Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°8222
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8222, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Tichri 5722,
Brooklyn,
Au comité féminin de Kfar ‘Habad,
fondé et dirigé par mon beau-père, le Rabbi,
dont le mérite nous protégera,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de la veille de la fête de Soukkot, “ temps de notre joie ”, dans laquelle vous me donnez de bonnes nouvelles de vos activités sacrées, destinées à diffuser le Judaïsme et tout ce qui le concerne, parmi les femmes et les jeunes filles juives. Vous me faites part également de vos bonnes résolutions pour l’avenir. On sait(1) ce qu’a dit mon beau-père, le Rabbi, à propos de la Tsédaka matérielle et l’on peut en déduire que cela s’applique également à la Tsédaka morale(2). Quand on décide d’en donner et d’aider largement son prochain, même si l’on va, de la sorte, au-delà des moyens que l’on possède, on suscite alors, d’en haut, une source(3) et un canal(4) nouveaux, par lesquels on obtient tout ce dont on a besoin afin de pouvoir mettre en pratique cette décision.
Puisse Dieu faire que vous-même, en vos activités, adoptiez une attitude conforme à ce principe, en décidant d’agir non seulement en fonction de vos possibilités actuelles, mais même en les dépassant. A n’en pas douter, s’accompliront alors les paroles du Juste de notre génération, mon beau-père, le Rabbi, de sorte que vous obtiendrez pleinement la possibilité d’appliquer votre décision. Comme le veut l’usage des ‘Hassidim, en particulier des ‘Hassidim ‘Habad, vous accomplirez tout cela avec une joie et un enthousiasme véritables. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°8119. (2) La diffusion des valeurs juives auprès d’autres personnes. (3) De la bénédiction. (4) Véhiculant cette bénédiction ici-bas.
Lettre n°8223
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8223, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Tichri 5722,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, le Rav Dov Aryé(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre de la veille de la fête de Soukkot, temps de notre joie. Vous faites référence à mon avis relatif à la subvention que le gouvernement accorde aux Yechivot supérieures, aux Yechivot élémentaires et aux Talmud Torah dispensant une éducation basée sur les valeurs sacrées. J’en ai déjà fait connaître les raisons(2) et celles-ci ont été publiées dans le mensuel Ha Maor(3), que vous possédez sûrement.
L’idée centrale est basée sur l’affirmation de nos Sages selon laquelle : “ Jérusalem fut détruite uniquement parce que l’on suspendit l’étude des enfants ”(4). Qui donc pourrait se permettre de supprimer une telle subvention ? A n’en pas douter, plusieurs Juifs et plusieurs Juives ne pourront plus être acceptés dans ces écoles, de ce fait. Or, on ne peut pas annuler l’étude des enfants, y compris pour la reconstruction du Temple. Combien plus est-ce le cas quand il s’agit de prendre en compte des risques prétendus ou, en tout cas, éloignés. Une preuve tranchée de l’attitude que doivent adopter, en la matière, ceux qui craignent la Parole de Dieu peut être trouvée chez leurs opposants. Ainsi, tous ceux qui, il y a quelques années, ont lutté contre les écoles religieuses, ont empêché la fédération pour la Tsédaka de soutenir les écoles orthodoxes, ont lutté contre l’enseignement religieux dans les écoles publiques, se battent actuellement, de toutes leurs forces, contre cette subvention. Vous devez comprendre ce que cela veut dire.
A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus. J’ai bon espoir que vous vous servirez de votre influence, de la manière qui convient, afin de venir en aide aux enfants qui étudient la Torah, à l’éducation des enfants d’Israël sur la base de la Torah, qui doit être notre chemin, c’est-à-dire selon la conception de notre Torah, Torah de vie, pour l’éternité. Et, si celui qui sauve une âme juive est considéré comme s’il avait préservé le monde entier(5), combien plus est-ce le cas pour des dizaines, des centaines et peut-être même des milliers de Juifs. Vous savez sans doute quelle est la position affichée, en la matière, par Agoudat Israël et par les recteurs de Yechiva se trouvant ici. Avec mes respects et ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav D.A. Chayat, de Boston. Voir, à son sujet, la lettre n°3235. (2) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 8, à partir de la page 302 et la lettre n°8648. (3) N°114, de Tamouz 5721. (4) Dans le traité Chabbat 119b. (5) Selon le traité Sanhédrin 37a.
Lettre n°8224
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8224, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Tichri 5722,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav ‘Haïm Dov,
qui est appelé docteur Mantel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre d’Issrou ‘Hag(2) et j’ai été particulièrement satisfait d’apprendre, au début de celle-ci, que vous-même, votre épouse et votre fils, avez visité Kfar ‘Habad. Puisse Dieu faire que, toujours et tous les jours, vous me donniez de bonnes nouvelles de ce qui vous concerne personnellement, ce qui renforcera la tranquillité de votre esprit et votre application à diffuser le Judaïsme traditionnel en tout endroit que vous pourrez atteindre. En effet, Dieu vous a accordé des capacités, en la matière et vous devez vous en servir auprès des jeunes. Tout ajout, en ce qui les concerne, sera multiplié de nombreuses fois, quand ceux-ci bâtiront un foyer juif, c’est bien évident. Votre action en ce sens, menée avec joie et une ferme détermination, décuplera la réussite, comme l’explique la ‘Hassidout.
Nous venons de vivre le temps de notre joie(3) et Sim’hat Torah, en particulier, dont le but(4) est d’attirer la joie pour l’ensemble de l’année. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit, à la fois de vos activités communautaires et de ce qui vous concerne personnellement, de même qu’avec mes respects,
Notes
(1) De Ramat Gan. Voir, à son sujet, la lettre n°8411. (2) Le lendemain de la fête de Soukkot. (3) La fête de Soukkot. (4) Voir le Séfer Ha Si’hot 5750, tome 1, page 72, à la note 18, de même que les lettres n°8226, 8229, 8232, 8235 et 8538.
Lettre n°8225
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8225, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Tichri 5722,
Brooklyn,
Au jeune Chnéor Zalman,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du lendemain de Yom Kippour, jour qui porte le Nom de Dieu. Vous consulterez(1) les responsa Tséma’h Tsédek, à la porte des additifs, au début de la seconde partie(2), qui soulignent que les temps ont changé(3). En outre, vous redoublerez d’élan et d’ardeur à l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Bien évidemment, vous le ferez dans la joie et dans l’enthousiasme.
Il serait bon, chaque jour de semaine, de donner quelques pièces à la Tsédaka, avant la prière du matin. En effet, l’assurance nous a été donnée(4) que : “ si tu fais des efforts, ceux-ci seront couronnés de succès ”. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) A propos d’une émission séminale en pure perte, survenue à Yom Kippour. (2) Dans l’édition de 5754, Ora’h ‘Haïm, tome 2, au chapitre 108. Voir les Iguerot Kodech du Tséma’h Tsédek, tome 1, à la lettre n°26. (3) Que ce qui était, au préalable, un mauvais présage, ne l’est plus aussi clairement, à l’heure actuelle. (4) Par nos Sages, au traité Meguila 6b.
Lettre n°8226
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8226, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tichri 5722,
Brooklyn,
A madame G. Luzon,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai obtenu, avec plaisir, des nouvelles de vous-même et de votre mari, par le distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Yossef Weinberg, à son retour de sa visite dans votre ville(1). J’ai été encore plus satisfait quand il m’a fait part de votre motivation, avec inspiration et enthousiasme, la vôtre et celle de votre mari, pour unifier et rapprocher les familles juives, se trouvant dans votre entourage. Votre mari, en particulier, s’est engagé à délivrer un enseignement aux enfants. A notre époque, l’éducation des enfants juifs est, en effet, particulièrement importante, car c’est par leur intermédiaire que l’on influence les parents.
Vous-même et votre mari avez sûrement connaissance de ce qui est un principe fondamental de notre foi, en général et ce que souligne particulièrement l’enseignement du Baal Chem Tov, la ‘Hassidout, la notion de divine Providence. En effet, tout événement, important ou mineur, qui survient dans le monde, qu’il concerne le minéral, le végétal, l’animal ou l’humain, jusque dans le moindre détail, n’est pas le fait du hasard, ce qu’à Dieu ne plaise. Tout est effet de la divine Providence, dans une certaine intention, avec un but bien précis permettant de diriger le monde. Il va sans dire que, lorsqu’un homme se trouve dans un coin reculé du globe, à une grande distance de sa terre natale et, plus généralement, de toute communauté juive, cela n’est pas le fait du hasard. Une telle personne doit donc se considérer comme l’émissaire de Dieu. Par son intermédiaire, la Parole divine doit parvenir également en cet endroit. Elle doit multiplier la justice et la droiture, envers chacun et envers chacune, en particulier diffuser le Judaïsme et ses Mitsvot parmi les Juifs de l’endroit.
En la matière, il ne faut pas rechercher la quantité. Nos Sages, de sainte mémoire, disent(2) que : “ quiconque sauve une âme juive est comme s’il préservait le monde entier ”(3). S’il en a été ainsi de tout temps, combien plus est-ce le cas à notre époque, après l’extermination d’une si grande partie de notre peuple, malheureusement. Chaque Juif qui a survécu est “ un tison sauvé des flammes ”, se devant donc d’assumer non seulement sa propre mission, mais aussi celle des martyrs qui sont tombés pour sanctifier le Nom de Dieu.
Puisse Dieu faire que vous-même et votre mari vous éleviez, d’une étape vers l’autre, en votre effort et dans l’influence positive que vous exercez sur votre entourage. Vous le ferez dans la joie et l’enthousiasme, conformément au contenu du temps de notre joie(4) et, en particulier, de Sim’hat Torah, fêtes par lesquels nous concluons le mois de Tichri, au début de l’année, afin d’en conserver la joie et la motivation pendant tous les jours de l’année(5). En saluant nos frères, les enfants d’Israël, qui se trouvent dans votre ville, de même qu’avec mes respects et ma bénédiction,
Mon secrétariat rédige uniquement dans la Langue sacrée, en yiddish et en anglais. Vous voudrez bien me préciser en laquelle de ces langues doit se poursuivre notre correspondance, d’ici. J’espère, en effet, qu’elle aura une suite. En revanche, vous-même et votre mari pouvez continuer à m’écrire en français, car je lis cette langue. Mais, avant tout, Dieu fasse que vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles,
Notes
(1) A Madagascar. (2) Au traité Sanhédrin 37a. (3) Voir la lettre n°8223. (4) De la fête de Soukkot. (5) Voir, la lettre n°8224.
Lettre n°8227
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8227, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tichri 5722,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Betsalel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’interrogez sur les termes du Séfer Yetsira figurant dans le Tikoun qui est récité pendant la nuit de Chavouot(2), ce passage n’étant que le début et la conclusion de ce livre. Dans le Séfer Yetsira imprimé de façon indépendante et dans sa version intégrale, la formulation est la suivante : “ Il est trois visions positives, l’œil humble, l’œil bienveillant et l’œil fidèle. Il est trois éléments mauvais pour la langue, la mauvaise parole, la délation et l’hypocrisie. Il est trois éléments bons pour la langue, le silence, la précaution de la parole et la parole de vérité ”. Si j’en avais le pouvoir, j’aurais instauré que ce passage soit celui qui figure dans le Tikoun de Chavouot.
Notes
(1) Le Rav B.Wilshanski, de Sidney, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°5902. (2) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 28, à la page 315.
Lettre n°8228
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8228, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Roch ‘Hodech Mar ‘Hechvan 5722,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre(1). Le Chabbat Béréchit vient de passer et l’Admour Hazaken souligne(2) qu’un reflet de ce jour éclaire tous les Chabbats de l’année. Il rapporte, en outre, un enseignement, au nom de son maître(3), A’hya de Shilo, selon lequel tous les jours de l’année reçoivent l’influence du Chabbat Béréchit. Puisse donc Dieu faire que le début, l’entrée en matière de la Parchat Béréchit, de la Torah et du monde(4) soit la lumière et qu’il en soit de même pour le début de ce qui concerne le petit monde que constitue l’homme, dans les domaines qui sont comparables aux cieux et à ce qu’ils contiennent, la spiritualité, comme dans ceux qui sont le pendant de la terre et de ce qu’elle contient, la matérialité. Ce sera une lumière selon toutes les acceptations de ce terme, une lumière visible et tangible.
Le moyen de révéler tout cela, à l’heure actuelle, ici-bas, d’une manière concrète et évidente, peut être déduit de l’enseignement du Baal Chem Tov(5), selon lequel, cette lumière, celle qui fut créée le premier jour, fut cachée dans la Torah. Grâce à elle, un homme peut observer et voir(6) d’une extrémité du monde à l’autre, puis adopter ainsi un comportement conforme à notre Torah, Torah de vie, d’une extrémité du “ petit monde ” à l’autre, ainsi qu’il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”(7). Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela, en général et en particulier,
M. Schneerson,
Notes
(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs personnes entre le 28 Tichri et le 15 Mar ‘Hechvan. Elle est imprimée dans le Likouteï Si’hot, tome 2, à la page 658. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon la causerie du Chabbat Béréchit 5705, dans le Séfer Ha Maamarim 5709, à la page 82 ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon la causerie du 14 Tichri 5710, dans le Séfer Ha Maamarim 5711, à la page 59 ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Midrash Béréchit Rabba, au début du chapitre 3, qui dit : ‘La lumière fut créée d’emblée’. Voir le Séfer Ha Bahir, au chapitre 16 ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Kéter Chem Tov, à la page 6d et, dans l’édition Kehot, à la page 11a, qui dit : ‘Le Maguid demanda,
au nom du Baal Chem Tov…’. On consultera aussi le Zohar, tome 1, à la page 264a et le Zohar ‘Hadach, Ruth, à la page 85b. ” (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le traité ‘Haguiga 12a ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Midrash Béréchit Rabba, chapitre 3, au paragraphe 6, qui dit : ‘Il la sépara pour Lui…’ ”.
Lettre n°8229
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8229, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
30 Tichri 5722,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Yera’hmyel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos deux lettres du premier jour de ‘Hol Ha Moéd Soukkot, que je viens de recevoir et je vous remercie pour ces bonnes nouvelles(2). Puisse Dieu faire que vous alliez de mieux en mieux et que vous soyez en mesure, dans le calme de l’esprit, d’assumer votre mission, une mission sacrée(3), la diffusion du Judaïsme traditionnel et surtout des sources(4), au sein de nos écoles, en général, par les canaux que sont la crainte de Dieu et l’amour de Dieu, Préceptes qui ne font qu’un(5) avec l’amour de la Torah et l’amour du prochain.
J’ai bon espoir que vous ne vous êtes pas contenté de la joie de la fête de Beth Ha Choéva(6), dont vous m’avez fait part, mais qu’il y a eu également d’autres fêtes pendant le temps de notre joie(7), ce qui veut dire également, et même avant tout pour les élèves(8) et, plus généralement, pour les jeunes. Le point culminant de ces célébrations a du être Chemini Atséret et Sim’hat Torah. En effet, ces jours ont une portée générale(9), qui concerne toute l’année et imprègne une joie véritable, la joie de la Torah, la joie de la Mitsva, en chaque jour de l’année, pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, ce qui doit inclure l’ensemble des activités de l’homme, ainsi qu’il est dit : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav Y.Blumenfeld, de Rio de Janeiro. Voir, à son sujet, la lettre n°6362. (2) De l’état de santé du destinataire de cette lettre. (3) Celle de l’enseignement. (4) De la ‘Hassidout. (5) Voir, à ce sujet, les lettres n°6730, 8263, 8630 et 8640. (6) La célébration joyeuse qui a lieu pendant ‘Hol Ha Moéd Soukkot, commémorant les réjouissances du Temple. (7) La fête de Soukkot. (8) Le Rabbi précise : garçons et filles. (9) Voir, à ce sujet, la lettre n°8224.
Lettre n°8230
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8230, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Mar ‘Hechvan
5722, Brooklyn,
A monsieur Aryé Yehouda Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre de la veille de Roch ‘Hodech Mar ‘Hechvan, avec ce qui y était joint. Je vous remercie d’avoir pris la peine de me transmettre ces courriers. Je vous adresse également ma lettre de réponse, comme vous le suggérez.
J’ai lu, avec plaisir, que vous avez prié dans cette synagogue, ici même, pendant les jours de jugement(2). A n’en pas douter, comme nos Sages en donnent l’assurance(3), lorsque l’on a sonné du Chofar, Dieu a quitté le Trône de la rigueur et pris place sur celui de la miséricorde. Nous avons donc été inscrits et scellés, au sein de tout Israël, pour une bonne et douce année.
Je conclus en exprimant l’espoir, comme le dit la fin de votre lettre, que nous ayons l’occasion de nous rencontrer personnellement et de discuter en tête-à-tête. Je vous adresse ma bénédiction de réussite en ce qui vous concerne personnellement, ce qui inclut, bien évidemment, l’accomplissement de la mission qui est confiée à chacun d’entre nous, celle de diffuser le Judaïsme traditionnel en tout endroit où l’on peut exercer une influence. Et, l’assurance nous a été donnée(4) que : “ l’on vient en aide à celui qui désire se purifier ”, d’une manière honorable.
Notes
(1) Monsieur A. Y. Walman, de ‘Holon. (2) Roch Hachana et Yom Kippour. (3) Dans le Midrash Vaykra Rabba, chapitre 29, au paragraphe 3. (4) Au traité Yoma 38b.
Lettre n°8231
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8231, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Mar ‘Hechvan 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre et j’ai bon espoir que vous-même et vos amis fuyez toute controverse, ce qu’à Dieu ne plaise, que vous ne prononcez pas de propos de médisance, envers qui que ce soit, que vous persuadez les autres de ne pas se mêler aux disputes. Chacun se consacrera donc à l’étude de la Torah, à la pratique des Mitsvot, dans la mesure de ce qui lui incombe. Et, vous vous efforcerez de faire un ajout, en la matière. En effet, nous avons reçu une Injonction particulièrement stricte : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”. Combien plus est-il une grave interdiction de la Torah de rechercher les défauts d’un autre Juif !
Lorsqu’une personne vient et crée un endroit supplémentaire pour y enseigner la Torah aux Juifs, la Hala’ha tranchée par le Choul’han Arou’h, Yoré Déa, chapitre 245, au paragraphe 22, stipule qu’on ne peut pas l’en empêcher et c’est à ce propos qu’il est dit : “ Dieu désire établir Sa justice. Il grandit et pare la Torah ”. Il est surprenant que vous sembliez ne pas prêter attention à cette décision hala’hique de notre sainte Torah, Torah de vie. Bien plus, les termes de ce verset indiquent que l’on doit venir en aide à celui qui agit de la sorte. Nos Sages constatent(1) qu’il est inutile de se plaindre du passé. Néanmoins, je veux espérer que, dès réception de la présente, vous consulterez cette décision du Choul’han Arou’h et vous vous y conformerez pleinement. Bien plus, de la sorte, la paix se multipliera. Or, c’est bien la paix(2) qui est le réceptacle contenant la bénédiction du Saint béni soit-Il. J’attends de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Voir le traité Bera’hot 54a. (2) Voir, à ce sujet, la fin du traité Ouktsin.
Lettre n°8232
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8232, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Mar ‘Hechvan 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du premier ‘Hechvan, dans laquelle vous me faites part de votre situation morale. Vous me proposez donc de venir ici(1). Vous comprendrez que je sois étonné et particulièrement surpris que vous puissiez envisager cette éventualité. En effet, comme vous l’écrivez vous-même, vous avez déjà passé quelques temps ici et, que vous le vouliez ou non, vous en avez sûrement tiré quelque chose. Néanmoins, tout ce qui appartient à la Torah doit, au final, être mis en pratique et, selon les termes de nos Sages(2) : “ Grande est l’étude qui conduit à l’action ”. La divine Providence vous a permis, d’une façon relativement aisée, de passer à l’action concrète, dans le domaine de l’éducation basée sur les valeurs sacrées, au sein d’une école de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël. Vous devez donc agir en ce sens, avec élan et ardeur, avec une immense joie et une intense activité, d’autant que vous vous apprêtez à bâtir un foyer éternel. Un tel travail est bien le canal et le réceptacle pour que vous fondiez votre foyer d’une manière fructueuse.
Or, à la place de tout cela, depuis votre retour en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, vous recherchez les moyens qui vous permettront d’échapper à cette mission et le mauvais penchant souhaite donner à cette attitude une apparence de crainte de Dieu. Il en résulte que vous devez effectivement assumer cette mission qui est la vôtre, dans la joie et l’enthousiasme, en l’endroit où vous vous trouvez actuellement, avec élan et ardeur. Bien entendu, vous étudierez également, pour votre propre compte, la partie révélée de la Torah, la ‘Hassidout et, en particulier, les lois qui sont nécessaires(3). L’assurance nous a été donnée(4) que : “ lorsqu’un homme se sanctifie quelque peu ici-bas, on le sanctifie largement d’en haut ”. Vous connaîtrez donc la réussite.
Je suis très surpris que vous ne me disiez rien de vos activités, pendant le mois de Tichri. Il s’agit, en effet, d’un mois ayant une portée générale(5). Sans doute me préciserez-vous tout cela à la prochaine occasion. La date du mariage sera fixée, en un moment bon et fructueux, au cours d’une discussion entre les deux familles, comme le veut la coutume. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le destinataire de cette lettre est un jeune homme de Terre Sainte demandant au Rabbi de s’installer auprès de lui, à New York. (2) Dans le traité Kiddouchin 40b. (3) A la pratique quotidienne. (4) Dans le traité Yoma 39a. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°8224.
Lettre n°8233
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8233, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Mar ‘Hechvan 5722,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre(1). Puisse Dieu faire qu’en tous les domaines, vous me donniez de bonnes nouvelles, d’un bien véritable. En l’occurrence, le début, la tête de la Paracha de cette semaine(2) explique :
Va-t-en pour toi : L’enseignement général qui est délivré ici consiste à aller de l’avant, vers ton existence véritable(3), vers la quintessence de toi-même, l’essence de quiconque est le descendant de notre père Avraham. Pour cela, il faut se détacher, s’en aller,
de ton pays : des domaines matériels et rudes, de la grossièreté de l’action concrète émanant de l’âme animale,
de ta patrie : de ce qui provient de l’habitude, des émotions de l’âme animale,
et de la maison de ton père : des forces intellectuelles de l’âme animale. C’est de cette façon que l’on se dirige
vers le pays supérieur que Je te montrerai. Le Baal Chem Tov enseigne(4), au nom de Rabbi Saadia Gaon, que l’homme est créé, dans ce monde, essentiellement afin de briser ses propres émotions. Et, c’est à ce propos qu’il est dit : “ Va-t-en pour toi ”. A un stade plus haut, c’est le sens de la réponse que fit l’Admour Hazaken(5) au Tséma’h Tsédek : “ Tout le but de la ‘Hassidout est de modifier la nature de ses émotions ”. Et, une Injonction de Dieu, transmise par Ses serviteurs, nos maîtres et chefs, est également une force accordée(6). Néanmoins, cela doit émaner de toi, résulter de ton choix. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, en tout cela,
Notes
(1) Cette lettre a été adressée à plusieurs personnes, entre le 5 et le 10 Mar ‘Hechvan. Elle figure également dans le Likouteï Si’hot, tome 2, à la page 659. Voir, sur le même sujet, la lettre n°8543. (2) La Parchat Le’h Le’ha. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir, à ce sujet, la fin du premier et du second discours ‘hassidiques intitulés Le’h Le’ha, dans la séquence de discours ‘hassidiques de 5666 et le Zohar, tome 1, au début de la Parchat Le’h Le’ha ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Kéter Chem Tov, page 3c et, dans l’édition Kehot, pages 4d et 5a. ” (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Likouteï Dibbourim, tome 1, Sim’hat Torah 5694, au paragraphe 6 ”. (6) Pour la mettre en pratique.
Lettre n°8234
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8234, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 ‘Hechvan 5722,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre de la veille de Roch ‘Hodech ‘Hechvan, dans laquelle vous évoquez une proposition de mariage qui vous a été faite, avec un homme âgé de plus de quarante ans. Votre lettre semble indiquer que la différence d’âge entre lui et vous est significative(1). Il convient également, avant d’aller plus loin, de déterminer pour quelle raison cet homme ne s’est pas marié, jusqu’à maintenant. Il faut le savoir clairement et réfléchir également à cette différence d’âge, qui a une portée certaine(2). Vous avez sûrement des amis dans la ville où réside cet homme. Ils pourront donc vous aider, en la matière(3).
Vous faites aussi référence à votre subsistance matérielle et vous me dites que vous dirigez une affaire, mais vous n’en êtes pas pleinement satisfaite. De façon générale, à notre époque, il n’est pas bon d’abandonner une source de subsistance qui fonctionne, qui a acquis de l’expérience. En l’occurrence, cette affaire a d’ores et déjà été pleinement réalisée, depuis longtemps, de sorte que celle qui la remplacera devra être solide et ferme. Or, cela n’est pas facile à trouver, à l’heure actuelle, alors que de nombreuses réalisations sont modifiées, d’un jour à l’autre, d’une semaine à l’autre. En outre, changer d’affaire n’est pas positif non plus par rapport aux fiançailles. En effet, on(4) observe ce point ou bien l’on s’interroge, à ce propos et un commerce fonctionnant depuis plusieurs années fait bonne impression. Il faut y penser avant d’abandonner une affaire ancienne pour en introduire une nouvelle.
Le point essentiel, conformément au début de votre lettre, dont l’importance est fondamentale, est donc bien un comportement quotidien qui soit conforme aux enseignements de notre Torah, Torah de vie, au respect de ses Mitsvot, desquelles il est dit : “ On vivra par elles ”. Il doit en être ainsi de tout temps et en tout lieu. Combien plus est-ce le cas quand on se trouve dans une situation rendant nécessaire une bénédiction particulière, un succès émanant de Dieu, afin d’être en mesure de répondre à une question aussi capitale que celle qui se pose à vous, à l’heure actuelle. Il serait judicieux de donner, chaque matin, quelques pièces à la Tsédaka. Bien entendu, vous vous y engagerez sans en faire le vœu. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2042. (2) Une incidence effective sur la vie du couple. (3) Fournir les informations nécessaires. (4) L’homme souhaitant se marier, qui recherche, lui aussi, des informations sur la jeune femme qu’on lui propose.
Lettre n°8235
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8235, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Mar ‘Hechvan 5722,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je lis, avec une grande surprise, votre lettre et votre télégramme me faisant part de votre état d’esprit, que je viens de recevoir. Et, vous comprendrez ma surprise, car vous avez personnellement observé des miracles et des merveilles évidentes, d’un bien visible et tangible. Et, ma surprise est encore plus clairement soulignée, parce que les dernières semaines portent l’empreinte du mois de Tichri, dont la fin et la conclusion ont été Sim’hat Torah, une joie débordant toutes les barrières, les limites et les entraves. De plus, la Hala’ha précise(1) que Sim’hat Torah se prolonge jusqu’au 7 ‘Hechvan, selon le Sifteï Cohen, ‘Hochen Michpat, chapitre 43, au paragraphe 47. Et, après tout cela, il est une Injonction(2) d’intérioriser cette joie et ce qui la concerne, afin de la conserver tout au long de l’année.
Pour ce qui vous concerne personnellement, comme l’établissent différents textes et comme on peut le déduire de ce qui vient d’être dit, vous devez, précisément, renforcer votre confiance en Dieu, Qui guérit toute chair et accomplit des merveilles, au point d’éprouver une joie évidente, qui est le canal et le réceptacle permettant d’obtenir la bénédiction de Dieu, afin que le traitement ait une immense réussite, qu’il suscite une prompte et complète guérison. J’attends, très prochainement, de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction de bonne santé et pour donner ces bonnes nouvelles,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°8540. (2) Voir, à son sujet, la lettre n°8224. Le mot “ Injonction ” est souligné par le Rabbi.
Lettre n°8236
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8236, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[8 Mar ‘Hechvan 5722]
Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 6 Mar ‘Hechvan, dans laquelle vous me décrivez vos activités, qui vous permettent de gagner votre vie. Vous m’affirmez que vous avez du mal à trouver un travail qui vous convienne. Vous comprendrez que j’en sois surpris, car nos Sages disent(1) que : “ Celui Qui donne la vie accordera également la subsistance ” et le Kountrass Ou Mayan(2) explique qu’il est nécessaire, pour cela, d’agir, de travailler, ainsi qu’il est dit : “ L’Eternel ton Dieu te bénira en tout ce que tu feras(3) ”. Il existe donc nécessairement un travail qui vous convient, mais, comme pour tout ce qui est lié à ce monde matériel, l’effort et la peine sont parfois nécessaires. Tel est l’usage du monde et il est donc clair qu’il n’y a pas lieu de s’en affecter. Il a déjà été précisé que : “ l’homme est né pour l’effort ” et le verset souligne que : “ si tu manges par l’effort(3) de tes mains, tu seras heureux ”.
J’espère qu’à réception de la présente, vous prendrez conseil auprès de vos amis, les ‘Hassidim de votre endroit, devant lesquels vous exposerez, par le détail, ce que vous avez fait jusqu’à maintenant. Vous serez ainsi en mesure de déterminer si vous avez effectivement consenti à l’effort nécessaire, sans que celui-ci ait été couronné de succès, ou bien si cela n’a pas encore été le cas. Et, il a déjà été dit que : “ le salut émane des nombreux conseillers ”.
Notes
(1) Voir le traité Taanit 8b. (2) Du Rabbi Rachab, à partir de la page 108. (3) L’action concrète est donc nécessaire. Les mots : “ feras ” et “ l’effort ” sont soulignés par le Rabbi.
Lettre n°8237
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8237, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[9 Mar ‘Hechvan 5722]
Vous m’écrivez à propos de votre nom(1). Or, les premiers et les derniers Décisionnaires précisent qu’un homme est maître de son nom. S’il le change, y compris lorsque ce changement est véritable, celui qu’il adopte devient le sien, de tous les points de vue.
J’ai lu vos articles sur les Mitsvot, dans le périodique de Toronto. A différentes reprises, vous y employez l’expression : “ Il doit ”(2) à propos de Dieu. Certes, une telle formulation est courante et l’on dit aussi de Lui : “ il est naturel ”, dans différents textes, y compris dans des livres de Kabbala. A ce propos, vous consulterez, en particulier, le Pardès, à la fin de la seconde porte, le Ets ‘Haïm, au début de la première porte, le Chomer Emounim, dans la première discussion, à partir du paragraphe 41 et dans la seconde discussion, à partir du paragraphe 13. Vous consulterez ces textes. Il est clair qu’il doit y avoir une explication à cela, car rien ne s’impose à Dieu(3). Que Dieu nous garde de le penser, car rien ne Lui est impossible, comme le soulignent les responsa du Rachba, au chapitre 418 et telle est aussi la conclusion de la ‘Hassidout. L’idée est donc brièvement la suivante(4). On peut voir(5) que Dieu a voulu(5)une création conforme à des lois et à une certaine organisation, mais Il peut, encore à l’heure actuelle(5), éprouver une autre Volonté. Sur la base de cette organisation qu’Il a voulue, Il “ doit ” effectivement créer Ses Attributs, les Sefirot. L’une de ces lois établit, en effet, que la création de Celui Qui est infini possède elle-même ce caractère.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°8336. (2) En anglais dans le texte, “ must ”, le reste de la lettre étant en hébreu. (3) De sorte que l’expression : “ Il doit ” est impropre. (4) Voir, à ce propos, le Likouteï Si’hot, tome 30, à la page 3. (5) Les mots : “ voir ”, “ voulu ” et “ encore à l’heure actuelle ” sont soulignés par le Rabbi.
Lettre n°8238
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8238, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Mar ‘Hechvan 5722,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Eliezer(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, avec plaisir, la parution du dixième tome des livres de la série : “ Le puits de la ‘Hassidout ”. Celui-ci m’a été adressé et il me parviendra sûrement, ces prochains jours. Je vous remercie d’avoir pensé à me l’adresser. De même, j’ai été particulièrement satisfait d’apprendre la création d’un comité chargé d’organiser une fête en votre honneur, à l’occasion de la parution de vos livres, ce qui veut bien dire que l’on apprécie votre entreprise. J’espère que cette fête permettra également d’apprécier et d’honorer la nature même de la ‘Hassidout, la profondeur et la valeur de son enseignement, plus encore du mode vie qu’elle prône.
En effet, la ‘Hassidout insiste essentiellement sur la synthèse finale, qui prend la forme d’un comportement adapté à ses conclusions et à ses objectifs, afin de bâtir pour Dieu une demeure ici-bas. Ainsi, l’auteur du Tanya souligne que la finalité ultime est, à proprement parler, ce monde matériel et grossier, le plus inférieur qui soit, qui est défini comme celui de l’action concrète, Assya. Et, c’est précisément par l’intermédiaire de cette action concrète qu’il peut être transformé. Selon les termes de nos Sages, “ l’acte est essentiel ” et “ grande est l’étude qui conduit à l’action ”. Néanmoins, à notre époque en particulier, il n’est pas de mots pour expliquer à quel point une telle action est importante, comme l’explique longuement l’Admour Hazaken, aux chapitres 36 et 37 du Tanya.
Il convient de souligner, en particulier, qu’il est une lettre, constituant le chapitre 20 d’Iguéret Ha Kodech, une partie du Tanya, introduite par : “ Lui et Sa vitalité(2) ne font qu’un. Lui et Ses vêtements(3) ne font qu’un ”, que l’Admour Hazaken écrivit : “ quelques jours avant son décès, dans le village de Pyena ”, selon les termes de son petit-fils et successeur, le Tséma’h Tsédek(4). En outre, l’un des grands disciples de l’Admour Hazaken, Rabbi Aharon de Strochélé précise que : “ il l’écrivit avant de s’insérer dans la lumière de la vie ”. L’idée qu’elle développe est brièvement la suivante. La grande importance des Mitsvot que l’on met en pratique, d’une manière concrète, est la finalité ultime de la descente d’une âme, en ce monde matériel.
Puisse Dieu faire que vous observiez les résultats de vos efforts, ce qui veut dire que la lecture et l’étude de vos livres exerceront un effet significatif sur le cerveau de vos lecteurs et sur leurs forces intellectuelles, afin de mettre en éveil les sentiments de leur cœur. Puis, “ le cœur distribue à tous les membres ”(5) qui peuvent, à leur tour, adopter un comportement en conséquence, afin de bâtir la demeure de Dieu, comme le disent nos Sages, de mettre en pratique Sa Volonté et Son désir, d’un cœur entier. Grâce au “ puits de la ‘Hassidout ”, on pourra creuser des puits contenant de l’eau, provenant de la source des eaux vives. Le mérite de ce qui est public dépend de vous. Avec mes respects et ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Monsieur E. Steinman. Voir, à son sujet, les lettres n°7666 et 8612. (2) Sa Lumière, à l’origine de la création. (3) Ses réceptacles, contenant cette lumière. (4) Dans le Dére’h Mitsvoté’ha, à la page 170a. (5) Selon l’expression du Zohar, tome 3, à la page 161b.
Lettre n°8239
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8239, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Mena’hem Av 5722,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Tsvi Hirsch Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 6 ‘Hechvan, dans laquelle vous me dites que la Bar Mitsva de votre fils sera ce vendredi, veille du saint Chabbat. Il importe, en pareil cas, qu’une réunion ait lieu au jour même de sa Bar Mitsva, en présence d’au moins dix personnes(2). A cette occasion, le Bar Mitsva commentera la Torah, sa partie révélée et la ‘Hassidout. En effet, il est dit, à
propos de ce jour, comme l’explique le Zohar, tome 2, à la page 98a : “ C’est en ce jour que Je t’ai enfanté ”. Vous consulterez également le Zohar ‘Hadach, à la Parchat Béréchit, aux pages 10c et 15b. Bien entendu, en plus de cela, il devra monter à la Torah, lors de sa lecture la plus proche(3), ce qui veut dire, pour ce qui le concerne, le saint Chabbat suivant. Les autres célébrations dépendront de vos intentions, en fonction des conditions de la ville et de l’endroit.
Je suis très surpris que vous ne mentionniez rien de vos actions destinées à diffuser les sources(4). Certes, vous avez adopté cette attitude depuis de nombreuses années déjà et il est dit(5) que : “ celui qui commet une faute, puis le fait encore a, au final, l’impression de faire un acte permis ”. Pourtant, il n’y a bien là qu’une comparaison(6). Combien plus est-ce le cas en l’occurrence car, d’un jour à l’autre, nous nous approchons de la délivrance véritable et complète. De temps à autre, grandissent donc la nécessité, le besoin, l’effort de diffuser ces sources(4). Et, l’on connaît la sainte lettre(7) du Baal Chem Tov, à ce sujet. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav T.H. Pfeffer, de Pittsburgh. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°7201, 7224 et 7405. Le Rabbi souligne l’expression : “ au jour même ”. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°6234. (4) De la ‘Hassidout à l’extérieur. (5) Voir le traité Yoma 86b. (6) Il n’est donc pas possible d’en faire un comportement réellement permis. (7) Publiée au début du Kéter Chem Tov.
Lettre n°8240
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8240, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Mar ‘Hechvan 5722,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Nathan Mena’hem(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de ce mercredi et, en son temps, votre livre Rayonot Nathan(2) sur la Torah. Je vous en remercie. Conformément à mon habitude, en pareil cas, je vous joins, ci-dessous, deux ou trois remarques que je formule, dans la limite de ce que mon temps me permet. Puisse Dieu faire que vous vous serviez de vos capacités et de cette opportunité qui se présente à vous pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. En effet, nos Sages constatent que : “ grande est l’étude qui conduit à l’action ” et ils disent que : “ l’acte est essentiel ”(3). Vous le ferez dans la joie et l’enthousiasme, ce que nous enjoint également notre Torah, Torah de vie, comme le dit le Rambam, à la fin des lois du Loulav. Avec mes respects et ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Vous savez que, de façon générale, on ne soulève pas d’objection contre un commentaire(4), comme le dit le Chaar Ha Pessoukim, à propos du verset Chemot 1, 14. Néanmoins…,
sur l’introduction : Il faudrait en modifier au moins la forme, car il est clair que, de manière concrète, il est ici question du fait de réciter la bénédiction de la Torah quand on en rédige un commentaire. Il aurait donc convenu de préciser que ceci concerne uniquement celui qui les rédige avant(5) d’avoir récité la bénédiction de la Torah figurant dans les bénédictions du matin(5).
au début du livre, à la page 19 : Pourquoi la Torah commence-t-elle par un Beth plutôt que par un Aleph ? De fait, on peut objecter(6) que plusieurs termes commençant par un Beth décrivent le contraire de la bénédiction.
Pour ce qui est du fait que la Torah aurait pu commencer par : “ Voici les descendances des cieux ”, vous consulterez, sur la question, le Tana Dveï Elyahou Rabba, qui dit, à la fin du chapitre 31 : “ En quoi le Beth se distingue-t-il ? Parce qu’il est dit : ‘au commencement, Dieu créa’. Or, il aurait fallu dire : ‘Dieu a créé au commencement’(7). En fait, il s’agit ici de commencer par un Beth, initiale de Bera’ha, bénédiction. Et, si tu objectes que le Beth introduit également le verset : ‘pleurer (Ba’ho), tu pleureras’… ”. Vous verrez aussi le Zohar, tome 1, à la page 205b, qui dit : “ Le Beth survint, qui est un signe de bénédiction. Ce n’est pas par le Aleph que le monde a été créé, afin de ne pas faire de place à ‘l’autre côté’(8), qui est appelé ‘maudit’(9). ”
à la même référence : S’agissant de l’antériorité des points(10), voici ce que dit le Pardès, au début de la porte 28 : “ Il est établi que les Sages d’Israël ont reçu une tradition, d’une génération à l’autre depuis Ezra le scribe, qui lui-même la reçut, d’une génération à l’autre, depuis Moché notre maître, puisse-t-il reposer en paix, qui l’entendit de Dieu sur le mont Sinaï, selon laquelle les différents points sont au nombre de douze ”. Les positions des références que vous citez ont déjà été contredites depuis bien longtemps. Et, observez combien fut grande la peine de l’auteur du Sdeï ‘Hémed, qui ne cita leurs propos que pour les écarter résolument(5) ! Vous consulterez, à ce propos, la longue explication de son discours Pekouot Sadé, qui se trouve à la fin du Sdeï ‘Hémed(11).
à la fin du livre, à la page 274 : Un Grand commente la proximité qui peut être constatée entre la conclusion de la Torah et son début. Or, il aurait fallu revoir la formulation de ce passage. En effet, il semble que vous fassiez allusion à l’explication bien connue selon laquelle un miracle accompli par Moché, notre maître est plus important que ceux qui se produisirent par la suite, y compris dans le même contexte(5). Ce fut le cas, par exemple, pour le passage de la mer Rouge et l’ouverture du fleuve Guinaï, décrite par le traité ‘Houlin 7a. En effet, le miracle de Moché fut l’entrée en matière, le premier. Or, l’origine de cette explication est le commentaire du Baal Chem Tov sur l’affirmation de nos Sages selon laquelle : “ le monde entier est nourri pour(5) ‘Hanina mon fils ”, qui lui-même réalisa une telle entrée en matière. Vous consulterez le Séfer Toledot Yaakov Yossef, au début de la Parchat Kedochim, de même que ce qu’écrit l’Admour Hazaken, dans le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Tazrya. Pour ce qui est de cette proximité, on peut aussi rappeler la question que posent nos Sages, au traité Nedarim 39b : “ N’est-il pas dit qu’il n’y a ‘rien de nouveau sous le soleil’ ? ”. C’est le sens de la suite des versets : “ pour tous les signes et pour tous les miracles qu’il accomplit ”. Et, cela ne fut pas un fait nouveau, car : “ au commencement, Dieu créa… ” et “ le Saint béni soit-Il fixa une condition à la création originelle ”, qui s’applique aussi aux miracles, comme l’expliquent nos Sages, dans le Midrash Béréchit Rabba, chapitre 5, au paragraphe 5, le Zohar, tome 2, à la page 198b, le commentaire de la Michna et les Tossafot Yom Tov sur le traité Avot, chapitre 5, à la Michna 6.
Notes
(1) Le Rav N.M. Mandel, de Kew Garden. Voir, à son sujet, les lettres n°2488 et 2553. (2) Les réflexions de Nathan. (3) Voir le traité Kiddouchin 40b. Voir aussi la lettre n°8238. (4) Un même concept pouvant recevoir plusieurs commentaires, divergents le cas échéant. (5) Le Rabbi souligne les mots : “ avant ”, “ matin ”, “ résolument ”, “ y compris dans le même contexte ” et “ pour ”. (6) A la réponse d’ordinaire apportée à cette question, le fait que Beth est l’initiale de Bera’ha, bénédiction. (7) “ Au commencement (Béréchit), Dieu créa ” fait commencer la Torah par un Beth, alors que : “ Dieu (Elokim) créa au commencement ” l’aurait faite commencer par un Aleph. (8) Celui du mal. (9) Arour, terme qui commence par un Aleph. (10) A l’origine des Attributs de Dieu, par lesquels la création fut réalisée. (11) Tome 9, chapitre 4, à partir de la page 1916d.
Lettre n°8241
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8241, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Mar ‘Hechvan 5722,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Ichaya Aryé(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 7 ‘Hechvan, dans laquelle vous me faites part de votre projet de publier le contenu de la prière, sous la forme du Sidour du Baal Chem Tov. Vous me demandez ce que j’en pense. Concrètement, il y a là deux points différents, un Sidour, d’une part, c’est-à-dire le rituel de la prière, d’autre part son contenu, ce qui peut être envisagé de deux façons, un commentaire littéral, comme celui du Baal Chem Tov ou bien des considérations générales sur la prière et sur sa nature.
S’agissant du Sidour du Baal Chem Tov, on sait que ceux qui utilisent le Sidour du Ari Zal disposent maintenant également de celui du Baal Chem Tov. A ce propos, vous consulterez la porte du Sidour du Ari Zal, du Rav C.de Rachkov. Pour ce qui est de la signification des mots selon la ‘Hassidout du Baal Chem Tov, on trouve différents textes, à ce propos, dans les ouvrages de ses disciples. Seuls quelques-uns d’entre eux mentionnent nommément le Baal Chem Tov. Pourtant, il semble qu’ils soient, pour la plupart, basés sur son enseignement, la minorité portant témoignage sur la majorité(2). En outre, un recueil sur le contenu de la prière, selon l’enseignement du Baal Chem Tov, a été établi, à partir de différents ouvrages et il est imprimé dans le “ Baal Chem Tov sur la Torah ”, du Rav Chimeon Mena’hem Mendel, le Cho’het, à la Parchat Noa’h.
Tout est effet de la divine Providence(3). J’ai donc le devoir et le mérite de vous souligner la nécessité de fixer un temps pour l’étude de la dimension profonde de la Torah, laquelle, à notre époque, a été révélée par la ‘Hassidout. Il convient donc de l’étudier chaque jour et, d’une manière accrue, pendant le Chabbat qui est saint pour Dieu. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,
Pour ce qui est des références citant le Baal Chem Tov, dans le Tanya, le Torah Or et le Likouteï Torah, vous consulterez les index se trouvant à la fin de ces ouvrages.
Notes
(1) Le Rav I.A. Dvurks, de Montréal. (2) Les quelques textes citant le nom du Baal Chem Tov donnent une indication sur tous ceux qui ne le citent pas. (3) En l’occurrence, le fait que le destinataire de la présente se soit adressé au Rabbi.
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