’un avec l’autre, on en conclura que le fait de ne pas se servir de ses capacités, ou, en tout cas, pas à la mesure de ce que l’on pourrait faire, n’est pas “ a private business ”(4), comme on dit ici, mais bien un obstacle au bon fonctionnement de son environnement.
Conformément à leur habitude, nos Sages ont exprimé cette idée également en une courte sentence. Ainsi, notre grand maître, le Rambam, dit, dans ses lois de la Techouva, chapitre 3, au paragraphe 4 : “ Tout au long de l’année, un homme doit considérer qu’il est moitié méritant, moitié coupable et que le monde entier l’est également. S’il commet une seule faute, il fera pencher lui-même et le monde entier dans le sens de la culpabilité. Il causera alors la perte. Inversement, s’il accomplit une Mitsva, il fera pencher lui-même et le monde entier dans le sens du mérite. Il causera ainsi le salut et la délivrance ”. Avec mes respects et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Entre deux jeûnes liés à la destruction du Temple, le 17 Tamouz et le 9 Av. (2) Voir, à ce sujet, le Séfer Itvaadouyot 5746, tome 3, à la page 192. (3) Le Rabbi souligne le mot : “ doit ”. (4) Une affaire personnelle.
Lettre n°8493
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8493, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Mena’hem Av 5722,
Brooklyn, New York,
Aux jeunes gens, membres du groupe Chevet Naphtali(1)
du(2) Gan Israël, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre avec plaisir et j’ai été satisfait par la bonne décision que vous avez prise, celle de poursuivre(3) la lecture quotidienne des Tehilim. Une Mitsva en attire une autre et, à n’en pas douter, vous avancerez ainsi, d’une étape vers l’autre, dans l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot, avec une joie et un enthousiasme ‘hassidiques. De même, vous exercerez une influence positive sur les autres. Conformément à votre demande, je mentionnerai vos noms près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, afin que soit positivement exaucé le souhait de votre cœur.
Nous sommes en un jour propice, le quinzième d’Av et il n’y avait pas de fête pour Israël qui lui soit comparable, comme l’affirme la Michna(4). Celui-ci fait suite, de façon immédiate, à la période “ entre les oppressions ”(5) qui commémore la destruction du Temple. Le souvenir de ces jours doit permettre de réparer la faute qui a alors été commise et de hâter la délivrance complète, par notre juste Machia’h. Puisse donc Dieu faire que chacun ait le mérite de réaliser sa délivrance personnelle, en se renforçant dans la Torah, les Mitsvot et les bonnes actions, au quotidien. En effet, cette délivrance personnelle est le préambule à la délivrance collective, qui aura lieu très bientôt et de nos jours. Je serais satisfait d’obtenir de bonnes nouvelles de chacun d’entre vous. Dieu fasse que votre chemin soit favorable. Avec ma bénédiction,
Notes
(1) La tribu de Naphtali. (2) Centre de vacances. (3) Après la fermeture du centre de vacances. (4) Dans le traité Taanit 26b. (5) Entre le 17 Tamouz et le 9 Av.
Lettre n°8494
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8494, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Mena’hem Av 5722,
Brooklyn, New York,
Au distingué et agréable ‘Hassid qui craint Dieu,
se consacre aux besoins communautaires, a des
comportements généreux, est issu d’une illustre
famille, le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je suis surpris de ne pas avoir eu de vos nouvelles depuis une période significative. En outre, j’espère que vous avez rencontré des ‘Hassidim, dans les endroits que vous avez visités(2). Néanmoins, j’ai obtenu indirectement de vos nouvelles, par ceux qui ont assisté à la réunion ‘hassidique, en même temps que vous, à Kfar ‘Habad, de même que par le Rav Chlomo Aharon Kazarnovski. Mais, bien entendu, ceci n’assouvit pas encore ma soif.
Je vous joins une copie d’un de mes courriers qui vous intéressera peut-être, de même qu’un extrait d’une causerie qui a été prononcée lors de la réunion ‘hassidique des 12 et 13 Tamouz. Avec mes respects et ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Chnéor Zalman Chazar, qui fut par la suite le président d’Israël. Voir, à son sujet, la lettre n°8254. (2) En Russie. Voir, à ce sujet, la lettre n°8446.
Lettre n°8495
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8495, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
quinzième jour d’Av 5722,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, le Rav Chlomo Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je vous remercie pour votre lettre des 6 et 8 Mena’hem Av, avec ce qui y était joint. A n’en pas douter, vous ne manquerez pas de me faire savoir ce qu’il adviendra par la suite. Puisse Dieu faire que l’évolution soit positive.
Nous sommes en un jour propice, duquel il est dit(2) : “ Il n’était pas de fêtes pour Israël comme le quinzième jour d’Av ”. Puisse Dieu que cette promesse s’accomplisse enfin, d’une manière concrète. Alors, les versets se réaliseront selon leur sens littéral, d’après les interprétations qui peuvent en être données et les commentaires que développent nos Sages(3) : “ Les filles de Jérusalem sortaient et dansaient dans les vignes… Sortez et voyez, filles de Sion… le jour de Son mariage : c’est le don de la Torah. Le jour de la joie de Son cœur : c’est la reconstruction du Temple ”, qui aura lieu très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h. En effet, selon les termes du Rambam, “ un roi se dressera de la maison de David, versé dans la Torah et se consacrant aux Mitsvot, comme David, son ancêtre, selon la Loi écrite et selon la Loi orale. Il est alors certain qu’il est le Machia’h ”. Avec mes respects et ma bénédiction de réussite, en bonne santé,
Notes
(1) Le Rav C.Z. Shargaï. Voir, à son sujet, la lettre n°8429. (2) Dans le traité Taanit 26b. (3) A la même référence.
Lettre n°8496
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8496, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Mena’hem Av 5722,
Brooklyn, New York,
A nos frères, les enfants d’Israël originaires d’Algérie(1),
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 12 Mena’hem Av, avec la liste de ses signataires. Soyez tous bénis, en tous vos besoins, à la fois matériels et spirituels. J’ai pris connaissance avec plaisir, par votre lettre de votre bonne résolution, celle de mettre en pratique les Mitsvot, au quotidien. Outre l’importance intrinsèque de ces Mitsvot, puisqu’elles sont la Volonté de Dieu, béni soit-Il, Créateur du monde, Qui le dirige, celles-ci constituent également les canaux et les réceptacles véhiculant Ses bénédictions pour chacun et pour chacune, avec les membres de leur famille.
Nous sommes en un jour propice, le quinzième d’Av. Or, “ il n’était pas de fêtes pour Israël comme le quinze Av ”, comme le dit la Michna(2). Ce jour fait suite à la période “ entre les oppressions ”(3), qui commémore la destruction du Temple et l’exil. Ainsi, nous disons dans la prière, que : “ c’est du fait de nos fautes que nous avons été renvoyés de notre terre ”. Puisse donc Dieu faire que nous obtenions prochainement la délivrance véritable et complète. Et, votre bonne décision de renforcer : “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ” réalisera votre délivrance personnelle, la libération de votre âme et la libération de votre corps. Puis, celle-ci hâtera la délivrance collective de notre peuple, le peuple des enfants d’Israël, par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours(4). Que Dieu exauce positivement le souhait de votre cœur et qu’Il confère la réussite en l’action de vos mains. Avec mes respects et ma bénédiction de réussite, matériellement et spirituellement,
Notes
(1) Et résidant en France. (2) Dans le traité Taanit 26b. (3) Entre le 17 Tamouz et le 9 Av. (4) Voir la fin de la lettre n°8493.
Lettre n°8497
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8497, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
quinzième jour d’Av 5722,
Brooklyn, New York,
Aux femmes ‘Habad, groupement de Kiryat Gat,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre m’annonçant une bonne nouvelle, la création de votre nouveau groupement, le début de votre activité et vos bonnes résolutions. Dieu fasse que vous connaissiez la réussite en votre action, qui est menée dans le cadre de votre programme et des réalisations de l’organisation des femmes ‘Habad, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, à la fois quantitativement et qualitativement.
Nous sommes en un jour propice, le quinzième d’Av et la Michna affirme(1) que Israël ne possédait pas de fêtes équivalentes. Alors, “ les filles de Jérusalem sortaient, dansaient dans les vignes et disaient : c’est la femme ayant la crainte de Dieu qui doit être louée. Sortez et voyez, filles de Sion, le roi Chlomo ”, c’est-à-dire le roi qui possède la paix(2), “ le jour de Son mariage : c’est le don de la Torah. Le jour de la joie de Son cœur : c’est la reconstruction du Temple ” qui aura lieu très bientôt et de nos jours. Puisse donc Dieu faire que s’accomplissent toutes ces promesses, que les femmes et filles d’Israël reçoivent en cela un rôle majeur. Le mérite des femmes et des jeunes filles ‘Habad est particulièrement important, en la matière, puisque elles-mêmes mettent en évidence la valeur de la Torah et celle des Mitsvot en tout endroit où s’exerce leur influence, afin de hâter la réalisation de ces promesses et la reconstruction du Temple, très prochainement. Avec ma bénédiction afin de donner des bonnes nouvelles, de connaître la réussite en votre mission sacrée, de même qu’en tous vos besoins et en ceux des membres de votre famille,
Notes
(1) Dans le traité Taanit 26b (2) Chlomo signifie, textuellement : “ sa paix ”.
Lettre n°8498
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8498, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Mena’hem Av 5722,
Brooklyn,
Aux femmes ‘Habad de Kfar ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai été satisfait d’avoir de vos nouvelles par le distingué ‘Hassid qui craint Dieu, Rav Morde’haï Ha Cohen Rivkin. Celui-ci m’a également transmis la bougie de cire(1), à l’occasion de l’anniversaire du décès(2) de mon père et maître, le grand Rav(3), puisse son mérite nous protéger.
Que Dieu accorde un Mazal brillant à chacune d’entre vous, avec les membres de sa famille. Tous auront de longs jours et de bonnes années, la satisfaction de tous leurs besoins, qui sera pénétrée de clarté juive, en général, de chaleur ‘hassidique, en particulier. Pendant de nombreuses années, vous recevrez les bénédictions de Dieu, afin d’agir en tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, en bonne santé, avec une satisfaction véritable, c’est-à-dire une satisfaction juive et ‘hassidique, des enfants et des petits-enfants. Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Destinée à être allumée pour un anniversaire de décès. (2) Le 20 Mena’hem Av. (3) Rabbi Lévi Its’hak Schneerson.
Lettre n°8499
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8499, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Mena’hem Av 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du dimanche de la Parchat Reéh, “ Vois, Je place devant vous la bénédiction ”. Que Dieu suscite donc Sa bénédiction, pour vous-même et pour tous les membres de votre famille, en un bien visible et tangible, de sorte que, dans la joie et l’enthousiasme, sans être confronté au moindre obstacle, vous puissiez vous consacrer à la suite de ce même verset : “ Vous écouterez les Mitsvot de l’Eternel votre Dieu ”, par un comportement quotidien conforme à notre Torah, Torah de vie, par la pratique de ses Mitsvot, desquelles il est dit(1) : “ On vivra par elles ”. Bien entendu, ceci inclut, de manière essentielle, l’enseignement aux élèves, en leur dispensant une éducation basée sur les valeurs sacrées, avec abnégation et dans la joie.
Car, si “ un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité ”(2), terme qui désigne tout ce qui empêche un Juif et les membres de sa famille de servir Dieu dans la joie et l’enthousiasme, combien plus est-ce le cas quand il s’agit non pas d’un peu de lumière, mais bien de beaucoup de lumière, de la Torah de lumière, du luminaire de la Torah, de sa dimension profonde, de la ‘Hassidout, d’un comportement ‘hassidique, d’une étude de la ‘Hassidout, envers soi-même et envers les autres.
Et, que s’accomplisse la promesse selon laquelle : “ Tu nous réjouiras comme Tu nous as faits souffrir ”. Désormais, chacun d’entre vous et vous tous ensemble ne connaîtrez que la bonté, le bienfait et la joie. Bien plus, nous nous approchons du mois d’Elloul, celui de la miséricorde. Comme le dit l’Admour Hazaken, dans le discours ‘hassidique intitulé : “ Je suis à mon Bien-Aimé ”, figurant dans le Likouteï Torah, le Saint béni soit-Il accueille alors chacun et chacune avec bienveillance. Et, ceci se révèle d’une manière concrète, ici-bas. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,
N. B. : Vous m’interrogez sur un comportement particulier qu’il conviendrait d’adopter. Il faut donc garder les études quotidiennes du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya. Chaque jour de semaine, avant la prière du matin, de même qu’avant Min’ha, vous prélèverez quelques pièces de la Tsédaka. Autre point, qui est essentiel, vous vous raffermirez dans votre confiance en Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun, car Il est l’Essence du bien
et il est dans la nature de Celui Qui est bon de faire le bien, un bien visible et tangible.
Notes
(1) Yé’hezkel 20, 11 et 13, 21. (2) Selon le chapitre 12 du Tanya.
Lettre n°8500
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8500, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Mena’hem Av 5722,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Chlomo Eliezer(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’écrivez(2) à propos d’une l’explication de nos Sages portant sur le Nom de Dieu. Il semble que celle-ci figure dans le Cho’her Tov, à la fin du chapitre 91. Néanmoins, cette version n’est pas celle dont nous disposons et l’on peut donc s’interroger, à ce sujet. Vous en trouverez l’explication dans la porte du Chema Israël du Sidour de l’Admour Hazaken, au discours ‘hassidique intitulé : “ Il est dit dans le Sifri ”, de même que dans le Chorech Mitsvat Ha Tefila(3), du Tséma’h Tsédek, au chapitre 7.
Notes
(1) Le Rav C.E. Margolis, de Jérusalem. (2) Le Rav Margolis écrivait : “ Nos Sages disent : ‘Pourquoi les Juifs prient-ils et ne sont-ils pas exaucés ? Parce qu’ils ne pensent pas au Nom de Dieu de la manière qui convient’. Le Ari Zal explique, à ce propos, qu’ils ne savent pas à quelle combinaison du Nom divin Avaya correspond chaque mois. Si le Rabbi Chlita accepte que l’on diffuse, en son nom, l’importance de ces combinaisons, grâce auxquelles les prières d’Israël peuvent être exaucées, à la fois spirituellement et matériellement, je serais heureux de le faire, pour le bien d’Israël ”. (3) Dans le Dére’h Mitsvoté’ha.
Lettre n°8501
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8501, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Mena’hem Av 5722,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Yochoua Zéev(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 15 Mena’hem Av. En un moment propice, on mentionnera votre nom et celui de votre épouse, à laquelle Dieu accordera de longs jours et de bonnes années, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles, à ce sujet. Bien plus, nos Sages nous donnent l’assurance(2) que ce qui est repoussé peut l’être définitivement. Vous vous renforcerez donc en dirigeant votre sainte communauté. Vous continuerez à diffuser auprès d’eux l’étude de notre sainte Torah, de sa partie révélée et de la ‘Hassidout, de même que la pratique des Mitsvot, de la meilleure façon.
L’assurance nous a été donnée(3) que l’on vient en aide à celui qui désire se purifier. Et, l’Admour Hazaken précise que ceci inclut également le fait de purifier les autres. En outre, cette attitude apporte une bénédiction accrue pour celui qui consent à cet ajout et qui écarte tout ce qui y fait obstacle. En effet, celui qui est malade ne peut pas avoir une bonne compréhension, a fortiori lorsque de nombreuses personnes ont besoin de lui(4). A ce sujet, vous consulterez les lois des opinions, du Rambam, à la fin du chapitre 3 et au début du chapitre 4. Nous nous rapprochons du mois d’Elloul, celui de la miséricorde. Comme le dit l’Admour Hazaken, le Roi se trouve alors dans le champ et Il accueille chacun avec bienveillance, montre un visage bienveillant à tous, comme l’explique le Likouteï Torah, dans le discours ‘hassidique intitulé : “ Je suis à mon Bien-Aimé ”. Avec mes respects et ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav Y.Z. Schwartsman, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, les lettres n°7553 7661. (2) Dans le traité Guittin 28a. (3) Dans le traité Yoma 38b. Voir le Likouteï Torah, commentaires de Chemini Atséret, à la page 88b. (4) Qu’il doit donc non seulement comprendre pour lui-même mais, en outre, répondre aux questions des autres.
Lettre n°8502
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8502, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Mena’hem Av 5722,
Brooklyn,
Au jeune Nathan,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de la veille du saint Chabbat. J’y ai lu, avec satisfaction, vos impressions de la visite des jeunes gens qui ont été délégués d’ici(1), auxquels Dieu accordera de longs jours et de bonnes années. Bien plus, eux-mêmes m’ont dit que vous les avez aidés et que vous leur êtes venus en aide, dans la mesure de vos possibilités.
Leur visite dans votre ville a nécessairement été limitée dans le temps, alors que vous-même y êtes resté par la suite. J’ai donc bon espoir que vous vous efforcerez de poursuivre de telles actions. De fait, c’est bien là le rôle de chacun, car la diffusion du Judaïsme conduit à l’étude de la Torah et à la pratique des Mitsvot. Et, l’assurance nous a été donnée(2) que l’on vient en aide à celui qui veut se purifier. Avec ma bénédiction et en vous remerciant pour vos informations à propos des activités de ‘Habad en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h,
Notes
(1) Pour visiter les communautés pendant l’été, afin d’y diffuser le Judaïsme et la ‘Hassidout. Voir, à ce sujet, la lettre n°8375. (2) Dans le traité Yoma 38b.
Lettre n°8503
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8503, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Mena’hem Av 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 24 Mena’hem Av, dans laquelle vous m’interrogez sur la Torah des enfants d’Israël et ses Mitsvot, de même que sur la voie qui doit être privilégiée. Nos Sages nous ont fait savoir, dans leur Michna, que : “ l’acte est essentiel ”. Certes, il est clair que : “ Dieu demande le cœur ”(1). Malgré cela, et pour reprendre la formulation des livres sacrés, celui qui aura la meilleure pensée mais, concrètement, ne donnera pas de Tsédaka à un pauvre n’aura pas accompli cette Mitsva et il aura même transgressé l’Interdiction : “ Tu ne retiendras pas ta main ”. En revanche, l’inverse n’est pas vrai, puisque celui qui donne de la Tsédaka dans un but intéressé n’en aura pas moins assuré la subsistance du pauvre et des membres de sa famille.
Dans sa portée morale, cette idée s’applique à tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, dont le but est de faire revivre celui qui a faim et qui a soif, c’est-à-dire l’âme divine d’un Juif, laquelle a effectivement faim et soif, puisqu’elle désire mettre en pratique les Mitsvot du Créateur.
J’ai bon espoir que toutes ces questions sont purement théoriques(2). A n’en pas douter, votre comportement quotidien est conforme aux enseignements de notre Torah, Torah de vie et à la pratique de ses Mitsvot, desquelles il est dit(3) : “ On vivra par elles ”. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Comment peut-on envisager, comme vous l’écrivez, de “ s’identifier ” réellement à Dieu et, simultanément, de se révolter contre Ses Injonctions ?
Notes
(1) Selon le traité Sanhédrin 106b. (2) Sans incidence sur l’action concrète de celui qui les pose. (3) Yé’hezkel 20, 11 et 13, 21.
Lettre n°8504
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8504, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Veille de Roch ‘Hodech Elloul 5722]
Je fais réponse(1) à votre question(2). Il est bien évident que l’étude des enfants d’Israël porte tout d’abord sur la Michna et seulement ensuite sur la Guemara. Je n’ai cependant pas reçu de directives précises, en la matière. Vous interrogerez donc ceux qui se sont, depuis toujours, consacrés à l’éducation basée sur les valeurs sacrées.
Notes
(1) Cette lettre est adressée au Rav Pin’has Aharon Weberman et elle a été rédigée à même son courrier de la veille de Roch ‘Hodech Elloul. Voir, à son sujet, la lettre n°8291. (2) Le Rav Weberman écrivait : “ Je mets personnellement en pratique la Mitsva : ‘Et, tu les enseigneras à tes fils’. Or, mon fils aîné, Its’hak Elyahou, aura huit ans, si Dieu le veut, le 13 ‘Hechvan prochain. Il a d’ores et déjà une bonne connaissance du ‘Houmach, avec le commentaire de Rachi. Que faire désormais ? Doit-il commencer d’emblée l’étude de la Guemara ou bien tout d’abord celle de la Michna ? En outre, qu’il s’agisse de Michna ou de Guemara, quel est le premier traité qui doit être étudié ? ”.
Lettre n°8505
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8505, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[1er jour de Roch ‘Hodech Elloul 5722]
Vous(1) verrez(2) le Ets ‘Haïm, porte 50, au chapitre 4 et le Likouteï Torah, Chir Hachirim, à la page 31a. D’après les ouvrages de médecine, le côté droit du cœur n’apporte aucun élément nouveau au sang. En effet, celui-ci y pénètre(3) alors qu’il parvient du côté gauche, où il se rassemble de tout le corps. Néanmoins, c’est là qu’il reçoit l’air(3) qui vivifie(3) l’homme, l’oxygène(4). Vous verrez aussi(5) le Chem Ha Guedolim du ‘Hida, dans la partie consacrée aux livres, à la lettre Guimel. C’est aussi(6) ce que disent le traité Pessa’him 94a et le Likouteï Torah, Parchat Emor, à la page 34a.
Notes
(1) Cette lettre est adressée au Rav Dov Altein et elle a été rédigée à même son courrier du jeudi de la Parchat Choftim. Voir, à son sujet, les lettres n°1596 et 4040. (2) Le Rav Altein écrivait : “ Le Tanya explique, à la fin du chapitre 9, que l’âme animale réside dans le côté gauche du cœur, qui est empli de sang, alors que l’âme divine se trouve dans le cerveau, à partir duquel elle se répand en tous les membres du corps, y compris le côté droit du cœur, en lequel il n’y a pas de sang. Or, ceci me paraît difficile à comprendre. N’y a-t-il pas du sang dans les deux côtés du cœur ? ”. (3) Le Rabbi souligne les mots : “y pénètre”, “l’air” et “vivifie”. (4) En anglais (et en français) dans le texte. (5) Le Rav Altein écrivait : “ Quand on parle des cinquante-trois Sidrot de la Torah, quelle est celle que l’on ne compte pas, puisqu’il y en a cinquante-quatre ? ”. (6) Le Rav Altein écrivait : “ Nos Sages disent qu’il y a, de la terre au ciel, un parcours de cinq cents ans de marche. Il en est de même d’un ciel à l’autre et cela est vrai aussi pour l’épaisseur de chaque ciel. S’agit-il là d’une mesure matérielle, alors que, de toute évidence, tous les cieux n’ont pas le même temps et le même espace ? Comment comprendre ce chiffre de cinq cents ? ”.
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam
Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android.
Télécharger Koulam