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Iguerot Kodesh — lettres 8404 à 8423

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°8404

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8404, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Nissan 5722,

Brooklyn,

A monsieur David(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 12 Nissan. Je vous remercie pour vos souhaits(2) et, comme je l’ai maintes fois souligné, il est une disposition de la Torah(3), d’une grande force, selon laquelle celui qui bénit un Juif est lui-même béni de Dieu, ainsi qu’il est dit : “ Je bénirai ceux qui te béniront ”, par la bénédiction du Saint béni soit-Il, dont l’intérêt dépasse le capital. J’en viens au contenu de votre lettre, concernant la Mitsva du pèlerinage(4).

Vous m’écrivez tout cela à propos d’une Mitsva qui, pour des Juifs résidant en diaspora à l’époque du Temple et, a fortiori, après sa destruction, pour tous les Juifs, n’est plus une obligation de la Torah. Je veux donc avoir l’intense espoir qu’à l’avenir, vous ferez tout(5) ce qui dépend de vous pour accomplir la Mitsva : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”. Nos Sages disent que celle-ci a également la portée suivante. Ce que l’on accomplit pour soi-même, un comportement quotidien conforme aux enseignements de notre sainte Torah, Torah de vie, à la pratique de ses Mitsvot desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”, doit aussi être communiqué, d’une manière pacifique, à tous(5) ceux qui vous entourent, afin qu’ils accomplissent toutes les Mitsvot de la Torah, de même que celles de nos Sages, puis qu’ils recherchent à leur tour le moyen de les accomplir de la meilleure façon. En effet, l’assurance nous a été donnée que les paroles émanant du cœur pénètrent dans le cœur.

D’après ce que j’ai entendu, on peut accomplir beaucoup, à Passaic, en ce qui concerne l’éducation basée sur les valeurs sacrées. Pour l’heure, beaucoup d’enfants ne reçoivent malheureusement pas une telle éducation. Et, il est encore d’autres domaines, liés à la sainteté(6). Comme je l’ai dit, j’espère que vous accomplirez tout cela avec une grande énergie. Que Dieu vous accorde la réussite. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela,

(Du fait de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé la présente et je le fais donc à sa place,

Le secrétaire,)

N. B. : Bien entendu, je serai satisfait d’avoir des nouvelles de votre succès, en tout ce qui vient d’être dit.

Notes

(1) Monsieur D. Helman, de Passaic, New Jersey, Etats-Unis. (2) A l’occasion du soixantième anniversaire du Rabbi, le 11 Nissan. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°8402. (4) Dans le Temple pour les trois fêtes, Pessa’h, Chavouot et Soukkot. Voir, à ce sujet, la lettre n°8258. (5) Le Rabbi souligne les mots : “tout” et “tous”. (6) Dans lesquels une action est nécessaire.

Lettre n°8405

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8405, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Nissan 5722,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Na’hman(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 11 Nissan. Je vous remercie pour votre bénédiction, à l’occasion de mon anniversaire, le 11 Nissan. Il a déjà été expliqué(2) que quiconque bénit est lui-même béni, ainsi qu’il est dit : “ Je bénirai ceux qui te béniront ”, de la bénédiction de Dieu, dont l’intérêt dépasse le capital. J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, que vous preniez part aux activités de ‘Habad. Sans doute ne vous contenterez-vous pas de votre propre participation. Vous obtiendrez aussi celle de vos amis et de vos connaissances, en tout endroit où s’exerce votre influence. En effet, l’assurance nous a été donnée que les paroles émanant du cœur pénètrent dans le cœur et y agissent.

En un moment propice, on mentionnera votre nom et tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Dieu fasse que vous me donniez de bonnes nouvelles de chacun d’entre eux. De fait, ces jours(3) sont propices, apportant une liberté véritable, dans tous les domaines. Le mérite de votre activité, dans ce domaine et des accomplissements importants de vos enfants pour diffuser le Judaïsme et ce qui le concerne protégera chacun d’entre vous, en ses besoins. Avec ma bénédiction pour une joyeuse fête,

(Du fait de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé la présente et je le fais donc à sa place,

le secrétaire,

C. M. Simpson)

Notes

(1) Le Rav N.Hartmann, de Ramat Gan. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8402. (3) De Pessa’h.

Lettre n°8406

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8406, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

30 Nissan 5722,

1er jour de Roch ‘Hodech Iyar,

Brooklyn, New York,

Aux femmes ‘Habad, succursale de Crown Heights

et de Brownsville, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

C’est avec plaisir que j’ai reçu votre participation aux Maot ‘Hittin(1) pour la Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, de même que la liste des participantes. Dieu fasse que ce mérite protège chacune d’elles, avec les membres de sa famille, en tous leurs besoins. Une Mitsva en attire une autre et celle de Maot ‘Hittin vous insufflera des forces afin de poursuivre l’action des femmes ‘Habad, en proportion accrue et dans tous les domaines.

Il a été maintes fois souligné, par écrit et oralement, en particulier à A’haron Chel Pessa’h, lors du repas de notre juste Machia’h, que les femmes juives ont une immense responsabilité et un grand mérite, non seulement envers elles-mêmes et les membres de leur famille, mais aussi envers tout le peuple d’Israël. Les femmes ‘Habad, en particulier, reçoivent une mission et un rôle spécifiques. Elles doivent éclairer leur entourage par la clarté et la chaleur de la ‘Hassidout, les voies ‘hassidiques et les sentiments ‘hassidiques. Que Dieu accorde le bien à toutes et à chacune en particulier, par l’Attribut du Saint béni soit-Il(2), qui est “ mesure pour mesure ”(3) mais en proportion largement accrue, à la fois matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction,

Notes

(1) La Tsédaka qui est destinée à satisfaire les besoins de Pessa’h. (2) Selon le Midrash sur le verset Chemot 3, 6. (3) De la manière dont on agit envers Lui.

Lettre n°8407

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8407, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

30 Nissan 5722,

1er jour de Roch ‘Hodech Iyar,

Brooklyn, New York,

Aux participants du dîner annuel de la Yechiva

A’heï Temimim Loubavitch de Newark,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, avec plaisir, que votre célébration annuelle aura lieu le 23 Iyar, qui approche pour le bien. A l’issue du mois propice de Nissan et au début du mois favorable d’Iyar, je vous adresse ma bénédiction afin que Dieu accorde le succès à cette soirée, à la fois matériellement et spirituellement. Chez les Juifs, en effet, ces deux domaines sont liés et unifiés. Le mois d’Iyar se distingue par le fait que chacun de ses jours est béni par une Mitsva spécifique, celle du compte de l’Omer(1). C’est aussi en ce mois qu’a commencé la construction du premier Temple(1).

Comme on le sait(2), la Yechiva et la synagogue, dans lesquelles les Juifs étudient la Torah et prient, occupent, à l’heure actuelle, la place du Temple et sont même appelées : “ petit Temple ”. Leur raison d’être est la même que celle du Temple, maintenir le lien entre les Juifs et leur Père Qui se trouve dans les cieux, par l’intermédiaire de la Torah et des Mitsvot, appliquées au quotidien, le mode de vie juif éternel et immuable. Vous tous qui prenez part à cela, en venant en aide à la Yechiva, investissez en des valeurs et des options impérissables et perpétuelles.

J’espère que vous tendrez une main large. Ceci vous permettra d’être bénis de Dieu, de Sa main pleine et large, en tous vos besoins, matériels et spirituels. Avec mes respects et ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rabbi souligne les mots : “ compte de l’Omer ” et : “ Temple ”. (2) Selon le traité Meguila 29a.

Lettre n°8408

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8408, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Iyar 5722,

Brooklyn, New York,

A l’attention de monsieur M. Bernstein,

directeur régional des services postaux

de Tel Aviv et de son district,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre en son temps et vous voudrez bien excuser le retard apporté à ma réponse, qui est dû à mes nombreuses occupations et à la fête de Pessa’h.

J’y ai lu, avec plaisir, que vous vous intéressez personnellement au développement de Kfar ‘Habad et que vous apportez un soutien important à l’extension de la poste, en cet endroit. J’ai été particulièrement satisfait de constater, par la formulation de votre lettre, que votre intérêt ne résulte pas uniquement de votre obligation du fait de vos fonctions, mais aussi d’une relation positive et amicale que vous entretenez envers les habitants du Kfar, leur conception du monde et leurs actions. Ceci conforte mon espoir qu’à l’avenir également, vous continuerez à manifester votre intérêt. Puissiez-vous recevoir une bénédiction. Avec mes respects et ma bénédiction,

Lettre n°8409

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8409, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Iyar 5722,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav Yaakov Yossef(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 27 Nissan, avec votre demande de bénédiction qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles, en tout ce qui vous concerne.

En ce jour qui réunit le mois de la délivrance à celui de l’éclat(2), Dieu fasse qu’il en soit ainsi en ce qui concerne chacun, au sein de tout Israël. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Je vous souhaite Mazal Tov à l’occasion de la naissance de votre petite-fille, à laquelle Dieu accordera de longs jours et de bonnes années. De même, je vous remercie pour la bonne nouvelle de l’issue heureuse qu’a eu le traitement médical de votre épouse, à laquelle Dieu accordera de longs jours et de bonnes années.

Notes

(1) Le Rav Y.Y. Gurkov, de Londres. Voir, à son sujet, les lettres n°7464 et 8461. (2) Nissan à Iyar.

Lettre n°8410

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8410, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Iyar 5722,

Brooklyn, New York,

A l’attention de monsieur Guerchon Dov,

qui est appelé docteur Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en son temps, votre lettre, avec les tirés à part et le livre. Je vous remercie pour ce cadeau. Ma réponse a été retardée du fait de mes nombreuses occupations et vous voudrez bien m’en excuser. Un Juif a l’habitude de toujours introduire une touche personnelle. Pour faire suite à notre discussion

sur ce sujet, je voudrais donc formuler une remarque à propos du tiré à part de votre article sur les quatre prisonniers, que j’ai consulté rapidement. Tout d’abord, il convient d’introduire son propos par un éloge pour la découverte que vous avez faite et les hypothèses que vous y émettez, quant à l’origine de ce qui est dit à propos de ces quatre prisonniers, de même que sur les différents aspects du sujet. Toutefois, je dois dire que, globalement, je ne partage pas votre analyse et vous voudrez bien m’en excuser. Je rappellerai tout d’abord ce qui est dit à propos d’un Grand d’Israël. Lors d’une conversation avec lui, on lui indiqua que le Rambam formulait telle affirmation. Il répondit que cela n’était nullement le cas. Il précisa aussitôt qu’il n’avait pas une parfaite connaissance du Rambam, au point que celui-ci n’ait pas de secret pour lui. Néanmoins, il ne voyait aucun rapport entre cette affirmation et les propos du Rambam. Il était donc impossible qu’il ait écrit cela.

Or, il en est bien ainsi, en l’occurrence. L’explication que vous proposez dans votre article, est la suivante. Le Rabad, auteur du Séfer Ha Kabbala, a imaginé l’existence de ces prisonniers, Rav ‘Hano’h et les autres, qui soufflèrent et parvinrent, au même moment, en tel endroit et en tel autre. D’un point de vue psychologique, cela est absolument inconcevable et je me permets d’exprimer mon avis de la manière la plus tranchée, sans l’idée préconçue selon laquelle il faudrait nécessairement découvrir une explication nouvelle. Et, la raison en est bien simple. Il ne fait pas de doute que le Rabad respectait la Torah et les Mitsvot, qu’il connaissait l’Injonction : “ Tu t’éloigneras de tout propos mensonger ”. En outre, il vivait à une époque et dans un endroit qui n’étaient pas(1) très éloignés de la période et du lieu des quatre prisonniers. Il est donc totalement inconcevable que le Rabad ait imaginé ces quatre prisonniers uniquement pour renforcer ses raisonnements et sa conception. Bien plus, la grande majorité de ses contemporains ont accepté ce qu’il a dit sans le remettre en cause.

Bien entendu, je n’ignore pas les objections que l’on soulève contre l’auteur du Séfer Ha Kabbala, concernant les dates, mais ceci est à rapprocher de ce qu’il me semble avoir mentionné dans notre discussion. Peut-être la précision de ses écrits n’est-elle pas totale pour ce qui concerne les sources et les auteurs des propos. En outre, l’erreur reste possible. Peut-être même a-t-on cherché à harmoniser les dates, s’agissant d’un événement qui s’est prolongé pendant un certain temps, depuis son début jusqu’à sa fin. Comme je l’ai dit lors de notre conversation, il en est de même pour la conclusion du Talmud ou celle de la Michna. Ceci ne contredit nullement l’Injonction : “ Tu t’éloigneras de tout propos étranger ”. Pour autant, on peut dire que le Talmud fut conclu à la fin de la vie de Rav Achi ou bien, selon un autre avis, à l’époque des Rabbanan Sevouraï, dont certaines explications sont également citées par le Talmud. On peut aussi avancer que le Talmud fut achevé au milieu de la vie de Rav Achi. Et, l’on peut également envisager d’autres explications. Pour autant, cela n’a absolument rien à voir avec la découverte, le fait nouveau que vous proposez dans votre article. Cela n’est pas digne d’un Juif respectueux de la Torah ! Bien plus, comme je l’ai dit, le Rabad vivait environ deux siècles après cet épisode. A n’en pas douter, il y avait bien reçu une tradition, à ce sujet, de même que des écrits, décrivant le détail des événements. En outre, les petits-enfants et les descendants des quatre prisonniers vivaient encore.

Pour revenir au contenu de notre conversation sur la diffusion effective du Judaïsme et sur le caractère essentiel de l’action concrète, je reprendrai l’expression que nous avons citée, “ la quintessence ne change pas ”. Comme le disent les philosophes d’Israël, cette affirmation décrit le contraire d’un événement fortuit. En conséquence, j’ai bon espoir que tout cela aura effectivement une incidence concrète, d’autant que vous exercez votre influence sur un certain cercle, largement composé de jeunes gens. Or, l’influence positive qu’ils recevront fixera leur personnalité et l’édifice éternel qu’ils bâtiront en Israël. Avec mes respects et ma bénédiction,

N. B. : J’espère qu’à l’avenir, vous continuerez à m’adresser vos publications. Je vous en remercie d’avance. Par ailleurs, vous joignez un chèque à votre lettre et, bien entendu, lorsqu’un Juif donne de la Tsédaka par mon intermédiaire, je me réjouis d’être l’émissaire d’une cause de Mitsva. Combien plus est-ce le cas pour la Tsédaka, qui est à elle seule considérée comme l’ensemble des Mitsvot(2). Néanmoins, je dois faire remarquer d’emblée qu’il est demandé d’obtenir une contribution à la Tsédaka de la part des plus riches. Pour ce qui vous concerne, en revanche, quels que soient les biens mobiliers dont

vous disposez, il est clair que votre richesse réside avant tout dans votre spiritualité. J’ai donc bon espoir que vous offrirez de ces biens dans les domaines de votre activité, comme je l’ai dit, avec le contenu et la forme qui conviennent, avec des paroles émanant du cœur, de la quintessence du cœur qui elle-même ne change pas, comme l’expliquent nos Sages à propos du verset : “ Je dors, mais mon cœur est en éveil ”. Ils précisent(3), en effet : “ Je dors en exil, mais mon cœur est en éveil pour le Saint béni soit-Il, Sa Torah et Ses Mitsvot ”.

Notes

(1) Le Rabbi souligne le mot : “ pas ”. (2) Selon le traité Baba Batra 9a. (3) Dans le Zohar, tome 3, à la page 95a.

Lettre n°8411

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8411, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Iyar 5722,

Brooklyn, New York,

Au Rav, distingué et agréable ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav ‘Haïm Dov, qui est appelé docteur Mental(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre livre Studies in the history of the Sanhedrin(2). Mon temps ne m’a pas permis de le consulter, même rapidement. J’ai, néanmoins, voulu vous en accuser réception, d’autant qu’à première vue, on peut constater que vous y avez investi beaucoup d’efforts. De même, pour passer d’une idée à une autre tout en restant dans le même contexte, j’espère que vous investirez aussi beaucoup d’efforts en vos disciples. Bien plus, j’ai appris dernièrement que la vision du monde adoptée par les jeunes de votre entourage doit être considérablement améliorée et, avant tout, scrupuleusement surveillée. Naturellement, il ne s’agit que d’une rumeur. Elle émane, cependant, d’une source qui, jusqu’à maintenant, s’est révélée fidèle.

Il est dit(3) que : “ le Saint béni soit-Il n’agit pas avec félonie envers Ses créatures ”. En même temps qu’une fonction et une responsabilité, Dieu accorde donc également les forces nécessaires(4). Toutefois, encore faut-il les utiliser et Dieu fasse que vous y parveniez avec vitalité, enthousiasme, comme le demande la ‘Hassidout, dans tous les domaines de la sainteté. Le Saint béni soit-Il agit(5) “ mesure sur mesure ”(6), mais en proportion largement accrue. Puisse Dieu faire que vous observiez la bénédiction également en ce qui vous concerne personnellement, à la fois matériellement et spirituellement. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°8224. (2) Etudes sur l’histoire du Sanhédrin. (3) Dans le traité Avoda Zara 3a. (4) Pour l’assumer. (5) Selon le Midrash sur le verset Chemot 3, 6. (6) De la manière dont on agit envers Lui.

Lettre n°8412

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8412, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Iyar 5722,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me décrivez votre état de santé et, brièvement, ce dont vous avez souffert, ces dernières années, les traitements que vous avez subis. Votre lettre n’indique pas clairement si vous avez consulté de grands spécialistes, en la matière, mais cela a sûrement été le cas. En effet, il y en a plusieurs, en Europe. Pour une affection comme celle que vous décrivez, d’autant qu’il y a un doute, en la matière, il faut s’efforcer de contacter un grand spécialiste.

Néanmoins, il est surprenant que la maladie n’ait pas été clairement diagnostiquée jusqu’à maintenant, que l’on ne sache pas ce qu’elle est et comment la traiter. Votre lettre semble indiquer que tout cela traîne depuis des années. Il est certain que vous avez dû faire plusieurs radiographies. Bien entendu, mon but n’est pas de poser des questions, mais bien d’éclairer la situation actuelle. Il serait bon de rechercher le plus grand spécialiste, en la matière. Vous lui adresserez les courriers des médecins qui vous ont traité et, plus généralement, toutes les informations nécessaires. Vous lui demanderez son avis et il serait même bon de le consulter.

Que Dieu, Qui guérit toute chair et accomplit des merveilles, vous accorde un prompt rétablissement, par l’intermédiaire du médecin qui convient et du traitement adapté. Est-il concevable que quelque chose soit impossible pour Dieu ? Le mérite de l’éducation que vous donnez à vos enfants, une éducation basée sur les valeurs sacrées, vous protégera, en la matière, de même que tous vos autres accomplissements. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même que de votre activité destinée à diffuser le Judaïsme traditionnel,

Lettre n°8413

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8413, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5722,

Brooklyn, New York,

Aux élèves délégués(1), que Dieu vous accorde

de longs jours et de bonnes années,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la veille de Roch ‘Hodech Iyar, avec ce qui y était joint. Je vous remercie de la satisfaction que vous me procurez en m’informant de vos actions destinées à diffuser le Judaïsme, en général. Bien entendu, ceci s’ajoute au fait que : “ la récompense de la Mitsva est la Mitsva elle-même ”, comme l’explique la ‘Hassidout(2).

Nous sommes dans le mois de l’éclat(3), en lequel sont nés ceux qui illuminèrent ce monde(4), qui correspondent aux trois piliers sur lesquels reposent le monde au sens propre et le “ petit monde ” que constitue l’homme, c’est-à-dire la Torah, la prière et les bonnes actions. Et, l’on confère un mérite aux jours qui est par nature propice(5). Avec ma bénédiction pour me donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Elèves de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de New York, délégués dans celle de Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, la lettre n°8375. (2) Voir le Séfer Ha Si’hot 5749, tome 2, à partir de la page 642. (3) Celui d’Iyar, selon l’expression du traité Roch Hachana 11b. (4) Les Patriarches, Avraham, Its’hak et Yaakov. (5) Selon le traité Taanit 29a.

Lettre n°8414

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8414, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Iyar 5722,

Brooklyn,

A monsieur ‘Haïm, qui est appelé docteur Shashkès(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais référence à votre voyage destiné à rendre visite à nos frères, les enfants d’Israël de la diaspora. Celui-ci a sûrement pour objectif de renforcer leur moral en raffermissant leur lien avec les Juifs se trouvant dans d’autres endroits et de transmettre les salutations des uns aux autres, en soulignant que le peuple d’Israël est vivant, que sa Torah est une Torah de vie, que ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”, ont été données par le Dieu de vie. Puisse donc Dieu faire que vous connaissiez la réussite dans cette fonction, que vous observiez le fruit positif de votre effort, que vous accomplissiez tout cela en bonne santé et dans l’enthousiasme. Bien évidemment, je serai heureux d’apprendre, le moment venu, ce qui aura résulté de votre voyage et d’avoir de bonnes nouvelles des endroits que vous avez visités.

Pour passer d’un sujet à l’autre, vous venez d’avoir soixante dix ans, pour de longs jours et de bonnes années. Puisse donc Dieu faire que, pendant de nombreuses années encore, vous agissiez pour les biens des Juifs, à la fois matériel et spirituel, car ces deux dimensions sont liées. On connaît l’explication de l’Admour Hazaken(2), auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, sur la définition de notre peuple comme : “ une nation unique sur la terre ”. Il souligne, en effet, que les Juifs mettent en évidence l’Unité de Dieu y compris sur la terre et dans les domaines matériels. Avec mes respects et ma bénédiction,

N. B. : Vous trouverez ci-joint un chèque qui constitue ma participation symbolique aux frais de ce voyage. Comme je l’ai dit, vous transmettrez mes salutations aux enfants d’Israël, que Dieu leur accorde de longs jours et de bonnes années,

Notes

(1) Voir, à son sujet, les lettres n°5093 et 7479. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°7718, 8353, 8486, 8564, 8567 et 8572.

Lettre n°8415

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8415, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Iyar 5722,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume

une mission sacrée, le Rav David Avraham,

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai bien reçu vos lettres du 13 de ce mois et de l’issue du saint Chabbat. Bien entendu, la crainte de toute rancune(1) est sans fondement et elle n’explique nullement le retard de la réponse venant d’ici. Comme je l’ai écrit à plusieurs ‘Hassidim, celui-ci doit être imputé uniquement à mes nombreuses occupations. Je suis surpris que vous ne me disiez rien de vos activités destinées à diffuser les sources(2), au sein de la diffusion du Judaïsme, en général. J’espère pourtant que vous y participez concrètement et pourquoi me priver du bien, en ne m’en informant pas ? Sans doute complèterez-vous tout cela, à la prochaine occasion. Puisse Dieu faire que ce soit dans la joie et l’enthousiasme.

Nous sommes dans les jours propices du mois de l’éclat(3). Nos Sages disent qu’alors naquirent ceux qui illuminèrent le monde(4), par nature sombre et obscur. Or, “ l’action des Pères est une indication pour les fils ”(5) et leur apporte la force d’en faire de même. C’est bien évident. Avec ma bénédiction pour que vous me donniez de bonnes nouvelles, à la fois de vos réalisations communautaires et de ce qui vous concerne personnellement,

Notes

(1) De la part du Rabbi. (2) De la ‘Hassidout. (3) Celui de Iyar, selon l’expression du traité Roch Hachana 11b. (4) Les Patriarches, Avraham, Its’hak et Yaakov. (5) Voir le Séfer Ha Si’hot 5752, tome 1, page 79, à la page 82.

Lettre n°8416

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8416, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17(1) du mot de l’éclat(2) 5722,

Brooklyn, New York,

Aux participants à la réunion nationale des directeurs

de Yechivot, le 23 Iyar, à Frandale, New York,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’avez fait part de votre réunion et voici ma réponse. Puisse Dieu faire qu’elle connaisse une considérable réussite et qu’elle ait des conséquences concrètes, qu’elle sanctifie le Nom de Dieu et que chacun de ses participants, en particulier, en fasse de même, que tous reçoivent une bénédiction accrue et le succès, en leur mission sacrée. Je saisis donc ce moment propice pour attirer l’attention de la réunion et de ses participants sur un point essentiel, qui touche au fondement même de l’éducation basée sur les valeurs sacrées, un point qui doit être rectifié rapidement et complètement. Je suis surpris que cela n’ait pas encore été fait. C’est le suivant.

Pour différentes raisons, dans la plupart des Yechivot de ce pays, les élèves se consacrent à la fois aux études sacrées et aux matières profanes, qui sont également enseignées dans l’enceinte de la Yechiva, au moins jusqu’à un certain âge. Sans me prononcer sur la situation proprement dite, je dois constater qu’il en est ainsi et l’on ne peut pas ignorer la réalité. Or, on doit tenir compte du fait que ces élèves ont un âge auquel on est impressionné par chaque détail, non seulement de manière directe mais aussi indirectement. Bien plus, l’influence indirecte s’avère parfois la plus forte. Si l’on admet qu’il en est bien ainsi, on parviendra à la conclusion que les élèves(3) ne peuvent pas ignorer la manière dont on leur présente ces deux disciplines. Il faut donc qu’ils puissent constater, de la manière la plus claire, que, même si l’une et l’autre sont étudiées dans l’enceinte de la Yechiva, c’est bien l’étude de notre sainte Torah, Torah de vie, qui est essentielle, alors que les études séculaires ne sont qu’accessoires, en aucune façon comparables à l’essentiel.

Une difficulté se présente, néanmoins. Du fait de nos multiples fautes, de nombreuses Yechivot et peut-être même la plupart d’entre elles adoptent la position inverse, de façon indirecte et parfois même directement, ce qui veut dire, non seulement que les deux disciplines sont présentées comme équivalentes, mais même que les matières séculaires sont mises en avant, comme les plus importantes. Et, cette “ importance ” s’exprime de différentes manières et de plusieurs façons, dans la manière dont sont conduites les études et l’effort pour leur avancement, dans les devoirs à faire chez soi, dans la fréquence des examens, dans leur réussite et dans les félicitations, les prix, les distinctions qu’ils permettent d’obtenir. Et, s’il en ainsi dans l’enceinte de la Yechiva, il va sans dire que c’est le cas également à la maison. Cette conception s’applique, de la même façon, à l’aspect extérieur des choses, à la présentation des livres d’étude, aux classes et à tout le reste. En outre, il en est de même pour la relation personnelle qui s’instaure avec les professeurs d’études sacrées et avec ceux qui enseignent les matières profanes. Ces derniers sont systématiquement privilégiés, en différents domaines, y compris par leur salaire.

Même si une telle conception était uniquement le fait des donateurs ou des parents, je ne me serais pas tu et combien plus ne puis-je le faire quand on observe, parfois, que la direction et les directeurs l’adoptent également. J’ai déjà traité longuement de ce sujet, lors du dernier Pourim. J’ai montré à quel point il était dommageable de mettre trop fortement l’accent sur les études séculaires. En effet, il est bien clair et évident que l’objectif premier de la Yechiva, qu’elle soit appelée Yechiva élémentaire ou bien Yechiva tout court, est l’étude de notre sainte Torah. Et, si l’on peut trouver des raisons ou même des “ justifications ” à différents aspects de la situation qui vient d’être décrite, il est certain qu’une telle attitude remet en cause les fondements même de l’éducation et il n’est pas de mots pour expliquer à quel point cela est grave. En conséquence, j’appelle l’attention de la réunion sur cette situation, sur ses multiples conséquences, dont il convient de traiter sérieusement, afin de leur apporter une amélioration et une solution immédiates. Le mérite de ce qui est public vous viendra en aide. Avec mes respects et ma bénédiction de réussite,

Notes

(1) Le Rabbi écrit Tov, bon, terme dont la valeur numérique est dix-sept. (2) Celui de Iyar, selon l’expression du traité Roch Hachana 11b. (3) Le Rabbi mentionne les garçons et les filles.

Lettre n°8417

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8417, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Lag Baomer 5722,

Brooklyn, New York,

Aux membres de l’association des femmes et jeunes filles

‘Habad, en tout endroit et aux participantes à la septième

convention annuelle, en particulier(1),

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

La convention annuelle a lieu, cette fois-ci, tout de suite après le Chabbat ‘Hazak(2), au cours duquel nous concluons le livre de Vaykra(2), qui est appelé “ Loi des Cohanim ”(2) et “ Livre des sacrifices ”(2). Il en découle l’enseignement suivant. Tous les Juifs, en général et chacun, en particulier, doivent s’identifier à des Cohanim. Dieu dit, en effet, que : “ vous serez pour Moi une nation de prêtres ”(2). Un Cohen a été distingué afin de se consacrer au service de Dieu, non seulement pour lui-même, mais aussi pour ses frères, pour tout le peuple d’Israël. De même, chaque Juif a pour mission de se consacrer au service de Dieu. Il est également investi d’une responsabilité envers son entourage.

Servir Dieu(2) n’a pas pour effet de se retirer du monde et de s’isoler. Bien au contraire, il faut effectuer ce service au sein du monde, avec(2) le monde et tout d’abord dans sa propre maison, qui sera dirigée de façon à ce que la Présence divine puisse s’y révéler, ainsi qu’il est dit : “ Ils Me feront un Sanctuaire et Je résiderai parmi eux ”. Pour parvenir à tout cela, il faut adopter le comportement qui est suggéré par les sacrifices(2).

Pour effectuer ces sacrifices(2), on devait prendre des biens en sa possession, un agneau, de la farine, de l’huile, du vin, du sel et d’autres éléments encore et l’on faisait de tout cela une offrande. Le sacrifice d’Ola était entièrement consacré à Dieu. Celui de Chelamim était, pour partie, consumé sur l’autel, le reste étant consommé, en état de pureté, par le Cohen et par celui qui l’offrait. C’est de cette façon que doit être dirigée une maison juive, avec tout ce qui y est accompli. La Présence divine doit s’y révéler pleinement. C’est ainsi qu’elle peut être bénie, matériellement et spirituellement. La réalisation concrète de tout cela dépend, pour une large part, de la femme juive, la maîtresse de maison(2). Il lui appartient d’introduire la Présence de Dieu en son foyer et dans sa vie familiale. Elle doit également éduquer ses enfants dans cet esprit.

Puisse Dieu faire que vous assumiez pleinement votre mission, avec la chaleur et l’enthousiasme caractéristiques de la ‘Hassidout. Vous hâterez ainsi le moment de la reconstruction du Temple, lorsque le service de Dieu y sera rétabli, lors de la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours. Avec mes souhaits et ma bénédiction pour que la convention et, plus généralement, toutes ses participantes accomplissent tout ce qui vient d’être dit avec succès, dans la joie et l’enthousiasme,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 2, à la page 683. (2) Le Rabbi souligne les mots : “Chabbat ‘Hazak”, “Vaykra”, “Loi des Cohanim”, “Livre des sacrifices”, “vous serez pour Moi une nation de prêtres”, “Servir Dieu”, “avec”, “sacrifices”, “sacrifices” et “maîtresse de maison”.

Lettre n°8418

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8418, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Iyar 5722,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

se consacre aux besoins communautaires, possède

de multiples connaissances, le Rav C.Y.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 16 Iyar, dans laquelle vous me parlez de la personne avec laquelle vous vous êtes entretenu. Si la crainte de cet homme est inspirée par des propos me concernant, il peut oublier complètement(2) tout cela, car la rancune m’est totalement étrangère. Néanmoins, puisqu’il parle lui-même de Tsédaka, qu’il donne donc vingt-cinq livres israéliennes à la Yechiva Torat Emet(3). Si sa crainte est inspirée par des paroles manquant de respect à mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, ou bien à son père, le Rabbi(4), ce qu’à Dieu ne plaise, vous lui direz vous-même ce qu’il convient de faire, d’après la Torah.

Tout ce que je peux faire, pour ma part, est de mentionner son nom près du saint tombeau(5) afin qu’il n’y ait plus trace de tout cela. S’agissant du prélèvement de la Tsédaka, en la matière, il se fiera à la générosité de son cœur. Plus l’on en donne…(6), à condition de le faire avec enthousiasme. Puisse Dieu faire que vous ne m’annonciez de tout cela qu’un bien visible et tangible. Avec mes respects et ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°8390. (2) Le Rabbi souligne le mot : “ complètement ”. (3) La Yechiva Loubavitch de Jérusalem. (4) Le Rabbi Rachab. (5) Du précédent Rabbi. (6) Et mieux c’est.

Lettre n°8419

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8419, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Iyar 5722,

Brooklyn,

Aux dirigeants du réseau des Yechivot du soir,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 16 Iyar, avec ce qui y était joint. Nous nous trouvons dans les jours qui séparent Lag Baomer de Chavouot, temps du don de notre Torah. Puisse donc Dieu faire que s’accomplisse le commentaire de nos Sages(1) sur le verset : “ Comme il est bon et agréable que des frères soient assis ensemble ”, lequel fait référence à ceux qui discutent la Torah, qui “ luttent ”(2) en son sein, puis qui sont assis ensemble avec amitié et fraternité. En outre, au sens le plus simple, il s’agit bien ici de rapprocher les cœurs, de les faire asseoir ensemble jusqu’à ce qu’ils soient totalement unis.

C’est bien ainsi que l’on se prépare, que l’on forge un réceptacle pour recevoir la Torah. Comme le relate le Midrash Tan’houma(3), lorsque le Saint béni soit-Il observa que : “ Israël campa, face à la montagne ”, au singulier, Il donna effectivement la Torah, sa partie révélée et sa dimension cachée. Qu’il en soit donc ainsi pour tout ce qui est dit dans votre lettre. Que la bénédiction et la réussite se révèlent en votre mission sacrée, précédemment définie et, de cette façon, en tous les domaines qui vous concernent, à la fois communautaires et personnels. Conformément à la conclusion(4) : “ c’est là-bas que l’Eternel a ordonné la bénédiction, vivants pour l’éternité ”. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Zohar, tome 1, à la page 59b ”. (2) Permettant que plusieurs raisonnements différents s’affrontent. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Editions Bober, cité par le Yalkout Chimeoni, Parchat Yethro, au paragraphe 273 ”. (4) Du verset.

Lettre n°8420

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8420, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Iyar 5722,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 21 Iyar. En un moment propice, on a mentionné le nom de cette personne près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile de rappeler l’enseignement de nos Sages(1) selon lequel : “ un homme ne doit jamais se désespérer ”, en particulier d’après l’explication que donne la ‘Hassidout, à ce sujet. La conclusion immédiate est qu’il ne faut pas cesser d’exercer une influence sur lui, de la manière qui convient et dans le sens qui est souhaitable. Il me semble vous avoir déjà écrit ce que l’on peut vérifier concrètement, dans des cas similaires : une influence indirecte a plus de chances d’aboutir qu’une influence directe(2).

De plus, vous me dites que cet homme est suivi par un médecin traitant les maladies psychiques. Je ne sais pas clairement à quel spécialiste vous faites allusion. De façon générale, du fait de nos nombreuses fautes, il en est certains(3) qui commencent le traitement en se dressant contre Dieu, contre l’honneur céleste, contre le respect dû aux parents. Il faut donc s’interroger, se demander quel intérêt présente une telle approche. Et, même si ce traitement s’avère efficace, l’avantage n’est-il pas compensé par la perte qui est occasionnée pendant toute cette période ? Certes, plusieurs de ces médecins ont été efficaces et ils ont guéri, de différentes façons, surtout depuis qu’un certain professeur a trouvé en lui suffisamment de courage pour proclamer et pour faire savoir qu’à l’inverse de la conception du fondateur bien connu de ce traitement, la foi en Dieu et l’attirance religieuse apportent un contenu à la vie et sont les moyens les plus efficaces pour obtenir la guérison. Néanmoins, pour différentes raisons, cette idée ne s’est pas encore largement répandue dans les cercles médicaux. Une clarification reste donc nécessaire, en la matière.

J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre que vous intervenez pour le bien des résidents de Kfar ‘Habad. Toutefois, je suis surpris que vous limitiez la portée de cette intervention en ajoutant le mot : “ matériellement ”. Avec mes respects et ma bénédiction pour que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Au traité Bera’hot 10a. (2) Voir la lettre n°8416. (3) Psychiatres ou psychologues.

Lettre n°8421

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8421, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Iyar 5722]

En(1) la matière(2), il n’est pas(3) question du Chabbat. Seules trois références en parlent. Peut-être la suite logique est-elle la suivante(4). Le chapitre, dans son ensemble, explique comment il convient de méditer et de faire en sorte que son âme s’enflamme pour s’attacher à Dieu, pour s’inclure en Sa Lumière, grâce à l’effort de l’homme. De fait, comment réaliser une telle inclusion ? En plaçant : “ ces paroles sur ton cœur et tu en parleras ”, c’est-à-dire par une révélation céleste(3). Cette affirmation ne soulève pas de difficulté puisque le Ets ‘Haïm affirme que l’essentiel est l’approfondissement(3), alors que : “ tu en parleras ” n’en est que la révélation. De fait, on peut s’interroger sur la raison d’être de cette révélation et sur son rapport avec ce qui est dit au préalable, à propos de l’inclusion. Il est donc expliqué que : “ l’homme vit de tout ce qui émane de la bouche de Dieu(3) ”, c’est-à-dire de la Torah. Il en est ainsi même si l’on ne fait pas intervenir la bouche de l’homme. Néanmoins, on ne s’acquitte pas de son obligation de cette façon(5) et il est donc nécessaire que la révélation passe par la parole de l’homme(3), jusqu’à son âme de vie. Ceci est également lié à la méditation et à sa finalité, afin de lui apporter l’élévation(3) et de réaliser cette inclusion(3).

En outre, peut-être convient-il de noter les points suivants :

A) Sans doute y a-t-il là une précision qui doit être déduite de l’expression : “ce qui émane(3) de la bouche de Dieu”, faisant allusion à la source(3), c’est-à-dire au contraire de la révélation. Vous consulterez, à ce sujet, les discours ‘hassidiques relatifs à la Parchat Masseï.

B) Le texte cite la formulation(3) du verset. Malgré cela, il ne mentionne pas le mot : “tout”(3), figurant effectivement dans ce verset : “tout ce qui émane de la bouche de Dieu”. On le comprendra en fonction de ce qui est dit ci-dessus. En effet, ce verset fait allusion à l’âme divine, mais aussi à l’âme vitale et au corps.

Notes

(1) Cette lettre est adressée au Rav Elyahou Na’houm Shklar et elle fut rédigée à même son courrier. Voir, à son sujet, la lettre n°54. (2) Le Rav Shklar indiquait au Rabbi une référence du Tanya parlant du Chabbat que le Rabbi n’avait pas citée, dans l’index sur le Tanya dont il est l’auteur, à l’article : “Chabbat”. (3) Le Rabbi souligne les mots : “pas”, “révélation céleste”, “approfondissement”, “bouche de Dieu”, “l’homme”, “apporter l’élévation”, “réaliser l’inclusion”, “émane”, “source”, “formulation” et : “tout”. (4) Le Rav Shklar disait ne pas comprendre la fin du chapitre 49 du Tanya, car le sujet traité n’y est pas conclu et l’on n’en comprend pas la suite logique. (5) Car, il est nécessaire de prononcer les mots de la Torah.

Lettre n°8422

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8422, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה

Roch ‘Hodech Sivan 5722,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 23 Iyar(1). Nous sommes au début du troisième mois(2), au cours duquel la “ Lumière triple ” fut donnée au “ peuple triple ”(3). Puisse donc Dieu faire que chacun, au sein de tout le peuple d’Israël, agisse et donne de bonnes nouvelles, concernant les trois domaines sur lesquels le monde repose, le monde au sens simple et également l’homme qui constitue ‘un petit monde’. Ces domaines sont la Torah, la prière et les bonnes actions.

On révélera tout cela et l’on intensifiera la bénédiction, en tous les besoins de l’homme. Or, “ vous êtes définis comme des hommes ”(4). Et, ces besoins se répartissent en trois catégories(5), enfants, santé et prospérité matérielle(6). La conclusion de tout ce qui vient d’être dit est la Torah et la nécessité de la recevoir. Selon les termes de notre maître, mon beau-père, le Rabbi : “ Recevez la Torah joyeusement et avec profondeur ”. Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête et pour donner de bonnes nouvelles de vos activités communautaires et de vos réalisations personnelles,

M. Schneerson,

*

*

*

Il(7) serait bon que les maisons individuels(8), à Kfar ‘Habad, n’aient pas plus de deux étages.

Notes

(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes. Voir le Likouteï Si’hot, tome 4, à la page 1306. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ On peut donc considérer que ces sept semaines sont pratiquement achevées, que les Juifs sont désormais prêts à recevoir la Torah, comme l’explique le Torah Or, de l’Admour Hazaken, à la fin du discours ‘hassidique intitulé : ‘Le troisième mois’ et dans les additifs. La Pessikta de Rav Kahana, au paragraphe : ‘Le troisième mois’, précise : ‘En ce jour, ils parvinrent dans le désert du Sinaï. C’est à ce propos qu’il est dit : En ce jour, l’Eternel ton Dieu t’ordonne d’agir’ ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon l’expression du traité Chabbat 88a et l’explication qu’en donne Rabbi Nissim Gaon, basée sur le Midrash Tan’houma ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Depuis, le don de la Torah, selon les Tossafot, au traité Nidda 70b ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon les Tikouneï Zohar ‘Hadach, page 103d, qui disent : ‘Le secret triple permet d’obtenir enfants, santé et prospérité matérielle’ ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Les enfants émanent de Daat, la sagesse, qui se dévoile par la colonne vertébrale, la santé de ‘Ho’hma, la compréhension et la prospérité de Bina, la sagesse selon le Meoreï Or, chapitre 2, au paragraphe 67, qui est cité dans les Biyoureï Ha Zohar, du Tséma’h Tsédek, à la Parchat Vayéra. C’est également ce que dit le Tikouneï Zohar, quinzième introduction, page 2. Et, une objection a déjà été soulevée, à partir du Likouteï Torah du Ari Zal, à la Parchat Toledot et du Likouteï Ha Chass, traité Bera’hot ”. (7) Ce paragraphe a été ajouté à la lettre adressée au Rav Zusha Wilimovski. Voir, à son sujet, la lettre n°8292. (8) Le Rabbi souligne le mot : “ individuel ”.

Lettre n°8423

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8423, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Roch ‘Hodech Sivan 5722,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav ‘Haïm Morde’haï(1) Ha Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 25 Iyar. S’agissant du Mikwé, votre proposition est globalement judicieuse(2). Néanmoins, vous suggérez, pour une certaine raison, de lui adjoindre un bassin sur le côté. Or, la coutume s’est répandue dernièrement, d’en faire deux(3), de part et d’autre, l’un pour que l’eau traverse et l’autre pour constituer un réservoir. Cet usage est particulièrement judicieux, bien évidemment.

Notes

(1) Le Rav H.M. Perlov, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, les lettres n°6706 et 8448. (2) La Rav Perlov écrivait : “ A mon sens, on doit faire le Mikwé selon l’avis du Rabbi Rachab, dont le mérite protégera nous-même et tout Israël, ce qui veut dire qu’il y aura un bassin au-dessus d’un autre, l’arrivée d’eau se trouvant en bas. Bien entendu, les Rabbanim de la ville m’ont signifié leur accord. Toutefois, ils demandent que l’on fasse un autre bassin d’eau de pluie, vers le haut. Celle-ci s’écoulera en le traversant et elle autorisera ainsi l’eau courante à l’exception, bien entendu, du bassin d’eau de pluie qui doit être toujours prêt afin de pouvoir changer celle qui est entreposée en bas et celle qui se trouve en haut. Même si ce bassin supplémentaire n’est pas indispensable, il n’en constitue pas moins une précaution supplémentaire ”. Voir, à ce sujet, les lettres n°3140 et 8448. (3) Le Rabbi souligne le mot : “ deux ”.

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