Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°8283
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8283, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Kislev 5722,
Brooklyn,
Aux membres du comité de Kfar ‘Habad, fondé et dirigé
par mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, en notre
Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par
notre juste Machia’h, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
A) Après une interruption, j’ai reçu votre lettre de la fin de ‘Hechvan, dont l’acheminement a été retardé, au-delà de l’habitude. Vous envisagez l’ajout d’unités de logement à Kfar ‘Habad. Vous me demandez si vous devez les construire sur les terrains restant libres du Kfar ou bien sur ceux que vous espérez obtenir par la suite, grâce à votre intervention. Tout d’abord, il convient de déterminer si de tels terrains sont encore disponibles. Je veux dire qu’il faut tenir compte des intérêts généraux qui sont nécessaires au développement du Kfar, dans sa situation actuelle et, a fortiori, quand celui-ci sera agrandi. Il peut s’agir de besoins communautaires ou bien d’un endroit pour faire un jardin. Bien entendu, tout cela ne peut pas se trouver à l’extrémité du Kfar, mais doit être localisé en son milieu. Ce n’est pas le cas, en revanche, pour les unités de logement.
Si, à l’issue de cette analyse, il s’avère qu’il reste encore des terrains libres, il faudra, bien sûr, y construire ces logements. En effet, la période actuelle est propice pour obtenir l’aide qui convient de la part des différentes administrations, ce qui ne sera pas le cas par la suite. Autre point, qui est essentiel, plusieurs familles de ‘Hassidim recherchent un lieu d’habitation qui leur convienne.
B) Pour ce qui est de l’édification d’un entrepôt Sila, il s’agit effectivement d’une bonne initiative, car celui-ci servira sûrement les villages qui entourent Kfar ‘Habad, dont l’influence s’en trouvera accrue. A ceci, s’ajoute la création de moyens de subsistance. Plus précisément, il faut, bien entendu, consulter des experts, en la matière ayant, si possible, connaissance, au moins dans leurs grandes lignes, des plans des administrations concernées pour l’essor des poulaillers de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie.
C) Comment développer l’industrie à Kfar ‘Habad ? L’expérience du passé a fait la preuve qu’il faut s’intéresser à celle qui occupe plusieurs familles à la fois et qui leur donne du travail. Je veux dire qu’il faut écarter les deux extrêmes, celle qui est réservée à une seule personne et celle qui regroupe plusieurs dizaines de familles, auquel cas la coordination et la collaboration sont difficiles. Parmi les succursales, il faut écarter, comme je l’ai déjà écrit, celles qui sont liées à la Cacherout. Au final, celles-ci conduisent à alléger la Hala’ha, puis à l’alléger encore, c’est bien évident.
D) Une exception doit être faite au paragraphe C, celle de la fabrication de la Matsa Chemoura. Jusqu’à ce jour, j’ai été surpris par le manque d’enthousiasme que l’on constate, en la matière, alors que, pour différentes raisons, on aurait pu fabriquer, avec le plus grand soin, de la Matsa Chemoura(1) à Kfar ‘Habad, en quantité significative(2). En la matière, il n’y a pas à craindre un allègement de la Hala’ha, car, bien au contraire, on se distinguera par l’autre extrême, par la meilleure façon de l’appliquer. Bien entendu, mon propos n’est nullement de dénigrer ceux qui se sont consacrés à cette activité au cours des années précédentes et encore moins de leur retirer ce qui leur revient. Il est bien clair qu’ils sont prioritaires. Toutefois…
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°8391. (2) Le Rabbi souligne le mot “ significative ”.
Lettre n°8284
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8284, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
cinquième lumière(1) 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je suis surpris de ne pas recevoir de vos nouvelles, depuis bien longtemps déjà. Bien entendu, je ne fais pas allusion aux nouvelles ordinaires, mais bien à un domaine profond, essentiel et fondamental, à votre élan, à l’ardeur que vous manifestez en l’étude de notre sainte Torah, de même qu’à votre bon comportement(2). S’il s’agit là d’une nécessité pour chacun, combien plus est-ce le cas pour des Cohanim et vous consulterez ce que dit, à ce propos, le Rambam, à la fin des lois de la Chemitta et du jubilé, lorsqu’il en explique la portée pour le service de Dieu, de même que le Likouteï Torah, de l’Admour Hazaken, à la fin de la Parchat Kora’h.
Bien plus, vous avez le mérite de vous trouver à Kfar ‘Habad et d’y poursuivre vos études. Mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël a créé ce village et il le dirige. A n’en pas douter, vous m’apporterez donc toutes ces précisions. Et, il importe avant tout que vous appreniez avec élan et ardeur, comme je l’ai précisé, que vous ayez un bon comportement, comme je l’ai indiqué. Car, rien ne résiste à la volonté. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) De la fête de ‘Hanouka, soit le 29 Kislev. (2) La présente est vraisemblablement adressée à un élève de Yechiva.
Lettre n°8285
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8285, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Kislev 5722,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Meïr(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu le journal dans lequel était imprimé votre article relatif au “ jour de la bonne nouvelle ”, le 19 Kislev(2). Je vous remercie d’avoir pris la peine de me l’adresser.
En effet, l’enseignement du Baal Chem Tov a connu la victoire, “ en ces jours-ci et à cette époque-là ”. Puisse donc Dieu faire que la lumière aille de l’avant, qu’elle se développe et soit de plus en plus brillante, conformément à l’enseignement de ces jours de ‘Hanouka. En effet, le miracle se produisit avec de l’huile, qui symbolise les “ secrets des secrets ”. Il en a résulté une Injonction pour toutes les générations, la nécessité d’être des lumières qui éclairent “ à la porte de sa maison, vers l’extérieur ”(3). Les sources(4) doivent se répandre, jusqu’à parvenir à l’extérieur, y compris à celui que la Torah de vérité définit comme tel. En cet endroit, doivent parvenir les “ secrets des secrets ” de la Torah. En effet, c’est précisément celui qui est “ le plus haut ” qui peut parvenir “ au plus bas ”, comme l’explique le Chaareï Ora, à différentes références, qui sont répertoriées dans l’index.
Pour passer d’un sujet à l’autre, que s’accomplisse donc la promesse selon laquelle : “ le maître viendra ”, c’est-à-dire le roi Machia’h. De fait, Rabbi Pin’has Ben Yaïr enseigne(5) que la ‘Hassidout(6) provoque la venue du prophète Elie, qui est l’annonciateur de la délivrance. Avec mes respects et ma bénédiction,
N. B. : Je vous joins ce qui a été publié dernièrement.
Notes
(1) Le Rav M.Shwartzman, de Winnipeg. Voir, à son sujet, la lettre n°8243. (2) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (3) Le Rabbi souligne l’expression : “ vers l’extérieur ”. (4) De la ‘Hassidout. (5) A la fin du traité Sotta. (6) En ce sens, la vertu.
Lettre n°8286
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8286, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Kislev 5722,
Brooklyn,
Aux membres du comité rabbinique de East Flatbush,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption dans l’envoi des nouvelles(1) relatives à vos actions sacrées pour purifier le peuple sacré, à la construction d’un Mikwé dans votre quartier, j’ai reçu, avec plaisir, votre information datant de la seconde lumière(2) selon laquelle cette construction se poursuit. Comme l’enseignent ces jours, en lesquels votre lettre et ma présente réponse sont rédigées, puisse Dieu faire que l’on constate un ajout, en la matière, de jour en jour et que ceux qui ont commencé à accomplir cette Mitsva inestimable la conduisent eux-mêmes à son terme. Et, qu’il en soit ainsi très vite, en ce que nous-mêmes percevons comme proche.
De fait, ceci est lié au contenu de ces jours de ‘Hanouka. En effet, la guerre fut alors déclarée parce qu’ils(3) voulurent : “ leur faire transgresser les Décrets de Ta Volonté ”. C’est ainsi qu’il faut comprendre également les notions de pureté et d’impureté. En effet, il est bien clair et évident que ces deux situations résultent de décisions de la Torah, transcendant la raison. Elles font ainsi partie des Décrets de la Torah, au même titre que l’immersion dans un bain rituel, comme l’explique le Rambam, à la fin des lois du Mikwé. Puisse Dieu faire que s’accomplisse bientôt la conclusion du Rambam, à cette référence : “ Je vous aspergerai d’eaux pures ”, ce qui fait suite à : “ Je vous prendrai d’entre les nations. Je vous réunirai de tous les pays et Je vous conduirai sur votre terre ”, lors de la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h.
Pour passer d’une idée à une autre en restant dans le même contexte, je dirais que ces propos du Rambam appartiennent, certes, à la Aggada, mais que nous n’en déduisons pas moins un principe important des lois de la pureté. Celui-ci dit, en effet : “ Il est clair et évident…(4). Il existe cependant un sens allusif : celui qui a l’intention de se purifier s’immerge, pour cela, dans un bain rituel et, de la sorte, il devient pur. De la même façon, celui qui souhaite se purifier moralement s’écartera des causes d’impureté et il trempera son esprit dans les eaux de la Connaissance pure ”. C’est ainsi qu’en voulant délivrer un enseignement, on en reçoit un. L’immersion rituelle n’a pas uniquement pour but de se défaire de l’impureté, de “ s’écarter des causes ”. Elle est aussi un moyen de se purifier, de “ tremper son esprit dans les eaux de la Connaissance pure ”. Et, ce résultat est durable, au même titre que cette introduction dans les eaux de la Connaissance pure.
Vous consulterez l’analyse du Rav de Ragatchov, à ce sujet, dans le Tsafnat Paanéa’h, partie “ dons aux pauvres ”, à la page 37d. Vous verrez aussi le Mefaanéa’h Tsefounot du Rav Kocher, à la page 122, qui reproduit ses propos. Avec mes respects et ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée,
Notes
(1) Voir, à ce propos, les lettres n°6243 et 8550. (2) De la fête de ‘Hanouka. (3) Les Grecs. (4) Que ces lois transcendent la raison.
Lettre n°8287
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8287, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
‘Hanouka 5722,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume une
mission sacrée(1), le Rav Avraham Its’hak(2),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 7 Kislev. En ces jours de ‘Hanouka, puisse Dieu faire(3) que l’on avance, que l’on ajoute et que l’on éclaire. Tel est également l’enseignement délivré par ces jours de ‘Hanouka, en lesquels on ajoute des lumières, de jour en jour.
On peut, en outre, introduire une portée allusive de ce propos. La source de la lumière et de l’ajout qu’elle suscite est l’huile, faisant allusion aux “ secrets des secrets de la Torah ”. Or, l’étude de la ‘Hassidout révèle également ces “ secrets des secrets ” et elle permet de les comprendre, d’une manière concrète. La lumière peut ainsi investir tous les domaines et, selon les termes des versets, “ en toutes tes voies, reconnais-Le ”. Telle est bien la finalité, “ connais le Dieu de ton père ”, ce qui “ conduit à un cœur intègre ” et “ est une Mitsva importante ”. En outre, ceci la rend “ haute ”. Et, bien plus, elle surpasse les autres, comme l’explique le Kountrass A’haron(3), à la page 156b. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et pour une fête de ‘Hanouka conforme à ce qui vient d’être exposé,
Notes
(1) Celle de l’enseignement basé sur les valeurs sacrées. (2) Le Rav A.I. Tauber, de Kfar Saba. Voir, à son sujet, la lettre n°8565. (3) La dernière partie du Tanya.
Lettre n°8288
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8288, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Fin de ‘Hanouka]
Vous(1) m’interrogez(2) sur la fin d’Iguéret Ha Kodech(3), de l’Admour Hazaken, au paragraphe : “ Tu formuleras des reproches ”. En effet, l’aspect extérieur de l’Injonction : “ Souviens-toi ” apparaît en allusion en sa dimension profonde à travers les mots : “ Le sens profond de la prière(4) du Chabbat ”. Et, exactement(4) de la même façon, on peut imaginer que l’aspect superficiel de l’Injonction : “ Garde ” apparaisse, en allusion, dans sa dimension profonde, au moyen d’une légère modification de sa formulation : “ La cessation des paroles se rapportant aux actions(4) matérielles ”. Bien plus encore, il semble que, même en faisant abstraction de cette modification, ce soit bien là ce que ce texte signifie. Car, comment interpréter autrement l’expression : “ paroles se rapportant aux actions matérielles ” ? La suite de ce texte, “ comme Il s’est reposé… ” permet aussi d’établir que cette explication est la bonne.
Notes
(1) Cette lettre est adressée au Rav Ephraïm Eliezer Yalles, de Philadelphie. Elle a été rédigée à même son courrier du mercredi 28 Kislev, quatrième lumière de ‘Hanouka. Voir, à son sujet, les lettres n°7963, 8321, 8454, 8618 et 8637. (2) Le Rav Yalles écrivait : “ A ce propos, j’ai revu le chapitre de la fin du Kountrass A’haron dont nous avions fait mention dans le sanctuaire de notre maître saint et pur, le Rabbi Rayats, dont le mérite nous protégera. En effet, le but de l’Admour Hazaken n’est pas de préciser ou d’expliquer les lois du Chabbat et leurs sources, mais bien de souligner la gravité d’une discussion inutile pendant ce jour. Il mentionne, à ce propos, une explication de la Kabbala selon laquelle chaque Mitsva a à la fois une dimension profonde et un aspect extérieur. Et, c’est également le cas du Chabbat. Il aurait donc été suffisant de mentionner l’aspect extérieur du Chabbat, “ Garde ”, le fait que : “ Il s’est reposé ”, puis sa dimension profonde. Or, ses propos saints et lumineux semblent indiquer qu’il entend mentionner également : “ Souviens-toi ”. Dès lors, pourquoi n’introduit-il pas son propos par l’aspect extérieur, ainsi qu’il est dit : “ Il le sanctifia et Il bénit ”, puis par la dimension profonde, ainsi qu’il est dit : “ Chabbat pour l’Eternel ton Dieu ”. Je formule donc la supposition suivante. L’Admour Hazaken, dans sa sagesse, exprime à la fois l’aspect superficiel et la dimension profonde de : “ Souviens-toi ” quand il dit : “ Le sens profond de la prière du Chabbat ”. Il n’en est pas de même, en revanche, pour : “ Garde ”, la cessation de toute activité matérielle n’étant pas incluse dans le fait de s’abstenir de paroles inutiles ”. (3) La quatrième partie du Tanya. (4) Le Rabbi souligne les mots : “ prière ”, “ exactement ” et “ actions ”.
Lettre n°8289
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8289, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Zot ‘Hanouka(1) 5722,
Brooklyn, New York,
A monsieur Its’hak Korn(2),
Je vous salue et vous bénis,
Je suis surpris de ne pas avoir eu de vos nouvelles depuis bien longtemps. Bien entendu, je m’enquiers de ce qui vous arrive et j’obtiens, de temps à autre, des précisions à ce sujet. J’ai donc été particulièrement satisfait d’apprendre que vous avez pris part à la réunion ‘hassidique du 19 Kislev, à Kfar ‘Habad. Parmi les propos que vous avez entendus, à cette occasion, ou peut-être même avant cela, figurait sûrement une explication sur la définition de ce 19 Kislev en tant que Roch Hachana de la ‘Hassidout. Bien plus, vous êtes originaire de Bessarabie et de Roumanie, où ce mouvement(3) était répandu.
J’espère que vous vous êtes servi et que vous vous servez encore de votre influence et de vos capacités, dans les domaines dont nous nous sommes entretenus, lorsque nous nous sommes rencontrés, ici même. Je fais allusion, avant tout, à la Yechiva de Kiryat Gat(4). Vous m’aviez écrit que ce projet ne s’était pas développé comme il l’aurait fallu, car ceux qui étaient conviés ne s’étaient pas présentés. Il est inutile de vous préciser qu’il en est systématiquement ainsi, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Et, de fait, peut-être est-ce là l’enseignement qui est délivré par les jours de ‘Hanouka. Car, on ne possédait alors que la quantité d’huile suffisante pour éclairer pendant une journée, alors que huit jours étaient nécessaires pour élaborer une nouvelle huile. Selon la rationalité des hommes, on pouvait donc se demander s’il y avait lieu de renouveler l’allumage pour l’interrompre par la suite et conclure qu’il valait mieux attendre que la quantité d’huile suffisante soit disponible. Malgré cela, l’allumage fut effectué immédiatement. C’est alors que le miracle se produisit et que la lumière brilla, d’une manière sans cesse accrue. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) 3 Tévet 5722 (décembre 1961). (2) Voir, à son sujet, la lettre n°8131. (3) Le mouvement ‘hassidique. (4) Pour les originaires de Bessarabie. Voir, à ce sujet, les lettres n°7489, 8437, 8474 et 8583.
Lettre n°8290
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8290, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Zot ‘Hanouka(1) 5722,
Brooklyn, New York,
A l’attention des participants à la réunion ‘hassidique du
“ jour de la bonne nouvelle ”(2), le 19 Kislev, date de la
libération de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du
Choul’han Arou’h, de même que de notre délivrance et de
la liberté de nos âmes(3), en notre Terre Sainte, puisse-t-elle
être restaurée et rebâtie, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, avec plaisir votre participation à la réunion ‘hassidique du 19 Kislev, date de la libération de l’Admour Hazaken, de même que de notre délivrance et de la liberté de nos âmes. Puisse donc Dieu faire que la motivation de ce jour propice se prolonge, tout au long de l’année, jusque dans l’action concrète, qui est essentielle, par un renforcement de l’étude de la Torah, de sa partie révélée et de la ‘Hassidout, par une pratique des Mitsvot avec clarté et enthousiasme et tout cela d’une manière sans cesse accrue. Le Baal Chem Tov(4) enseigne que, de toute chose, on peut tirer un enseignement pour le service du Créateur. Il en est donc de même pour la proximité entre le 19 Kislev et la période de ‘Hanouka.
On sait(5), en effet, que la raison de l’emprisonnement de l’Admour Hazaken fut son souhait de diffuser une partie de la Torah qui, jusqu’alors, appartenait à ses secrets, jusqu’à ce qu’elle parvienne à l’extérieur et qu’elle prenne une formulation rationnelle. Sa libération, dans sa dimension spirituelle, fut un accord et une force accordés d’en haut à cette diffusion, en ajoutant, en avançant et en éclairant, comme pour toutes les autres parties de la Torah, en lesquelles il nous est demandé de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté. De plus, même si, dans les premières générations, comparées à des anges, une telle diffusion n’était pas une nécessité, les sentiments, depuis lors, se sont amenuisés et cette nécessité est donc d’autant plus grande. Or, on connaît la parabole de l’Admour Hazaken(6), à ce sujet, celle de la pierre précieuse se trouvant sur la couronne du roi, qui en est le plus beau joyau et l’aspect essentiel. Malgré cela, quand le prince tombe malade et qu’il se trouve en danger, le roi ordonne(7) d’extraire cette pierre de la couronne, de la dissoudre complètement dans l’eau, afin d’en abreuver son fils. De la sorte, peut-être une goutte du breuvage pénétrera-t-elle dans sa bouche et le guérira-t-elle.
Il en est de même également pour les lumières de ‘Hanouka. Le miracle est lié à celles du Chandelier qui se trouvait dans le Temple. En cet endroit, celui-ci était placé non pas sur les esplanades ou bien dans l’antichambre, mais à l’intérieur du Sanctuaire. Puis, par la suite, il y eut la guerre des Grecs et l’obscurité s’intensifia. C’est alors que fut instaurée, pour chacun, la Mitsva d’allumer des lumières, chez soi, y compris à l’extérieur d’Erets Israël et à notre époque. Bien plus, on les place “ à la porte de sa maison, vers l’extérieur ”, selon les termes du Midrash, qui est cité et commenté par le Ramban(8). Et, de ces lumières, précisément, il est dit qu’elles ne disparaîtront jamais. Or, “ il n’est de lumière que la Torah ”(9), ainsi qu’il est dit : “ Car, la bougie est une Mitsva et la Torah, une lumière ”. Aussi, lorsque l’obscurité s’intensifie, on doit ajouter de la lumière et l’on est enjoint d’éclairer non seulement l’intérieur de la maison, mais aussi “ la porte de sa maison, vers l’extérieur ”.
Puisse Dieu faire que chacun
s’acquitte de ce qui lui incombe, en la matière, en avançant, en ajoutant et en éclairant, jusqu’à ce que l’on illumine la pénombre de l’exil et du monde, de sorte que l’obscurité se transforme en lumière(10) et que s’accomplisse la promesse(11) selon laquelle : “ Le soleil ne sera plus pour toi la lumière du jour. C’est l’Eternel qui sera ta Lumière pour l’éternité ”. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) 3 Tévet 5722 (décembre 1961). Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir la fin du chapitre 4 du discours ‘hassidique intitulé : ‘Béni soit Celui Qui a fait des miracles’, du Tséma’h Tsédek, publié à Brooklyn, en 5711, dans le Or Ha Torah, Béréchit, tome 8, à partir de la page 957b ”. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8561. Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir les ‘Responsa des cieux’, au chapitre 5 ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir la sainte épître du Rabbi Rachab, imprimée dans l’introduction du Kountrass Ou Mayan ” et dans Iguerot Kodech du Rabbi Rachab, tome 1, à la lettre n°110. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Causeries de l’été 5700, à la page 73 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Beth Rabbi, au chapitre 16 ”. (6) Voir, à ce sujet, les lettres n°7525, 8309 et 8324. Le Rabbi note, en bas de page : “ Ha Tamim, tome 2, à la page 49 ”. (7) Le Rabbi souligne le mot : “ ordonne ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Dans son commentaire de la Torah, au début de la Parchat Beaalote’ha ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Taanit 7b ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tanya, au chapitre 36 ”. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ Ichaya 60, 19-20 ”.
Lettre n°8291
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8291, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Début de Tévet 5722]
Vous(1) me demandez(2) si le nom Pin’has s’écrit avec ou sans Youd(3). Vous verrez, à ce propos, le Zohar, tome 3, aux pages 213b et 57b. Selon ce texte, cette lettre y est un ajout. Néanmoins, conformément à notre tradition, de même que d’après la Hala’ha, basée sur le Chemot Guittin commentant le Beth Chmouel, ce Youd doit effectivement y figurer. Vous verrez aussi le Min’hat Chaï, au début de la Parchat Pin’has. Néanmoins, le Maharchal porte témoignage que ce nom est, en général, écrit sans Youd, mais il semble que ce soit le cas uniquement lorsque cela n’a pas d’incidence sur la Hala’ha. C’est aussi ce que dit le Talmud, par exemple à propos des noms de Rabbi Pin’has Ben Yaïr.
Notes
(1) Cette lettre est adressée au Rav Pin’has Weberman et fut rédigée à même son courrier du dernier jour de ‘Hanouka. Voir, à son sujet, les lettres n°7669, 8334, 8457, 8504 et 8654. (2) Le Rav Weberman écrivait : “ J’observe que, dans les lettres qu’il m’adresse, le Rabbi Chlita écrit mon nom, Pin’has Aharon, sans Youd. Or, dans la Torah, de même que dans le Beth Chmouel sur les noms des hommes, un Youd y figure effectivement ”. (3) Voir, à ce propos, le Likouteï Si’hot, tome 8, page 355, à la note 32.
Lettre n°8292
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8292, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Tévet 5722,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav ‘Haïm Zoussya(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 25 Kislev, de même que celles qui l’ont suivie. C’est aujourd’hui Zot ‘Hanouka(2) et, comme l’explique la ‘Hassidout, cette expression reçoit deux interprétations, deux significations qui sont liées au service de Dieu :
A) Elle fait allusion à la révélation de la force de l’âme la plus profonde, qui correspond au plaisir, jusque dans l’action concrète, dans le comportement quotidien.
B) Elle indique aussi l’apparition de ce qui dirige toutes les forces intérieures, correspondant à la volonté, afin que l’homme en soit pénétré, en tout ce qu’il accomplit.
L’application à l’action concrète n’est pas aisée et, pour la réaliser, il est nécessaire de faire appel à une force encore plus profonde de l’âme divine. En revanche, pour l’homme lui-même et pour ses propres sentiments, il n’y a pas lieu d’avoir recours à ce qui lui permet d’entrer en contact avec le monde extérieur. Conformément à un principe bien connu(3), “ ce qui est le plus haut se révèle au point le plus bas ”. Comme on l’a précisé lors de la réunion ‘hassidique du dernier jour de ‘Hanouka, le résumé du discours ‘hassidique intitulé : “ Béni soit Celui Qui a fait des miracles ”(4) ne mentionne, au chapitre 4, que la première interprétation, qui exprime donc l’essentiel, la finalité ultime. Telle est précisément la raison d’être d’un résumé, montrant les éléments prépondérants, sans apporter de précisions ou de développements.
Que Dieu accorde à chacun le succès de mettre en pratique les enseignements de Zot ‘Hanouka, selon l’interprétation ci-dessus de la ‘Hassidout, tout au long de l’année qui vient, pour le bien, afin d’illuminer chez soi, “ à la porte de sa maison vers l’extérieur ”, les membres de la famille et les proches, de même que le monde extérieur. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav H.Z. Wilimovski. Voir, à son sujet, les lettres n°7479, 8422 et 8483. (2) Le dernier jour de la fête. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°8285. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°8290.
Lettre n°8293
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8293, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Tévet 5722,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue(1),
En application de ce qui est établi par différents textes(2), il serait bon de payer un certain montant pour les frais d’enterrement de votre mari, de son propre argent. Tout cela est symbolique et peu importe donc le montant. Pour le solde, vous vous adresserez à ce proche qui, pour l’instant, a tout payé. Cet homme prendra ces frais en charge en échange des biens de votre mari, par exemple du Séfer Torah, puis il vous restituera ces biens à titre de cadeau et vous lui rembourserez, de votre propre argent, ce qu’il aura avancé pour les frais d’enterrement.
L’idée de tout cela est bien claire. L’enterrement doit avoir lieu “ dans un champ acheté pour l’intégralité de son prix ”(3), mais non acquis par d’autre. En l’occurrence, ce proche a acquis cette inestimable Mitsva. Il convient donc de lui en conserver le mérite, mais sans remettre en cause le principe du “ champ acheté ”, c’est-à-dire selon la procédure qui a été décrite ci-dessus. Toutefois, les parents de votre mari doivent signifier leur accord à tout cela. Bien entendu, vous pouvez dire à ce proche que telle est ma proposition.
Nous adopterons une conclusion positive puisque c’est aujourd’hui Zot ‘Hanouka(4). Puisse donc Dieu illuminer votre sort et votre Mazal, à l’avenir, en ajoutant, en avançant et en éclairant. Comme vous me l’avez demandé, la présente vous est adressée en passant outre à la file d’attente. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Voir le Darkeï ‘Hessed, au chapitre 17, paragraphe 7. (3) Selon l’expression employée par notre père Avraham à propos de l’enterrement de Sarah dans la grotte de Ma’hpéla. (4) Le dernier jour de cette fête.
Lettre n°8294
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8294, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Tévet 5722,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue(1),
Je fais réponse à votre lettre de Roch ‘Hodech Tévet, dans laquelle vous me faites part de votre souci et vous sollicitez mon conseil. La meilleure solution, qui est également la plus simple, consiste à renforcer votre confiance en Dieu, Créateur du monde, Qui le dirige et accorde Sa Providence à chacun et à chacune. Vous méditerez donc aux propos du chantre d’Israël(3), prononcés au nom de chaque Juif : “ Dieu est mon berger. Je ne manquerai de rien ”. Vous apprendrez, à plusieurs reprises, ce Psaume 23, jusqu’à avoir une bonne connaissance de son contenu. Puis, de temps à autre, vous y méditerez. De fait, le persécuteur dont il est question dans ce Psaume est aussi le mauvais penchant, avec tout ce qui le concerne, qui est l’ennemi profond de chaque Juif et de chaque Juive.
Tout cela est très clairement expliqué par la ‘Hassidout, laquelle souligne que Dieu est l’Essence du bien, qu’il est dans la nature de Celui Qui est bon de faire le bien, qu’Il accorde Sa Providence à chacun et à chacune. Vous faites référence au passé. Néanmoins, “ rien ne résiste à la Techouva ”(4). En outre, cette Techouva doit elle-même être l’expression de la confiance en Dieu et non du désespoir, ce qu’à Dieu ne plaise. Sans doute prenez-vous part aux activités des femmes ‘Habad. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Pour avoir un bon moral. Voir, à ce sujet, la lettre n°8271. (3) Le roi David. (4) Yerouchalmi, traité Péa, chapitre 1, paragraphe 1. Rambam, lois de la Techouva, à la fin du chapitre 3.
Lettre n°8295
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8295, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[4 Tévet 5722]
J’ai appris avec plaisir, par ce Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, que vous vous êtes employé à réunir une somme de mille dollars pour une cause importante, l’envoi des quelques colis à nos frères, dans certains pays, où la vie juive est particulièrement difficile(1). Le Rav vous a sûrement expliqué tout cela. La Mitsva de Tsédaka est toujours fondamentale, comme le soulignent nos Sages(2), de sainte mémoire, qui la définissent comme l’équivalent de nombreuses autres Mitsvot. Et, l’on peut en déduire la valeur de celle à laquelle vous avez pris part, laquelle a pour but de sauver des vies, non seulement physiquement, mais aussi moralement.
Nous venons de vivre la fête lumineuse de ‘Hanouka en allumant chaque soir un nombre accru de bougies. Que Dieu fasse donc que le mérite de l’immense Tsédaka que vous venez de réaliser vous protège, qu’il apporte la clarté, la joie et la satisfaction en votre foyer et dans votre famille, d’une manière sans cesse accrue. De la sorte, vous pourrez continuer à donner de la Tsédaka et à accomplir de bonnes actions, toujours plus nombreuses, avec un cœur joyeux et en bonne santé. Je mentionnerai votre nom dans ma prière, de même que celui des autres membres de votre famille, selon les informations que le Rav m’a communiquées. J’espère avoir toujours de vos bonnes nouvelles.
Notes
(1) De l’autre côté du rideau du fer. (2) Dans le traité Baba Batra 9a.
Lettre n°8296
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8296, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Tévet 5722,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue(1),
J’ai bien reçu votre lettre et j’ai communiqué mon avis par télégramme, en fonction de ce que j’ai observé dans de nombreux cas similaires. Il faut tenter le traitement à base de compresses, lesquelles permettent un assouplissement de la plaie comparable à ce que vous décrivez et, bien souvent, la font totalement disparaître. En très peu de temps, on observe un résultat et l’on peut dire si le traitement convient ou non. A n’en pas douter, le médecin acceptera tout cela et vous prendrez une décision en fonction des résultats.
Dieu guérit toute chair et Il accomplit des merveilles. Par Sa Parole, Il vous guérira, par l’intermédiaire de tel traitement et de telle personne(2). Je suis surpris que vous ne me parliez pas de vos activités destinées à diffuser le Judaïsme, en général et les sources(3), en particulier. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en décrire longuement la grande importance et la nécessité absolue. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, en bonne santé, dans la joie et l’enthousiasme,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Le médecin. (3) De la ‘Hassidout.
Lettre n°8297
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8297, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Tévet 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
A) Je fais réponse à votre lettre du 6 Tévet, dans laquelle vous me demandez s’il est important de ne pas couper les coins de la barbe, ni avec un rasoir, ni avec des ciseaux(1). Je suis surpris par votre question et par le doute que vous pouvez avoir, en la matière. Vous savez, en effet, que nombreux sont ceux qui agissent de la sorte, parce qu’ils adoptent la décision hala’hique du Tséma’h Tsédek, en la matière, lequel tranche en ce sens. Vous consulterez la longue explication donnée dans ses responsa sur le Yoré Déa, au chapitre 93. En outre, certains adoptent cet usage parce qu’ils y voient un comportement ‘hassidique. Et, vous verrez le commentaire du Tséma’h Tsédek sur les Tehilim, à propos du verset : “ Il est miséricordieux et accorde l’expiation de la faute ”, de même que les références qui y sont indiquées. Vous consulterez également les ouvrages cités par le Darkeï Techouva sur le Yoré Déa, au chapitre 181, paragraphe 17. On trouve une analyse détaillée, à ce sujet, dans le Amoudeï Arazim, du Rav Margolis, publié à Jérusalem.
B) Vous m’interrogez également sur un programme d’étude de la ‘Hassidout. Bien entendu, tout dépend des connaissances de celui qui mène cette étude, de ses aptitudes et du temps qu’il y consacre. Vous vous adresserez donc directement(2) à un guide spirituel enseignant la ‘Hassidout près de chez vous ou bien à la Yechiva centrale Tom’heï Temimim. Celui-ci vous guidera. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Voir, à ce propos, les lettres n°7603, 8354 et 8662. (2) Le Rabbi précise : “ face à face ”.
Lettre n°8298
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8298, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
à l’issue du saint Chabbat
9 Tévet(1) 5722,
Brooklyn, New York,
Aux participants du cours de Guemara, avec ses
commentaires, en la synagogue Adat Yaakov,
à Brooklyn, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris avec plaisir, par le distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples accomplissements, le Rav Moché Pin’has Ha Cohen(2), que votre groupe conclura, à l’issue du saint Chabbat Parchat Vaye’hi, l’étude du traité Taanit, puis qu’il commencera celle du traité Roch Hachana. Conformément à la coutume juive, on récite alors une formule de conclusion et l’on prononce aussi des propos d’encouragement, quand on achève un ouvrage de la Torah, un traité talmudique. Je voudrais donc, par la présente, prendre part à votre joie, grâce aux quelques lignes suivantes, qui portent sur la conclusion du traité Taanit.
Les trois familles(3) dont il est question dans ce texte(4) correspondent aux trois enseignements de Rabbi ‘Hya(5) : “ Une femme se distingue avant tout par sa beauté ”, “ une femme se distingue avant tout par ses enfants ”, “ une femme se distingue avant tout par ses bijoux ”. En effet, commentant le verset : “ Couronnez-vous de pièces d’or ”, Rachi explique : “ Donnez-nous des bijoux ”. Ces trois enseignements ont un même auteur et il est donc clair qu’ils ne se contredisent pas. En fait, chacun fait allusion à une catégorie spécifique de femmes et l’on peut en déduire ce qui en résulte pour le service de Dieu des âmes juives, que le verset appelle : “ filles de Sion ”. Celles-ci s’adressent, chaque jour, à Chlomo, le “ Roi qui possède la paix ” et lui demandent de les choisir, de les élire, lors du don de la Torah(6), “ jour de Son mariage ”. Ceci permet de mieux comprendre la conclusion de la Michna du traité Taanit et la suite logique des idées : “ Elles disaient : jeune homme… De même, il est dit : Sortez et voyez, filles de Sion… le jour de Son mariage, c’est le don de la Torah ”.
Il est donc trois catégories d’âmes et trois formes du service de Dieu. Il y a, tout d’abord, les plus belles, qui “ sont belles et n’ont pas de défaut ”. Celles-ci servent Dieu d’une manière désintéressée, sincèrement(7) et avec amour, ainsi qu’il est dit : “ Oublie ton peuple(8) et la maison de ton père ”, car c’est de cette façon que : “ le roi désirera ta beauté ”. En conséquence, elles annoncent, demandent : “ Observe notre beauté, car une femme se distingue avant tout par sa beauté ”, représentant le sommet de la perfection, l’amour de Dieu désintéressé. Les jeunes filles de bonne famille sont celles qui doivent invoquer le mérite et l’héritage des pères, qui n’ont pas disparu, mais restent intactes. Mais, un tel service de Dieu n’est pas encore parfait. Il n’émane pas de l’amour de Dieu duquel il est dit : “ Comme est beau… l’amour dans le plaisir ”(9), mais seulement de l’amour qui est enfoui dans le cœur de chaque Juif et qui est effectivement un héritage des pères. C’est ainsi qu’elles mettent en pratique toutes les Mitsvot de la Torah(10). De ce fait, elles disent, elles demandent : “ Observez la famille ”, se rattachant ainsi à “ Avraham, celui qui M’a aimé ”. En effet, “ une femme se distingue avant tout par ses enfants ” et “ les descendances des Justes(11) sont essentiellement les Mitsvot ”. Or, “ tout Ton peuple est constitué de Justes ”. Car, l’âme est descendue ici-bas dans le but de transformer(12) le corps par la pratique des Mitsvot.
Quant aux jeunes filles laides, elles ont consumé le mérite, Ze’hout, des ancêtres, de la même étymologie que Za’h, pur. Leur amour, hérité des pères, est caché, occulté(13), investi dans le sac des forces du mal. Que disaient-elles et que demandaient-elles ? “ Faites votre acquisition pour le Nom de Dieu ”, “ Agis pour Toi et non pour nous ”, à condition de nous “ couronner de pièces d’or ”. En effet, “ les filles d’Israël(14) sont gracieuses ”. Les Juifs sont “ croyants, fils de croyants ”(15). Ils veulent s’attacher à Dieu et non se séparer de Lui, ce qu’à Dieu ne plaise. Pour autant, “ la pauvreté les rend laides ”. Or, “ il n’est de pauvreté que par l’esprit ”(16) et celle-ci masque leur beauté, leur désir véritable(17). Elles souhaitent donc obtenir la richesse, être incitées d’en haut à la Techouva, ainsi qu’il est dit : “ Eternel, fais-nous revenir vers Toi ” et, de la sorte, “ nous reviendrons ”.
De façon générale, il convient de distinguer trois catégories, les Justes, les “ hommes moyens ”et les impies. Et, ce qui vient d’être exposé permet de mieux comprendre la suite de la Guemara, après cette Boraïta : “ Oula enseigne : Le Saint béni soit-Il organisera une danse pour les Justes ”. Or, “ tout Ton peuple est constitué de Justes ”. Dès lors, “ chacun Le désignera du doigt ”. En effet, “ aucun d’entre eux ne sera écarté ”. Dieu accèdera à la requête et à la demande de toutes les catégories des enfants d’Israël, “ Je suis à mon Bien-Aimé et mon Bien-Aimé est à moi ”.
Ce qui vient d’être dit introduit une allusion et un lien entre la conclusion et l’introduction du traité Roch Hachana : “ Il est quatre débuts d’année. Le 1er Nissan est le nouvel an des rois ”. Ceci concerne spécifiquement le roi d’Israël, qui “ a pour but et pour objet d’élever la vérité ”, de la conduire à la perfection, “ d’emplir le monde de justice ”, de Torah et de Mitsvot, les “ enfants ” précédemment définis, “ de briser le bras des impies ”(18), des femmes laides. Tout ceci s’applique au service de Dieu, permet à l’homme de gravir l’échelle dont la base est plantée en terre et dont le sommet parvient jusqu’au ciel. Il faut alors se hisser du plus simple vers le plus complexe, monter, effectuer un pèlerinage(19), ce qui veut dire, comme le précise la Guemara, qu’il existe un ordre de ces fêtes, celle des Matsot, lorsque les enfants d’Israël étaient “ nus et dépourvus de tout ”, embourbés(20) dans les quarante-neuf portes de l’impureté. Alors, “ se révéla à eux le Roi, Roi suprême, le Saint béni soit-Il et Il les libéra ”. Puis, vient la fête de Chavouot, le don de la Torah, lorsque les enfants d’Israël dirent : “ Nos enfants seront nos garants ”(21). Enfin, la fête de Soukkot est celle de l’engrangement, le sommet de la joie et de la perfection, “ début du compte ”(22), victoire d’Israël(23) dans tous les domaines. Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ 9 Tévet : Voir le Tour et Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, lois du jeûne, au chapitre 580, qui dit que l’on doit jeûner, à cette date, mais nos Sages n’en précisent pas la raison. Toutefois, on sait qu’il est une objection soulevée, à cette référence, par le Toureï Zahav et les derniers Sages et qui est exposée par le Dvar Yom Be Yomo, à propos des Seli’hot du 10 Tévet, avançant que, selon différents textes, c’est à cette date qu’est mort Ezra le scribe. Je n’ai cependant pas eu le mérite de comprendre cette objection opposée au Tour. En effet, ses propos sont une citation de la fin du Meguilat Taanit. Il faut en conclure que, selon le Meguilat Taanit, telle n’est pas la raison de ce jeûne, même si l’on admet que cette date est bien celle de la mort d’Ezra. L’objection peut donc, bien au contraire, être soulevée contre l’auteur des Seli’hot. Comment peut-il s’écarter de l’avis du Meguilat Taanit ? Mais, peut-être reproduit-il un autre Midrash, qu’il a trouvé par ailleurs. ” On verra, en outre, à ce sujet, la lettre n°8561. (2) Le Rav M.P. Kats.
(3) Les belles jeunes filles, les jeunes filles de bonne famille et les jeunes filles laides, comme on le verra plus loin. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le commentaire du Eïn Yaakov, à cette référence. Le Eïn Yaakov lui-même introduit une quatrième famille, celle des jeunes filles riches. Mais, l’on peut penser qu’il est deux formes de beauté, celle qui est acquise d’emblée et celle que l’on obtient grâce à la richesse. Ceci implique, pour le service de Dieu, les distinctions suivantes. Le Juste peut être celui qui l’a toujours été ou bien celui qui est parvenu à la Techouva. Pour ce qui est du roi, dont il est question par la suite, il faut distinguer ce qui le caractérise, son empressement et ses désirs, selon le verset ‘Habakouk 1, 9, de sa pensée, c’est-à-dire de sa perception et de sa compréhension. Il en est de même pour les fêtes, la troisième incluant en elle à la fois Soukkot et Chemini Atséret. On examinera attentivement tout cela, mais ce point ne sera pas développé ici. ” (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Dans le traité Ketouvot 59b ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, à la fin du chapitre 64, qui dit : ‘en prononçant les mots : ‘Tu nous as choisis’, on se souviendra du don de la Torah’. ” (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Rambam, lois de la Techouva, au chapitre 10. ” (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Midrash Béréchit Rabba, au début de la Parchat Le’h Le’ha, le Chneï Lou’hot Ha Berit, à cette référence, à la page 277b, le Torah Or, au début du premier discours ‘hassidique intitulé : ‘Réjouis-toi et sois heureux ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 18 ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Tanya, à partir du chapitre 18 ”. (11) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Midrash Tan’houma, le commentaire de Rachi au début de la Parchat Noa’h et le traité Sotta 46a ”. (12) Le Rabbi note, en bas de page : “ Tanya, au chapitre 37 ”. (13) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le Tanya, aux chapitres 19 et 24 ”. (14) Le Rabbi note, en bas de page : “ D’après le traité Nedarim 66a ”. (15) Selon le traité Chabbat 97a. (16) Voir le traité Nedarim 41a. (17) Le Rabbi note, en bas de page : “ Rambam, lois du divorce, à la fin du chapitre 2 ”. (18) Le Rabbi note, en bas de page : “ Rambam, lois des rois, à la fin du chapitre 4. La conclusion de ce texte est la suivante : ‘de mener les combats de Dieu’. Ceci inclut les trois points qui ont été précédemment cités et en énonce la raison. On peut également penser que c’est là le but et l’objet du roi auprès des nations, mais non des enfants d’Israël ”. (19) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Likouteï Torah, Parchat Bera’ha, à la page 98b. On consultera ce texte ”. (20) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Zohar ‘Hadach, au début de la Parchat Yethro ”. (21) Le Rabbi note, en bas de page : “ Midrash Chir Hachirim Rabba, sur le verset : ‘Attire-moi’ ”. (22) Des fautes dont il faudra obtenir l’expiation lors du Yom Kippour suivant. (23) Le Rabbi note, en bas de page : “ Midrash Vaykra Rabba, au chapitre 30 ”.
Lettre n°8299
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8299, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tévet 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du saint Chabbat, dans laquelle vous me demandez quand convient-il d’étudier le Tanya, avant la prière(1) ou bien avant d’aller dormir(2). De fait, il est important de le faire à ces deux moments, mais on le fait essentiellement le matin, avant la prière. En effet, on peut, de cette façon, mieux prier, avec plus de contenu. Vous consulterez, à ce propos, le Rambam, lois des fondements de la Torah, au début du second chapitre et l’Admour Hazaken, dans l’introduction de son Sidour, au discours ‘hassidique intitulé : “ La voix est celle de Yaakov ”.
La prière vivifie toute la journée, non seulement dans les domaines permis qui, grâce à elle, sont profondément modifiés, mais aussi en l’étude de la Torah, conformément à la prière de Abba Binyamin : “ Que ma prière soit prononcée à proximité de mon lit ”, selon l’explication qu’en donne le Likouteï Torah, Parchat Bera’ha, à la page 96b. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Du matin. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°3021 et 8680.
Lettre n°8300
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8300, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Tévet 5722,
Brooklyn,
Au Rav Moché Yé’hyel(1) et à son épouse, madame Mindel,
Je vous salue et vous bénis,
Installez-vous en paix dans cette ville et connaissez la réussite en vos activités sacrées destinées à diffuser le Judaïsme, en général et les sources(2), en particulier, en avançant, en ajoutant et en éclairant, comme on l’a maintes fois expliqué. Vous accomplirez tout cela avec l’enthousiasme qui convient, avec joie et ardeur.
Comme l’enseigne l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, la Paracha de cette semaine : “ Et, Yaakov vécut dans le pays de l’Egypte pendant dix-sept ans ”(3), montre comment en Egypte, à l’extérieur d’Erets Israël, pendant le temps de l’exil, en étant physiquement éloigné de la Yechiva, Yaakov n’en parvint pas moins à “ vivre ”. En outre, c’est là le canal et le réceptacle permettant de recevoir la bénédiction de Dieu en ses préoccupations personnelles. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav M.Y. Feller, de Minneapolis. Voir, à son sujet, la lettre n°8348. (2) De la ‘Hassidout. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°7540, 8301 et 8302.
Lettre n°8301
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8301, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Tévet 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la troisième lumière(1), qui vient de me parvenir et dans laquelle vous m’apportez des précisions, en différents domaines. Conformément à l’explication de l’Admour Hazaken(2) sur le verset : “ Et, Yaakov vécut dans le pays de l’Egypte ”, selon laquelle il est possible de vivre également en Egypte(3), comme le rapporte le Hayom Yom, à la Parchat Vaye’hi, celle de cette semaine, puisse Dieu faire que vous introduisiez la vie en tout ce qui fait obstacle et qui trouble. Ceci hâtera l’accomplissement du dicton de nos Sages(4), affirmant que “ cela sera également pour le bien ”, de sorte que tout se transforme en bien.
On sait(5), en effet, que le dicton : “ ceci sera également pour le bien ” surpasse l’affirmation de nos Sages(6) selon laquelle : “ Tout ce que Dieu fait est pour le bien ”, avec toutes les conséquences qui en découlent et que l’on peut déduire des récits rapportés par nos Sages, à ce propos. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) De la fête de ‘Hanouka. (2) Voir, à ce sujet, la lettre précédente. (3) Dès lors que l’on se consacre à l’étude de la Torah. (4) Dans le traité Taanit 21a. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°6412 et le Likouteï Si’hot, tome 3, à partir de la page 393. (6) Au traité Bera’hot 60b.
Lettre n°8302
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8302, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Tévet 5722,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume
une mission sacrée(1), le Rav N.N.(2),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 11 Tévet, de même que le contenu de votre réponse à la direction de Tom’heï Temimim, ici même. Puisse Dieu faire enfin, pour reprendre l’expression de nos Sages(3), que “ Son grand Nom soit loué par vous et par eux ”, conformément à la volonté de nos maîtres et chefs, qui firent don d’eux-mêmes pour la diffusion des sources(4), au sein de la diffusion du Judaïsme, en général. Bien plus, ils nous ont fait savoir et nous ont donné l’assurance(5) que, du fait de l’abnégation dont l’Admour Hazaken fit preuve pour la ‘Hassidout, le Tribunal céleste trancha que, pour tout ce qui concerne la crainte de Dieu et les bons comportements, ceux qui sont attachés à lui et suivent sa voie auraient la main haute.
Nous sommes à la fin de la semaine de la Parchat Vaye’hi, “ Et, Yaakov vécut dans le pays de l’Egypte ” et l’on connaît le commentaire de l’Admour Hazaken(6), à ce propos, selon lequel il est possible de “ vivre ” également en Egypte, comme le dit le Hayom Yom, à la date du 18 Tévet. En outre, nous entrons dans les Sidrot de la délivrance, en commençant par celle de Chemot, décrivant la délivrance de l’Egypte, mais aussi la délivrance future, laquelle sera : “ comme aux jours de ta sortie d’Egypte ”, selon l’explication de nos Sages(7), à propos du verset : “ Je serai Celui Que Je serai ”. Tout ceci est précisément lié à la dimension profonde de la Torah, d’après le commentaire de l’Admour Hazaken précédemment cité. En effet, quand on étudie la Torah, on devient plus proche de Dieu, de la dimension profonde du Divin. Dans la Parchat Chemot, qui sera bientôt lue, il est dit(8) : “ Je l’ai tiré de l’eau ”, c’est-à-dire du monde caché. C’est précisément de là qu’il est “ tiré ”, c’est bien évident. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) L’enseignement basé sur les valeurs sacrées. (2) Le Rav Nissan Nemanov, directeur de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Brunoy, dans la région parisienne. Voir, à son sujet, la lettre n°8247. (3) Au traité Sotta 40a. (4) Da la ‘Hassidout. (5) Voir, à ce propos, les lettres n°3429 et 8166. (6) Voir, à ce propos, les lettres n°8300 et 8301. (7) Selon le traité Bera’hot 9b, cité dans le commentaire de Rachi sur ce verset. (8) A propos de Moché.
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