Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°8242
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8242, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Mar ‘Hechvan 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous sollicitez ma bénédiction. En un moment propice, on mentionnera donc encore une fois le nom de tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous m’écrivez également à propos de ce que l’on sait(1) et vous me dites que vous lisez des Tehilim avant d’aller dormir. Or, il me semble vous avoir déjà écrit que la meilleure solution, en la matière, est l’oubli. Concrètement, oublier ne signifie pas lutter contre la mauvaise pensée. Il faut réellement l’oublier et investir sa pensée dans un autre domaine ou, mieux encore, dans les mots de la Torah et de la prière. Car, si un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité, combien plus peut le faire beaucoup de lumière. En l’occurrence, le fait de lire des Tehilim va à l’encontre de l’oubli, c’est bien évident.
J’ajoute que les ‘Hassidim n’ont pas l’habitude(2) de lire des Tehilim la nuit, avant sa seconde moitié, à l’exception de Roch Hachana et de Yom Kippour. Je vous adresse ma bénédiction pour que s’accomplisse l’enseignement de nos Sages(3) selon lequel : “ Si tu fais des efforts, ceux-ci seront couronnés de succès ”. Bien entendu, cet effort doit porter sur l’étude de la Torah, sur la pratique des Mitsvot de la meilleure façon. C’est de cette manière que peut s’accomplir la promesse de nos Sages(4). Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Une émission séminale nocturne involontaire. (2) Voir le Séfer Ha Minhaguim, à la page 20, le Likouteï Si’hot, tome 18, à la page 435 et la lettre n°8485. (3) Dans le traité Meguila 6b. (4) Formulée ci-dessus.
Lettre n°8243
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8243, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Mar ‘Hechvan 5722,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
aux multiples accomplissements, le Rav Meïr(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce dimanche, avec ce qui y était joint. Je vous remercie d’avoir pris la peine de m’adresser les épreuves de votre article sur la fête de la libération(2) du 19 Kislev, qui approche, celle de notre délivrance et de la liberté de nos âmes. Selon les termes du Rabbi Rachab(3), “ c’est la fête en laquelle Il a libéré notre âme dans la paix, lorsque la lumière et la vitalité de notre âme nous ont été accordées. Ce jour est le nouvel an de la ‘Hassidout que nous ont léguée nos saints ancêtres, dont le mérite nous protégera. Et, c’est bien là l’enseignement du Baal Chem Tov, dont le souvenir sera une bénédiction ”, comme le rapporte le Hayom Yom, à la page 4.
Puisse donc Dieu faire que, pendant de nombreuses années encore, vous poursuiviez votre diffusion des sources(4) à l’extérieur, au sein de la diffusion du Judaïsme, en général. Vous le ferez en bonne santé, dans la joie et l’enthousiasme, car votre guérison complète sera très proche. Avec mes respects et ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Il est surprenant qu’aux pages 1 et 3 de votre article, n’apparaisse pas le nom du fils et successeur du Tséma’h Tsédek, le Rabbi Maharach, qui s’appelait Chmouel. Une brochure présentant la biographie du Rabbi Maharach vous sera donc adressée, indépendamment.
Notes
(1) Le Rav M.Schwartzman, de Winnipeg. Voir, à son sujet, les lettres n°4966 et 8285. (2) De l’Admour Hazaken, des prisons tsaristes. (3) Voir ses Iguerot Kodech, tome 1, lettre n°110. (4) De la ‘Hassidout.
Lettre n°8244
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8244, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Mar ‘Hechvan 5722,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Its’hak Leïb(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’interrogez sur votre programme d’étude(2). A n’en pas douter, celui-ci s’ajoute aux études portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. De façon générale, votre étude doit avoir pour objet ce qui vous attire, mais, en tout état de cause, vous devez choisir un traité lors de la répartition du Talmud(3). Pendant la semaine, vous apprendrez au moins un discours ‘hassidique sur la Paracha de la semaine. Enfin, vous étudierez les lois nécessaires(4).
Notes
(1) Le Rav I.L. Bloch, de Londres, Ontario, Canada. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8600. (3) Qui a lieu chaque année, le 19 Kislev. (4) A l’usage courant.
Lettre n°8245
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8245, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Mar ‘Hechvan 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’écrivez à propos du renforcement de la Mitsva : “ Vous ne vous détournerez pas en suivant… ”(1). Or, on sait quels sont les moyens dont on dispose, en la matière. Il faut se souvenir :
1) du verset : “ J’emplis les cieux et la terre ”. Il est dit aussi que : “ Voici, l’Eternel se tient devant lui ” ou bien, selon les termes de nos Sages(2) : “ Il n’est nul endroit qui soit vide de Lui ”. Mais, il faut aussi garder présent à l’esprit que
2) le Saint béni soit-Il est l’Essence du bien. Or, il est dans la nature de Celui Qui est bon de prodiguer le bien à chacun, en fonction de ses besoins, y compris pour se renforcer en ce que vous mentionnez.
Notes
(1) “ votre cœur et en suivant vos yeux ”. En l’occurrence, comment garder, en permanence, la conscience de la Présence de Dieu ? (2) Dans les Tikouneï Zohar, au Tikoun n°57.
Lettre n°8246
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8246, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Mar ‘Hechvan 5722,
Brooklyn,
A l’association des ‘Hassidim ‘Habad,
aux jeunes de l’association ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je reproduis ici le texte du télégramme que le Rabbi Chlita a bien voulu vous adresser, pour la réunion nationale des ‘Hassidim :
“ En cette veille du mois des miracles et de la délivrance(2), puisse Dieu faire que votre réunion soit bonne, qu’elle apporte le bien à ceux qui y participent et au monde entier(3), qu’elle soit bonne pour les cieux et bonne pour les créatures, d’un bien qui porte des fruits(4), en renforçant la diffusion des sources(5) et du Judaïsme, en général, d’une manière sans cesse accrue, toujours plus lumineuse. Avec ma bénédiction de réussite,
Mena’hem Schneerson, ”
Sans doute avez-vous reçu ce télégramme, en son temps. Vous me préciserez sûrement ce qui a été fait, en la matière. Plus vous me donnerez de détails et mieux cela sera. Avec mes respects et ma bénédiction,
le secrétaire,
Notes
(1) De Terre Sainte. (2) Celui de Kislev. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le traité Sanhédrin 71b. On verra aussi le Zohar, tome 1, à la page 208a ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon l’expression du traité Kiddouchin 40a ”. (5) De la ‘Hassidout.
Lettre n°8247
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8247, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Mar ‘Hechvan 5722,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav N.N.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 24 Mar ‘Hechvan, dans laquelle vous me décrivez la situation de la Yechiva. Différents textes de ‘Hassidout établissent que la quantité n’est pas essentielle. Ainsi, il est dit que : “ Avraham était unique ” et sa descendance hérita de la terre. Pour autant, il est souligné, à différentes références, et un enseignement de nos Sages l’établit clairement, que “ mille élèves entreprennent l’étude de la Loi écrite, mais un seul parviendra à l’enseigner ”. L’explication est, brièvement, la suivante. Il est nécessaire que mille élèves entreprennent l’étude de la Loi écrite pour qu’un seul soit en mesure de l’enseigner. On le comprendra mieux en fonction de ce qui est exposé par le Likouteï Torah sur trois Parachyot(2), à la page 3a. Il y est dit, en effet, que le chiffre mille correspond au monde de l’action, Assya. Or, c’est de ces mille que dépend l’élève unique qui enseignera, lequel est attaché au monde d’Atsilout(3). Et, vous consulterez la merveilleuse explication qui est donnée, à ce sujet.
Il est évident que mon but n’est pas de faire un discours. Je fais allusion ici au nombre d’élèves fréquentant la Yechiva, qui est effroyable. Et, il n’est pas moins surprenant de constater que, ces dernières années, celui-ci va en diminuant. On a reçu ici des nouvelles selon lesquelles différents milieux de nos frères, les enfants d’Israël, en France et surtout à Paris, se préparent, dans le domaine de l’éducation, à l’immigration, dans ce pays, des Juifs d’Algérie. Celle-ci a déjà commencé et elle s’accroît, de temps à autre. Or, votre lettre ne fait nullement écho à cette nouvelle et à une action qui serait menée, dans ce domaine.
Vous faites allusion aux élèves venant d’ici(4). Il est clair que vous devez, avant tout, vous adresser à la direction de la Yechiva, ici même, en précisant de quelle manière il sera possible de les faire venir, au milieu de l’année scolaire, à la fois ici et en France. En outre, point qui est essentiel, quelle utilité auront des élèves venus d’ici, parlant seulement le yiddish ou l’anglais, pour nos frères, les enfants d’Israël venant d’Algérie, auxquels il est nécessaire de s’adresser en français ou, tout au plus, dans la Langue sacrée ? Nous sommes à la veille du mois de Kislev, celui des miracles et puisse donc Dieu faire qu’un miracle se produise en tous ces domaines, que l’on ajoute, que l’on avance et que l’on éclaire, avec un grand nombre d’élèves, une descendance bénie de Dieu, étudiant la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout.
Notes
(1) Le Rav Nissan Nemanov, guide spirituel de la Yechiva de Brunoy, dans la région parisienne. Voir, à son sujet, les lettres 7809 et 8302. (2) Dans le Or Ha Torah, Béréchit, tome 6, à partir de la page 1026b. (3) L’esquisse de la création, au stade parfait de l’unité. (4) En Adar Richon 5722, un groupe d’élèves de la Yechiva du Rabbi fut délégué auprès de la Yechiva Loubavitch de France. On verra, à ce sujet, la causerie du Rabbi de la veille du 12 Adar Richon 5722.
Lettre n°8248
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8248, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Mar ‘Hechvan 5722,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Touvya(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’interrogez sur la coutume des ‘Hassidim relative à l’éducation des petits-enfants. Vous l’établirez auprès des ‘Hassidim âgés, se trouvant dans votre entourage, car je n’ai rien entendu de particulier, à ce sujet, en dehors de ce qui a été imprimé.
Vous me direz également ce qu’il en est de la Yechiva du soir, des élèves qui sont venus, à cet effet, de la Yechiva de Lod et de la synagogue ‘Habad du quartier Pagui. Je vous en remercie d’avance. J’ai lu plusieurs articles du Rav Betsalel Landau, dans le Ma’hanaïm et je les ai appréciés. De même, son livre sur le Baal Chem Tov mérite soutien et éloge, bien que l’on n’y trouve pas de références.
Le mariage du Rabbi Rachab(2) fut célébré, conformément à la coutume juive, dans la ville de la mariée, à Avrutch. Le grand-père de la mariée, le Juste et saint Rav Y.Y. de Tcherkès y a-t-il participé ? Je n’ai rien entendu à ce sujet.
Un traitement basé sur la radiation de rayons, surtout pour les enfants et tout particulièrement pour les plus petits, ne doit être envisagé qu’avec les plus grandes précautions. Si un médecin éprouve la moindre crainte, en la matière, mieux vaut s’abstenir. Et Celui Qui guérit toute chair enverra Sa guérison, en un bien visible et tangible. En un moment propice, on mentionnera tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Notes
(1) Le Rav T.Blau, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°7427. (2) Voir, à ce sujet, le ‘Hano’h Le Naar, à la page 10 et le Séfer Ha Toledot Admour Rachab, à la page 17.
Lettre n°8249
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8249, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Mar ‘Hechvan 5722,
Brooklyn,
Aux membres du Mochav Bar Gyora, en notre
Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et
rebâtie, très bientôt et de nos jours, par notre
juste Machia’h, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du septième jour du huitième mois, celui de Mar ‘Hechvan, qui a été signée par de nombreux habitants de votre ville et qui m’annonce une bonne nouvelle, la réunion ‘hassidique qui a eu lieu en ce jour, au cours de laquelle on a donné des nouvelles d’ici. A n’en pas douter, comme le veut la coutume des enfants d’Israël, lorsque sont réunis dix personnes ou plus que cela, la Présence de Dieu s’est révélée, comme nous l’ont fait savoir nos Sages et l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, formula, à ce propos, l’explication suivante, qu’il reçut de ses maîtres, le Rav et grand Maguid de Mézéritch, de même que son propre maître, le Baal Chem Tov, dont le mérite nous protégera :
La Présence divine se révèle, de la même façon, lorsque les présents ne prononcent pas de paroles de la Torah, au point que, si un ange apparaissait alors, celui-ci s’emplirait de crainte et de terreur, au-delà de toute limite, du fait de cette révélation, jusqu’à en perdre totalement l’existence. Vous consulterez, à ce sujet, Iguéret Ha Kodech, au chapitre 23. A fortiori suis-je donc convaincu qu’il en a bien été ainsi, lors de cette réunion ‘hassidique, au cours de laquelle on a commenté la Torah et l’on a engagé à mettre en pratique ses Mitsvot.
Puisse Dieu faire que l’influence de cette réunion se poursuive pendant les jours, les semaines, les mois à venir, pour vous et pour nous, pour le bien, en renforçant l’étude de la Torah et la pratique de ses Mitsvot, en bonne santé, dans l’opulence matérielle, la joie et l’enthousiasme. Puisse Dieu faire que je reçoive de bonnes nouvelles de tout cela. Nous sommes, en effet, à la veille du mois de Kislev, celui des miracles et de la délivrance. Avec mes respects et ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°8250
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8250, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Mar ‘Hechvan 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 27 ‘Hechvan, dans laquelle vous me parlez de l’influence que l’on peut exercer sur cette personne. De façon générale, on peut vérifier, dans la pratique, que l’ascendant des amis et des connaissances est plus efficace que celui qui émane directement des plus proches. Ceux-ci lui parleront donc une première fois, puis une seconde, puis d’autres fois encore, sans s’affecter s’ils ne constatent pas de résultats immédiats.
Vous me demandez, en outre, si vous devez rester dans cette ville, malgré la rumeur dont vous avez eu connaissance. De façon générale, nous ne prenons pas de responsabilité pour les rumeurs qui circulent. Autre point, qui est essentiel, il est dit, dans la Torah, que : “ tu seras intègre envers l’Eternel ton Dieu ”.
Tout est effet de la divine Providence(1). J’ai donc l’obligation et le mérite de vous souligner la nécessité, l’obligation personnelle qui incombe à chacun de consacrer du temps pour l’étude de la partie profonde de la Torah, laquelle, en notre génération, a été révélée par la ‘Hassidout. Ce temps sera fixé chaque jour et il sera accru pendant le Chabbat, qui est saint pour l’Eternel(2). De même, il serait bon de faire vérifier vos Tefillin. Sans doute prélevez-vous de la Tsedaka chaque matin, avant la prière. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Vous citez, dans votre lettre, une autre rumeur, au nom d’une certaine personne, selon laquelle celui qui n’admet pas pleinement les treize principes fondamentaux de la foi(3), y compris quand il le fait par inadvertance, doit être considéré comme un hérétique. D’après l’explication que vous donne cette personne, il en est de même pour celui qui se trouve entièrement dans un cas de force majeure, par exemple s’il est tel un enfant kidnappé par des non-Juifs ou même dans une situation encore plus extrême. Et, cet homme formule, de ce fait, une autre interprétation des propos de nos Sages. Vous consulterez le Rambam, lois de la Techouva, chapitre 3, au paragraphe 7 et l’objection soulevée par le Rabad, qui considère l’inverse comme étant une évidence. Et, l’on peut tirer une preuve encore plus claire de ce que l’on observe concrètement à propos des trois premiers principes fondamentaux(4). Nombreux sont ceux qui ne savent pas les expliquer, qui n’en connaissent pas le contenu profond. A ce sujet, vous consulterez, parmi beaucoup d’autres textes, le début du ‘Hovat Ha Levavot, à la porte de l’Unité. Bien plus, tout cela est expliqué, longuement et précisément, dans les livres de Kabbala et de ‘Hassidout.
Notes
(1) Y compris le fait de s’adresser au Rabbi pour lui poser une telle question. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8241. (3) Définis par le Rambam. (4) Parmi les treize précédemment cités, la nécessité de croire en un Dieu unique, de L’aimer et de Le craindre
Lettre n°8251
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8251, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Mar ‘Hechvan 5722,
Brooklyn,
A l’attention des participants à la réunion ‘hassidique et à la
célébration du Melavé Malka de la Parchat ‘Hayé Sarah,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, qui a été rédigée au cours de la réunion ‘hassidique mentionnée ci-dessus. En un moment propice, les noms des participants, en fonction des signatures, seront mentionnés près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, matériels et spirituels.
Nos Sages expliquent, dans le Midrash Béréchit Rabba, au début de cette Paracha, que : “ ils(1) sont intègres et leurs années le sont également ”. Que Dieu vous accorde donc le mérite et la réussite d’obtenir la satisfaction des souhaits de votre cœur, au point d’être intègres et parfaits, à la fois matériellement et spirituellement. Il en sera ainsi pour de longs jours et de bonnes années, ainsi qu’il est écrit : “ J’emplirai le nombre de tes jours ”, conformément à l’explication que donne l’Admour Hazaken de ce verset, dans le Torah Or, à la Parchat Michpatim et comme on l’a dit au cours de la réunion ‘hassidique de ce Chabbat ‘Hayé(2), qui a béni le mois de Kislev, celui des miracles et de la délivrance(3). Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Les Patriarches Avraham, Its’hak et Yaakov. (2) Le Chabbat Parchat ‘Hayé Sarah. (3) En particulier de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes, le 19 Kislev.
Lettre n°8252
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8252, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Mar ‘Hechvan 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres des 21 et 26 ‘Hechvan, dans lesquelles vous me décrivez brièvement la réunion ‘hassidique qui a eu lieu et les nouvelles d’ici qui y ont été transmises au cours de celle-ci. Puisse Dieu faire que cela soit utile pour la finalité de la création de chacun, au sein de tout Israël, laquelle est, selon les termes de la Michna : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”, comme le souligne la ‘Hassidout, dans la joie et l’enthousiasme, en avançant, en ajoutant et en éclairant.
Bien plus, nous sommes à la veille du mois de Kislev, celui de la délivrance(1), comme l’explique Iguéret Ha Kodech, au chapitre 4, ce qui comprend également la délivrance de chacun, en tout ce qui fait obstacle et qui occulte le service du Créateur, celui-ci étant la finalité de l’existence, comme nous l’avons indiqué en citant les propos de nos Sages, à la fin du traité Kiddouchin. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Vous me parlez également de votre mission sacrée au sein de la société du dernier devoir et de la manière dont certaines personnes considèrent cette fonction(2). Vous comprendrez que j’en sois étonné et particulièrement surpris. Comme pour tout ce qui concerne les ‘Hassidim, il convient, là encore, de tirer un enseignement clair des propos de nos maîtres et de leurs récits(3). En l’occurrence, l’Admour Hazaken, enfant, fut inscrit par son père dans une telle société et, par la suite, il précisa qu’il était reconnaissant à son père de l’avoir fait. Bien entendu, ces récits de nos maîtres, comme tous les autres, délivrent, à n’en pas douter, une leçon à nous-mêmes comme à nos enfants. Tout cela est bien évident.
Notes
(1) En particulier de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes, le 19 Kislev. (2) Avec du dénigrement envers celui-ci, qui se consacre aux défunts. (3) Voir, à ce propos, le Beth Rabbi, au chapitre 4, à la page 5b.
Lettre n°8253
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8253, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Mar ‘Hechvan 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me faites part de votre anniversaire et voici ma réponse. Vous vous êtes sûrement conformé à la coutume dernièrement adopté par les ‘Hassidim, à cette occasion. Puisse donc Dieu faire que vous ayez une année de réussite, dans l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot, de la meilleure façon. Avec ma bénédiction pour étudier la Torah avec crainte de Dieu,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Je fais également réponse à la question que vous me posez. On parvient à ressentir la valeur de la Torah en méditant aux propos de nos Sages qui expliquent ce qu’elle est, qui montrent sa grandeur. En outre, vous consulterez le Tanya, en particulier aux chapitres 4, 5 et 23, de même que le Baït ‘Hadach sur le Tour, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 47.
Lettre n°8254
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8254, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech Kislev 5722,
Brooklyn, New York,
Au distingué et agréable ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux
besoins communautaires, a des comportements généreux, est issu
d’une illustre famille, le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous serez sûrement satisfait d’apprendre qu’ici même, au cours de la réunion ‘hassidique, on a “ goûté ” l’eau de vie que vous avez envoyée et celle-ci a été appréciée. Je sais l’effort que vous avez fait pour diffuser les discours de l’Admour Hazaken(2) et j’ai demandé au Rav Ephraïm Wolf de vous transmettre les épreuves d’un discours ‘hassidique qui doit paraître maintenant(3). Je vous en joins un exemplaire, que l’on vient de mettre en forme avant sa publication. J’ai demandé que l’on vous remette aussi une copie de ma lettre adressée à monsieur Steinman, à propos de la fête qui a été organisée en son honneur(4), car je sais que vous en présidez le comité(5). Vous l’avez sûrement reçue en son temps. Elle vous a été adressée sans lettre d’accompagnement, car je ne voulais pas en retarder l’expédition.
Nous sommes entrés dans le mois de la délivrance(6) et ceci me donne l’occasion de vous exprimer, par la présente, ma conviction que vous participerez sûrement à la fête du 19 Kislev, qui aura lieu à Kfar ‘Habad, dans la joie et l’enthousiasme. Avec mes respects, ma bénédiction de bonne santé et afin de donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Chnéor Zalman Chazar, qui fut par la suite le président d’Israël. Voir, à son sujet, les lettres n°7960, 8323, 8383, 8446, 8494, 8513, 8564, 8627, 8629, 8644, 8661, 8665 et 8676.
(2) Voir les lettres du Rabbi dans le recueil Tsaddik La Méle’h, tome 6, lettre n°31. Voir aussi les lettres n°8644 et 8676. (3) Il s’agit du discours ‘hassidique intitulé : “ Il l’entoure et le construit ”, publié dans le Séfer Ha Maamarim Admour Hazaken 5566, à partir de la page 392. (4) Il s’agit de la lettre n°8238. (5) Chargé d’organiser cette fête. (6) De l’Admour Hazaken des prisons tsaristes, celui de Kislev.
Lettre n°8255
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8255, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Kislev 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 27 Mar ‘Hechvan, dans laquelle vous m’interrogez sur la date du mariage de votre fille, à laquelle Dieu accordera de longs jours et de bonnes années. En effet, entre temps, la mère du fiancé a quitté ce monde, puisse-t-elle reposer en paix. Il est donc envisagé de retarder le mariage, de ce fait. Or, vous connaissez sûrement la coutume juive(1) selon laquelle il est possible de devancer la date d’un mariage, mais non de la repousser(2).
En conséquence, votre projet ne me convient pas et le mariage peut donc être fixé pendant le mois de Kislev(3), celui des miracles et de la délivrance. En tout état de cause, il ne devra pas avoir lieu après la date qui a été décidée par les deux familles. Puisse Dieu faire que ce mariage soit célébré en un moment bon et fructueux, qu’il constitue un foyer juif, un édifice éternel. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°7458. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Yoré Déa, au chapitre 392. Recueil du Rav Pin’has de Korets, en son nom, reproduit dans le livre Iguerot Baal Ha Tanya, à la page 235 ”. (3) Voir aussi, à ce sujet, la lettre n°8163.
Lettre n°8256
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8256, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Kislev 5722,
Brooklyn,
Aux dirigeants du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch
en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Il est particulièrement surprenant
que je n’obtienne pas la moindre(1) nouvelle de ce qui se passe dans le réseau, depuis bien longtemps déjà. Il me semble n’avoir que des nouvelles rares et partielles, depuis un semestre ou plus(1), et encore uniquement dans la mesure où cela est nécessaire, parce que telle question ou tel problème se posent. Il semble que quelques directeurs d’écoles du réseau considèrent, tout simplement, qu’il appartient à la direction du réseau de transmettre les informations. En conséquence, eux-mêmes ne les communiquent pas non plus. Bien entendu, il ne s’agit pas de se plaindre du passé. Je fais allusion au futur et Dieu fasse qu’il en soit ainsi très rapidement(2), avec tous les détails nécessaires.
Pour l’heure, voici ce qui fait l’objet de la présente. Je fais référence au contenu du mois de Kislev, chaque année, et l’idée en la matière, est brièvement la suivante. Il semble que l’on ne profite pas suffisamment de ce mois dans les écoles du réseau, en général, en particulier pour la diffusion des sources, de l’enseignement de la ‘Hassidout, de ses usages et de ses pratiques, selon l’âge, le niveau de connaissances et les traits de caractère des élèves(3). Et, je ne parle pas uniquement des 10 et 19 Kislev(4), mais aussi des jours de ‘Hanouka. Certes, on peut admettre que la relation entre cette fête et la diffusion des sources(5) ne soit pas une évidence pour tous. Néanmoins, le miracle s’est produit avec de l’huile, symbolisant le secret des secrets de la Torah, évoquant la source qui est à l’origine du puits à partir duquel se forme le fleuve. En outre, la Mitsva de cette fête consiste à éclairer “ à la porte de sa maison, vers l’extérieur ”, tout comme on diffuse les sources(5) à l’extérieur. En tout état de cause, chacun acceptera l’idée que ‘Hanouka introduit la diffusion de la lumière de la Torah, avec abnégation, sans s’affecter des barrières et des entraves, à la fois intérieures, organisation de la maison ou parents et extérieures, comme le souligne le texte du Al Ha Nissim(6).
Une partie des jours de ‘Hanouka est peut-être fériée, dans ces écoles. En effet, nous ne connaissons pas, ici, l’organisation des écoles de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, pendant cette période. Toutefois, il est bien clair qu’avant cette date, on parlera de ‘Hanouka. Dès réception de la présente, il serait bon que vous vous concertiez sur tous ces points afin que les préparatifs soient entamés suffisamment tôt et d’une manière organisée. Puisse Dieu vous accorder, en la matière, une considérable réussite, dont vous me donnerez des nouvelles bonnes et détaillées. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, dans la joie et l’enthousiasme,
Notes
(1) Le Rabbi souligne les mots : “ moindre ” et “ plus ”. (2) Que ces informations soient très vite transmises au Rabbi. (3) Le Rabbi précise : garçons et filles. (4) Fêtes de la libération de l’Admour Haémtsahi et de l’Admour Hazaken. (5) De la ‘Hassidout. (6) Qui est intercalé dans la prière pendant la fête de ‘Hanouka.
Lettre n°8257
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8257, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Kislev 5722,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Yaakov ‘Haïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 7 ‘Hechvan, avec ce qui y était joint. Vous sollicitez une approbation pour l’ouvrage dont vous préparez la publication. On sait pourtant que cet usage n’est pas en vigueur, dans la famille du Rabbi. Cela est clairement établi(2). Dieu accorde Sa Providence à chacun et Il vous accordera donc la réussite, en tous vos besoins, matériels et spirituels. Tout cela est longuement et clairement expliqué par l’enseignement du Baal Chem Tov. Et, l’on connaît la preuve, étayant cette affirmation, que tire l’Admour Hazaken(3), auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, d’une affirmation clairement exprimée par la Guemara, au traité ‘Houlin 63a, à propos du verset : “ Tes Jugements s’effectuent jusque dans l’abîme profonde ”, en ces termes : “ Lorsqu’il voyait un héron, il disait… ”. On consultera ce texte et le commentaire de Rachi.
En fonction du contenu de votre lettre, j’ai bon espoir qu’il est inutile de vous souligner la nécessité de diffuser les sources de l’enseignement du Baal Chem Tov et de fixer un temps pour l’étudier, grâce aux ouvrages de ses disciples. Cette étude sera
quotidienne et, en outre, accrue pendant le Chabbat, qui est saint pour Dieu. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav Y.H. Roter, de Jérusalem. (2) Voir en particulier, à ce sujet, la lettre n°8183. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°6499 et 8653.
Lettre n°8258
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8258, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Kislev 5722,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Meïr Aryé(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 9 Kislev, dans laquelle vous m’écrivez à propos d’une certaine Mitsva(2). Or, il est évident, y compris selon les termes de votre lettre, qu’il y a une controverse pour déterminer s’il s’agit d’une Mitsva de la Torah, d’une disposition des Sages ou bien d’une… En revanche, ce qui est effectivement une évidence(3), selon tous les avis, est que l’Injonction : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ” est : “ un grand principe de la Torah ”. Il est aussi une règle importante de la Torah, possédant une portée générale et qui n’est pas uniquement une Mitsva spécifique. Le traité Chabbat 54b dit, en effet, que : “ celui qui a les moyens d’empêcher(4) et ne le fait pas… ”. En effet, nos Sages savaient que le mauvais penchant pouvait venir troubler un homme et le convaincre qu’une protestation de sa part serait inutile. En effet, celle-ci ne serait pas acceptée, selon son affirmation. Or, le traité Chabbat 55a nous souligne que de telles choses sont connues uniquement du Maître du monde(5). Comment le seraient-elles aux fils de l’homme ? Or, ce texte fait référence à ceux qui, malheureusement, servirent les idoles pendant de nombreuses années, à l’époque du Temple. Malgré cela, nos Sages formulèrent une telle remarque(6).
Bien plus, ils ne se contentèrent pas de nous le faire savoir. Ils nous signifièrent clairement qu’une telle protestation est une obligation, ainsi qu’il est dit : “ Tu feras des reproches ”. Or, selon tous(3) les avis, il y a là une disposition de la Torah, pouvant même prendre la forme d’un coup, d’une malédiction, d’une réprimande. Et, de quel coup s’agit-il ici ? Cela aussi est précisé clairement(3). Il appartient à la catégorie décrite par le verset : “ Chaoul leva la dague sur lui pour le frapper ” et, à ce propos, vous consulterez soigneusement le traité Ara’hin 16b. Or, pouvez-vous affirmer, sur votre propre compte, d’un cœur entier, que vous êtes l’un de ceux auxquels nos Sages reconnaissent la capacité de déterminer si un reproche s’avèrera utile ou encore si celui-ci a déjà été formulé, en tout cas au point d’être considéré comme une réprimande ou comme une malédiction. Mais, cela n’est pas suffisant non plus et il est, en outre, nécessaire de frapper, selon la décision hala’hique du Rambam, précédemment citée. Et, l’on consultera l’avis des derniers Décisionnaires sur le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au début du chapitre 608.
Puisse Dieu faire que, dans la joie et l’enthousiasme, vous vous serviez de vos capacités et des possibilités que vous a accordées la divine Providence en l’endroit où vous vous trouvez actuellement. Il est, en effet, un fait établi et une décision hala’hique(3) du Choul’han Arou’h(7) affirmant que : “ les pauvres de ta ville sont prioritaires ”. Ce principe, selon tous(3) les avis, est également établi par la Torah. Vous parlez aussi, dans votre lettre, de transgresser les paroles de… Or, que suis-je et qui suis-je pour m’exprimer sur un tel sujet ? Je me suis contenté de reproduire(3) des décisions hala’hiques qui ont été clairement énoncées par notre sainte Torah(3), laquelle a été donnée à chaque Juif, depuis l’époque du mont Sinaï et jusqu’à nos jours. On sait, en effet, que les dix Commandements affirment : “ Je suis l’Eternel ton Dieu ”, précisément au singulier. Et, j’en ai indiqué la référence ci-dessus. Vous pouvez donc consulter vous-même ce texte et vérifier tout cela. Je vous adresse ma bénédiction afin de vous servir de vos capacités pour ce qui sera bon pour vous et de la façon qui sera bonne pour vous, conformément à l’enseignement des jours de ‘Hanouka, pour lesquels la Hala’ha retient l’avis de Beth Hillel(8), en ajoutant, en avançant et en éclairant.
Notes
(1) Le Rav M.A. Mozeson, de Plimota. (2) La Mitsva de résider en Erets Israël, à laquelle le destinataire de cette lettre disait ne pas pouvoir renoncer. Voir, à ce propos, les lettres n°8398 et 8404. (3) Le Rabbi souligne les mots : “ évidence ”, “ tous ”, “ clairement ”, “ décision hala’hique ”, “ tous ”, “ seulement reproduit ” et “ clairement énoncées par notre sainte Torah ”. (4) Quelqu’un d’autre de commettre une faute. (5) Lui seul peut savoir si la protestation sera utile ou non et l’homme se doit donc de la formuler, en tout état de cause. (6) Même dans un cas aussi extrême, il est envisageable qu’une remontrance s’avère efficace. (7) ‘Hochen Michpat, chapitre 97, au paragraphe 1 et Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, lois du prêt, chapitre 1, au paragraphe 1. (8) Selon lequel on allume les bougies de la fête en ordre croissant.
Lettre n°8259
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8259, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[12 Kislev 5722]
Je fais réponse à votre lettre du 10/12. Il est surprenant que l’essentiel y manque. Je fais allusion à l’enseignement de nos Sages relatif à la finalité de la création de l’homme, qui est le service de son Créateur, conformément à la conclusion du traité Kiddouchin, grâce à l’étude de la Torah et à la pratique de ses Mitsvot, au quotidien. Or, vous commencez votre lettre en m’indiquant que vous vous présentez, mais vous ne me dites pourtant rien du temps que vous consacrez à l’étude de notre Torah, Torah de vie, de votre pratique de ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”. Sans doute complèterez-vous tout cela à la prochaine occasion.
J’espère qu’il est inutile d’ajouter que l’une de ces Mitsvot est : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”, ce qui veut dire que vous devez exercer une influence positive sur vos amis et sur votre entourage, lequel, à son tour, adoptera le même comportement. Car, rien ne résiste à la volonté.
Lettre n°8260
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8260, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Kislev 5722,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre(1). Nous sommes actuellement entre le 10 et le 19 Kislev(2), c’est-à-dire entre les deux délivrances(3). Or, selon une causerie bien connue de mon beau-père, le Rabbi(4), ces jours sont comparables à ceux de la naissance et de la préparation à la circoncision. Comme on peut le déduire des propos de l’Admour Hazaken, dans son Choul’han Arou’h d’or(5), l’entrée dans l’alliance de notre père Avraham marque l’introduction en l’homme de l’âme de sainteté, laquelle, dès lors, agit sur le corps et sur ses membres(6). Comme le précisent nos Sages(7), “ tous les débuts sont difficiles ”. Et, l’on peut en déduire que cette entrée insuffle une force particulièrement grande(8), qu’elle permet un accomplissement supérieur au résultat de “ l’éducation à la Torah et aux Mitsvot que nos Sages ont rendue obligatoire ” et peut-être même au : “ stade final et principal de l’introduction de l’âme de sainteté ” qui se produit lors de la Bar Mitsva.
Puisse donc Dieu faire que la préparation soit à la mesure du résultat escompté et, selon la formule traditionnelle, que ces actions soient liées à l’étude de la ‘Hassidout et aux voies ‘hassidiques. Tout cela sera accompli dans la joie et l’enthousiasme. Conformément à la demande de nos maîtres et chefs, tout acte doit être réalisé à la manière de quelqu’un qui est pénétré de profondeur. Cette joie elle-même sera donc être profonde et véritable. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même que pour une bonne année, dans l’étude de la ‘Hassidout et dans les voies ‘hassidiques,
M. Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes. Elle figure dans le Likouteï Si’hot, tome 10, à la page 220. (2) La fête de la libération de l’Admour Haémtsahi et celle de l’Admour Hazaken. (3) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 3, à partir de la page 800. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ 10 Kislev 5707. Likouteï Dibbourim, à la page 976 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Seconde édition, à la fin du chapitre 4 ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ En effet, le Choul’han Arou’h parlait, avant cela, d’une ‘introduction dans le réceptacle de la sainteté’, conformément à la Mitsva de la circoncision qui exerce son effet sur le corps. On verra, à ce sujet, le traité Sanhédrin 110b et le Choul’han Arou’h, Yoré Déa, à la fin du chapitre 263 ”. (7) Dans la Me’hilta et selon le commentaire de Rachi sur le verset Yethro 19, 5. (8) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Likouteï Torah Parchat Nasso, à la page 29a, le traité Nedarim 31b et le Likouteï Torah, Parchat Ekev, à la page 15b-c. ”.
Lettre n°8261
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8261, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Kislev 5722,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 11 Kislev(1). J’y observe avec plaisir que votre moral est meilleur et que vous avez raffermi votre confiance en Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun et à chacune. Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi d’une manière sans cesse accrue. En effet, un homme se doit d’avancer, d’une étape vers l’autre, dans tous les domaines du bien. Et, de fait, le bien d’un Juif ou d’une Juive est partie intégrante du domaine de la sainteté, comme l’explique longuement la ‘Hassidout.
Vous me faites part des sentiments de votre cœur, concernant cette proposition(2). Il serait bon d’en parler à vos amies et à vos connaissances, qui se sont mariées dernièrement(3). Bien souvent, un tel sentiment(4) est fréquent et il est inspiré par la responsabilité qui est liée à une telle démarche. Je fais allusion à la vie du mariage, en général et non spécifiquement à la relation avec une certaine personne. Parfois, on peut vérifier que c’est effectivement le cas en parlant avec quelqu’un qui a déjà vécu tout cela. Pour ce qui vous concerne, il est encore plus probable que vous éprouvez ce sentiment parce que, comme vous l’écrivez, vous le(5) respectez et souhaitez le voir. Malgré cela, il convient d’effectuer une telle vérification. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même que de votre mission sacrée, celle de l’enseignement basé sur les valeurs sacrées,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une jeune fille. (2) De fiançailles. (3) Et, possèdent donc l’expérience, en la matière. (4) L’appréhension. (5) Le jeune homme qui lui est proposé.
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