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Iguerot Kodesh — lettres 8201 à 8221

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°8201

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8201, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

jours de Seli’hot 5719,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, ayant de

profondes connaissances, de bons comportements et de

multiples accomplissements, le Rav David(1),

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse, par la présente, à vous-même et à tous les vôtres, ma bénédiction afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement. Avec ma déférence, mes respects et ma bénédiction,

N. B. : Pour faire suite à votre visite et à notre discussion, me basant sur le verset : “ Je suis l’ami de tous ceux qui Te craignent ”, je vous joins un chèque personnel, destiné à la cause dont vous m’avez parlé, lorsque vous étiez ici. Je vous joins également une copie de ma lettre, qui a été adressée à tous à l’occasion de la nouvelle année(2), faisant suite à celle de la Chemitta, qui est un “ Chabbat pour l’Eternel ”. Nos Sages soulignent que la même expression fut employée à propos du Chabbat de la création, lorsque la nuit elle-même fut lumineuse. Puisse Dieu faire que nous obtenions prochainement l’accomplissement de la promesse selon laquelle : “ la nuit éclairera comme le jour ”, avec la venue de notre juste Machia’h.

Notes

(1) Le Rav D.Jungraiz, de Jérusalem. (2) Il s’agit de la lettre n°7014.

Lettre n°8202

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8202, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Tichri 5720(1),

Je fais réponse à votre lettre du 7 Tichri, dans laquelle vous me décrivez l’organisation de vos études, votre participation au programme des cours du soir et votre étude des lois qui sont nécessaires. Bien que vous ne le précisiez pas, vous avez sûrement adopté les trois études, bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya, de même que celle de textes de la ‘Hassidout qui correspondent à votre situation.

Puisse Dieu vous accorder la réussite en tout cela. Vous investirez votre effort en votre étude, car nos Sages affirment que : “ celui qui fait des efforts les voient couronnés de succès ”. Bien plus, vous me dites que vous venez de commencer à porter les Tefillin(2) et sans doute, comme le veut notre coutume, commencerez-vous, au bout de quelques jours, à réciter la bénédiction(3). En effet, la finalité des Tefillin est d’assujettir le cœur et le cerveau(4), comme l’explique le Choul’han Arou’h, cité par le chapitre 41 du Tanya. Vous étudierez avec l’ardeur et la constance nécessaires. Puisse Dieu faire, en outre, que vous influenciez vos amis en ce sens. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles et pour une joyeuse fête(4),

Notes

(1) 1959. (2) Soit deux mois avant la Bar Mitsva. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°7134. (4) Au service de Dieu. (5) De Soukkot.

Lettre n°8203

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8203, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Tichri 5720,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

N’énonçant qu’une évidence(1), je soulignerai ici l’immense travail qu’ils(2) ont réalisé et qu’ils réalisent encore à l’heure actuelle(3) au sein de nos frères, les enfants d’Israël sefardim du Maroc. Cette œuvre se développe sans cesse, bien qu’elle impose l’exil à plusieurs ‘Hassidim, avec les membres de leur famille, loin de leur endroit de résidence et de leur environnement naturel. Combien plus les ‘Hassidim de votre ville doivent-ils donc agir ainsi, dans toute la mesure de leurs moyens. Il est certain que leur effort produira un bon fruit. Ils réuniront et unifieront les cœurs. Or, toute action en ce sens, même si elle est uniquement matérielle, est fondamentale. On connaît le dicton du Baal Chem Tov, dont nous célébrons cette année le bicentenaire de la Hilloula, selon lequel une âme vient dans ce monde et s’y introduit dans un corps, pendant soixante-dix ou quatre-vingt ans, uniquement dans le but de rendre service à un Juif, matériellement ou spirituellement.

Là encore, une longue explication n’est nullement nécessaire, car ceci fait partie de la mission sacrée selon laquelle : “ tes sources(4) se répandront à l’extérieur ”, y compris parmi nos frères sefardim. Certes, eux-mêmes se passionnent depuis très longtemps pour l’enseignement profond de la Torah, mais, ces toutes dernières années, se sont répandues en cet endroit les sources de l’enseignement de la ‘Hassidout, du Baal Chem Tov, de ses disciples en général, de l’élève de son disciple(5), notre maître(6) et de tous les maîtres de ‘Habad, en particulier. En empruntant des voies agréables et avec proximité, de différentes façons, il est certain que l’on développera la diffusion de l’enseignement du Baal Chem Tov, que celui-ci sera accepté et intégré d’une manière de plus en plus profonde.

Nous sommes en des jours favorables et il est dit que “ l’on confère un mérite à un jour qui est par nature propice ”. Vous m’annoncerez donc de bonnes nouvelles de tout cela, d’un bien visible et tangible. En effet, Tichri est le septième mois(7). Il possède intégralement cette qualité(8), qui n’est pas uniquement l’apanage de ses jours de fête et nos Sages disent, en effet, qu’il est “ rassasié(9) de tout le bien ”. En outre, on connaît l’explication de nos maîtres(10) d’après laquelle ce mois a une portée générale, qui concerne toute l’année et qui se prolonge en chacun de ses jours. Dieu fasse qu’il en soit ainsi en tout ce qui concerne votre ville, ses actions communautaires et ses réalisations spécifiques. Vous révélerez la bénédiction et le bien de ce mois en les jours qui viennent, pour le bien, dans la joie et l’enthousiasme. Vous multiplierez vos actions positives et vous convaincrez les autres d’en faire de même. Avec ma bénédiction afin de développer votre ville dans tous les domaines, de sorte que : “ tu te répandras ”. Dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Textuellement : “ citant la pratique de Judée à l’appui de ce qui est clairement établi par le verset ”, selon la formule talmudique traditionnelle. (2) Les émissaires du Rabbi au Maroc. (3) L’expression : “ à l’heure actuelle ” est soulignée par le Rabbi. (4) De l’enseignement du Baal Chem Tov, de la ‘Hassidout. (5) Le Maguid de Mézéritch. (6) L’Admour Hazaken. (7) De l’année commençant en Nissan. (8) Celle d’être le septième. (9) Sova, la satiété, est de la même étymologie que Chevii, septième. (10) Voir, à ce sujet, le Séfer Ha Si’hot 5750 (1989), tome 1, page 72, dans la note 18.

Lettre n°8204

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8204, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Mar ‘Hechvan 5720,

Brooklyn,

A monsieur Daniel(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 13 ‘Hechvan, dont le contenu a été transmis à notre bureau de Paris(2) qui regroupe toutes nos activités en Europe, y compris la fondation et la direction de Yechivot et, plus généralement, d’écoles.

Vous me dites que vous devez passer des examens de comptabilité. Votre nom sera donc mentionné, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous les réussissiez. Bien entendu, votre ferme résolution de renforcer votre pratique de la Torah et des Mitsvot, d’agir au quotidien, sera la voie, le réceptacle permettant d’obtenir les bénédictions de Dieu. Plus l’on consent à un effort, en la matière et plus les bénédictions que l’on reçoit de Dieu sont importantes.

Vous envisagez de passer un été dans une Yechiva Loubavitch. Vous me parlez également d’un jeune homme qui, dernièrement, n’a pas un bon comportement. Or, lui-même serait désireux de passer les mois d’été dans une Yechiva. Vous contacterez, pour cela, la Yechiva dans laquelle vous vous êtes d’ores et déjà trouvé, celle de Lod. De la sorte, cela sera plus facile pour ce jeune homme. Vous avez sûrement reçu, en son temps, ma réponse à votre précédente lettre. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

E. Kwint,

Notes

(1) Monsieur D. Mayers, de Rotterdam. (2) Dirigé par le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski. Voir, à son sujet, la lettre n°7809.

Lettre n°8205

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8205, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Kislev 5720,

Brooklyn,

Aux dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A) Nous avons bien reçu vos lettres des 25, 28 et 30 Mar ‘Hechvan, avec ce qui y était joint. Le compte-rendu se réfère aux activités communautaires menées par les élèves. Si celles-ci sont effectivement conformes à ce qui est décrit par ce compte-rendu, si elles sont effectuées pendant les temps d’étude, vous me ferez sûrement une proposition afin de les réduire, de la manière qui convient, de sorte qu’il ne soit plus question de passer outre aux temps d’étude, bien au contraire. Néanmoins, vous avez sûrement conscience que ces activités, si la direction de la Yechiva s’en sert dans le domaine et de la façon qui conviennent, attireront de nouveaux élèves dans les écoles ‘Habad, en général et à la Yechiva Tom’heï Temimim, en particulier(1). Au final, chacun doit tout de même comprendre qu’il faut faire quelque chose, en la matière. C’est bien évident.

B) Vous comprendrez ma surprise mêlée de peine en observant que vous ne manifestez aucun intérêt à la rédaction d’un recueil des commentaires mis au point par les élèves(2). Or, cela fait bien longtemps que je vous ai écrit, à ce sujet. Il serait bon qu’un fascicule soit publié pour le 19 Kislev, mais il semble que l’on ne dispose plus du temps nécessaire pour cela. Celui-ci paraîtra donc pour le 24 Tévet(3) ou, au plus tard, pour le 10 Chevat(4). Car, rien ne résiste à la volonté. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même que dans tous les domaines, à la fois communautaires et personnels,

M. Schneerson,

[Lettre du secrétariat ayant le même objet]

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Sivan 5719(5),

A l’attention des dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim

de Lod, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Nous vous adressons, dans un colis spécifique, un recueil de commentaires des élèves qui a été édité à la veille de Chavouot(6). Nous espérons en publier d’autres par la suite. Ce recueil contient sept enseignements de la partie révélée de la Torah et sept de la ‘Hassidout, qui ont été développés par quatorze élèves. Depuis le mois de Kislev, cette année, deux groupes ont été formés, sur la proposition du Rabbi Chlita, l’un pour l’enseignement révélé de la Torah, l’autre pour la ‘Hassidout. En dehors de leurs étude à la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch, ces élèves se sont investis encore plus profondément, ainsi qu’il est dit : “ Et, tu te répandras ”. On vous a sûrement rapporté d’autres détails sur la formation de ces groupes, sur la manière dont ils étudient, sur l’abnégation et l’ardeur des élèves, de même que sur leur réussite, avec l’aide de Dieu.

Nous vous proposons donc de constituer, à votre tour, deux groupes similaires, parmi les élèves de votre Yechiva. Bien entendu, les élèves choisis à cet effet devront posséder les capacités nécessaires, ne pas agir sous la contrainte, mais uniquement de leur plein gré. En l’occurrence, le chiffre sept n’est pas impératif. Après avoir constitué ces groupes, vous adopterez sûrement la même organisation qu’ici, selon laquelle les élèves rédigent une explication de la partie révélée de la Torah ou bien une de la ‘Hassidout, chacun selon son groupe d’appartenance. Par la suite, ces explications sont rédigées, de sorte qu’elles puissent être publiées en un recueil spécifique ou bien au sein d’un ouvrage plus général. Vous voudrez bien me dire ce qui aura été fait, en la matière. Je vous en remercie d’avance. Avec mes respects et ma bénédiction,

Le secrétaire,

E. Kwint,

Notes

(1) Ce qui signifie qu’elles ne peuvent pas être supprimées, mais uniquement réduites. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°6162, 8208 et 8210. (3) Date de la Hilloula de l’Admour Hazaken. (4) Date de la Hilloula du précédent Rabbi. (5) 1959. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°6966.

Lettre n°8206

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8206, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Kislev 5720,

Brooklyn,

Aux jeunes gens participant à l’étude fixée de ‘Hassidout,

que Dieu vous accorde de longs jours et de bonnes années,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 10 Kislev, fête de la libération de l’Admour Haémtsahi. Vous m’y annoncez une bonne nouvelle, puisque vous avez pris la résolution positive de fixer un temps pour l’étude de la ‘Hassidout pendant le saint Chabbat et qu’un office publique aura lieu par la suite. Puisse Dieu faire que cette étude et cette prière soient conformes aux enseignements de nos maîtres, dont le mérite nous protégera. L’étude conduira donc à l’action et la prière attachera celui qui la prononce à Celui Qui l’exauce. Par la suite, on en conservera la trace tout au long du jour et pendant l’ensemble de la semaine suivante.

Vous avez le mérite d’être des étudiants de la sainte Yechiva Tom’heï Temimim, qui réunit à la fois l’étude de la partie révélée de la Torah et celle de son enseignement profond, de sorte que la dimension profonde en éclaire la partie évidente. En votre comportement et en tout ce qui vous concerne, vous devez donc être dignes de l’expression qui est employée à propos de tous les élèves de la Yechiva Tom’heï Temimim : “ une bougie pour éclairer ”, comme vous le demandent nos maîtres, qui insufflent également les forces nécessaires pour y parvenir. Avec ma bénédiction afin d’étudier la Torah avec crainte de Dieu, de prier de la manière qui convient et, plus généralement, de mettre en pratique les Mitsvot de la meilleure façon, en bonne santé,

M. Schneerson,

Lettre n°8207

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8207, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Kislev 5720,

Brooklyn,

Au jeune Ezra(1),

Je te salue et te bénis,

Je fais réponse à ta lettre, dans laquelle tu me dis que tu enseignes le Tanya aux élèves(2). Il est, cependant, nécessaire de distinguer le comportement effectif de celui qui délivre cet enseignement et les efforts qu’il déploie en ce domaine(3) de l’attitude des élèves eux-mêmes. Il est clair que, si ces derniers formulent le souhait d’étudier le Tanya, on ne les repoussera pas(4), ce qu’à Dieu ne plaise.

Nous vivons véritablement la période du “ talon du Machia’h ”(5) et le saint Baal Chem Tov écrit, dans son épître bien connue, publiée dans le Porat Yossef, il y a plus de cent ans, que le roi Machia’h viendra “ lorsque tes sources se répandront à l’extérieur ”, celles du Baal Chem Tov. Que l’on comprenne donc tout cela et que l’on s’en pénètre de la manière qui convient ! La diffusion des sources s’en trouvera accrue et l’on hâtera ainsi la délivrance, par notre juste Machia’h. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

E. Kwint,

N. B. : Sans doute maintiens-tu les trois études bien connues qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya.

Notes

(1) Le Rav E.Schochat. (2) Vraisemblablement d’une Yechiva qui n’appartient pas à ‘Habad. (3) Son désir de délivrer un tel enseignement, qui peut être écarté par la direction de la Yechiva si elle ne le juge pas utile. (4) Pour que la direction de cette Yechiva accepte ce cours, la demande doit donc émaner de ses élèves. (5) Lorsque sa venue est imminente.

Lettre n°8208

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8208, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Tévet 5720(1),

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume

une mission sacrée(2), le Rav Chlomo ‘Haïm(3),

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 15 Tévet. Je vous joins une copie(4) de la lettre que j’adresse à la direction de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod. Vous y trouverez ma position et mon analyse des arguments que vous avancez pour que ne soit pas créée une rubrique de ‘Hassidout dans le recueil des commentaires développés par les élèves(5).

J’ajoute que je me suis réellement contenu, en écrivant la présente et que nombre d’éléments sont restés dans la plume. Avant tout, je n’ai pas le moindre doute que, si ce recueil avait été imprimé il y a quelques mois, avec une rubrique de ‘Hassidout et une autre de la partie révélée de la Torah, le nombre de ceux qui étudient la ‘Hassidout aurait augmenté, même si je ne sais pas exactement combien ils auraient été, ni avec quel profondeur ils l’auraient étudié. En revanche, je sais à quel point nos maîtres ont fait des efforts et nous ont demandé de diffuser l’étude de la ‘Hassidout, sans exiger une promesse ou une garantie préalables. Ils ont souhaité que plusieurs dizaines de personnes soient impressionnées par la manière dont on répète un discours ‘hassidique, de sorte que l’on prie ensuite avec la plus grande ferveur et que l’on acquiert la compréhension la plus profonde de la ‘Hassidout.

Je dois dire que je ne comprends pas du tout votre opposition à ce projet. Selon les explications que vous donnez, vous considérez que les élèves ne sont pas aptes à cela, mais ce n’est nullement le cas, comme je l’indiquais dans ma lettre adressée à la direction de la Yechiva Tom’heï Temimim, après m’être entretenu ici avec les élèves qui sont venus de la Yechiva de Lod. Bien entendu, on peut développer d’autres raisonnements, mais ceux-ci, par nature, confortent l’évidence de l’utilité d’imprimer cette partie(6).

Puisse Dieu faire que, malgré les obstacles, les entraves, les voiles, les occultations, internes et externes, nos maîtres emportent la victoire, de sorte que : “ tu te répandras ”, dans la bonté et la miséricorde. Et, que se développe l’étude de la ‘Hassidout. Ainsi, on avancera, on ajoutera et l’on éclairera, jusqu’à ce que “ la terre s’emplisse de connaissance de Dieu comme l’eau recouvre le fond de la mer ”. Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

E. Kwint,

Notes

(1) 1960. (2) Celle de l’enseignement. (3) Le Rav C.H. Kasselman, directeur de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°7816. (4) Il s’agit de la lettre n°7162. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°8205. (6) La rubrique de ‘Hassidout de ce fascicule.

Lettre n°8209

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8209, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Tévet 5720,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se

consacre aux besoins communautaires, aux multiples

connaissances, le Rav Chlomo Yossef(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 18 Tévet. J’ai demandé à la direction des éditions Kehot de vous répondre au plus vite, concernant l’impression du Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken. Vous m’interrogez également à propos d’un jeune homme(2) et l’on peut se demander ce qu’il est possible de faire, en la matière, dans la mesure où les pressions sont efficaces pour ce qui est livré à la volonté de chacun, mais seulement de manière exceptionnelle pour ce qui dépend de ses capacités. Néanmoins, puisque vous êtes déjà intervenu en la matière, vous avez dû voir l’acte de fiançailles. Je ne connais pas bien les usages de la ville sainte de Jérusalem, dans ce domaine, mais il semble que les exigences soient démesurées, y compris par référence à ceux qui en formulent de très larges.

Vous me parlez également du grand Rav D.Hanzin(3). Je suis surpris que vous ne fassiez pas état de sa fonction de juge auprès du tribunal rabbinique. Bien plus, j’ai reçu, ces jours-ci, la visite du Rav Valgelernter et, au cours de notre discussion, celui-ci m’a indiqué vous avoir rencontré et vous avoir interrogé, à son sujet. Quant au Rav D.H. lui-même, il ne m’a communiqué aucune information, en la matière.

Vous me parlez de l’Encyclopédie talmudique et vous savez de quelle manière je considère cette entreprise(4). J’agirai donc de la manière qui convient si l’on exige ce que vous écrivez, mais je dois répéter encore une fois que j’ai parlé, il y a quelques mois, à des représentants de la commission pour les paiements et les dédommagements(5) et je leur ai signifié ma surprise, en constatant que l’on ne subventionne pas plus largement la publication de cette Encyclopédie. Ils m’ont répondu que le contraire était vrai et ont émis le vœu que l’édition se fasse au plus vite, car la subvention qui serait alors accordée s’en trouverait accrue. J’ai demandé s’ils ont prévenu la direction du projet de tout cela et ils m’ont répondu par l’affirmative.

J’espère qu’au moins pour le jour de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, le dixième jour du mois prochain, se multiplieront les entreprises de ‘Habad en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, au sein des entreprises de ‘Habad en tout endroit car, pour ma douleur, je n’ai pas le mérite de recevoir des nouvelles bonnes et réjouissantes, comme il le faudrait, ni même un peu moins que cela.

Pour passer au point qui est le plus proche de nous, il semble que le comité pour les écoles du réseau(6) dans la région de la ville sainte de Jérusalem ne soit pas encore entré en fonction. Il en est de même pour le quartier ‘Habad qui doit s’y trouver. Cela fait pourtant environ un an que tout cela existe dans le monde de la parole. On m’a dit que l’on espérait pouvoir poser la première pierre à la fin du mois de Chevat, mais une peine s’ajoute à l’autre, pour ce qui concerne la situation en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, après la Yechiva Torat Emet(7). Il nous a été demandé d’adopter une conclusion positive et le Saint béni soit-Il n’agit pas avec ruse(8). Il est certain que la conclusion et le mot final de tout cela reprendront la formulation de la prière que nous disons et que nous obtenons du Maître des prières : “ ce qui sera bon pour nous ”(9). Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi très prochainement. Avec mes respects et ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Pour une certaine raison, l’envoi de la présente a été retardé et, entre temps, j’ai reçu la visite d’un représentant du parti national religieux de Terre Sainte, qui a formulé une proposition, laquelle est aussi une requête. Il est à peu près certain qu’il n’y aura pas de candidat venant des Etats Unis pour le poste de grand Rabbin(10). Il m’a donc demandé de vous convaincre au plus vite d’accepter la présentation de votre candidature(11). Si c’est bien le cas, ils supprimeront la proposition de limite d’âge qui est actuellement discutée. De la sorte, votre élection sera assurée. Je lui ai répondu qu’il savait sûrement ce que j’avais dit(12) à leur chef, lors de l’entretien que nous avons eu cet été. A mon sens, vous ne devez pas accepter une telle proposition. Néanmoins, on dit que la situation est grave, que ceci affecte le plus grand nombre. J’ai donc indiqué que je vous interrogerai sur cette situation et sur ce qui a évolué dernièrement. Lorsque vous me répondrez, je pourrais vous dire si ma position a changé, en la matière. Tel a été, globalement, le contenu de notre discussion. Bien entendu, sur ce sujet, plus vous serez précis et mieux cela sera.

Notes

(1) Le Rav C.Y. Zevin, auteur de l’Encyclopédie talmudique. Voir, à son sujet, la lettre n°7931. (2) Dont les fiançailles ont donné lieu à des exigences démesurées. (3) Le Rav David ‘Hanzin. Voir, à son sujet, la lettre n°8042. (4) A laquelle le Rabbi accorde la plus grande importance. Voir, à ce sujet, la lettre n°7199. (5) Des crimes nazis. En anglais dans le texte : “ claims conference ”. (6) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (7) La Yechiva Loubavitch de Jérusalem, pour laquelle, vraisemblablement, un engagement pris n’avait pas été tenu. (8) Il ne demande pas à l’homme ce qu’il n’est pas en mesure d’accomplir. En l’occurrence, il doit donc être possible de conclure positivement cette lettre, même si les nouvelles ne sont pas bonnes. (9) Voir, à ce sujet, la lettre n°8196. (10) D’Erets Israël. (11) Voir, à ce sujet, les lettres n°6967 et 7199. (12) Voir, à ce sujet, la lettre n°6925.

Lettre n°8210

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8210, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Tévet 5720,

Brooklyn,

Aux dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Il y a quelques temps, j’ai reçu une liste des élèves auxquels on a distribué l’argent de ‘Hanouka. Conformément à l’instruction donnée, celui-ci était réservé aux élèves étudiant la ‘Hassidout, qui est, selon l’expression du Rabbi Rachab, “ l’enseignement du Baal Chem Tov ”(1). Or, cette liste compte deux cent quarante élèves et puisse Dieu les multiplier. Il est bien évident que, parmi ces élèves, nombreux sont ceux qui se trouvent à la Yechiva depuis plusieurs années déjà. En effet, l’étude de la ‘Hassidout y a été instaurée depuis sa fondation et il s’agit précisément de la ‘Hassidout ‘Habad, que l’on perçoit et que l’on comprend, à la différence de la ‘Hassidout ‘Hagat(2). C’est bien évident. De manière naturelle, y compris d’après la nature des hommes, ces élèves auraient donc dû être beaucoup plus nombreux. Ils auraient dû avoir accès à la compréhension de la ‘Hassidout, avec les explications qui conviennent. Et, le critère(3), en la matière, est la possibilité de reformuler ces explications selon leurs propres termes, car il n’est pas suffisant de réciter un texte par cœur tel qu’il a été dit en tel endroit(4), sans s’intéresser au contenu de ces propos.

La ‘Hassidout compte plusieurs livres, fascicules, discours et il est un principe de notre sainte Torah selon laquelle : “ ses propos sont pauvres dans un texte et riches dans un autre ”(5). Il est donc certain qu’une telle étude, la seule qui soit conforme à la volonté des fondateurs de la Yechiva, qui la dirigent, peut compléter ce qui est dit dans un texte à partir d’une explication figurant dans un autre texte. Cela signifie que, lorsque la publication d’un recueil d’explications des élèves été proposée(6), contenant, dans un premier temps, celle de sept élèves, la difficulté aurait dû être la suivante : entre tous ceux-ci, lesquels sont susceptibles d’apporter leur participation ? Lesquels désigner comme les sept premiers ?

Or, c’est l’inverse qui s’est passé ! Plusieurs mois se sont écoulés depuis que l’on en a parlé et que l’on a proposé tout cela, mais il semble que l’on n’ait pas bougé et, bien entendu, que rien n’ait été fait concrètement, en tout cas d’après les informations dont je dispose. Or, l’obstacle essentiel serait les élèves qui étudient la ‘Hassidout ! Vous voudrez donc bien m’expliquer cette contradiction, une liste de deux cent quarante élèves recevant l’argent de ‘Hanouka, d’une part, l’impossibilité d’en trouver sept qui soient aptes pour cela, d’autre part. Je vous remercie de me donner la réponse à cette question avant le dixième jour de Chevat, date de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qui est le directeur exécutif des Yechivot Tom’heï Temimim et Torat Emeth, dans le monde entier. Et, le programme d’étude de ces Yechivot est bien connu. Il est expliqué par le Kountrass Ets ‘Haïm, du Rabbi Rachab. Avec mes respects et ma bénédiction,

Le secrétaire,

E. Kwint,

Notes

(1) Voir les Iguerot Kodech du Rabbi Rachab, tome 1, lettre n°110. (2) Celle des écoles polonaises. (3) Pour savoir si l’on a réellement compris. (4) Par le Rabbi. (5) Peu détaillés à une référence, mais complétés par une autre référence. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°8205.

Lettre n°8211

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8211, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Chevat 5720,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume

une mission sacrée(1), le Rav Its’hak(2),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 12 Chevat et celles qui la précédaient. En un moment propice, on mentionnera ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Vous me dites que la colonie de vacances vous impose une course, d’une administration à l’autre, ce qui vous prend beaucoup de temps, plusieurs semaines avant qu’elle commence. Cette situation aura pour conséquence de déranger l’école(3), comme cela s’est produit l’an dernier. Vous évoquez également les responsabilités financières et vous ne savez pas qui doit les supporter.

Comme cela a été précisé, vous exposerez tout cela à la prochaine réunion du réseau(4) et vous ferez part de vos doutes, en la matière. Il est bien clair que l’école ne doit pas en pâtir, comme cela a été le cas l’année dernière, car un miracle ne se produit pas toujours. Il en est de même pour la situation financière et vous me ferez connaître votre décision tranchée, en la matière, de sorte que l’école ne soit pas dérangée. Quelqu’un s’occupera-t-il de cette colonie de vacances ? Et, peut-on évaluer son budget, au moins approximativement, mais de la manière la plus exacte possible ? Bien entendu, si l’on répond aux deux points par la négative ou même si l’on est dans le doute, à ce sujet, il n’y aura pas de colonie cette année, jusqu’à ce qu’enfin, les ‘Hassidim se réveillent et agissent, dans ce domaine, sans causer du tort à une autre institution.

Vous évoquez le bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov. On en a parlé à la réunion pédagogique. Vous savez sans doute que, depuis le début de l’année scolaire, il y avait une instruction en ce sens, émanant du ministère de l’éducation. Les interventions des ‘Hassidim et des jeunes de l’association ‘Habad, dans ce domaine, sont, bien entendu, envisageables, lorsqu’il n’y a pas le moindre risque qu’elles puissent être interprétées comme un blanc-seing qui serait accordé à l’endroit où elles ont lieu. Bien entendu, toute publicité supplémentaire en ce sens élargit ce risque. Là encore, vous vous concerterez donc et vous poserez cette question à ceux qui connaissent les caractéristiques de ces institutions et de ces endroits.

J’ai lu avec plaisir, à la fin de votre lettre, qu’une fête est organisé à l’occasion de la Bar Mitsva(5). Or, j’ai déjà écrit à la direction de nos institutions, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, de même qu’au Maroc, à propos du désordre qui s’est instauré, en la matière, chez nos frères, les Juifs sefardim(6)En effet, ceux-ci reculent ces fêtes de Bar Mitsva, jusqu’à ce qu’ils puissent réunir la famille. Or, certains d’entre eux retardent également le moment de mettre les Tefillin, ce qu’à Dieu ne plaise. Dieu fasse qu’à l’avenir, on s’emploie à réparer tout cela.

Je suis surpris que vous soyez aussi bref à propos de la réunion du Kfar(7) et de la réunion ‘hassidique du jour de la Hilloula(8). Sans doute complèterez-vous tout cela en me communiquant des informations détaillées. Dieu fasse qu’elles soient également réjouissantes, d’un bien visible et tangible. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, de même que pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Notes

(1) Celle de l’enseignement. (2) Le Rav I.Gansburg. Voir, à son sujet, la lettre n°8042. (3) Dont le Rav Gansburg est le directeur. (4) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (5) Pour les élèves des écoles. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°6697. (7) Kfar ‘Habad. (8) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat.

Lettre n°8212

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8212, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Adar 5720,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume

une mission sacrée(1), le Rav Its’hak(2),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 26 Chevat et à celles qui la précédaient. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout ce que vous mentionnez. Vous vous apercevez que votre travail est enfin apprécié, y compris dans des milieux qui, au préalable, s’opposaient à vous. Bien plus, ceux-là vous viennent en aide. J’ai donc bon espoir que cette constatation ajoute de la joie à tous ceux qui travaillent et, avant tout, aux directeurs. Et, cet ajout à la joie multipliera les actions, réduira les voiles et les occultations, renforcera la réussite.

En un moment propice, on mentionnera tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. J’attends de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction afin de donner ces bonnes nouvelles, de même que pour une joyeuse fête de Pourim,

M. Schneerson,

Notes

(1) Celle de l’enseignement (2) Le Rav I.Gansburg. Voir, à son sujet, la lettre n°8042.

Lettre n°8213

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8213, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Nissan 5720,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu connaissance, en son temps, de votre état de santé et j’ai appris que vous avez été hospitalisé. De façon générale, je n’appelle pas l’hôpital Beth Ha ‘Holim(1), maison des malades, car une telle appellation va à l’encontre de la logique, puisque l’on s’y rend pour y guérir(2) et nos Sages nous demandent de nous exprimer en termes choisis. En tout état de cause, j’ai été heureux d’apprendre la réussite du traitement, de sorte que vous êtes déjà rentré chez vous. J’ai mentionné votre nom, en un moment propice, près du tombeau(3).

Nous approchons du temps de notre liberté(4) et puisse donc Dieu faire que vous soyez libéré de tout ce qui vous dérange, que vous vous serviez des capacités que la divine Providence vous a accordées afin de diffuser le Judaïsme traditionnel et, en particulier, les sources de la ‘Hassidout. Bien plus, d’après ce que j’ai appris, vous avez pris l’engagement d’être actif pour la diffusion de la ‘Hassidout, à l’occasion du bicentenaire de la Hilloula du Baal Chem Tov, qui est célébrée cette année. Avec mes respects et ma bénédiction pour une fête(5) cachère et joyeuse, de même que pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Selon le nom qui lui est donné en Hébreu. (2) Voir le Séfer Itvaadouyot 5747 (1987), tome 2, page 37, à la note 11. (3) Du précédent Rabbi. (4) La fête de Pessa’h. (5) De Pessa’h.

Lettre n°8214

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8214, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה

5 Chevat 5721(1),

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav ‘Haïm Zoussya(2),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres du 25 Tévet, avec celles qui les précédaient, de même que votre demande de bénédiction. La ‘Hassidout commente, en ces termes, la Paracha de la semaine(3) : “ Lorsque le Pharaon envoya : Il les envoya et en suscita le fruit là-haut, afin que germe le salut d’Israël. Il rapprocha le cœur d’Israël de son Père Qui se trouve dans le ciel ”, selon le Torah Or, au début de la Parchat Bechala’h.

Puisse donc Dieu faire qu’il en soit également ainsi dans les domaines où l’on observe, par ses yeux de chair, à l’heure actuelle, des obstacles et des voiles et que l’on s’en aille donc à l’autre extrême, de sorte que vous multipliiez votre succès en les points que vous mentionnez, au sein de tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. De la sorte, ils(4) se transformeront et ils apporteront leur concours, en un bien visible et tangible. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Notes

(1) 1961. (2) Le Rav H.Z. Wilimovski. Voir, à son sujet, la lettre n°7879. (3) La Parchat Bechala’h. (4) Les opposants.

Lettre n°8216

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8216, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Nissan 5721,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yochoua Chnéor Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

Nous avons bien reçu votre lettre du 7 Nissan, avec ce qui y était joint et je vous adresse, avec la présente, ma réponse à ce jeune homme. S’il a besoin d’explications complémentaires, vous trouverez sûrement les termes qui conviennent pour les lui fournir. Néanmoins, je suis surpris par votre lettre, car vous citez toutes les explications possibles à l’exception de celle qui aurait dû être mentionnée en premier lieu, c’est-à-dire l’instauration des études sacrées tout au long de la journée(2), d’autant qu’il est lui-même dispensé de la scolarité obligatoire(3).

Comme je le dis dans ma lettre de réponse, que je vous joins, puisse Dieu faire qu’il influence les autres fils de ‘Hassidim, de même que la direction de la Yechiva Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch de Melbourne, afin que tous reconnaissent l’importance et l’authenticité d’une telle organisation, même si l’on peut penser que le moment de l’adopter n’est pas encore arrivé en tout endroit. En tout état de cause, il reste nécessaire de commencer à s’engager en ce sens. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

C. M. Simpson(4),

Notes

(1) Le Rav Y.C. Z. Serebranski, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°8185. (2) Ce jeune homme devrait intégrer la Yechiva Loubavitch de Melbourne et s’y consacrer à l’étude de la Torah tout au long du jour. (3) Ayant passé l’âge limite. (4) A partir de 5721 (1961), le Rav Ephraïm Kwint, secrétaire chargé de la correspondance du Rabbi et délégué pour signer ses lettres, fut remplacé par le Rav Chalom Mendel Simpson.

Lettre n°8217

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8217, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5721,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav ‘Haïm Zelig(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après

une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre de l’issue du Chabbat. Avec surprise et étonnement, j’y ai lu que vous vous demandez, de même qu’une autre personne avec vous, si vous devez poursuivre votre travail au sein du comité de Kfar ‘Habad. Vous comprendrez sûrement la raison de cet étonnement. En effet, il est bien clair que quiconque peut aider le comité de Kfar ‘Habad, fondé et dirigé par mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, le renforcer et le développer, reçoit, en le faisant, une part heureuse et un grand mérite. Bien plus, ceci confirme et multiplie la bénédiction de Dieu, en ce qui concerne personnellement tous ceux qui agissent, en la matière.

Malgré l’évidence de la réponse, je m’empresse de vous l’énoncer clairement, car il semble que le “ roi vieux et fou ”(2) ait, en la matière, agi avec ruse, conformément à sa manière de procéder, par des avances diverses et variées, afin de troubler ceux qui sont actifs, y compris vous-même. Or, nos Sages disent que, d’une formulation positive, on peut déduire une formulation négative(3), s’appliquant, en l’occurrence, à ceux qui affaiblissent la position du Kfar, son renforcement et son développement. Et, point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est douloureux.

En ces jours de limitation précédant le don de la Torah, dont “ les voies sont des voies agréables ” et pacifiques, mais qui exige toute la détermination nécessaire, j’ai bon espoir que vous-même et vos amis, membres du comité, adopterez cette attitude, comme je l’ai dit d’une manière agréable et pacifique, mais en protégeant fermement ce qui concerne le Kfar, à la fois matériellement et spirituellement, sans tenir compte des personnes qui, du fait d’un prétendu intérêt personnel, totalement illusoire, n’ont que faire de tout cela, ce qu’à Dieu ne plaise. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles et, selon la formulation de mon beau-père, le Rabbi, pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde,

Notes

(1) Le Rav H.Z. Althuiz. Voir, à son sujet, la lettre n°7904. (2) Le mauvais penchant. (3) Si une action pour le Kfar suscite la bénédiction de Dieu, un retrait de cette action a pour conséquence le contraire de la bénédiction.

Lettre n°8218

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8218, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Tamouz 5721,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Yaakov(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 14 Tamouz et, même après l’avoir lue, vous comprendrez que je reste surpris par cette longue interruption. Vous me décrivez l’importance de cette institution(2). Je suis étonné que vous ayez un doute, à ce sujet et que vous me posiez une telle question, surtout en cette période, après les jours favorables de la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz. On sait, en effet, à quel point mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, fit don de lui-même pour l’éducation basée sur les valeurs sacrées, y compris lorsque cela mit sa vie en danger. Combien plus l’attention et l’effort sont-ils nécessaires, en la matière, quand on se trouve dans un endroit où l’on ne court aucun danger, bien au contraire.

Comme je l’ai dit, tout cela est donc bon et important. En outre, le mérite de ce qui est public vous vient en aide. De ce fait, il est certain que vous connaîtrez effectivement la réussite, quantitative et qualitative, à condition de mener votre action avec ardeur et constance. Et, nos Sages disent que : “ si tu fais des efforts, ils seront couronnés de succès ”. Je vous adresse ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles de tout cela, avec un ajout à la fois quantitatif et qualitatif, dans la joie et l’enthousiasme, au sein de cette institution sacrée, Ohaleï Yossef Its’hak, que vous avez eu le mérite et la réussite de créer dans votre ville,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Y.Bigun, du Brésil. (2) L’école Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch du Brésil.

Lettre n°8219

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8219, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Tichri 5722,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Nous avons bien reçu votre lettre, dans laquelle vous me décrivez brièvement vos activités, au cours de la période qui s’est écoulée depuis votre arrivée dans cette ville, c’est-à-dire depuis plus d’un semestre(1). J’espère qu’à quelqu’un comme vous, il est inutile d’expliquer longuement que les actions que vous me décrivez auraient peut-être(1) été suffisantes pour un commerçant ou bien pour quelqu’un qui assume, par ailleurs, une toute(1) autre activité, mais se consacre à la diffusion du Judaïsme ou au renforcement des institutions quand il a du temps libre. En revanche, quelqu’un dont cela est sensé être l’activité, l’activité principale, ne peut en aucune façon se contenter d’un tel bilan. Et, je ne fais pas uniquement allusion à votre salaire, qui est versé à partir de fonds communautaires, ce qui suppose que vous devez vous acquitter fidèlement de votre mission. Il est, en outre, un principe selon lequel un homme doit regretter tout particulièrement la perte de son temps(2), comme l’explique la ‘Hassidout(3), à propos du verset : “ Des jours ont été créés et l’un d’entre eux… ”(4). Chacun reçoit, en effet, le nombre de jours correspondant aux actions qu’il doit mener à bien. Chaque jour qui n’est pas empli, a fortiori qui est vide des actions nécessaires, est…

Il est vrai que l’on peut vous accorder des circonstances atténuantes, en l’occurrence, en adoptant l’attitude opposée à celle de votre lettre, selon laquelle vos activités ont été insuffisantes parce que vous n’aviez pas de pain dans votre sac(5). En fait, il faut dire, bien au contraire, que vous aviez du pain dans votre sac et qu’en conséquence, vous n’avez pas prêté attention à l’affirmation suivante de nos Sages(6) : “ étends une charogne dans la rue plutôt que de te présenter comme un Cohen ”(7). De ce fait, avant de vous engager dans une action, vous l’examinez à sept reprises, afin d’être sûr que vous en tirerez effectivement l’honneur qui vous est dû.

Nos Sages ont souligné(8) qu’il est inutile de se plaindre du passé. Combien plus est-ce le cas en l’occurrence car, au final, peu importe qu’il s’agisse d’un manque de volonté ou bien d’un manque de moyens. Dans le cadre de la mission confiée, il est, en tout état de cause, indispensable(1) que l’émissaire n’attende pas, pour agir, de recevoir des instructions portant sur le moindre détail(9) ou encore la venue du Machia’h afin que s’accomplisse la promesse selon laquelle : “ Je supprimerai l’esprit d’impureté de la terre ”, qu’il n’y ait plus de voiles, plus d’occultations et, bien au contraire que l’on diffuse la lumière dans l’endroit de l’obscurité, du voile et de l’occultation(1), ce qui bien souvent, inclut aussi les tracas que l’on doit subir pour gagner sa vie. Or, pour ce qui vous concerne, tout cela a été exclu. Mais, malgré cela,… Nous sommes, cependant, dans les dix jours de Techouva et il est donc bien clair qu’il n’y a pas lieu d’en dire plus, à ce sujet, puisqu’il convient de souligner, tout particulièrement, le mérite de chacun, au sein de tout Israël. C’est bien évident. En tout état de cause, à l’avenir, vous prendrez effectivement contact avec toutes ces personnes.

Bien entendu, ce qui est dit ci-dessus n’est en aucune façon l’expression d’une rancune, mais plutôt celle d’une grande peine en constatant que, pour différentes raisons, vous avez dilapidé votre temps, vos capacités et vos connaissances, sans les utiliser, comme il l’aurait fallu, afin de diffuser les sources(10) et, plus généralement, le Judaïsme. C’est bien évident, d’autant que vous vous trouvez parmi des dizaines de milliers(1) de Juifs, puisse Dieu les multiplier. Or, leur âme a faim et soif de la Parole de Dieu. Néanmoins, pour une large part d’entre eux, ceux-ci ne comprennent même pas l’objet de leur faim et de leur soif. Heureuse est donc la part de quiconque investit ses propres capacités pour le leur faire savoir, de la manière qui vient d’être décrite et les place sous la protection de la Présence divine. Comme l’indiquent nos Sages(11), “ tout dépend du Mazal ”. Et, ceci est également vrai pour ce qui vous concerne. Avec ma bénédiction afin que soyez définitivement scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Les mots “ semestre ”, “ peut-être ”, “ toute ”, “ indispensable ”, “ de l’obscurité, du voile et de l’occultation ”, “ dizaines de milliers ” sont soulignés par le Rabbi. (2) Nos Sages déplorent, ainsi, que “ un homme regrette d’avoir perdu son argent, mais non d’avoir perdu son temps ”. (3) Voir, en particulier, à ce sujet, la lettre n°32. (4) Dont la ‘Hassidout donne la lecture suivante : “ Des jours ont été créés et, par l’intermédiaire de l’homme, l’Unique s’y introduit ”. (5) Par manque de moyens de subsistance. (6) Au traité Pessa’him 113a. (7) Il est préférable d’avoir un travail, même si celui-ci est peu honorable, plutôt que de mettre en avant ses propres qualités afin de pouvoir s’en remettre aux autres. (8) Voir le traité Bera’hot 54a. (9) Voir, à ce sujet, le Séfer Ha Si’hot 5749, tome 2, à la page 542 et le Séfer Ha Si’hot 5748, à partir de la page 494. (10) De la ‘Hassidout. (11) Dans le Zohar, tome 3, à la page 134a.

Lettre n°8220

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8220, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Tichri 5722,

Brooklyn

A l’attention des participants à la réunion ‘hassidique

du jour lumineux du 18 Elloul,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu connaissance, avec plaisir, de votre réunion ‘hassidique, à l’occasion du jour lumineux du 18 Elloul, date de la naissance des deux grands luminaires, le Baal Chem Tov et l’Admour Hazaken. La grande importance d’une réunion ‘hassidique est établie, comme l’explique mon beau-père, le Rabbi(1), dans une lettre citée par le Kovets Tehilim. Combien plus en est-il ainsi en un jour propice comme celui-ci. Et, l’on sait(2) que, chaque année, tout revient à la source et s’effectue de nouveau comme la première fois.

Puisse Dieu faire que l’une de ces lumières illumine votre vie et la nôtre, au sein de tout Israël, jusque dans la pensée, la parole et l’action. Très bientôt, nous mériterons l’accomplissement de la promesse selon laquelle : “ tes sources(3) se diffuseront à l’extérieur ”. Ainsi, “ le maître viendra ”, le roi Machia’h. Avec mes respects et ma bénédiction afin que vous soyez définitivement scellés pour une bonne année,

Notes

(1) Voir les Iguerot Kodech du précédent Rabbi, tome 3, à la lettre n°784. (2) Voir, plus bas, la lettre n°8582. (3) De la ‘Hassidout.

Lettre n°8221

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8221, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Tichri 5722,

Brooklyn,

Aux élèves du Beth Rivka de Kfar ‘Habad,

fondé et dirigé par mon beau-père, le Rabbi,

à la quatrième classe, “ groupe de l’étincelle ”,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 3 Tichri, dans laquelle vous me faites part de vos activités destinées à renforcer le Judaïsme, parmi les élèves de l’école. Vous avez, en outre, le projet de contacter des groupes et des classes se trouvant en d’autres endroits. En la matière, lorsque je fais allusion au contact de groupes et de classes, je veux dire, bien entendu, que vous devez avancer avec prudence, qu’il faut d’abord effectuer une recherche, les concernant, avant de les rencontrer. Il faut aussi savoir comment se déroulera cette rencontre.

Pour ce qui est des actions qui se passent à l’intérieur de l’école, dans votre classe et dans les autres, il s’agit effectivement d’une bonne initiative. Votre intention est bonne et votre action sera positive. En revanche, pour ce qui est de la seconde partie du programme, vous en communiquerez les différents aspects à la direction de Beth Rivka. Vous vous conformerez à ses instructions, sur le programme, en général comme sur ses aspects particuliers. Conformément à la formulation de votre lettre, j’ai bon espoir que vous avez adopté le comportement quotidien qui convient aux élèves de cette école, par votre crainte de Dieu. En effet, chacune d’entre vous est une descendante de Sarah, de Rivka, de Ra’hel et de Léa. Que Dieu vous accorde donc le succès. Avec ma bénédiction afin que vous soyez définitivement scellées pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

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