Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°8363
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8363, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Chouchan Pourim Katan 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres(1) et, en un moment propice, je mentionnerai vos noms, de même que tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.
Nous sommes, en effet, pendant les mois d’Adar(2), dont le point central est Pourim, un mois de succès pour les Juifs, en tout ce qui les concerne. De fait(3), on peut déduire de l’enseignement de nos Sages, au traité Meguila 13b, que le miracle de Pourim fut la conséquence de la naissance de Moché notre maître, survenue pendant le mois d’Adar. Et, les Sages précisent encore, dans le traité Sotta 12b, que l’année comptait alors deux Adar et qu’il naquit pendant le premier. Bien plus, le Talmud Babli, au traité Meguila 6b, diverge du Yerouchalmi, au traité Meguila, chapitre 1, paragraphe 5 et il ne fait pas mention de l’avis selon laquelle l’année du tirage au sort(4) avait également deux Adar. Et, l’on connaît(5) le commentaire du Ari Zal sur le verset : “ Ces jours sont commémorés et revécus ” selon lequel, lorsqu’ils sont commémorés, ils sont également revécus(6). Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de vos activités communautaires et de vos préoccupations personnelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes. (2) Adar Richon et Adar Chéni. (3) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 16, à partir de la page 342. (4) Par Haman, de la date de l’extermination du peuple d’Israël. (5) Voir également, à ce sujet, la lettre n°8582. (6) Et se produisent de nouveau comme la première fois.
Lettre n°8364
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8364, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Adar Richon 5722,
Brooklyn, New York,
A la Yechiva A’heï Temimim de Pittsburgh, Pennsylvanie,
Je vous salue et vous bénis,
A l’occasion de votre célébration annuelle, j’adresse mes salutations et ma bénédiction sincères aux chers responsables et amis de la Yechiva Loubavitch A’heï Temimim de Pittsburgh. J’exprime aussi mes vœux ardents pour que cette célébration dépasse toutes les attentes. On connaît le dicton de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, selon lequel : “ un Juif doit vivre avec le temps ”, c’est-à-dire dans l’esprit de la Sidra de la semaine. En l’occurrence, la période de cette célébration
correspond aux Sidrot qui sont lues pendant ces semaines. Celles-ci traitent du Sanctuaire(1), dont la finalité est exprimée par les mots : “ Ils Me feront un Sanctuaire et Je résiderai parmi eux ”(1). Il s’agit donc de permettre à Dieu de faire résider Sa Présence auprès de tous les Juifs et chez chacun d’entre eux en particulier.
Dieu est partout, ainsi qu’il est dit : “ La terre est emplie de Son honneur ”(1). Il n’a donc nul besoin d’un Sanctuaire et, s’Il le souhaitait, Il aurait pu le dresser Lui-même, sans l’aide de l’homme. Il désira, néanmoins, que chaque Juif y apporte sa contribution, en prélevant, par exemple, de l’or et de l’argent. Les enfants d’Israël surent apprécier à sa juste valeur l’immense mérite qui en découle et ils s’y consacrèrent de tout leur cœur, de sorte qu’il fut nécessaire de leur dire : “ C’est assez ”(2).
Nos Sages, de sainte mémoire, enseignent(3) que, depuis la destruction du Temple, les maisons d’étude et les synagogues, dans lesquelles les Juifs étudient et prient, sont des “ petits sanctuaires ”. C’est dans ces saintes institutions que Dieu fait résider Sa Présence. De ce fait, les responsables et les donateurs des Yechivot sont les associés des élèves, eux-mêmes chargés de répandre la Présence de Dieu parmi les Juifs. En conséquence, il faut espérer que chacun et chacune se passionnera pour tout cela, en investissant son enthousiasme personnel et son abnégation, au profit de la Yechiva Loubavitch, tout comme les enfants d’Israël, hommes et femmes, apportèrent leur contribution au Sanctuaire. Et, c’est de cette façon que l’on forge les réceptacles permettant d’obtenir les bénédictions célestes en tous les besoins, pour soi-même et pour tous les membres de sa famille, matériellement et spirituellement. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rabbi souligne les mots : “ Sanctuaire ”, “ Ils Me feront un Sanctuaire et Je résiderai parmi eux ” et “ La terre est emplie de Son honneur ”. (2) Pour qu’ils cessent d’apporter leur contribution. (3) Dans le traité Meguila 29a.
Lettre n°8365
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8365, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Adar Richon 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 15 Adar Richon. En un moment propice, on mentionnera vos noms près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction du souhait de votre cœur, en fonction de ce que vous m’écrivez. Il s’agit, en l’occurrence, d’un jeune homme et l’on peut observer qu’à son âge, les propos d’amis, du même âge que lui, ont beaucoup plus de poids que les demandes, les requêtes insistantes, les ordres émanant d’adultes, y compris quand ils sont étayés et convaincants. Il y a là un trait de caractère de la jeunesse, en général et combien plus doit-il en être ainsi pour ce jeune homme, puisqu’il a une nature révoltée, selon ce que vous m’écrivez. Vous pourrez sûrement trouver quelques-uns de ses amis qui engageront le dialogue avec lui dans le sens que vous indiquez, sans qu’il les soupçonne de le faire à votre instigation ou à celle de votre épouse. En pareil cas, une bonne solution(1) est de lui faire adopter une activité qui fasse de lui un dirigeant moral envers un groupe religieux ou, en tout état de cause, en obtenant qu’il prenne part à la direction de ce groupe. De la sorte, il sera attiré vers la religion sans en avoir l’impression, de façon délibérée et désintéressée.
Ce qui suit n’a peut-être plus d’incidence, maintenant. Néanmoins, une précision, en la matière, vous permettra de clarifier la situation. Il convient donc d’établir quel a été le comportement des parents de ce jeune homme et, avant tout, s’il est né dans la pureté(2). Et, cela est utile, maintenant encore(3), car la Torah et les Mitsvot agissent aussi, de manière rétroactive, sur le passé. Une action, spécifique et concentrée, dans le domaine où l’on a eu une attitude malencontreuse, ce qu’à Dieu ne plaise, peut améliorer et rectifier la situation. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Pour lutter contre le caractère révolté, en particulier dans le domaine de la Torah et des Mitsvot. (2) Dans le respect des lois de la pureté familiale. Voir, à ce sujet, les lettres n°2354 et 2424. (3) Bien que l’on ne puisse revenir sur le passé.
Lettre n°8366
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8366, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
vendredi, veille du saint Chabbat
Parchat Ki Tissa 5722,
Brooklyn, New York,
Au banquet annuel des auxiliaires féminines de
Brownsville et East New York des Yechivot
Tom’heï Temimim Loubavitch,
Je vous bénis et vous salue,
Vous m’avez fait part de votre banquet annuel, qui aura lieu ce dimanche, si Dieu le veut. En réponse, j’adresse mes salutations et ma bénédiction à tous les participants. J’exprime, en outre, mon espoir profond, que cette fête recevra la participation qu’elle mérite, à la fois financièrement et moralement.
Les Juifs ont coutume de lier tout événement important avec la Sidra de la semaine en laquelle il se produit. Je voudrais donc envisager le début de la Paracha qui sera lue ce Chabbat. Ce texte traite de la Mitsva du demi-Shekel. Le Midrash(1) fait état de la perplexité de Moché. Comment une simple pièce qu’un Juif offre pour le Sanctuaire pourrait-elle accomplir tant de choses ? Comment rachèterait-elle la faute commise, comme si l’on offrait sa propre vie à Dieu ? L’Eternel lui montra alors une pièce de feu(2) et Il lui dit : “ Voici ce qu’ils donneront ”(2).
L’explication de tout cela est la suivante. L’argent est, certes, matériel. Pour autant, lorsqu’un Juif le consacre à la Tsédaka, qu’il donne pour une cause sacrée, un Sanctuaire, une Yechiva, lorsqu’il l’offre de la manière qui convient, avec largesse, de tout son cœur, avec joie et enthousiasme, il se lie au feu de son âme divine. De la sorte, un objet aussi simple et concret qu’une pièce devient enflammé et saint. Il reçoit une propriété divine et il est en mesure d’assurer le rachat de l’âme.
Le travail des auxiliaires féminines est de contribuer à obtenir une “ pièce de feu ” pour la Yechiva Tom’heï Temimim. Celui-ci doit être vivifié par la participation des femmes d’Israël à l’édification du Sanctuaire. En effet, celles-ci se distinguèrent, à l’époque, par leur abnégation et le don qu’elles firent de leur propre personne, montrant ainsi le bon exemple à tous. Dieu fasse que votre œuvre reçoive une considérable réussite, à la fois quantitative et qualitative. Qu’Il adresse Sa bénédiction à vous-mêmes et aux membres de votre famille, de même qu’à tous les participants et aux leurs, en tous leurs besoins matériels et spirituels. Avec ma bénédiction pour que vous me donniez de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 26, page 229, à la note 2. (2) Le Rabbi souligne les mots : “ pièce de feu ” et : “ Voici ce qu’ils donneront ”.
Lettre n°8367
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8367, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Adar Richon 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce mardi, lorsque deux fois fut dit le mot : “ bon ”(1). Vous évoquez le port de la barbe(2) et la manière dont cela influencera la façon dont vous gagnerez votre vie, le moment venu. Or, tous(3) s’accordent pour dire(4) qu’une barbe constitue “ l’image de Dieu ”(5), tous(3) affirment que la porter est plus louable que le comportement inverse(3). Et, ceux qui pensent qu’elle n’est pas une obligation de la Torah, sur la base d’explications qu’ils fournissent dans leurs livres, n’en admettent pas moins, d’une manière certaine(3), qu’elle confère la sainteté, permet de porter l’image de Dieu sur son visage. Ceci accroît la bénédiction de Dieu, car c’est Lui(3) Qui nourrit le monde entier, dans Sa bonté, avec grâce, bienfait et miséricorde(6). Or, c’est précisément de cette façon qu’un homme peut gagner sa vie. Bien entendu, la satisfaction du souhait de votre cœur, en portant la barbe, vous permettra, en particulier, de mieux gagner votre vie.
Bien plus, le saint Zohar affirme que la barbe, qu’il appelle “ treize éléments réparateurs de la barbe ”, attire les treize Attributs de miséricorde de Dieu, qui n’ont pas de limites. Il est clair que ceci est pour le bien de l’homme, pour lui permettre de gagner sa vie. Et, vous consulterez, à ce sujet, le commentaire du Tséma’h Tsédek, dans son Yohel Or sur Tehilim, à la page 626. Il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, afin de vous assurer de leur validité, conformément à la Hala’ha. De même, vous gardez les trois études bien connues qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Avec ma bénédiction afin que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Lors de la création. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°7474. (3) Le Rabbi souligne les mots : “ tous ”, “ tous ”, “ inverse ”, “ de manière certaine ” et “ Lui ”. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°8297. (5) Que l’homme porte sur son visage. (6) Selon le texte de la bénédiction après le repas.
Lettre n°8368
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8368, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Adar Richon 5722,
Brooklyn, New York,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, le Rav Mena’hem Zéev(1) Ha Lévi,
Vous m’écrivez que telle personne a cessé de porter les Tefillin de Rabbénou Tam. J’en ai pris connaissance avec peine et ce sentiment s’explique, pour partie, par votre sang-froid, quand vous m’écrivez tout cela. Or, vous savez que, selon différents avis(2), il n’y a nullement là une meilleure application de la Mitsva(3). Combien plus est-ce le cas en l’occurrence, puisqu’il les a portés pendant plusieurs années. Mais, votre lettre m’est parvenue après(4) que j’ai rencontré cette personne.
Sans doute me ferez-vous connaître les évolutions positives, en la matière, après le retour de ceux que vous mentionnez.
Notes
(1) Le Rav M.Z. Gringlass, de Montréal. Voir, à son sujet, les lettres n°7774 et 8562. (2) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 2, page 507, à la note 39. (3) Mais bien une obligation absolue. (4) Le Rabbi souligne le mot : “ après ”.
Lettre n°8369
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8369, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Adar Richon 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre. En un moment propice, on mentionnera votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Vous faites allusion à l’oubli. Un conseil bien connu est énoncé, en la matière, dans les enseignements de nos Sages(1), qui disent : “ Elles(2) sont la vie pour ceux qui les expriment par la bouche ”. Il faut donc étudier à haute voix et, mieux encore, avec un compagnon d’étude, en discutant avec lui. C’est de cette façon que l’on raffermit sa mémoire.
Par ailleurs, vous connaîtrez par cœur le discours ‘hassidique intitulé : “ Tu honoreras l’ancien ”, figurant à la fin de la Parchat Kedochim, dans le Likouteï Torah. De même, vous ferez vérifier vos Tefillin. Chaque jour de semaine, avant la prière, vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka.
En un moment propice, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau(3). Bien entendu, votre comportement, votre étude avec élan et ardeur, élargiront la bénédiction de Dieu pour que soit exaucé positivement le souhait de votre cœur. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Vous gardez sûrement les trois études bien connues, portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya.
Notes
(1) Dans le traité Erouvin 54a. (2) Les paroles de la Torah. (3) Du Rabbi Rayats.
Lettre n°8370
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8370, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Adar Richon 5722,
Brooklyn,
A la Rabbanit Frouma Itta(1),
Je vous bénis et vous salue,
On m’a transmis votre lettre et, en outre, j’obtiens plus souvent des nouvelles de votre état, par votre fils, le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, Rav Chalom Mendel(2). Me trouvant, ces jours-ci, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, j’ai mentionné votre nom encore une fois, afin que soit positivement exaucé le souhait de votre cœur, dans tous les domaines que vous citez. Vous-même et votre mari, le Rav Chlita(3), avez eu le mérite de recevoir personnellement de nombreuses bénédictions de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël. Or, les bénédictions des Justes, en particulier des chefs d’Israël, sont immuables et elles exercent leur effet en permanence. Il en est donc de même pour ce qui est dit ci-dessus.
Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi, d’une manière concrète, que vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles, avec un bon moral et dans la joie. Nous sommes dans la période des mois d’Adar(4), en laquelle il nous a été ordonné de multiplier la joie, de l’augmenter de temps à autre. Et, la force d’y parvenir a été accordée à chaque homme, à chaque femme. Ceci est la réponse à la question que vous me posez : que devez-vous faire concernant tout cela ? Vous devez donc mettre en pratique l’enseignement de nos Sages(5) qui consiste à multiplier la joie. Dieu merci, vous avez de très nombreuses raisons de vous réjouir, y compris à l’heure actuelle. Et, il faut espérer qu’à l’avenir, il y en ait beaucoup plus encore. Bien entendu, simultanément, vous devez vous conformer aux prescriptions des médecins qui vous suivent. En effet, un médecin de chair et d’os est l’émissaire de Celui Qui guérit toute chair et accomplit des merveilles. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelle, pour un joyeux Chabbat et pour un joyeux mois,
Notes
(1) Madame F. I. Simpson, de Brooklyn. (2) Le Rav C.M. Simpson, secrétaire du Rabbi. (3) Le Rav Elyahou Simpson, de Brooklyn. (4) Adar Richon et Adar Chéni.
Lettre n°8371
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8371, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Adar Richon 5722,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 23 Adar Richon(1), dans laquelle vous me décrivez votre état, concernant la parole(2). Très souvent, une telle situation est liée à un événement qui a provoqué un état nerveux, une tension. Non seulement vous mettrez en pratique les instructions des médecins que vous consulterez, mais, en outre, vous renforcerez votre confiance en Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun et à chacune. Il est dit, en effet, que : “ L’Eternel est avec moi. Je n’ai pas peur ”. Lorsque la crainte disparaît, le bégaiement se réduit aussitôt(3). Une autre solution est la suivante. Lorsque vous bégayez en prononçant un mot, ne vous entêtez pas à le prononcer envers et contre tout. Remplacez-le par un autre mot, si possible après avoir laissé s’écouler quelques secondes, afin que la tension baisse.
Mais, avant tout, ce qui vient d’être dit dépend de la bénédiction de Dieu, Créateur de l’homme et Qui le dirige. En conséquence, votre comportement quotidien sera conforme aux enseignements de notre Torah, Torah de vie, à la pratique de ses Mitsvot. Car, c’est également là le canal et le réceptacle permettant de recevoir la bénédiction de Dieu en tous vos besoins. Bien plus, chacune des filles d’Israël est une descendante de Sarah, de Rivka, de Ra’hel et de Léa. Avec ma bénédiction afin que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) En l’occurrence un problème de bégaiement. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°7173.
Lettre n°8372
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8372, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
veille du Chabbat Parchat Vayakhel
“ Et, Moché réunit toute l’assemblée
des enfants d’Israël ” 5722,
Brooklyn, New York,
Aux participants du neuvième repas annuel de l’association
des femmes et jeunes filles ‘Habad à Cleveland, Ohio,
que Dieu vous accorde une longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
On connaît le dicton de l’Admour Hazaken, fondateur de l’école ‘Habad, selon lequel on doit vivre avec le temps, c’est-à-dire avec la Sidra de la semaine et les faits qui y sont rapportés. On peut et l’on doit en tirer une leçon pour son comportement personnel. Et, on doit le faire à la fois pour soi-même et pour les autres personnes. Les Sidrot de ces semaines relatent, par le détail, comment on ordonna aux enfants d’Israël, hommes et femmes, de bâtir un Sanctuaire. De la sorte, précisa l’Eternel, “ Je résiderai parmi eux ”(1), parmi eux et en eux(1).
L’un des enseignements que nous pouvons en tirer, à l’heure actuelle, est le suivant. Chaque foyer juif doit, a l’obligation d’être la représentation du Sanctuaire, en lequel la Présence divine réside, ainsi qu’il est dit : “ Je résiderai parmi eux ”(2). Cette Injonction fut édictée à toute l’assemblée des enfants d’Israël, à tous les Juifs et à chaque Juif, en toutes les générations. Tels sont l’objectif et le but de l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad, qui doit introduire la clarté et la chaleur juives dans chaque foyer juif, de même que le sentiment et la vitalité ‘hassidiques, afin que l’on puisse dire, à juste titre, que la Présence divine réside dans cette demeure.
Je vous adresse ma bénédiction et je formule le vœu que Dieu vous accorde le succès en l’action qui est décrite ci-dessus. Soyez bénies, de même que les membres de votre famille, auxquels Dieu accordera de longs jours et de bonnes années, en tous vos besoins, matériels et spirituels. Avec ma bénédiction afin que vous me donniez de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rabbi souligne : “ Je résiderai parmi eux ” et “ en eux ”. (2) Chemot 25, 8.
Lettre n°8373
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8373, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
à l’issue du saint Chabbat qui
bénit le mois d’Adar Chéni 5722,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Meïr Sim’ha(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 22 Adar Richon, dans laquelle vous m’annoncez que vous avez été désigné par le tirage au sort pour venir rendre visite ici, en un moment bon et fructueux, au cours du mois de la délivrance(2), qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien.
Puisse Dieu faire que vous ayez une grande réussite, du début à la fin, car la fin est liée au début. Bien plus, vous avez été désigné par ce tirage au sort et le mérite de ce qui est public, de ceux qui y ont participé, vous vient donc en aide. J’ajoute que ces participants ont d’ores et déjà accompli ce qu’ils devaient faire, pour leur part. Ils possèdent donc la supériorité de l’action, par rapport à la pensée(3). Selon la formulation du Zohar, “ l’action est la plus haute ”. Or, celle-ci a déjà été engagée et elle exerce son effet.
Puisse Dieu faire que cela se déroule avec une joie et un enthousiasme profonds et véritables. Avec ma bénédiction pour que vous me donniez de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav M.S. ‘Hen, de Kfar ‘Habad. (2) Celui de Nissan. (3) N’ayant pas été désignés par sort, leur participation financière constitue l’intégralité de l’action attendue de leur part.
Lettre n°8374
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8374, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
à l’issue du Chabbat
Parchat Shekalim 5722,
Brooklyn, New York,
A ceux qui participent au repas annuel du comité de
New York pour le séminaire d’enseignantes et l’école
professionnelle de jeunes filles, à Kfar ‘Habad, en notre
Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
On connaît le dicton de l’Admour Hazaken, fondateur de l’école ‘Habad, selon lequel on doit vivre avec le temps, c’est-à-dire avec la Sidra de la semaine et les faits qui y sont rapportés. On peut et l’on doit en tirer une leçon pour son comportement personnel. Et, l’on doit le faire pour soi-même et pour les autres personnes. Les Sidrot de ces semaines relatent comment les enfants d’Israël, hommes et femmes, se distinguèrent par leur immense enthousiasme et leur grand empressement, quand ils dressèrent le Sanctuaire, en lequel reposait la Présence divine.
L’un des enseignements que nous pouvons en tirer, à l’heure actuelle, est le suivant. Chaque Mitsva, chaque idée de la Torah, qui est une Injonction de Dieu, doit, a l’obligation de mettre en éveil un sentiment ardent et chaleureux, chez chacun et chacune, en particulier quand il s’agit de l’éducation des jeunes filles juives, dans l’esprit véritable du Judaïsme, afin de les préparer pour que, le moment venu, elles bâtissent leur vie familiale et construisent un foyer duquel on pourra dire, à juste titre, qu’il est une maison en laquelle réside la Présence divine.
J’espère que vous agirez toutes de la manière qui vient d’être décrite. En outre, vous inviterez vos amies et vos connaissances à en faire de même. Que Dieu vous accorde la réussite. Avec ma bénédiction de succès et pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°8375
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8375, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Adar Richon 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce jeudi, complétant ainsi ce qui est dit dans le courrier que j’ai adressé aux élèves qui sont partis d’ici afin de se rendre chez vous. Ces propos concernent chacun d’entre eux. Vous me demandez comment rectifier le passé. Or, on connaît l’enseignement de nos maîtres et chefs selon lequel un élève de Yechiva doit se consacrer à l’étude de la Torah. En outre, s’il se trouve dans une Yechiva ‘hassidique, fondée et dirigée par nos maîtres et chefs, il est bien évident qu’il doit aussi étudier la ‘Hassidout. De plus, il lui faut mettre en pratique les Mitsvot de la meilleure façon et, avant tout, prier avec ferveur.
Vous faites également référence à la préparation au mariage. Vous consulterez, à ce propos, le guide spirituel enseignant la ‘Hassidout à la Yechiva Tom’heï Temimim. Vous rechercherez aussi ce que l’on faisait, au préalable, dans cette Yechiva, quand elle fut fondée, en Russie, puis, par la suite, en Pologne. Il y a, en effet, en Erets Israël, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, de nombreuses personnes qui ont alors été confrontées à la même situation.
Vous m’interrogez aussi sur le second jour de fête en diaspora(2). Il est évident que, pour toutes ces questions, chaque fois qu’il est nécessaire de trancher la Hala’ha, vous devez vous adresser à un Rav ‘hassidique, se trouvant sur place et l’interroger. Vous pourrez lui présenter tous les arguments que vous me détaillez. Il vous indiquera ce qu’il y a lieu de faire. Pour ce qui est de votre installation après votre mariage, il est clair qu’il n’y a pas lieu de disperser votre esprit à ce sujet, dès maintenant. En effet, un certain temps vous sépare encore de votre mariage.
Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela. Nous sommes, en effet, en des mois(3) pendant lesquels il nous est demandé d’être joyeux. Or, il n’y a nullement là un Décret irraisonné de la Torah, mais bien une Mitsva logique, rationnelle, puisqu’il y a une raison, et même une importante raison la justifiant. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Je viens de recevoir ta(4) lettre du 29 Adar Richon et je suis surpris que tu sois à ce point ému. Tu m’écris qu’il ne t’appartient pas de discuter avec…(5) et tu as parfaitement raison. La prochaine fois, tu diras, bien sûr poliment et respectueusement, mais très clairement, que tu te trouves, pour l’heure, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, que tu y es actuellement élève, dans l’internat(6) de la Yechiva Tom’heï Temimim. Comme c’est le cas dans chaque Yechiva, en particulier à Tom’heï Temimim, ton comportement, l’organisation de ta journée, y compris en dehors du temps passé dans la salle d’étude, pendant le saint Chabbat ou durant le mois de Nissan(7), a fortiori tes études, dépendent de la direction de la Yechiva et tout cela doit donc être conforme à ses instructions. En conséquence, il est totalement inutile de discuter avec toi, d’autant que tu souhaites conserver des relations harmonieuses. Pour tout cela, tu d’adresseras donc uniquement à la direction de la Yechiva. Tant que tu n’auras pas reçu d’instructions spécifiques de sa part, tu adopteras le même comportement que tous les autres élèves de la Yechiva.
Notes
(1) Les élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim de New York délégués en ‘Hechvan 5722 auprès de celle de Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, la causerie du Rabbi de la veille du lundi de la Parchat Le’h Le’ha 5722, de même que les lettres n°8413 et 8502. (2) Celui qui se rend en Erets Israël doit-il continuer à le célébrer, comme il le faisait chez lui ou bien se conformer à l’usage de la Terre Sainte, où la fête ne dure qu’un jour ? (3) Adar Richon et Adar Chéni. (4) Le dernier paragraphe de cette lettre est à la seconde personne, à la différence de son début. (5) Peut-être les parents de cet élève de la Yechiva, ne comprenant pas son départ pour une Yechiva lointaine. (6) Le Rabbi souligne le mot : “ internat ”. (7) Pendant lequel la Yechiva ne fonctionne pas.
Lettre n°8376
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8376, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Adar Richon 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’écrivez que, jusqu’à ce jour, vous ne connaissez pas la réussite en votre travail et dans les domaines en lesquels vous vous investissez. Comme l’explique notre Torah, Torah de vie, l’un des conseils qui peut être donné(1), en la matière, est le suivant. Chaque matin de semaine, avant de mettre les Tefillin, , vous prélèverez quelques pièces pour la Tsédaka. Par la suite, vous prierez, d’un cœur intègre, le Créateur du monde et de l’homme, Qui le dirige.
Bien entendu, ceci doit s’insérer dans un comportement global qui, au quotidien, sera conforme aux instructions de notre Torah, Torah de vie. Quand vous aurez pris la décision d’agir ainsi et commencé à le faire, j’ai bon espoir que votre Mazal évoluera positivement, même si nul ne peut savoir si cela interviendra tout de suite, ou bien à l’issue d’un court délai. Cela dépend également de l’intensité de votre foi, de votre confiance en Dieu, Qui nourrit le monde entier dans Sa bonté, avec grâce, bienfait et miséricorde, selon le texte de la bénédiction(2) instaurée par les membres de la grande Assemblée. Plus vous renforcerez cette confiance en Dieu, plus cette bénédiction sera rapide et abondante. Mais, tout d’abord, il faut faire vérifier vos Tefillin et vous assurer qu’elles sont conformes.
J’attends de bonnes nouvelles de tout cela. Nous sommes, en effet, en le mois d’Adar, celui du succès pour les Juifs, en tout ce qui les concerne, ainsi qu’il est dit : “ Pour les Juifs, ce fut lumière, joie, allégresse et valeur ”. Vous consulterez le commentaire de ce verset dans le traité Meguila 16b. Avec ma bénédiction afin que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°8279. (2) Suivant le repas.
Lettre n°8377
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8377, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech
Adar Chéni 5722,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Moché(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 27 Adar Richon, avec ce qui y était joint. Vous êtes sûrement en contact avec les organismes et les institutions se consacrant à la Cacherout en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, avant tout avec les Rabbanim dont ceci est la fonction première. Ici, on ne connaît pas les différentes réglementations, en la matière. Néanmoins, il semble que l’exigence des Rabbanim, en la matière, et leurs décisions finales aient valeur légale.
Vous vous trouvez sur place et il est donc sûrement inutile de vous en dire plus. Puisse Dieu faire que “ le Nom du Très-Haut soit loué par vous et par nous ”(2), qu’Il suscite un souffle céleste afin de purifier les cœurs et les esprits de quiconque appartient à notre peuple unique, dont les lois sont différentes de celles des autres nations et qui ne met pas en pratique celles des autres. De fait, la Cacherout est un domaine important, en la matière(3), comme le précisent les premiers Sages, comparables à des anges. Elle est le fondement et le secret de l’existence immuable des Juifs, en tout endroit et à toute époque, combien plus en la nôtre, celle du talon du Machia’h et en notre Terre Sainte, “ vers laquelle toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav M.Goldstein, de Tel Aviv. (2) Selon l’expression du traité Sotta 40a. (3) Pour distinguer le peuple juif des autres nations.
Lettre n°8378
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8378, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Adar Chéni 5722,
Brooklyn, New York,
A l’attention du distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Yossef
qui est appelé docteur Burg(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre avec la brochure qui y était jointe. Je vous remercie beaucoup d’avoir penser à me l’envoyer. Sans doute en ferez-vous de même à l’avenir. J’espère que vous avez reçu les salutations que je vous ai adressées, il y a quelques temps, par l’intermédiaire de ceux qui repartaient d’ici.
A cette occasion(2), et pour faire allusion à ce qui est d’actualité, vous vous rappelez sûrement que j’avais demandé, l’an dernier(3) que l’on s’efforce de faire accomplir aux élèves des écoles les Mitsvot des cadeaux à des amis et des dons aux pauvres(4). Bien entendu, selon une conception établie, je ne fais pas allusion à une catégorie bien précise d’écoles, mais à toutes à la fois. En effet, tous les Juifs et toutes les Juives sont les descendants d’Avraham, d’Its’hak et de Yaakov, les filles de Sarah, de Rivka, de Ra’hel et de Léa. Certes, nos Sages disent(5) : “ Ne soupèse pas les Mitsvot de la Torah ”. Toutefois, ceci ne s’applique pas, en l’occurrence, car une Mitsva en attire une autre et celles-ci peuvent être mises en pratique aisément. En outre, chaque Mitsva possède une vertu, une qualité particulière. Celles-ci, en particulier, soulignent l’unité d’Israël. Malheureusement, et bien que l’on ne soit pas en période électorale, cette unité pourrait être largement renforcée, en rapprochant les cœurs, jusqu’à atteindre l’unité d’un peuple unique. Selon la formulation du rituel de Roch Hachana, qui doit s’accomplir concrètement en tous les jours de l’année, “ ils formeront tous un groupement unique afin d’accomplir Ta Volonté d’un cœur intègre ”.
Certains diront qu’il n’y a là qu’une illusion, mais je ne suis pas effrayé par une telle objection. En effet, dans la vie des enfants d’Israël, en général, en Erets Israël et pour ce qui la concerne, en particulier, on a pu observer l’effet de ce qui semblait n’être que des illusions, sans aucune justification naturelle, ou bien qu’aucun raisonnement n’aurait permis d’établir, selon l’intellect des hommes. Combien plus en est-il ainsi en Adar, une période fructueuse pour les Juifs. On connaît le commentaire de nos Sages(6) sur le terme Yehoudim, Juifs. Ceux-ci furent ainsi appelés parce qu’ils nient l’idolâtrie, tout ce qui est étranger à l’esprit de la Torah et au service de Dieu, à la fois dans le domaine de : “ fais le bien ” et dans celui de : “ écarte-toi du mal ”, pour les Injonctions comme pour les Interdits, inclus dans les Commandements : “ Je suis l’Eternel ton Dieu ” et : “ Tu n’auras pas d’autres dieux ”, desquels ils découlent. Et, vous consulterez le Tanya, au début du chapitre 20. Bien plus, tout ceci, comme le demande la ‘Hassidout, doit être accompli dans la joie et l’enthousiasme. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner des nouvelles réjouissantes, conformément à ces jours(7) en lesquels on multiplie sa joie,
J’ai consulté rapidement l’article, figurant dans cette brochure, qui est intitulé : “ Expression du monde de la Kabbala dans notre langage ” et je formule la remarque suivante. Il faudrait ajouter : “ monde de l’En Sof ”, “ mondes du Plaisir ”, “ monde de la Volonté ”, “ monde de la séparation ” et d’autres encore(8). Toutes ces expressions ont effectivement été introduites dans la littérature et les discours, du monde de la sainteté à celui des forces du mal et de “ l’autre côté ”. Vous citez les pensées, les paroles, les actions, selon le chapitre 4 du Tanya. Or, ceci n’a rien à voir avec les mondes et concerne uniquement l’âme de l’homme, par exemple le monde de la pensée. Cette notion est expliquée, en particulier, dans son Torah Or, à la page 75b.
Notes
(1) Par la suite, chef du parti national religieux. Voir, à son sujet, la lettre n°7659. (2) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 4, à la page 1283. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°7598 et 8605. (4) Le jour de Pourim. (5) Dans le Midrash Devarim Rabba, chapitre 6, au paragraphe 2. (6) Dans le traité Meguila 13a. (7) Du mois d’Adar. (8) Le Rabbi souligne l’expression : “ et d’autres encore ”.
Lettre n°8379
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8379, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Adar Chéni 5722,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Moché Maizlich(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre avec beaucoup de retard. Celle-ci m’est parvenue dans les mains et je reprendrai donc la manière dont elle est formulée. Je vous demande de m’excuser pour ce qui va suivre. Me basant sur ce que j’ai entendu à votre propos, lorsque vous résidiez à New York, sur vos capacités, votre qualité et vos possibilités d’influencer votre entourage, je pense ne pas être en droit de ne pas formuler une remarque, de ne pas vous révéler la surprise qui a toujours été la mienne : comment se fait-il que vous ne vous serviez pas de toutes ces forces, comme il le faudrait et dans toute la mesure du possible ? En la présente époque, les forces créatives, actives et inductrices sont réduites, parmi les enfants d’Israël. Il est donc bien clair que la responsabilité de quiconque possède des aptitudes et des possibilités d’agir s’en trouve largement accrue.
J’ai pris la précaution d’écrire que : “ vous ne vous servez pas… comme il le faudrait ”, mais, en fait, une objection beaucoup plus importante aurait pu être soulevée. Je dois ajouter que, lorsque vous résidiez à New York, j’ai demandé pourquoi l’on vous laissait tranquille, au moins pour ce qui est de l’action auprès de votre entourage, alors que le besoin du moment veut que l’on mobilise toutes les forces positives. On m’a répondu que, par nature, vous êtes un homme discret. Vous vous éloignez donc du premier rang(2) et vous vous en tenez à l’affirmation de la Michna(3) selon laquelle : “ je n’ai rien trouvé de meilleur pour le corps que le silence ”. Sans se demander si ces explications, en l’occurrence, sont justes et exactes, il n’en est pas moins évident que l’entourage ne tire absolument rien du fait que telle personne a un moyen satisfaisant de se justifier.
Je sais que, lorsque vous vous trouviez ici, vous étiez rédacteur à la poste. En Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, on dit que vous occupez un poste important à l’institut Bialik. Or, y compris de votre propre avis, est-ce bien là le rôle qui doit être le vôtre(4) ? Nos Sages définissent ce qu’ils appellent un service de Dieu “ conforme à ce qu’il doit être ”. Ils précisent tout cela de façon merveilleuse et vous consulterez, à ce sujet, le traité Ketouvot 67a. La promesse a été donnée(5) que le bienfait est plus abondant que le malheur.
On peut en déduire l’importance de la récompense, quand on utilise ses forces de la manière qui convient pour soi-même(6), comme si l’on était une personne enthousiaste, ayant reçu une récompense et une rétribution.
On m’a dit aussi que, par vos origines et par vos conceptions, vous vous rattachez à Bratslav et à sa vision du monde. Je mentionne ce point en particulier ici parce que l’une des explications habituelles que l’on donne au manque d’action est l’absence de tout espoir de réussite, l’inutilité de toute tentative, dès lors que : “ vous êtes la minorité d’entre les nations ”. Or, ceci est en opposition totale avec le dicton de Bratslav, qui dit : “ Ne te décourage pas ”.
Nous sommes dans le mois d’Adar et peut-être ceci est-il également lié à ce qui vient d’être dit. En effet, le miracle de Pourim se produisit alors que, d’une manière naturelle, il n’y avait aucune possibilité de salut.
Or, il réalisa une
véritable transformation, d’un extrême à l’autre. Avec mes respects et ma bénédiction afin de multiplier la joie au sein du peuple d’Israël,
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°8475. (2) Textuellement “ du mur occidental ”. (3) Dans le traité Avot, chapitre 1, à la Michna 13. (4) Textuellement : “ la pierre contre laquelle vous devez vous frotter ”, selon le Yalkout Chimeoni sur les Tehilim, au paragraphe 673. (5) Dans le traité Sotta 11a. (6) Le Rabbi souligne : “ pour soi-même ”.
Lettre n°8380
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8380, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Adar Chéni 5722,
Brooklyn, New York,
Aux élèves du sixième département,
qu’ils reçoivent tous la bénédiction,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre avec beaucoup de retard. Vous me dites que vous avez organisé une réunion sur la ‘Hassidout ‘Habad, en général et que vous avez lu une causerie sur la Paracha de la semaine. Vous me demandez une bénédiction afin de connaître l’élévation dans l’étude de la Torah et l’enthousiasme dans la pratique des Mitsvot. J’ai mentionné le nom de chacun d’entre vous près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, pour que les souhaits de votre cœur soient exaucés positivement. Et, “ l’on vient en aide à celui qui désire se purifier ”(1).
Un point est d’actualité, en ces jours d’Adar. On connaît le Midrash de nos Sages(2) relatant de quelle manière fut abrogé le décret de Haman l’Agagui. Morde’haï le Juste réunit alors vingt-deux mille enfants d’Israël et il leur enseigna la Torah, plus précisément un passage lié au Temple. Or, il n’y a nullement là un simple récit, car Torah est de la même étymologie que Horaa, enseignement. Un enseignement est effectivement délivré, en l’occurrence. Quand se dressent Haman, au sens propre, matériellement, ou bien le Haman spirituel qui est le mauvais penchant, le meilleur moyen de détruire leur plan consiste à renforcer l’éducation basée sur les valeurs sacrées, afin de bâtir un Sanctuaire et une Demeure pour Dieu, au sein de ce monde matériel. C’est de cette façon que l’on ôte sa force à “ l’autre côté ”(3). Dès lors, selon les termes de la Meguila, “ pour les Juifs, ce fut lumière, joie, allégresse et valeur ”. Et, nos Sages expliquent(4) que : “ La lumière, c’est la Torah ”. De fait, la Torah et les Mitsvot sont la lumière qui éclaire les pas, la clarté sur le chemin de chacun, tout au long de son existence et en son comportement quotidien, afin d’avoir une vie digne de ce nom. Avec ma bénédiction pour donner des nouvelles bonnes et réjouissantes, dans l’esprit de ces jours en lesquels on multiplie sa joie,
Notes
(1) Selon le traité Yoma 38b. (2) Esther Rabba, chapitre 9, aux paragraphes 3 et 4. (3) Celui du mal. (4) Dans le traité Meguila 16b.
Lettre n°8381
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8381, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Adar Chéni 5722,
Brooklyn, New York,
A l’attention du président de la communauté de Barcelone(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec retard, votre lettre, dans laquelle vous évoquez la visite du Rav Mi’haël Lipsker(2) Chlita. De mon côté, ma réponse a été retardée, car j’attendais un courrier du Rav Lipsker pour savoir s’il y avait des chances de satisfaire votre demande(3). Or, d’après ce qu’il m’écrit, il n’y a pas, parmi ses élèves, à l’heure actuelle, un jeune homme susceptible de satisfaire à toutes les conditions requises. Malgré cela, je lui ai demandé de poursuivre l’effort en ce sens(4). Vous-même, pour votre part, ferez sûrement tout ce qui est en votre pouvoir, en ce domaine, car une éducation traditionnelle est un besoin vital. La pérennité de la communauté en dépend. J’espère qu’un effort, en empruntant les voies naturelles et avec la plus grande fermeté, vous permettra de trouver la personne qui convient à cette fonction. Et, le dessein de Dieu connaîtra la réussite par votre intermédiaire. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, de même que pour une joyeuse fête de Pourim,
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°8313. (2) Emissaire du Rabbi à Meknès, Maroc, de passage à Barcelone. Voir, à ce sujet, la lettre n°8313. (3) Vraisemblablement de trouver un jeune homme, au Maroc, susceptible d’assurer l’enseignement de la Torah aux enfants de la communauté de Barcelone. (4) De continuer à rechercher un candidat.
Lettre n°8382
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8382, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Adar Chéni(1) 5722,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 21 Adar Richon(2). Les jours de Pourim approchent et c’est alors que : “ les Juifs acceptèrent et reçurent ” la Torah qui leur avait, au préalable, été donnée sous la contrainte(3). Puisse donc Dieu faire que chacun intensifie son étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, en particulier lorsque cette étude est publique(4). Bien plus, on peut dire(5) que l’étude de la ‘Hassidout soutient celle de la partie révélée de la Torah.
Et, il en est de même pour le service de Dieu, en général, comme l’explique longuement le Kountrass Ets ‘Haïm, montrant que l’Unité supérieure permet d’asseoir l’Unité inférieure. Ceci exercera également son effet sur la pratique des Mitsvot. Car, disent nos Sages(6) : “ Grande est l’étude qui conduit à l’action ”. Les voiles et les obstacles disparaîtront, dès lors que l’étude portera conjointement sur la partie révélée et sur l’enseignement profond de la Torah, comme l’établit le Kountrass précédemment cité.
De fait, c’est également de cette manière que les Mitsvot peuvent marquer de leur empreinte la manière dont on sert Dieu, par ses actes permis, ainsi qu’il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”. Bien plus, c’est de cette façon que l’on apporte l’élévation aux trois forces du mal(7) et que l’on transforme l’obscurité véritable en lumière(8). Ainsi, affirment nos Sages(9) : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”, même s’il faut passer par une faute pour accomplir la Mitsva, comme le fit le prophète Elie, sur le mont Carmel.
Le Tséma’h Tsédek établit l’élévation d’une telle forme du service de Dieu. Car, il est dit que : “ les Justes parfaits ne peuvent accéder à l’élévation de ceux qui sont parvenus à la Techouva ”. Malgré cela, explique le Tséma’h Tsédek, en mettant en pratique ce qui vient d’être dit, on parvient à surpasser ceux qui ont accédé à la Techouva. Néanmoins, on le fera uniquement avec joie et inspiration, dans un bien visible et tangible. Car, telle est précisément l’importance de Pourim, fête qui inspire la joie au corps(10) et à tout ce qui le concerne. La manière d’appliquer tout ce qui vient d’être dit à son propre service de Dieu est, sans doute, bien claire pour chacun. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, de même que pour une joyeuse fête de Pourim et un grand succès en votre mission sacrée, dans le calme,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ Cette date est mentionnée par le Yefé Toar sur le Midrash Chemot Rabba, chapitre 1 et le Séder Ha Dorot, à l’année 2368 ”. (2) Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes. Voir, à ce propos, le Likouteï Si’hot, tome 4, à la page 1290. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Comme l’explique le traité Chabbat 88a ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Comme l’expliquent le traité Meguila 3b et le Maguen Avraham sur le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 687, au paragraphe 3 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Comme le précisent le Kountrass Ets ‘Haïm, au chapitre 15, paragraphe 21 et le Likouteï Torah, Vaykra, au commentaire du discours intitulé : ‘Ne fais pas disparaître’, au chapitre 5 ”. (6) Au traité Kiddouchin 40b. (7) Totalement impures, qui ne peuvent pas recevoir l’élévation. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ comme l’explique la fin du Séfer Ha Mitsvot, du Tséma’h Tsédek ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ au traité Bera’hot 63a ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ comme le souligne le Toureï Zahav, commentant le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 670, au paragraphe 3 ”.
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