KOULAM Télécharger l’app

Iguerot Kodesh — lettres 8121 à 8140

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°8121

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8121, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Sivan 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 26 Sivan, dans laquelle vous m’indiquez que vous cherchez à vous installer. Vous me précisez les différentes possibilités et les inconvénients qu’elles présentent. Si vous voulez accepter mon avis, vous vous rendrez au Maroc, après avoir achevé vos études à la sainte Yechiva Tom’heï Temimim de Brunoy et c’est précisément là que vous vous installerez.

Si vous le désirez réellement, Dieu vous accordera le succès de renforcer votre Judaïsme, en cet endroit et de le diffuser parmi nos frères, les saints enfants d’Israël sefardim, A notre époque, rien n’est plus important que cela, ce qui veut dire que, de cette façon, vous multiplierez les bénédictions que Dieu vous accorde en ce qui vous concerne personnellement. Vous trouverez un bon parti, à la fois matériel et spirituel. Plus généralement, vous vous installerez, de manière positive. Et, ne laissez personne vous proposer une autre forme d’installation ! Vous devez comprendre ce que je veux dire. Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

E. Kwint,

Lettre n°8122

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8122, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Tamouz 5717,

Brooklyn, New York,

Au jeune homme, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Israël(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous me faites part de vos fiançailles, en un moment bon et fructueux. Voici donc ma réponse. Dieu fasse que celles-ci soient célébrées en un moment bon et fructueux, que vous bâtissiez un édifice éternel, basé sur la Torah et les Mitsvot, telles qu’elles sont illuminées par le luminaire de la Torah, qui est l’enseignement de la ‘Hassidout. Avec ma bénédiction de Mazal Tov,

Vous m’interrogez sur le fait que ce qui est le plus bas possède la source la plus élevée. Cette affirmation est formulée par la ‘Hassidout, non pas à propos des objets proprement dits, mais bien de la parcelle de Divinité qui les anime. La différence est bien claire et elle est fondamentale, surtout quand on médite au fait que cette parcelle se trouve en prison, en exil. Bien plus, elle peut se trouver dans la situation qui est décrite par le verset : “ la bougie des impies t’a connu ”, ce qui veut dire qu’elle est totalement occultée. En conséquence, il n’est pas contradictoire d’affirmer que tel objet est plus spirituel, plus saint que tel autre. Malgré cela, ce dernier conserve une source plus élevé, ce qui fait allusion à la parcelle de Divinité qui l’anime. De différents points de vue, ce qui vivifie cache également la vitalité, s’oppose à elle et entre même en lutte contre elle(2).

A ce sujet, vous consulterez, en particulier, le Torah Or, Parchat Béréchit, à la page 4a, le Likouteï Torah, Parchat Reéh, à la page 21b, de même que le discours ‘hassidique intitulé : “ Après l’Eternel votre Dieu ” et son commentaire, figurant à la fin du Dére’h Mitsvoté’ha, du Tséma’h Tsédek. Il résulte de tout cela qu’en sa source la plus haute, Yaakov est effectivement l’aîné(3). L’âme divine et le bon penchant précèdent l’âme animale et le mauvais penchant, comme l’établissent différents textes, en particulier ce qui est imprimé dans les résumés et notes sur le Tanya, à partir de la page 48, ainsi qu’il est dit : “ C’est le frère(3), mais J’aime Yaakov ”.

Notes

(1) Le Rav I.Hass. Voir, à son sujet, la lettre n°7318. (2) Ce qui justifie l’état de bassesse de cet objet. (3) Bien qu’ici-bas, physiquement, il soit né le second. (4) Essav est le frère de Yaakov.

Lettre n°8123

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8123, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Tamouz 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav ‘Haïm Zoussya(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’écrivez à propos des démarches que vous menez pour obtenir des dédommagements(2). Nombreux sont ceux qui en ont fait de même, sans succès. Puisse Dieu faire que vous vous serviez de ce que vous gagnerez uniquement pour des accomplissements en bonne santé et joyeux. Je suis surpris que vous ne disiez rien, dans votre lettre, des préparatifs qui sont nécessaires pour les jours de la délivrance(3), les 12 et 13 Tamouz, qui approchent. Bien plus, cette année marque le trentième anniversaire de cette libération. Je veux espérer que, d’une manière concrète, rien ne manquera. J’attends donc des nouvelles bonnes et détaillées.

En un moment propice, je mentionnerai le nom de votre fils, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément à ce que vous m’écrivez. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même qu’à l’occasion de la fête de la libération,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

E. Kwint,

Notes

(1) Le Rav H.Z. Wilimovski. Voir, à son sujet, la lettre n°7979. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°6581 et 7489. (3) Du précédent Rabbi, des prisons tsaristes.

Lettre n°8124

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8124, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Roch ‘Hodech Mena’hem Av 5717,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué et agréable ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav B.E. G.(1),

Je vous salue et vous bénis,

L’objet de la présente réside dans les deux points suivants :

A) D’après ce que l’on entend, nombreux sont ceux qui quittent le pays dans lequel nous nous trouvions auparavant(2) pour se rendre en Pologne et l’on dit qu’il y a plusieurs possibilités d’alléger leur situation, en cet endroit ou même de faciliter leur transfert, par exemple vers la Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, à condition qu’un des responsables communautaires se rende sur place. Il semble que plusieurs ‘Hassidim se trouvent parmi eux.

B) Le directeur de l’institut yiddish, là-bas, le professeur Berl Mark, de même que le Rav Moreno, qui se trouve aussi sur place, se sont rendus, en visite, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Ils ont indiqué que, dans la bibliothèque de cet institut, il y a plus d’une centaine de manuscrits de ‘Hassidout(3). D’après leurs propos, certains d’entre eux furent rédigés par nos maîtres. Néanmoins, je me demande s’ils les comprennent bien et s’ils savent distinguer ces manuscrits. Selon le directeur de l’institut, il n’est pas exclu qu’ils remettent ces manuscrits à quelqu’un qui serait logiquement habilité à les demander. En la matière, il sera peut-être efficace de donner de l’argent à ceux qui sont susceptibles de délivrer les autorisations.

Il serait donc bon que vous preniez quelques jours pour vous rendre là-bas, à propos de ces deux points. Si ce n’est pas possible, peut-être y a-t-il, dans votre entourage, quelqu’un qui possède quelques connaissances des manuscrits de ‘Hassidout, de même que quelques notions d’activité communautaire. C’est alors lui qui se rendra sur place. On a dit que ce professeur, dirigeant l’institut, doit participer à une commission en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Peut-être même passera-t-il par la France(4), à l’aller ou au retour. Bien entendu, il faudra se rendre en Pologne à un moment où il s’y trouve lui-même, afin de pouvoir le rencontrer. La fédération ou la rédaction du journal yiddish de Paris connaissent sûrement les dates de son voyage. Le Joint(5) a donné huit mille un tiers, sans indiquer la destination de ce montant et encore quatre mille cinq cent quarante. J’ai bien reçu vos lettres des 9, 16 et 20 Tamouz. Vos requêtes ont été satisfaites. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour connaître la réussite en votre mission sacrée,

Notes

(1) Le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski. Voir, à son sujet, la lettre n°6584. (2) La Russie. (3) Qui demeurèrent sur place lorsque le précédent Rabbi quitta la Pologne en 5700 (1940) Voir, à ce propos, la lettre n°8126. (4) Le Rav Gorodetski se trouvait alors à Paris. (5) Le comité américain d’aide aux réfugiés, subventionnant l’action de ‘Habad.

Lettre n°8125

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8125, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Mena’hem Av 5717,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre. Vous m’interrogez sur la suite de l’éducation de votre fille. Il est bien évident, que celle-ci doit fréquenter les écoles ‘Habad, puisque vous habitez à Kfar ‘Habad. Ceci s’applique, de la même façon, au plus grand nombre.

Vous faites allusion aux lacunes de cette école. Or, vous vous trouvez sur place et, si vous pensez que différents points doivent être rectifiés, vous vous concerterez tous ensemble et vous remédierez à ces lacunes. En effet, chacun d’entre vous recherche le bien de cette école et de ses élèves. Et, rien ne résiste à la volonté. On obtient un tel résultat d’une manière pacifique et agréable, comme le soulignent nos maîtres et, en particulier, mon beau-père, le Rabbi, fondateur et directeur du Kfar. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles et avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

E. Kwint,

Lettre n°8126

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8126, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Pin’has(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre du 25 Mena’hem Av, avec ce qu’elle contenait, la bonne nouvelle selon laquelle on vous a remis des lettres manuscrites et des écrits de nos maîtres(2). Puisse Dieu faire que vous soyez réjoui comme je l’ai moi-même été en l’apprenant. J’ai bon espoir que cela sera un bon début et que l’on obtiendra également les autres manuscrits, puis qu’on les apportera ici, comme vous l’indiquez à la conclusion de votre lettre. Il est sûrement inutile de vous préciser que vous devez vous adresser encore une fois à B. M.(3) pour lui expliquer l’importance de tout cela. Peut-être faut-il lui proposer de réaliser un gain, en la matière, y compris au sens le plus littéral, c’est-à-dire de lui payer de l’argent. Comme on peut le vérifier concrètement, lorsque l’âme animale y trouve également son compte, et non uniquement l’âme divine, le résultat final est obtenu plus vite et d’une manière plus complète.

Dans deux semaines, le Rav Y.Weinberg(4) rentrera ici, en avion, venant de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Il possède la nationalité américaine et il serait donc bon que vous transmettiez ces documents par son intermédiaire. En outre, il aura sûrement les manuscrits de la collection du Rav Slonim, à propos desquels il m’a écrit et dont il a déjà apporté une partie. Pour différentes raisons, il est préférable que ces manuscrits ne soient pas transférés ici par une seule personne et en une seule fois, mais bien en plusieurs fois et par différentes personnes. Par ailleurs, il me semble que vous m’avez parlé d’un manuscrit se trouvant chez monsieur Schmerling(5). Je vous remercie d’avance pour tout cela. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit, de même que de ce qui vous concerne personnellement, ce qui inclut, bien évidemment, l’amélioration de votre état de santé,

Notes

(1) Le Rav P.Althuiz. Voir, à son sujet, la lettre n°4305. (2) Voir le lettre n°8124. (3) Berl Mark. Voir la lettre n°8124. (4) Le Rav Yossef Weinberg. Voir, à son sujet, la lettre n°7776. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°6034.

Lettre n°8127

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8127, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Elloul 5717,

Brooklyn,

A monsieur Nathan Noté(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me parlez de votre effort pour renforcer la sainte Yechiva Tom’heï Temimim de Lod, de même que Kfar ‘Habad. Dieu fasse que cet effort connaisse un grand succès, ce qui est le plus grand plaisir pour l’homme qui le consent et qui en observe ainsi les fruits positifs. Ceci multipliera les bénédictions de Dieu en vos besoins. Pour de longs jours et de bonnes années, vous continuerez à agir, en la matière, dans des proportions beaucoup plus larges, conformément à l’injonction de la Torah selon laquelle on connaît l’élévation dans le domaine de la sainteté.

Bien entendu, il est bon de faire connaître tout cela, car, en faisant plaisir à un Juif, y compris lorsque celui-ci se trouve sur un autre continent(2), on met en pratique le Précepte : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”. En outre, on peut observer, dans la pratique, qu’en sachant que l’on devra écrire à quelqu’un pour lui décrire ses bonnes actions, on les renforce et on les multiplie. On peut effectivement vérifier qu’il en est bien ainsi. Vous avez sûrement connaissance de la pratique consistant à lire des Tehilim, selon leur répartition mensuelle, chaque matin, après la prière. Le cas échéant, vous vous engagerez à le faire à l’avenir. Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) N. N. Holtsman, de Béer Yaakov. (2) En l’occurrence, le Rabbi lui-même.

Lettre n°8128

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8128, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Elloul 5717,

Brooklyn,

Aux membres du comité de Kfar ‘Habad,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu connaissance de l’effroyable information suivante. Encore une fois, quelqu’un a levé la main sur son prochain(1) et il semble qu’il soit ensuite passé à l’acte. Bien plus, cela s’est déroulé en public, sans que les présents ne formulent la moindre protestation. On a peut-être déjà oublié ce que j’avais écrit, dans un cas similaire, il y a quelques années. Il est possible que les habitants de Kfar ‘Habad possèdent encore la copie de ma lettre ou même son original. Et, si mes propos ne sont pas suffisants, ceux de notre sainte Torah, expliquant la gravité d’une telle situation le seront sûrement. Vous devez comprendre ce que je veux dire. Par la présente, je veux donc souligner, de nouveau, que ce qui est dit ici ne concerne pas uniquement celui qui a levé la main et son antagoniste, mais bien l’ensemble du village dans lequel ils habitent, c’est-à-dire, en l’occurrence, tous les habitants de Kfar ‘Habad.

Car, précisément parce qu’il s’agit de Kfar ‘Habad, ce qui s’est passé et donc la gravité de la situation sont encore plus effroyables. En effet, il y a là une contradiction absolue d’un des principes fondamentaux de la ‘Hassidout générale et de la ‘Hassidout ‘Habad, qui a été souligné par l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie profonde de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, selon lequel les Préceptes : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ” et “ Tu aimeras l’Eternel ton Dieu ” ne font qu’un. Cet amour “ est à l’origine de toutes les deux cent quarante-huit Injonctions, qui en découlent ”(2). Parmi ces Injonctions, figure, en outre, la Mitsva de la crainte de Dieu, qui est à l’origine des trois cent soixante-cinq Interdits, dès lors que l’on craint de se révolter contre le Roi suprême, le Saint béni soit-Il. Il en résulte, globalement, que cet amour est bien la source de toutes les six cent treize Mitsvot, “ le corps du Roi ”. Or, d’une formulation positive, on déduit…(3).

Je ne souhaite pas en dire plus, sur ces sujets terrifiants. J’attends, de votre part, une lettre détaillée(4) me décrivant ce qui s’est passé. Vous me direz aussi si l’on a pris des mesures pour protester contre cela. Dès réception de la présente, vous me ferez savoir, par télégramme, le nom de celui qui a levé la main et celui de sa mère afin d’implorer l’immense miséricorde de Dieu, pour lui et pour les membres de sa famille. Et, le plus tôt sera le mieux. Puisse Dieu faire que vienne enfin le temps de concevoir une satisfaction ‘hassidique de Kfar ‘Habad et de ce qui le concerne. Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

E. Kwint,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°5777 et 5783. (2) Selon les termes du Tanya. (3) Une formulation négative. En l’occurrence, contrevenir à cet amour remet en cause les six cent treize Mitsvot de la Torah. (4) Le Rabbi souligne le mot “ détaillé ”.

Lettre n°8129

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8129, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Elloul 5717,

Brooklyn,

Au distingué et agréable ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Israël Mena’hem(1), le Cho’het,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre dont vous avez commencé la rédaction le 15 Av, un jour de fête selon l’affirmation de nos Sages et qui a été achevée deux semaines plus tard, mais que je viens de recevoir. J’y ai lu, avec plaisir, que vous vous êtes fixé une étude de l’enseignement de ‘Habad. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile de rappeler, de souligner l’importance de ce que disent nos Sages, à propos de notre Torah, en général et il est clair que cela s’applique aussi à la ‘Hassidout ‘Habad : “ Grande est l’étude qui conduit à l’action ”, ce qui veut bien dire que l’essentiel n’est pas d’étudier cet enseignement, mais bien de le mettre en pratique, de s’engager dans ses voies et dans ses pratiques. En outre, ceci a une incidence sur la Torah et les Mitsvot, en général, car la dimension profonde de la Torah est définie comme son “ âme ” par le saint Zohar. Or, l’accroissement de la vitalité de l’âme se manifeste en tous les membres du corps, c’est bien évident.

Il y a, dans votre entourage, plusieurs ‘Hassidim âgés, avec lesquels vous pourrez vous entretenir, à ce sujet, conformément à un dicton de l’Admour Haémtsahi selon lequel, lorsque deux Juifs s’entretiennent de la Torah et des Mitsvot, deux âmes divines se liguent contre une âme naturelle(2). En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, conformément au contenu de votre lettre. Vous avez sûrement connaissance des trois études qui s’appliquent à chacun et qui ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et elles sont bien connues. Tout au moins les adopterez-vous à l’avenir.

A l’occasion de la nouvelle année, qui approche pour nous, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse, par la présente, mes vœux, à vous-même et aux vôtres, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav I.M. Goldringer, de New York. Voir, à son sujet, la lettre n°7130. (2) Dès lors que l’âme animale de celui auprès duquel on prend conseil n’intervient pas.

Lettre n°8130

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8130, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Elloul 5717,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

est empli d’empressement, aux multiples

accomplissements, le Rav Tsvi(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je suis un peu surpris de ne pas avoir eu de vos nouvelles, depuis que vous êtes reparti d’ici. Or, on sait que, lorsque deux Juifs se rencontrent, il est certain qu’un changement et un ajout se produisent, non seulement pour eux-m

êmes, mais aussi pour leur entourage, surtout s’il s’agit de personnes auxquelles Dieu a accordé le mérite de pouvoir influencer les autres et qui le font effectivement. Sans doute complèterez-vous tout cela à une prochaine occasion. J’ai reçu, ces jours-ci, une lettre de mes amis qui se trouvent en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie et voici ce qu’ils m’écrivent : “ Il y a une crise dans l’organisation de la jeunesse religieuse. Dans différentes implantations, il n’y a pas de synagogue fixe et tous prient donc ensemble(2), sans séparation, comme le veut la Hala’ha. Parfois, il peut même y avoir, en cela, une position idéologique. A ce propos, il convient de s’adresser au Rav Nerya qui peut exercer son influence et même rectifier la situation ”.

Concernant ce qui n’est pas positif, nos Sages disent que : “ celui que l’on soupçonne est vraisemblablement coupable ”. Combien plus en est-il donc ainsi pour l’attribut du bien, qui est plus puissant. Même si vous pensez, pour l’heure, ne pas être en mesure d’intervenir, en la matière, vous devez vous rappeler que nous avons abordé ce point ensemble, dans notre discussion. Or, tout est effet de la divine Providence et de là-bas, on m’écrit ici, ce qui me conduit, d’ici, à écrire là-bas. Il est donc certain que vous vous “ revêtirez ” en cela(3), selon le terme employé par la ‘Hassidout, dans le but de rectifier la situation, dans toute la mesure du possible. J’ai bon espoir que vous y parviendrez. Et, vous ne manquerez pas de me faire part de votre succès, en la matière.

A l’occasion de la nouvelle année, qui approche pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse, par la présente, mes vœux, à vous-même et aux vôtres, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav T.Nerya, recteur de la Yechiva de Kfar Ha Roé. Voir, à son sujet, les lettres n°4194 et 8150. (2) Hommes et femmes. (3) Que vous vous investirez en cet accomplissement.

Lettre n°8131

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8131, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Elloul 5717,

Brooklyn, New York,

A monsieur Korn(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 19 Elloul, dans laquelle vous me dites que vous êtes en contact avec les représentants de Kfar ‘Habad, afin d’y renforcer et d’y développer le domaine de l’agriculture. Bien entendu, je vous exprime encore une fois ma reconnaissance chaleureuse pour l’intérêt que vous manifestez de cette façon. Vous ne me précisez pas les noms des personnes avec lesquelles vous êtes en contact, mais vous faites sûrement allusion au comité du Kfar, qui en représente tous les habitants, y compris les agriculteurs et qui connaît la situation par le détail. Bien évidemment, vous avez raison de me dire, dans votre lettre, que le développement d’une partie du Kfar aura un effet sur toutes les autres(2). Il est clair que l’intérêt s’en trouvera accru, s’il y a une participation concertée de tous les groupes se trouvant à Kfar ‘Habad. De la sorte, sa spécificité sera préservée, renforcée et c’est ainsi qu’il assumera son rôle de la meilleure façon.

A l’occasion de la nouvelle année, qui approche pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse mes vœux afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, à la fois matériellement et spirituellement. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°7489. (2) Dans les domaines non agricoles.

Lettre n°8132

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8132, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Elloul 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav ‘Haïm Zoussya(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres des 16, 19 et 22 Elloul, avec tout ce qu’elles contenaient. Vous trouverez ci-joint ma réponse à votre belle-sœur. Je suis surpris que vous soyez aussi bref, à propos des réunions qui se sont tenues dernièrement. Vous évoquez les terrains qui pourront être adjoints au nouveau Kfar, mais vous n’expliquez pas clairement votre propos. Car, si l’on parle encore de l’ancien Kfar, qui est abandonné, on remettra en cause la position qui a été adoptée. Cela ne serait pas compréhensible et vous m’apporterez donc les précisions nécessaires dans votre prochain courrier. Globalement, on peut supposer que la situation est la suivante. En Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, tout se trouve entre les mains des partis, dont l’importance est mesurée également en fonction du nombre de points d’implantation qu’ils possèdent. Il est donc difficile d’envisager qu’un parti puisse renoncer à l’un des points qui lui reviennent et se joindre à une autre implantation. Il n’en sera pas de même, en revanche, s’il s’agit uniquement d’un terrain, qui ne diminue pas le nombre des points d’implantation du parti. On peut donc obtenir gain de cause sans éveiller, en la matière, le sentiment de victoire(2). Bien entendu, tout cela n’est qu’une supposition, car les détails de la situation ne sont pas connus ici. En tout état de cause, j’ai déjà précisé que vous devez tous vous concerter, pour éviter que chacun s’engage dans une autre direction.

J’ai déjà souligné à plusieurs ‘Hassidim l’importance de préparer, suffisamment à l’avance, un programme détaillé afin de profiter, de la manière qui convient, des jours favorables et joyeux du mois de Tichri, qui approche. Puisse Dieu faire qu’au moins à l’avenir, l’empressement se manifeste, en la matière.

A l’occasion de la nouvelle année, qui approche pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous adresse, par la présente, mes vœux, à vous-même et aux vôtres, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav H.Z. Wilimovski. Voir, à son sujet, la lettre n°7879. (2) Qui fait que l’on veut à tout prix l’emporter.

Lettre n°8133

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8133, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Tichri 5718(1),

Vous me posez la question suivante, au nom de nombreuses personnes : la caisse des trois cent quatre-vingt-cinq(2) est-elle celle de Koupat Rabbénou(3) ? Ce n’est pas le cas. En effet, Koupat Rabbénou a été créé il y a de nombreuses années et existait déjà à l’époque du Rabbi Rachab, père de mon beau-père, le Rabbi. Il n’en est pas de même, en revanche, pour la Tsédaka de l’année(4).

Votre deuxième question est la suivante : Celui qui prélève la dîme pour la Tsédaka doit-il également participer à la Tsédaka de l’année ? Je ne comprends pas ce que vous voulez dire, car il est clair que cette Tsédaka de l’année est elle-même une forme de Tsédaka. Elle peut donc être prélevée sur cette dîme. Pour autant, y compris pour celui qui participe à d’autres causes de Tsédaka, celle de l’année conserve son importance(5), comme l’expliquait la causerie(6) qui a été prononcée lorsque cette pratique a été diffusée.

Notes

(1) 1957. (2) La Tsédaka qui est donnée pour chaque jour de l’année, 5717 ayant compté trois cent quatre-vingt-cinq. (3) “ La caisse de notre maître ”, la Tsédaka donnée à l’initiative du Rabbi. (4) Qui a été introduite par le Rabbi lui-même. (5) Et, l’on doit donc y participer. (6) Du Chabbat Parchat Béréchit 5714 (1953), parue dans le Likouteï Si’hot, tome 2, à la page 652. Voir, à ce sujet, la lettre n°8059.

Lettre n°8134

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8134, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Mar ‘Hechvan 5718,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav ‘Haïm Zoussya(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai reçu conjointement vos deux lettres, la première que vous avez rédigée entre le 11 et le 27 Tichri, la seconde du 28 Tichri, de même que celles qui les précédaient. Nous attendons la suite des bonnes nouvelles, dans tous les domaines que vous mentionnez. Vous m’interrogez sur la signification de la jonction des terrains(2). Il est difficile d’indiquer, d’ici, lequel on doit retenir et lequel doit être écarté. Cette question doit être analysée et il faut lui apporter une décision sur place. En tout état de cause, le point central, en la matière, a déjà été énoncé. Il faut écarter le désir d’être le vainqueur et s’efforcer que cette jonction ne soit pas intégrale, afin que l’on ne puisse prétendre qu’un point d’implantation a été supprimé. C’est bien évident.

Il semble que les actions du mois de Tichri aient été un peu mieux organisées parce que vous vous êtes concertés à l’avance et il apparaît que vous avez mis au point un programme, bien que celui-ci n’a vraisemblablement pas été aussi détaillé qu’il l’aurait fallu. Certains aspects sont donc restés comme “ la marmite des associés ”(3). Sur cette base, vous établirez sûrement un programme détaillé pour le mois de Kislev, qui approche, en particulier pour la fête du 19 Kislev. J’espère qu’à réception de la présente, l’état de santé des membres de votre famille se sera amélioré et qu’il en sera de même pour les autres habitants de Kfar ‘Habad, au sein de tout Israël. Puisse Dieu faire que vous ne m’annonciez que le bien, toujours et tous les jours, de manière générale et de façon plus spécifique. Avec ma bénédiction et mes salutations,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav H.Z. Wilimovski. Voir, à son sujet, la lettre n°7979. (2) Des deux villages To’hélet et Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, les lettres n°8137 et 8147. (3) Dont nul ne s’occupe, chacun s’en remettant à l’autre.

Lettre n°8135

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8135, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Mar ‘Hechvan 5718,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Chaoul Issa’har(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la Paracha : “ Et, tu seras une bénédiction ”(2), de même que celle qui la précédait. En un moment propice, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de votre santé physique et de votre santé morale, l’une dépendant de l’autre. Vous avez eu le mérite, pendant un certain temps, d’enseigner la Loi au peuple d’Israël(3), ce qui veut dire que vous êtes capable d’exercer une influence sur les autres. Vous ne pouvez donc pas vous contenter de vous acquitter de votre obligation, comme si vous étiez un simple particulier. Vous devez influencer tout votre entourage, y diffuser le Judaïsme, en général et les sources(4), en particulier. Car, rien ne résiste à la volonté. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav C.I. Bick. Voir, à son sujet, la lettre n°7675. (2) La Parchat Le’h Le’ha. (3) De diriger une communauté et de trancher la Hala’ha. (4) De la ‘Hassidout.

Lettre n°8136

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8136, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Mar ‘Hechvan 5718,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Barou’h(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre en son temps et j’en ai accusé réception dans mon courrier de bonne année, pendant les semaines du mois de Tichri, puis les premières qui les suivirent. De façon générale, il est possible de répondre uniquement aux lettres qui ont une incidence sur l’action concrète. C’est pour cela que la réponse à vos objections sur la situation du Judaïsme aux Etats-Unis a été quelque peu retardée. En effet, celle-ci n’est pas directement liée à l’action concrète. De fait, la réponse la plus générale qui peut être faite est la suivante. Toutes ces objections ne dispensent aucun de ceux qui sont susceptibles d’agir de le faire. Plus encore, si l’autre ne fait rien ou pas autant qu’il le faudrait, cela n’autorise pas à l’imiter. C’est même le contraire qui est vrai. Si l’autre n’agit pas et si je m’en aperçois, c’est la preuve que je dois assumer également son rôle, puisque j’en suis capable. Bien entendu, ceci ne s’applique pas uniquement à vous-même, mais aussi à moi, au sein de tout Israël. Pour autant, vous êtes directement concerné, en l’occurrence.

Vous écrivez, à la fin de votre lettre, que vous êtes fatigué. J’ai déjà écrit à quelqu’un que ce n’est pas le moment pour cela. Cela est concevable durant les moments tranquilles, lorsque l’on va se promener, qu’on lit les journaux. C’est alors que l’on peut se permettre d’être fatigué, de ne rien faire. En revanche, dans un pays comme l’Amérique, où la communauté juive est la plus importante, on n’a pas le temps d’être fatigué. Où trouve-t-on les forces ? La réponse à cette question est la suivante. Chaque fois que Dieu demande un accomplissement, Il accorde les forces nécessaires pour le mener à bien. Seul l’ordre des choses change. Parfois, on reçoit d’abord les forces et l’on agit ensuite, alors que, d’autres fois, c’est l’inverse qui est vrai et l’on doit d’abord agir, les forces se manifestant ensuite. Mais, il ne faut pas prendre la peine de se demander ce qui vient en premier. Il faut profiter du moment en s’investissant dans le travail ou bien en son organisation, avec toute sa concentration. De la sorte, on découvre en soi plus de force qu’on ne l’imaginait d’emblée, comme l’explique la lettre que j’ai adressée à tous à l’occasion de Roch Hachana(2).

J’ai été satisfait que l’on organise un repas de Melavé Malka chez vous. Dieu fasse que l’on célèbre bientôt, en votre présence, de telles fêtes et d’autres encore. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav B.Levitin. Voir, à son sujet, la lettre n°6764. (2) Il s’agit de la lettre n°5771.

Lettre n°8137

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8137, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Mar ‘Hechvan 5718,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav ‘Haïm Zoussya(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres de l’issue du Chabbat Parchat Le’h Le’ha(2) et du 12 ‘Hechvan. J’attends la suite des bonnes nouvelles, en tous les domaines que vous évoquez. L’idée de la jonction des terrains est positive(3). Néanmoins, il ne faut pas supprimer complètement la seconde partie(4), comme je l’ai déjà écrit(3). En outre, vous mentionnez, dans votre lettre, le nom de monsieur Gat(5). D’après ce dont je me souviens, celui-ci m’a rendu visite et il a assisté à une réunion ‘hassidique. Bien plus, il m’a promis de relater ce qu’il avait vu à Kfar ‘Habad, au moment et de la façon qui conviennent. Quand vous le rencontrerez, vous voudrez bien lui transmettre mes salutations et lui rappeler sa promesse. J’espère qu’il se rappelle les thèmes qui ont été évoqués, lors de cette réunion ‘hassidique ou, tout au moins, quelques-unes des idées. Vous voudrez bien me dire la suite qui sera donnée à cela.

Sans doute prépare-t-on un programme détaillé, suffisamment à l’avance, afin de profiter de la fête du 19 Kislev dans toute la Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, en particulier à Kfar ‘Habad, où Dieu a ordonné la bénédiction. Avec ma bénédiction de bonne santé, pour vous-même et pour tous les membres de votre famille, de même que pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav H.Z. Wilimovski. Voir, à son sujet, la lettre n°7879. (2) Le 8 Mar ‘Hechvan. (3) Voir la lettre n°8134. (4) Celle qui ne sera pas intégrée à Kfar ‘Habad. (5) Voir la lettre n°7624, qui lui est adressée.

Lettre n°8138

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8138, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Kislev 5718,

Brooklyn,

Aux membres du comité de Kfar ‘Habad,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu le compte-rendu de votre réunion du 25 Mar ‘Hechvan. Entre-temps, vous avez sûrement reçu ma lettre, qui faisait réponse à vos précédents courriers. Il est inutile de vous souligner encore une fois la nécessité de poursuivre la négociation que vous décrivez, avec le plus grand empressement. Je suis surpris que vous ne me précisiez pas, dans votre lettre, qui sont les candidats pour l’obtention des logements du quartier d’habitation que l’on va construire. En effet, les conditions à poser, en particulier, en dépendent. Vous me demandez aussi si le comité doit ajouter, à cet effet, un pourcentage spécifique. C’est, bien évidemment, le cas, car, avec le temps, il peut y avoir des modifications, dont certaines engendreraient des dépenses supplémentaires au comité, qui ne pourra pas toujours faire supporter l’augmentation par les locataires.

Il me semble qu’en pareil cas, l’usage veut que l’on constitue une réserve pour ceux qui ne rempliront pas pleinement les conditions, comme je l’ai déjà écrit. Il est surprenant que vous ne recherchiez pas comment l’on procède, en pareil cas, dans les autres endroits de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. En effet, on construit des quartiers d’habitation dans différents lieux et il existe sûrement une formule établie de contrat, de même que des calculs relatifs au coût des quartiers d’habitation et aux loyers des appartements. Pourquoi vous distinguer quand il n’y a aucune raison particulière de le faire ? En outre, une condition que vous serez conduits à poser pourrait susciter la suspicion, ce qui ne sera pas le cas, en revanche, si l’on sait que tel est l’usage en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Il n’y aura alors aucune méfiance. J’attends de bonnes nouvelles, à ce sujet et aussi, bien entendu, à propos du 19 Kislev, qui approche. En effet, le temps est court, alors que le travail est complexe et important.

Lettre n°8139

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8139, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Kislev 5718,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav ‘Haïm Zoussya(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres, celle du 2 Kislev et celle qui la précédait, de même que vos quatre demandes de bénédiction, qui seront lues, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. J’ai appris indirectement que l’on prépare une réunion de la jeunesse à Kfar ‘Habad, puis une journée d’étude pour Tsahal et, par la suite, encore une grande réunion. Je suis donc très surpris que vous ne disiez pas un mot, dans votre lettre, des deux premiers événements. En effet, en pareil cas, il est primordial de disposer, suffisamment à l’avance(2), d’un programme détaillé. Comme je l’ai déjà écrit plusieurs fois, la négligence, en la matière et l’engagement des préparatifs à la dernière minute ont causé beaucoup de tort, jusqu’à maintenant et, bien plus, ils entravent la réussite que peuvent avoir de telles réunions, une réussite qui est à la fois matérielle et spirituelle. Bien plus, plusieurs programmes concernant Kfar ‘Habad sont déjà établis, à l’heure actuelle. La proximité des cœurs, en la matière, sera donc particulièrement efficace, y compris pour les relations extérieures. Cela conservera une formulation générale, mais l’on se souviendra, néanmoins, de cette unité.

Vous m’interrogez sur les quartiers et les habitations à vocation commerciale. Pour ma part, j’ai demandé que l’on construise les uns et les autres. Un commerçant s’est installé et il est donc bon qu’il puisse rester dans ce cadre. Vous me demandez également les adresses, en Terre Sainte, de ceux qui correspondent avec cet endroit(3). Celles-ci se trouvent en la possession des jeunes de l’association ‘Habad, à Tel Aviv, car c’est par leur intermédiaire qu’ont été envoyés les vœux de bonne année à pratiquement toutes ces personnes. Bien entendu, vous pouvez leur montrer la présente afin qu’ils vous autorisent à les copier. En revanche, il est clair que, dans votre courrier relatif aux livres, vous ne devez pas mentionner la correspondance avec cet endroit(4). De fait, cela serait totalement inutile. J’attends des nouvelles bonnes et détaillées de tout cela. Vous me direz aussi que l’on a retrouvé l’objet du vol auquel vous faites allusion. Avec ma bénédiction pour une réunion ‘hassidique qui sera joyeuse et fructueuse,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

E. Kwint,

Notes

(1) Le Rav H.Z. Wilimovski. Voir, à son sujet, la lettre n°7879. (2) Cette expression est soulignée par le Rabbi. (3) Avec le Rabbi. (4) Ne pas dire que l’initiative revient au Rabbi.

Lettre n°8140

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8140, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[19 Kislev 5718]

La(1) victoire du 19 Kislev(2) eut le contenu suivant. Notre Torah est une Torah de vie, s’appliquant, par toutes les parties qui la constituent, à l’existence quotidienne. Chacun et chacune lui est lié et astreint, du fait de l’amour que le Créateur éprouva pour nous. Puisse Dieu faire que ceci enflamme la jeunesse, qui est notre avenir, en particulier en notre Terre Sainte. Tous orienteront leur existence selon la lumière de la Torah et des Mitsvot, de même que d’après son luminaire(3), les diffuseront dans leur entourage, avec chaleur ‘hassidique. C’est de cette façon qu’ils seront heureux, auront une vie pleine de sens, de joie et de paix.

Puisse Dieu faire que vous découvriez votre intérêt en la soumission, en la collaboration et en la conscience de la valeur de chacun, dont le comportement influe de nombreuses personnes, parfois même d’une manière décisive, afin de bâtir Erets Israël dans l’esprit de la Tradition et de la protéger, car votre campement sera sacré et l’Eternel votre Dieu dirigera, en votre sein. Avec ma bénédiction pour une réunion fructueuse,

Notes

(1) Cette lettre est un télégramme que le Rabbi adressa à une réunion de Tsahal se tenant à Kfar ‘Habad. (2) Date de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (3) Son enseignement profond, révélé par la ‘Hassidout.

← Lettres précédentes Lettres suivantes →
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android. Télécharger Koulam