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Iguerot Kodesh — lettres 8081 à 8100

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°8081

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8081, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Kislev 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 19 Kislev, dans laquelle vous m’indiquez que vous avez des difficultés dans l’étude. N’en soyez surtout pas découragé, ce qu’à Dieu ne plaise ! En effet, chacun est tenu d’étudier notre Torah, Torah de vie, de mettre en pratique ses Mitsvot. Tous les Juifs reçoivent donc les forces nécessaires pour y parvenir. Si l’on éprouve des difficultés pour apprendre ou bien pour accomplir les Mitsvot, c’est, selon les termes du verset, parce que : “ l’Eternel votre Dieu vous met à l’épreuve afin de savoir si vous aimez l’Eternel votre Dieu ”. Si l’on surmonte cette épreuve, on obtient une réussite extraordinaire et, comme on le sait, nos Sages affirment que : “ si tu fais des efforts, ceux-ci seront couronnés de succès ”. L’intensification de votre étude de la Torah et de votre pratique des Mitsvot raffermira également l’état de santé de votre mère, à laquelle Dieu accordera de longs jours et de bonnes années, conformément à ce que vous indiquez dans votre lettre.

Pour ce qui est de votre anniversaire, que vous mentionnez également, Dieu fasse que vous ayez une année de réussite en tous les domaines précédemment cités, en particulier en votre étude de la Torah qui sera pénétrée de crainte de Dieu. Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°8082

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8082, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Tévet 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que vous êtes en phase de chute morale. Bien entendu, un tel sentiment doit avoir pour effet de redoubler votre constance et votre ardeur à l’étude de la Torah et, en particulier, de sa dimension profonde(1), qui vivifie et illumine, pour chaque homme, tous les domaines de la sainteté, car même un peu de lumière suffit pour repousser beaucoup d’obscurité(2). Vous ne devez pas non plus exagérer cette chute, ce qu’à Dieu ne plaise, comme l’explique le discours ‘hassidique intitulé : “ Cantique, chant pour le jour du Chabbat ”(3), qui vient de paraître. En outre, vous étudierez également, avec toute l’attention nécessaire, les chapitres 27 à 29 du saint Tanya.

Il serait bon que vous rencontriez les guides spirituels, enseignant la ‘Hassidout à la Yechiva Tom’heï Temimim. Vous leur ferez part de votre souci. Ainsi, s’accomplira la promesse que formulent nos Sages, à propos du verset : “ Si un homme a un souci en son cœur, il en parlera ”(4). Avec ma bénédiction pour étudier la Torah avec vitalité et pour renforcer votre engagement en la ‘Hassidout, en ses directives et en ses voies, de même que pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Qui est révélée par la ‘Hassidout. (2) A fortiori en est-il ainsi pour beaucoup de lumière. (3) Voir le Séfer Ha Maamarim Admour Haémtsahi, Na’h, à la page 539. (4) Il l’extirpera de son cœur et il parlera à d’autres, qui pourront lui venir en aide, selon les deux interprétations qui sont données de ce verset.

Lettre n°8083

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8083, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Tévet 5716,

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,

en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée

et rebâtie, groupement de Tel Aviv,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres, les deux du 20 Kislev et celle du 30, avec ce qui y était joint. Je vous remercie pour les informations que vous me communiquez à propos de la réunion ‘hassidique du 19 Kislev. S’agissant des endroits pour lesquels vous ne citez que les grands points, vous obtiendrez sûrement, par la suite, des nouvelles plus détaillées, que vous me communiquerez, directement ou bien par l’intermédiaire de vos émissaires. Je vous en remercie d’avance. J’ai été satisfait que l’on ait enfin pris l’initiative d’organiser les jeunes de l’association ‘Habad, à Kfar ‘Habad. De la sorte, on peut espérer que cela soit durable(1), comme l’explique la ‘Hassidout, à propos de l’affirmation de nos Sages selon laquelle : “ lorsque la femme ensemence la première, elle donne naissance à un garçon ”(2). Et, puisque cette organisation a été mise en place, j’ai bon espoir que, de temps à autre, on les encouragera et on les renforcera, en fonction de l’expérience qui a été déjà acquise, grâce aux actions entreprises jusqu’à maintenant.

Pour le bon ordre, je vous joins une copie de la lettre que j’ai adressée à l’association ‘Habad. A n’en pas douter, vous en avez d’ores et déjà connaissance. J’ai lu que l’on a transmis, par l’intermédiaire du ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav David Helman, un Talith et des Tefillin à celui qui les avait demandés. A l’avenir, vous continuerez à satisfaire pleinement les requêtes de monsieur Helman et vous recevrez, de la part de l’appel spécifique, un montant de cent livres pour le fonds des Tsitsit, des Tefillin et des Mezouzot. Vous faites allusion au groupe de jeunes qui poursuit ses études à Kiryat Chalom. J’en suis surpris car ce Rav m’a écrit qu’il s’en occuperait et qu’il ferait des efforts, à ce propos. Je ne comprends donc pas que le recrutement des élèves et les résultats dépendent d’eux. Il serait bon de s’adresser à lui et de clarifier la situation, puis de prendre une décision en conséquence. Il est clair que les jeunes de l’association ‘Habad ne peuvent pas se permettre de dépenser cent livres par mois pour un groupe de dix enfants, se trouvant dans un endroit où il y a de nombreux Rabbanim, des responsables communautaires, des synagogues.

J’aimerais savoir si vous êtes en contact avec le représentant du Mochav ‘Hafets ‘Haïm. En effet, quelques dirigeants de cet endroit m’ont rendu visite, il y a quelques temps et nous nous sommes quittés en termes amicaux. Sans doute, résident-ils encore sur place. Je conserve maintenant le souvenir des noms suivants, messieurs Fefer, Koula, Gross et Greizman. Peut-être ne se trouvent-ils pas tous à ‘Hafets ‘Haïm, mais, à n’en pas douter, certains d’entre eux habitent encore là-bas. Bien entendu, vous avez la possibilité de leur dire que vous leur transmettez mes salutations, en mon nom et à ma demande.

L’appel spécifique participera sûrement aux dépenses engagées pour les réunions ‘hassidiques du 19 Kislev et de la cinquième lumière(3), à hauteur de trois cents livres. Il me semble avoir déjà souligné, à plusieurs reprises, que l’on doit trouver des moyens, le cas échéant des stratagèmes, pour saisir les occasions de se réunir ensemble, y compris après le 19 Kislev, dans le but de renforcer le Judaïsme et de le diffuser. C’est, en effet, le Roch Hachana de la ‘Hassidout, de ses usages et de ses pratiques, des voies ‘hassidiques. Or, Roch Hachana(4) est la projection de la tête vers tous les membres, qui correspondent aux jours de l’année. Que Dieu vous accorde donc la réussite en tout cela. Avec ma bénédiction de réussite et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Puisque l’initiative en a été prise par ceux qui sont concernés, sans leur avoir été imposée. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°7634. (3) De ‘Hanouka. (4) Qui est la “ tête de l’année ” et non son “ début ”.

Lettre n°8084

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8084, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Tévet 5716,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du cinquième jour de ‘Hanouka, dans laquelle vous me demandez que l’on vous explique, d’une manière concrète, ce que signifie l’unité. Dans notre génération, on demande, certes, d’étudier profondément la Torah, en général et la ‘Hassidout, en particulier. Pour autant, l’essentiel de la mission confiée à notre époque consiste à agir sur soi-même et à influencer son entourage dans les domaines les plus simples de l’existence quotidienne. Pour les hommes, en général, l’unité est le contraire de la discorde, l’effort pour aimer son prochain, y compris lorsque cela coûte. A fortiori ne faut-il pas vexer l’autre et, comme je l’ai dit, il en est ainsi jusque dans les domaines les plus simples, par lesquels on doit commencer, puis s’élever de plus en plus haut.

Vous résidez vous-même dans cet endroit et vous constatez des dissensions entre les personnes. Je ne veux pas en dire plus, car cela est douloureux et il s’agit ici uniquement d’exprimer un sentiment. Bien entendu, mon propos n’est pas de rechercher les défauts des Juifs, en général, de ceux de cette ville, en particulier. Personne ne m’en suspectera. Néanmoins, lorsque je pense à votre situation à tous, lorsque j’observe la réussite que Dieu vous accorde, l’aide que vous obtenez d’une manière inattendue, bien que vous n’y comptiez pas, puis quand je vois ce qui se passe concrètement, je pense que l’on ne fait rien de bien en voulant en cacher la raison. Bien au contraire, lorsqu’un patient veut guérir, il ne peut se tromper lui-même et se persuader que la maladie n’existe pas, surtout quand elle est évidente. On ne peut pas faire semblant de ne pas la voir. Selon un principe bien connu, le diagnostic est une large part de la guérison du malade.

Je formule tout cela dans des termes généraux, sans envisager les aspects spécifiques de cette situation, car mon propos n’est pas d’écrire à l’un contre l’autre, en faisant référence à ce qui n’est pas bon, à ce qui n’est pas pour son bien. En l’occurrence, il est clair qu’une telle démarche serait superflue, car tous ceux qui se trouvent sur place connaissent parfaitement la situation. Il ne manque que la volonté et l’énergie de la rectifier. En pareil cas, en très peu de temps, il est possible de modifier à la fois la situation et les personnes. De même, les écoles de cet endroit pourraient être une fierté et une gloire. Que Dieu vous aide, ainsi que votre mari, afin que vous gagniez largement votre vie et que vous parveniez à la largesse d’esprit.

J’espère que vous-même et les autres personnes auxquelles vous montrerez ma lettre ne la considèrerez pas comme une leçon de morale ou comme un reproche, mais bien comme une tentative, encore une fois et encore une fois, de communiquer ma position à ceux qui sont en mesure de réparer la situation et de la rétablir, telle qu’elle doit l’être réellement. Que Dieu vous accorde le succès d’annoncer de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit, de même que des bonnes actions que vous menez au quotidien. Avec la bénédiction,

Lettre n°8085

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8085, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Tévet 5716(1),

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Its’hak(2),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 7 Tévet et à celles qui la précédaient. J’attends la suite des bonnes nouvelles. Vous me direz comment tout s’est mis en place dans le réseau(3), en particulier à Kfar Saba et à Zarnoga. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de tout cela, de même que de ce qui vous concerne personnellement. Vous évoquez les résultats des examens(4), mais il n’y a pas lieu de vous en affecter. Sans doute ne les avez-vous pas suffisamment préparés. Vous vouliez juste vous acquitter de votre obligation. Vous réparerez donc tout cela la prochaine fois. Dans votre situation, comme dans tous les autres domaines permis, appartenant à la force du mal qui peut recevoir l’élévation, vous devez avoir l’intention de vous servir de tout cela dans un but sacré et, pour ce qui vous concerne, pour améliorer la situation du réseau(3). De la sorte, la préparation elle-même s’élève vers le domaine de la sainteté(5). Que Dieu vous accorde la réussite.

S’agissant du perfectionnement des enseignants et enseignantes du réseau(3), il faudrait déterminer quand commenceront les cours organisés, de la manière qui convient, par Agoudat Israël ou bien par un groupe plus à droite(6). Il convient de le souligner, car la motivation peut faire avancer les choses, dans toute la mesure du possible, surtout si le réseau prend une participation symbolique aux coûts. Par ailleurs, vous me dites que les écoles que quelqu’un a proposées au réseau n’ont pas été acceptées. J’ai été satisfait par votre réponse, d’autant que, d’après l’état d’esprit qui règne ici, j’ai bien peur qu’il ne s’agisse que de politique, d’apparences n’ayant aucune incidence concrète. Vous devez comprendre ce que je veux dire. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, en bonne santé,

M. Schneerson,

Notes

(1) 1956. (2) Le Rav I.Gansburg. Voir, à son sujet, la lettre n°8042. (3) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (4) Passés par le Rav Gansburg dans le but d’obtenir un diplôme d’état d’enseignant. Les résultats n’étaient vraisemblablement pas bons. (5) Devient un acte du service de Dieu, ce qui veut dire qu’il est nécessaire de s’y consacrer ! (6) Plus orthodoxe.

Lettre n°8086

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8086, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Tévet 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 19 Tévet, dans laquelle vous me décrivez votre situation morale, qui n’est pas satisfaisante. Vous souhaitez l’améliorer et vous me demandez des directives, en la matière. Or, le début du service de Dieu, son fondement est la soumission, l’acceptation des instructions avant la perception intellectuelle, “ nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”. Et, cela ne dépend que de vous. Si vous prenez, en votre esprit, la décision de le faire, vous vous adresserez aux Rabbanim ‘Habad âgés qui se trouvent dans la ville sainte de Jérusalem, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Vous leur exposerez votre propos et vous vous conformerez à leurs directives. Que Dieu vous accorde le succès d’accomplir tout cela fidèlement. Ainsi, s’accomplira en vous la promesse de nos Sages selon laquelle : “ si tu fais des efforts, ceux-ci seront couronnés de succès ”.

Vous gardez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya et elles sont bien connues. Tout au moins les adopterez-vous à l’avenir. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

Lettre n°8087

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8087, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Tévet 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et assume

une mission sacrée(1), le Rav Its’hak(2),

Je vous salue et vous bénis,

Vous avez sûrement déjà reçu ma lettre, qui faisait réponse à votre précédent courrier. Je réponds maintenant à la lettre du 15 Tévet. Il semble qu’il n’y ait pas un seul point faisant l’unanimité ou, tout au moins, réunissant la majorité d’entre vous. J’en suis étonné et surpris. Bien plus, vous maintenez votre position selon laquelle tout point, qu’il soit important ou non, doit être décidé sur l’autre continent(3). Or, une telle conception mettra nécessairement un frein au développement, d’autant que la question et la réponse, de là-bas à ici, puis d’ici à là-bas, prend environ deux semaines. Il faudrait trouver un moyen de rectifier tout cela, car, au final, tous les membres du réseau(4) sont des ‘Hassidim, attachés à mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Ces écoles portent son nom et elles doivent être dirigées selon son esprit. C’est bien évident.

Je viens de recevoir votre lettre du 20 Tévet et je vous remercie pour les bonnes nouvelles qui sont, dans l’ordre de votre lettre, les suivantes. Il y a de meilleures chances de pouvoir organiser une réunion pour le jour de la Hilloula(5), le 10 Chevat. En outre, les relations se sont améliorées, concernant l’école de Zarnoga. Avant tout, il semble que vous vous soyez départi de votre mélancolie. Vous considérez donc d’une manière plus sereine le développement de cette école. Or, on connaît le dicton de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel un soldat qui part au combat doit chanter une marche de joie et de victoire. Ceci lui insuffle des forces, élargit et hâte la délivrance. Vous devez comprendre ce que cela signifie. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit, de ce que vous m’écrivez et également de vos préoccupations personnelles,

M. Schneerson,

J’ai bien reçu votre lettre express et, à ce propos, vous verrez ce que j’écris ci-dessus, dans le paragraphe où j’exprimais mon étonnement. J’ai déjà écrit au Rav D.H.(6) pour lui dire que ce n’est pas le moment de diminuer le nombre des élèves, dans les écoles, bien au contraire. En revanche, le nombre des classes importe peu. S’agissant des journées d’étude, il faut user de toutes les ruses possibles pour ne pas y participer, mais il faut le faire d’une manière diplomatique, en évitant de tout remettre en cause par des propos incisifs. Il ne faut pas dire non plus que la décision a été prise sur un autre continent(3). Pour autant, il doit être bien clair que les conceptions des enseignants ‘Habad ne sont pas les mêmes que celles du Ha Poël Ha Mizra’hi, ni même que celles du Mizra’hi, dont les dirigeants sont les organisateurs de ces journées. En outre, il ne leur appartient pas de polémiquer, en la matière. Pour ce qui est de la participation financière à l’édification des préfabriqués, seul un montant symbolique me paraît envisageable, en fonction de la connaissance que j’ai des moyens du réseau(4). Il serait impossible d’y consacrer une somme importante. Il faut donc multiplier les interventions auprès des administrations concernées et ceci s’arrangera, étape par étape, avec l’aide de Dieu.

Notes

(1) Celle de l’enseignement. (2) Le Rav I.Gansburg. Voir, à son sujet, la lettre n°8042. (3) Par le Rabbi. (4) Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (5) Du précédent Rabbi. (6) Le Rav David ‘Hanzin. Voir, à son sujet, la lettre n°8042.

Lettre n°8088

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8088, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Chevat 5716,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav Chlomo ‘Haïm(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 2 Chevat, avec les demandes de bénédiction qui lui étaient jointes et qui seront lues, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous me dites que l’avis d’une seule personne a conduit à renvoyer un tel de la Yechiva Tom’heï Temimim(2). Il est clair qu’un tel état de fait est effroyable, d’autant que ce jeune homme possède une bonne connaissance de la ‘Hassidout, de ses usages et de ses pratiques. Vous comprenez donc ce que signifie un tel renvoi, ce qu’à Dieu ne plaise. Il se trouve ainsi écarté de l’héritage de Dieu. Il est inutile d’en dire plus, car cela est bien évident. Il est dommage de perdre du temps à discuter de ce qui est douloureux et flagrant, alors que l’on aurait pu se servir de ce temps d’une manière totalement différente.

On a sûrement préparé les élèves, de la manière qui convient, pour la Hilloula(3) du 10 Chevat, qui approche et, a fortiori, pour le jour même de cette Hilloula. Puisse le mérite de celui dont nous célébrons la Hilloula protéger chacun d’entre nous, au sein de tout Israël, afin que tous soient guidés sur la voie conduisant vers la demeure de Dieu et pour le suivre dans son élévation, jusqu’à ce que s’accomplisse la promesse selon laquelle “ la terre s’emplira de connaissance de Dieu ”. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav C.H. Kasselman. Voir, à son sujet, la lettre n°7416. (2) Vraisemblablement un enseignant. (3) Du précédent Rabbi.

Lettre n°8089

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8089, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Chevat 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du jour de la Hilloula(1), avec la demande de bénédiction qui lui était jointe et qui sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. En outre, vous me parlez de votre sœur, à laquelle Dieu accordera de longs jours et de bonnes années(2). Il faudrait qu’un grand nombre de ses amies et de ses connaissances lui expliquent que, quand un parti lui est proposé, elle doit rechercher l’essentiel et donc savoir déterminer ce qui n’est qu’accessoire, afin de lui accorder une place secondaire, sans importance. En effet, Dieu seul est parfait, alors que les créatures ne le sont pas. Vous saurez trouver les termes pour lui expliquer tout cela.

Vous ne me détaillez pas votre programme d’étude quotidien, mais je veux espérer que cette étude est fixée en votre âme, en plus d’être établie, de la manière qui convient, dans le temps. Vous étudierez aussi l’enseignement de la ‘Hassidout, qui est l’âme de la Torah. Et, cette étude conduira à l’action. Vous adopterez donc ses directives et ses usages. Puisse Dieu faire qu’à ce propos également, vous me donniez de bonnes nouvelles. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

E. Kwint,

Notes

(1) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat. (2) Qui a des difficultés à trouver un bon parti.

Lettre n°8090

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8090, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Chevat 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, aux bons sentiments,

le Rav El’hanan Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 15 Chevat, nouvel an des arbres. On connaît l’explication qui est citée par différents ouvrages d’exégèse, dans l’esprit de ce jour et avec l’inspiration qu’il apporte, d’après le verset : “ Car, l’homme est tel l’arbre du champ ”. Lorsqu’un homme raffermit sa santé morale, il renforce, par le fait, sa santé physique. En effet, les Juifs sont “ un peuple unique sur la terre ”(2). En tout endroit, ils mettent en évidence cette unité, qui existe aussi entre le matériel et le spirituel, entre le corps et l’âme. Et, ceci est l’un des commentaires que l’on peut donner de l’enseignement du Baal Chem Tov, selon lequel il convient de servir Dieu joyeusement et en se servant de son corps(3), sans le faire souffrir, mais plutôt en le mettant à contribution.

De fait, on peut observer tout cela de ses propres yeux. Lorsque le corps est en bonne santé, bien entendu d’une manière juive, grâce à des aliments cachers, il ne fait pas obstacle à l’étude de la Torah et à la pratique des Mitsvot, pour peu qu’on veuille s’y consacrer. Selon une explication bien connue de nos Sages(4), instaurer la paix entre le corps et l’âme, de même qu’entre l’âme divine et l’âme animale est aussi le moyen de susciter et d’obtenir la paix autour de soi, dans son environnement immédiat ou même éloigné et, de cette façon, dans le monde entier. Cette manière d’agir développera la paix la plus générale, celle de la période à propos de laquelle le prophète Ichaya dit : “ Un peuple ne lèvera plus le glaive contre l’autre et ils n’apprendront plus la guerre ” (Ichaya 2, 4). Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav E.Kawen. Voir, à son sujet, la lettre n°5018. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°5548 et 7718. (3) Non en le brisant par des mortifications. (4) Dans le traité Sanhédrin 99b, qui précise : “ dans le sanctuaire céleste et dans le sanctuaire terrestre ”. Voir, à ce sujet, les lettres n°740, 6271 et 6930.

Lettre n°8091

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8091, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[1er jour de Roch ‘Hodech Adar 5716]

Je fais réponse à votre lettre(1) du 21 Chevat. Je vous remercie de m’avoir décrit brièvement les réunions ‘hassidiques qui sont intervenues depuis lors(2). Sans doute continuerez-vous à le faire à l’avenir, mais avec tous les détails qui conviennent et qui sont nécessaires(3). Avant tout, vous devez multiplier les actions dans la vigne de ‘Habad, en général. Plus précisément, vous occupez les fonctions d’aumônier militaire et il est donc certains accomplissements que nul autre ne peut faire à votre place et puisse Dieu vous accorder, en la matière, une considérable réussite.

Il est sans doute inutile de vous souligner la nécessité de faire tout ce qui est en votre pouvoir afin de développer et de faire fructifier les groupements de Tel Aviv et de Jérusalem, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, des jeunes de l’association ‘Habad. Je vous adresse ma bénédiction de bonne santé, pour vous-même et pour votre épouse. Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde(4), de même que pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Cette lettre est adressée au Rav Yé’hyel Mi’hél Yehouda Leïb Zalmanov. Voir, à son sujet, la lettre n°7950. (2) Vraisemblablement depuis le précédent courrier du Rav Zalmanov. (3) Et, non plus d’une manière brève. (4) Pendant la fête de Chavouot.

Lettre n°8092

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8092, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Adar 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre

aux besoins communautaires, le Rav ‘Haïm Zoussya(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre dont vous avez commencé la rédaction à l’issue du Chabbat qui bénit le mois(2), puis le premier jour de Roch ‘Hodech Adar, lorsque l’on multiplie sa joie(3). Puisse Dieu faire que l’on profite pleinement des jours de Pourim et de Pessa’h, qui approchent, de ceux qui les précèdent et de ceux qui les suivent, en écartant toute situation qui provoque l’amertume, sans manque et sans défaut. Car, rien ne résiste à la volonté, d’autant que ceci concerne le plus grand nombre.

Il serait bon de vous intéresser, d’une manière officieuse, à la construction du Mikwé(4). Est-il agencé de telle façon qu’il plaira aux femmes, ce qui veut dire, très simplement, qu’il sera propre, répondra aux critères sanitaires, qu’il sera beau, au moins dans la mesure de ce qui est possible au Kfar ? Certes, ces aspects peuvent sembler accessoires, mais, à notre époque, ils sont profonds et même fondamentaux. J’attends des nouvelles bonnes et détaillées sur la manière dont se seront passés les jours de Pourim, de même que sur tous les autres points. Je vous en remercie. Avec ma bénédiction pour un joyeux Pourim,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav H.Z. Wilimovski. Voir, à son sujet, la lettre n°7879. (2) D’Adar. (3) Ainsi qu’il est dit : “ Dès le début d’Adar, on multiplie sa joie ”. (4) De Kfar ‘Habad. Voir, à ce sujet, la lettre n°4284.

Lettre n°8093

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8093, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Adar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vos lettres des 3, 11 et 22 Adar. Je suis surpris par le laps de temps qui s’écoule entre chaque lettre et, encore plus, par le fait que tous les points évoqués, sans la moindre exception, sont conduits avec une lourdeur effroyable, sans que la moindre raison le justifie, si ce n’est le fait que l’on ne se sente pas concerné. Or, la logique la plus immédiate permet-elle de raisonner ainsi ? A fortiori en est-il ainsi pour ceux qui ont été des élèves de la Yechiva, ou encore pour de simples ‘Hassidim ou même pour des Juifs qui respectent la Torah et les Mitsvot. Cela est d’autant plus effroyable que je sais moi-même, et vous le savez donc également, que des ‘Hassidim ont agi et qu’ils ont obtenu des résultats, dans les domaines communautaires, en différents endroits de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, mais non dans la vigne de ‘Habad ! Malgré cela, quand on se réunit, on discute, puis l’on remet la décision à une réunion suivante. Mais, je suis las d’écrire, à ce sujet, ou même d’écrire, en général.

Vous connaissez sûrement le récit(1) de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qui dit : “ On ne voit pas ce qui a été fait ”(2). On parle, on écrit, on insiste, mais rien n’avance. Lorsque vous recevrez ma lettre, vous organiserez donc une réunion avec un ou deux autres ‘Hassidim. Lorsqu’il y aura des nouvelles, vous me les communiquerez. Ainsi, j’attendrai encore une semaine, puis encore une autre. J’insisterai à nouveau, mais je recevrai encore une fois une réponse similaire. Il faudrait donc expliquer à tous ces “ responsables communautaires ” qu’il ne s’agit pas de ma propre affaire. S’ils raisonnaient quelque peu, en mettant de côté leur intérêt personnel, peut-être parviendraient-ils à la décision qu’il n’est pas de mon propos de faire de la morale, ni même de rappeler à l’ordre, mais uniquement de venir en aide. Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir Torat Mena’hem Itvaadouyot 5710, à la page 74. (2) En russe dans le texte.

Lettre n°8094

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8094, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Nissan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 16 Adar. Bien entendu, il n’y a pas lieu de me remercier pour mon intervention en faveur de cette femme Agouna(1). De fait, différents ouvrages de nos Sages précisent qu’une action en ce sens est comparable à la reconstruction des ruines de Jérusalem. Bien plus, il s’agit, en l’occurrence de “ pauvres de ta ville ”(2), de ceux dont la “ pauvreté ” se manifeste dans le même domaine(3).

Nous attendons donc les instructions de votre sœur, à laquelle Dieu accordera de longs jours et de bonnes années, sur la poursuite des démarches, en fonction des possibilités qui lui ont été énumérées d’ici.

Notes

(1) Dans l’impossibilité de se remarier, son époux ayant disparu sans laisser de trace. (2) Nos Sages enseignent, en effet, que : “ les pauvres de ta ville sont prioritaires par rapport à ceux d’une autre ville ”. (3) Le destinataire de cette lettre est lui-même confronté, par ailleurs, au problème d’une Agouna, en l’occurrence sa sœur.

Lettre n°8095

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8095, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Nissan 5716,

Brooklyn,

A la famille Zalmanov,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre d’Issrou ‘Hag Pessa’h, dans laquelle vous me dites que l’on vous propose des fonctions de Cho’het à Tel Aviv(1). La question qui se pose est, en l’occurrence, la suivante : à quel membre de la famille(2) reviendront-elles ? Votre lettre semble indiquer que la communauté acceptera votre décision quelle qu’elle soit, ce qui est quelque peu surprenant, car elle devrait avoir son propre avis, en la matière. En fonction de la situation et des évolutions envisageables, il n’y a pas lieu de reporter, pour un long délai, la décision qui doit être prise en la matière. En conséquence, si l’on n’a pas encore décidé qui épousera la sœur(3), l’un des fils occupera ces fonctions. Bien entendu, celui qui est candidat devra obtenir l’accord de son épouse pour cela.

Si toutes les épouses(4) l’acceptent et dans la mesure du possible, il serait judicieux que ces fonctions reviennent au Rav Yé’hyel Mi’hél Yehouda Leïb Chlita(5), car son nom est mentionné dans le testament, à condition qu’un autre frère devienne, à sa place, le Cho’het de Ramat Gan(6). Si, pour une certaine raison, il est difficile qu’il en soit ainsi, l’un des deux autres frères occupera le poste de Tel Aviv, de préférence celui qui sait réaliser une Che’hita rapide. Que Dieu conduise chacun d’entre vous sur la voie qui sera bonne pour lui, à la fois matériellement et spirituellement et que votre mère ait une vie longue et agréable, qu’elle conçoive beaucoup de satisfaction ‘hassidique de tous ses enfants. Avec ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Notes

(1) A la suite du décès du Cho’het précédent, le père du destinataire de la présente, le Rav Chmouel Zalmanov. Voir, à ce sujet, la lettre n°8105. (2) L’un des fils ou bien le futur gendre. (3) S’il s’agira d’un Cho’het. (4) Celles de tous les frères. (5) Voir, à son sujet, les lettres n°7950 et 8091. (6) Poste qu’il occupait lui-même jusqu’alors.

Lettre n°8096

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8096, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 2 Iyar, date de la naissance du Rabbi Maharach, dont le mérite nous protégera. Vous m’écrivez les points suivants :

A) De manière naturelle, lorsque de l’argent vous parvient entre les mains, plusieurs dépenses se présentent. Vous y consacrez donc cette somme et, de ce fait, vous devez ensuite contracter un emprunt. Or, on sait que le comportement naturel est le fait des créatures naturelles, ne possédant pas une âme divine qui transcende la nature. En revanche, il n’en est pas ainsi pour un Juif, défini comme le fils du Saint béni soit-Il. Selon les termes de l’Admour Hazaken(1), auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, cette âme divine est “ la seconde âme d’Israël, une parcelle de Divinité céleste véritable ”. Et, le service de Dieu de l’homme, finalité de la descente de son âme ici-bas, consiste pour lui à changer sa nature ou, tout au moins, à la maîtriser et à la contenir, comme l’explique longuement la Tanya, à partir du chapitre 15. Ceci est également vérifié quand il s’agit d’une nature qui n’est pas réellement préjudiciable. Mais, combien plus est-ce le cas quand on est dépensier, ce qui a pour conséquence d’emprunter. Or, le verset précise bien que : “ l’emprunteur est assujetti ”(2). Il est donc certain que vous possédez les forces nécessaires pour surmonter une telle nature. Cela dépend uniquement de votre détermination.

B) Vous m’indiquez que vous n’avez pas de réussite en ce que vous entreprenez. A l’avenir, chaque matin de semaine, avant la prière, vous prélèverez donc un franc ou deux pour la Tsédaka. Après la prière, chaque jour également, dans la semaine, le Chabbat et les fêtes, vous lirez les Tehilim, selon leur répartition mensuelle. De la sorte, vous aurez une réussite accrue en tout ce que vous entreprendrez.

C) Vous évoquez l’état de santé de cette personne. Or, on a découvert dernièrement des traitements pour la maladie que vous citez dans votre lettre(3). Si l’on prend ces médicaments aux moments fixés, sur prescription d’un spécialiste, on n’en souffre plus et, avec le temps, on en guérit. Je suis surpris que vous ne le sachiez pas. Mais, peut-être les spécialistes qu’il y a assurément dans votre grande ville ne les ont-ils pas encore découverts.

La demande de bénédiction contenue dans votre lettre sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël. Il conviendrait, en outre, de faire vérifier vos Tefillin et celles de vos frères, de même que les Mezouzot de votre demeure. Que Dieu vous accorde le succès de donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit. Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Au second chapitre du Tanya. (2) A celui qui consent un prêt. (3) Il s’agit de l’épilepsie.

Lettre n°8097

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8097, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Iyar 5716,

Vous m’interrogez sur des usages permettant de mieux accomplir les Mitsvot que vous avez adoptés depuis plusieurs années déjà, alors que votre mari, pour sa part, ne les pratique toujours pas. Néanmoins, si on lui explique qu’il s’agit d’une meilleure façon de faire, je suis certain qu’il ne vous en empêchera pas et, bien au contraire, qu’à son tour, il en fera de même. En effet, il y a bien là une indication céleste très claire du fait que cette pratique le concerne. On connaît le dicton du Baal Chem Tov, que nous avons maintes fois entendu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel tout ce qu’un Juif voit ou entend lui délivre un enseignement pour le service du Créateur. En l’occurrence, il se trouve qu’un tel usage s’est introduit dans ses quatre coudées et il est donc certain qu’il peut l’adopter.

Il est évident qu’en la matière, s’applique ce qui est dit de l’ensemble de notre sainte Torah : “ Ses voies sont des voies agréables ”. Bien plus, “ tous ses chemins sont paix ”, ce qui veut dire que, si l’on explique tout cela sans émotion, d’une manière agréable et pacifique, il est certain que l’harmonie s’en trouvera renforcée dans votre foyer. De la sorte, la bénédiction de Dieu le sera également, car la paix est le réceptacle contenant la bénédiction du Saint béni soit-Il, comme le tranche notre Michna.

Lettre n°8098

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8098, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Iyar 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 21 Iyar. De même, j’ai reçu la Haggadah de rite unitaire et le fascicule de Pessa’h. Je vous en remercie et je vous demande d’en faire de même à l’avenir(1). Je vous joins une copie de la lettre que j’ai adressée à tous(2), à l’occasion de la réunion générale des différents groupements des femmes et jeunes filles ‘Habad, en tout endroit et, a fortiori, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie.

Dieu fasse que ces jours(3), à propos desquels il est dit : “ Et, Israël campa ”, comme l’interprètent nos Sages(4), influencent les personnes que vous citez, au sein de tout Israël, afin qu’elles constituent une assemblée unique, partageant une même opinion, “ comme un seul homme ”, afin de mener à bien la mission qui nous est confiée dans ce monde. En effet, l’homme est créé pour servir son Créateur. A notre époque, ceci consiste à diffuser les sources(5), jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur, précisément avec amour. Comme l’établissent différents textes, la raison de l’exil est la haine sans justification. La réparation doit donc être l’autre extrême(6). C’est bien évident. Bien entendu, ces quelques lignes ne s’adressent pas seulement à vous, mais bien à chacun. Que Dieu vous accorde le mérite et la réussite de donner de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et d’une manière profonde, de même que pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,

Notes

(1) Pour les publications à venir. (2) Il s’agit de la lettre n°4355. (3) Précédant le don de la Torah. (4) Face au mont Sinaï, “ comme un seul homme, avec un seul cœur ”. (5) De la ‘Hassidout. (6) L’amour sans raison.

Lettre n°8099

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8099, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Sivan 5716,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 28 Iyar. En un moment propice, on mentionnera tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. En outre, vous évoquez le désagrément qui vous a été causé par votre voisine. Néanmoins, en pareil cas, on peut observer que la personne souhaitant causer du tort, quand elle constate l’inutilité de ses paroles et de ses actions, est moins désireuse de poursuivre sur cette voie, puis elle l’écarte complètement. Pour qu’il soit plus aisé de ne pas répondre aux actes d’un provocateur, on peut méditer au contenu du chapitre 25 d’Iguéret Ha Kodech, de l’Admour Hazaken(1).

Je suis surpris que vous ne me disiez rien de votre participation à la diffusion des sources(2), en général, dans le cadre des jeunes de l’association ‘Habad, en particulier. Sans doute complèterez-vous tout cela dans votre prochain courrier. Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Qui explique que ce calomniateur ne pourrait pas formuler ses propos si telle n’était pas la Volonté de Dieu. (2) De la ‘Hassidout.

Lettre n°8100

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8100, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Sivan 5716,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et

assume une mission sacrée(1), le Rav Its’hak(2),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vos lettres des 12 et 14 Sivan. J’y ai lu avec plaisir que vous vous préparez à la fête du 12 Tamouz(3), qui approche. Sans doute en est-il de même dans toutes les écoles du réseau(4). Et, de fait, il est bon que vous collaboriez tous ensemble. Dieu fasse que se rapprochent ainsi les cœurs des enseignants et des enseignantes du réseau(4), de même que ceux des directeurs et des membres de la direction. Tous se réuniront ensemble pour accomplir Sa Volonté d’un cœur entier. Vous m’interrogez également sur la présentation(5). Cette question s’est sans doute déjà posée, dans différents milieux qui craignent la Parole de Dieu, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, au cours de ces derniers mois. On sait donc ce qui a été fait, à cette occasion et quelle a été la réaction du public. Vous prendrez votre décision en conséquence. Bien entendu, il faut que vous ayez un échange, sur cette question et que vous preniez une décision lors d’une réunion de la direction du réseau(4). En effet, il s’agit d’un point ayant une portée générale, concernant non pas la seule école qui se trouve dans votre endroit, mais bien toutes les écoles à la fois.

Vous me faites remarquer que je ne vous ai pas spécifiquement demandé de vous consacrer au réseau(4) et, plus généralement, à ‘Habad, pour que vous vous installiez dans votre travail de directeur et pour vous perfectionner. Il est vrai que je ne l’ai pas spécifiquement demandé, pour reprendre votre expression, mais cela ne vous dispense pas de faire ce que font tous les autres directeurs, tous les autres responsables du réseau(4). Ceci concerne en particulier la colonie de vacances, qui est un point d’actualité. L’expérience du passé a fait la preuve que celle-ci est positive et qu’elle présente un grand intérêt, surtout si elle est planifiée de façon satisfaisante. A l’opposé, on a vu le tort causé par le manque d’un programme organisé et d’une concertation. Vous devez comprendre ce que je veux dire. Puisse Dieu faire que tout cela soit rectifié, au moins à l’avenir. Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) L’enseignement. (2) Le Rav I.Gansburg. Voir, à son sujet, la lettre n°8042. (3) Celle de la libération du précédent Rabbi. (4) Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (5) Qui sera faite par les élèves à l’occasion de cette fête.

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