Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°8181
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8181, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
Au jeune Yaakov(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce mercredi, dans laquelle vous me décrivez brièvement l’endroit où vous avez poursuivi vos études jusqu’à maintenant, l’organisation de ces études et les péripéties que vous avez traversées dernièrement, les déplacements d’un endroit à l’autre. Actuellement, vous êtes revenu à la Yechiva Tom’heï Temimim de France(2) et vous envisagez différentes possibilités quant à l’endroit de vos études et de votre installation, à l’avenir. Or, nos maîtres, dont le mérite nous protégera, nous ont délivré un enseignement selon lequel un élève de Yechiva, en général et de Tom’heï Temimim, en particulier, doit se conformer aux instructions qui lui sont données par la direction de cette Yechiva.
On peut le déduire également d’une décision hala’hique figurant dans la partie révélée de la Torah, selon laquelle : “ Tu les(3) enseigneras à tes enfants : ceci fait référence aux élèves ” et : “ un homme est tenu d’honorer son maître ”. Vous exposerez donc votre propos, les possibilités et leurs justifications à la direction de la Yechiva Tom’heï Temimim de Brunoy, puis vous vous conformerez aux instructions que l’on vous donnera. En tous les domaines, il est nécessaire de recevoir l’aide de Dieu. Il est donc bien évident que tout ajout, de votre part, à l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ’Hassidout augmentera les bénédictions qu’Il vous accorde, de même que votre réussite en tout ce qui vient d’être dit et en ce que vous m’écrivez. Avec ma bénédiction afin de me donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav Y.Rebibo. (2) A Brunoy, dans la région parisienne. (3) Les Paroles de la Torah.
Lettre n°8182
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8182, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Adar Chéni 5719,
Brooklyn,
A monsieur Aharon(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 15 Adar Chéni et, en un moment propice, on mentionnera tous les noms que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous m’écrivez. Il est sûrement inutile de vous souligner que plus l’on renforce sa pratique de la Torah et des Mitsvot, aussi bonne que puisse être sa situation, puisqu’un ajout reste toujours possible, en ce qui concerne le bien et la sainteté, plus l’on multiplie les bénédictions de Dieu, en les besoins d’un homme et des membres de sa famille.
Bien plus, vous vous consacrez à la propagation du Judaïsme et de ce qui le concerne autour de vous, en particulier dans le domaine de l’éducation basée sur les valeurs sacrées. Pour reprendre votre expression, vous avez agi et fait agir, de toutes vos forces, avec quelques-uns de vos amis, au profit de l’école religieuse ‘Habad se trouvant sur place. Ceci protégera vous-même, les membres de votre famille, eux(2), les membres de leur famille et multipliera les bénédictions de Dieu en tous vos besoins, matériels et spirituels. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout ce qui figure dans cette lettre, de même que de toutes vos préoccupations communautaires, qui incluent le renforcement et le développement, qualitatifs et quantitatifs, de cette école ‘Habad. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
N. B. : Vous me dites, dans votre lettre, que vous éprouvez des difficultés à gagner votre vie. Or, vous connaissez le conseil que donnent nos Sages, à ce propos(3). Il est nécessaire d’apporter une large contribution à la Tsédaka, de répartir cette somme et de la donner en de nombreuses fois. L’un des moments propices pour cela est chaque matin de semaine, avant la prière.
Notes
(1) Monsieur A. Moula, du Mochav Avital. (2) Les amis qui ont accordé leur aide. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°7336.
Lettre n°8183
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8183, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Nissan 5719,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux
multiples connaissances, issu d’une illustre famille,
le Rav Yossef David(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce jeudi, dans laquelle vous me parlez de votre livre Tikoun Erouvin(2). Dans la lettre que je vous ai adressée(3), je vous donne mon avis, à ce sujet et, plus généralement, je souligne la grande importance de confectionner un Erouv. Vous sollicitez une approbation de votre ouvrage, mais que puis-je faire ? Une telle pratique n’a pas cours, dans la famille du Rabbi. Il me semble vous l’avoir déjà indiqué, lorsque nous en avons parlé de vive voix. Vous voudrez bien m’en excuser.
A l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté…(4),
Notes
(1) Le Rav Y.D. Moskovitch. Voir, à son sujet, la lettre n°6084. (2) La confection du Erouv, délimitant le domaine dans lequel il est permis de transporter pendant le Chabbat. (3) Il s’agit de la lettre n°2786. (4) La fin de ce courrier est la lettre n°6159.
Lettre n°8184
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8184, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Nissan 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 4 Nissan. Vous évoquez les pensées qui vous troublent et l’on connaît le conseil qui est formulé, à ce propos(1). Il faut prier ou étudier en consultant le texte dans un livre. Même si vous avez les yeux fermés, ce livre restera ouvert devant vous. En effet, les mots accrochent la pensée.
Vous souhaitez également exercer une influence, dans le domaine de la Torah et de la crainte de Dieu, sur le jeune homme avec lequel vous étudiez(2). Vous prendrez conseil, en la matière, auprès de ceux qui connaissent ses traits de caractères. Il est dit, en effet, que : “ le salut émane des nombreux conseillers ”. Et, nos Sages nous ont fourni une autre précision, à ce sujet : lorsque quelqu’un est animé par la crainte de Dieu, ses propos sont entendus, ce qui veut dire que, si vous-même renforcez votre propre crainte de Dieu, votre voix sera mieux entendu.
En un moment propice, on mentionnera tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela. Vous me direz donc que vous intensifiez votre étude de la Torah, avec élan et ardeur, votre pratique des Mitsvot de la meilleure façon et votre succès en ce qui vient d’être énoncé. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Voir, en particulier, à ce sujet, la lettre n°6432. (2) Le destinataire de cette lettre est vraisemblablement un élève de la Yechiva et il fait ici allusion à son compagnon d’étude.
Lettre n°8185
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8185, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5719,
Brooklyn, New York,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, le Rav Yochoua Chnéor Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’avez fait savoir que votre fille, madame Ne’hama, a eu une fille, avec Mazal Tov et que celle-ci a été appelée Maryacha Miriam Bedana, que Dieu lui accorde de longs jours et de bonnes années. Voici donc ma réponse. Dieu fasse que ses parents l’éduquent à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse. Qu’ils conçoivent d’elle et de tous leurs enfants beaucoup de satisfaction ‘hassidique. Avec ma bénédiction de Mazal Tov, de même que pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
M. Schneerson,
En un moment propice, vos noms seront mentionnés près du saint tombeau(2) afin que vous ayez une considérable réussite dans tous les domaines que vous mentionnez. Par ailleurs, vous évoquez une étude de toute la journée(3). La manière et le moment d’intervenir, en la matière, doivent être déterminés en fonction des conditions de l’endroit et des personnes. En tout état de cause, vous pourrez commencer à le faire uniquement quand vous serez en possession d’un programme détaillé et concret. Il est difficile d’expliquer l’importance de tout cela dans le cadre d’une lettre. Et, l’on sait de quelle détermination fit preuve mon beau-père, le Rabbi, peu après son arrivée aux Etats-Unis. Il prononça alors les propos les plus acerbes, à l’encontre de ceux qui dirigeaient les recteurs de Yechiva et des responsables communautaires animés par la crainte de Dieu, dans ce pays, dans le but de les persuader d’ajouter une heure supplémentaire d’études sacrées. Combien plus en est-il ainsi, en l’occurrence.
Notes
(1) Le Rav Y.C. Z. Serebranski, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, les lettres n°6148, 8195, 8198 et 8216. (2) Du précédent Rabbi. (3) Une étude de la Torah, en excluant les matières séculaires, au sein de la Yechiva. Voir, à ce sujet, la lettre n°8195.
Lettre n°8186
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8186, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Nissan 5719,
Brooklyn,
Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad en notre
Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,
groupement de Tel Aviv, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre me décrivant brièvement ce qui s’est passé au cours de ces dernières semaines. Sans doute poursuivrez-vous tout cela, d’une manière sans cesse accrue. Bien plus, la ‘Hassidout explique qu’il est plus aisé de servir Dieu pendant l’été(1).
Puisse Dieu faire que les choses avancent à partir de ce mois de Nissan, qui est entièrement considéré comme un Roch ‘Hodech(2), conformément à l’explication du Chneï Lou’hot Ha Berit, à la fin de la Parchat Bo. Dès lors, le monde d’Assya(3) lui-même connaît l’élévation. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°2168 et 5403. (2) Voir, à ce sujet, en particulier, les lettres n°6788, 6803 et 6808. (3) Le monde de l’action concrète, le plus bas de la création.
Lettre n°8187
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8187, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Nissan 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples
accomplissements et aux bons comportements,
le Rav Alexander Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de l’issue de la fête de Pessa’h, dans laquelle vous me communiquez la proposition qui est formulée par monsieur Morde’haï Epstein(2). Je me suis adressé, à ce sujet, à quelques ‘Hassidim de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. S’ils n’ont pas encore pris contact avec vous, sur ce point, et par votre intermédiaire avec monsieur Epstein, ils le feront bientôt. Puisse Dieu faire que cela s’arrange pour le mieux, jusque dans le moindre détail, la finalité profonde étant, selon l’expression de nos Sages, que le Nom de Dieu soit sanctifié par vous et par eux.
Vous ne me dites rien de votre état de santé et j’ai donc bon espoir que vous allez mieux, que vous me donnerez, très bientôt, une bonne nouvelle à ce sujet. Vous me direz aussi que, pendant le “ temps de notre liberté ”(3) qui vient de s’achever, vous avez participé à une réunion ‘hassidique, assurant l’élévation de l’âme divine et lui permettant de convaincre l’âme animale, de même que le corps et, plus généralement, la part du monde que l’on se voit confier. Car, c’est bien là l’objectif profond de toute chose. Et, vous en conserverez la trace(4) pendant les jours, les semaines, les mois qui suivent. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav Alexander Zoucha Bounin. Voir, à son sujet, la lettre n°6668. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°6667 et 6668, qui, par erreur, mentionnaient le nom de Kats à la place de celui de Epstein. Voir aussi la lettre du secrétariat ci-après. (3) La fête de Pessa’h. (4) De la fête de Pessa’h.
[Lettre du secrétariat du Rabbi sur le même sujet]
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Nissan 5719,
Brooklyn
Aux jeunes de l’association ‘Habad,
groupement de Tel Aviv,
Je vous salue et vous bénis,
Vous trouverez ci-joint une copie de la réponse qui est adressée à monsieur Alexander Z. Bounin, concernant la volonté de monsieur Morde’haï Epstein de remettre à ‘Habad un terrain lui appartenant, afin d’y bâtir une bonne école, en laquelle on apprendrait non seulement notre sainte Torah mais aussi un métier. Il serait bon, dans un premier temps, que vous contactiez au plus vite monsieur Bounin, puis cet homme, après avoir pris connaissance de tous les détails de cette proposition auprès du premier.
Pour déterminer ce qui sera bâti sur ce terrain, nous attendons vos suggestions. Plus exactement, de quelle sorte d’école doit-il s’agir ? Il semble que tout cela soit urgent, car cet homme est impatient. Bien plus, il apparaît que quelqu’un souhaite le décourager de donner ce terrain. Là encore, vous apprendrez les détails par monsieur Bounin. J’attends votre accusé de réception de la présente et vous me direz, au plus vite, ce qu’il en est.
Lettre n°8188
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8188, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Nissan 5719,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume
une mission sacrée(1), le Rav Chlomo ‘Haïm(2),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de Issrou ‘Hag Pessa’h. Vous m’interrogez sur le parti qui a été trouvé par ce jeune homme(3). Or, il a déjà été expliqué, pour reprendre la formulation de nos Sages(4), que “ l’on ne mêle pas deux causes de joie ”. De la même façon, on ne mêle pas le mariage et l’éducation du fiancé ou de la fiancée, que l’on veut, par ce biais, rapprocher de la Torah et des Mitsvot. Bien plus, vous m’écrivez que ni elle ni les membres de sa famille ne possèdent de connaissances religieuses. De telles personnes ne savent pas à quel point la Torah et les Mitsvot trouvent une application à chaque pas. En effet, le monde commet l’erreur de penser que la religion se limite au temps de la prière, le matin et au Kiddouch, le Chabbat.
Si leurs discussions sont avancées, au point qu’il y ait un engagement, en la matière, il conviendra alors de les épauler, dans la mesure du possible. Il faudra donc lui demander de lui parler, au plus vite, des pratiques essentielles, telles qu’il les connaît. Bien entendu, il évoquera, avant tout, ce qui dépend de la maîtresse de maison, c’est-à-dire, en particulier, la pureté familiale, la pudeur et la Cacherout des aliments.
Autre point, qui est essentiel, pas moins que le précédent, cette jeune fille doit, au plus vite, séjourner auprès d’une famille pratiquante afin d’observer de ses propres yeux, au jour le jour, ce que doit faire une jeune fille juive. S’il est absolument impossible qu’elle se trouve là toute la journée, elle sera, tout au moins, présente dans cet environnement le plus souvent possible. De même, elle étudiera ou on lui enseignera l’abrégé des lois qui sont nécessaires. C’est uniquement après qu’elle ait adopté ce comportement pendant quelques semaines qu’ils se rencontreront encore une fois et se demanderont si elle est en mesure d’accepter pleinement tout ce qu’elle a appris.
Je suis surpris que vous ne me disiez pas un mot de la manière dont se sont passés les jours de Pessa’h à la Yechiva Tom’heï Temimim et pour ses élèves. Certes, un grand nombre d’entre eux est sans doute rentré à la maison. Néanmoins, j’espère qu’ils ont reçu des instructions sur le comportement qu’ils devaient avoir, en particulier ceux qui sont restés à la Yechiva. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et, selon la formulation de mon beau-père, le Rabbi, pour avoir un été en bonne santé,
M. Schneerson,
N. B. : Comme vous me l’avez demandé, la présente vous est adressée en passant outre à la file d’attente.
Notes
(1) Celle de l’enseignement. (2) Le Rav C.H. Kasselman, directeur spirituel de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Lod. Voir, à son sujet, la lettre n°7816. (3) Un élève de la Yechiva souhaitant épouser une jeune fille qui ne pratique pas encore pleinement la Torah et les Mitsvot. (4) Voir, à ce sujet, les lettres n°6750 et 6778.
Lettre n°8189
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8189, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Nissan 5719]
En un moment propice, on mentionnera encore une fois le nom de votre fille, qui aura de longs jours et de bonnes années, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’elle obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous m’écrivez et, en particulier, à l’occasion de son anniversaire, jour en lequel nos Sages disent que le Mazal est fort. Puisse Dieu faire que vous commenciez enfin à m’annoncer de bonnes nouvelles, la concernant, d’un bien visible et tangible.
Vous m’interrogez sur ces comprimés venant de Suisse. Il me semble vous avoir déjà écrit qu’on ne peut les utiliser que sous surveillance médicale. C’est, en effet, un médecin qui doit en établir la posologie.
Lettre n°8190
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8190, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Iyar 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux multiples
accomplissements et aux bons comportements,
le Rav Chlomo(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 7 Iyar, m’annonçant de bonnes nouvelles :
A) Le nombre des élèves du Beth Loubavitch s’est accru et un office y a été organisé. Puisse Dieu faire que s’accomplisse en cela la promesse selon laquelle : “ la récompense de la Mitsva est la Mitsva elle-même ”, qu’il y en ait donc beaucoup d’autres. Un tel accroissement sera à la fois quantitatif, par le nombre des élèves et qualitatif, par les standards d’étude et par l’influence que celle-ci doit apporter à l’action, ainsi qu’il est dit : “ Grande est l’étude qui conduit à l’action ”.
B) Votre épouse, à laquelle Dieu accordera de longs jours et de bonnes années, a une meilleure santé. Puisse Dieu faire, selon l’expression de nos maîtres, que l’on aille du bien vers le mieux. Comme le précise la Hala’ha : “ Avoir un corps en bonne santé et intègre fait partie des voies de Dieu ”, selon les termes du Rambam, dans ses lois des opinions, au début du chapitre 4.
C) Dernier point, qui suscite le plus grand intérêt, votre fille, à laquelle Dieu accordera de longs jours et de bonnes années, se trouve dans d’autres conditions(2). Puisse Dieu faire que sa grossesse se passe bien et soit aisée, qu’elle ait un enfant en bonne santé, en son temps et facilement. C’est aujourd’hui le jour lumineux de Lag Baomer. L’apport de cette date fut l’introduction de la partie cachée de la Torah en son aspect révélé. Qu’il en soit donc ainsi pour le bien que Dieu accorde à chaque Juif, au sein de tout Israël. Que celui-ci se révèle ici-bas, d’une manière concrète. Et, que le mérite de votre action pour diffuser les sources(3) dans votre pays, en particulier au sein du Beth Loubavitch, vous procure une bénédiction accrue et la réussite en tout ce qui vient d’être dit. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav C.Perrin, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°7965. (2) Elle attend un enfant. (3) De la ‘Hassidout.
Lettre n°8191
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8191, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Sivan 5719,
Brooklyn,
Aux élèves de la Yechiva du soir de la ville sainte de
Jérusalem(1), puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre des jours de limitation(2) de cette année, qui sont “ un Chabbat de Chabbat pour l’Eternel ”. Il y est indiqué que les élèves de la Yechiva ont pris de bonnes résolutions concernant la Torah et ses Mitsvot. Puisse Dieu satisfaire le désir de votre cœur, en la matière et même aller au-delà de votre requête.
Comme je l’ai écrit à plusieurs élèves des Yechivot, en particulier des Yechivot ‘Habad, vous devez faire tout ce qui est en votre pouvoir afin de donner un bon exemple, sur la base de ces résolutions ou, plus généralement, pour être un jeune homme, étudiant d’une Yechiva ayant un esprit ‘hassidique, conformément à la volonté de nos maîtres et chefs. Car, rien ne résiste à la détermination. Bien plus, nos Sages nous donnent l’assurance que : “ l’on vient en aide à celui qui désire se purifier ” et : “ lorsqu’un homme se sanctifie quelque peu ici-bas, il reçoit une immense sanctification céleste ”. Avec ma bénédiction de réussite et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
N. B. : Bien entendu, mes propos s’adressent à tous ceux que vous parviendrez à influencer, de même qu’à vos amis, qui auront de longs jours et de bonnes années, se trouvant dans les autres Yechivot du soir.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°8176. (2) Précédant la fête de Chavouot.
Lettre n°8192
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8192, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Sivan 5719,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce dimanche, dans laquelle vous me parlez de la poursuite de vos études. Il est bien évident que vous devez vous trouver dans une Yechiva en laquelle on étudie à la fois la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout. L’expression “ à la fois ”(1) signifie ici qu’en étudiant la partie révélée de la Torah, on doit, à l’évidence, être quelqu’un qui apprend la ‘Hassidout de la manière qui convient.
Comme l’établissent différents textes, en particulier le Likouteï Torah(2), à propos de l’expression : “ Heureux celui qui arrive ici(3) avec son étude à la main ”, deux précisions sont introduites par ce texte. D’une part, il faut avoir “ son étude ”, c’est-à-dire, au sens le plus littéral, la partie révélée de la Torah. D’autre part, celle-ci doit se trouver précisément “ à la main ” et ne pas être restée dans le monde matériel(4), comme le souligne le Tanya, au début du chapitre 3. C’est bien évident. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Cette expression est soulignée par le Rabbi. (2) Parchat Vaét’hanan, à la page 6c et Chir Hachirim, à la page 22d. (3) Dans le monde des âmes, le Gan Eden, à l’issue de l’existence physique. (4) Parce qu’elle n’aurait pas reçu l’élévation.
Lettre n°8193
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8193, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Sivan 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’écrivez à propos de votre fille. En un moment propice, je mentionnerai encore une fois son nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous me dites que l’on vous propose de nouveau un traitement à base d’insuline. De façon générale, il est habituel de recommencer un tel traitement, mais, dernièrement, différentes conceptions ont été développées sur la manière de soigner cet affection. Certains préconisent le maintien de l’insuline et des chocs électriques, comme cela a été le cas jusqu’à maintenant. En revanche, une conception plus récente se suffit de comprimés et de discussions.
Que Celui Qui guérit toute chair et accomplit des merveilles hâte donc sa guérison, par l’intermédiaire d’un traitement adapté. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
M. Schneerson,
Il est clair que, d’une manière concrète, vous devez vous conformer aux prescriptions du médecin qui se trouve sur place. Pour autant, vous pouvez lui apporter toutes ces précisions, d’une manière diplomatique.
Lettre n°8194
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8194, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Sivan 5719,
Brooklyn,
Au jeune Mena’hem Ben Tsion(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres des 13 et 20 Sivan, dans lesquelles vous formulez la proposition d’élargir ce qui concerne les Yechivot du soir(2), mais, vous précisez vous-même qu’il en résultera des dépenses importantes. Votre lettre n’indique pas clairement si vous l’avez rédigée de votre propre initiative ou bien en tant que représentant de la direction des Yechivot du soir. Il est, bien évidemment, légitime que chacun décrive la situation telle qu’il la conçoit et formule les propositions qui lui semblent convenables. Pour autant, il est préférable et plus judicieux d’indiquer systématiquement si les autres membres de la direction acceptent ces propositions ou non.
En l’occurrence, vous précisez que les membres de la direction ont discuté de ces propositions. Néanmoins, selon votre description, même si l’on admet que vous vous exprimez au nom de toute cette direction, il faut bien constater qu’il en résultera des dépenses importantes. Autre point, qui est essentiel, il est nécessaire de méditer à la finalité de ces Yechivot du soir, même si l’étude de la Torah est, par elle-même, un but important et essentiel. Il est nécessaire, en effet, que les élèves rejoignent à terme les écoles vers lesquelles les responsables les orienteront, mais non qu’au bout d’un mois, d’une année, ils partent ailleurs, comme dans les cas que vous citez. D’après ce que l’on observe d’ici, ce point est actuellement à l’ordre du jour et l’on se demande comment arranger, comment améliorer. Il est clair que l’on n’y parviendra pas en se contentant de servir le dîner, même si l’on disposait du budget nécessaire, ce qui en l’occurrence, n’est pas le cas.
En un moment propice, on mentionnera tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles. Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Notes
(1) Le Rav M.B. T. Wilhelm. Voir, à son sujet, la lettre n°8118. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°8176 et 8191.
Lettre n°8195
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8195, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tamouz 5719,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, aux multiples accomplissements,
le Rav Yochoua Chnéor Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 25 Tamouz, avec ce qui y était joint. Vous me demandez si une publicité doit être faite pour une étude de toute la journée(2). En effet, certains l’excluent et craignent qu’une telle pratique cause du tort. Il est donc clair qu’au moins dans un premier temps, cette publicité n’a pas lieu d’être. Par la suite, vous verrez s’il convient de l’introduire ou non. Vous faites remarquer qu’il faut écarter toute éventualité que quelqu’un d’autre puisse organiser les mêmes études. Mais, y compris d’après ce que vous écrivez, on peut se demander si une telle publicité les en empêchera ou bien si c’est l’effet contraire qui se produira. Bien plus, l’absence de publicité ne signifie pas que cela n’existe pas, dans la Yechiva de ‘Habad, mais uniquement que l’on ne dépense pas d’argent pour effectuer une telle publicité. On ne peut donc pas prétendre que quelqu’un vous a devancé.
Votre seconde question portait sur les études générales. Vous dites qu’il y a deux écoles et, selon votre description de la situation, il est effectivement judicieux de prendre contact avec celle qui considère qu’elle n’est pas la meilleure. Tout d’abord, cela évitera de perdre du temps. En outre, on pourra aisément y introduire quelques pratiques, dont certaines seront essentielles. Il n’en sera pas de même, en revanche, pour la première école, dont vous dites qu’elle se considère effectivement comme étant la meilleure. La différence de renommée entre les deux écoles n’influencera sûrement pas les parents souhaitant que leurs enfants poursuivent leurs études. En effet, ils consentent d’ores et déjà à plusieurs sacrifices, dans ce but.
Vous me dites que telle personne a changé d’attitude et j’en suis satisfait. Il y a sûrement là un indice, une preuve probante qu’en les abordant de la manière qui convient, on peut convaincre ceux qui, jusqu’alors, ne se sont pas encore rapprochés des écoles ‘Habad de votre ville comme il l’aurait fallu. Il suffit d’avoir un abord agréable et de consentir à un effort. Puisse Dieu faire que les voiles et les tracas disparaissent. Plus généralement, ces jours(3) se transformeront bientôt en allégresse et en joie. Très prochainement, nous assisterons à l’accomplissement de la promesse selon laquelle, de cette situation d’étroitesse, nous parviendrons à “ l’héritage sans limite ”. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Y.C. Z. Serebranski, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°8185. (2) Des seules études sacrées. Voir, à ce sujet, la lettre n°8185. (3) Séparant les jeûnes du 17 Tamouz et du 9 Av.
Lettre n°8196
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8196, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Mena’hem Av 5719,
Brooklyn,
Aux jeunes de l’association ‘Habad en notre Terre Sainte,
puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, groupement de
Tel Aviv, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 15 Mena’hem Av et celles qui l’ont précédée, avec ce qui y était joint. Dieu fasse que vous commenciez enfin à m’annoncer de bonnes nouvelles, ainsi qu’il est dit : “ Et, tu te répandras à l’est et à l’ouest, au nord et au sud ”, jusqu’à obtenir un “ héritage sans limite ”.
Comme je l’ai maintes fois écrit, vous ne devez pas donner des nouvelles uniquement du labourage et de la plantation, mais aussi de la récolte et de l’engrangement des fruits(1). Et, ce sont ces derniers qui seront les meilleures. En outre, ces fruits, à leur tour, en fourniront d’autres. Dans quarante jours, ce sera Roch Hachana et l’on commence donc à être inscrit et scellé pour une bonne année, de même qu’à obtenir, selon la formulation de la prière(2) : “ Ce qui est bon pour nous ”. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Non uniquement des actions menées, mais aussi de leurs résultats. (2) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 19, à la page 564 et tome 24, à la page 583, de même que les références qui y sont indiquées. Voir aussi la lettre n°8209.
Lettre n°8197
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8197, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Elloul 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux bons
comportements et aux multiples accomplissements,
le Rav Chlomo(1)
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été satisfait de recevoir votre lettre de la veille de Roch ‘Hodech Elloul, le mois de la miséricorde, dans laquelle vous m’annoncez une bonne nouvelle. En effet, vous allez avoir soixante ans ce Chabbat Parchat Choftim. Dieu fasse que, pour de longs jours et de bonnes années, vous m’annonciez de bonnes nouvelles de vous-même et de tous les membres de votre famille. Celles-ci porteront à la fois sur les domaines matériels et sur les domaines spirituels. Car, on connaît le dicton du Baal Chem Tov à propos du verset : “ Lorsque tu verras l’âne(2)…, tu lui viendras en aide ”, selon lequel on peut et l’on doit servir Dieu également aux moyens des objets matériels. De fait, on sert Dieu précisément dans la joie et l’enthousiasme, comme l’indiquent le Rambam, à la fin des lois du Loulav et plusieurs passages du Tanya, énumérés dans l’index qui figure à la fin de l’ouvrage.
Bien plus, la divine Providence vous a accordé le succès et le mérite, grâce à votre effort et à votre travail, de renforcer et de développer le Beth Loubavitch de Londres. Comme c’est le cas pour tout ce qui est positif, vous avancerez sûrement, d’une étape vers l’autre, en la matière, car on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté. Ceci multipliera les bénédictions de Dieu et le succès qu’Il accorde à vous-même et à chaque membre de votre famille. Bien entendu, ceci inclut aussi la bénédiction qui est exprimée par le Psaume dont vous allez commencer la lecture(3) : “ Que ces années équivalent celles de toutes les générations… C’est ainsi que je glorifierai Ton Nom pour l’éternité ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même qu’afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année, pour vous-même et pour chacun des membres de votre famille, matériellement et spirituellement,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav C.Perrin, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°7965. (2) De ton ennemi ployer sous son fardeau et voudra l’abandonner. (3) Le Psaume 61, aux versets 7 et 9.
Lettre n°8198
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8198, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Elloul 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume une
mission sacrée(1), le Rav Yochoua Chnéor Zalman(2),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 9 Elloul, de même que celles qui la précédaient, avec votre demande de bénédiction, laquelle sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Je vous remercie pour la bonne nouvelle que vous m’annoncez, celle de l’amélioration de l’état de santé de votre fils Aharon, de même que pour celle de la réussite du dîner(3). Vous faites également référence à la campagne qui est menée contre vous. Cela est très surprenant car, à différentes reprises, j’ai attiré votre attention sur la nécessité de vous procurer des coupures de presse, parues en Erets Israël, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, à propos de ‘Habad. Vous pourrez publier le contenu de plusieurs d’entre elles dans le journal de votre ville, ce qui supprimera plusieurs arguments mensongers et calomniateurs qui ont été soulevés. En la matière, il existe des agences en Terre Sainte, comme dans les autres pays, qui collectent de tels extraits. En tout état de cause, il est bon de le faire maintenant.
Vous évoquez également la venue d’un émissaire des sages(4), qui sera délégué par les institutions ‘Habad de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Vous avez raison de dire que plusieurs personnes viennent d’ores et déjà et qu’elles connaissent la réussite. Vous indiquez que les ‘Hassidim l’aideront, ce qui pourrait causer une perte(5). Néanmoins, vous pouvez vous mettre d’accord, à ce sujet et retenir un pourcentage. Cependant, pour éviter les rancœurs, vous ne le ferez pas selon votre seul avis, mais en portant cet arrangement à la connaissance de quelques personnes et en recevant leur assentiment. De même, vous vous concerterez afin de déterminer le moment le plus propice et les conditions.
Je vous adresse ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et pour me donner de bonnes nouvelles de tout cela. Bien plus, nous sommes en Elloul, mois de la miséricorde et, comme le souligne l’Admour Hazaken, les treize Attributs de Miséricorde divine brillent alors, lesquels n’ont pas de limite. Ceci se révèlera donc en un bien visible et tangible, à la fois dans les domaines communautaires et en vos préoccupations personnelles. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, de même qu’afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
M. Schneerson,
Notes
(1) Celle de l’enseignement. (2) Le Rav Y.C. Z. Serebranski, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°8185. (3) Au profit de la Yechiva Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch de Melbourne. (4) Chargé de collecter des fonds. (5) Car, ces ‘Hassidim ne donneront pas aux institutions d’Australie ce qu’ils ont transmis aux institutions de Terre Sainte.
Lettre n°8199
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8199, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Elloul 5719,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, aux multiples accomplissements,
le Rav Chlomo(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 12 Elloul, m’apprenant de bonnes nouvelles à propos des jours passés, des réunions ‘hassidiques joyeuses, de l’accueil des invités avant le mariage, dans votre maison, puis du mariage proprement dit. Puisse Dieu faire que vous soyez en mesure de m’annoncer des nouvelles joyeuses, toujours et tous les jours, dans la tranquillité, la joie et l’enthousiasme, en vos réalisations communautaires comme en ce qui vous concerne personnellement, ceci dépendant de cela. Dans ces deux domaines, vous connaîtrez l’élévation, d’une étape vers l’autre, vous avancerez, vous ajouterez et vous éclairerez.
Le renforcement en la matière commencera immédiatement, car nous sommes dans les jours favorables du mois d’Elloul, dans la Parchat Nitsavim, “ Vous vous trouvez tous en ce jour ”. Or, l’Admour Hazaken précise et explique, dans le Likouteï Torah, au début de cette Paracha : “ pour être unis, comme un, pour devenir le domaine particulier(2) consacré à Son Unité ”. C’est de cette façon que l’on révèle les bénédictions de Dieu en tous les domaines. Comme nous le disons trois fois par jour(3) : “ Bénis-nous, notre Père ” précisément lorsque nous sommes : “ tous comme un ”. Le Tanya explique tout cela au chapitre 32. Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit, pour donner de bonnes nouvelles, de même qu’afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav C.Perrin, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°7965. (2) Textuellement, “ le domaine de l’unique ”. (3) Dans chaque Amida.
Lettre n°8200
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8200, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Elloul 5719,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue(1),
Après une longue interruption, j’ai bien reçu votre lettre, avec votre demande de bénédiction, qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous me parlez de votre frère. Or, il me semble vous avoir déjà écrit et avoir, en outre, dit à votre mère qu’il n’y avait rien de dramatique en le fait qu’il ait adopté le travail de Zevouloun(2), ce qui veut dire qu’il soutient les personnes se consacrant à l’étude de la Torah, les institutions de Torah et qu’à titre personnel, il a un temps fixé pour l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout.
En effet, qui sait ? Quel est la part qui revient à chacun dans ce monde ? Votre frère a déjà essayé de se consacrer, avec ardeur, à l’étude de la Torah et il a rencontré toutes les difficultés que l’on peut concevoir, sur cette voie. Peut-être la meilleure façon est-elle, pour lui, de s’inscrire dans une Yechiva au sein de laquelle on étudie également un métier. Bien entendu, il doit s’agir d’une Yechiva orthodoxe. Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun, le guidera sur la voie qui sera bonne pour lui, à la fois matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction afin d’être inscrite et scellée pour une bonne année, de même que pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Il a une activité commerciale, plutôt qu’une fonction sacrée et se sert de ses gains afin de contribuer à la Tsédaka, par opposition à Issa’har, qui se consacre uniquement à l’étude.
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