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Iguerot Kodesh — lettres 8101 à 8120

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°8101

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8101, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Sivan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me répétez encore une fois ce que vous me disiez dans votre courrier précédent. Vous avez reçu une réponse de ma part, mais vous me posez encore une fois la même question. Or, à ce propos, il a déjà été dit, au début du second chapitre du traité Bera’hot, que l’on doit réciter le Chema Israël chaque jour, au début du jour, afin de se soumettre au joug de la Royauté céleste et à celui des Mitsvot. Et, vous consulterez aussi le chapitre 41 du Tanya. Si vous voulez mon avis, interrogez encore une fois votre professeur et le recteur de votre Yechiva. Vous mettrez sincèrement en pratique leurs instructions, avec vérité et soumission. Dès lors, tous les voiles et tous les prétendus obstacles disparaîtront. En fait, ceux-ci n’existent pas et il n’y a là qu’un manque de volonté et de soumission.

En outre, vous me faites part de la proximité de votre anniversaire et vous souhaitez être un Juif animé par la crainte de Dieu, un ‘Hassid. Or, le libre-arbitre est accordé à chacun et les forces sont prodiguées pour suivre le chemin bon et droit, ainsi qu’il est dit : “ Et, tu choisiras la vie ”. Néanmoins, pour votre part, vous ne devez pas vous servir de ce libre-arbitre pour satisfaire votre propre volonté, mais bien celle du Saint béni soit-Il, telle qu’elle a été révélée par notre Torah, Torah de vie. Et, l’on reçoit des instructions, en la matière, auprès de quelqu’un qui a une plus ample connaissance de la Torah, une crainte de Dieu plus profonde. Un élève de Yechiva les obtient donc auprès de son guide spirituel. Puisse Dieu faire que vous ayez une année de réussite dans l’étude de notre sainte Torah et dans la pratique de ses Mitsvot, de la meilleure façon. Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Lettre n°8102

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8102, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Sivan 5716,

Brooklyn,

Je te salue et te bénis,

Je fais réponse à ta lettre du 22 Sivan, dans laquelle tu me précises dans quel endroit tu poursuis tes études pendant ce nouveau semestre. Avant tout, tu me dis que, jusqu’à maintenant, tu n’as pas manifesté un intérêt particulier pour l’étude et tu sollicites donc une bénédiction. Il est pourtant bien évident que l’on ne peut pas s’acquitter de son obligation uniquement en demandant une bénédiction. Il faut s’efforcer d’apprendre, de la manière qui convient, non seulement le jour de la réception de la présente et le lendemain, mais durant une période beaucoup plus longue. De fait, quand on adopte ce comportement pendant un certain temps, il n’est plus nécessaire de faire un effort par la suite et l’on a de plus en plus envie d’étudier.

Tu aurais du t’entretenir avec le Rav, sur cette question comme sur tous tes autres problèmes. Tu lui raconteras tout ce que tu m’as écrit. Il te voit en permanence et sans doute pourra-t-il t’aider, en la matière. Que Dieu t’accorde le succès. J’espère que tu lis les Tehilim selon leur répartition mensuelle et que tu continueras à le faire. Avec ma bénédiction,

Lettre n°8103

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8103, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Sivan 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une mission sacrée(1), le Rav …,

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu votre lettre du 22 Sivan. Vous faites référence à mes propos, commentant le fait que : “ Je serai sanctifié par ceux qui sont proches de Moi ”(2). Or, j’ai affirmé clairement que je ne trouvais aucune justification dans ces propos. En effet, on ne peut justifier qu’en expliquant logiquement. En l’occurrence, comment comprendre rationnellement(3) que : “ Je serai sanctifié par ceux qui sont proches de Moi ”, y compris pour ce qui fait l’objet de ce verset(4) ? Combien plus est-ce le cas, en l’occurrence. Certes, j’ai prononcé ces mots en public, au cours d’une réunion ‘hassidique. Je l’ai fait pour une raison bien évidente. Si cette explication avait été trop largement diffusée, on aurait pu craindre que les Sefardim et même les … disent : “ Ni cela, ni la récompense que l’on obtient ainsi ”(5). Vous devez comprendre ce que je veux dire.

J’ai fait référence, jusqu’ici, à ce qui était dit dans votre lettre. Je parlerai maintenant de ce qui n’y figure pas. J’espère que vous avez connaissance du désespoir éprouvé par les élèves âgés de la Yechiva Tom’heï Temimim, pour différentes raisons. L’un avance qu’il n’a pas de compagnon d’étude et l’autre affirme qu’il ne connaît pas la réussite dans ses études. Or, je reçois des nouvelles et des courriers d’élèves d’autres Yechivot. D’ailleurs, le simple fait qu’un élève d’une autre Yechiva m’écrive fait la preuve qu’il n’est pas pleinement satisfait dans l’endroit où il se trouve. Pour autant, ces élèves manifestent leur enthousiasme pour l’étude de la partie révélée de la Torah ou de l’Ethique. En revanche, ce n’est pas le cas, pour ce qui les concerne.

Dans les comptes-rendus et les lettres que je reçois, je ne trouve pas un seul mot montrant que vous avez débattu de ce point. Nous sommes donc confrontés à l’alternative suivante, ou bien l’on sait ce qui se passe et l’on évite d’en parler, ou bien l’on n’en sait rien. Et, les deux situations sont également effroyables. Il est difficile d’en dire plus, tant cela fait mal. Et, même si vous m’écrivez que, de tout temps, on n’a rien fait, en la matière, Dieu fasse que vous-même agissiez enfin, dans toute la mesure du possible. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Celle de l’enseignement. (2) L’assassinat, par des terroristes, d’élèves de l’école professionnelle de Kfar ‘Habad. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°4506. (4) La mort de Nadav et d’Avihou, les fils d’Aharon. (5) Et, refusent donc de fréquenter cette école.

Lettre n°8104

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8104, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Sivan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du mois d’Adar, dans laquelle vous me faites part de vos efforts pour influencer vos amis et ceux que vous avez rencontré, afin de leur faire connaître notre Torah, Torah de vie et ses Mitsvot. Vous leur expliquez le plus grand bien qui découlera pour eux du fait de suivre la voie de la Torah et des Mitsvot. Heureuse est donc votre part, puisque la divine Providence vous a accordé de telles opportunités. Et, l’on peut s’en remettre au Créateur du monde pour qu’Il vous attribue une récompense, en tous vos besoins, à la fois matériels et spirituels.

J’ai bon espoir que vous en ferez de même, à l’avenir, bien plus que vous redoublerez d’ardeur, en la matière, conformément aux besoins du moment, surtout en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h. A l’avenir, les membres des jeunes de l’association ‘Habad continueront sûrement à vous aider et à vous seconder, dans toute la mesure de leurs moyens. J’attends donc vos bonnes nouvelles de tout cela, avec tout le détail nécessaire. J’espère que vous me donnerez aussi de bonnes nouvelles de l’état de santé de votre père. Je vous adresse ma bénédiction d’avancement et d’ajout en ces domaines, de même que pour connaître la réussite dans le service de Dieu, béni soit-Il, en fonction de votre situation et de votre entourage.

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°8105

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8105, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Mena’hem Av 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Israël Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 25 Tamouz. Il est judicieux que vous poursuiviez vos études de Che’hita, puisque ceci figure dans le testament de votre père(2), mais, simultanément, vous n’abandonnerez pas vos activités agricoles, pour l’heure, même si cela a pour conséquence de prolonger votre étude de la Che’hita, jusqu’à ce que vous soyez certain de connaître le succès en cette étude. De même, vous rechercherez une personne à laquelle vous pourrez confier votre lopin, à Kfar ‘Habad, bien entendu avec l’accord du comité du Kfar. Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav I.I. Zalmanov. Voir, à son sujet, la lettre n°5371. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8095.

Lettre n°8106

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8106, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Mena’hem Av 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux

besoins communautaires, le Rav Avraham ‘Hano’h(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre des 16 et 21 Mena’hem Av, avec la coupure de presse et le “ livre de l’élection dans le pays de l’élection ”. Il est surprenant que des plaintes soient parvenues ici, selon lesquelles les visites et les actions des émissaires délégués en Terre Sainte(2) ne sont nullement suffisantes. Je suis donc étonné par les dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad. Pourquoi ne profitent-ils pas d’un tel moment, qui ne se présente pas tous les jours ? Cela est pourtant bien évident. Bien entendu, il ne s’agit pas d’en faire une vile publicité, mais bien une communication qui sera utile, en particulier, pour la diffusion des sources(3) et même pour tout ce qui concerne le Judaïsme, en général.

Vous me dites que monsieur E. S.(4) veut ajouter une rubrique(5) et vous lui avez fourni des textes(6) qui ne sont pas corrigés(7). Sans doute lui procurerez-vous, avant tout, des textes corrigés et ceux-là ne seront qu’un complément. De fait, les explications corrigées sont relativement nombreuses. Il y a, par exemple, celles qui figurent dans les exemplaires actuellement publiés du Kovets Loubavitch ou bien celles qui sont parus il y a treize ou quatorze ans, des lettres adressées à tous ou celles, envoyées à des particuliers, qui présentent un contenu spécifique. Il y a aussi ce qui a été publié dans le Bitaon(8), les avant-propos des fascicules de 5710 et 5711(9), les index du “ livre des hommes moyens ”(10) et beaucoup d’autres textes encore. Nous attendons de bonnes nouvelles de cela également. Vous voudrez bien m’accuser réception de la présente dès réception.

Notes

(1) Le Rav A.H. Glitsenstein. Voir, à son sujet, la lettre n°7340. (2) A la suite de l’attentat de Kfar ‘Habad. Voir les lettres n°8103, 8107 et 8108. (3) De la ‘Hassidout. (4) Eliézer Steinman. (5) A son livre Michnat ‘Habad. Voir, à ce sujet, la lettre n°5000. (6) Des discours du Rabbi. (7) Qui sont établis à partir des notes des présents, sans avoir été relus par le Rabbi. (8) Bitaon ‘Habad, l’organe des jeunes de l’association ‘Habad. (9) 1950 et 1951. (10) Le Tanya.

Lettre n°8107

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8107, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Mena’hem Av 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Chlomo ‘Haïm(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du lundi, Roch ‘Hodech Mena’hem Av et du 12 Mena’hem Av, de même que le billet du 16 Mena’hem Av, qui se trouvaient tous dans une même enveloppe. Vous me parlez de deux élèves qui viennent ici parce qu’ils n’écoutent pas. De temps à autre, de telles propositions sont formulées par les dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod. Or, il est bien évident que ce n’est pas de cette façon que l’on éduque des élèves. Dès lors que ceux-ci sont difficiles, on les envoie au loin et on les écarte ainsi des membres de leur famille, alors qu’ils pourraient exercer sur eux une influence positive, au moins partiellement. En effet, vous-mêmes devez savoir qu’aux Etats-Unis, on est confronté à des épreuves. J’ai maintes fois écrit que les jeunes gens, venus ici de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, possédaient, certes, des qualités et, de fait, ils ne sont pas arrivés ici pour cette même raison, mais, bien au contraire, parce qu’ils étaient les meilleurs. Malgré cela, à ma grande peine, je n’ai pas constaté leur élévation. Il faudrait donc expliquer à tous les dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod qu’il n’y a pas lieu de trouver un autre endroit, en lequel on peut envoyer les élèves qui ne sont pas bons. Il est important de méditer à la manière de les éduquer sur place. C’est bien évident.

J’ai reçu une lettre de ce jeune homme, qui me dit être passé de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod à Torat Emet(2). Vous voudrez bien me communiquer les détails, à ce sujet. La direction de la Yechiva Tom’heï Temimim, à Lod, a-t-elle donné son plein accord, en la matière ? Plus généralement, y a-t-il concertation et collaboration quand il a un transfert d’élèves de Torat Emet vers Lod ou bien l’inverse ? Je vous remercie de m’avoir écrit à propos de la visite des émissaires(3), auxquels Dieu accordera de longs jours et de bonnes années. Sans doute continuerez-vous à le faire. Plus vous me donnerez des détails, à ce propos et mieux cela sera. Avec ma bénédiction de réussite,

M. Schneerson,

Vous parlez d’un surveillant des études. Pour différentes raisons, il doit s’agir d’un élève d’une de nos Yechivot de Terre Sainte, puisse-t-elle restaurée et rebâtie ou, tout au plus, de France. Vous parlez de petits tirages. J’y méditerai ces jours-ci. Par ailleurs, vous envisagez un voyage ici. Il faut vraiment se demander si cela est justifié, compte tenu de l’investissement important, financier et physique, qui en résultera. Avant tout, le bon ordre de la Yechiva sera remis en cause, jusqu’à votre retour. L’expérience a déjà fait la preuve qu’il faut beaucoup de temps et un immense effort pour réparer le tort qui est causé de cette façon. Et, l’on n’y parvient pas systématiquement.

Notes

(1) Le Rav C.H. Kasselman. Voir, à son sujet, la lettre n°7816. (2) La Yechiva Loubavitch de Jérusalem. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°8106.

Lettre n°8108

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8108, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Elloul 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Yaakov(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de la fin du mois de Mena’hem Av, dans laquelle vous me faites part de la visite des émissaires(2), les jeunes Rabbanim Chlita, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, du contenu de leurs propos et des impressions. Puisse Dieu faire que les propos d’encouragement qui ont été prononcés et concrètement entendus trouvent une application dans l’existence quotidienne, car telle est la finalité de l’homme. J’ai déjà longuement écrit à l’association des ‘Hassidim ‘Habad en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie afin de souligner qu’une visite(3) et la motivation qu’elle suscite correspondent au labourage et à la plantation. Les ‘Hassidim qui se trouvent sur place doivent faire en sorte que cela soit suivi d’effet au cours des jours suivants, jusqu’à ce que l’on parvienne à une issue positive. Bien entendu, le point central reste la diffusion des sources(4) à l’extérieur. Car, seuls les débuts sont difficiles. Désormais, le service de Dieu sera donc aisé, si on l’entreprend avec l’ardeur qui convient. Et, le plus tôt sera le mieux, alors que l’on conserve encore le souvenir de cette visite. C’est bien évident.

Je vous joins ce qui a été publié dernièrement. Sans doute en mettrez-vous le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite de ce qui est public en dépend. Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Le Rav Y.Orenstein. Voir, à son sujet, les lettres n°4437 et 4565. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°8106. (3) Au Rabbi. (4) De la ‘Hassidout.

Lettre n°8109

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8109, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Elloul 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 29 Mena’hem Av. Votre projet de vous consacrer, toute la journée, aux études sacrées, dans le cadre de la Yechiva, est particulièrement judicieux. Heureux sera votre sort si vous vous organisez de cette façon. Il a déjà été dit que : “ vous êtes attachés à l’Eternel votre Dieu ” et cet attachement d’Israël au Saint béni soit-Il passe par la Torah. C’est ainsi que : “ vous êtes tous vivants en ce jour ”, y compris au sens le plus littéral. Au final, on parvient ainsi à s’installer d’une manière positive, également en ce monde matériel.

Vous avez sûrement connaissance des trois études établies, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Tout au moins les adopterez-vous à l’avenir. Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°8110

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8110, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Elloul 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Meïr Nathan(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat, qui semble indiquer que vous vous êtes bien installé et que vous avez acheté une maison. Puisse Dieu faire que vous parveniez à y faire venir les membres de votre famille, en un moment bon et fructueux, avec largesse d’esprit et dans l’opulence matérielle. Dans l’endroit où vous vous trouvez actuellement, vous redoublerez d’ardeur pour tout ce qui concerne le Judaïsme, en général, pour la diffusion des sources de l’enseignement du Baal Chem Tov, jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur.

Conformément à votre demande, on mentionnera le nom du Rav Moché Deutsch près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, pour le point que vous citez. Mais, il est systématiquement nécessaire d’établir un canal reliant celui qui donne la bénédiction à celui qui la reçoit. Il serait donc bon qu’il se fixe une étude de la ‘Hassidout ‘Habad, pour laquelle il a fait don de sa propre personne, mon beau-père, le Rabbi, qui invoquera pour lui la grande miséricorde divine. De même, il adoptera, sans en faire le vœu, les trois études bien connues, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Tout au moins le fera-t-il à l’avenir(2). Que Dieu vous accorde le succès de m’annoncer de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav M.N. Hopstein, de Londres. (2) Si ce n’est pas déjà le cas. Voir la lettre précédente.

Lettre n°8111

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8111, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Kislev 5717(1),

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre sollicitant une bénédiction, qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous m’interrogez également sur l’ablation de la cataracte. En l’occurrence, le spécialiste dit que vous conservez encore une certaine acuité visuelle et qu’il n’y a donc pas lieu de se hâter à opérer, qu’il est préférable de ne pas intervenir dans l’immédiat. Il suffit donc de le consulter, de temps à autre et de lui demander, à chaque fois, quand il faudra revenir le voir, afin qu’il examine cet œil. Et, Celui Qui guérit toute chair et accomplit des merveilles vous guidera, de la meilleure façon, en un bien visible et tangible.

J’attends de bonnes nouvelles du contenu de votre demande de bénédiction, d’autant que nous sommes dans le mois de Kislev, celui des miracles(2), de la délivrance et de la victoire de ce qui concerne ‘Habad(3). En la matière, tous les ‘Hassidim et tous les élèves de la Yechiva sont partie intégrante et reçoivent un rôle essentiel. Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) 1956. (2) En particulier ceux de ‘Hanouka. (3) En particulier grâce à la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes.

Lettre n°8112

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8112, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Kislev 5717,

Brooklyn,

Aux dirigeants de Kfar ‘Habad,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je vous accorde ma bénédiction pour une considérable réussite dans le développement de Kfar ‘Habad, conformément à la volonté de son fondateur, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. En effet, celui-ci se tient à sa place et il invoque la grande miséricorde de Dieu pour tous ceux qui résident au Kfar, avec les épouses, les fils, les filles, au sein de tout Israël, en tous leurs besoins, à la fois matériels et spirituels. Car, le Gardien d’Israël “ ne dort pas et ne somnole pas ”. Il accorde Sa Providence, avec un œil vigilant, dans tous les domaines, en ce qui est bon pour vous, d’un bien visible et tangible, jusqu’à la venue imminente de notre juste Machia’h, très prochainement. Il nous libérera de l’exil, en une délivrance véritable et complète. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Lettre n°8113

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8113, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Tévet 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre m’annonçant votre bonne décision, puisque “ il n’est de bon que la Torah ”, celle d’accroître le temps que vous consacrez à l’étude de la Torah de Dieu, de renforcer votre ferveur dans la prière et de développer votre étude de la ‘Hassidout. Puisse Celui Qui donne la Torah, le Dieu de vie, renforcer votre cerveau et votre cœur, afin que vous connaissiez l’élévation dans le domaine de la sainteté, d’une étape à la suivante, d’un niveau vers l’autre, conformément à l’enseignement de la Torah. C’est aussi la leçon qui est délivrée par les jours de ‘Hanouka, que nous venons de vivre, la nécessité de l’ajout, de jour en jour, afin d’introduire une lumière supplémentaire qui éclaire dès le coucher du soleil, qui illumine à la porte de la maison, vers l’extérieur, y compris ce qui se trouve à l’extérieur, c’est-à-dire l’attitude que l’on adopte tout au long de la journée.

Or, rien ne résiste à la volonté et c’est à ce propos qu’il est dit : “ Si tu fais des efforts, ils seront couronnés de succès ”. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela, que vos parents et vos professeurs conçoivent de vous beaucoup de satisfaction véritable, une satisfaction juive, traditionnelle et ‘hassidique. Avec ma bénédiction de succès,

Lettre n°8114

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8114, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Adar Richon 5717(1),

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Chnéor Zalman(2),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, sollicitant une bénédiction, qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous me dites, en effet, que vous avez reçu une lettre émanant du pays dans lequel nous nous trouvions auparavant(3), dans laquelle on vous demande des médicaments. Or, après une enquête effectuée ici, vous vous êtes aperçus que ces médicaments sont très forts et qu’il est impossible de les prescrire sans avoir examiné le patient. En fait, on a déjà été confronté à de telles situations. L’usage, en la matière, veut que l’on envoie, avec les médicaments, le mode d’emploi permettant de les utiliser. Dans certains cas, en effet, ils s’avèrent particulièrement adaptés. Un médecin ami, de votre connaissance, pourra se procurer ce mode d’emploi chez le fabriquant de ces médicaments ou bien auprès des périodiques publiés par les associations médicales. Sans doute connaissez-vous plusieurs médecins, dans la ville où vous vous trouvez actuellement. Par leur intermédiaire, vous pourrez vous les procurer et les envoyer avec les médicaments.

Il faut savoir également que l’on reçoit plusieurs de ces périodiques, dans le pays où nous nous trouvions auparavant. Si, en envoyant ces médicaments, vous précisez les références des articles les concernant, on peut penser qu’un médecin local parviendra à se les procurer. Mais, bien entendu, il est préférable de leur envoyer ces périodiques d’ici. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela, d’un bien visible et tangible. Avec mes respects et ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) 1957. (2) Le Rav C.Z. Wilenkin. Voir, à son sujet, la lettre n°5987. (3) La Russie.

Lettre n°8115

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8115, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Nous accusons réception, par la présente, de votre lettre du 24 Adar Richon, avec la photographie et vous en remercions. Je vous joins ce qui a été publié dernièrement. Sans doute en mettrez-vous le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite de ce qui est public en dépend. Avec ma bénédiction,

Vous faites référence au Ze’hirot Rachbi(1). On a effectivement déjà fait remarqué qu’il(2) n’était pas mentionné dans les traités ‘Hala, Midot et Kanim. Ce compte est détaillé dans le Toledot Tannaïm Ve Amoraim(3), du Rav Heyman.

Notes

(1) Souvenirs de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï. On consultera le Likouteï Torah, Parchat A’hareï, à la page 28a, qui dit : “ Rabbi Chimeon est mentionné dans chaque chapitre du Talmud ”. On verra aussi la note du Rabbi, dans les additifs au Likouteï Torah, à la page 19a et dans le Likouteï Si’hot, tome 12, à la page 194. (2) Rabbi Chimeon. (3) Biographies des Sages de la Michna et de la Guemara.

Lettre n°8116

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8116, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Adar Chéni 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de Chouchan Pourim, dans laquelle vous me décrivez les fêtes organisées à l’occasion de Pourim. J’observe, avec satisfaction, que vous vous contenez, pour ce qui concerne cet enseignant. En effet, je suis certain que c’est bien de cette façon que vous le mettrez à contribution de la meilleure façon. En effet, le nombre des enseignants et des enseignantes qui sont fidèles à l’optique de ‘Habad n’est pas très important. On ne peut donc renoncer à aucun d’entre eux. Sans doute savez-vous, vous aussi, ce que j’ai officiellement écrit à la direction du réseau(2), à propos de la demande extérieure de création de nouvelles écoles qui est encore plus forte que la demande intérieure, ce qui veut dire, bien évidemment, qu’il faudra augmenter, en conséquence, le nombre des enseignants et des enseignantes.

A réception de la présente, les membres de votre famille auront sûrement recouvré la santé. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de ce qui vous concerne personnellement, de même que de vos occupations communautaires et que, parmi les éléments dont vous avez conscience figure également celui-ci : les cœurs des membres du réseau(2) doivent se rapprocher et, au final, tous ne formeront qu’une seule entité afin de renforcer et de développer les écoles qui le constituent, dans toute la mesure de ce qui est nécessaire. En effet, le mérite de ce qui est public vous vient en aide. Vous m’excuserez pour l’expression qui va suivre, mais vous excitez vous-même votre propre mauvais penchant, conformément au commentaire(3) qui est donné de la prière(4) : “ pour la faute que nous avons commise devant Toi par le mauvais penchant ”, affirmant qu’il y a certaines actions que le mauvais penchant lui-même n’ose pas proposer à l’homme, si celui-ci ne l’excitait pas personnellement. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

J’ai reçu, en son temps, votre lettre du 26 Chevat. Vous envisagez de vous rapprocher du directeur de l’école autonome(5). Bien entendu, ce rapprochement dépend de ses traits de caractère. Vous le connaissez depuis un certain temps et, au final, vous trouverez sûrement le moyen qui convient. En tout état de cause, l’un des moyens essentiels, en la matière, est une étude de la ‘Hassidout avec soumission et, plus encore, des paroles portant sur tout ce qui concerne la ‘Hassidout.

Notes

(1) Le Rav I.Gansburg. Voir, à son sujet, la lettre n°8042. (2) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (3) Du Chneï Lou’hot Ha Berit, porte des lettres, à la lettre Youd. Voir aussi le Likouteï Si’hot, tome 10, à la page 527. (4) De Yom Kippour. (5) Appartenant au réseau autonome d’éducation orthodoxe.

Lettre n°8117

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8117, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[8 Nissan 5717]

Je fais réponse à votre lettre(1) du 11 Adar Chéni, dans laquelle vous me décrivez la participation des élèves de la Yechiva qui se trouvait auparavant à Kichinev(2) au renforcement et au développement de la sainte Yechiva que vous dirigez vous-même. Ces jeunes gens proposent que le bâtiment soit appelé : “ maison des élèves de la Yechiva de Kichinev ” et que l’on fasse apparaître sur les reçus délivrés à ceux qui font des dons la formule : “ Yechiva A’heï Temimim Loubavitch, sous la direction du Rabbi Chlita de Loubavitch, maison des élèves de la Yechiva de Kichinev ”. Votre lettre ne détaille pas tout cela, mais, en fonction de cette demande, il est clair qu’ils doivent s’engager à financer cette construction. Si c’est effectivement le cas, la direction de la Yechiva A’heï Temimim Loubavitch de Richon Le Tsion peut effectivement envisager la question.

Que le Nom de Dieu soit loué par vous et par eux, grâce à une étude de la Torah qui sera pénétrée de crainte de Dieu, par les clés intérieures et par les clés extérieures, en ayant à la fois la porte et la maison, jusqu’à ce que s’accomplisse la promesse selon laquelle “ l’un n’enseignera plus à l’autre, car tous Me connaîtront, du plus petit au plus grand, Parole de l’Eternel ”. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Notes

(1) Cette lettre est adressée au Rav Yaakov Peles, l’un de des dirigeants de la communauté originaire de Kichinev. Voir, à son sujet, la lettre n°7890. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5365.

Lettre n°8118

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8118, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Iyar 5717,

Brooklyn,

Au jeune Mena’hem Ben Tsion(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vos lettres du 20 Iyar et à celles qui les précédaient, dans lesquelles vous me décrivez brièvement la réunion ‘hassidique et les activités des jours de Pessa’h. Sans doute continuerez-vous à le faire, avec plus de détail et je vous en remercie. Vous faites également allusion au jeune I. K. Vous souhaitiez l’empêcher de rencontrer celui qui était auparavant son ami, mais cela n’a pas été possible. Là encore, vous en déduirez que la Michna a raison de dire qu’une Mitsva en attire une autre et qu’il en est de même en sens inverse. En effet, ce jeune homme n’a pas voulu prendre part à la réunion du Merkaz Le Inyaneï ‘Hinou’h, à Kfar ‘Habad(2), bien qu’il savait sûrement que celle-ci avait pour objet la diffusion des sources(3) à l’extérieur et la Tsédaka. Un fait similaire à cela en a donc résulté. En effet, s’il avait lui-même voyagé, l’autre n’aurait pas subi une mauvaise influence, pas même passagère. De plus, il aurait accompli une seconde Mitsva et il aurait eu l’occasion d’influencer positivement son ami. Bien entendu, mon but n’est pas de faire de la morale, mais de vous mettre en garde, pour l’avenir, à propos de l’enseignement de nos Sages selon lequel : “ tu ne dois pas soupeser les Mitsvot de la Torah et dire : celle-ci est facile ”, de sorte qu’il n’y a pas lieu de consentir à un effort pour la mettre en pratique, de s’imposer un voyage.

Vous me dites aussi que vous n’observez pas toujours la réussite dans votre étude. Vous avez l’impression de ne pas vous rappeler de ce que vous étudiez. Or, il me semble vous avoir déjà écrit que tout cela n’est qu’une manifestation du mauvais penchant. Il est dommage que vous perdiez du temps à vous en apercevoir et à discuter pour déterminer s’il en est bien ainsi, alors que vous pourriez vous mettre à l’étude. Je vous l’ai déjà écrit et combien plus en est-il ainsi quand on étudie en s’attachant à des amis. La réussite s’en trouve alors accrue, comme l’affirme la Michna.

Vous me dites avoir trouvé la raison pour laquelle votre réussite n’est pas entière. En effet, vous manquez d’attachement(3). Pour autant, il est précisé que chaque Juif est lié par le serment qu’il a prononcé près du mont Sinaï, celui de mettre en pratique ce qui y a été dit. Ceci insuffle une force supplémentaire afin de mettre en pratique la Mitsva. Bien plus, la ‘Hassidout commente l’affirmation de nos Sages selon laquelle : “ on l’a fait jurer ”(4), en faisant référence à la satiété(5). De fait, cette satiété est la conséquence du serment et vous consulterez, à ce propos, les notes du Tséma’h Tsédek sur le Tanya, qui figurent dans les résumés et notes sur le Tanya. Si vous le désirez réellement, le Saint béni soit-Il vous viendra en aide. Vous étudierez et vous connaîtrez la réussite pour enseigner, garder, faire et accomplir.

Notes

(1) Le Rav M.B. T. Wilhelm. Voir, à son sujet, les lettres n°5330 et 8194. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°5344. (3) Au Rabbi. (4) L’âme, avant qu’elle pénètre dans un corps. (5) Chevoua, le serment, est de la même étymologie que Sova, la satiété. L’âme est ainsi rassasiée de forces morales.

Lettre n°8119

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8119, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Iyar 5717,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre télégramme. Je suis surpris que vous ayez cessé de m’écrire et de me communiquer les informations concernant vous-même et les vôtres, les membres de votre famille. C’est seulement d’une manière indirecte que j’ai appris que ce qui se déroule dans votre ville n’est pas encore parvenu à son terme, mais je n’en sais pas les détails.

Bien entendu, il est inutile de vous souligner la nécessité de venir en aide aux ‘Hassidim en ce qui les concerne personnellement et, a fortiori, en leurs accomplissements communautaires. Toutefois, il semble que les ‘Hassidim de Melbourne luttent âprement pour les écoles Ohaleï Yossef Its’hak(1) et Beth Rivka. Me basant sur l’enseignement de nos Sages selon lequel : “ on conseille l’empressement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité ”, je vous adresse ces quelques lignes dans le but de vous encourager, de vous inviter à faire tout ce qui est en votre pouvoir et même d’aller au-delà. Vous connaissez, en effet, le dicton de mon beau-père, le Rabbi(2), selon lequel quand un homme prend la décision, ici-bas, de donner de la Tsédaka, même si sa contribution dépasse ses moyens, au moment de sa décision, on lui ouvre, là-haut, des canaux supplémentaires, afin qu’il puisse assumer pleinement son engagement positif. Bien entendu, il en est de même pour la Tsédaka morale.

Je fais allusion ici non seulement à votre aide personnelle, mais aussi à celle qui émane des personnes qui vous écoutent. Celles-ci doivent également apporter leur concours à ces écoles et à ce qui les concerne, dans toute la mesure du possible. En effet, nos Sages ont donné l’assurance que les paroles émanant du cœur pénètrent dans le cœur(3). Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction, selon les termes de notre maître, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde,

M. Schneerson,

Notes

(1) Loubavitch en Australie. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°7371. (3) S’adresser de la sorte à ces personnes permettra donc de les convaincre.

Lettre n°8120

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8120, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Iyar 5717,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Chlomo(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 16 Iyar et à celle qui la précédait. Le distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav H.M. A. Hadakov(2) vous a déjà transmis mon opinion. Si l’information obtenue par l’intermédiaire du Rav Spector est certaine, il faut s’engager à hauteur de mille livres. Mon raisonnement est, en l’occurrence, le suivant. Entre temps, deux mois s’écouleront et, à l’heure actuelle, il est difficile de savoir ce qui se passera à l’issue de ce délai, y compris pour ceux qui sont bien informés. Plus généralement, j’ai entendu, une fois, un bon mot d’un commerçant, selon lequel une affaire dans laquelle la tête ne joue aucun rôle ne doit pas être recherchée. Il en est ainsi pour tout ce qui concerne la bourse(2), surtout à notre époque, en laquelle tout n’est pas basé sur des comptes exacts et des résultats solides.

Pour ce qui est du prêt(4), les commerçants d’ici se trouvent dans une situation très serrée. Il est donc hors de question de les solliciter, surtout pour quelqu’un qui se trouve à l’étranger. Que Dieu vous aide à gagner votre vie plus largement, d’une manière sans cesse accrue. De la sorte, vous aurez la largesse d’esprit, qui permet de faire tout ce qui est nécessaire pour la Torah et les Mitsvot, de la manière qui convient. Dieu fasse que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit, en bonne santé, de même que les membres de votre famille. Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav C.Perrin, de Londres.

Voir, à son sujet, la lettre n°7965. (2) Le Rav ‘Haïm Morde’haï Aïzik Hadakov, directeur du secrétariat du Rabbi. (3) En russe dans le texte, le reste de la lettre étant en yiddish. (4) Devant être contracté auprès de commerçants américains.

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