Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°8141
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8141, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Kislev 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de l’issue du Chabbat, dans laquelle vous me faites part du bon comportement que vous adopterez, à l’avenir, pour ce que l’on sait(1). Il est sûrement inutile de vous encourager à mettre en pratique cette bonne résolution. Tout d’abord, telles sont la requête et l’exigence de nos saints maîtres, en la matière. C’est, en outre, un des moyens, une des façons de diffuser les sources(2) à l’extérieur. L’entourage et les personnes qui le constituent doivent observer les comportements des ‘Hassidim et de ceux qui étudient la ‘Hassidout, donnant le bon exemple de ce que doit être une attitude positive, trouvant grâce aux yeux de Dieu et des hommes.
Parfois, il peut sembler difficile de changer sa personnalité et d’adopter un bon comportement. C’est la raison pour laquelle je vous adresse ces quelques lignes, destinées à vous encourager, encore une fois et encore une autre. Dans un premier temps, il vous semblera ardu de vous changer, mais il est certain(3) qu’en peu de temps, vous vous y habituerez et vous serez heureux d’avoir adopté ce comportement. Que Dieu vous accorde la réussite, en cela et en tout ce qui vous concerne, de même qu’à votre épouse. Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de la réunion ‘hassidique positive qui sera organisée pour le jour lumineux du 19 Kislev, Roch Hachana de l’étude de la ‘Hassidout et des voies ‘hassidiques. Avec ma bénédiction pour donner également de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,
M. Schneerson,
Notes
(1) Pour l’abus d’alcool, lors d’une réunion ‘hassidique. Voir, à ce sujet, la lettre n°5861, qui était adressée à la même personne. (2) De la ‘Hassidout. (3) Le Rabbi souligne ce mot.
Lettre n°8142
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8142, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Kislev 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 27 Mar ‘Hechvan et j’attends la suite de vos bonnes nouvelles. Tous les ‘Hassidim, en particulier les jeunes, font assurément tout ce qui est en leur possible afin de profiter des jours de Kislev, en général, du 19 Kislev et de ‘Hanoukka, en particulier, pour diffuser les sources(1) à l’extérieur. En effet, on peut vérifier concrètement ce qui est expliqué par l’Admour Hazaken, au chapitre 14 d’Iguéret Ha Kodech, selon lequel des possibilités et des capacités nouvelles sont ajoutées chaque année. Néanmoins, au cours des années passées, on ne les a pas utilisées comme il l’aurait fallu et l’on connaît le dicton selon lequel on doit tirer une leçon du passé pour l’avenir.
Bien entendu, ces propos ne s’adressent pas uniquement à vous, mais aussi à tous ceux qui sont mentionnés ci-dessus(2). Puisse Dieu faire que tous agissent en ce sens, avec le plus grand empressement, car c’est alors que la réussite sera la plus considérable. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et aussi de ce qui vous concerne personnellement,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Notes
(1) De la ‘Hassidout. (2) Tous les ‘Hassidim, en particulier les jeunes.
Lettre n°8143
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8143, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Kislev 5718,
Brooklyn,
Aux habitants de Kfar ‘Habad qui ont une activité agricole,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat, dans laquelle vous me dites que, selon vous, les agriculteurs de Kfar ‘Habad sont défavorisés, avec tout ce qui les concerne. Et, la raison en est l’absence d’un comité pour l’activité agricole. Il est pourtant bien évident que l’on ne peut pas constituer un comité spécifique pour chaque activité du Kfar. Ceci n’aurait pas de fin. Une direction conjointe n’est, pour l’heure, pas encore parvenue à écarter le désaccord des cœurs et l’on créerait plusieurs comités pour accentuer la désunion, entre autre effet ?
J’ai écrit au comité du Kfar et je lui ai proposé d’adjoindre à ses discussions, quand il statuera sur les problèmes agricoles, des représentants des agriculteurs de Kfar ‘Habad. Ces derniers, sans avoir le droit de vote, exposeront la situation devant le comité, telle qu’elle apparaît de leur point de vue. Mais, s’il est clair que, pour le bien de tous et de chacun, le comité doit s’intéresser aux agriculteurs, il est tout aussi nécessaire, pour tous et pour chacun, y compris pour les agriculteurs, que ceux-ci, à leur tour, s’intéressent aux autres habitants du Kfar. Lorsque tous collaboreront ensemble, ils connaîtront le succès en tout ce qui les concerne, en les préoccupations des agriculteurs et en les autres domaines du Kfar. La bénédiction de Dieu s’en trouvera accrue.
Puisse Dieu faire que se réalise enfin mon espoir le plus cher, la multiplication du nombre des agriculteurs à Kfar ‘Habad et que leur situation s’améliore, parmi toutes les autres préoccupations du Kfar, quantitatives et qualitatives. En ces deux dimensions, on ajoutera et l’on avancera, de temps à autre, d’une période à la suivante, en un bien visible et tangible. Avec ma bénédiction afin d’avoir la largesse de l’esprit, de gagner largement votre vie, matériellement et spirituellement et de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
N. B. : Copie de la présente est adressée au comité du Kfar.
Lettre n°8144
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8144, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Tévet 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me dites que vous n’avez pas eu le temps de prendre conseil(1) et je voudrais vous apporter une précision, à ce sujet. Il est bien évident que ceci ne justifie nullement que vous ayez pris seul une décision concernant la communauté. Bien plus, vous avez eu le temps d’interroger trois personnes et vous auriez donc pu interroger les trois autres(2). En outre, comment est-il possible qu’il n’y ait pas eu le temps nécessaire ? En effet, un télégramme avait été rédigé et l’on avait décidé d’attendre la décision qui devait venir d’ici(3). En tout état de cause, pour ce qui est de l’avenir, il est clair que l’on doit mettre de l’ordre dans les affaires de ‘Habad, plutôt que de laisser chacun faire ce que bon lui semble. Car, même à propos des Grands d’Israël, il est dit que : “ le salut est obtenu par les nombreux conseillers ” et : “ ne soit pas le seul juge, car il n’est qu’Un Seul Qui est en mesure de le faire ”, c’est-à-dire le Saint béni soit-Il et nul autre. Pour ce qui concerne chacun, à titre personnel, tel est effectivement l’usage courant(4). Il n’en est pas de même, en revanche, pour ce qui est des affaires communautaires, surtout lorsqu’il y a intervention directe d’un parti politique, alors que la Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, est dirigée par ces partis. Vous me demandez ce qu’il conviendra de faire, à l’avenir. Il est évident que de telles questions doivent être discutées au cours des réunions de direction. De même, si une question similaire est soulevée ailleurs, elle sera soumise à l’instance correspondante.
Il est clair que ce qui vient d’être dit ne diminue en rien le mérite de telle ou telle autre personne ayant reçu une mission spécifique et devant l’assumer avec ardeur, avec enthousiasme. En effet, ces qualités n’imposent pas une décision émanant d’une seule personne, d’une manière dictatoriale. Par ailleurs, il est dommage que vous ne rapportiez pas, même brièvement, ce que vous avez relaté de vos impressions, à l’issue de votre visite ici. J’espère que vous avez su choisir les points pouvant avoir un effet concret et permettant de diffuser les sources(5) en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Sans doute complèterez-vous tout cela à la prochaine occasion. Avec ma bénédiction pour en donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) Avant de prendre une décision affectant une certaine institution de Terre Sainte, dans son ensemble. (2) Le comité de direction de cette institution comptant six personnes. (3) Du Rabbi lui-même. (4) On décide soi-même, sans demander conseil. (5) De la ‘Hassidout.
Lettre n°8145
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8145, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Tévet 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat Parchat Mikets(2) et à celles qui la précédaient. Vous envisagez la création d’un séminaire de formation des enseignants. Le principe général, en la matière, est le suivant. Il n’appartient pas à ‘Habad de rechercher la compétition comme un but en soi, mais bien d’agir afin de diffuser le Judaïsme, en général et les sources(3), en particulier. En outre, comme c’est le cas dans tous les domaines du monde, les moyens financiers et humains sont limités. Si on les consacre à un domaine, un autre s’en ressentira nécessairement. De ce fait, lorsque certaines réalisations, basées sur les valeurs sacrées, existent d’ores et déjà, ‘Habad n’a pas pour objectif de les concurrencer. Cela n’est pas son but, dès lors qu’il en découlera des besoins importants, en moyens et en hommes. Un séminaire de formation des enseignants requiert la présence de spécialistes, pour l’organiser. Et, même si l’on trouve un nombre suffisant de personnes désireuses de poursuivre leurs études dans ce séminaire qui portera le nom de ‘Habad, on n’en sera pas moins confronté à des difficultés encore plus grandes : qui seront les professeurs de ce séminaire ? Ils devront être des spécialistes de la matière qu’ils enseignent et, en outre, être reconnus par les administrations compétentes, dont on peut penser qu’elles exigeront des certificats, attestant de leur compétence. Et, ces difficultés seront encore plus grandes si ce séminaire se trouve, non pas dans une grande ville, mais bien dans un village.
Or, si l’on veut constituer ce séminaire d’enseignants, on constatera que toutes ces conditions ne sont pas remplies. Je veux dire qu’il existe effectivement d’autres séminaires, basés sur les valeurs sacrées, que je ne connais pas de spécialistes qui accepteront d’enseigner dans celui-ci et, en outre, de se rendre à Kfar ‘Habad. Pour l’organiser, les moyens les plus considérables seront nécessaires et, dans les domaines en lesquels s’applique le principe selon lequel : “ la bougie qui est allumée pour une personne en éclaire cent ”(4), je ne sais pas si le nombre des élèves s’approchera de la centaine, ou bien si ce sera le contraire(5). En conséquence, je ne comprends pas pourquoi l’on doit s’intéresser à cela. Il serait préférable de mobiliser tous ceux qui possèdent des aptitudes, en la matière et de les envoyer dans les séminaires qui existent d’ores et déjà. Tout au plus, peut-on s’adresser à ces derniers, qui sont basés sur les valeurs sacrées et leur demander quelques améliorations. Par ailleurs, vous faites également référence à des logements pour les jeunes. Mais, vous ne précisez pas votre propos, vous ne dites pas à quoi cela servira et de quelle manière cela sera organisé. Sans doute m’apporterez-vous ces précisions à la prochaine occasion.
Pour répondre au télégramme faisant état de votre candidature et de celle de Oury Ben Cha’har, à propos de Sadé Mi’ha(6), j’ai moi-même envoyé, ce jour, un télégramme pour dire qu’il serait bon que l’on vous confie ce poste. Je fais allusion, au moins, à un premier temps, jusqu’à ce que tout soit organisé, c’est-à-dire jusqu’à la fin de l’année scolaire. Sans doute vous arrangerez-vous pour que cela ne remette pas du tout en cause les préparatifs de la colonie de vacances, de même que tous les autres domaines d’action du réseau(7) auxquels vous avez commencé à vous consacrer. La raison en est la suivante. Je me suis entretenu avec monsieur Levanon de l’agrandissement du bâtiment dont dispose le réseau(7) à Jaffa, dans toute la mesure de ce qui est nécessaire. Il n’y a donc pas lieu de transformer, à l’heure actuelle, l’école qui s’y trouve, afin de ne pas fournir un prétexte qui permettrait de repousser la promesse. En la matière, il est également une autre raison, qui est essentielle. J’ai bon espoir, puisque je vous connais d’ici, que vous travaillerez à Sadé Mi’ha avec toute l’ardeur qui convient, de sorte que ce projet sera fructueux. Or, on peut penser que de la réussite dans la constitution de cette école dépendront les relations que l’on entretiendra par la suite avec les administrations concernées. Tout cela est bien évident. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et pour donner de bonnes nouvelles de ce qui vient d’être dit,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav I.Gansburg. Voir, à son sujet, la lettre n°8042. (2) Le 28 Kislev. (3) De la ‘Hassidout. (4) Lorsqu’il est possible de réaliser des économies d’échelle. (5) S’il y en aura très peu. (6) Où devait être ouverte une nouvelle école. (7) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte.
Lettre n°8146
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8146, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Tévet 5718(1),
Brooklyn,
Aux membres du comité de Kfar ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je suis surpris de constater que l’édification de ce quartier d’habitation et même les préparations pour l’organiser sont particulièrement longues. En pareil cas, on peut dire que, plus cette durée se prolonge, plus les difficultés et les obstacles se multiplient. Bien entendu, la priorité(2), en la matière, doit être accordée d’abord au agriculteurs, puis aux enseignants. En outre, il est clair que celui qui n’a pas de logement au Kfar passe avant celui qui désire échanger le sien contre un meilleur. Bien évidemment, ce ne sont là que des principes généraux car il est impossible, en la matière, d’émettre des règles absolues. Il peut y avoir des exceptions.
Pour faire suite à cela, je suis étonné que l’on m’écrive, d’une part, à différentes reprises, pour me dire que ceux qui se consacrent à l’agriculture sont très peu nombreux alors que, d’autre part, quand je conseille à quelqu’un d’adopter une activité agricole, on me répond que toutes les parcelles cultivables et tous les champs sont d’ores et déjà attribués, de sorte qu’il n’y a plus de terrain libre. Or, dans le plan du Kfar, il y en avait suffisamment pour que des dizaines de personnes se consacrent à cette activité. Que sont-ils devenus ? Dans l’attente de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) 1958. (2) Dans l’attribution des logements.
Lettre n°8147
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8147, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Tévet 5718,
Brooklyn,
Au jeune qui craint Dieu et assume une mission sacrée(1),
le Rav Eléazar Ha Cohen(2),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre de la seconde bougie(3) et j’y ai lu avec plaisir que vous assumez une sainte mission, l’éducation basée sur les valeurs sacrées, au sein du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Heureux est le sort de tous ceux qui ont adopté cette activité, comme l’explique également la lettre que j’ai adressée à tous, à l’occasion de la première lumière de ‘Hanoukka(4). Il est sûrement inutile de vous souligner que l’ardeur et l’empressement, en la matière, sont indispensables non seulement pour vous-même, mais aussi pour tous ceux qui présentent des aptitudes, en ce domaine(5) et que vous parviendrez à convaincre, en tout endroit où s’exerce votre influence. Cela est pour leur bien, non seulement dans ce monde, mais aussi dans le monde futur. C’est bien évident.
Il est clair que cela ne dispense ni vous-même, ni vos amis, au sein des jeunes de l’association ‘Habad, de mener de grandes et nombreuses actions, dans le cadre de cette association. Et, j’ai déjà expliqué à plusieurs personnes qu’une Mitsva en attire une autre, comme le précise la Michna, qu’il est donc inconcevable que la pratique de l’une d’elles empêche celle d’une autre. Combien plus est-ce le cas, en l’occurrence, puisque l’on peut observer, y compris par ses yeux de chair, à quel point toutes ces actions se complètent. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
M. Schneerson,
Notes
(1) Celle de l’enseignement.
(2) Le Rav E.Erentreu, de Jérusalem. (3) De ‘Hanoukka. (4) Il s’agit de la lettre n°5951. (5) Celui de l’enseignement.
Lettre n°8148
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8148, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Chevat 5718,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Elyahou Akiva(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 28 Tévet. Je vous remercie pour la bonne nouvelle de la motivation qui s’est faite jour au sein des femmes et jeunes filles ‘Habad de votre ville. Sans doute resterez-vous vigilant, dans ce domaine, afin d’entretenir cette motivation jusqu’à ce qu’elle soit suivie d’effet, conformément à ce qui a été dit. J’ai lu également, avec satisfaction, dans cette lettre, que vous vous efforcez, de la manière qui convient et dans la mesure où cela dépend de vous, de renforcer l’école Talmud Torah Beth Yossef Yechiva Loubavitch de votre ville(2).
Je suis étonné que les membres du comité ne prennent nullement en compte les difficultés spécifiques à ce genre d’institution. Certes, cela ne justifie pas les lacunes. En revanche, cela est amplement suffisant pour qu’ils manifestent un intérêt particulier à cette institution. Puisse donc Dieu faire que vous ayez, en la matière, une réussite considérable, puisque vous vous êtes engagé, en fonction de vos moyens, à développer et à renforcer cette institution. Très bientôt, vous m’en donnerez de bonnes nouvelles. Le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”(3), mais en proportion largement accrue. A n’en pas douter, Il multipliera donc Ses bénédictions et la réussite qu’Il vous accordera en tous vos besoins. Avant tout, vous et votre épouse, concevrez beaucoup de satisfaction ‘hassidique de tous vos enfants, avec une véritable largesse d’esprit. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
N. B. : Je vous joins une lettre pour monsieur Newman, car ici, nous ne connaissons pas son adresse. Plus généralement, il serait utile que vous lui parliez de vive voix, afin de lui expliquer l’idée de cette lettre, de façon à l’attirer plus clairement vers la ‘Hassidout, en fonction de sa situation et de son état de santé. C’est bien évident.
Notes
(1) Le Rav E.A. Lipsker. Voir, à son sujet, les lettres n°5048 et 8161. (2) A Toronto. Voir, à ce sujet, les lettres n°5358, 6912 et 7072. (3) De la manière dont on agit envers Lui.
Lettre n°8149
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8149, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Nissan 5718,
Brooklyn,
Aux membres du comité de Kfar ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre compte-rendu du 28 Chevat et des 5, 10, 12 et 19 Adar. J’attends des nouvelles véritablement bonnes, c’est-à-dire : “ bonnes pour les cieux et bonnes pour les créatures ”, comme le disent nos Sages, au traité Kiddouchin 40a. Il semble que la désunion des cœurs ne se réduise, pas, bien au contraire qu’elle s’amplifie. Il est clair que cela fait beaucoup de peine. Je suis surpris par ce que vous me dites du manque de participation aux dépenses des réunions ‘hassidiques. Il n’y a sans doute là qu’une incompréhension. Par ailleurs, vous avez sollicité un prêt et votre requête à été satisfaite. Vous devez donc le recevoir et vous en servir d’une façon bonne et utile, conformément à l’objectif qui lui avait été assigné. Si, pour une raison quelconque, vous ne l’acceptez pas, on peut craindre que des demandes similaires, à l’avenir, essuient un refus.
J’ai déjà écrit plusieurs fois et je répète de nouveau ici qu’il est indispensable que Kfar ‘Habad ne perde pas sa spécificité de Mochav agricole, ce qu’à Dieu ne plaise. Certes, cela ne veut pas dire qu’il doit y avoir une priorité absolue des domaines agricoles, par rapport à tous les autres. Il est amplement suffisant d’avoir des profits communs de l’agriculture et des autres activités. Bien plus, j’ai maintes fois cité les propos de la Michna selon lesquels une Mitsva en attire une autre. Grâce à la proximité des cœurs et à la collaboration entre tous, chaque ajout à un domaine d’activité du Kfar aura un apport pour tous les autres. De fait, on peut constater de ses propres yeux comment se réalise la parole de la Michna selon laquelle la paix est le réceptacle contenant la bénédiction du Saint béni soit-Il.
Vous évoquez la question de l’investissement de l’argent qui est destiné aux quartiers d’habitation, avec la permission du comité de Kfar ‘Habad et dans sa caisse. Or, si l’on tient compte de la situation actuelle qui n’est pas encore celle de la largesse, on peut craindre qu’il y ait là une très grande épreuve. Pourra-t-on se retenir d’utiliser cet argent pour les autres besoins publics du Kfar ? Bien plus, quelqu’un pourrait s’accorder la permission de le faire en se disant que la réalisation du quartier d’habitation est repoussée de jour en jour, de semaine en semaine, de mois en mois. Dès lors, qu’importe si on le repousse encore un peu plus et si l’on utilise cet argent pour les autres besoins du Kfar, qui doivent également être satisfaits ? Or, la réalisation de ce quartier d’habitation a été annoncée, d’une manière publique, en présence de plusieurs représentants des administrations, le 19 Kislev dernier. Malgré cela, il semble que, pour l’heure, il n’y ait pas eu le moindre geste qui aille dans le sens de la réalisation de ce projet. Tout cela est évident et vous devez comprendre ce que je veux dire.
S’agissant du prêt qui est consenti pour les cultures aquatiques et des autres éléments figurant dans ce compte-rendu, vous comprendrez ma position, exposée ci-dessus, selon laquelle chaque prêt doit être accepté. Mais, s’il y a un risque, comme vous l’écrivez, que personne ne soit en mesure d’assumer une telle activité, vous conserverez l’argent un certain temps, puis vous le restituerez, au besoin avant la date limite. En tout état de cause, il ne faut pas montrer que l’on sollicite un prêt, puis que l’on ne s’en sert pas. Je vous adresse ma bénédiction de réussite afin de renforcer et de développer tous les domaines de Kfar ‘Habad, à la fois matériellement et spirituellement, avec une véritable largesse d’esprit, de même que pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, matériellement et spirituellement,
Lettre n°8150
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8150, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Nissan 5718,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, Rav Moché Tsvi(1),
J’ai bien reçu votre lettre, qui faisait réponse à la mienne. Et, comme vous me l’écrivez, vous poursuivez sûrement votre effort, par tous les moyens possibles, afin d’obtenir cette séparation(2).
Notes
(1) Rav M.T. Nerya, recteur de la Yechiva de Kfar Ha Roé. Voir, à son sujet, la lettre n°8130. (2) Entre les hommes et les femmes, dans les synagogues de Terre Sainte. Voir, à ce sujet, la lettre n°8130.
Lettre n°8151
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8151, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5718,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 13 Nissan, dans laquelle vous me dites que vous concluez vos études, cette année, à l’école secondaire Beth Yaakov. Vous me demandez dans quel établissement vous devez poursuivre votre scolarité. La logique droite et même immédiate indique que, pour différentes raisons, vous devez poursuivre vos études dans l’établissement prolongeant celui que vous avez fréquenté jusqu’à maintenant, c’est-à-dire le Beth Yaakov. S’il en existe plusieurs, en différents endroits, vous opterez, bien entendu, pour celui dont la crainte de Dieu et le niveau des études sont les plus élevés.
J’espère que vous influencerez vos amies afin qu’elles adoptent le comportement qui sied à une jeune fille juive, laquelle est définie comme la fille de Sarah, Rivka, Ra’hel et Léa. C’est de cette façon que vous multiplierez les bénédictions de Dieu, y compris pour vous-même. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Lettre n°8152
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8152, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Nissan 5718,
Brooklyn,
Aux dirigeants de Kfar ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Nous avons reçu ici une lettre émanant de quelqu’un qui est éloigné du milieu ‘Habad, mais qui éprouve de l’amitié et de l’admiration pour tout ce qui le concerne. Cet homme s’insurge du fait que l’on ait confié une partie des champs du Kfar à un homme qui emploie des travailleurs arabes. Il se demande quelle impression cela fera auprès du public.
Nous ne possédons pas de précisions sur l’exactitude de cette information et nous ne savons pas si cette crainte est fondée. En tout état de cause, nous appelons votre attention sur ce point. Avec nos respects et notre bénédiction,
Lettre n°8153
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8153, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Nissan 5718,
Brooklyn,
Au jeune Raphaël Pin’has(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption, j’ai bien reçu votre lettre du 11 Nissan, mois de la délivrance, me décrivant brièvement vos activités, de même que celles de vos amis. Puisse Dieu faire que vous les multipliez, dans la joie et l’enthousiasme, pendant de nombreuses années encore, d’une manière toujours accrue.
Il est sans doute inutile de rappeler, à vous-même et à vos amis, le verset : “ Tends ton pain à celui qui a faim et ne te cache pas à ta propre chair ”, que nos Sages commentent de la manière suivante, dans le Tana Dveï Elyahou Rabba. Quand on voit quelqu’un qui est “ nu ” de Torah et de Mitsvot, on doit le “ couvrir ”, c’est-à-dire mener une action envers lui. Pour autant, il est dit : “ ne te cache pas à ta propre chair ”, car il faut également agir pour sa propre personne, c’est-à-dire, au sens le plus littéral, étudier la Torah avec ardeur, sa partie révélée et la ‘Hassidout(2), mettre en pratique les Mitsvot de la meilleure façon, le point central de tout cela étant la prière. Que Dieu vous accorde la réussite. Avec ma bénédiction de succès en votre mission sacrée, la diffusion des sources(3) jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Notes
(1) Le Rav R.P. Goldstein. Voir, à son sujet, les lettres n°5997 et 8177. (2) Le destinataire de cette lettre est un élève de la Yechiva. (3) De la ‘Hassidout.
Lettre n°8154
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8154, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Iyar 5718,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre
aux besoins communautaires, aux comportements généreux, le Rav Chlomo(1)
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du Roch ‘Hodech Iyar, dans laquelle vous me parlez de votre épouse, madame Feyla. En un moment propice, on mentionnera encore une fois son nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que son état de santé s’améliore très vite. Avec elle, vous aurez, pour de longs jours et de bonnes années, beaucoup de satisfaction de vos enfants et de vos petits-enfants.
Bien plus, vous faites allusion à vos origines et plusieurs points que vous me précisez étaient, pour moi, véritablement nouveaux. Ceci vous protègera donc en ce qui vient d’être dit(2). On connaît, en effet, l’affirmation de nos Sages selon laquelle : “ lorsque l’on décoche une flèche, celle-ci retombe sur sa pointe ”(3). Combien plus en est-il ainsi pour ce qui est de la chaleur et de l’enthousiasme ‘hassidiques, que vos parents ont reçus de nos maîtres, fondateurs de l’enseignement de ’Habad. On sait que les paroles et les actes des Justes sont immuables et qu’ils font leur effet, au sens le plus littéral, dans l’existence quotidienne. A n’en pas douter, ces actes multiplieront les bénédictions que Dieu vous accorde en tout ce qui vient d’être dit. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, je conclus en vous adressant ma bénédiction, matérielle et spirituelle,
M. Schneerson,
Je viens de recevoir votre lettre m’annonçant que l’état de santé de votre épouse s’est amélioré. Je vous en remercie beaucoup, de même que pour la photographie de vos petites-filles, que Dieu leur accorde de longs jours et de bonnes années.
Notes
(1) Le Rav C.Perrin, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°7965. (2) Pour obtenir une bonne santé et la satisfaction des enfants. (3) On retrouve toujours ses origines.
Lettre n°8155
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8155, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 22 Iyar et vous avez sûrement déjà reçu mon télégramme. Je souligne encore une fois non seulement que je suis désolé par tout cela, mais aussi que je ne comprends pas la position des ‘Hassidim sur cette question, d’autant qu’ils se considèrent comme s’ils devaient avoir recours aux bienfaits de ceux qui luttent contre eux et donc accéder à leurs exigences les plus étranges, heurtant la logique la plus droite et la plus immédiate, comme je l’ai déjà écrit à quelqu’un. Vous concluez votre lettre en affirmant qu’ils ont promis de modifier leur attitude. Je ne sais pas qui a formulé cette promesse, mais, d’après les informations que l’on reçoit ici, le contraire est vrai et leur attitude est de plus en plus négative. Certes, on peut leur accorder les circonstances atténuantes puisqu’ils font ce qu’ils veulent et que les ‘Hassidim arrivent ensuite, la tête basse et sollicitant leur autorisation : peuvent-ils se consacrer à l’éducation de la manière qui a été définie par nos maîtres ou bien un tel ne souhaite-t-il pas qu’il en soit ainsi, auquel cas ils se retireront ? Bien plus encore, quelques ‘Hassidim envoient leurs enfants chez ceux qui leur apprennent à s’opposer à ‘Habad et à tout ce qui le concerne !
Il est une effronterie d’ouvrir une école dans les quatre coudées de la Yechiva Tom’heï Temimim et, plus encore, de demander ensuite à ‘Habad de fermer sa propre école ! Peut-être la conclusion de votre lettre s’explique-t-elle par votre crainte, dans la mesure où vous ne savez pas qui l’emportera. Néanmoins, on s’est d’ores et déjà dressé de nombreuses fois contre ce qui concerne nos maîtres et, au final, on a bien vu, d’une manière concrète, qui a eu la victoire. L’humiliation et la colère sont suffisantes et l’on est parvenu au point où celui qui est censé combattre parle de sa fonction ou de l’instruction qui lui a été donnée, comme si l’on avait besoin de leurs bienfaits. Non seulement on ne leur répond pas, mais l’on rampe devant eux ! Comme je l’ai déjà dit dans mon télégramme, il faudrait qu’au moins maintenant, tous les ‘Hassidim se mobilisent pour les actions de nos maîtres. En effet, nous devons assumer leur mission et, si on le fait avec détermination, on s’apercevra aussitôt qu’il n’y avait là qu’une épreuve, ce qui veut dire que l’opposition n’existe pas réellement et qu’il n’y a là qu’une effronterie sans justification.
Je ne précise pas, dans le cadre de cette lettre, dans quelle école les enfants des ‘Hassidim doivent poursuivre leurs études car il est, d’emblée, surprenant et incompréhensible d’envoyer un télégramme sur un autre continent afin d’indiquer que les disciples de nos maîtres doivent inscrire leurs enfants dans les écoles de nos maîtres. Il est bien clair que l’on doit s’éloigner d’une école qui s’oppose à nos maîtres. Je vous adresse ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et, selon l’expression de notre maître, mon beau-père, le Rabbi, pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde. Dans l’attente de ces bonnes nouvelles, que vous m’adresserez par retour du courrier,
N. B. : Compte tenu de l’urgence, ma réponse vous est adressée en passant outre à la file d’attente.
Lettre n°8156
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8156, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tamouz 5718,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 10 de ce mois de la délivrance et de la joie, avec votre demande de bénédiction qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de celui dont nous célébrons la joie, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Je me suis largement réjoui du début de votre lettre : “ c’est avec joie que j’annonce… ”. Dieu fasse que, grâce à cette entrée en matière, tout ce qui vous concerne soit désormais joyeux, d’un bien visible et tangible, dans les domaines spirituels et matériels à la fois, les uns dépendant des autres, mais aussi dans les réalisations communautaires et personnelles à la fois, les uns dépendant des autres encore une fois.
Il nous a été enjoint de connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté. Tout ceci se réalisera donc d’une manière sans cesse accrue, aussi bien pour les actions des hommes que pour les bénédictions célestes, y compris, bien sûr, pour ce qui concerne le corps et l’état de santé. En effet, c’est précisément à propos du corps qu’il est dit : “ Tu nous as choisis d’entre toutes les nations et les langues ”, comme l’explique le Tanya, au chapitre 49. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,
S’agissant du traitement de votre fils, auquel Dieu accordera de longs jours et de bonnes années, vous vous conformerez à la prescription d’un médecin spécialiste et vous connaîtrez le succès, physique et moral.
Lettre n°8157
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8157, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Mena’hem Av 5718,
Brooklyn,
Aux membres du comité de Kfar ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Nous avons bien reçu le compte-rendu des réunions des 6, 14 et 27 Tamouz. Je suis surpris de n’avoir, pour l’heure, pas reçu de réponse à mes précédents courriers. S’agissant de ce compte-rendu, il faut prendre le montant qui a été rendu par l’Agence juive et qui est destiné au quartier d’habitation, soit mille cinq cents livres, pour rembourser le comité de Kfar ‘Habad, qui a payé les maisons de l’ancien village, dans la mesure où, comme semble l’indiquer votre compte-rendu, cette dépense a été faite pour que ce terrain soit assuré au quartier d’habitation.
Puisse Dieu faire que l’on connaisse enfin un avancement, en la matière. Comme je l’ai dit également à monsieur Yona Kissé, il est surprenant que l’on ait pris un retard de plusieurs mois. Je souhaite donc recevoir une bonne nouvelle, en la matière, comme en tous les autres points cités dans ce compte-rendu et dans les précédents. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Lettre n°8158
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8158, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Mena’hem Av 5718,
Brooklyn, New York,
Je te bénis et te salue,
Je fais réponse à ta lettre, dans laquelle tu me dis que tu as atteint l’âge de la Bat Mitsva, soit douze ans, le 15 Mena’hem Av. Puisse donc Dieu faire que tu reçoives le joug de la Royauté divine et celui des Mitsvot, avec un cœur entier. Dieu t’accordera le succès en tes études et en ton comportement. Tu grandiras et tu mériteras le titre de jeune fille ‘Habad, conformément à la volonté de nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera. En la matière, tu influenceras également tes amies, par ta parole ou même par ce qui va au delà, en leur donnant l’exemple d’une jeune fille juive qui a reçu son éducation selon les voies de la ‘Hassidout. Ceci t’apportera le bonheur spirituel et matériel. Avec ma bénédiction,
Tu m’interroges sur l’endroit et la manière de poursuivre tes études. L’éducation des jeunes, en particulier à ton âge, conditionne toute la vie. L’autonomie et la détermination en dépendent, qualités grâce auxquelles on peut surmonter les épreuves que chacun et chacune rencontre, dans son existence. En outre, nous vivons en une époque aux nombreuses mutations. Il est impossible de prévoir maintenant ce que sera la vie dans quelques années. On ne peut donc pas imaginer l’importance des épreuves que l’on devra subir, afin de ne pas trébucher en ce qui concerne la justice, la droiture, la foi et la religion. En conséquence, chacun et chacune de ceux qui appartiennent à la jeunesse peut et doit, à mon avis, recevoir l’éducation religieuse la plus intensive, afin d’être préparé à tous les dangers qui pourraient se présenter, ce qu’à Dieu ne plaise. Il peut sembler qu’il en résulte un inconfort, pendant une certaine période, mais qu’importe tout cela si l’on prend en compte la protection et la force accrue que l’on reçoit, pour toute sa vie, grâce à une telle éducation ?
Lettre n°8159
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8159, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Fin d’Elloul 5718]
Vous me demandez(1) comment l’on peut parler de “ joug ” à propos des anges, c’est-à-dire d’actions qui heurtent la logique et la compréhension d’une créature. En fait, c’est la soumission qui permet qu’il en soit ainsi. De fait, les anges eux-mêmes ne perçoivent que leur source, mais non au-delà de celle-ci(2). Vous verrez, à ce propos, les lois des fondements de la Torah(3), chapitre 2, au paragraphe 8 et chapitre 3, au paragraphe 9. Vous consulterez aussi, en particulier, le traité Sanhédrin 110a.
Notes
(1) Cette réponse a été écrite à même la lettre du Rav Yossef D. Rosenstein, datée du 15 Elloul 5718. (2) Ils ne peuvent donc dépasser cette source que par la soumission. (3) Du Rambam.
Lettre n°8160
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8160, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Tichri 5719(1),
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Avraham(2),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu vos lettres des 1er, 2 et 20 Elloul en leur temps. Pour ma plus grande surprise, j’ai appris que vous ne faites pas attention à votre état de santé. Il est étonnant qu’il faille écrire, à partir d’un autre continent, pour dire de telles évidences, alors que l’on sait l’importance qu’accordent nos maîtres à la préservation du corps. Et, le Baal Chem Tov souligne, précisément que : “ tu lui viendras en aide ”. De fait, les ‘Hassidim ne font aucune distinction entre les Injonctions de nos maîtres. Il est clair que l’on doit tous les accomplir pleinement. Je n’en dirai pas plus, tant cela tombe sous le sens.
Vous me préciserez sûrement, quelle qu’ait pu être la situation du passé, qu’à l’avenir vous mettrez cette Injonction en pratique et vous préserverez votre corps. De fait, “ avoir un corps en bonne santé et entier fait partie des voies de Dieu ”(3). Avec ma bénédiction afin que vous soyez définitivement inscrit pour une bonne année, de même que pour donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Notes
(1) 1958. (2) Le Rav A.Pariz. Voir, à son sujet, la lettre n°8854. (3) Selon les termes du Rambam.
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