KOULAM Télécharger l’app

Iguerot Kodesh — lettres 8445 à 8464

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°8445

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8445, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Sivan 5722,

Brooklyn,

A madame ‘Haya Batya,

Je vous bénis et vous salue,

Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 10 Sivan, avec ce qui y était joint. J’ai également examiné avec intérêt le timbre que vous m’avez adressé(1). De façon générale, cette initiative est positive, pour différentes raisons. Néanmoins, je suis un peu surpris par la forme des Tables de la Loi(2) qui y sont figurées. Vous savez sans doute qu’elles doivent être cubiques, y compris par le haut et non arrondies. Nos Sages l’établissent dans différents textes, en particulier au traité Baba Batra 14a. Ceci a également été diffusé par le visuel de la page de garde des Conversations avec les jeunes. Mon but, en disant cela, n’est pas de formuler une critique stérile. Je veux simplement dire que, lorsque tous ces timbres seront utilisés, on corrigera tout cela pour la prochaine édition. Vous en ferez de même pour les autres documents sur lesquels figure le dessin des Tables de la Loi.

Bien que vous ne le disiez pas clairement, j’ai bon espoir que vous avez pris conseil, pour ces timbres, auprès des autres écoles du réseau(3). En effet, en la matière également, il faut s’efforcer que toutes fonctionnent de la même façon. Je suis surpris que vous ne me disiez rien de ce qui concerne votre école, de façon générale ou plus spécifiquement. Sans doute complèterez-vous tout cela à la prochaine occasion. Vous ne dites rien non plus de votre état de santé. C’est donc, je l’espère, le signe que tout va bien. Avec ma bénédiction afin que vous me donniez de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Destiné à être utilisé au sein des écoles ‘Habad de Terre Sainte. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°7582 et la longue explication du Rabbi, dans sa causerie du Chabbat Parchat Tissa 5741 (1981) et du jour de Sim’hat Torah 5742 (1982). (3) Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte.

Lettre n°8446

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8446, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Sivan 5722,

Brooklyn, New York,

Au distingué et agréable ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre

aux besoins communautaires, issu d’une grande famille, aux

comportements généreux, le Rav C.Z.(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’espère qu’à réception de la présente, vous serez déjà rentré de votre voyage(2). A n’en pas douter, vous ne manquerez pas de me faire savoir, en particulier, comment vous avez trouvé les membres de votre famille, de même que votre famille au sens large, c’est-à-dire les ‘Hassidim et nos frères, les enfants d’Israël. Il est sûrement inutile de vous souligner qu’en la matière, plus vous détaillerez et mieux cela sera. Je vous en remercie d’avance et je vous dis merci encore une fois.

Hier, monsieur Shargaï(3) m’a rendu visite. Bien entendu, parmi les points essentiels que nous avons abordés au cours de notre discussion, une place particulière a été accordée à la question des nouveaux immigrants et, notamment, au mémoire(4) qui, à l’époque, avait été envoyé d’ici, formulant la proposition que les endroits d’intégration et les bâtiments destinés aux jeunes immigrants soient intégrés au budget du logement et non à celui de l’éducation. Ce mémoire précise tout cela. A ma surprise, bien entendu agréable, j’ai appris qu’au cours d’une réunion de l’Agence juive, a été désigné un comité spécifiquement chargé de traiter cette question. Vous-même présidez ce comité, ce qui veut dire qu’en plus de l’influence positive que vous exercerez sur ses discussions et sur sa décision finale, vous pourrez aussi en hâter l’application, l’activer dans toute la mesure du possible.

Il me semble vous avoir déjà souligné, dans l’un de mes courriers(5), l’importance de l’empressement, comme l’explique l’Admour Hazaken, dans Iguéret Ha Kodech, au chapitre 21, à propos du sacrifice d’Its’hak, qui est mentionné à différentes reprises dans les prières des Juifs, de même que dans les discours des prédicateurs, faisant de la morale. Voici ce que dit notre saint maître, à cette référence : “ L’empressement de notre père Avraham, puisse-t-il reposer en paix, nous protège, nous-mêmes et nos enfants, pour l’éternité. Car, le sacrifice, par lui-même, ne peut pas être considéré comme une grande épreuve, eu égard à l’élévation de notre père Avraham, puisse-t-il reposer en paix ”. Il ajoute aussi que l’empressement est un signe de joie, manifesté par celui qui désire accomplir la Volonté de son Créateur et Lui procurer de la satisfaction. En l’occurrence, s’applique aussi la suite des propos de l’Admour Hazaken, à la même référence, soulignant que la valeur de l’empressement se manifeste, en particulier, dans l’acte de Tsédaka, lequel surpasse tous les autres, est bon pour nous, y compris dans ce monde et doit donc être anticipé, dans toute la mesure du possible. En l’occurrence, une intégration convenable des jeunes est bien un acte de Tsédaka, au sens le plus large et le plus profond, une Tsédaka perpétuelle pour la vie dans ce monde et pour celle du monde futur.

A n’en pas douter, vous savez tout cela. Néanmoins, nous avons reçu l’Injonction(6) de conseiller l’empressement précisément à ceux qui possèdent cette qualité, de façon naturelle. J’ai appris, ces jours-ci, que le responsable communautaire Petsherski et ses amis ont été libérés de prison et qu’ils ont pu retrouver leur place. Malheureusement, je n’en ai pas eu confirmation jusqu’à maintenant. Dieu fasse que cela soit bientôt confirmé. Avec mes respects et ma bénédiction afin que vous me donniez de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Chnéor Zalman Chazar. Voir, à son sujet, la lettre n°8254. (2) En Russie. Voir, à ce sujet, les lettres n°8494 et 8513. (3) Le Rav Chlomo Zalman Shargaï. Voir, à son propos, la lettre n°8429. (4) Il s’agit de la lettre n°8322. (5) Voir, à ce propos, les lettres n°2636, 2827 et 7398. (6) Dans le traité Makot 23a.

Lettre n°8447

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8447, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Sivan 5722,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chear Yachouv Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

Depuis bien longtemps, je n’ai pas eu de vos nouvelles, mais je présume que vous allez bien et que vous êtes en bonne santé, à la fois matériellement et spirituellement. Bien plus, selon la décision hala’hique du grand maître, le Rambam, au début du chapitre 4 de ses lois des opinions, “ la santé et l’intégrité du corps sont partie intégrante des voies de Dieu ”. Combien plus est-ce le cas pour la santé de l’âme et tout ce qui la concerne, ce qui inclut vos actions au sein de l’institut que vous avez le mérite et le succès de diriger. A ce propos, si des livres ont été édités par vos soins ou s’il y a eu d’autres publications, sans doute ne manquerez-vous pas de les adresser ici, selon l’usage positif que vous avez adopté, de par le passé. Je vous en remercie d’avance.

Pour l’heure, voici l’objet de la présente. J’ai appris, ces jours-ci, que le ministre de la justice vient de nommer une commission juridique chargée de proposer une série de lois qui remplaceront la législation civile, en particulier dans le domaine des contrats, des transactions commerciales et des locations. En effet, cette législation civile, actuellement en vigueur en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, est un vestige des administrations précédentes. Parmi les membres de cette commission, il y a également un représentant des religieux, l’avocat Lipchitz. En outre, cette commission peut consulter qui elle veut, si elle le juge bon, dans tous les domaines concernant ses attributions.

En outre, j’ai appris par des spécialistes de cette discipline, que de nombreuses corrections pourraient être faites, pour tout ce qui concerne les contrats et les transactions commerciales, du fait des confusions et des mélanges qui résultent des différentes législations. Autre point, qui est essentiel, l’opposition, de la part des non religieux, à instaurer le jugement de la Torah, serait minimale, en la matière, pour ce qui concerne le ‘Hochen Michpat(2). Mais, bien entendu, il reste nécessaire de compiler ce ‘Hochen Michpat, d’en réunir toutes les dispositions qui ont une incidence, en la matière et de les soumettre à cette instance, sous la forme qui convient. En effet, il est clair que la formulation est importante et qu’elle conditionnera la réussite de ce projet, l’établissement d’une législation civile basée sur notre Torah, Torah de vie. Il est bien évident que, si ce projet aboutit, on aura de bonnes chances de pouvoir faciliter l’effort et l’action qui permettront d’adopter, étape par étape, les lois de la Torah également dans les autres domaines juridiques de la Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie.

L’organisation d’un groupe d’érudits de la Torah qui se consacrera à tout cela, dans le domaine des contrats serait, à l’heure actuelle, très compliquée, pour différentes raisons, de manière intrinsèque comme d’un point de vue organisationnel et financier. J’ai donc pensé que le meilleur moyen de faire aboutir ce projet, puisqu’il convient d’agir en temps et en heure, serait le suivant. Les membres de votre Institut font d’ores et déjà des études dans ce domaine et, à n’en pas douter, quelques uns d’entre eux sont spécialistes des sujets énumérés ci-dessus. Peut-être est-il possible de sélectionner parmi eux, ceux qui s’acquitteront de cette mission. D’après ce que l’on dit, l’avocat, monsieur Lipchitz, est un homme agréable. D’un point de vue religieux sans doute sera-t-il lui-même intéressé à mettre tout cela en pratique. Ce projet pourrait donc aboutir avec succès.

Je m’en remets à votre intérêt(3) et à votre jugement. Je n’en dirai donc pas plus. Je serai satisfait de connaître votre réaction à tout cela et surtout les actions que vous introduirez dans le but de mettre ce projet en pratique, bien entendu sans s’écarter de l’idée centrale, selon laquelle “ cette Torah ne sera pas modifiée ”, mais, bien au contraire, en la gardant scrupuleusement. Avec mes respects, ma bénédiction et en saluant votre père, le Rav Chlita(4),

Notes

(1) Voir, à son sujet, les lettres n°7545 et 7571. (2) La partie du Choul’han Arou’h traitant des questions mentionnées ici. (3) Pour le projet. (4) Le Rav David Ha Cohen, le Nazir.

Lettre n°8448

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8448, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Sivan 5722,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav ‘Haïm Morde’haï Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai

bien reçu votre lettre de l’issue du Chabbat Parchat Beaalote’ha, de même que celle qui la précédait. Il est clair que si l’on n’accepte pas un Mikwé avec deux bassins superposés(2), il faut en placer deux sur le côté, l’un pour que l’eau de pluie le traverse et l’autre pour la contenir. Vous faites allusion au nylon et au plastique(3). Il me semble à peu près certain qu’il y a eu des changements(4), en la matière et qu’il y en a encore, de temps à autre, pour ce qui est des matières premières que l’on utilise dans leur fabrication. Le Rabbi Rachab considère que le caoutchouc contracte l’impureté(5). Il n’y a donc pas lieu de l’utiliser, à cet effet.

En un moment propice, on mentionnera votre nom et tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Notes

(1) Le Rav H.M. Perlov. Voir, à son sujet, la lettre n°8423. (2) Le Rav Perlov écrivait : “ Nous avons transmis, aux membres de la communauté chargés du Mikwé, la remarque du Rabbi Chlita sur la rectification nécessaire, avec un réservoir sous le sol et un passage sur le côté. Ils ont promis d’agir en ce sens ”. Voir, à ce sujet, la lettre n°8423. (3) Pour boucher les orifices du Mikwé. (4) De composition. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°5320.

Lettre n°8449

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8449, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Sivan 5722,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce dimanche, dans laquelle vous soulevez la question de votre logement(1), après votre mariage, en un moment bon et fructueux. De façon générale, nous avons entendu de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, que, d’après différents enseignements de nos Sages, on doit tenir compte de l’avis de la femme, maîtresse de maison, pour choisir l’endroit de cette maison, de même que la maison proprement dite. Bien plus, l’une des raisons en est la situation de l’environnement, car “ les relations font beaucoup ”(2). Compte tenu de ces éléments, il serait bon de vous installer à Kfar ‘Habad. Si cela est absolument impossible, pour une quelconque raison, vous choisirez, de toutes les autres propositions, celle qui convient le mieux, en vertu de ces critères.

Je connais votre père, le distingué ‘Hassid qui craint Dieu, Chlita. Je ne l’ai pas rencontré, mais nous avons correspondu. J’ai donc bon espoir que vous avez un temps fixé pour l’étude de la dimension profonde de la Torah, laquelle, en notre génération, a été révélée par la ‘Hassidout. Cette étude sera quotidienne et vous lui consacrerez plus de temps, le Chabbat qui est saint pour Dieu, comme le souligne le Ari Zal qui vit encore. Si de tout temps et en tout lieu, cela a été une nécessité, combien plus est-ce le cas à notre époque et en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, ainsi qu’il est dit : “ Les yeux de l’Eternel ton Dieu sont toujours tournés vers elle, du début de l’année à la fin de l’année ”. Avec ma bénédiction afin que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°8277. (2) Selon le traité Sotta 7a.

Lettre n°8450

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8450, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Sivan 5722,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 24 Sivan, dans laquelle vous me décrivez la situation, concernant la vie de couple de votre fils. De façon générale, la réponse à une telle question ne peut être donnée que directement à la personne concernée. En effet, elle seule est en mesure d’apporter toutes les précisions nécessaires, car selon les termes de nos Sages(1) : “ Un homme ne peut savoir ce qu’il y a dans le cœur de son prochain ”.

Malgré tout, compte tenu de l’importance et de la valeur de l’enjeu, de même que par respect, j’exprimerai ici mon avis, en me basant sur la décision hala’hique de notre Torah, Torah de vie, selon laquelle la paix est grande, en particulier quand elle règne entre un homme et son épouse, au lieu des divergences d’opinion qui peuvent les opposer. Il y a, là aussi, un enseignement précis, qui est cité à la fin des lois de la tromperie, de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, soulignant à quel point il convient d’être prudent pour ne pas faire souffrir une femme, pour s’efforcer de l’honorer. Or, d’après ce que l’on peut déduire de votre lettre, la crainte de Dieu n’est nullement en cause ici(2). Bien au contraire, elle-même est parfaitement orthodoxe, respecte la Torah et les Mitsvot.

Puisse donc Dieu, Qui possède la paix, la faire régner dans le foyer de votre fils, en abondance. De la sorte, la bénédiction sera abondante également et vous consulterez, à ce propos, la conclusion du Midrash Esther Rabba. Tout est effet de la divine Providence et nos Sages disent(3) que l’on conseille l’empressement uniquement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité. En l’occurrence, vous êtes un Rav et vous vous efforcez sûrement de diffuser les sources de la ‘Hassidout en tout endroit où s’exerce votre influence. L’assurance nous a été donnée(4) que : “ l’on vient en aide à celui qui désire se purifier ”. On connaît aussi la précision de l’Admour Hazaken(5), auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, selon laquelle cela veut dire qu’il est également nécessaire de purifier les autres. Avec mes respects et ma bénédiction afin que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Dans le traité Pessa’him 54b. (2) L’origine du problème conjugal n’est pas un écart de la Torah et des Mitsvot, de la part de cette femme. (3) Dans le traité Makot 23a. (4) Dans le traité Yoma 38b. (5) Voir le Likouteï Torah, commentaires de Chemini Atséret, à la page 88b.

Lettre n°8451

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8451, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Sivan 5722,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me précisez votre état de santé et vous m’indiquez l’avis des médecins. Vous aurez raison d’écrire que beaucoup de cas sont similaires au vôtre ou peut-être même encore plus graves. Si l’on adopte le comportement adapté, on peut faire disparaître un calcul sans qu’une intervention chirurgicale soit nécessaire. Pour cela, il faut, en particulier, prendre des bains chauds, boire de grandes quantités d’un liquide contenant, par exemple, une graisse végétale. Il serait bon de consulter les médecins, à ce sujet. Votre lettre n’indique pas clairement où se trouve ce calcul. Parfois, on peut l’atteindre, avec une pince adaptée et le broyer. En pareil cas, l’évacuation s’en trouve facilitée. En tout état de cause, Dieu guérit toute chair et Il accomplit des merveilles. Il vous accordera donc la guérison, par l’intermédiaire du traitement adapté et du médecin qui convient.

Il est sûrement inutile de vous expliquer longuement la nécessité d’intensifier votre pratique de la Torah et des Mitsvot. Ceci s’ajoute à l’Injonction, essentielle également, de connaître, à tout moment, l’ascension dans le domaine de la sainteté. Un tel ajout élargit la bénédiction de Dieu, c’est bien évident. Vous avez sûrement connaissance des trois études bien connues qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Tout au moins les adopterez-vous à l’avenir. Avec ma bénédiction afin que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°8452

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8452, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Sivan 5722,

Brooklyn,

Lors de la naissance d’une fille, notre coutume(1) consiste à lui donner un nom lors de la prochaine lecture de la Torah(2). Et, celui qui désire retarder l’attribution du nom, à l’origine de la vitalité de celui qui le porte, doit encore apporter la preuve qu’il a effectivement le droit de le faire. Nos Sages disent(3) que : “ une femme doit être considérée comme ayant reçu la circoncision ” et il est clair qu’il en est ainsi depuis sa naissance(4).

J’ai vu ce que dit le Taameï Ha Minhaguim, à ce sujet, mais nous ne prenons pas de responsabilité en ce qui concerne les rumeurs.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°7641. (2) Celle qui fait immédiatement suite à la naissance. (3) Dans le traité Avoda Zara 27a. (4) De ce fait, on attend la circoncision pour un garçon, alors que le nom doit être attribué au plus vite, pour une fille.

Lettre n°8453

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8453, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה, mardi de la

Paracha : “ Voici, le bâton d’Aharon(1)

a fleuri… et produit des amandes ”,

Roch ‘Hodech Tamouz 5722, mois

de la délivrance, Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de l’issue du Chabbat 21 Sivan(2). C’est aujourd’hui le Roch ‘Hodech Tamouz, mois de la libération, celle de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël. Or, “ le corps suit la tête ”(3). Puisse donc Dieu élever la tête(4) de chacun, à la fois en ce qui le concerne personnellement et dans les domaines publics en lesquels il doit agir. Car, il incombe à tous de s’engager dans les domaines en lesquels celui dont nous célébrerons la libération et la joie fit don de sa propre personne. Et, lui-même ordonna de l’imiter à ses disciples, à ceux qui suivent ses voies et, plus généralement, à tous ceux qui sont liés à lui, au sein de tout Israël.

Que ces actions soient donc conformes à ce qu’elles doivent être, réalisées avec empressement(5) de la part de l’homme et avec rapidité(6), dans la révélation de l’aide de Dieu. De la sorte, s’accomplira ce qui est leur finalité profonde : “ Nous sommes les travailleurs du jour ”(7), qui illuminent et qui éclairent, jusqu’à ce que la clarté apparaisse ici-bas et que nous voyions la lumière(8). Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération, de même que pour donner de bonnes nouvelles, en général et plus spécifiquement,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ L’un des sept bergers d’Israël, selon le Torah Or, Parchat Mikets, à la page 32b, d’après les Tikounim sur le Zohar ‘Hadach, à la page 104a. Or, chaque âme porte en elle le niveau de ces sept bergers, selon le début du chapitre 42 du Tanya ”. (2) Cette lettre fut envoyée à plusieurs personnes, à différentes dates. A ce sujet, on verra aussi la lettre n°8471 et le Likouteï Si’hot, tome 5, à la page 332. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Erouvin 41a, qui dit : ‘après son décès…’ ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Likouteï Torah, au début de la Parchat Bamidbar ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir Iguéret Ha Kodech, au chapitre 21 ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Kora’h ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Erouvin 65a, selon le commentaire du Tséma’h Tsédek, qui est rapporté dans Likouteï Dibbourim, à la page 420 et dans le Séfer Ha Maamarim 5708, à partir de la page 292 ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Kora’h, à la même référence ”.

Lettre n°8454

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8454, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Roch ‘Hodech Tamouz 5722]

Le(1) chapitre 7 de Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna affirme(2) que le soleil : “ a environ cent soixante-sept fois la taille du globe terrestre ”, conformément à l’affirmation du Rambam, qui est énoncée dans ses lois des fondements de la Torah, chapitre 3, au paragraphe 8. Celui-ci indique même, avec plus de précision, dans son introduction au commentaire de la Michna : “ cent soixante-six fois et trois huitième ”.

Il semble que votre difficulté découle de l’affirmation, en apparence(3) divergente, qui est formulée par les astronomes actuels, puisque ceux-ci parlent de 5/4 millions de fois et peut-être même plus. Néanmoins, comme c’est le cas pour toutes les questions “ scientifiques ” qui sont similaires à celle-ci, celui qui formule cette interrogation ignore lui-même(3) la science !

En l’occurrence, l’astronomie parle de 5/4 millions de fois et peut-être même plus à propos du “ volume ”(4) du soleil, alors que le Rambam fait référence à son “ diamètre ”(4). S’agissant de ce dernier, les manuels d’astronomie récents disent environ(3) cent dix fois au lieu de cent soixante-dix. Toutefois, la mesure du diamètre du soleil prend en compte certaines couches, mais non l’ensemble de celles-ci(3). En effet, les astronomes actuels considèrent que les couches les plus extérieures se modifient, se contractent et se dilatent, de temps à autre, d’une manière assez large. Ces couches ne sont pas toutes visibles à l’œil(3) et l’on constate uniquement leur effet. Il est, en conséquence, difficile de les mesurer. En effet, on ne tient pas compte de leur “ protubérance ”(4). Néanmoins, au moins certaines fois, on a pu observer leur dilatation et on l’a mesurée. On a alors(3) pu constater que le diamètre du soleil faisait plus(3) de cent soixante-dix fois celui de la terre. Puis, par la suite, il y a eu une contraction. Mais, ce point ne sera pas développé ici.

Notes

(1) Cette lettre est adressée au Rav Ephraïm Eliézer Yalles, de Philadelphie. Voir, à son sujet, la lettre n°8288. (2) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 10, à la page 180. (3) Le Rabbi souligne les mots : “en apparence”, “lui-même”, “environ”, “mais non l’ensemble de celles-ci”, “à l’œil”, “alors” et “plus”. (4) En anglais (et en français) dans le texte.

Lettre n°8455

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8455, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Tamouz 5722,

Brooklyn,

A madame Ra’hel(1),

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 26 Sivan et à celle qui la suivait. Je vous remercie pour les bonnes nouvelles que vous me communiquez, concernant le jardin d’enfants et l’école, de même que la fête de conclusion(2). Sans doute s’efforce-t-on(3), dans votre école et dans toutes les autres, appartenant au réseau(4), de rester en contact avec les élèves(5) également pendant les vacances, d’autant que celles-ci durent plusieurs semaines. En effet, nos Sages disent(6) que : “ Si tu M’abandonnes pendant un jour, Je t’abandonnerai pendant deux jours ”. Il est différentes façons de maintenir un tel lien, diverses manières de le faire, qui, en outre, ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre et d’un endroit à l’autre. En la matière, “ le salut provient des nombreux conseillers ”. Puisse Dieu faire qu’en ce domaine également, on constate la réussite, surtout si l’on tient compte de l’importance et de la valeur de l’enjeu.

En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez.

Notes

(1) Madame Ra’hel Zamir. Voir, à son sujet, la lettre n°8315. (2) De l’année scolaire. (3) Voir, à ce propos, les lettres n°5699 et 8440. (4) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (5) Le Rabbi précise : “ garçons et filles ”. (6) Dans le Yerouchalmi, à la fin du traité Bera’hot.

Lettre n°8456

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8456, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Tamouz 5722,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Chmouel(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre livre Eved Ha Méle’h(2), qui est un commentaire des Tehilim. Puisse Dieu faire que vous redoubliez d’ardeur en la Torah, en commentant sa Loi écrite et sa Loi orale, non seulement sa partie révélée mais aussi sa dimension profonde, laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout. En effet, la Torah est unique et, bien plus, le saint Zohar explique, dans la Parchat Beaalote’ha, “ lorsque tu élèveras les lumières ”, à la page 152a, que la partie profonde de la Torah est son âme, par rapport à sa partie révélée, qui est son corps.

Si, toujours et en tout lieu, cela a été une nécessité, combien plus est-ce le cas en notre génération, celle du talon du Machia’h et en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, “ vers laquelle toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”. Et, l’on connaît la sainte épître du Baal Chem Tov(3), selon laquelle, lorsque ses sources se répandraient à l’extérieur, le roi Machia’h viendrait. Avec mes respects et ma bénédiction,

N. B. : Je formulerai quelques remarques sur votre livre, bien que j’en aie consulté uniquement l’épreuve. Toutefois je ne dispose que de peu de temps(4).

Au début du livre, à la page 3b, il est dit : “ Nous avons reçu l’Injonction ”(5). Or, cette formulation ne semble pas être la bonne, car cet enseignement est énoncé d’une manière accessoire(6), seulement parce qu’il est dit : “ Heureux l’homme qui n’a pas… ”. Il ne s’agit donc pas d’une Injonction qui est spécifiquement faite par ce verset. Bien plus, on peut penser qu’une telle Injonction n’existe pas, qu’il ne s’agit, en tout et pour tout, que d’un bon conseil. Vous consulterez le début du chapitre 6 des lois des opinions, du Rambam. C’est donc pour cela qu’il faut s’efforcer de s’éloigner de leur compagnie “ afin que ”(6) et : “ ainsi qu’il est dit : heureux l’homme… ”. Le verset souligne bien : “ afin que ”(6) et Il ne parle pas d’une Interdiction(7). Cette interprétation permet de comprendre simplement l’affirmation suivante de nos Sages, dans le traité Avoda Zara 18b : “ Le verset dit, à leur propos : ‘Heureux l’homme…’, car ceci conduit(6) à… ”. Il ne s’agit donc pas(6) d’une Injonction spécifique(6).

A la même référence, à la page 4a(8), il est dit : “ Nous avons reçu l’Injonction d’étudier avec ardeur… de ne pas négliger l’étude de la Torah ” et vous mentionnez la référence, précédemment citée du traité Avoda Zara, qui précise : “ de peur qu’un homme dise…(9) ”. Il semble que, là encore, la formulation ne soit pas précise. Il est dit, en effet : “ Je pourrai donc au moins dormir. C’est pour cela que le verset dit : ‘Tu t’y consacreras jour et nuit’ ”. Ces mots n’ont pas pour but de condamner la négligence de la Torah, car il est bien clair que celle-ci est une faute. A son propos, il est affirmé, dans le traité Sanhédrin 99a : “ Il a humilié la Parole de Dieu ”. En fait, ce verset fait référence au sommeil, car il est évident que celui qui dort ne néglige pas l’étude de la Torah, cela va sans dire.

Vous commentez les détails d’application de la Mitsva : “ Elle ne quittera pas ”(10). Vous consulterez, à ce propos, l’explication précise qui figure dans les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, au chapitre 3. A la fin du livre, à la page 85b, je suis surpris que vous ne citiez pas, à propos du verset : “ Toute âme loue l’Eternel ”, le commentaire de nos Sages, dans le Midrash Béréchit Rabba, à la fin du chapitre 14, selon lequel il convient de louer Dieu pour chaque respiration(11). Bien plus, le Midrash Devarim Rabba, à la fin du chapitre 2, précise même : “ est tenu(6) de louer ”.

Notes

(1) Le Rav C.Hominer, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°5171. (2) “ Le serviteur du roi ”. (3) Imprimée au début du Kéter Chem Tov. (4) Ce qui explique que ces remarques soient peu nombreuses. (5) Commentant le verset : “ Heureux l’homme qui n’a pas suivi le conseil des impies ”, cet ouvrage dit que : “ nous avons reçu l’Injonction de nous éloigner de la compagnie des impies, de ne pas passer devant eux, pas même rapidement. Bien entendu, on ne restera pas auprès d’eux et l’on ne prendra pas place en leur compagnie ”. (6) Le Rabbi souligne les mots : “ accessoire ”, “ afin que ”, “ afin que ”, “ conduit ”, “ pas ”, “ spécifique ” et “ tenu ”. (7) Il s’agit donc uniquement d’un bon conseil. (8) Commentant le verset : “ Il sera comme un arbre planté au bord des cours d’eau ”. (9) “ Je n’ai pas été au théâtre et au cirque, je n’ai pas vu les gladiateurs. Je pourrai donc au moins dormir. C’est à ce propos que le verset dit : ‘Tu t’y consacreras jour et nuit’ ”. (10) La Torah ne quittera pas ta bouche. (11) Nechama, l’âme, étant de la même étymologie que Nechima, respiration.

Lettre n°8457

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8457, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[3 Tamouz 5722]

Vous m’écrivez(1) à propos du Erouv de la ville(2). Néanmoins, il existe de nombreuses dispositions, en la matière. Sans la participation d’un Rav expérimenté(3) en ces lois, en particulier(3), il n’y a donc pas lieu de le faire.

S’agissant du règlement de la Hévra Kadicha(4), vous vous adresserez à celle qui fonctionne auprès de l’association ‘Habad.

Notes

(1) Cette lettre est adressée au Rav Pin’has Aharon Weberman. Elle est rédigée à même son courrier, daté du jeudi de la Parchat Kora’h. Voir, à son sujet, la lettre n°9291. (2) Y permettant le transport d’objets, dans le domaine public, pendant le Chabbat. (3) Le Rabbi souligne les mots : “ expérimenté ” et “ en particulier ”. (4) Association du dernier devoir.

Lettre n°8458

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8458, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Tamouz 5722,

Brooklyn,

Aux auxiliaires féminines du Beth Rivka de Montréal,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du Roch ‘Hodech Tamouz, avec la liste qui lui était jointe, celle des participantes auxquelles Dieu accordera de longs jours et de bonnes années, de même qu’une brève description de l’action que vous avez menée au profit du Beth Rivka. Dieu fasse que votre effort apporte ses justes fruits et, tout d’abord, que les élèves soient à l’image de ce que l’on attend de jeunes filles juives, chacune étant définie comme une fille de Sarah, de Rivka, de Ra’hel et de Léa, pénétrées de vitalité et de clarté ‘hassidiques, dans leur existence quotidienne.

Heureux est le sort de toutes celles qui apportent leur aide, en ce domaine. Que Dieu les bénisse et qu’Il leur accorde la satisfaction de tous leurs besoins, à la fois matériels et spirituels, d’autant que nous nous trouvons en des jours propices, à proximité de la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz, celle de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël. Avec ma bénédiction,

Lettre n°8459

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8459, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Tamouz 5722,

Brooklyn,

Au jeune Saadya(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 4 Tamouz, dans laquelle vous sollicitez ma bénédiction. Dans la prière, nous mentionnons également le nom de la mère. En conséquence, vous me préciserez, pour chacun de ceux que vous citez, leur nom et celui de leur mère. De la sorte, on mentionnera chacun d’entre eux près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’indiquez.

Vous évoquez des personnes dont les enfants sont malheureusement décédés. Sans doute leur expliquerez-vous qu’elles doivent respecter, avec encore plus de scrupule, les dispositions et les lois de la pureté familiale. Elles rechercheront donc un Rav, enseignant la Hala’ha, qui leur en fera connaître tous les détails, afin qu’elles les mettent en pratique à l’avenir, dans toute la mesure du possible. Quant à celles qui n’ont pas encore eu la bénédiction d’avoir des enfants, elles respecteront également, d’une manière scrupuleuse, les dispositions et les lois de la pureté familiale. En outre, elles vérifieront si leurs fiançailles n’ont pas eu pour effet d’humilier un Juif ou une Juive(2), de sorte qu’il soit nécessaire de leur présenter des excuses, conformément à la Hala’ha. Par ailleurs, il serait bon que les unes et les autres fassent vérifier leurs Tefillin et les Mezouzot de leur maison, afin de s’assurer qu’elles sont conformes à la Hala’ha. Les femmes respecteront l’usage positif des filles d’Israël vertueuses, qui consiste à prélever de la Tsédaka, avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes.

Vous-même me transmettez ces requêtes et vous êtes un élève de Yechiva. Vous devez donc redoubler d’élan et d’ardeur en l’étude de la Torah et en la pratique des Mitsvot, de la meilleure façon. Outre leur importance intrinsèque, ces pratiques sont aussi le canal et le réceptacle permettant de recevoir la bénédiction de Dieu en tous ses besoins et pour que soit positivement exaucé le souhait de votre cœur, en ce qui vient d’être dit. Avec ma bénédiction afin que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) S. Dahan, de Sunderland, Royaume-Uni. (2) A qui le mari ou la femme aurait promis le mariage, sans tenir parole.

Lettre n°8460

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8460, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Tamouz 5722,

Brooklyn,

Au jeune Binyamin Yossef,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 27 Sivan. En un moment propice, on mentionnera votre nom dans la prière afin que soit exaucé le souhait de votre cœur. Tout comme vous m’avez transmis cette requête, Dieu fasse que vous m’en donniez de bonnes nouvelles. En outre, j’ai bon espoir qu’il est inutile de vous expliquer longuement le point suivant.

En effet, conformément à l’enseignement du Baal Chem Tov, un homme doit tirer de tout ce qu’il voit ou entend un enseignement pour le service du Créateur. En l’occurrence, vous devez vous tenir le raisonnement a fortiori suivant. Dans le milieu en lequel vous évoluez(1), on obéit aux instructions d’un homme de chair et d’os sans les remettre en cause, sans en rechercher les raisons et les explications. Combien plus doit-il donc en être ainsi pour l’Injonction, du Roi suprême, le Saint béni soit-Il ! En effet, l’acte est essentiel et le comportement quotidien doit donc être conforme aux enseignements de notre Torah, Torah de vie et à la pratique des Mitsvot desquelles il est dit(2) : “ On vivra par elles ”. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela et en saluant vos amis,

Notes

(1) A l’armée. (2) Yé’hezkel 20, 11 et 13, 21.

Lettre n°8461

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8461, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Tamouz 5722,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yaakov Yossef(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’écrivez à propos d’enfants adoptés. S’il n’est pas certain(2) que leur mère est juive, un Rav doit être consulté. Celui-ci déterminera s’il est nécessaire de convertir ces enfants et comment ils doivent l’être. Puis, le Rav s’efforcera d’effectuer cette conversion. En effet, ces enfants sont élevés parmi les Juifs et ils se mêleront à eux en tout état de cause(3). Bien entendu, leur éducation doit être basée sur la Torah et les Mitsvot.

Notes

(1) Le Rav Y.Y. Gurkov, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°8409. (2) Le Rabbi souligne le mot : “ certain ”. (3) Ce qui justifie une conversion la plus rapide possible.

Lettre n°8462

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8462, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Tamouz 5722,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint et assume

une mission sacrée(1), le Rav Meïr Tsvi(2) Ha Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, sollicitant une bénédiction, qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. La divine Providence vous a accordé le mérite et le succès d’enseigner la Torah aux enfants d’Israël, c’est-à-dire d’humecter ceux qui humecteront à leur tour(3). Sans doute vous consacrez-vous donc également à l’enseignement profond de la Torah qui, à notre époque, a été révélé par la ‘Hassidout.

Telle est, en effet, la voie qui conduit à l’amour et à la crainte de Dieu, comme l’expliquent les lois des fondements de la Torah, de notre maître le Rambam, au début du chapitre 2, de même que différents autres textes. Autre point, qui est essentiel, la pratique concrète établit qu’il en est bien ainsi. En effet, il est impossible d’éprouver l’amour et la crainte de Dieu sans y méditer de la manière qui convient. C’est une évidence. Vous consulterez également l’introduction du ‘Hovat Ha Levavot. Vous avez sûrement connaissance du récit de la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz, celle de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël. Avec mes respects et ma bénédiction afin que vous me donniez de bonnes nouvelles,

Notes

(1) L’enseignement basé sur les valeurs sacrées. (2) Le Rav M.T. Erentreu, de Manchester. (3) De transmettre la Torah à des disciples qui, à leur tour, sauront l’enseigner aux autres.

Lettre n°8463

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8463, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Tamouz 5722,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lette du 6 Tamouz. En un moment propice, on mentionnera votre nom et ceux des membres de votre famille près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Bien évidemment, ceci inclut également la réussite pour les activités des femmes et jeunes filles ‘Habad de votre ville.

En effet, ces jours sont propices, étant à proximité de la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz, celle de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

C. M. Simpson,

N. B. : Vous faites allusion à des grains de beauté. Selon certains médecins, le fait de les ôter conduit le corps à en produire d’autres, ce qui n’est pas le cas, en revanche, quand on ne les touche pas, en tout cas d’après ce qu’ils disent. Il n’y a pas lieu non plus de les ramollir ou de les gratter. En outre, ceux-ci ne vous indisposent pas. Cela est préférable et c’est, de plus, un bon signe. Il faut donc consulter un autre médecin à propos de tout cela. S’il y a des divergences d’opinion entre les médecins, il est préférable de s’abstenir.

Lettre n°8464

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8464, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Tamouz 5722,

Brooklyn, New York,

A l’attention de monsieur Moché Aram(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, avec plaisir, par votre lettre du 23 Sivan, que vous avez visité Kfar ‘Habad, avec vos amis et que vous avez eu un échange avec nos responsables, sur les problèmes de ce village. Sans doute en résultera-t-il des conséquences concrètes et des réalisations effectives. De fait, ce moment est propice pour cela, puisque j’ai reçu à la fois votre lettre et l’information du comité de Kfar ‘Habad à proximité des jours propices de la libération de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera(2).

Vous savez sûrement ce qui s’est passé, à cette époque-ci, en ce moment-là, jusqu’à la libération de mon beau-père, le Rabbi, dans le pays où il résidait auparavant(3), à l’issue du long combat qu’il mena pour protéger les valeurs de notre peuple, malgré la dictature, le régime puissant et arrogant. Bien plus, il a emporté la victoire et l’on en constate encore les fruits et les fruits des fruits. De fait, nous pouvons en déduire(4) le pouvoir d’un seul Juif, dès lors que celui-ci prend une ferme résolution et fait effectivement don de sa propre personne. Ceci invite et incite à l’action chacun d’entre nous, puisque la divine Providence nous a accordé le mérite de vivre et d’agir dans des pays libres, sans la moindre persécution, sous des conditions infiniment plus agréables et plus faciles(5). Avec mes respects, ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°8386. (2) Les 12 et 13 Tamouz. (3) En Russie soviétique. (4) Voir, à ce sujet, les lettres n°8465, 8466 et 8644. (5) Qu’en Russie.

← Lettres précédentes Lettres suivantes →
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android. Télécharger Koulam