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Iguerot Kodesh — lettres 8383 à 8403

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°8383

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8383, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Adar Chéni 5722,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, ayant un comportement généreux,

issu d’une illustre famille, le Rav C.Z(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais suite au mémoire que je vous ai adressé(2) et que vous avez sûrement reçu en son temps. J’ai bon espoir que vous faites tout ce qui est en votre pouvoir, dans ce domaine. Ces jours-ci, j’ai reçu la visite de monsieur Moché Charet. Bien entendu, nous nous sommes entretenus également du contenu de ce mémoire, concernant les bâtiments qui doivent servir d’internats pour accueillir la Alya de la jeunesse. Le financement en sera intégralement accordé sur le budget du logement et non sur celui de l’éducation comme je le disais dans le mémoire. Monsieur Charet a indiqué qu’il en comprenait la raison et la logique. Ce projet étant légitime, il le soumettra aux délibérations à la première occasion. Il était également question qu’il le soutienne personnellement.

Bien entendu, j’ai souligné que chaque point, chaque clé concernant les partis politiques ne doivent pas intervenir, en la matière, en particulier pour déterminer où seront construits ces bâtiments. La seule approche valable consiste à accorder le rôle primordial à l’avis des parents et à l’origine des enfants, sans exercer aucune pression. Vous devez comprendre ce que je veux dire. Là encore, monsieur Charet m’a assuré qu’il en serait bien ainsi et il m’a expliqué que c’était, de toute façon, déjà le cas. Il aurait été nécessaire de détailler ce point fondamental, mais je suis sûr que vous-même faites preuve d’empressement, en la matière. Puisse Dieu faire que tout soit comme si j’avais effectivement fourni ces détails.

Lors de notre conversation, passant d’une idée à une autre, j’ai abordé un autre point, dont je me suis entretenu, à différentes reprises, avec d’autres responsables communautaires de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. De fait, celui-ci est en relation directe avec votre domaine d’activité. En la matière, vous m’excuserez d’exprimer mon avis d’une manière aussi tranchée. Je fais référence aux émissaires de l’Agence juive en diaspora, dans le domaine culturel. Ceux-ci se répartissent en deux départements, culture générale et culture de la Torah.

Or, on peut vérifier dans la pratique que l’action du département pour la culture générale a été affaiblie, ces dernières années, par rapport à ce qu’elle était au début. Et, la raison en est très naturelle. Une telle action, pendant les premières années, constituait réellement un fait nouveau. Elle exerçait donc un grand effet et il paraissait légitime de mener campagne pour en protéger le domaine, l’aspect pionnier et l’édifice. Comme vous le savez, je souligne systématiquement l’influence que toute chose peut avoir sur les jeunes. Or, en ces dernières années, la situation est tout autre. Dieu merci, la question sécuritaire s’est améliorée et l’esprit pionnier s’est quelque peu calmé. L’aspect nouveau a donc largement disparu. Il en résulte que l’influence(3) s’en trouve largement réduite, ce qui a une incidence directe sur l’assimilation des jeunes, sur leur disparition parmi les nations, sur les mariages mixtes, ce qu’à Dieu ne plaise. Il n’en est pas de même, en revanche, pour l’action des émissaires du département pour l’éducation par la Torah. La mission qui leur a été confiée au cours de toutes ces années, “ comme un bouclier devant le malheur ”, celui de l’assimilation et de la disparition parmi les nations, n’a pas disparu et elle n’a pas été réduite, bien au contraire.

Si l’on tient compte de tout cela, et bien que je n’ais pas d’avis à donner sur la nécessité d’augmenter le nombre des émissaires du département pour l’éducation par la Torah, ce qui dépend des contraintes budgétaires, je formulerais cependant une proposition concrète, que j’ai déjà présentée à monsieur Charet. Il serait judicieux d’imposer aux émissaires, quel que soit le département auquel ils appartiennent, de mettre l’accent sur la Torah et tout ce qui la concerne. Nos Sages disent(4), en effet : “ grande est l’étude qui conduit à l’action ”. Ceci concerne également les personnes qui, pour l’heure, n’ont pas encore l’intention de s’installer en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie ou bien qui ne sont pas animées par l’esprit pionnier. En tout état de cause, il est nécessaire de renforcer leur situation, dans le domaine du Judaïsme, en l’endroit où elles se trouvent, afin d’éviter leur assimilation et leur disparition parmi les nations. Aucun examen attentif ne doit être nécessaire, en la matière. Leur mode de vie doit faire apparaître une différence évidente avec les non-Juifs parmi lesquels elles vivent. Je ne veux pas dire que les émissaires doivent eux-mêmes s’engager à agir de cette façon(5). De fait, cette initiative et cette revendication(6) existent d’ores et déjà en Erets Israël, où on leur demande d’avoir un comportement conforme à la Tradition juive. Je suggère uniquement que ce projet soit inclus dans leur domaine d’activité et dans leur effort.

J’ai indiqué, en outre, qu’à toutes ces raisons s’ajoute aussi l’application du principe selon lequel : “ dans deux cents pièces, il y en a cent”(7), ce qui veut dire que, de la sorte, l’influence des émissaires, quelle que soit la catégorie à laquelle ils se rattachent, n’en sera nullement diminuée. Bien au contraire, on leur fournira ainsi une direction et un domaine d’activité supplémentaires. C’est bien évident.

Un Juif a l’habitude de lier toute chose à la Paracha de la semaine ou bien à la présente période, conformément au dicton de l’Admour Hazaken selon lequel : “ un Juif doit vivre avec le temps ”. Et, peut-être est-ce là également l’idée de Pourim, qui approche. Avant que le miracle se produise, il y avait une différence entre ceux qui avaient pris part au festin d’A’hachvéroch et ceux qui étaient restés fidèles à Morde’haï. Puis, par la suite, il y eut des pressions extérieures, le décret de Haman l’impie pour exterminer tous(8) les Juifs, “ des jeunes gens aux vieillards, les enfants et les femmes ”, sans distinction, sans différence, tous ceux qui étaient définis comme des Juifs. Dès lors, tous s’unirent et se tinrent prêts au sacrifice de leur propre personne. Selon les termes de l’Admour Hazaken, dans son Torah Or, à la page 97a, “ ils firent don d’eux-mêmes afin de sanctifier le Nom de Dieu. En effet, s’ils avaient accepté d’abjurer, Haman ne leur aurait rien fait, puisque son décret s’appliquait seulement aux Juifs. Ils furent donc prêts à la mort, pendant toute une année(9). Aucun d’entre eux n’eut une pensée étrangère(10), ce qu’à Dieu ne plaise. Grâce à cette abnégation, ils effectuèrent la réception(11) d’une manière parfaite et ils reçurent, à proprement parler, la Lumière de l’En Sof, béni soit-Il ”.

Puisse Dieu faire que nous atteignons nous-mêmes ce niveau, “ la lumière, la joie, l’allégresse et la valeur ”. Avec mes respects, ma bénédiction pour donner des nouvelles bonnes et réjouissantes, de même que pour un joyeux Pourim,

M. Schneerson,

J’ai fait allusion, ci-dessus, à un affaiblissement naturel de l’activité. De fait, il m’importe peu qu’on ne lui reconnaisse pas ce caractère naturel et, bien au contraire, qu’on le lui dénie. En effet, la fin de l’exil et la venue du juste libérateur sont proches. Alors, s’accomplira la promesse selon laquelle : “ la terre s’emplira de connaissance de Dieu ”. On ressent donc, d’ores et déjà, les pas de la délivrance, même si l’obscurité de l’exil recouvre encore la terre. Je vous ai vous-même entendu prononcer cette expression. En tout état de cause, il convient d’adopter une conclusion positive et puisse donc Dieu faire que, très prochainement, l’obscurité se transforme en lumière, une Lumière céleste évidente, car “ l’Eternel sera ta Lumière pour l’éternité ”.

Notes

(1) Monsieur Chnéor Zalman Chazar. Voir, à son sujet, la lettre n°8254. (2) Il s’agit de la lettre n°8322. (3) Du département pour la culture générale. (4) Dans le traité Kiddouchin 40b. (5) A mettre en pratique la Torah et les Mitsvot. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°8513. (7) Qui peut le plus peut le moins. (8) Le Rabbi souligne le mot : “ tous ”. (9) Puisque le tirage au sort eut lieu en Nissan et désigna le mois d’Adar suivant, soit douze mois plus tard. (10) Celle d’abandonner le Judaïsme. (11) De la Torah, en montrant qu’ils l’acceptaient délibérément et de leur plein gré.

Lettre n°8384

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8384, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Adar Chéni 5722,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre de ce dimanche, dans laquelle vous me faites part de la proposition qui vous a été faite, celle d’exercer une fonction de direction dans un autre pays. Vous me demandez ce que j’en pense. Bien entendu, j’ai été horrifié que vous envisagiez d’abandonner l’endroit dans lequel vous vous trouvez actuellement et les institutions que vous y dirigez, que Dieu nous en garde et nous en préserve. Vous m’excuserez de vous dire qu’il est surprenant et particulièrement étonnant de pouvoir concevoir pareille idée. En effet, vous observez la situation du pays dans lequel vous vous trouvez actuellement et de ceux qui l’entourent. Vous pouvez en déduire à quel point de telles institutions sont indispensables. Or, c’est bien vous qui les dirigez et qui les maintenez(1). Point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est évident. Bien au contraire, vous devez redoubler d’ardeur dans leur direction, former des élèves(2) qui seront pénétrés de crainte de Dieu, ayant la vision du monde de la Torah et de la ‘Hassidout.

Il est sûrement inutile d’insister sur ce que l’on peut vérifier dans la pratique. Seules la vitalité, la clarté et la chaleur ‘hassidiques insufflent suffisamment de force pour surmonter les dures épreuves auxquelles est confrontée cette génération orpheline, sans faire de concession sur les différents points de notre Torah, Torah de vie. Vous devez comprendre ce que je veux dire. J’attends de bonnes nouvelles de tout cela, y compris de votre conclusion. Ces jours appartiennent, en effet, au mois d’Adar, au cours desquels il convient de multiplier la joie. Et, la finalité est : “ Pour les Juifs, ce fut lumière ”. Or, “ la lumière, c’est la Torah ”. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rabbi souligne le mot : “ maintenez ”. (2) Le Rabbi cite les élèves garçons et filles.

Lettre n°8385

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8385, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

veille de Pourim(1),

Brooklyn, New York,

A l’attention du Rav Chlomo Trashanski,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, les trois tomes de votre livre, Emek Ha Netsiv(2), à la suite de notre discussion. Je vous remercie d’avoir pensé à mes les envoyer et de l’empressement avec lequel vous l’avez fait. J’espère que notre conversation aura une utilité concrète, en tous les points et en les domaines que nous avons abordés, en particulier pour ce qui est des paroles de la Torah, puisque “ ils accomplirent ce à quoi ils s’étaient engagés ”(3), de sorte que : “ pour les Juifs, ce fut lumière, joie, allégresse et valeur ”, au sens simple et selon l’interprétation de nos Sages(4) : “ La lumière, c’est la Torah ”. Avec mes respects et ma bénédiction pour une joyeuse fête de Pourim,

Les Juifs ont l’habitude de donner un avis. Je me permets donc de formuler les quelques remarques suivantes sur ces livres. Il est, tout d’abord, surprenant qu’aucune précision n’ait été donnée sur le manuscrit proprement dit. Par exemple, a-t-il été conservé en totalité ? En effet, il semble que le commentaire sur le Sifri Devarim(5) ne soit pas complet, à partir de la Parchat Tétsé. Cela est surprenant car l’auteur affirme, dans l’introduction de son commentaire sur les Cheïltot, tome 1, au chapitre 17, qu’il avait alors d’ores et déjà achevé son commentaire du Sifri.

De même, il est dommage qu’il n’y ait pas d’index, qui sont “ les anses du panier ”, dans le troisième tome. Même si l’index des deux premiers tomes a été rédigé par l’auteur lui-même, ce qu’il n’a pas fait, pour une quelconque raison, à la fin de son ouvrage, la rédaction peut, néanmoins, en être faite par d’autres. Je souligne ce point pour deux raisons :

A) La pratique fait la preuve qu’une lacune comme le manque d’index, de références et de notes, en particulier en notre génération, fait obstacle à l’étude, à l’approfondissement et peut-être même à la lecture d’un livre.

B) Il est encore possible de rectifier tout cela, au moins partiellement, en publiant cet index dans un fascicule indépendant qui sera annexé au troisième tome.

Je vous joins un extrait qui vient de paraître. J’espère qu’il vous intéressera.

Notes

(1) 13 Adar. (2) “ La vallée du dirigeant ”. (3) Ils reçurent la Torah de leur plein gré, alors qu’elle leur avait été donnée sous la contrainte, près du mont Sinaï. (4) Dans le traité Meguila 16b. (5) Le Rabbi souligne les mots : “ Sifri Devarim ”.

Lettre n°8386

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8386, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

veille(1) de Pourim 5722,

Brooklyn, New York,

A l’attention de monsieur Moché Aram(2),

Je vous salue et vous bénis,

Me basant sur l’impression que je garde de notre discussion, je vous souhaite un joyeux Pourim et j’exprime également mon espoir que cette conversation aura des effets concrets, conformément au dicton(3) de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel : “ lorsque deux Juifs se rencontrent, il doit en découler du bien pour un troisième ”.

De ces jours de Pourim, il est dit que “ ce fut transformé ”, de sorte que non seulement les obstacles et les barrières disparurent, mais, bien plus, ils devinrent des éléments positifs. Alors, “ pour les Juifs, ce fut lumière, joie, allégresse et valeur ”, de tous les points de vue. Dans cet esprit, puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi pour chacun d’entre nous, au sein de tout Israël. Je serais heureux d’obtenir de vos bonnes nouvelles. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) 13 Adar. (2) Voir, à son sujet, les lettres n°8464 et 8630. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°7168.

Lettre n°8387

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8387, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Adar Chéni 5722,

Brooklyn, New York,

A l’attention de monsieur Reouven Yalin,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de l’issue du Chabbat 27 Adar Richon, dans laquelle vous me faites part de vos impressions, à l’issue de votre visite à Kfar ‘Habad, avec un groupe d’amis et les membres de leur famille. Bien évidemment, ma joie a été redoublée en prenant connaissance de ces impressions. J’espère que les autres visiteurs les partagent, en particulier les jeunes. Notre peuple, celui des enfants d’Israël, est pragmatique. Cela n’est pas surprenant car nos Sages enseignent, dans leur Michna, que : “ l’acte est essentiel ”. J’ai donc bon espoir qu’il en résultera un effet concret, dans l’existence quotidienne. Vous avez été l’un des organisateurs de cette visite et sans doute vous servirez-vous donc de votre influence dans ce sens.

Si, de tout temps et en tout lieu, il a été fondamental d’avoir une vie quotidienne ayant un contenu, basé sur la Torah et la Tradition, combien plus en est-il ainsi pour notre génération, en laquelle nombre de conceptions et d’idéaux, de l’extrême gauche à l’extrême droite, ont suscité la déception. A l’heure actuelle, cette situation est, avant tout, celle des jeunes, qui n’ont pas observé une vie illuminée par les valeurs des enfants d’Israël, peuple éternel. Eux-mêmes ressentent qu’il ne leur reste que le vide, sans aucun contenu, ce qui a les effets les plus malencontreux. Quand ils entrent dans la vie active, ce que l’on appelle couramment “ la grisaille de la vie ”, aucun accomplissement ne leur donne l’occasion de révéler leurs forces profondes, leur courage et leur abnégation.

Vous m’excuserez de vous dire qu’il incombe aux parents de ces jeunes une obligation double, multiple, celle de compléter tout ce qui a pu manquer à leur éducation jusqu’alors, car, selon les termes de nos Sages : “ si on ne le fait pas maintenant, quand le fera-t-on ? ”. Et, comment se justifiera-t-on lorsqu’il faudra rendre des comptes, quand les enfants demanderont pourquoi on ne leur a pas transmis les valeurs éternelles et fondamentales qui auraient permis de donner un sens à leur existence, qui les auraient soutenus dans leur lutte âpre et sombre pour se maintenir ?

Vous savez sans doute que le propos de la ‘Hassidout n’est pas uniquement de faire de la morale. De façon générale, on s’efforce de la remplacer par des paroles d’encouragement, remontant le moral, en soulignant ce qu’a dit l’Admour Hazaken(1), fondateur de la ‘Hassidout ‘Habad : chaque Juif et chaque Juive possèdent une âme divine, “ parcelle de Divinité céleste véritable ”. Bien plus, l’Admour Hazaken souligne le mot : “ véritable ”(2), qu’il ajoute, bien qu’il ne figure pas dans le verset. Cela veut dire que chaque Juif et chaque Juive disposent de forces sans fin, pour peu qu’il veuille les utiliser de la manière qui convient, dans une vie digne de ce nom. Dès lors, les manifestations de la nature, ce que l’on appelle couramment les lois naturelles n’empêchent pas d’adopter un tel mode de vie, n’y font pas obstacle. Bien plus, l’homme peut, doit élever la nature vers le surnaturel. Le mérite de le faire lui est confié.

J’ai mis cette idée en avant dans mes discussions avec plusieurs membres de votre parti. En effet, la structure de ce parti politique facilite, vient en aide pour adopter le mode de vie qui vient d’être défini. Car, l’un de ses principes fondamentaux est l’obéissance, la nécessité de recevoir des instructions sans jamais les remettre en cause. Avec mes respects, ma bénédiction et en saluant tous les visiteurs, avec les membres de leur famille, par des paroles émanant du cœur qui pénètreront dans le cœur de ceux qui les écouteront,

Notes

(1) Au début du second chapitre du Tanya. (2) Le Rabbi souligne le mot : “ véritable ”.

Lettre n°8388

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8388, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Adar Chéni 5722,

Brooklyn, New York,

A l’attention de monsieur Guideon Naor(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 25 Adar Richon. Je vous suis particulièrement reconnaissant d’avoir pris la peine de m’écrire à propos de la soirée, consacrée au mouvement ‘Habad, qui a eu lieu dans votre ville de Kiryat Gat, d’autant que, d’après les informations qui me sont parvenues, celle-ci a été un succès. Notre peuple, en général, est pragmatique. Cela n’est pas surprenant car nos Sages enseignent, dans leur Michna, que : “ l’acte est essentiel ”(2). Puisse donc Dieu faire que cette soirée fructueuse ait un effet sur l’action concrète, au quotidien, des résidents de cette ville de notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. De la sorte, ce pays sera digne du titre qui lui est accordé dans le monde entier, y compris par les autres nations, celui de “ Terre Sainte ”. Grâce à vos honorables fonctions et aux capacités qui sont les vôtres, il ne fait pas de doute que votre intervention pourra être décisive, en la matière. J’espère que vous vous servirez de votre influence de la manière qui convient.

Nous sommes au lendemain des jours de Pourim, lorsque, selon les termes de la Meguila, “ pour les Juifs, ce fut lumière, joie, allégresse et valeur ”, au sens simple et selon l’explication de nos Sages(3) : “ La lumière, c’est la Torah ”, ce qui veut dire que la vie juive peut être illuminée et brillante uniquement dans la mesure où elle est conforme aux enseignements de la Torah, qui est appelée : “ Torah de lumière ”. Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi du vivant de vos concitoyens, au sein de tout Israël. Avec mes respects et ma bénédiction afin que vous me donniez de bonnes nouvelles,

J’ai déduit de votre lettre, avec peine et beaucoup de surprise, que les deux Séfer Torah qui vous ont été adressés il y a quelques temps ne vous sont pas encore parvenus(4). Peut-être ce retard est-il le fait des administrations. En tout état de cause, j’ai immédiatement écrit à notre responsable en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie pour lui demander de clarifier la situation et d’activer les choses, dans la mesure du possible.

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°8529. (2) Voir la lettre précédente. (3) Dans le traité Meguila 16b. (4) Dans une lettre datée du Roch ‘Hodech Mena’hem Av 5721 (1961), publiée dans Tsaddik La Méle’h, tome 6, à la page 130, le Rabbi écrivait à monsieur Naor : “ Tout de suite après notre discussion, j’ai entamé des démarches pour satisfaire les besoins de la synagogue de votre ville. Pour l’heure, je suis parvenu à me procurer, pour vous, deux Séfer Torah, malgré les difficultés, car la distribution de Séfer Torah est limitée à certaines administrations ”.

Lettre n°8389

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8389, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Adar Chéni 5722,

Brooklyn, New York,

A l’attention du Rav, illustre érudit, aux multiples

connaissances, qui les met en ordre et les commente,

‘Hassid qui craint Dieu, aux comportements généreux,

aux nombreuses qualités, le Rav I.R.(1) Chlita,

grand Rabbin(2) et Richon Le Tsion,

Je vous salue et vous bénis,

Je viens, par la présente(3), intercéder en faveur du jeune Rav Moché Aharon Broyda, candidat au rabbinat du quartier des Chikounim, à Givataïm. J’ai entendu parler de lui et j’ai pu vérifier par ses écrits, par de nombreuses lettres, qu’il craint Dieu et qu’il a une bonne connaissance de la Hala’ha, de l’éducation et de la manière d’enseigner. Il mérite donc cette fonction. Vous-même le connaissez sûrement.

J’espère que vous aussi le trouverez apte à cette fonction, d’autant qu’il a des connaissances et des amis à Givataïm. Son père y occupe également un poste de Rav. S’il obtient cette fonction, on peut réellement espérer qu’il connaîtra la réussite en sa mission sacrée. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner des nouvelles réjouissantes, en ces jours(4) au cours desquels on multiplie sa joie,

Notes

(1) Le Rav Its’hak Ra’hamim Nissim. Voir, à son sujet, la lettre n°7302. (2) Séfarade d’Erets Israël. (3) Voir, à ce sujet, la lettre suivante. (4) Du mois d’Adar.

Lettre n°8390

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8390, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Adar Chéni 5722,

Brooklyn, New York,

A l’attention du grand Rav, distingué et agréable ‘Hassid

qui craint Dieu, se consacre aux besoins communautaires,

a de multiples connaissances, le Rav C.Y.(1) Chlita,

Je vous salue et vous bénis,

Je vous adresse une copie de la lettre que j’envoie au grand rabbin Nissim Chlita(2). Les ‘Hassidim vous ont sûrement parlé de ce jeune homme, qui mérite particulièrement ce poste. Il est pénétré de l’esprit de la ‘Hassidout et il s’efforcera donc d’être actif dans le domaine de l’éducation et dans le renforcement du Judaïsme basé sur les valeurs sacrées. Dieu sait à quel point il est fondamental en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, de renforcer toutes les positions possibles, en la matière, en particulier à notre époque. Je ne sais pas de quelle manière vous-même pourrez exercer une influence, en la matière. Néanmoins, vous parviendrez sûrement à intervenir. Bien entendu, vous êtes autorisé à le faire en mon nom, si cela peut présenter un intérêt.

En ces jours(3) durant lesquels on multiplie sa joie, Dieu fasse que se multiplient les raisons de se réjouir réellement, dans les domaines communautaires et dans les préoccupations individuelles, pour chacun d’entre nous, au sein de tout Israël. J’ai besoin que m’excusiez vraiment(4) pour le retard avec lequel je réponds à vos lettres. Mais, que puis-je faire ? Il en est ainsi pour différentes raisons, du fait de mes nombreuses occupations qui, bien entendu, ne vous concernent pas(5). Naturellement, j’espère que vous ne manquerez pas de me donner de bonnes nouvelles et que vous me pardonnerez. Avec mes respects et ma bénédiction afin que vous me donniez de bonnes nouvelles, y compris de ce qui vous concerne personnellement,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, les lettres n°7931, 8418 et 8660. (2) Il s’agit de la lettre précédente. (3) Du mois d’Adar. (4) Le Rabbi souligne le mot : “ vraiment ”. (5) Et, ne justifient donc pas ce retard.

Lettre n°8391

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8391, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Adar Chéni 5722,

Brooklyn,

Aux distingués ‘Hassidim qui craignent Dieu

et se consacrent aux besoins communautaires,

le Rav Its’hak(1) et le Rav Chalom Yehouda Leïb(2),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien obtenu l’information selon laquelle vous vous consacrez à la confection de Matsot(3), à Kfar ‘Habad, fondé et dirigé par mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, grâce à l’effort de tous ceux qui ont un intérêt, en la matière et qui sont attachés à lui.

Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite, en tout point et de toutes les manières possibles. Vous ferez tout cela dans la joie et l’enthousiasme. Cette réussite en sera accrue d’autant. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

N. B. : Sans doute vous consacrez-vous à cette activité sans qu’elle remette en cause vos autres missions sacrées, d’autant qu’une fonction antérieure, dans le temps et par la valeur, prime, de tous les points de vue.

Notes

(1) Le Rav I.Gansburg. Voir, à son sujet, la lettre n°8042. (2) Le Rav Y.L. Gansburg. Voir, à son sujet, les lettres n°7240 et 7529. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°8283.

Lettre n°8392

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8392, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Adar Chéni 5722,

Brooklyn

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se

consacre aux besoins communautaires, le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 6 Adar Chéni et je réponds à vos questions :

A) Quel est le décret en vertu duquel Esther fut conduite au palais royal, alors que l’on ne savait pas qu’elle était juive ? On peut réellement s’interroger sur ce que vous voulez dire : même si A’hachvéroch ne disposait pas de cette information, peut-on, pour autant, dire qu’il n’y eut aucun décret émis à l’encontre d’Esther ? En outre, l’obligation de réunir toutes les jeunes filles au palais s’appliquait également aux jeunes Juives.

B) Quel est le sens du jeûne des servantes d’Esther, qui n’étaient pas juives ? De fait, le Meguilat Setarim considère qu’elles l’étaient. Mais, là encore, on peut se demander ce que vous voulez dire : en effet, en quoi cela est-il différent des animaux, gros bétail ou petit bétail, de Ninive(2) ? En outre, il s’agissait de ses servantes. Or, un serviteur non-juif est astreint à la pratique de plusieurs Mitsvot.

C) Il est dit que la création du monde eut lieu le 25 Elloul, Ko et non Zé(3). Vous avancez qu’il n’y a là qu’une allusion. C’est pourtant ce que dit le Likouteï Torah, dans le discours ‘hassidique intitulé : “ Je me réjouirai ”, au chapitre 2.

D) Il est dit que : “ la maison s’emplit de lumière ”(4), ce qui fait allusion à celle qui pénètre les mondes, Memalé. Or, la maison entoure l’homme. Pour autant, cette lumière emplit(5) la maison et elle pénètre donc les mondes.

Votre demande de bénédiction sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Notes

(1) Le Rav I.Dubov. Voir, à son sujet, la lettre n°8328. (2) Dans l’épisode de Yona. (3) Ko, terme dont la valeur numérique est vingt cinq, signifie : “ ainsi ” et désigne une vision floue, à la différence de Zé, voici, correspondant à une vision précise. (4) Lors de la naissance de Moché. (5) Le Rabbi souligne le mot : “ emplit ”.

Lettre n°8393

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8393, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Nissan 5722,

Brooklyn, New York,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, aux multiples accomplissements,

le Rav Moché Issa’har(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, avec plaisir, d’après la liste des volontaires, que vous êtes actif pour développer l’école intégrant les jeunes parmi les nouveaux immigrants, à Kfar ‘Habad. Cette institution, basée sur les valeurs sacrées, a pour objectif de rapprocher la jeunesse immigrante de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Heureux est le sort de tous ceux qui prennent part à cet important accomplissement, pour leur propre bien et pour celui des membres de leur famille, un bien visible et tangible. En un moment propice, j’ai cité tous vos noms près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Nous sommes actuellement entre deux délivrances, celle de Pourim et celle de Pessa’h. En l’une comme en l’autre, les enfants d’Israël furent au centre des événements et la rédemption fut obtenue par leur mérite. Ainsi, nos Sages parlent(2) des vingt deux mille enfants se consacrant à l’étude que Morde’haï le Juste réunit et auxquels il enseigna la Torah. Et, il est dit que, lors de la sortie d’Egypte, “ ils(3) le reconnurent les premiers ”(4). En outre, tout ce qui concerne Pessa’h est lié à la Mitsva : “ Tu raconteras à ton fils ”, qui s’applique envers les quatre fils que la Torah définit(5). Puisse Dieu faire que le mérite de cette action destinée à diffuser la Torah et les Mitsvot, en général, vous protège, de même que tous les autres participants. Au sein de tout le peuple des enfants d’Israël, vous connaîtrez la liberté véritable, matérielle et spirituelle, liberté de tout ce qui fait obstacle au service de Dieu, dans la joie et l’enthousiasme. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cacher et joyeuse,

Notes

(1) Le Rav M.I. Shuster. (2) Dans le Midrash Esther Rabba, chapitre 9, aux paragraphes 3 et 4. (3) Les enfants qui furent nourris, en Egypte, par les miracles divins. (4) Selon le traité Sotta 11b. (5) Et, que présente la Haggadah de Pessa’h.

Lettre n°8394

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8394, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Nissan 5722,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux

multiples accomplissements, le Rav Aharon Eliméle’h(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 27 Adar Chéni, avec ce qui y était joint. Conformément à votre demande, je vous réponds en passant outre à la file d’attente. Pour être plus clair, je vous joins une copie de la réponse que je fais à cette personne. Si elle doit être encouragée ou bien si elle a besoin d’une explication supplémentaire, je m’en remets à votre entendement. Puisse Dieu faire que l’échange de lettres, d’ici à là-bas, soit uniquement consacré au véritable bien visible et tangible, comme l’expliquent nos Sages(2), “ bon pour les cieux et bon pour les créatures ”, d’un bien qui porte des fruits. En effet, vous avez eu un mérite et la divine Providence vous a accordé le succès d’exercer votre influence sur de larges cercles, dans votre ville et même, d’après ce que l’on dit, dans toute la Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie.

Comme l’enseignent nos Sages(3), “ une femme tisse pendant qu’elle parle ” et, bien entendu, je mentionnerai donc également votre réussite dans la diffusion des sources(4). Le but de cette mention est aussi une requête, car vos capacités ne sont pas utilisées comme il le faudrait pour cette diffusion, qui est pourtant la nécessité du moment et une obligation personnelle. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus, même si, compte tenu de l’importance, de la valeur de l’enjeu, tout ce que l’on pourrait écrire à ce propos ne serait pas encore suffisant.

J’exprime, à la fin de ma lettre, le souhait que vous me donniez de bonnes nouvelles, en plus de celle qui est mentionnée à son début. Vous observerez donc les bons fruits de votre effort pour diffuser l’enseignement de la ‘Hassidout, en avançant, en ajoutant et en éclairant, jusqu’à la liberté véritable, liberté du mauvais penchant, avec la venue du roi Machia’h, grâce à la diffusion des sources(4). Avec mes respects et ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Notes

(1) Le Rav A.E. Chaoul de Rehovot. Voir, à son sujet, la lettre n°3935. (2) Dans le traité Kiddouchin 40a. (3) Dans le traité Meguila 14b. (4) De la ‘Hassidout.

Lettre n°8395

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8395, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Nissan 5722,

Brooklyn, New York,

Aux jeunes gens, distingués ‘Hassidim qui craignent Dieu,

élèves de la classe concluant le cinquième cycle

de l’école professionnelle de Kfar ‘Habad,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, avec la liste des élèves achevant leur scolarité et leur demande de bénédiction, à l’occasion de la fin de leurs études à l’école professionnelle de Kfar ‘Habad. Il est inutile de souligner que la conclusion est uniquement par rapport à cette école, mais nullement envers l’esprit de l’institution dans laquelle vous avez reçu votre éducation et, encore moins, envers la Torah et les Mitsvot, illuminées par la ‘Hassidout et ses enseignements. En la matière, il n’y a pas de fin, ce qu’à Dieu ne plaise. Bien au contraire, il est dit que : “ l’on connaît l’élévation dans le domaine de la Sainteté ”. Sans doute redoublerez-vous donc d’ardeur, en ajoutant et en avançant, dans la vie quotidienne, ainsi qu’il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”. De même, vous influencerez les autres en ce sens, chacun selon ses possibilités. Car, tout ne dépend que de votre volonté.

En un moment propice, je mentionnerai tous vos noms près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, fondateur de cette école, qui est dirigée selon son esprit. Que Dieu exauce le souhait de votre cœur, pour le bien et pour la bénédiction, qu’Il vous accorde la réussite, à la fois matérielle et spirituelle. A l’occasion de la fête de Pessa’h, temps de notre liberté, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, ma bénédiction est adressée à chacun d’entre vous pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, pour une liberté véritable, liberté de tout ce qui fait obstacle au service de Dieu avec joie et enthousiasme. Avec ma bénédiction,

Lettre n°8396

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8396, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Nissan 5722,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Vous vous interrogez, de manière spécifique, sur l’art et la manière d’éduquer vos enfants. Le Rabbi Chlita a donné, à ce propos, la réponse suivante :

“ Sans doute faites-vous tout(1) ce qui est en votre pouvoir, dans ce domaine. Avant tout, chacun(1) d’entre eux doit être l’élève d’une école dont la crainte de Dieu est la plus intense possible. Evidemment(1), il n’est pas question de les envoyer à l’école public, comme vous le mentionnez dans votre lettre. Vous prétendez être obligé(1) de le faire. Que Dieu vous garde et vous préserve de vous exprimer ainsi ! Vous possédez le libre(1) arbitre et, même si le mauvais penchant(1) souhaite vous y contraindre, le Saint béni soit-Il vous viendra en aide, à condition que vous le souhaitiez ”.

Avec ma bénédiction pour une fête(2) cachère et joyeuse,

Rav H.M. A. ‘Hadakov(3),

Notes

(1) Le Rabbi souligne les mots : “tout”, “chacun”, “évidemment”, “obligé”, “libre” et “mauvais penchant”. (2) De Pessa’h. (3) Directeur du secrétariat du Rabbi.

Lettre n°8397

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8397, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Nissan 5722, Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une mission sacrée(1), le Rav Israël(2),

Je vous salue et vous bénis,

Vous me parlez d’une lettre(3) à propos de votre livre qui paraîtra bientôt. J’aurais réellement voulu en rédiger une, même brève, pour vous et je recherche un petit moment libre pour le faire. Néanmoins, je suis entouré par mes occupations nombreuses et intenses. Peut-être pourrai-je l’écrire après la fête de Pessa’h, mais il faut réellement se demander s’il est justifié d’attendre tout ce temps. Il vous appartient d’en prendre la décision. Et, “ tout comme on reçoit une récompense… ”(4).

Notes

(1) L’enseignement basé sur les valeurs sacrées. (2) Le Rav I.Grossman, de Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°7249. (3) D’approbation. (4) En demandant, on en reçoit une également en se retirant ”, selon les termes du traité Pessa’him 22b. En l’occurrence, il était bon de demander cette lettre d’approbation, mais il est tout aussi bon d’accepter qu’elle ne soit pas donnée.

Lettre n°8398

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8398, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Nissan 5722,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de ce mercredi, avec ce qui y était joint, faisant référence à la Mitsva(1) qui est, selon vous et pour reprendre votre expression, “ une question brûlante émanant de chaque cœur juif fidèle à Dieu et à Sa Torah ”. Il ne me semble pas vous connaître personnellement. Néanmoins, vous savez sûrement quelle est la situation de l’endroit et du pays dans lequel vous vous trouvez(2), en ce qui concerne la fidélité à Dieu et à Sa Torah. La carence est importante. La Mitsva à laquelle vous faites allusion est-elle donc réellement une “ question brûlante ” là où se trouve la majorité numérique et structurelle des enfants d’Israël(3) ? Et, n’en est-il pas de même dans les autres endroits, les différents pays, y compris notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h ? Savez-vous quel est, malheureusement, le taux de mariage mixte ? Savez-vous quelle est la situation, en matière d’éducation basée sur les valeurs sacrées, des fils et filles d’Israël, la situation pour ce qui concerne le respect du Chabbat et l’opposé(4), en public, etc., etc.(2) ? Et, je ne parle même pas de ce qui est moins public.

Pourtant, il semble évident(2) que chaque Juif est intègre, envers Dieu et envers Sa Torah. Vous auriez donc dû mener une action dans ce domaine(2), selon l’expression de nos Sages, au traité Ketouvot 67a : “ comme il convient de le faire ”, afin de rectifier tous les points mentionnés ci-dessus qui sont, d’après tous(2) les avis, des dispositions de la Torah et, également d’après tous les avis, des domaines fondamentaux(2) de la foi et ses fondements. D’eux dépendent, encore une fois d’après tous(2) les avis, la délivrance d’Israël de cet exil amer, un exil double et multiple. Nos Sages disent, dans le traité Chabbat 105b, que le mauvais penchant est expert en son domaine. Il ne s’adresse donc pas à quelqu’un en lui demandant, d’emblée, de servir les idoles. Il lui dira donc, tout d’abord : “ fais ceci ” et, comme le souligne mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël(5), il aborde un homme, dans un premier temps, en acceptant ses voies, afin qu’il réponde plus facilement à ses avances. S’il s’agit d’un homme qui étudie la Torah, qui désire être fidèle à Dieu et à Sa Torah, le mauvais penchant lui affirmera qu’il accepte toutes ces conditions et qu’il lui trouvera même des accomplissements conformes à cette voie, à la condition de ne pas tenir compte des questions qui sont réellement brûlantes. Au final, comme l’enseigne notre sainte Torah, un feu est allumé et il rencontre des ronces. Dans un premier temps, il ne brûle que ces ronces, mais, par la suite, il détruit aussi les gerbes et les bottes. Point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est pénible et même effroyable.

Bien entendu, je ne dis pas tout cela pour vous faire de la morale, mais dans l’espoir que peut-être ces quelques lignes, bien que peu nombreuses, vous incitent à vous servir de vos possibilités, à exercer votre influence en tout endroit où elle s’étend, afin que chacun se serve des forces dont il dispose pour restaurer l’assise d’Israël en diaspora et en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, dans tous ces domaines et dans les autres. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même que pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

A la fin de votre lettre, vous précisez que vous pensez quitter ces contrées. Or, vous savez de quelle manière est considéré celui qui fuit le front, dans le combat des valeurs juives qui est mené en l’endroit où vous résidez depuis quelques temps déjà, pourvu que : “ je sauve ma propre personne ”. Avez-vous réellement agi et accompli ici tout(2) ce que vous auriez pu faire pour renforcer le Judaïsme, dans cet endroit ? N’est-il pas dit, selon tous(2) les avis, que : “ les pauvres de ta ville sont prioritaires ”(6) ?

S’agissant du contenu de ce qui est joint à votre lettre, vous m’excuserez de vous faire remarquer que des notions différentes ont été confondues ici, car la question qui se pose(7) est, en l’occurrence, la suivante. Y a-t-il, de nos jours, une Mitsva de la Torah de quitter la diaspora pour s’installer en Erets Israël, ou bien n’est-ce pas le cas ou, plus encore, l’interdiction que prononcent nos Sages d’une installation structurée s’applique-t-elle encore en la matière, ainsi qu’il est dit : “ Celui qui quitte Babel pour se rendre en Erets Israël transgresse une Injonction de la Torah ” ? En revanche, le fait que l’on embrasse les pierres de la Terre Sainte, l’Interdiction de permettre que d’autres nations s’y installent, l’impossibilité pour celui qui réside en Erets Israël de quitter ce pays, n’ont rien à voir avec tout cela. Et, s’il est clair que ceux qui se trouvent en diaspora n’ont pas le droit de causer la destruction de la Terre Sainte, y compris à l’époque actuelle, cela ne prouve pas du tout(2) que l’on soit obligé de s’y installer.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°8258. (2) Le Rabbi souligne les mots : “trouvez”, “etc., etc.”, “évident”, “mener action dans ce domaine”, “tous”, “des domaines fondamentaux”, “tous”, “tout”, “tous” et “pas du tout”. (3) Aux Etats-Unis. (4) Sa profanation. (5) Voir le Séfer Ha Maamarim 5689, à la page 124 et le Likouteï Si’hot, tome 18, à la page 296. (6) Par rapport à ceux des autres villes, selon le traité Baba Metsya 71a. (7) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 2, à partir de la page 619 et tome 18, à partir de la page 399.

Lettre n°8399

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8399, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Nissan 5722,

Brooklyn, New York,

A l’attention de monsieur Mena’hem Begin(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu vos lettres en leur temps et j’ai eu encore plus de plaisir à recevoir vos salutations personnelles, par l’intermédiaire de monsieur Yaakov Méridor. Sans doute vous a-t-il, en retour, transmis les miennes, s’il se trouve déjà en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Il a dû vous faire part également du contenu de notre discussion sur ce qui le concerne personnellement et sur les questions publiques. Il est sûrement inutile d’ajouter que j’ai pris plaisir à faire la connaissance de monsieur Méridor. Je vous remercie d’être à l’origine de cette rencontre.

Mon cœur est lourd(2) du fait de la campagne qui est dernièrement menée contre la religion et les religieux, sous une forme et dans des proportions que j’espérais impossibles en Israël, ce terme désignant à la fois les Juifs et notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Il semble que notre époque soit propice à tous les faits nouveaux, à tous les symptômes, y compris les plus surprenants. Mais, nos Sages affirment(3) que “ l’Attribut du bien est plus puissant que celui du malheur ”. Puisse donc Dieu faire que nous recevions très prochainement des nouvelles surprenantes dans le domaine du bien et de la sainteté, les valeurs éternelles qui ont toujours été celles de notre peuple, les enfants d’Israël. Selon le dicton de la ‘Hassidout(4), depuis son fondateur, le Baal Chem Tov, on ne peut évaluer les trésors qui sont enfouis dans l’âme de chaque Juif et de chaque Juive. Heureux est le sort de quiconque les révèle et les met en action.

Nous approchons de la fête de Pessa’h, temps de notre liberté. Puisse donc Dieu faire que nous connaissions cette liberté dans tous les domaines et en tous les points, une liberté à la fois physique et morale. De fait, l’une ne va pas sans l’autre et, comme on l’a dit, heureux est le sort de quiconque a le mérite, le succès d’apporter la contribution qui convient à la liberté véritable, non seulement celle de l’individu, mais aussi celle de la collectivité. De fait, en la matière également, peut-être l’une ne va-t-elle pas sans l’autre. Avec mes respects et ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Notes

(1) Voir, à son sujet, les lettres n°7575, 7724, 8431 et 8580. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°8431 et 8513. (3) Dans le traité Sotta 11a. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°7057.

Lettre n°8400

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8400, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Nissan 5722,

Brooklyn, New York,

A nos frères, les enfants d’Israël, en tout endroit,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue largement et vous bénis,

La fête des Matsot, temps de notre liberté, fête de notre délivrance, une partie de la Torah, de la même étymologie que Horaa, enseignement(1), nous définit, de façon lumineuse, cette notion de liberté, un concept que l’on peut interpréter de manières diverses et variées. La fête de Pessa’h rappelle et explique ce qu’est la véritable(2) liberté(3). Celle-ci doit être pleine et entière, dans les trois domaines qui constituent l’homme et son existence : A) le domaine de l’âme(2), B) le domaine du corps(2), C) le monde(2) qui l’entoure(4), à la fois en chacun de ces domaines et en tous les trois ensemble(2).

Cela veut dire qu’en chacun de ces trois domaines, un Juif doit être réellement libre. En outre, il ne doit pas y avoir de lutte, de conflit entre eux. Bien au contraire, ils doivent se compléter et se parfaire. C’est uniquement dans ce cas que la liberté est véritable(2). Naturellement, il est impossible qu’une telle harmonie, qu’une liberté aussi parfaite soient atteintes si l’âme, “ parcelle de Divinité céleste véritable ”(5), partie de Dieu que l’homme porte en lui, se soumet au corps ou bien si l’une et l’autre, l’âme et le corps, se soumettent au monde. Le stade le plus haut ne peut pas servir le plus bas et s’en satisfaire. L’aspect le plus élevé de l’existence humaine, l’âme, ne peut jamais accepter de s’abaisser vers le corps. Il en résulte, très clairement, que l’on obtient la plus grande liberté uniquement lorsque les parties les plus basses de la vie humaine, le corps et le monde qui l’entoure, s’élèvent jusqu’au stade le plus élevé de proximité de l’âme et de ce qui la concerne. Puis, cette âme, à son tour, se libérera de tout ce qui fait obstacle à son ascension.

*

*

*

Il en fut bien ainsi pour l’exil, puis pour la sortie de l’Egypte. L’exil d’Egypte(2) imposa une servitude totale(2) dans les trois domaines, définis ci-dessus, de l’existence humaine :

A) La servitude fut également morale(6), dans et pour un pays impur, qui était spirituellement tombé très bas, ce qui justifie qu’il ait été appelé : “ abomination de la terre ”.

B) Les conditions matérielles de cette servitude furent les plus âpres, “ un dur esclavage ”.

C) La part du monde qui leur revenait, en tant qu’hommes, en général et que Juifs, en particulier, leur fut totalement déniée(7).

La sortie d’Egypte(2), la libération, se marqua aussi dans ces trois domaines, de la façon la plus pleine et la plus entière :

A) Tout d’abord, l’âme elle-même devait être pleinement libérée. C’est pour cela qu’il est dit : “ retirez et prenez pour vous un agneau, sacrifiez le Pessa’h ”(8), car il fallait non seulement nier l’idole de l’Egypte, mais aussi affirmer ouvertement qu’elle n’était rien.

B) De même, le corps devait aussi être totalement libéré de la servitude. Ils quittèrent donc l’Egypte “ la main haute ”(2), la tête haute, fièrement et en paradant(9).

C) Pour ce qui est de la part du monde qui leur revenait, ils reçurent “ un large butin ”(2), une immense richesse.

*

*

*

Certains prétendent se contenter de la libération de l’âme. Ils prient, étudient la Torah, mais, quand ils doivent manger ou boire, ils restent les esclaves de l’animal qu’ils portent au sein de leur personnalité. Il est, en outre, une autre conception, admettant que le corps et ce qui le concerne doivent être libérés, de sorte qu’il soit évident que celui qui mange ou boit est un Juif. En revanche, quand on quitte la maison pour agir dans le monde et y accomplir(2) quelque chose, y obtenir un butin(10), il convient de rester l’esclave du pays de l’Egypte. En effet, on laissera alors à la maison la Torah, le Choul’han Arou’h, sa propre sortie(2) d’Egypte et on les y enfermera.

C’est donc là ce qui est rappelé et ce que l’on attend de chacun : “ Tu te souviendras du jour de ta sortie d’Egypte, tous les jours de ta vie ”. Un Juif conservera ce souvenir en permanence : “ Rappelle-toi que tu as été libéré(2) ”, que l’âme l’a été, que le corps l’a été, que l’âme et le corps libres ont transformé les biens de l’Egypte en “ large butin ”, un large butin juif(2).

*

*

*

Il est dit que : “ J’exige uniquement en fonction de leurs possibilités ”(11). Dieu, Qui a créé l’homme, affirme que ce qu’Il demande aux Juifs, ce qu’Il exige de leur part, est en fonction de leurs forces et de leurs capacités. Il suffit donc d’avoir la ferme volonté de mettre en pratique Sa requête. C’est, en outre, le moyen, le seul moyen, d’obtenir “ notre liberté ”(12), notre libération véritable, libération de l’exil intérieur et aussi de l’exil, au sens littéral, par notre juste Machia’h(13). Avec ma bénédiction pour un Pessa’h cacher et joyeux,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir le Zohar, tome 3, à la page 53b ”. (2) Le Rabbi souligne les mots : “véritable”, “âme”, “corps”, “monde”, “ensemble”, “liberté véritable”, “l’exil d’Egypte”, “servitude totale”, “sortie d’Egypte”, “la main haute”, “un large butin”, “accomplir”, “sortie”, “libéré”, “juif” et “notre liberté”. (3) Le Rabbi note en bas de page : “On consultera le Midrash Chemot Rabba, chapitre 41, au paragraphe 7, dit : ‘libération des exils, de l’ange de la mort, des souffrances’. On verra aussi les Tikouneï Zohar, au Tikoun 57”. (4) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir le Tanya, au chapitre 37, à la page 48a : ‘Chaque aspect inclut en lui…’. Voir aussi le verset Kohélet 3, 11, le Zohar, tome 1, à la page 195b et le Likouteï Torah, Parchat Bamidbar, à la page 5b ”. (5) Le Rabbi note en bas de page : “ Selon le début du chapitre 2 du Tanya. On verra aussi la fin du chapitre 24, qui dit : ‘y compris au moment de la faute…’ ”. (6) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir le Zohar ‘Hadach, au début de la Parchat Yethro et le Midrash Chemot Rabba, chapitre 3, au paragraphe 4 ”. (7) Le Rabbi note en bas de page : “ On ne leur donna même pas de paille, selon le verset Chemot 5, 16 et l’on verra le Sifri sur le verset Beaalote’ha 11, 5, cité par le commentaire de Rachi, à cette référence ”. (8) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir le Midrash Chemot Rabba, chapitre 16, aux paragraphes 2 et 3, de même que le verset Yé’hezkel 20, 7 ”. (9) Le Rabbi note en bas de page : “ Selon le Me’hilta sur le verset Bechala’h 14, 8 ”. (10) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir le Rambam, lois des opinions, chapitre 3, au paragraphe 2 ”. (11) Le Rabbi note en bas de page : “ Selon le Midrash Tan’houma, Parchat Pin’has, au chapitre 14, avec une formulation légèrement modifiée. On verra aussi le traité Avoda Zara 3a ”. (12) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir le Tanya, au chapitre 37 ”. (13) Le Rabbi note en bas de page : “ Comme le disent nos Sages, dans le Midrash Tehilim sur le Psaume 61 : ‘Ils L’invoquèrent en Egypte et Il leur répondit. Il en est de même à l’heure actuelle, alors que nous nous trouvons à l’extrémité de la terre. C’est Toi que nous invoquons’. Ce passage se conclut en citant le verset : ‘Que des jours soient ajoutés aux jours du roi… afin de m’acquitter de mes vœux chaque jour’. Le Targoum voit dans ce verset une allusion à la venue du roi Machia’h ”.

Lettre n°8402

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8402, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

veille de la fête de Pessa’h 5722,

Brooklyn, New York,

Au Juste, le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

issu d’une illustre famille, d’une grande lignée,

le Rav Morde’haï Chlomo(1) Chlita,

président de l’association des maîtres de la ‘Hassidout,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre télégramme. Je vous remercie beaucoup pour vos vœux et vos bénédictions, à l’occasion de mon anniversaire(2). Quiconque bénit est lui-même béni, ainsi qu’il est dit : “ Je bénirai ceux qui te béniront ”, avec l’intérêt de Dieu, qui surpasse le capital. Vous consulterez également le discours ‘hassidique intitulé : “ Rabbi Yochoua Ben Lévi ”, au début du Séfer Ha Maamarim 5629(3) du Rabbi Maharach.

A l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous exprime, par la présente, ma bénédiction pour une fête cachère et joyeuse, pour une liberté véritable, liberté des tracas matériels et des tracas moraux, de tout ce qui fait obstacle au service de Dieu, dans la joie et l’enthousiasme. Cette liberté et cette joie se prolongeront sur tous les jours de l’année. Bien plus, le service de Dieu, comme l’ordonne notre Torah, Torah de vie, concerne tous les domaines de l’homme, tout au long de la journée et de la nuit, ainsi qu’il est dit : “ en toutes tes voies, reconnais-Le ”. Avec mes respects, ma considération et ma bénédiction à l’occasion de la fête,

Notes

(1) Le Rav M.C. Friedman, Rabbi de Bouyan. (2) Le 11 Nissan. (3) 1869.

Lettre n°8403

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8403, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Nissan 5722,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 12 Nissan(1). D’après son contenu, j’ai bon espoir que vous ressentez et que vous voyez à quel point votre action et votre aide importent aux membres de votre famille. Bien plus, à l’heure actuelle, après le décès de votre mari, ce rôle se trouve décuplé d’autant. Naturellement, vous devez contenir votre peine et votre état moral, faire tout ce qui est en votre pouvoir pour venir en aide à vos proches, non seulement aux membres de votre famille, mais aussi à tous ceux qui vous entourent, en général. En effet, tous les Juifs sont proches, même si, jusqu’à maintenant, vous n’avez pas été habituée à une telle attitude.

A n’en pas douter, l’idée selon laquelle il y a là une satisfaction véritable, la plus haute qui soit, pour l’âme du défunt, vous insufflera la force et le courage d’agir en ce sens. C’est, en outre, une Injonction de notre sainte Torah, Torah de vie. Or, quand la Torah donne un ordre, elle apporte aussi la force de la mettre en pratique. Il est clair que tous les débuts sont difficiles, surtout en de telles situations et dans un tel état d’esprit. Comme je l’ai dit, une Injonction de la Torah est aussi une force qui est accordée(3), à la mesure(2) des difficultés. Et, nos Sages nous font savoir(4) que “ l’on vient en aide à celui qui désire se purifier ”. Je serais heureux de recevoir de vos bonnes nouvelles. Avec ma bénédiction pour me donner ces bonnes nouvelles,

Notes

(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Le Rabbi souligne : “ à la mesure ”. (3) Pour la mettre en pratique. (4) Dans le traité Yoma 38b.

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