Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°8040
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8040, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tévet 5715(1),
Brooklyn,
Vous vous installez dans une nouvelle maison et je réitère donc mes bénédictions afin qu’en changeant de lieu, vous changiez également de Mazal, pour le bien et pour la bénédiction, afin que votre déménagement soit le plus haut, qu’il vous apporte une élévation à la fois matérielle et spirituelle. Vous faites également référence à l’inauguration de cette maison. Selon la partie révélée de la Torah, on peut effectivement s’interroger sur l’opportunité d’une telle pratique(2) et vous verrez, à ce sujet, l’avis des derniers Décisionnaires sur le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 568. Vous consulterez, en particulier, à cette référence, le Maguen Avraham, au paragraphe 5 et le Yad Ephraïm. Vous verrez aussi les responsa ‘Hatam Sofer, Yoré Déa, au chapitre 138, de même que le Torat Ha Chelamim, à la même référence, au paragraphe 19. Malgré tout cela, il s’agit effectivement d’une coutume juive et il existe un discours ‘hassidique de l’Admour Hazaken(3), intitulé : “ La raison pour laquelle on organise un festin et l’on se réjouit, lors de l’inauguration d’une maison ”. Son texte est actuellement sous presse, à partir d’un manuscrit de Rabbi Pin’has de Shklov. Il convient donc de la célébrer et une réunion ‘hassidique(4) aura lieu, à cette occasion, ce qui sera utile à la fois matériellement et spirituellement.
Vous avez sûrement connaissance de notre coutume qui consiste à fixer les Mezouzot dès l’entrée dans la nouvelle maison, bien entendu sans réciter de bénédiction. Puis, au bout de trente jours, on fait vérifier une Mezouza. Il est permis également de la remplacer par une autre, plus belle. Ensuite, la nouvelle sera placée avec une bénédiction, qui sera récitée en pensant qu’elle porte également sur celles qui se trouvent aux autres portes.
Notes
(1) 1955. (2) Voir, à ce propos, les Iguerot Kodech du Tséma’h Tsédek, tome 2, à la lettre n°12. (3) Dans le Séfer Ha Maamarim Hana’hot Ha Rap, à la page 79. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°5329.
Lettre n°8041
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8041, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Tévet 5715,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, empli
d’empressement, aux multiples accomplissements,
le Rav Né’hémya(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu(2) votre lettre express du 18 Tévet, de même que celle qui la précédait. J’ai reçu également le Toledot Adam, le livre que vous avez édité et je vous remercie pour ce cadeau. Pour reprendre ce que vous disiez dans votre dernier courrier, le comité unifié s’est effectivement réuni, il y a quelques jours et, au prix d’un effort, l’intervention qui a été effectuée en faveur de votre Yechiva a permis que lui soit attribuée, compte tenu de la situation actuelle, une subvention de mille Shekels. Bien entendu, j’ai obtenu ces informations d’une manière officieuse et je ne suis donc pas certain qu’il soit bon de diffuser le fait que vous en ayez d’ores et déjà connaissance. Du reste, la Michna du traité Sanhédrin, chapitre 3, à la Michna 4, dit bien : “ D’où sait-on que… ”(3). Je vous communique cette précision uniquement dans le but de vous tranquilliser.
Néanmoins, après tout cela, je reste un peu étonné. Le verset dit bien : “ Tu lui viendras en aide ”. Or, d’après les discussions qu’il y a eu, lors de cette réunion, il semble que vous ne soyez pas du tout intervenu, en la matière. En tout état de cause, Dieu fasse que vous vous serviez de cette subvention pour grandir et parer la Torah, de sorte que vos disciples mettent en pratique l’enseignement de notre Michna, selon laquelle la crainte de la faute doit précéder la sagesse et les actions doivent êtres plus nombreuses que les connaissances. Vous observerez le fruit positif de votre effort.
Vous formulez une remarque et vous posez la question suivante : Quel est le fondement, la signification et le contenu du titre qui est accordé au jour lumineux du 19 Kislev, “ la fête des fêtes ”(4) ? Par ailleurs, j’ai eu l’occasion de lire votre article, paru dans le Pardès de Tévet 5715. A son propos, vous consulterez le Tsafnat Paanéa’h, du Gaon de Ragatchov, sur le Rambam, lois du Séfer Torah et lois de la Meguila. Il commente plusieurs notions dont vous traité dans votre article et il apporte, à leur propos, des éclairs merveilleux, comme à son habitude. Vous m’interrogez également sur le livre Kadour Katan(5), qui fait référence à l’Admour Hazaken. Votre remarque est judicieuse et il est difficile de comprendre l’avis de ceux qui veulent en modifier le texte. A ce propos, Kadour Katan est aussi le nom de l’introduction du livre Et Le Daber, qui mentionne également l’Admour Hazaken, dans les notes de la partie Chaar Ora, au paragraphe 6(6). Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav N.Malin, de Washington. Voir, à son sujet, la lettre n°3338. (2) Ceci est le complément de la lettre n°3202. (3) “ D’où sait-on que, lorsqu’un des juges quitte le tribunal, il ne doit pas dire : ‘Pour ma part, j’ai acquitté, mais mes collègues ont condamné’ ? Parce que celui qui révèle un secret colporte la médisance ”. (4) Voir la réponse à cette question dans la lettre n°3202, qui est un extrait de celle-ci. (5) Du Rav Na’hman Berlin de Lissa, paru en 5579. (6) En ces termes : “ Parmi nos contemporains, Rav Zalman est un érudit, possédant une parfaite connaissance de toutes les parties, révélées et cachées, de la Torah ”.
Lettre n°8042
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8042, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Chevat 5715,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre express de l’issue du Chabbat Parchat Chemot. J’y ai lu avec plaisir que vous vous impliquez encore plus clairement dans l’action du réseau(2) des institutions portant le nom de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël. Il est certain que, de la sorte, vous élargirez le canal et les réceptacles véhiculant la réussite en cette mission sacrée, de même que le succès en vos préoccupations personnelles et en celles des membres de votre famille. Je suis surpris que vous ne précisiez pas si d’autres ‘Hassidim viennent en aide à la direction du réseau, de temps à autre, de la manière qui convient. J’espère que si l’on invite les ‘Hassidim possédant des capacités, en la matière, à le faire, ils s’engageront encore plus en cette activité.
Le restaurant(3) qui est lié à l’école dans laquelle vous enseignez est particulièrement important. Vous me dites qu’environ deux cent livres sont nécessaires pour cela. J’espère que les administrations concernées pourront vous les accorder. En tout état de cause, quelques bons d’envoi en port payé vous ont été envoyés à titre de participation, de même que pour les dépenses qui sont liées à la réunion des enfants, au jour de la Hilloula du 10 Chevat. Néanmoins, pour ne pas faire ici de différence entre cette école et les autres, de même que pour ne pas remettre en cause l’ordre établi, ces bons ont été adressés au ‘Hassid, Rav D.Hanzin(4).
J’espère que vous vous préoccupez, avec l’empressement qui convient, de multiplier le nombre des élèves. Que Dieu vous accorde la réussite. Vous me dites aussi que l’on vous propose de travailler, quelques heures par jour, à l’imprimerie et à la composition. Cette proposition ne me convient pas du tout. Non seulement vous ne disposez pas du temps nécessaire pour le faire, mais, en outre, vous ne pourrez plus vous concentrer sur le travail du réseau, en ses différents aspects et vous y investir. Un autre travail vous conduirait à vous éparpiller. Je vous ai déjà précisé ce qui est pour vous, à mon sens, la porte de la révélation et de l’élévation(5). Il s’agit du temps que vous consacrez au réseau. Il est certain que mon beau-père, le Rabbi, qui dirige ce réseau, vous récompensera de multiples fois. Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav I.Gansburg. Voir, à son sujet, les lettres n°7272, 8055, 8056, 8061, 8065, 8068, 8073, 8085, 8087, 8100, 8116, 8145, 8171, 8211 et 8212. (2) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (3) La cantine. (4) Le Rav David Hanzin. Voir, à son sujet, la lettre n°8073. (5) Textuellement : “ du haut vers le bas et du bas vers le haut ”.
Lettre n°8043
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8043, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Chevat 5715,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Chlomo(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 2 Chevat. Je formule le vœu qu’à réception de la présente, l’état de santé de votre fille Malka, à laquelle Dieu accordera une longue vie, se sera amélioré et que vous m’en donnerez de bonnes nouvelles. Et, puisse Dieu faire que, toujours et tous les jours, vous ne m’annonciez que de bonnes nouvelles, à la fois matérielles et spirituelles.
J’espère que le prochain 10 Chevat, date de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, les ‘Hassidim se réuniront(2) et, bien entendu, qu’ils se motiveront à la Torah et aux Mitsvot, en général, à la ‘Hassidout, à ses usages et à ses pratiques, en particulier. Que Dieu accorde la réussite à chacun d’entre nous, au sein de tout Israël, afin de mettre cette motivation à profit, dans l’existence quotidienne. Et, que l’on serve Dieu avec largesse d’esprit, en bonne santé, comme le précise le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, au chapitre 231, “ en toutes tes voies ”. Par envoi séparé, vous a été adressée la dernière parution du Kovets Loubavitch. J’espère que vous y trouverez des idées que vous pourrez mettre à la disposition du plus grand nombre, car le mérite de ce qui est public en dépend. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav C.Perin, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°7965. (2) Ce qui n’avait vraisemblablement pas été le cas cette année-là.
Lettre n°8044
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8044, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Chevat 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me dites(1) que telle personne a quitté le Kfar(2) et qu’elle s’est installée ailleurs, à cause de ce qui s’est passé(3). A mon avis, cela est insensé, comme on peut le déduire des extraits de lettres sacrées que j’ai reproduites dans mon courrier adressé, il y a deux semaines, au comité du Kfar. Par ailleurs, il y a, de temps à autre, de plus en plus de plaintes contre la Yechiva. Il semble que l’on ne se soucie pas des besoins des élèves, que l’on ne cherche pas à attirer ceux des autres Yechivot, que tout soit improvisé, sauf les problèmes financiers et les dettes, car les créanciers veillent et j’ai déjà écrit à plusieurs institutions des ‘Hassidim qu’à mon avis, dans une école appartenant à mon beau-père, le Rabbi, c’est l’organisation inverse qui devrait être adopté. Il faut améliorer les conditions morales, ce qui est préalable aux conditions matérielles.
Mais, en réalité, cela n’est pas surprenant, car, lorsqu’il n’y a pas de maître et que tout dépend de son bon vouloir, que l’on a reçu de Dieu la force de la parole et de l’élocution, on s’adresse aux autres et on leur explique des non-sens comme si tout cela allait de soi. On est alors puni “ mesure pour mesure ” et l’on vit soi-même dans l’erreur. Quant à ce que l’on doit accomplir par son propre effort, physique ou moral, on s’explique à soi-même, de différentes façons, que l’on peut s’en dispenser. On ne se préoccupe donc pas des élèves. Parfois, on se rappelle que l’on a promis de s’occuper de certains jeunes gens, d’en réunir d’autres, mais cette prise de conscience s’en va aussi vite qu’elle est venue. Néanmoins, on apprécie ce qui est nouveau, comme le veut la nature humaine et, quand un événement nouveau se produit, on est volontaire pour réunir les élèves, pour les guider. Puis, un certain temps s’écoule et tout cela disparaît. Malgré tout, l’éloquence permet d’en énoncer la raison, pour soi-même et pour les autres. Il devient alors clair que tous sont responsables, sauf soi-même.
Le Hayom Yom est imprimé depuis plusieurs années déjà et il y est dit que le critère, en la matière, n’est pas le vêtement, la redingote. En fait, s’il n’y a pas d’effort, pas d’accomplissement, c’est à cause du mauvais penchant et non le contraire, comme le précise ce même Hayom Yom, à la date du 23 Sivan. On peut constater, par ses yeux de chair, que vous ne guidez pas les élèves, que vous ne les réunissez pas. Et, l’on en voit le résultat dans leur situation, mais l’on nage sur le monde de la parole et l’on est satisfait de découvrir de bons mots, des explications et l’on écrit des lettres pour affirmer ce que un tel doit faire. Que sera l’issue de tout cela ? Je n’ai pas honte de dire que je ne le sais pas. Mais, en tout état de cause, le tort causé aux élèves a été évident et il l’est encore. Puisse Dieu faire que la situation s’améliore, à l’avenir, en tout état de cause, pendant les mois qui viennent, si ce n’est les semaines. Bien entendu, je ne veux pas…(4).
Vous avez sûrement vu la lettre(5) que j’ai adressée à l’association des ‘Hassidim ‘Habad, avant la Hilloula(6). Dieu fasse que l’élévation que reçoit celui pour lequel nous la célébrons, depuis le Chabbat précédent et surtout à partir du jour de la Hilloula, exerce son effet sur nous tous.
Notes
(1) Ceci est la suite de la lettre n°3300. (2) Kfar ‘Habad. (3) De l’incursion terroriste dans le village. Voir la lettre n°3161. (4) La suite est la lettre n°3300. (5) Il s’agit de la lettre n°3249. (6) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat.
Lettre n°8045
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8045, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Adar 5715,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, le Rav ‘Haïm Zoussya(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre datée du nouvel an des arbres(2), de même que celle qui la précédait avec ce qu’elles contenaient. J’ai mentionné votre nom et celui des membres de votre famille, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, en un moment propice. Je vous remercie pour ce que vous m’écrivez, sur différents sujets.
Vous faites référence à la diffusion(3) et vous envisagez la publication de prospectus, de catalogues et d’annonces. Or, cette diffusion ne rapporte rien ou, en tout cas, on n’a pas connaissance ici de gains éventuels. Il n’y a donc pas lieu de multiplier les dépenses. Dans ma lettre(4), je parlais effectivement d’annonces, mais je ne voulais pas dire que l’on augmente considérablement ces dépenses. Il s’agissait uniquement de communications devant être faites auprès des synagogues ou bien chez les libraires, sans pour cela éditer des prospectus. En effet, d’après les expériences qu’ont eu, jusqu’à maintenant, les ‘Hassidim de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, de telles réalisations suscitent inévitablement des coûts de centaines de livres et même, en peu de temps, de milliers. Cela est déjà arrivé à diverses reprises, dans différents domaines. Des personnes m’ont écrit clairement la somme que cela coûterait, en étayant leurs affirmations, puis, deux mois plus tard, lorsque tout fut réalisé, la dépense était cinq fois plus importante ! Il ne s’agit pas d’une exagération, mais de ce qui s’est réellement passé et que j’ai pu constater personnellement. Il en est de même pour les articles parus dans la presse, à propos de ces livres. Dans tous les pays, l’usage veut qu’un tel article est rédigé à titre gracieux, quand on adresse un spécimen du livre concerné. Bien entendu, il faut que celui-ci présente un intérêt et que l’on connaisse les personnes de la rédaction. S’il est possible qu’il en soit ainsi, en l’occurrence, c’est parfait. En revanche, s’il doit en résulter des dépenses supplémentaires, il n’y a pas lieu de le faire, car alors il n’y aurait alors plus de limite et l’on s’imaginerait pouvoir tout se permettre.
Un rassemblement des élèves du réseau(5) au Kfar(6) est particulièrement important et, en la matière, le manque de concertation entre une certaine école et toutes les autres est particulièrement douloureux. Vous l’expliquez par le fait que l’on avait d’abord pensé uniquement à Lod, mais qu’ensuite, on a trouvé de la place au Kfar. En réalité, cela n’a rien à voir et, au même titre que les autres écoles sont venues, celle-ci aurait pu participer également. On connaît la lettre de l’Admour Hazaken(7) selon laquelle on doit se préserver, au plus haut point, de la controverse, surtout de celle qui, selon les personnes qui y prennent part, est “ pour le Nom de Dieu ”, en particulier en notre Terre Sainte, où le second Temple a été détruit à cause de Kamtsa et Bar Kamtsa(8). Et, j’ai bien peur que ceci soit l’une des raisons pour lesquelles la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod ne se développe pas. Les ‘Hassidim ne parviennent pas à dialoguer entre eux et l’on ne met donc pas en pratique les termes du verset : “ Le salut émane des nombreux conseillers ”.
Sans doute poursuivrez-vous, à l’avenir, les actions à propos desquelles vous m’écrivez. Quant aux autres domaines, en lesquels vous dites être actif, que vos réalisations s’y multiplient. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela, de même que de ce qui vous concerne personnellement, en particulier de l’état de santé de votre épouse,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav H.Z. Wilimovski. Voir, à son sujet, la lettre n°7879. (2) Le 15 Chevat. (3) Des livres de ‘Hassidout. (4) Il s’agit de la lettre n°3151. (5) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (6) Kfar ‘Habad. (7) Voir Iguéret Ha Kodech, au chapitre 32. (8) De la controverse et de la haine gratuite entre l’un et l’autre.
Lettre n°8046
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8046, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Adar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 9 Chevat, dont le cheminement a été quelque peu retardé. Vous me dites que l’on vous propose d’autres fonctions(1), dans une synagogue. Vous me demandez si vous devez les accepter et résider sur place. De fait, j’ai écrit(2) à plusieurs ‘Hassidim qu’ils devaient s’installer à Kfar ‘Habad. Néanmoins, compte tenu de votre situation personnelle, qui est particulière, il est bon d’adopter l’organisation que vous décrivez. Vous résiderez donc en cet endroit et vous vous efforcerez d’assumer ces fonctions.
Ainsi, vous aurez le mérite de mettre en pratique le dicton que le Tséma’h Tsédek énonça à quelqu’un : “ Il a appelé le soleil (Chémech) et la lumière a brillé : Il a appelé le bedeau (Chamach) et la lumière a brillé ”(3). Mon beau-père, le Rabbi, explique que l’on doit illuminer la synagogue, la maison d’étude par sa vitalité et, plus généralement, par un ajout à la prière et aux enseignements qui y sont dispensés. Que Dieu vous accorde la réussite. Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Celles de bedeau. (2) Voir la lettre n°8044. (3) Les termes Chémech et Chamach sont orthographiés de la même façon, avec une ponctuation différente.
Lettre n°8047
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8047, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Adar 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, Rav Mena’hem Zeev Ha Lévi(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 22 Chevat et du Roch ‘Hodech en lequel on multiplie sa joie(2). J’attends la suite de vos bonnes nouvelles, conformément à votre conclusion, puisque vous me dites que vous me ferez connaître les réactions des invités(3), lorsque celles-ci vous seront communiquées. Je suis également satisfait que vous correspondiez avec le Rav I.A. Z. Margolis(4). Sans doute renforcerez-vous votre lien avec lui, car on peut effectivement penser qu’il aura le mérite d’être, consciemment ou non, le canal qui diffusera, auprès d’un certain cercle, d’une indéniable importance, les sources du Baal Chem Tov, telle qu’elles sont expliquées par la ‘Hassidout ‘Habad. Tout effort en ce sens est donc justifié.
J’ai lu, avec un grand plaisir, la note rédigée par l’élève Nissan Mangel. En effet, je ne savais pas qu’il saisissait et analysait à ce point. Nos Sages disent que : “ celui qui fait des efforts en trouve le résultat ”, ce qui veut bien dire que ce résultat est une “ trouvaille ”, sans aucune commune mesure avec l’effort investi. De fait, que Dieu lui accorde le mérite d’une réussite accrue, d’une “ trouvaille ” qui sera véritablement sans aucune commune mesure. Par ailleurs, je viens de recevoir le manuscrit de mon arrière-grand-père, le Rav A.D.(5). Je vous en remercie du fond du cœur et, à l’avenir, vous poursuivrez vos efforts en ce sens(6), dans la mesure de vos possibilités. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et de tout, en général, de même que pour prolonger la joie de Pourim tout au long de l’année,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav M.Z. Gringlass, de Montréal. Voir, à son sujet, la lettre n°7774. (2) Celui d’Adar. (3) Venus rendre visite au Rabbi. (4) Le Rav Ichaya Acher Zelig Margolis. Voir, à ce sujet, la lettre n°8049. (5) Le Rav Avraham David Lawut. Voir, à ce sujet, les lettres n°1900 et 1954. (6) Pour en obtenir d’autres.
Lettre n°8048
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8048, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Adar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
De façon générale, un dicton de mon beau-père, le Rabbi, s’applique à ceux qui se considèrent comme étant à la pointe de ‘Habad : il peut en être ainsi pour ce qui les concerne, mais non envers les autres(1). Dieu fasse donc que cette idée soit désormais bien claire. Les institutions du réseau(2) sont les écoles de tous les enfants juifs et c’est à une telle éducation que mon beau-père, le Rabbi, a consacré sa volonté, ses forces, son empressement. Ceux qui conservent une certaine relation avec lui doivent donc, au moins lorsqu’ils disposent de temps libre, qu’ils consacrent à la lecture des journaux ou bien aux discussions courantes, se limiter quelque peu en ces activités et réfléchir à ce qui concerne le réseau, consacrer ces quelques instants aux domaines de mon beau-père, le Rabbi, afin de l’arranger et de le développer, plutôt que d’émettre des critiques sans portée concrète.
Bien entendu, je ne fais pas allusion à une personne bien précise, mais à plusieurs ‘Hassidim se trouvant en dehors d’Erets Israël ou même dans “ le pays vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”.
Notes
(1) On peut exercer sa rigueur envers soi-même, mais non envers les autres. (2) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch.
Lettre n°8049
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8049, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3ème jour de ‘Hol Ha Moéd Pessa’h 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, Rav Mena’hem Zeev Ha Lévi(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre carte, qui accompagnait le Sidour Tefila Le Moché. Celui-ci, conformément à votre demande, vous a été restitué, par courrier recommandé et il vous est sûrement déjà parvenu. Pour ce qui est de son auteur, vous avez sans doute vu son livre Michkenot Avir Yaakov, qui rapporte des récits effroyables. J’avais montré cet ouvrage, qui m’était parvenu dans les mains, à mon beau-père, le Rabbi, il y a quelques années et, de sa réaction, j’ai compris qu’à Loubavitch, on ne faisait pas grand cas de cet auteur, mais je n’en sais pas clairement les raisons.
Je viens de recevoir votre lettre recommandée, dont vous avez commencé la rédaction le 11 Nissan. J’ai reçu également ce qu’elle contenait. Vous avez sûrement vu l’ajout qui a été introduit dans la Haggadah de Pessa’h(2). Les propos de mon beau-père, le Rabbi, à propos des Matsot et des six éléments qu’on place sur elles(3), y ont été introduits. Je les ai cités pour ceux qui ont un doute, à ce sujet, de même qu’à cause des responsa imprimés dans le Ko’ho de Rabbi Eliezer Ben Rabbi Chimeon Bar Yo’haï(4). Il serait bon de les transmettre à l’auteur, car, sans remettre en cause le respect qui lui est dû, la réponse qu’il apporte, à ce sujet, dans ses responsa n’est pas acceptable(5). Vous me dites qu’il apprend le Tanya avec vous et j’en suis satisfait. Il commence à diffuser ces sources(6) dans son entourage et j’ai donc bon espoir qu’il acceptera aisément cette explication. Avec ma bénédiction de réussite auprès de vos élèves et pour donner de bonnes nouvelles, matérielles et spirituelles,
Du fait de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé la présente et je le fais donc en son nom.
le secrétaire,
E. Kwint,
Notes
(1) Le Rav M.Z. Gringlass, de Montréal. Voir, à son sujet, la lettre n°7774. (2) Dans la nouvelle édition de la Haggadah du Rabbi, à la page 6. (3) Sur le plateau du Séder. (4) Qui cite les propos du Rav Ichaya Acher Zelig Margolis et du Rav ‘Haïm Eléazar de Munkatch, sur la manière de présenter le plateau de Pessa’h. (5) A propos des six éléments se trouvant sur le plateau. Le Rav Gringlass écrivit effectivement au Rav Margolis, à ce sujet. On consultera, sur ce point, les lettres n°3559, 3741, 4285 et 4424. (6) De la ‘Hassidout.
Lettre n°8050
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8050, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Nissan 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 12 Nissan, dans laquelle vous me parlez de votre jeune fils. Conformément à votre demande, je mentionnerai son nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël, afin que son état de santé s’améliore. Il serait bon que les médecins de votre ville prennent contact, à ce sujet, avec un spécialiste de Casablanca ou bien de Paris(1). En effet, d’après ce que l’on dit, il existe de nouveaux traitements, dans ce domaine.
Il faudrait déterminer si votre mariage n’a pas eu comme conséquence, pour vous-même ou bien pour votre épouse, d’humilier un Juif ou une Juive(2). Si c’est effectivement le cas, ce qu’à Dieu ne plaise, vous consulterez un Rav de votre ville, qui vous indiquera s’il y a lieu de demander pardon. De même, vous devez respecter scrupuleusement, au moins à l’avenir, les lois et les principes de la pureté familiale, c’est-à-dire l’immersion dans un Mikwé conforme, non celui qui est rempli par l’eau de la ville, de même que l’examen de pureté et tout le reste. En outre, vous ferez vérifier les Mezouzot de votre maison, afin de vous assurer qu’elles sont conformes. Vos Tefillin seront vérifiées également. Dieu fasse que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela. Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le destinataire de la présente se trouvait vraisemblablement dans une petite ville du Maroc. (2) Auquel le mariage aurait été promis, avant cette union.
Lettre n°8051
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8051, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Iyar 5715,
Brooklyn,
Je suis surpris que vous ne m’ayez pas donné plus de détails concernant les jeunes gens qui sont venus en visite ici. Vous ne m’indiquez pas non plus pourquoi, pour la plupart d’entre eux, ils n’ont pas subi d’examen, ce qui explique qu’aucune entrevue ne leur ait été accordée. Certes, il est clair qu’une telle entrevue n’est pas nécessaire chaque fois que l’on vient ici, bien au contraire. En revanche, on doit être prêt à passer un tel examen et le faire effectivement.
Lettre n°8052
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8052, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Iyar 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Israël Noa’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 17 Iyar, dans laquelle vous me parlez de vos petits-enfants se trouvant à Milan(2) et l’expression que vous employez, dans ce courrier, est : “ Mon Dieu ! Mon Dieu ! ”. Or, je n’en comprends pas la raison, car de nombreuses personnes et, en particulier, des élèves, reçoivent des visas pour la France. Pourquoi cela serait-il plus difficile pour votre petit-fils et votre petite-fille ? Néanmoins, peut-être en ont-ils sollicité non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour toute la famille, ce qui a éveillé la suspicion du consul. Vous prendrez donc conseil auprès d’un avocat de Paris, qui vous indiquera comment formuler la demande afin que votre petit-fils et votre petite-fille puissent poursuivre leurs études à la Yechiva Tom’heï Temimim et au Beth Rivka(3). Par ailleurs, peut-être y a-t-il aussi une autre solution. Ainsi, ils peuvent prendre un visa de transit par la France.
Vous me communiquez l’avis du médecin, qui vous suggère d’aller faire une cure. Cela est judicieux. Puisse Dieu faire que vous guérissiez ainsi et que s’accomplisse, en la matière, la promesse de la Torah selon laquelle : “ le médecin a été autorisé à guérir ”. Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav I.N. Belinitski, de Brunoy, dans la région parisienne. Voir, à son sujet, la lettre n°7926. (2) Les enfants du Rav Chnéor Zalman Gansburg. (3) De Brunoy et de Yerres, dans la région parisienne.
Lettre n°8053
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8053, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Sivan 5715,
Brooklyn,
Vous me parlez de dissensions au sein de la direction. Vous comprendrez à quel point cette nouvelle m’attriste, car je pensais qu’au moins entre les jeunes, qui ont suffisamment de travail pour tous, comme la Torah le dit à propos de la construction du Sanctuaire : “ il y en avait assez et il en restait ”, le temps ne permettrait pas de se consacrer à la force du mal de Midyan(1), comme l’expliquent longuement le discours ‘hassidique intitulé : “ Enrôlez pour vous ”, figurant dans le Likouteï Torah et ceux, ayant le même titre, qui furent prononcés par la suite, jusque par le chef de notre génération, mon beau-père, en particulier le Kountrass Hé’haltsou, de 5559(2) et ses additifs. Mais, il s’avère que nous n’en ayons pas encore eu le mérite. Il semble qu’il(3) danse encore parmi nous et qu’il détruise tout ce qui est positif.
Je n’ai reçu, de la part de la direction, aucune information officielle, à ce sujet et je ne souhaite donc pas prendre position officiellement, car je devrais alors faire part de mon analyse telle qu’elle est, sans fard. Pourquoi donc me contraindre à faire souffrir des Juifs ou même leur âme animale ? D’après ce que vous me précisez, votre habitude est de ne pas intervenir quand il y a une dispute et cette attitude est très judicieuse. Néanmoins, c’est vous qui évoquez tout cela dans votre lettre. Sans intervenir directement, vous userez donc de tous les moyens pour que les cœurs se rapprochent au plus vite. Vous trouvez une façon d’extraire la situation de la boue, sans qu’il me faille m’y glisser moi-même.
Notes
(1) Celle de la dispute. (2) 1909, du Rabbi Rachab. (3) Le mauvais penchant.
Lettre n°8054
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8054, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Sivan 5715,
Brooklyn, New York,
A l’attention de monsieur Moché Shapiro(1),
rue du roi Georges, Jérusalem,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai l’honneur de vous confirmer, par la présente, l’envoi, ce jour, d’un télégramme du Rabbi Chlita, dont le texte est le suivant :
“ En fonction de mon observation, d’ici, de l’opinion publique et dans toute la mesure des connaissances que je peux avoir de la Terre Sainte, de même que selon mon avis tranché, il est indispensable de constituer, pour les élections, un front uni de tous les partis religieux, même si des concessions doivent en résulter pour eux. De fait, à mon sens, il n’y a pas lieu de le craindre. Et, il est indispensable de lever toutes les conditions qui pourraient empêcher la constitution de ce front. J’ai bon espoir que vous profiterez des dernières heures(2) pour le réaliser. Avec la détermination qui convient, je suis sûr que vous parviendrez à surmonter toutes les difficultés, en la matière. Avec mes respects et ma bénédiction,
M. S. Loubavitch ”
Ce télégramme vous a été envoyé en express et j’espère qu’il vous est parvenu à temps. Je vous remercie de me le confirmer. Avec mes respects et ma bénédiction,
Le secrétaire,
Notes
(1) Voir, à son sujet, les lettres n°1043 et 1109. (2) Avant ces élections.
Lettre n°8055
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8055, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Sivan 5715,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je suis grandement(2) surpris de n’avoir aucune nouvelle de vous depuis que j’ai reçu votre lettre de Roch ‘Hodech Sivan. Un mois s’est donc écoulé depuis la fin des inscriptions(3) et l’on ne sait toujours pas quelle sera l’issue. Mais, peut-être ce silence signifie-t-il que rien n’a été fait concrètement. Pour autant, si c’est effectivement le cas, cela ne dispense pas de prévenir car on doit savoir, ici, quelle est la situation, plutôt que d’errer sans nouvelles et d’attendre des lettres émanant d’autres côtés. En outre, il est nécessaire de préparer les vacances, d’organiser les journées d’étude, d’établir les comptes. Il me semble que même une “ marmite appartenant aux associés ”(4) ne justifie pas un tel manque de correspondance.
Je ne répèterai pas encore une fois ici les questions que j’ai posées, dans ma précédente lettre, aux membres de la direction(5). A n’en pas douter, vous y répondrez au plus vite. Que Dieu vous accorde le succès d’annoncer de bonnes nouvelles de l’état de santé des membres de votre famille, de chacun d’entre eux et également de vous-même, tout comme de ce qui concerne le réseau. Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Notes
(1) Le Rav I.Gansburg. Voir, à son sujet, la lettre n°8042. (2) Le mot “ grandement ” est souligné par le Rabbi. (3) Des élèves dans les écoles du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch. (4) Qui en sont collectivement responsables et dont nul ne s’occupe donc réellement. (5) Du réseau.
Lettre n°8056
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8056, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 6 Tamouz. Je suis surpris par les ‘Hassidim. Je leur ai demandé, à maintes reprises, de ne pas être des “ ‘Hassidim du malheur ”(2), selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. En effet, quand on est confronté au malheur, ce qu’à Dieu ne plaise, on écrit et si ce n’est pas le cas, on ne le fait pas. Or, il semble que vous ayez vous-même adopté cette même attitude. Vous avez donc attendu ce qui est arrivé à votre père, auquel Dieu accordera de longs jours et de bonnes années. Puisse Dieu faire qu’une telle manière de procéder parvienne ainsi à son terme, qu’à l’avenir vous ne m’annonciez que le bien, de bonnes nouvelles dans tous les domaines. Vous me direz bientôt, en particulier, que l’état de santé de votre père s’est amélioré.
Vous me dites que vous n’avez pas pu obtenir l’aide des administrations concernées pour la colonie de vacances. Il est clair que cela est étonnant et réellement effroyable. En effet, en quoi êtes-vous différents des nombreuses institutions qui reçoivent, chaque année, une subvention importante et substantielle, par rapport au budget de cette colonie ? Etes-vous les seules exceptions ? Vous me dites que l’on a eu peur de l’organiser à Kfar ‘Habad et, là encore, je ne comprends pas le sens de cette peur, d’autant qu’il y a maintenant des bâtiments libres, ce qui n’était pas le cas l’an dernier. Il y a, en outre, un avantage supplémentaire. Nous sommes actuellement dans la période qui précède les élections(3). De nombreuses administrations souhaitent donc que l’on soit satisfait de leur fonctionnement. Mais, peut-être a-t-on encore le temps de rectifier tout cela. Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, les démarches, dans tous les domaines, ne soient pas effectuées au coucher du soleil(4). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela et Dieu fasse que cela soit au plus vite,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav I.Gansburg. Voir, à son sujet, la lettre n°8042. (2) N’écrivant au Rabbi qu’en temps de détresse. Voir, à ce sujet, la lettre n°6545. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°8054. (4) A la dernière heure.
Lettre n°8057
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8057, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tamouz 5715,
Brooklyn,
J’ai déjà dit à plusieurs ‘Hassidim que j’étais surpris par leur comportement de ces cinq dernières années(1), mais, de fait, peut-être en était-il déjà ainsi au préalable, sans que je le sache. Il est écrit dans notre sainte Torah, Torah de vie, et cela est bien évident, que chacun doit s’interroger sur ce qu’il lui appartient d’accomplir, en particulier dans les domaines de la Torah et des Mitsvot. Or, j’observe qu’ils réfléchissent uniquement à ce que je dois faire moi-même. Tous les matins, ils se lèvent avec différents désirs, des propositions diverses et variées sur les ajouts que je peux faire à la ‘Hassidout, par exemple en prononçant des discours ‘hassidiques, en les imprimant, en diffusant des causeries, en
développant des explications nouvelles de la partie révélée de la Torah, en assumant les responsabilités communautaires.
Non seulement, jusqu’à maintenant, personne n’a eu l’idée ou la pensée qu’il pouvait lui-même faire quelque chose, mais, plus encore, on se complait dans la satisfaction : “ Je me suis pleinement acquitté de mon obligation, car j’ai formulé une merveilleuse proposition. Si elle est acceptée, la situation s’améliorera immédiatement ”. Et, l’on pourra ensuite s’en retourner à ses préoccupations personnelles. Quand on observe les actions réalisées par les ‘Hassidim, on est réellement effrayé. Or, chacun connaît sûrement l’exigence de l’Admour Hazaken, dans sa réponse au Juste, le Rav C.de Karlin(2), selon laquelle chaque ‘Hassid doit agir personnellement. En effet, il n’adopta pas la position de ce Juste, qui proposait, à propos du verset : “ Le Juste vit par sa foi ”, la lecture suivante : “ ne lis pas ‘vit’, mais ‘fait vivre’ ”(3). Or, si à l’époque de l’Admour Hazaken, on demandait déjà de ne pas s’en remettre à lui pour s’acquitter de son obligation, combien plus doit-il en être ainsi de nos jours.
Dans un premier temps, je leur ai accordé des circonstances atténuantes, selon l’enseignement de nos Sages et j’ai attribué cela à la puissance de leur foi, à sa vigueur. Mais, par la suite, j’ai observé que, s’il s’agit des membres de leur famille ou des domaines matériels, s’il faut par exemple gagner sa vie ou être en bonne santé, ils ne s’en remettent pas à…(4), mais ils agissent par leurs propres moyens et ils font agir les autres. Je sais pourtant ce qui se passait(5). On formulait des propositions détaillées et l’on demandait un avis, une bénédiction, mais rien de plus. Tout le reste, la découverte de la proposition qui convient et sa mise en pratique d’une manière adéquate, étaient réalisées par les ‘Hassidim, par les amis, par tous ceux qui étaient concernés en leur cœur par le commentaire que donne la ‘Hassidout du verset : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”. Or, pendant ces cinq années, je n’ai pas eu le mérite d’observer de tels mouvements, de telles attitudes, parmi les chefs de famille et ceux qui sont attachés(4).
J’ai longuement traité de tout cela, car ce moment est propice et il est bien clair qu’il ne faut nullement voir en cela l’expression d’une rancune, comme l’explique la causerie du Rabbi(6), à la page 61 du Torat Chalom(7), à propos de Sim’hat Torah. Ce moment étant propice, ces propos auront peut-être un effet, puisqu’ils sont révélés dans le monde de la parole et même dans celui de l’action, grâce à l’écriture. Ils amélioreront donc concrètement la situation. En conséquence, il est bien évident que vous pouvez les diffuser, dans les milieux qui conviennent. Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération(8),
Notes
(1) Ecoulées depuis le décès du précédent Rabbi. (2) Rabbi Chlomo de Karlin. Voir le Séfer Ha Toledot Admour Hazaken, tome 4, à la page 1207. (3) Il faut donc s’en remettre au Rabbi, sans qu’il soit nécessaire d’introduire son effort personnel. Voir, à ce propos, la lettre n°4508*. (4) Au Rabbi. (5) A l’époque du précédent Rabbi. (6) Rachab. (7) A la page 56, dans la nouvelle édition. (8) Du précédent Rabbi, le 12 Tamouz.
Lettre n°8058
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8058, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce jour et je constate, avec satisfaction, que vous êtes fermes dans votre confiance en Dieu, que vous ne vous affectez nullement de ce qui s’est passé, du fait de l’achat de votre maison(1). En effet, une telle attitude n’aurait aucun fondement, ce qu’à Dieu ne plaise. Peu à peu, il est certain que toutes les dettes seront payées. Puisse Dieu faire que vous remboursiez non seulement les dettes matérielles, mais aussi les dettes morales, c’est-à-dire celles qui incombent à l’homme par rapport à la mission qui lui est confiée, conformément aux termes de la Michna : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”. Vous le ferez en bonne santé et ceci la renforcera, car, comme le disent nos Sages(2), les anges portent le Char céleste et sont, simultanément portés par lui.
J’ai également pris plaisir à lire les paragraphes suivants de votre lettre, votre enseignement public des lois nécessaires, vos actions envers les Juifs, l’aide dont vous bénéficiez. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite. Vous me demandez aussi de quelle manière convaincre telle personne. En pareil cas, il faut lui parler encore et encore, conformément au récit bien connu des Avot de Rabbi Nathan(3), montrant que l’eau parvint même à éroder la pierre. Combien plus en est-il ainsi pour le cœur de pierre des enfants d’Israël, puisqu’en l’occurrence, le terme de “ pierre ” est employé uniquement au sens figuré. Et, ce qui est clairement établi n’a nul besoin d’être démontré. Avec ma bénédiction pour un été en bonne santé et joyeux, de même que pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Qui a vraisemblablement été la cause d’une importante perte financière. (2) Voir le Torah Or, Parchat Yethro, à la page 71b. (3) Chapitre 6, au paragraphe 2, qui dit : “ Que furent les débuts de Rabbi Akiva ? ”.
Lettre n°8059
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8059, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Chmouel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 24 Tamouz. Je vous remercie pour la bonne nouvelle que vous me communiquez, l’amélioration de l’état de santé de votre épouse. Puisse Dieu faire que vous alliez du bien vers le mieux, d’autant que vous avez constitué des réceptacles en empruntant les voies de la nature. De la sorte, une réussite surnaturelle se révèlera à travers la nature.
Je suis satisfait de ce que vous m’écrivez, concernant votre fille Batya, qui souhaite obtenir un poste dans les écoles du réseau(2). Sans doute l’encouragera-t-on en ce désir positif et tout à fait justifié. En effet, un travail au sein d’une institution de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, surtout dans le domaine de l’éducation basée sur les valeurs sacrées, est le canal et le réceptacle pour obtenir les bénédictions de Dieu, en général, celles qui permettent de bâtir un foyer juif, basé sur la Torah et les Mitsvot, en particulier. En effet, on forme des élèves, on les prépare pour cet objectif. Or, Dieu agit “ mesure pour mesure ”(3). Il est donc bien évident, si le seul poste libre se trouve dans une autre ville, qu’il ne faudra pas voir en cela un obstacle. Dieu fasse qu’elle trouve, parmi les ‘Hassidim, un parti qui sera bon pour elle, à la fois matériellement et spirituellement.
Vous m’interrogez sur la Tsédaka des trois cent cinquante-quatre(4). Il faut effectivement la confier à la direction du réseau(2). Sans doute communiquerez-vous ici le nom des donateurs et les montants, qui seront mentionnés près du saint tombeau(5). Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
M. Schneerson,
N. B. : Bien entendu, il est effroyable de ne pas avoir de nouvelles de l’introduction d’une liste, qui serait conforme à l’esprit de ‘Habad, des nouveaux immigrants(6) susceptibles de s’installer à Kfar ‘Habad.
Notes
(1) Le Rav DC. Zalmanov. Voir, à son sujet, la lettre n°7870. (2) Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (3) De la manière dont on agit envers Lui. (4) La contribution à la Tsédaka qui est donnée, une fois par an, en fonction du nombre de jours de l’année. Voir, à ce propos, le Likouteï Si’hot, tome 2, à la page 652 et la lettre n°5133. (5) Du précédent Rabbi. (6) Venus du Maroc. Voir, à ce sujet, la lettre n°5605.
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam
Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android.
Télécharger Koulam