Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°8424
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8424, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech Sivan 5722,
Brooklyn, New York,
A tous les participants au dîner annuel
de l’institution éducative Ohaleï Torah,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été heureux d’avoir connaissance de votre célébration annuelle. Dieu fasse qu’elle connaisse une grande réussite, à la fois matérielle et spirituelle. Celle-ci a lieu quelques jours après Chavouot, temps du don de notre Torah. J’ai donc bon espoir que tous les participants et les responsables apporteront avec eux, à ce dîner, la trace et l’esprit de la fête de la réception de la Torah, en particulier ce qui la relie à l’éducation basée sur les valeurs sacrées. En effet, comme le disent nos Sages, dont la mémoire est une bénédiction, la sainte Torah ne put être donnée avant que les enfants d’Israël fassent des enfants leurs garants, attestant ainsi que cette Torah serait gardée et respectée. Ils proclamèrent donc(1) que : “ nos enfants seront nos garants ”(2).
Lorsque les enfants d’Israël présentèrent cette garantie et que Dieu l’accepta, il fut clair que celle-ci était la bonne et qu’il devait en être concrètement ainsi. En d’autres termes, les Juifs ont la capacité pleine(2) et sûre(2) de mettre en pratique, dans leur existence, le fait que : “ nos enfants seront nos garants ”, grâce à une éducation de Torah, basée sur les valeurs sacrées. Il suffit de le vouloir sincèrement.
En conséquence, j’espère que tous les responsables, donateurs et amis de l’institution éducative Ohaleï Torah(2), dans l’esprit de la fête de la réception de la Torah, saisiront l’opportunité qui leur est offerte par cette célébration annuelle afin d’apporter l’aide qui convient, non seulement pour renforcer cette institution, mais aussi pour l’agrandir. Par ce mérite, Dieu élargira l’aide qu’Il accorde à chacun et à chacune, avec les membres de sa famille, en tous les besoins, à la fois matériels et spirituels, conformément à la promesse énoncée par la Torah : “ Elle est un arbre de vie pour ceux qui se renforcent en elle et ceux qui la soutiennent sont heureux ”(3). Avec mes respects, ma bénédiction, selon les termes de notre maître, mon beau-père, le Rabbi, pour “ recevoir la Torah avec joie et de manière profonde ”,
Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Midrash Chir Hachirim Rabba, à propos du verset : ‘Attire-moi, après Toi nous courrons’. Midrash Tehilim, à propos du verset : ‘De la bouche des nourrissons et des enfants qui tètent’, avec une formulation quelque peu différente ”. (2) Le Rabbi souligne les mots : “nos enfants seront nos garants”, “pleine”, “sûre” et “Ohaleï Torah”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir, aussi, le Zohar, tome 3, à la page 53b et l’enseignement de l’Admour Hazaken, à ce propos, cité et commenté dans le discours ‘hassidique intitulé : ‘Elle est un arbre de vie’, de Sim’hat Torah 5699, à la page 68, de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera ”.
Lettre n°8425
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8425, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech Sivan 5722,
Brooklyn, New York,
A l’association des femmes de Brownsville et East
New York, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai appris, avec plaisir, que votre déjeuner et réunion de conclusion aura lieu, si Dieu le veut, à Issrou ‘Hag, au lendemain de Chavouot, temps du don de notre Torah. Bien entendu, dans les domaines de la sainteté, de la Torah et des Mitsvot, il n’y a pas de conclusion, au sens propre du terme. On peut envisager une interruption, mais celle-ci n’est pas une fin en soi. Elle n’est qu’un moyen de renouveler, avec des forces accrues, tout ce qui a trait à cette sainteté, à cette Torah et à ces Mitsvot, qui sont l’objectif de l’association des femmes. Cette finalité véritable de l’interruption ou encore de la réunion de conclusion doit se manifester également dans la manière dont celle-ci se déroule.
Tel est, précisément, le contenu de cette fête de Chavouot et de la réception de la Torah. En effet, il est bien clair que l’on donne la Torah et qu’on la reçoit chaque jour de l’année(1). Malgré cela, lors de la fête du don de la Torah, on reçoit des forces fraîches et renouvelées pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, ce qui inclut, en particulier le soutien à l’étude de la Torah et aux institutions de Torah basées sur les valeurs sacrées.
Dieu fasse que l’événement soit fructueux, matériellement et spirituellement, qu’il apporte la motivation
aux membres(2) et aux amis, de sorte que la réunion de conclusion soit une véritable préparation pour la réunion d’ouverture, avec des forces rafraîchies, renouvelées et décuplées, avec la chaleur et l’enthousiasme ‘hassidiques, en bonne santé à la fois physique et morale. Avec ma bénédiction de réussite et pour donner de bonnes nouvelles, en général et de façon spécifique, de même que pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde,
Je vous joins un reçu, émanant du bureau chargé des actions discrètes. Que le mérite en protège tous les membres(2), avec tous les leurs.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, le Séfer Ha Si’hot 5751 (1991), tome 2, à la page 584. (2) Le Rabbi emploie ce terme au féminin.
Lettre n°8426
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8426, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech Sivan 5722,
Brooklyn, New York,
Aux élèves achevant leur scolarité à l’école élémentaire
Beth Rivka de Montréal, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
En réponse à votre demande, à l’occasion de la première fête de fin de scolarité de l’école élémentaire Beth Rivka de Montréal, le Rabbi Chlita a bien voulu vous adresser l’extrait ci-joint(1), destiné à votre album annuel. Simultanément, le Rabbi Chlita a exprimé son fervent espoir que les élèves achevant leur scolarité garderont toujours la conscience de ce qui doit être leur objectif, de ce que l’on attend d’elles, après qu’elles aient fréquenté Beth Rivka, bien plus qu’elles aient été les premières à y achever leur scolarité. Elles doivent donc donner un exemple vivant et inspirant de ce que doit être le comportement quotidien de jeunes filles juives, au véritable et plein sens du terme, descendantes de nos mères Sarah, Rivka, Ra’hel et Léa, c’est-à-dire une vie véritable, selon la Torah, Torah de vie et ses Mitsvot, desquelles il est dit(2) : “ On vivra par elles ”.
De même, le Rabbi Chlita vous adresse sa sainte bénédiction afin que vous ayez le succès le plus large, à la fois matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction pour une joyeuse fête(3), pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde,
Notes
(1) Il s’agit de la lettre suivante. (2) Yé’hezkel 13, 21 et 20, 11. (3) De Chavouot.
Lettre n°8427
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8427, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech Sivan 5722,
Brooklyn, New York,
Je vous bénis et vous salue,
Dans les domaines de la Torah et des Mitsvot, il n’existe pas de conclusion, au sens propre du terme, c’est bien évident, de sorte que l’on peut uniquement parler d’une interruption. Pour autant, celle-ci n’est pas un but en soi, mais uniquement un moyen de renouveler tout ce qui a trait à la sainteté, à la Torah et aux Mitsvot. Et, cette raison d’être véritable de l’interruption doit apparaître à l’évidence dans la conclusion, dans la manière de la réaliser. Tel est, précisément, le contenu de cette fête de Chavouot et de la réception de la Torah. En effet, il est bien clair que l’on donne la Torah et qu’on la reçoit chaque jour de l’année(1). Malgré cela, lors de la fête du don de la Torah, on reçoit des forces fraîches et renouvelées pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot(2).
Votre célébration aura lieu quelques jours après Chavouot, temps du don de notre Torah. En conséquence, j’espère que les participants et les responsables y apporteront avec eux la trace et l’esprit de la fête de la réception de la Torah, en particulier ce qui la relie à l’éducation basée sur les valeurs sacrées. En effet, comme le disent nos Sages, dont la mémoire est une bénédiction, la sainte Torah put être donnée uniquement quand les enfants d’Israël firent des enfants leurs garants, attestant ainsi que cette Torah serait gardée et respectée. Ils proclamèrent donc que : “ nos enfants seront nos garants ”(3).
Lorsque les enfants d’Israël présentèrent cette garantie et que Dieu l’accepta, il fut clair que celle-ci était la bonne et qu’il devait en être concrètement ainsi. En d’autres termes, les Juifs ont la capacité pleine(3) et sûre(3) de mettre en pratique, dans leur existence, le fait que : “ nos enfants seront nos garants ”, grâce à une éducation de Torah basée sur les valeurs sacrées. Il suffit de le vouloir sincèrement(4). Avec ma bénédiction de réussite, pour donner de bonnes nouvelles, en général et d’une manière spécifique, de même que pour recevoir la Torah avec joie et profondément,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, le Séfer Ha Si’hot 5751 (1991), tome 2, à la page 584. (2) Voir la lettre n°8425. (3) Le Rabbi souligne les mots : “nos enfants seront nos garants”, “pleine” et “sûre”. (4) Voir la lettre n°8424.
Lettre n°8429
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8429, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
veille de la fête de Chavouot 5722,
Brooklyn, New York,
A l’attention du distingué et agréable ‘Hassid
qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav C.Z. Shargaï(1),
Je vous salue et vous bénis,
A l’occasion de la fête de Chavouot, temps du don de notre Torah, qui arrive, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, j’adresse, par la présente, à vous-même et à tous les vôtres, mes vœux pour une fête joyeuse et, selon la formule traditionnelle que nous avons reçue de mon beau-père, le Rabbi, pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde.
Un Juif à l’habitude de lier ce qui concerne le quotidien au contenu des fêtes. En l’occurrence, notre échange épistolaire est effectivement en relation avec le temps du don de notre Torah, conformément au récit de nos Sages(2), montrant que la Torah fut donnée uniquement quand fut faite la promesse suivante : “ Nos enfants seront nos garants ”. Bien entendu, cette promesse et cette garantie, données sur le mont Sinaï, témoignent que tout cela dépend de nous. En d’autres termes, il faut s’assurer que les enfants suivront la voie de la Torah et des Mitsvot, jusqu’au don de leur propre personne, d’une manière concrète. C’est aussi ce que l’on peut déduire du début du don de la Torah et des dix Commandements, “ Je suis l’Eternel ton Dieu ” et “ Tu n’auras pas d’autres dieux ”. Ceci introduit les trois Mitsvot pour lesquelles on doit accepter la mort plutôt que les transgresser(3).
Bien plus, cela souligne également que, pour être certain qu’un enfant ne transgressera pas les Commandements : “ Tu ne tueras pas ”, “ Tu ne voleras pas ”, “ Tu ne convoiteras pas ”, il est indispensable que son éducation soit basée sur la foi, “ Je suis l’Eternel ton Dieu ” et sur le rejet de tout ce qui est visé par le Commandement : “ Tu n’auras pas d’autres dieux ”. Pour notre malheur, il nous a été donné de constater, à notre époque et en notre génération(4), qu’une nation se vantant de réunir en son sein toutes les philosophies et tous les idéaux fut précisément celle qui, au final, mit en pratique les termes du verset(5) : “ Il n’y a pas de crainte de Dieu dans cet endroit et ils me tueront ”. Il n’en est pas de même, en revanche, pour la Torah, Torah de vie, qui promet non seulement la vie éternelle dans le monde futur, mais aussi une vie digne de ce nom dans ce monde. Avec mes respects et ma bénédiction à l’occasion de la fête,
Notes
(1) Le Rav Chlomo Zalman Shargaï. Voir, à son sujet, les lettres n°7700, 8495 et 8605. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8424. (3) Le crime, l’idolâtrie et l’immoralité. (4) Pendant la seconde guerre mondiale. (5) Vayéra 20, 11.
Lettre n°8430
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8430, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
veille de la fête de Chavouot 5722,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Binyamin Elyav,
Je vous salue et vous bénis,
A l’occasion de la fête de Chavouot, temps du don de notre Torah, qui arrive, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, j’adresse, par la présente, à vous-même et à votre épouse, mes vœux pour une fête joyeuse et, selon la formule traditionnelle que nous avons reçue de mon beau-père, le Rabbi, pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde.
Je saisis cette opportunité pour vous exprimer ma satisfaction de votre visite à Kfar ‘Habad et de l’impression que vous en tirez. Je vois là un bon début qui permettra de resserrer vos liens avec les hommes de ‘Habad, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Tout ce qui se passe dans le monde présente un aspect positif et, à n’en pas douter, il en découlera donc un bien, pour les deux partis à la fois. Avec mes respects et ma bénédiction à l’occasion de la fête, de même que pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°8431
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8431, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
veille de la fête de Chavouot 5722,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Mena’hem Begin(1),
Je vous salue et vous bénis,
A l’occasion de la fête de Chavouot, temps du don de notre Torah, qui arrive, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, j’adresse, par la présente, à vous-même et à tous les vôtres, mes vœux pour une fête joyeuse et, selon la formule traditionnelle que nous avons reçue de mon beau-père, le Rabbi, pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde.
Je saisis cette opportunité pour vous accuser réception, en son temps, de votre lettre du 12 Iyar. Je suis surpris de constater(2) que vous attribuez les sentiments négatifs et la vague de haine(3), ce que l’on appelle, en employant un euphémisme, le “ choc des cultures ”, à la gauche et que vous prêtez à ces manifestations un caractère exceptionnel, alors qu’en réalité, celui qui observe la nature des hommes, en particulier dans ces milieux, vérifiera clairement qu’en la matière, la volonté, en l’occurrence celle de haïr, n’est pas une attitude raisonnée. Bien au contraire, c’est la volonté qui force la raison pour qu’elle lui trouve une justification. De fait, il en est de même chez les non-Juifs qui haïssent le “ peuple unique ” parce que : “ leurs lois sont différentes de celles de tous les peuples ”. Pour autant, ils prétextent des raisons diverses et variées. Si les Juifs sont riches, ils parleront de leur richesse et, s’ils sont pauvres, ils invoqueront leur pauvreté.
Il est donc particulièrement surprenant que nul ne semble agir sur la cause(4), c’est-à-dire sur cette haine proprement dite. On cherche uniquement à en traiter les conséquences et à justifier la haine par des raisons superficielles. Peut-être des expressions mordantes figurent-elles dans la présente. Néanmoins, si l’on tient compte de l’importance du sujet et de la situation, dont je n’ai pas trouvé l’équivalent depuis que j’ai quitté l’Union soviétique, on conviendra que les expressions les plus incisives ne sont pas encore suffisantes(5). Il est tout aussi clair que mon but n’est pas de dire du mal du moindre Juif, ce qu’à Dieu ne plaise. Et, l’on connaît l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi(6) selon lequel aucune différence ne peut être faite entre les Juifs, qui qu’ils soient. Pour autant, selon l’expression courante, quand on a mal, on crie. J’ai bon espoir que vous vous servirez pleinement de l’influence que vous exercez. Comme à votre habitude, vous le ferez avec empressement et abnégation, afin d’arrêter ces vagues(7). Avec mes respects, ma bénédiction à l’occasion de la fête(8) et en vous remerciant pour vos vœux sincères(9),
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°8399. (2) Voir, sur le contenu de la présente, la lettre n°8399. (3) Envers la religion. (4) Le Rabbi souligne le mot : “ cause ”. (5) Pour décrire la réalité. (6) Voir, à ce sujet, les lettres n°3229, 5483 et 6959. (7) De haine antireligieuse. (8) De Chavouot. (9) Peut-être à l’occasion de l’anniversaire du Rabbi, le 11 Nissan.
Lettre n°8432
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8432, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Sivan 5722,
Brooklyn, New York,
Aux élèves,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 4 Sivan, relative à la fin de l’année scolaire des élèves de la huitième classe, qui aura lieu, avec l’aide de Dieu, le 17(1) Sivan. Et, j’ai été particulièrement satisfait d’apprendre qu’une partie de ces élèves, en particulier vous-mêmes qui m’écrivez, poursuivra ses études à la Yechiva. Comme vous êtes heureux et comme votre part est bonne, vous qui avez un tel mérite ! J’espère que vous influencerez les autres afin que tous poursuivent, à la Yechiva, l’étude de notre sainte Torah, Torah de vie, ainsi appelée parce qu’elle donne la vie à ceux qui l’étudient et la mettent en pratique. Elle insuffle non seulement la vie éternelle, dans le monde futur, mais aussi la vie, au sens le plus littéral, dans ce monde, une vie heureuse, matériellement et spirituellement. Ceci sera pour votre bien et pour celui des membres de votre famille. En effet, la Mitsva : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”, qui est “ un grand principe de la Torah ”, impose que vous vous efforciez d’influencer les autres, afin qu’ils poursuivent également leurs études à la Yechiva. Et, “ les paroles émanant du cœur pénètrent dans le cœur ”.
Ces jours, compléments du temps du don de notre Torah, sont propices et j’espère que vous avez célébré la fête de la réception de la Torah avec joie et d’une manière profonde. Vous conserverez donc cette joie pendant tous les jours de l’année. Ainsi, “ chaque jour, les paroles de la Torah seront comme nouvelles à vos yeux ”, selon l’Injonction de nos Sages(2), dont le souvenir est une bénédiction, comme lorsque la Torah fut donnée, sur le mont Sinaï, par Moché notre maître. Je serais heureux d’avoir de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction de réussite en votre étude de la Torah et en votre pratique des Mitsvot, de la meilleure façon,
Notes
(1) Le Rabbi écrit Tov, bon, mot dont la valeur numérique est dix-sept. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8425.
Lettre n°8433
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8433, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Sivan 5722,
Brooklyn, New York,
A l’attention du fonds pour la naissance, en notre
Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,
Je vous salue et vous bénis,
A la demande du Rabbi Chlita, nous accusons réception, par la présente, de votre lettre du 30 Nissan, nous annonçant la création de votre importante organisation. Voici les termes de la réponse du Rabbi Chlita. Il est clair qu’une telle initiative ne requiert aucune approbation spécifique. En effet, la première Injonction du Créateur du monde, Qui le dirige, est : “ Croissez, multipliez et emplissez la terre ”. Or, la Torah(1), Torah de vie, délivre un enseignement pour la vie quotidienne. En outre, l’ordre dans lequel la Torah est énoncé en est partie intégrante, selon le dicton de l’Admour Hazaken(2), auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h. L’importance de cette Injonction est donc soulignée par le simple fait qu’elle est la première de notre sainte Torah.
Si, de tout temps et en tout lieu, cette importance a été soulignée et cette Injonction a été un fondement de notre sainte Torah, combien plus est-ce le cas en cette génération et en notre Terre Sainte, “ vers laquelle toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”. Ma bénédiction est adressée à tous ceux qui se consacrent à cet important accomplissement et qu’ils soient donc bénis par Dieu. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) De la même étymologie que Horaa, enseignement. (2) Likouteï Dibbourim, tome 4, à la page 746a. Voir aussi la lettre n°77.
Lettre n°8434
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8434, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Sivan 5722,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Aryé Zweig,
directeur de l’école publique religieuse
de Mevasséret Yerouchalaïm,
poste restante, Hareï Yehouda,
Je vous salue et vous bénis,
Par la présente, j’accuse réception de votre lettre du 21 Iyar, concernant l’intégration à Kfar ‘Habad des élèves ayant achevé leur scolarité au sein de votre école. Il est clair que ce point doit être discuté avec la direction des écoles de Kfar ‘Habad, car les détails ne sont pas connus ici. Vous vous adresserez donc directement à eux, “ selon mon conseil, donné d’ici ”. Vous pouvez être sûr qu’ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour intégrer ces jeunes gens, dans le cadre d’une éducation basée sur les valeurs sacrées.
Tout est effet de la divine Providence. J’ai donc le devoir et le mérite de saisir cette opportunité, puisque vous m’écrivez. Je me baserai donc sur l’affirmation de nos Sages(1) selon laquelle on conseille l’empressement uniquement à ceux qui possèdent cette qualité par nature, pour vous exprimer mon espoir qu’à n’en pas douter, vous vous efforcez(2) d’inculquer, aux élèves de l’école que vous dirigez, une crainte de Dieu pure, dans les plus larges proportions. Bien entendu, ceci doit recevoir une application concrète. Je veux dire que leur crainte de Dieu doit conditionner leur comportement quotidien et leur action, d’une manière effective. Si l’on tient compte des nombreux vents indésirables et inhabituels qui, à notre époque, soufflent à l’extérieur, si l’on se dit que l’influence de la rue se glisse, bien souvent, sous les fondements de la Torah et de la Tradition, ceci s’ajoutant aux épreuves jalonnant couramment la vie des jeunes, on conclura que la fonction essentielle d’une école ayant pour objectif que l’élève, après sa scolarité, maintienne, jusqu’à un certain niveau, sa pratique de la Torah et des Mitsvot, consiste à lui dispenser l’influence la plus large et la plus débordante, pendant qu’il se trouve encore dans l’enceinte de l’école. De la sorte, même après avoir été confronté à l’influence de la rue et de l’extérieur, cet élève maintiendra dans son mode de vie au moins une proportion minimale de ce qui concerne la sainteté et le bien.
C’est effectivement la différence qui peut être faite entre notre époque et celle des anciens et de leurs pères(3). Alors, un comportement basé sur la Torah et la Tradition constituait une évidence. L’objectif essentiel du ‘Héder et de la Yechiva était donc de faire acquérir à l’élève des connaissances de la Torah et de tout ce qui la concerne. Il n’en est plus de même, en revanche, à l’heure actuelle. Bien souvent, il appartient à l’école d’éduquer l’élève à tout ce qui concerne notre foi et notre Torah éternelle, en commençant par l’alphabet du comportement convenable. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus. Je serais heureux de recevoir de bonnes nouvelles de tout cela. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Dans le traité Makot 23a. (2) Voir, à ce sujet, la lettre suivante. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°8435, 8536 et 8664.
Lettre n°8435
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8435, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Sivan 5722,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, à laquelle était jointe un compte-rendu de l’école de filles. Du fait de mes nombreuses occupations, je ne vous en avais pas accusé réception jusqu’à maintenant. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile de souligner la grande responsabilité d’un éducateur, en général et d’un directeur d’école, en particulier qui se doit de faire usage de ses capacités pour inculquer aux élèves(1) une crainte de Dieu pure, dans la plus large proportion. Bien entendu, ceci doit recevoir une application concrète. Je veux dire que leur crainte de Dieu doit conditionner leur comportement quotidien et leur action, d’une manière effective. Si l’on tient compte des nombreux vents indésirables et inhabituels qui, à notre époque, soufflent à l’extérieur, si l’on se dit que l’influence de la rue se glisse, bien souvent, sous les fondements de la Torah et de la Tradition, ceci s’ajoutant aux épreuves jalonnant couramment la vie des jeunes, on conclura que la fonction essentielle de l’école ayant pour objectif que l’élève(1) maintienne, jusqu’à un certain niveau, sa pratique de la Torah et des Mitsvot, consiste à lui dispenser l’influence la plus large et la plus débordante, pendant qu’il se trouve encore dans l’enceinte de l’école. De la sorte, même après avoir été confronté à l’influence de la rue et de l’extérieur, cet élève maintiendra dans son mode de vie au moins une proportion minimale de ce qui concerne la sainteté et le bien.
C’est effectivement la différence qui peut être faite entre notre époque et celle des anciens et de leurs pères(2). Alors, un comportement basé sur la Torah et la Tradition constituait une évidence. L’objectif essentiel du ‘Héder et de la Yechiva était donc de faire acquérir à l’élève des connaissances de la Torah et de tout ce qui la concerne. Il n’en est plus de même, en revanche, à l’heure actuelle. Bien souvent, il appartient à l’école d’éduquer l’élève(1) à tout ce qui concerne notre foi et notre Torah éternelle, en commençant par l’alphabet du comportement convenable(3).
Nous venons de vivre la fête de Chavouot, temps du don de notre Torah, ce qui souligne encore plus clairement la responsabilité qui vient d’être définie, conformément à l’affirmation de nos Sages(4) selon laquelle la Torah fut donnée uniquement quand tous proclamèrent : “ Nos enfants seront nos garants ”. C’est bien évident. Avec ma bénédiction afin que vous connaissiez le succès dans votre mission sacrée,
Notes
(1) Le Rabbi précise : “ garçons et filles ”. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°8435, 8536 et 8664. (3) Voir la lettre précédente. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°8424.
Lettre n°8436
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8436, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Sivan 5722,
Brooklyn, New York,
Aux distingués jeunes gens, achevant leur scolarité dans
la quatrième promotion de l’école ‘Habad de Yafo,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre et votre photographie. Conformément à votre demande, je mentionnerai vos noms(1) pour le bien et pour la bénédiction. Il a déjà été expliqué(2) à des élèves achevant leur scolarité, que, pour tout ce qui concerne la sainteté, en général et l’étude de la Torah, en particulier, une conclusion peut uniquement être interprétée comme un début, comme une préparation à un niveau plus élevé d’étude et de vie quotidienne basée sur la Torah et ses Mitsvot. En conséquence, j’ai bon espoir que chacun d’entre vous poursuivra, avancera avec cette force, en s’attachant, en se liant véritablement à la voie de la Torah et des Mitsvot, avec la vitalité et la chaleur ‘hassidiques, d’une manière sans cesse accrue.
Votre lettre a été rédigée à la veille du temps du don de notre Torah, Torah de vie et Torah éternelle. Sans doute vous rappellerez-vous donc toujours que la Torah fut donnée uniquement quand tous proclamèrent : “ Nos enfants seront nos garants ”(3). Or, cette garantie concerne l’ensemble du peuple des enfants d’Israël. En conséquence, vous avez les moyens de l’assumer vous-mêmes et d’influencer les autres pour qu’ils en fassent de même. En effet, l’assurance nous a été donnée(4) que : “ l’on vient en aide à celui qui veut se purifier ”, ce qui veut dire à la fois se purifier lui-même et purifier les autres. Que Dieu accorde le succès à chacun d’entre vous, à la fois matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Vraisemblablement près du tombeau du précédent Rabbi. (2) Voir, par exemple, les lettres n°8426 et 8432. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°8424. (4) Dans le traité Yoma 38b. Voir le Likouteï Torah, commentaires de Chemini Atséret, à la page 88b.
Lettre n°8437
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8437, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Sivan 5722,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué et agréable ‘Hassid qui
craint Dieu et a de bons comportements, le Rav Israël,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 10 Sivan, sollicitant une bénédiction pour un enfant, au nom de quelqu’un qui réside dans votre ville. En un moment propice, on mentionnera son nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
M’en remettant à l’affirmation de nos Sages(1) selon laquelle on conseille l’empressement uniquement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité, je me permets de vous encourager, de même que ceux qui vous écoutent, pour la construction, actuellement en cours, de la Yechiva de Kiryat Gat(2). Sans doute est-il absolument inutile de vous en souligner l’importance. Je voudrais uniquement vous rappeler qu’avec l’arrivée de plusieurs nouveaux immigrants, cette importance se trouvera largement accrue. Il faut donc se hâter d’achever la construction de ce bâtiment afin d’y intégrer le plus grand nombre possible de jeunes immigrants. Cela est d’actualité et leur intégration doit intervenir tout de suite après leur arrivée, faute de quoi ils pourraient s’installer dans des endroits qui ne sont pas du tout souhaitables. Vous devez comprendre ce que je veux dire.
Comme nos Sages nous l’ont fait savoir(3), “ le Saint béni soit-Il demande uniquement en fonction de leurs forces ”(4). Lorsque la nécessité est accrue, il est donc certain que les possibilités et les moyens sont élargis d’autant. Avec mes respects et ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Dans le traité Makot 23a. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8289. (3) Dans le Midrash Tan’houma, Parchat Pin’has, au chapitre 14. (4) Celles dont les Juifs disposent.
Lettre n°8438
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8438, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Sivan 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 13 Sivan. De façon générale, mon avis est bien connu(1), je ne suis pas favorable à l’achat d’actions boursières. Dans la pratique, vous prendrez conseil auprès d’amis se trouvant sur place.
Je suis surpris que vous ne me disiez rien de vos activités destinées à diffuser les sources(2). Bien plus, nous venons de vivre les jours du don de la Torah. Comme on l’a expliqué plusieurs fois(3), la partie révélée de la Torah fut alors donnée d’une façon cachée, en allusion dans les dix Commandements, comme le précisent les mises en garde de Rabbi Saadya Gaon. A l’opposé, la partie cachée de la Torah fut donnée d’une manière évidente, de sorte que tous eurent l’apparition du Char céleste, que “ tout(4) le peuple vit ”.
Il convient de se remémorer ces jours et de les revivre(5). En effet, il est dit(6) que : “ tout comme… maintenant encore…(7) ”. C’est bien évident. Avec ma bénédiction pour me donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°6922, 7237 et 8120. (2) De la ‘Hassidout. (3) Voir, en particulier, la lettre n°5496. (4) Le Rabbi souligne le mot : “ tout ”. (5) Voir, à ce propos, la lettre n°8582. (6) Selon le traité Bera’hot 22a. (7) Tout comme, lors du don de la Torah, ils tremblèrent, se couvrirent de transpiration, il peut encore en être de même, à l’heure actuelle.
Lettre n°8439
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8439, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Sivan 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
A) Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous me demandez pourquoi, bien souvent, une simple pensée consacrée aux préoccupations du monde est suivie d’effet, puisqu’un homme rêve en fonction des pensées qu’il a en son cœur, alors qu’il n’en est pas de même pour une pensée de Torah, de Mitsvot, de crainte de Dieu, y compris quand on étudie la Torah profondément. L’explication de tout cela peut être déduite de ce qui est exposé par le saint Tanya, au chapitre 29, à la page 37a, lequel cite le saint Zohar. Vous consulterez ce texte.
B) Pour quelle raison vos amis(1) connaissent-ils aisément
l’ascension dans la Torah et la crainte de Dieu, alors que ce n’est pas votre cas ? Vous établissez une relation entre cette situation et ce qui est dit au chapitre 41 du Tanya, à propos de l’étude de la Torah, c’est-à-dire de la nécessité de se préparer(2), avant et après celle-ci, de même qu’à chaque heure, comme l’indique ce texte. Or, une assurance nous a été donnée(3), à ce propos : “ lorsque l’homme se sanctifie quelque peu ici-bas, on le sanctifie considérablement, là-haut ”. A n’en pas douter, si vous faites des efforts en ce sens, vous y parviendrez également, car cette assurance a effectivement été donnée par nos Sages.
Néanmoins, on sait qu’il n’y a pas lieu de s’interroger et de poser des questions, si ce n’est très rarement. Il faut, avant tout, étudier, avec ardeur, constance et ferveur, notre sainte Torah, Torah de vie, sa partie révélée et la ‘Hassidout. Vous trouverez les aspects spécifiques de tout cela dans les Lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken. Vous gardez sûrement les trois études bien connues qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Vraisemblablement les autres élèves de la Yechiva. (2) En méditant à la grandeur de Celui Qui donne la Torah. (3) Dans le traité Yoma 39a.
Lettre n°8440
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8440, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Sivan 5722,
Brooklyn, New York
A l’attention du grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires, le Rav A.,
Je vous salue et vous bénis,
Pour faire suite à notre discussion et pour répondre à votre question sur la façon et la manière d’influencer les élèves de la Yechiva que vous dirigez, je voudrais souligner ici l’une des idées dont nous nous sommes entretenus. Celle-ci est essentielle, a de nombreuses conséquences et elle est d’actualité. Si l’on considère le fait effroyable que constitue l’interruption des études, en été, pendant plus de deux mois, dans la plupart des Yechivot de ce pays, on conviendra, d’une part, que cette coupure rompt le lien entre les élèves et la Yechiva, les empêchant d’en recevoir l’influence, d’autre part, que l’influence de “ l’autre côté ”(1), celle de la ville, se trouve alors accrue, surtout en été. Or, “ l’inaction est responsable de nombreux mots ”. Compte tenu de tout cela, il serait bon et particulièrement judicieux de suggérer aux enseignants de la Yechiva qu’ils offrent de leur temps afin d’organiser des réunions, au moins une fois toutes les semaines ou toutes les deux semaines, avec les élèves restant en ville pendant l’été, en particulier ceux des grandes classes.
Le but de ces réunions(2) sera de maintenir le lien entre les élèves et les professeurs, pendant les jours de l’été, grâce à des rassemblements amicaux, qui constituent des moments propices, en particulier, pour discuter de sujets qui intéressent les élèves, qui sont favorables pour leur remonter le moral, pour renforcer leur attitude et leur comportement, pour améliorer leurs traits de caractère. De la manière qui convient, on peut profiter de ces réunions pour inviter les élèves à fixer un temps pour l’étude de la Torah, y compris pendant l’été, à prier avec la communauté, de la meilleure façon, à renforcer leur sens de la responsabilité, en tant qu’élèves de Yechiva qui doivent donner le bon exemple aux autres. Puis, une Mitsva en attirant une autre, on saisira quelques opportunités afin de mener des actions éducatives dans la région et de mettre en pratique le grand principe de la Torah : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”.
De telles réunions présentent de nombreux avantages. Elles permettent, en particulier, de se rassembler et d’en être renforcé, de resserrer les liens entre les enseignants et les élèves, de constituer un bouclier contre les influences indésirables, de ne pas être totalement coupé de l’influence de la Yechiva. Toutes ces conséquences apparaîtront à l’évidence, quand les élèves reprendront le chemin de la Yechiva, lors de la prochaine rentrée. Bien entendu, pour le bon ordre des choses, il faut faire en sorte que les élèves assistent à ces réunions de leur plein gré. Même si, dans un premier temps, le nombre des participants n’est pas très important, on peut espérer, si ces réunions ont le contenu qui convient et sont attirantes, que cela se saura et que la fréquentation en sera élargie par la suite. J’espère que vous vous emploierez à mettre en pratique ce projet. Par la suite, vous serez imités par d’autres directeurs de Yechiva. Et, le mérite de ce qui est public vous viendra en aide. Avec mes respects et ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Des forces du mal. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8455.
Lettre n°8441
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8441, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Sivan 5722,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Yaakov Mechoulam Zalman(1),
Vous m’interrogez sur les Tossafot, commentant le traité Baba Kama 109b, qui mentionnent l’immersion rituelle d’un enfant, dans le but d’une conversion, en l’absence de son père et qui rappellent que l’on trouve une controverse, à ce propos, dans le traité Ketouvot 11a. En fait, il est dit, à cette dernière référence : “ De quoi s’agit-il ici ? ” et l’on comprend que le texte envisage la possibilité de réfuter ce qui a été dit au préalable. Ainsi, les propos de Rav Houna sont ensuite repoussés, comme l’explique le Tour, Yoré Déa, au chapitre 268, selon l’avis du Baal Hala’hot Guedolot.
En effet, si l’on n’adopte pas cette interprétation, comment expliquer que le Talmud introduise une telle modification, difficile à admettre, selon laquelle il serait question ici d’une fille venue se convertir avec son père ? Or, A) Qui parle du père dans cette Michna ? B) Selon tous les avis, pour une captive ou bien pour une servante(2), la présence du père est inutile. Il faut en conclure qu’un même paragraphe a été enseigné pour l’ensemble de ces cas.
Notes
(1) Le Rav Y.M. Z. Kruger, de Lugano. (2) Une non-juive capturée à la guerre ou bien une non-juive devenue la servante d’un Juif. L’une et l’autre se convertissent, de fait, au Judaïsme.
Lettre n°8442
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8442, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
veille du saint Chabbat Parchat Beaalote’ha
“ Lorsque tu élèveras les lumières ” 5722,
Brooklyn, New York,
Aux élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch
de Montréal, à l’occasion de leur fête de conclusion(1),
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
A l’occasion de votre fête de conclusion, j’adresse mes salutations et ma bénédiction à tous les élèves, célébrant cette joie et à tous les participants à la joie de la Torah. Comme je l’ai souligné à diverses occasions, j’espère que la fête de conclusion sera une préparation et un début(2), conduisant vers un stade plus élevé de l’étude de la Torah et de la pratique des Mitsvot. Car, tel est le contenu véritable d’une conclusion qui est liée à la Torah, en général et qui se déroule dans une Yechiva, en particulier.
La Torah introduit la Sidra de cette semaine, celle de Beaalote’ha, “ lorsque tu élèveras les lumières ”, par la Mitsva d’allumer le Chandelier dans le Sanctuaire et dans le Temple, jusqu’à ce qu’il éclaire de lui-même(3). Moché notre maître fut chargé de transmettre cette Injonction à Aharon, le Cohen. Or, la Torah est éternelle et immuable. Tous ses enseignements s’appliquent en permanence, ne sont limités ni à une époque ni à un lieu. Il est donc bien clair que l’Injonction d’allumer les lumières, dans sa dimension profonde, concerne chaque Juif, à tout moment et en tout endroit. D’après le discours ‘hassidique intitulé : “ Lorsque tu élèveras les lumières ”, de l’Admour Hazaken(4), auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, fondateur de la ‘Hassidout ‘Habad, le verset : “ la bougie de Dieu est l’âme de l’homme ”(2) signifie que l’âme d’un Juif, “ parcelle de Divinité céleste véritable ”, est la “ bougie ” divine. Il faut dire que chaque Juif est un Cohen, nom que Dieu a donné à tout le peuple d’Israël, “ nation de prêtres ”(2). En conséquence, chaque Juif reçoit l’objectif et a le mérite d’allumer “ sa lumière ”, son âme, avec la clarté de : “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”. De fait, ces lumières sont les âmes de chaque(2) Juif, celles qui parviennent à se révéler et celles qui restent encore obscures, pour différentes raisons, qui ne sont pas encore lumineuses et qui n’irradient pas, comme des âmes juives devraient le faire.
Vous êtes des élèves de Loubavitch et j’ai donc bon espoir que vous garderez en permanence à l’esprit la nécessité d’être : “ des bougies pour éclairer ”(2), pour allumer et illuminer d’autres bougies, pour répandre la clarté de la Torah et des Mitsvot, avec enthousiasme et énergie, en application de la Mitsva : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”. Que Dieu vous accorde la réussite, en la matière et que vous obteniez ainsi la bénédiction et le succès en tout ce qui vous concerne. Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) De l’année scolaire. (2) Le Rabbi souligne les mots: “début”, “la bougie de Dieu est l’âme de l’homme”, “nation de prêtres”, “sa lumière”, “chaque” et “des bougies pour éclairer”. (3) Sans l’apport extérieur d’une flamme. (4) Dans le Likouteï Torah, au début de la Parchat Beaalote’ha.
Lettre n°8443
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8443, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille du saint Chabbat
Parchat Beaalote’ha 5722,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre(1). Puisse donc Dieu faire que s’accomplisse l’enseignement de la Paracha de cette semaine, “ Et, Dieu dit... Parle à Aharon... Tu élèveras les lumières ”. Chacun(2) fera donc tout ce qui est en son pouvoir afin d’allumer “ la bougie de Dieu (qui) est l’âme de l’homme ”(3). Ceci concerne sa propre âme, mais également celle des enfants d’Israël que l’on côtoie, son entourage proche ou éloigné.
Vous connaissez le dicton(4) du Baal Chem Tov, qui délivre aussi un enseignement, selon lequel il est une Mitsva d’aimer, de la même façon, celui qui se trouve à l’autre extrémité de la terre et que l’on n’a jamais vu. Cet allumage doit donc se poursuivre jusqu’à ce que “ tu élèves les lumières ”, que “ la flamme s’élève d’elle-même ”(5).
Et, la conscience que l’on accomplit tout cela en application de la Parole de Dieu,(6) qui a valeur d’action concrète, ajoute de la force et de la détermination afin de mener à bien la mission qui vient d’être définie, avec joie et enthousiasme, dès lors que l’on a le mérite(7) de mettre en pratique une Injonction de Dieu. C’est une évidence. Avec ma bénédiction pour que vous me donniez de bonnes nouvelles à propos de tout ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes. Voir le Likouteï Si’hot, tome 2, à la page 685. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Ainsi qu’il est dit : ‘Vous serez pour Moi une nation de prêtres’ ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Likouteï Torah, au début de la Parchat Beaalote’ha ”. (4) Voir, en particulier, à ce sujet, la lettre n°6190. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le traité Erouvin 54b et la conclusion des lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken ”. (6) Dans le Midrash Béréchit Rabba, chapitre 44, au paragraphe 22. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir la fin des lois du Loulav, du Rambam ”.
Lettre n°8444
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8444, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Sivan 5722,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Yedidya(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre demande de bénédiction, qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de son contenu.
Nous sommes dans le troisième mois(2) et c’est en son sixième jour que la Torah fut donnée. Pour autant, c’est bien l’ensemble de ce mois qui est lié au don de la Torah, ainsi qu’il est dit(3) : “ une lumière triple(4), au peuple triple(5) pendant le troisième mois ”. Car, c’est la Torah qui est à l’origine de la bénédiction et de la réussite pour les fils et filles d’Israël, en tout ce qui les concerne. Néanmoins, les filles d’Israël la reçurent les premières, comme le disent le Me’hilta et les Midrashim : “ ‘ainsi tu parleras’, de manière douce, ‘à la maison de Yaakov’, les femmes ”, puis “ tu diras ”(6). Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, d’un bien véritable, “ bon pour les cieux et bon pour les créatures ”(7), d’un bien qui porte des fruits et, simultanément, d’un bien visible et tangible,
Notes
(1) Le Rav Y.Dinori, de Tel Aviv. Voir, à son sujet, la lettre n°5782. (2) Après celui de la sortie d’Egypte, le mois de Sivan. (3) Dans le traité Chabbat 88a. (4) ‘Houmach, Prophètes et Ecrits saints. (5) Cohanim, Léviim et Israélim. (6) Avec des termes durs, à la maison d’Israël, les hommes. (7) Selon l’expression du traité Kiddouchin 40a.
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