Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°8262
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8262, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Kislev 5722,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 13 Kislev, dans laquelle vous me dites que l’on vous propose un parti, un distingué jeune homme. Vous vous êtes rencontrés et vous avez échangé sur votre conception du monde. Vous concluez en me disant que ce jeune homme attend de votre part une participation à son emploi du temps et à son travail. Il voit en vous plus que ce que vous pensez posséder(1). Cette proposition(2) est, néanmoins, judicieuse, d’autant que vos convergences de vues vous permettront de baser votre foyer sur les principes de la Torah et des Mitsvot, telle qu’elles sont éclairées par la ‘Hassidout.
Concernant la fin de votre courrier, on sait(3), quand on étudie le fonctionnement de la personnalité, que la volonté dirige toutes les forces de la personnalité humaine, surtout quand elle est associée à un sentiment de plaisir et n’est donc pas une simple décision. En fait, une telle décision doit être inspirée par un plaisir véritable, qui ne peut émaner que de la dimension profonde de l’âme d’un Juif ou d’une Juive. Je suis surpris que vous ne m’écriviez rien à propos de vos activités, au sein des jeunes filles ‘Habad. Sans doute le ferez-vous à la prochaine occasion. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Cette jeune fille ne pense pas être à la hauteur des attentes du jeune homme qu’elle a rencontré. (2) Celle d’épouser ce jeune homme. (3) Voir, à ce propos, le Séfer Ha Maamarim Meloukat, tome 2, page 247, dans la note 85.
Lettre n°8263
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8263, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Kislev 5722,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Avraham(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 5 Kislev, dans laquelle vous me décrivez brièvement votre vie. Vous concluez en me disant que l’on vous a proposé un poste de rabbin au Guatemala. Plus important encore, vous vous consacrerez, en cet endroit, à l’éducation basée sur les valeurs sacrées. Vous avez déjà signifié votre accord à cette proposition, vous avez les billets pour le voyage en votre possession, on vous a préparé un appartement et vous me demandez si vous devez effectivement vous y rendre. Or, selon la décision(2) de notre sainte Torah, Torah de vie, “ quiconque préserve une âme juive est considéré comme s’il avait maintenu le monde entier ”(3). Il en est ainsi dans ce monde et il est bien clair que c’est aussi le cas dans l’autre monde(4). Un autre point, à ce propos, concerne “ les pauvres de ta ville ”(5), puisque vous êtes personnellement originaire d’Amérique du sud et que vous connaissez la langue de ce pays.
Cette proposition est donc judicieuse. Elle est bonne, d’un bien véritable, comme l’expliquent nos Sages(6) : “ bonne pour les cieux et bonne pour les créatures ”, d’un bien qui porte des fruits. En conséquence, vous vous rendrez dans ce pays, vous y travaillerez avec élan et ardeur afin de renforcer le Judaïsme traditionnel et de le diffuser. Le mérite de ce qui y est public vous viendra en aide. Car, il n’est pas de mots pour expliquer à quel point tout cela est important. Puisse Dieu faire que vous agissiez ainsi, dans la joie et l’enthousiasme. C’est de cette façon que vous connaîtrez la réussite.
Vous connaissez sûrement le récit du “ jour de la bonne nouvelle ”, celui de la délivrance du 19 Kislev, libération de la partie profonde de la Torah qui a été révélée par la ‘Hassidout. Cet événement souligne que l’amour du prochain, l’amour de la Torah et l’amour de Dieu ne forment qu’une seule et même entité(7). Et, cette constatation rend ce qui vient d’être dit encore plus agréable. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav A.Mugrabi, de Jérusalem. (2) Au traité Sanhédrin 37a. (3) En l’occurrence par le moyen de cette activité éducative. (4) Ce qui est vrai du sauvetage physique l’est, a fortiori, du sauvetage moral. (5) Il est dit, en effet, que : “ les pauvres de ta ville sont prioritaires par rapport aux autres ”. (6) Au traité Kiddouchin 40a. (7) Voir, à ce sujet, la lettre n°8229.
Lettre n°8264
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8264, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Kislev 5722,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre(1) du 11 Kislev, dans laquelle vous m’exposez les difficultés que vous rencontrez, dans l’endroit où vous vous trouvez actuellement. Vous envisagez donc de le quitter. Pour différentes raisons, je ne souhaitais pas mentionner ce qui va suivre. Néanmoins, vous le rappelez vous-même dans votre lettre et je n’ai donc pas le choix. Je dois exprimer ma position, qui est, en l’occurrence, la suivante.
Même(2) s’il était bon de quitter l’endroit dans lequel vous vous trouvez actuellement, il n’y aurait pas lieu de vous installer dans la ville que vous citez. Dans le but de renforcer la paix de votre foyer, de tous les points de vue, il est nécessaire que vous viviez près de votre mari et de votre enfant, plutôt qu’auprès de vos parents, dans la ville où ils résident. Comme on peut le vérifier concrètement, dans la plupart des cas, une telle proximité n’est pas souhaitable et, pour différentes raisons, qui ne dépendent pas de vous, c’est encore plus clairement le cas, pour ce qui vous concerne.
Sur la question proprement dite qui a été posée, concernant vos difficultés dans l’endroit où vous vous trouvez actuellement, vous devez penser que cette école est encore relativement nouvelle. Il n’est donc pas étonnant que votre activité soit difficile. Bien entendu, le confort de ceux qui se trouvent dans l’école s’en ressent, mais il ne fait pas de doute que, lorsque vous-même et votre mari considèrerez cette école et votre travail en son sein, non pas comme une situation artificielle et provoquée, non pas comme ce qui est pour le bien de l’école ou d’autres raisons encore, mais plutôt comme votre propre bien, il deviendra possible, plus vite et plus facilement, de vous concerter avec ceux qui sont liés à cette école. Il sera alors plus aisé de répartir les responsabilités.
Autre point, qui est essentiel, si vous observez l’école de la manière qui vient d’être décrite, il est certain que ceci apportera(3) les moyens de se développer, matériellement et spirituellement. Et, de telles possibilités ne se présenteraient peut-être pas dans un autre endroit. L’une des raisons à cela est celle que nous avons mentionnée. Cette école est encore nouvelle, dans la ville. Or cette dernière présente de nombreuses(2) possibilités, dans différents domaines. Avec l’énergie qui convient, la joie et l’enthousiasme, vous connaîtrez une immense réussite, à la fois matérielle et spirituelle, pour le bien de chacun de vous en particulier comme pour le bien de la communauté.
Ce qui vient d’être dit est basé sur des cas similaires qui se sont présentés dans d’autres villes. Et, tel a bien été le résultat. Ainsi, peut-être, de votre point de vue ou de celui des autres, tout cela n’est-il pas clair, parce que vous n’avez pas connaissance des autres situations, ou seulement d’une manière superficielle. Il y a pourtant bien là un fait incontestable. Et, tout ce qui vient d’être dit est basé sur la logique, sur les considérations naturelles. Pour autant, il n’est pas moins important, l’est peut-être même plus, de méditer à la vérité, en l’occurrence au fait de travailler dans une école de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, portant son nom. Si vous accomplissez ce travail avec constance, ardeur et enthousiasme, vous renforcerez l’intercession, pour obtenir l’immense miséricorde de Dieu, de celui qui se trouve dans le saint tombeau auprès duquel votre nom sera cité, afin que vous obteniez une bénédiction accrue et la réussite en toutes vos préoccupations, à la fois communautaires et personnelles. Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela. Nous sommes, en outre, à la veille du 19 Kislev(4) et vous me donnerez donc de bonnes nouvelles de cette date, puis de ‘Hanouka, qui approchent.
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Le Rabbi souligne les mots : “ même ” et : “ nombreuses ”. (3) A cette école, appartenant vraisemblablement au réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (4) Fête de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes.
Lettre n°8265
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8265, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Elloul 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de ce mercredi, dans laquelle vous me faites part du temps que vous fixez pour l’étude de la Torah, à la fois de votre étude personnelle et des enseignements que vous délivrez. Vous concluez en me disant que vous éprouvez des difficultés à étudier le Tanya. Vous comprendrez que j’en sois surpris et étonné. Etant à même de délivrer les enseignements que vous décrivez dans votre lettre, comment pouvez-vous rencontrer de telles difficultés dans l’étude du Tanya ? Il faut en conclure que l’ordre dans lequel vos études ont été organisées n’a pas été le bon.
Si c’est bien le cas, l’ordre judicieux(1) consiste à étudier, tout d’abord, la troisième partie du Tanya, Iguéret Ha Techouva, puis la seconde, Chaar Ha I’houd Ve Ha Emouna et seulement après cela la première. Au début de l’étude, il est bon d’apprendre également le Kountrass Ou Mayan, du Rabbi Rachab. A n’en pas douter, les ‘Hassidim de votre ville en possèdent un exemplaire. De fait, la présente période est propice pour tout cela, puisque nous sommes à la veille du 19 Kislev, date de la bonne nouvelle et de la délivrance(2). Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela et à l’occasion de cette fête de la délivrance,
Par ailleurs, vous reproduisez l’explication fournie par le commentaire de Rachi, au début de la Parchat Toledot : “ Et, voici les descendances d’Its’hak : Yaakov et Esav dont il est question dans la Paracha ”. On peut effectivement se demander ce que l’on peut déduire de ces mots. Il est, en fait, précisé que les “ descendances d’Its’hak ” sont, comme le précise la suite du verset : “ Avraham enfanta Its’hak ”, car un Mamzer ne peut pas avoir d’enfant(3). Il convient effectivement de comprendre le sens de cette interprétation, selon laquelle la précision de Rachi est totalement superflue. D’après le sens simple, on peut considérer que le commentaire de Rachi, au début de cette Paracha, doit être lu d’un seul trait : “ Voici les descendances d’Its’hak ”, expression qui fait allusion à : “ Yaakov et Esav dont il est question dans la Paracha ”. Or, ceci soulève une difficulté sur la suite de ce verset : “ Avraham enfanta Its’hak ”, ce qui n’a aucun rapport avec le récit relatif à Yaakov et Esav. L’explication est donc celle que Rachi donne par la suite. C’est bien évident.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°8170 et 8511. (2) De l’Admour Hazaken, des prisons tsaristes. (3) Celui qui est né d’une relation punie de retranchement de l’âme. Voir, à ce sujet, le commentaire du Baal Ha Tourim sur le verset Tétsé 23, 2.
Lettre n°8266
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8266, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Kislev 5722,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres(1). Nous nous trouvons entre une délivrance et l’autre(2) et nous rapprocherons donc une délivrance de l’autre(3). Certes, il est expliqué, par ailleurs(4), que chacune possède un contenu spécifique. Toutefois, elles ont, en outre, un point commun. En effet, l’un et l’autre furent une délivrance évidente, perceptible aux yeux de chair. Bien plus, “ l’autre côté ”(5) signifia son plein accord, alors que, avant la libération, il imposait le voile, occultait et s’opposait, comme le souligne le roi David, dans le verset de la délivrance(6) : “ Il a libéré mon âme dans la paix… car ils étaient nombreux avec moi ”(7).
Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi en tous les domaines que vous mentionnez et, comme on l’a dit, que ce qui imposait le voile et l’occultation, jusqu’alors, se transforme, apporte son aide, libère. Vous m’annoncerez donc de bonnes nouvelles, d’un bien visible et tangible, dans la joie et l’enthousiasme. Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la délivrance, de même qu’afin de donner de bonnes nouvelles de vos préoccupations communautaires et personnelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes. Voir, sur le même sujet, la lettre suivante. (2) Entre celle de l’Admour Haémtsahi, le 10 Kislev et celle de l’Admour Hazaken, le 19 Kislev. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir la fin de la causerie du 10 Kislev 5707, dans le Likouteï Dibbourim, à la page 976 ”. (4) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 25, à partir de la page 347. (5) Celui du mal. (6) Le Psaume 55, que l’Admour Hazaken récitait quand on vint lui annoncer sa libération. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Ceci fait allusion aux hommes d’Avchalom, selon le Yerouchalmi, traité Sotta, chapitre 1, au paragraphe 8. On verra aussi les Rechimot du Tséma’h Tsédek sur Tehilim 55, 19, au paragraphe 10 ”.
Lettre n°8267
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8267, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[18 Kislev 5722]
Nous nous trouvons entre une délivrance et l’autre(1) et ce qui les distingue est expliqué par ailleurs(2). Néanmoins, elles ont, en outre, un point commun, puisqu’elles furent une délivrance évidente, perceptible aux yeux de chair. Bien plus, “ l’autre côté ”(3) signifia son plein accord, alors que, avant la libération, il imposait le voile, occultait et s’opposait. Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi en tous les domaines que vous mentionnez et, comme on l’a dit, que les aspects qui imposaient le voile et l’occultation, jusqu’alors, se transforment, apportent leur aide et libèrent(4).
Selon un dicton(5) de nos maîtres et chefs, lorsque le Saint béni soit-Il accorde aux enfants d’Israël des possibilités et des moyens, ceux-ci doivent faire la preuve qu’ils s’en servent dans le but de mettre en pratique le Précepte : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”. Telle est l’idée profonde de l’enseignement de la ‘Hassidout et de ses directives, la nécessité de servir Dieu en tous les domaines, jusque dans le moindre détail. Point encore plus profond, il convient de montrer au monde que : “ l’Eternel est Dieu ” et que : “ Il n’est nul autre que Lui ”. Que l’effort en ce sens soit donc accompli sans voile et sans occultation, dans la joie et l’enthousiasme ! Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles, de même qu’à l’occasion de la fête de la libération,
Notes
(1) Entre celle de l’Admour Haémtsahi, le 10 Kislev et celle de l’Admour Hazaken, le 19 Kislev. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 25, à partir de la page 347. (3) Celui du mal. (4) Voir la lettre précédente. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°8514.
Lettre n°8268
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8268, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
à l’issue du Chabbat Parchat Vaychla’h
5722, Brooklyn,
Aux membres du comité de Kfar ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je reproduis ici le texte du télégramme que le Rabbi Chlita a bien voulu adresser, à l’occasion de la réunion ‘hassidique du 19 Kislev, au Kfar :
“ A tous les participants et participantes à la réunion ‘hassidique de la fête de la libération, que Dieu vous accorde de longs jours et de bonnes années,
Je prends part à votre réunion, à l’occasion de la fête en laquelle ‘Il a libéré notre âme dans la paix’, lorsque ‘la lumière et la vitalité de notre âme nous ont été accordées’. Puisse Dieu faire que la motivation suscite et mette en évidence le désir, la volonté profonde et intérieure de chacun et de chacune des enfants d’Israël, au point de pénétrer l’existence quotidienne, pour que les sources se diffusent à l’extérieur et pour que vienne le roi Machia’h, très prochainement. Le’haïm, pour la vie et pour la bénédiction,
Mena’hem Schneerson ”
Vous avez sûrement reçu ce télégramme en temps et en heure. Sans doute ferez-vous donc savoir ce qui a été fait, en la matière, avec tous les détails nécessaires. Je vous en remercie d’avance. Avec mes respects et ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération,
le secrétaire,
Lettre n°8269
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8269, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Kislev 5722,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Vous(1) m’écrivez(2) à propos de l’installation de la pierre tombale(3). Si aucun usage particulier n’est respecté dans la famille, il convient de la placer au plus vite, comme le précisent différents ouvrages. Je vous adresse ma bénédiction, conforme à l’enseignement des jours de ‘Hanouka, qui approchent. En effet, dès le coucher du soleil, on allume une bougie, puis, par la suite, on ajoute de la lumière, de jour en jour. Qu’il en soit donc ainsi en ce qui vous concerne, comme le disait le début de la lettre. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8311. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°7605.
Lettre n°8271
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8271, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Kislev 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption, j’ai bien reçu votre lettre de l’issue du Chabbat, dans laquelle vous me dites que votre moral n’est pas bon. J’en suis surpris(1), car vous savez sans doute qu’un des principes de notre foi et de notre Torah est une conviction pure en la divine Providence. Bien plus, la ‘Hassidout explique très clairement que celle-ci porte sur le moindre détail de la création, dans son ensemble et, a fortiori, sur les enfants d’Israël. Dieu vous accorde donc Sa Providence, jusque dans le moindre détail, au sein de tout Israël. On peut admettre logiquement qu’il en est bien ainsi et, en outre, un verset(2) établit clairement que : “ L’Eternel est avec moi, je ne crains rien ”, “ L’Eternel est mon Berger, Je ne manquerai de rien ”. Point n’est donc besoin d’en dire plus tant cela est évident, y compris à l’issue d’une réflexion sommaire.
Parfois, le moral n’est pas ce qu’il devrait être parce que l’on a un état de santé précaire. Vous consulterez donc un médecin et vous vous conformerez à sa prescription. En
effet, la Torah a autorisé le médecin à guérir. Vous gardez sûrement les trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. De même, il serait bon de faire vérifier vos Tefillin, si cela n’a pas été fait pendant les douze derniers mois. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°8294 et 8317. (2) Tehilim 23, 1.
Lettre n°8272
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8272, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Kislev 5722,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 15 Kislev. En un moment propice, on mentionnera ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Puisque vous m’avez transmis cette requête, Dieu fasse que vous m’en donniez également de bonnes nouvelles. Bien plus, nous approchons des jours de ‘Hanouka, au cours desquels nous ajoutons une bougie et de la lumière, de jour en jour. Qu’il en soit donc ainsi en ce qui vous concerne. Avec ma bénédiction afin de donner ces bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Vous me parlez d’une douleur aux oreilles. Selon la description que vous en faites, il est possible que celle-ci provienne d’un eczéma de l’oreille et d’une cavité qui y aurait été percée de ce fait. Si c’est effectivement le cas, certains médecins sauront traiter cette affection avec une pommade et en gardant l’oreille au sec. Bien entendu, la décision finale, en la matière, revient au médecin traitant.
Lettre n°8273
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8273, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Kislev 5722,
Brooklyn,
Au jeune homme, qui assume une mission sacrée(1), Tsvi(2),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres du “ jour de la bonne nouvelle ”, le 19 Kislev, date de notre délivrance et de la liberté de nos âmes, de même qu’aux courriers qui les précédaient. Vous m’y décrivez brièvement votre sainte mission, l’éducation basée sur les valeurs sacrées, rapprochant le cœur des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Or, votre lettre, comme je l’ai rappelé, a été rédigée au “ jour de la bonne nouvelle ”, le Roch Hachana de l’étude de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques. Je réponds maintenant à vos questions :
A) La prière(3) des filles peut effectivement être un peu plus courte que celle des garçons. Pour ce qui est des modalités pratiques, vous déterminerez quel est l’usage des écoles orthodoxes en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie.
B) Vous me dites(4) que vous avez supprimé les gardiennes de sécurité. Bien entendu, il faudra maintenir cette position à l’avenir.
C) S’agissant de la poursuite des études de ceux et de celles qui ont achevé leur scolarité dans les écoles ‘Habad, si vous demandez à une école ‘Habad d’intégrer un élève venant de la vôtre, vous enverrez ici une copie de votre demande, avec sa justification et vous en préviendrez cette école. On vérifiera alors ce que l’on peut faire d’ici(5). Sans doute savez-vous également que la situation financière est actuellement difficile(6). C’est bien clair. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Celle de l’enseignement. (2) Le Rav T.Hartmann, de Ramat Gan. (3) Le Rav Hartmann demandait : “ J’aimerais savoir si les filles sont tenues de dire les mêmes prières que les garçons ou bien si elles peuvent se contenter uniquement de certaines d’entre elles ”. (4)Le Rav Hartmann demandait : “ Il y a, dans beaucoup d’écoles, une équipe de gardiens de sécurité, dont le rôle est de se tenir sur la route, de part et d’autre de la chaussée, afin de s’assurer que les enfants la traversent uniquement sur le passage clouté. Il existe une telle équipe également dans notre école et j’ai observé qu’il y avait également des jeunes filles gardiennes de sécurité, ce qui ne me convient pas ”. Le Rav Hartmann avait donc pu obtenir que cette fonction soit réservée aux jeunes gens. (5) Pour intervenir dans le cas d’un éventuel refus. (6) Ce qui peut être un des motifs de ce refus.
Lettre n°8274
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8274, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
première lumière de ‘Hanouka 5722,
Brooklyn, New York,
Aux membres de l’assemblée de Yechouroun, qui chérissent
et respectent la Torah, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Nous entrons dans les jours lumineux de ‘Hanouka. Ce moment est donc propice pour établir un bilan sur la manière dont on répand la clarté de : “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, au quotidien, aussi bien : “ à la porte de sa maison ”, chez soi, que : “ à l’extérieur ”, puisque tel est l’enseignement ‘concret’ de ‘Hanouka et de ses lumières. Même si l’on peut être satisfait de ce qui a été accompli, en différents domaines, durant les jours de l’année qui vient de s’écouler, il est clair que l’on ne saurait s’en suffire. En effet, les bougies de ‘Hanouka font la preuve que l’on doit ajouter, avancer et éclairer. Il convient donc de répandre et de renforcer tout ce qui appartient à la Torah et à la sainteté, dans les plus larges proportions, tout comme nous allumons les lumières de ‘Hanouka en nombre croissant, chaque nuit de la fête.
Même si des difficultés se dressent, ‘Hanouka demande à un Juif de faire preuve d’abnégation, bien que le sacrifice que l’on peut attendre, à l’heure actuelle, dans un pays comme l’Amérique soit très éloigné de celui qui était nécessaire à l’époque de Matityahou et de ses fils, tout aussi éloigné de celui auquel les Juifs ont dû consentir dans certains pays où ils ont malheureusement été persécutés et pourchassés. En revanche, cela ne veut pas dire que la situation dans laquelle on souhaite : “ leur faire oublier Ta Torah ” soit moindre, ou moins actuelle, dans les pays libres que dans les contrées opprimées. De différents points de vue, l’assimilation “ heureuse ” est plus grave que celle qui est coercitive. Pour se dresser contre une telle situation et l’écarter, il faut développer et répandre l’éducation dispensée par la Yechiva, celle qui est basée sur les valeurs sacrées, ‘Hanouka se décomposant en ‘Hano’h Hé, éducation pour l’Eternel.
Il ne s’agit pas uniquement, en l’occurrence, de faire en sorte que le plus grand nombre possible d’élèves fréquente la Yechiva, bien que chaque enfant juif constitue un monde entier à lui seul. Cela veut dire également que chacun d’eux doit être une lumière brillante, répandant le Judaïsme de la Torah autour de lui et illuminant. Car, les bougies et les mèches existent. Il suffit de les allumer. Tel fut toujours l’objectif principal des élèves fréquentant les Yechivot Loubavitch, constituer des “ bougies pour éclairer ”, illuminant et allumant d’autres bougies. Simultanément, les chefs de famille, les Tom’heï Temimim, ceux qui soutiennent les élèves intègres, les donateurs et amis de ces Yechivot, doivent aussi, pour leur part, apporter leur propre contribution, réunirent les moyens financiers qui sont nécessaires dans des proportions sans cesse accrues.
La célébration annuelle du centre des Yechivot Tom’heï Temimim Loubavitch offre la possibilité de mettre en pratique le contenu de ‘Hanouka, d’une manière concrète. Cette possibilité est un enjeu, un défi que l’on n’a pas le droit de ne pas relever. En prenant part au travail du centre des Yechivot Tom’heï Temimim Loubavitch, tout au long de l’année et surtout à l’occasion de la célébration annuelle, d’une façon accrue et plus large, conformément au contenu de ‘Hanouka, chacun et chacune des participants recevra, à n’en pas douter, les bénédictions de Dieu, d’une manière accrue et plus large, matériellement et spirituellement, pour soi-même et pour tous les membres de sa famille. Avec mes respects et ma bénédiction, dès même qu’à l’occasion de ‘Hanouka,
M. Schneerson,
Lettre n°8275
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8275, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Kislev 5722,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux
multiples accomplissements, le Rav Chimeon Israël(1),
Je vous salue et vous bénis,
Selon ce que je garde en mon souvenir, nous nous sommes déjà rencontrés une fois. Or, on vient de m’apporter maintenant le Sidour du Ari Zal, du Rav C.de Rachkov, dont vous êtes vous-même l’éditeur, comme l’indique l’avant-propos. Me basant sur la promesse de nos Sages(2) selon laquelle une Mitsva en attire une autre, je dois, par la présente, vous exprimer(3) mon profond espoir que cette action de diffusion des sources(4), celles de la sagesse de Vérité, au moyen d’une publication, parvenant à l’extérieur, aura effectivement un prolongement. Je veux dire que l’on étudiera cette sagesse, celle de la Kabbala, qui est la dimension profonde de la Torah, laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout.
Et, l’on peut, à ce propos, établir le raisonnement a fortiori suivant. S’agissant des réflexions qui doivent accompagner la prière, Dieu fit que chaque cerveau et chaque cœur ne soient pas capables de les intégrer. En la matière, il faut donc faire intervenir à la fois le cerveau et le cœur. En outre, il est clair que l’on doit étudier ces thèmes de réflexion, afin de bien les connaître, alors qu’à l’opposé, on peut apprendre la dimension profonde de la Torah, la sagesse de la Kabbala et, malgré cela, “ prier avec l’esprit d’un enfant ”, pour reprendre l’expression des premiers Sages, en la matière et l’on consultera, à ce sujet, les responsa du Ribach, au chapitre 157.
Avant de mettre en pratique les Mitsvot, est donc nécessaire une étude qui conduit à l’action. Combien plus est-ce le cas quand il s’agit de la réflexion liée à la prière, car celle-ci exige la prudence, de différents points de vue, comme l’établissent différents textes. Bien entendu(5), l’étude de la Kabbala ne suffit pas, en la matière. Il faut apprendre également la ‘Hassidout, qui en précise les notions et les exprime dans toute leur abstraction. Si l’on écarte une telle démarche, “ le Baal Chem Tov demande de ne pas étudier les livres de la Kabbala ”, selon les termes du Tséma’h Tsédek. En effet, quand on ne sait pas : “ extraire les concepts de leur matérialité, une telle étude rend très grossier, bien que les paroles du Ari Zal soient dignes de foi et vraies, lorsqu’il emploie le Nom Che’hina pour désigner l’Attribut de Royauté, Mal’hout ”. On consultera, sur ce point, le Choréch Mitsvat Ha Tefila, du Tséma’h Tsédek, à la fin du chapitre 2 et au chapitre 8.
Vous avez de l’influence sur de nombreuses personnes. Il est donc certain que le mérite du plus grand nombre dépend de vous. Vous devez diffuser l’étude de la ‘Hassidout, comme l’enseignent les jours de ‘Hanouka, en avançant, en ajoutant, en éclairant, par la Torah de lumière et par le luminaire de la Torah(6). En signe d’amitié, lorsque j’ai reçu ce Sidour, j’ai rédigé quelques notes, bien que rapidement. Vous préparez l’édition de cet ouvrage et je vous joins donc ces notes. Avec mes respects et ma bénédiction,
M. Schneerson,
A propos du Sidour du Ari Zal du Rav C.de Rachkov, Brooklyn, 5721(7)
Le Chemot Ha Guedolim Hé ‘Hadach écrit, à propos du Rav C.de Rachkov, que celui-ci était un disciple du Maguid(8) et non du Baal Chem Tov. Mais, l’on peut s’interroger, à ce sujet.
Au début, à la page 2a : Sur le Tikoun, en général, on consultera le Chaar Ha Kavanot, prière du matin, commentaires 2 et 3, le Péri Ets ‘Haïm, porte de la prière, chapitre 1, aux paragraphes 5 et 7, le Olat Tamid, septième commentaire, au chapitre 8 de l’édition qui a été publiée à Jérusalem en 5667(9), le Nahar Chalom, à la page 48a et à partir de la page 54a, qui est imprimé également à la fin du Ets ‘Haïm, édition de Varsovie, le Chémen Sasson sur le Chaar Ha Kélim, à cette référence et dans la quatrième partie, ordre de la prière du matin, au paragraphe 6.
A la ligne commençant par “ en général ” : il faut dire : “ celle qui est extérieure ” à la place de : “ ceux qui sont extérieures ”.
A la ligne commençant par : “ s’il ne se tourne vers les Tsitsit et les Tefillin ” : On consultera le traité Bera’hot 15a, le Zohar, tome 3, à la page 120b et le Baït ‘Hadach sur le Tour Ora’h ‘Haïm, à la fin du chapitre 2.
A la ligne commençant par : “ En Assya, le bien et le mal sont entremêlés, mais non en Yetsira ” : On peut s’interroger, à ce sujet, car, dans pratiquement tous les textes, il est dit que le bien et le mal sont entremêlés également en Yetsira, comme le disent, en particulier, le Ets ‘Haïm, porte 47, au chapitre 4, le Sma’h, au chapitre 3, le Michnat ‘Hassidim, traité “ sanctuaire des forces du mal ”, au chapitre 4. Seul le Ets ‘Haïm, porte 43, à la fin de l’introduction du commentaire, dit qu’un tel mélange n’existe pas en Yetsira. Et, vous verrez aussi le Chaar Ha Likoutim sur le verset : “ Et, Aviméle’h observa ”. Le Toameïha ‘Haïm Za’hou, sur le Ets ‘Haïm, porte 47, au chapitre 4, établit une différence entre le défaut et le mérite, mais l’on peut réellement s’interroger sur tout cela. Le Saraf Péri Ets ‘Haïm, du Rav Moché de Dalina, l’un des disciples du Baal Chem Tov, porte 1, dans le commentaire : “ Il s’adressera ”, écrit : “ En Yetsira, ils ne se mélangent pas ”. En revanche, le Chaar Ha Kélim, précédemment cité, troisième partie, indique, à ce propos : “ En Assya et en Yetsira, le bien et le mal sont mélangés ”. C’est aussi ce que disent le Péri Ets ‘Haïm, même référence, aux chapitres 5 et 7 et le Olat Tamid, à cette référence.
A la fin : Sur l’ordre du deuil, à la ligne : “ de sa bouche, on ne peut aller ”. C’est ce que dit le Michnat ‘Hassidim, dans le traité “ bienfaisance ”, à la fin du chapitre 2.
A la ligne : “ Lui ” : Ceci est bien évident dans le traité Horayot 13b, qui l’énonce sans autre précision. C’est, en revanche, ce qu’explique le Taameï Ha Mitsvot, de Rabbi ‘Haïm Vital, à la fin de la Parchat Vaye’hi. C’est aussi ce que dit le Michnat ‘Hassidim, à cette référence.
En outre, si l’on se base sur l’affirmation de nos Sages(10) qui soulignent l’importance de faire des anses au panier(11), il serait bon : a) d’établir un index et le plus détaillé sera le mieux, b) de préciser les références des feuilles et des pages, ce qui manque au début de la seconde partie et à la fin de la troisième, c) qu’il y ait une même pagination d’un bout à l’autre de l’ouvrage plutôt que de recommencer à la page 1 au début de la seconde partie, puis au début de la troisième.
Notes
(1) Le Rav C.I. Pozen, de Brooklyn, Rabbi de Shafran. Voir, à son sujet, la lettre n°8332. (2) Dans le traité Avot, chapitre 4, à la Michna 2. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°8332. (4) De la ‘Hassidout. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°8310. (6) Sa dimension profonde. (7) 1960. (8) De Mézéritch. (9) 1907. (10) Dans le traité Erouvin 21b. (11) D’indiquer les références de ce que l’on explique.
Lettre n°8276
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8276, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
dimanche, première lumière,
début de ‘Hanouka 5722,
Il semble(1), d’après le feuillet joint, que vous vous écartez, de temps à autre, de ce que l’on attend de vous(2) et vous ne vous servez pas de vos capacités comme il le faudrait, à la fois quantitativement et qualitativement. Or, nos Sages soulignent, au traité Ketouvot 67a, la nécessité impérative de le faire. Bien plus, on trouve des propos enflammés, à ce sujet, dans le chapitre 30 du Tanya, montrant que la paresse et l’indolence remettent en cause l’ensemble du service de Dieu, dans sa globalité et aussi en ses aspects spécifiques, comme le précise, en outre, le chapitre 26. A l’opposé, l’empressement est important également, comme nos Sages le disent et le répètent, selon Iguéret Ha Kodech, au chapitre 21.
Mes interventions pour améliorer cette situation se sont, pour l’heure, révélées vaines. Peut-être la Hala’ha me permet-elle donc de dire que je ne peux rien faire pour vous en empêcher(3) et, de fait, mes paroles ne sont pas entendues, si ce n’est d’une manière superficielle, ce qui, du reste, n’est pas livré à votre choix, comme l’explique le traité Nedarim 32b(4). De ce fait, il m’est arrivé de recevoir une
réponse, qui n’était qu’un prétexte extérieur(5).
Que me demande-t-on ? Vous pouvez sûrement justifier votre comportement, mais je ne vois pas qui “ profitera ” de cette réponse et ce qui en découlera. J’essayerai donc encore une fois, d’une manière différente, en espérant que peut-être…(6). Ainsi, à chaque fin de semaine, le vendredi, veille du saint Chabbat, mon secrétariat vous interrogera, en mon nom, afin d’établir ce qui a été accompli, au cours de la semaine venant de s’écouler, pour améliorer votre situation, bien entendu en précisant(5) tous les détails. Votre réponse me sera transmise par écrit afin de pouvoir être conservée de nombreux jours. Dans quelques semaines, et pas plus tard que le 10 Chevat prochain, tout devra être rentré dans l’ordre. Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi en ajoutant, en avançant et en éclairant.
Notes
(1) La lettre suivante du secrétariat du Rabbi accompagnait la présente : “ Vous trouverez ci-joint la copie d’une instruction urgente du Rabbi Chlita, qu’il nous a transmise en ce jour, en demandant qu’elle soit communiquée à certains. Or, peut-être y a-t-il dans votre ville certaines personnes qui peuvent être concernées par l’enseignement qui en découle. En outre, il est bien clair que chacun se doit de l’étudier par le détail. En conséquence, nous avons jugé bon de vous l’adresser aussitôt. Et, sans doute vous empresserez-vous de la diffuser, dans toute la mesure du possible ”. (2) Voir, à ce sujet, la lettre suivante. (3) De sorte que la présente situation n’est pas celle d’un homme qui pourrait intervenir mais choisit de ne pas le faire. (4) Un homme ne peut pas prendre la décision de ne pas entendre les paroles qui sont prononcées devant lui. (5) Le Rabbi souligne les mots : “ extérieur ” et “ précisant ”. (6) Celle-ci se révèlera efficace.
Lettre n°8277
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8277, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Kislev 5722,
Brooklyn,
Je vous bénis ou vous salue,
Je fais réponse(1) à votre lettre du premier jour de ‘Hanouka. Vous sollicitez mon conseil, parce que votre mari souhaite changer votre logement actuel(2), alors que vous êtes opposée à ce projet, pour des raisons personnelles. A mon avis, puisque vous avez déjà communiqué à votre mari les raisons pour lesquelles vous ne souhaitez pas ce changement, vous ne vous préoccuperez plus de tout cela. Avant tout, vous ne prendrez pas les choses à cœur, quoi qu’il advienne. Car, au final, un homme ne sait pas ce qui est meilleur(3). Vous avez déjà fait tout ce qui dépendait de vous(4). Désormais, vous vous en remettrez donc à Dieu, Qui accordera que tout soit pour le bien. En effet, Dieu protège chacun et Il lui accorde ce dont il a besoin.
De par le passé, plusieurs événements se sont révélés être plus favorables que ce que l’on imaginait. Que Dieu fasse qu’il en soit de même, en l’occurrence. Avec ma bénédiction pour un joyeux ‘Hanouka et pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°7523 et 8449. (3) Il est donc envisageable que ce déménagement soit effectivement la bonne solution. (4) En exprimant une position.
Lettre n°8278
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8278, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Kislev 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 Kislev. En un moment propice, on mentionnera votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, conformément au contenu de votre lettre. J’y ai lu, avec plaisir, que vous menez une action sacrée pour diffuser le Judaïsme traditionnel parmi ceux qui craignent la Parole de Dieu, en particulier les jeunes. J’ai bon espoir que vous vous servez de votre influence également pour demander que l’on vienne en aide au Beth Loubavitch de votre ville. Nos Sages nous disent(1) qu’une Mitsva en attire une autre, car rien ne résiste à la volonté.
Vous m’écrivez également à propos du rite(2). Vous connaissez la décision hala’hique des derniers Sages selon laquelle on peut passer du rite ashkénaze au rite séfarade et de ce dernier au rite Ari, mais non l’inverse, d’autant que vous priez dans une synagogue dont le rite n’est pas ashkénaze. Vous me parlez également de la manière de prier. De façon générale, même si l’on prie les yeux fermés, il est bon d’avoir un
Sidour ouvert devant soi, à la page de la prière que l’on récite(3). Ceci permet d’écarter les pensées qui troublent, comme on peut le vérifier concrètement.
Faut-il prier les yeux fermés ou bien avec un Sidour, sauf, bien sûr, pour le premier verset du Chema Israël, lequel est nécessairement récité les yeux fermés ? De façon générale, tous ne sont pas identiques, de ce point de vue. Bien plus, une même personne peut se trouver dans des dispositions différentes, d’une période à l’autre, quant à la manière de mettre en éveil sa ferveur. Chacun sait bien ce qu’il en est et prend sa décision en conséquence.
Vous me parlez aussi de ce que l’on sait(4). De façon générale, la solution, en la matière, est de multiplier les mots de la Torah ou de la prière et de contribuer largement à la Tsedaka. L’un des moments propices pour le faire est, chaque jour de semaine, avant la prière du matin. On prélève alors quelques pièces, à cet effet. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi
Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Vous avez sûrement pris part à la réunion ‘hassidique du “ jour de la bonne nouvelle ”, la fête de la libération du 19 Kislev. Notes
(1) Traité Avot,
chapitre 4, à la Michna 2. (2) De la prière. Voir, à ce sujet, les lettres n°7032, 8480 et 8668. (3) Voir, à ce propos, les lettres n°8184 et 8357. (4) L’émission séminale en pure perte.
Lettre n°8279
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8279, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Kislev 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais répondre à votre lettre du 4 Kislev, qui vient de me parvenir. En un moment propice, on mentionnera vos noms près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Il est bien évident que le comportement quotidien doit être basé sur les enseignements de notre Torah, Torah de vie, de même que sur la pratique de ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”. Tel est, en outre, le canal et le réceptacle qui permettent de recevoir la bénédiction de Dieu, en tous les besoins de l’homme et des membres de sa famille.
S’agissant de vos difficultés pour gagner votre vie, on connaît le conseil(1) que donnent nos Sages : il faut multiplier sa contribution à la Tsedaka et la distribuer en de nombreuses fois. L’un des moments propices pour cela est, chaque jour de semaine, avant la prière du matin. On en donnera alors quelques pièces. Vous me parlez également de votre moral. Vous devez donc méditer à ce qui est à la base même de notre foi et de notre Torah. Dieu, béni soit-Il, accorde à chacun Sa Providence. Il est l’Essence du bien et il est dans la nature de Celui Qui est bon de faire le bien. Néanmoins, il est nécessaire de préparer des réceptacles pour cela, ce qui veut dire que l’on doit mener une vie conforme à la Volonté de Dieu, telle qu’Il nous l’a révélée dans notre Torah, Torah de vie. Si cette conscience est gravée dans votre esprit, il n’y a pas lieu de penser qu’en sachant que Dieu considère vos actions à cet instant(2), vous ferez ce que la logique ne peut en aucune façon justifier.
Vous me dites que vous ne trouvez aucun intérêt à votre travail. Néanmoins, le salaire que vous percevez vous donne le moyen de subvenir aux besoins des membres de votre famille et sans doute également de prélever de la Tsedaka, de temps à autre. Pendant votre temps libre, vous pouvez aussi étudier la Torah. Or, c’est bien là le plus grand intérêt qu’un homme puisse concevoir de sa vie. Vous me précisez aussi qu’il vous reste peu de temps pour étudier la Torah. Or, dans votre situation, il ne vous est pas demandé de l’étudier pendant de nombreuses heures. Commencez donc, mais faites-le immédiatement, par un petit moment, chaque jour. Puis, peu après, vous y ajouterez encore quelques instants. Alors, à n’en pas douter, vous vous apercevrez que vous disposez de beaucoup(2) de temps libre pour étudier la Torah. Selon les termes de nos Sages(3), “ l’intérêt pour ce qui est doux est plus fréquent ”(4). L’usage, en pareil cas, veut que l’on étudie, avant tout, les lois qui sont applicables au quotidien, afin de déterminer ce que l’on doit faire et ce qui est interdit.
Nous sommes dans les jours de ‘Hanouka, dont le contenu est un ajout de lumière, de jour en jour, en avançant et en ajoutant. Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi en tout ce qui vous concerne. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°7336, 8182, 8343, 8376 et 8467. (2) Le Rabbi souligne les mots : “ à cet instant ” et “ beaucoup ”. (3) Au traité Erouvin 82b. (4) Ce qui que l’on en consomme plus largement.
Lettre n°8280
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8280, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Kislev 5722,
Brooklyn,
Au jeune Ze’harya,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Kislev, première lumière de ‘Hanouka, dans laquelle vous me posez les questions suivantes :
A) On dit, dans le Kaddish : “ devant notre Père Qui est dans les cieux ”, à la troisième personne, alors que l’officiant prononce ces mots pour son propre compte et pour tous les présents. Or, en l’occurrence, le terme : “ notre Père ” fait référence à ce qui est dit avant cela : “ de toute la maison d’Israël ”, ce qui inclut aussi les présents et l’officiant. De même, le texte du Kaddish des Sages : “ de devant notre Père Qui est dans les cieux ” fait suite au début de ce paragraphe : “ Pour Israël ”. Plus généralement, cette formulation a été choisie, comme le précise le Abudarham, parce qu’elle est celle de nos Sages. Elle figure, en particulier, dans la Michna du traité Roch Hachana, à la fin du chapitre 3.
B) Selon un avis, les fils de Yaakov eurent des sœurs jumelles. Pourquoi le verset n’en fait-il pas mention, comme il parle de Dina ? En fait, notre Torah indique uniquement ce qu’il est important de savoir(1), par exemple le long récit relatif à Dina.
C) Pourquoi Yehouda épousa-t-il une femme cananéenne plutôt qu’une jumelle d’un de ses frères(2) ? En fait, Rachi explique que le mot “ cananéen ” doit être pris ici au sens de “ commerçant ”, comme le précise la Guemara, dans le traité Pessa’him 50a.
Je suis surpris que vous transmettiez ces questions sur un autre continent, alors que vous êtes élève de Yechiva et que vous pourriez donc vous adresser à vos professeurs et à vos maîtres, lesquels sont en mesure de vous répondre. Mais, tout est effet de la divine Providence(3) et j’ai donc bon espoir que la présente vous suggérera l’idée d’accroître votre élan et votre ardeur pour l’étude de la Torah. De même, vous fixerez un temps pour l’étude de la ‘Hassidout. De façon générale, les jeunes de l’association ‘Habad, de votre ville ou même de toute la Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, pourront vous conseiller un programme d’étude et une manière de l’envisager qui vous conviendront. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Ce qui n’est pas le cas de ces sœurs jumelles. (2) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 5, page 263, à la note 34. (3) Y compris le fait que le destinataire de cette lettre se soit adressé au Rabbi.
Lettre n°8281
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8281, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Kislev 5722,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, le Rav David(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 23 Kislev, dans laquelle vous ne me dites rien des activités générales de ‘Habad, ni, avant tout, de celles du réseau(2). En outre, vous n’accusez pas réception de mes lettres, même si “ un émissaire est réputé s’acquitter de la mission qui lui est confiée ”(3), ce qui s’applique également à la poste(4). Vous faites allusion à la construction du Mikwé de Péta’h Tikva, au projet de mettre un bassin au-dessus de l’autre(5) et aux avantages que cela présente. Le grand Rav Yaakov Landa, de Bneï Brak, s’est entretenu, semble-t-il à différentes reprises, à ce propos, avec le Rabbi Rachab. Il serait donc bon de prendre contact avec lui et de clarifier les détails. En effet, je ne sais rien de plus que ce qui est dit dans la note ayant été publiée dans le Taharat Maïm du Rav Nissan Telushkin.
Mon temps ne me permet pas d’approfondir tout cela et de vous écrire avec tout le détail nécessaire. En apparence, le plus grand intérêt que présente une telle manière de construire est que l’immersion rituelle se fait dans le bassin proprement dit, si ce n’est que le sol divise ce bassin en deux parties et que cette division disparaît dans les ouvertures qui y sont pratiquées. Or, il y a de nombreux avantages à se tremper dans le bassin d’eau de pluie lui-même. Vous me dites que, selon quelqu’un, il est, en pareil cas, plus difficile de sécher le bassin. Cette affirmation est absolument incompréhensible puisque, bien au contraire, le séchage est alors plus facile, car non seulement l’eau est puisée par la pompe(6), d’en haut, mais, en outre, ce qu’il en reste s’écoule dans le bassin d’eau de pluie qui se trouve sous le sol.
S’il vous semble bon que j’écrive, à ce propos, au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Israël Edelman, vous me préviendrez et je le ferai, car nous correspondons. De façon générale, il est souhaitable, pour différentes raisons, que le Mikwé soit au rez-de-chaussée et non à l’étage. L’architecte lui-même souhaite vraisemblablement qu’il en soit ainsi. En outre, le coût de la construction s’en trouvera réduit. Et, pour ce qui concerne les femmes, il faut réduire leur effort, dans toute la mesure du possible. On doit donc leur éviter également des marches à monter. Mais, il y a encore d’autres raisons à cela, y compris pratiques. Ainsi, il est préférable qu’il ne soit pas nécessaire de beaucoup marcher, dans un Mikwé pour femmes. Conformément à votre demande, la présente vous est adressée en passant outre à la file d’attente. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav D.Hanzin, de Péta’h Tikva. Voir, à son sujet, la lettre n°7580. (2) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (3) Selon le traité Erouvin 31b. (4) De sorte que l’on peut présumer qu’une lettre envoyée par la poste parvient effectivement à son destinataire, y compris quand on n’en a pas obtenu confirmation. (5) Conformément à la coutume ‘Habad, instaurée par le Rabbi Rachab. Voir, à ce propos, la lettre n°7518. (6) Voir, à ce propos, les lettres n°3568, 7694 et 8348.
Lettre n°8282
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8282, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Kislev 5722,
Brooklyn,
Aux jeunes de l’association ‘Habad en notre Terre Sainte,
puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu tout ce qui a été imprimé, y compris le compte-rendu de la réunion ‘hassidique nationale(1). Trente jours se sont écoulés depuis que les décisions ont été prises. Je dois donc souligner qu’il est particulièrement judicieux d’établir un sondage et un bilan de ce qui a été fait pendant ces trente premiers jours. En effet, même si l’on admet que l’action a été conforme à ce qu’elle devait être, en fonction de ces décisions, il est certain qu’un tel bilan, s’il est établi de temps à autre, conférera l’empressement. Combien plus en sera-t-il ainsi si quelqu’un a failli, dans l’application de ces décisions. Vous devez comprendre ce que je veux dire.
Puisse Dieu faire que, grâce à ces bonnes décisions, le comportement soit conforme à ce dicton(2) et à cet enseignement de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, reproduit dans ce compte-rendu : “ Parler moins, réfléchir plus, agir encore plus ”. Il est clair que l’on demande de parler moins en rapport avec l’action qui est citée par la suite, laquelle doit être intensifiée. Dans l’un des paragraphes, vous envisagez l’étude d’un même discours ‘hassidique par tous. Pour l’heure, on m’a interrogé, à ce propos, mais aucune proposition concrète n’a été formulée. Bien entendu, ce projet doit avoir un prolongement qui soit envisageable en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Le texte en sera imprimé ou, tout au moins, reproduit par stencil. En outre, la plupart des ‘Hassidim devront y trouver un intérêt. En fonction de tout cela, vous arrêterez une décision entre vous.
J’attends de bonnes nouvelles de tout cela et puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi, avec une tranquillité véritable, la joie et l’enthousiasme. Vous consulterez le traité Makot 3b qui considère une période de trente jours comme l’équivalent d’une année, y compris pour ce qui ne peut pas avoir une telle durée. Et, l’on peut trouver une explication de tout cela en comparant la relation qui existe entre le mois et la lune à celle qu’il y a entre l’année et le soleil.
Notes
(1) Sans doute celle du 19 Kislev, à Kfar ‘Habad. (2) Voir les Iguerot Kodech du Rabbi Rayats, tome 1, lettre n°140, à la page 300.
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