Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°8019
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8019, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tamouz 5714,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Zelig(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après(2) une interruption particulièrement longue, j’ai bien reçu ta lettre du 13 Sivan. J’ai été particulièrement satisfait d’y lire que tu t’es fiancé et que ton mariage sera célébré à la fin de l’été, en un moment bon et fructueux. Néanmoins, tu n’en as pas précisé la date exacte.
Tu m’écris que tu n’as pas de temps à consacrer à l’étude de la Torah, au-delà de trois fois par semaine et pendant le Chabbat. Tout d’abord, il est nécessaire de trouver, chaque jour, dix ou quinze minutes pour cette activité. Et, si on le désire réellement, cela est possible. En outre, il faut connaître par cœur quelques chapitres de Michna et au moins un de Tanya. Ainsi, quand tu iras travailler et quand tu reviendras à la maison, tu pourras les réciter. Ceci t’apportera la réussite non seulement en ce qui est lié à ta vie morale, mais aussi pour ton existence physique. J’espère avoir de tes bonnes nouvelles, je te souhaite le bonheur et, en particulier, un Mazal Tov à l’occasion de tes fiançailles. Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Z.Althuiz. Voir, à son sujet, la lettre n°7904. (2) L’ensemble de cette lettre est rédigé en russe.
Lettre n°8021
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8021, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tamouz 5714,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se
consacre aux besoins communautaires, le Rav …,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, il y a quelques temps, votre lettre qui répondait à la mienne. Vous faites allusion à un responsable de votre communauté qui m’a rendu visite et vous ne savez pas ce qu’il m’a raconté. Or, il n’a dit que du bien de vos capacités, de votre comportement et de ce qui vous concerne. Il déplore uniquement que vous ne vous serviez pas de vos qualités dans les domaines communautaires, en général, dans celui de l’éducation, en particulier. J’en ai convenu avec lui et je l’ai fait encore plus fermement en sachant ce que j’ai entendu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera sur l’importance d’un tel accomplissement en tout lieu et de tout temps, mais, combien plus, en notre génération démantelée et surtout dans un endroit démantelé. Or, je n’ai pas trouvé de réponse, sur ce point, dans votre lettre. Bien plus, vous écrivez vous-même que vos affaires sont largement déficitaires et vous remerciez Dieu de pouvoir maintenant rembourser une petite partie de vos dettes. L’argument qui consiste à dire : “ Qui suis-je ? ” est donc d’autant plus surprenant et déplacé.
De même, vous me dites que vous donnez un cours de Guemara. De façon générale, le résultat est à la mesure de l’effort. Et, un enseignement de Guemara, aussi important qu’il puisse être, ne remplace pas une activité pédagogique, surtout pour ce qui concerne les Mitsvot concrètement appliquées. En effet, cette Mitsva n’a qu’un temps et la génération elle-même n’a qu’un temps. Si l’on ne s’occupe pas maintenant de la jeunesse, quand le fera-t-on ? A quelqu’un comme vous, il
est sûrement inutile d’en dire plus. De fait, vous accordez les circonstances atténuantes à cette personne, mais j’espère que vous le faites uniquement dans la lettre que vous m’adressez, que vous vous servirez pleinement de l’influence que vous exercez sur lui et qu’en outre, vous multiplierez le nombre de vos amis afin de prendre conscience de votre rôle et de ce qui vous incombe, une Mitsva que l’on ne peut pas confier à d’autres personnes et qui repousse même l’étude de la Torah, comme le stipulent nos Sages, au traité Moéd Katan 9b.
Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite au plus vite, car, comme je l’ai dit, la Mitsva n’a qu’un temps et la génération n’a qu’un temps. Vous avez sûrement organisé une réunion ‘hassidique à l’occasion des jours de la libération des 12 et 13 Tamouz, ceux de la délivrance de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël. Dieu accordera à chacun le succès de pouvoir suivre la tête. Ainsi, à l’avenir, se réduiront, puis disparaîtront tous les obstacles à la diffusion du Judaïsme, en général, au renforcement et au développement des réalisations et des institutions en lesquelles mon beau-père, le Rabbi, a investi son effort, en particulier. Et, nous suivrons ses voies, pour l’éternité. Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
N. B. : Ce Rav m’a rendu visite et il vous transmettra sûrement mes salutations. En outre, il m’a promis de faire tout ce qui est en sa possibilité pour la Yechiva Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch de votre ville. Quant à vous, vous l’encouragerez sûrement et vous lui viendrez en aide.
Lettre n°8022
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8022, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Tamouz 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Avraham(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 29 Sivan. Je suis surpris de ne pas avoir de vos nouvelles. De façon générale, le manque de nouvelles en provenance de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, en particulier pour ce qui concerne le réseau(2), fait la preuve d’une totale désorganisation. Et, même lorsqu’elles parviennent, les lettres du réseau ont un retard considérable. Jusqu’à quand subirons-nous ce piège ? Jusqu’à quand gâcher les bénédictions et l’influence qu’accorde, d’une manière surnaturelle, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera ? Avec ma bénédiction de bonne santé et pour donner de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Je viens de recevoir votre lettre du 24 Tamouz, de même que les manuscrits des commentaires de la partie révélée de la Torah, de l’Admour Haémtsahi(3). Je vous en remercie beaucoup. Que fait-on exactement des écrits de ‘Hassidout, à propos desquels j’ai écrit et formulé une requête(4) ?
Notes
(1) Le Rav A.Pariz. Voir, à son sujet, la lettre n°7854. (2) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°7819. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°2777.
Lettre n°8023
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8023, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Mena’hem Av 5714,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous m’interrogez sur l’ablation des amygdales de votre fille, qui a été proposée par certains médecins. Votre lettre semble indiquer qu’il s’agit uniquement de renforcer son appétit. Si c’est bien le cas, il n’y a pas lieu de se hâter et, en tout état de cause, il n’y a pas lieu de le faire à la fin de l’été, quand il fait encore chaud. Vous prendrez connaissance auprès de médecins spécialistes l’an prochain, en 5715, après les fêtes. Je suis surpris que vous ne me disiez rien de la réunion ‘hassidique, ni de votre activité dans la vigne de ‘Habad. Sans doute complèterez-vous tout cela à la prochaine occasion. Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Lettre n°8024
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8024, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Elloul 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Israël(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 20 Mena’hem Av. Sans doute ne vous êtes-vous pas trompé sur mon intention et mon désir, lorsque je vous ai demandé d’élargir le cercle des actions de ‘Habad, en général, de celles des jeunes de l’association ‘Habad, en particulier. J’ai également précisé qu’il était bon de salarier au moins une partie des travailleurs, afin qu’ils travaillent sans…(2). Bien entendu, le montant de ce salaire sera établi en fonction des moyens dont disposent les jeunes de l’association ‘Habad. Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Le Rav I.Leibov. Voir, à son sujet, la lettre n°7088. (2) Récriminations ?
Lettre n°8025
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8025, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Elloul 5714,
Brooklyn,
Aux membres du comité des jeunes de l’association ‘Habad,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
A) J’ai lu le compte-rendu de votre réunion avec plaisir et joie, car vous avez enfin établi un programme de travail concret. De la sorte, “ la satisfaction est implantée en une partie de mon cœur ”. Pour autant, “ les pleurs se trouvent de l’autre côté ”, car de nombreux noms manquent à la liste des participants. Néanmoins, j’espère que, le moment venu, ceux-ci vous rejoindront. En effet, “ le Saint béni soit-Il n’a pas trouvé un réceptacle contenant la bénédiction comme la paix ”. Bien entendu, ils vous rejoindront sans que vous renonciez aux principes essentiels.
Pour l’heure, voici ce qui fait l’objet de la présente. Je voudrais vous rappeler l’importance du jour pur et lumineux, le 18 Elloul, qui approche. Sans doute le vivrez-vous avec l’empressement et la vitalité qui caractérisent les jeunes, en diffusant les idées du Baal Chem Tov et de l’Admour Hazaken, qui sont nés, physiquement et moralement, à cette date. Vous effectuerez cette diffusion dans les cercles les plus larges, même s’ils sont, pour l’heure, encore éloignés de nos milieux.
Et, l’on connaît le dicton de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qui précise la différence entre les autres communautés et ‘Habad. Les grands des premières restaient chez eux, en leur endroit. Quiconque avait soif de Torah venait donc à eux s’il désirait bénéficier de leur enseignement. En revanche, le Baal Chem Tov et ses successeurs n’adoptèrent pas le même comportement. Ils introduisirent un ordre nouveau. Le Baal Chem Tov faisait le tour des villages, sans attendre que l’on vienne à lui, en déclarant : “ Nous faisons face à la Parole de Dieu ”. Il se rendait lui-même, d’un endroit à l’autre, d’une ville à l’autre, d’un village à l’autre, afin de diffuser les Paroles du Dieu de vie, comme le précise la causerie du repas du jour de A’haron Chel Pessa’h, rapportée par le Séfer Ha Si’hot été 5700.
B) Il faut établir un programme de travail afin de profiter du mois de Tichri, qui approche. Pour cela, comme je l’ai dit, on se rendra en différents endroits de Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, ou bien pendant les jours redoutables, ou bien pendant le temps de notre joie. Mais, avant tout, il faut que cela soit bien organisé, que l’on réjouisse le plus grand nombre de personnes, d’hommes, de femmes et d’enfants.
C) En la matière, une attention particulière doit être accordée à nos frères, originaires du Yémen et de Perse. Pour l’heure, ceux-là n’ont aucune connaissance du mouvement ‘hassidique, de son enseignement et de ses usages. Or, ils sont particulièrement aptes à la recevoir, par leur crainte de Dieu, par leur attachement à la Kabbala et par leur foi en les Justes. Ils accepteront donc tout ce qu’on leur montrera de la ‘Hassidout qui nous a été léguée par nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera. J’aimerais savoir le détail du programme que l’on vous a proposé, dans ce domaine. En la matière, il serait particulièrement judicieux que vous preniez conseil auprès des dirigeants de l’association des ‘Hassidim ‘Habad. Bien qu’une large part de cette action incombe aux jeunes, puisqu’il est nécessaire de se déplacer, ce qui requiert beaucoup d’empressement et de vitalité, nos Sages n’en disent pas moins que “ la destruction des anciens est une construction ”. A fortiori en est-il ainsi de leur construction.
Pour l’heure, je ne dispose pas des moyens nécessaires pour couvrir les dépenses occasionnées par ces activités. Néanmoins, je souhaite participer, d’ici, à ces accomplissements de la plus haute importance. Ne pouvant pas vous envoyer de l’argent, pour différentes raisons, je vous adresse des bons d’envoi en port payé. Nos Sages disent que : “ ce qui a une valeur marchande est comme de l’argent ”. Dans une autre enveloppe, vous a été adressé un extrait de la causerie du Chabbat qui bénissait le mois d’Elloul, de même qu’un fascicule sur l’action communautaire de ‘Habad, qui vient de paraître. Tout cela vous a été envoyé par avion et vous voudrez bien m’en accuser réception. Je vous adresse ma bénédiction afin que tous vos membres soient inscrits et scellés pour une bonne année, de même que les personnes de leur famille et tous les leurs. Tous auront une bonne et douce année. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Lettre n°8026
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8026, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Elloul 5714,
Brooklyn,
Aux jeunes de l’association ‘Habad, groupement de
Bneï Brak, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre avec plaisir, puisque vous m’annoncez la fondation de vos groupements et l’élection d’un comité. Puisse Dieu faire que vous vous mettiez immédiatement à l’action. Vous profiterez pleinement des jours propices des mois d’Elloul et de Tichri. Car, rien ne résiste à la volonté.
Selon les termes de l’Admour Hazaken, dans le Likouteï Torah, à la Parchat Reéh, page 32b, quiconque le désire peut, en ces jours, accueillir le Roi suprême, le Saint béni soit-Il. Et, Lui-même reçoit chacun avec bienveillance, ainsi qu’il est dit : “ l’Eternel éclairera Son visage pour toi ”. Puisse Dieu faire que votre domaine se développe, quantitativement et que votre action connaisse l’élévation, qualitativement. Avec ma bénédiction pour une considérable réussite en tout cela, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne année,
Lettre n°8027
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8027, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[18 Elloul 5714]
Vous m’interrogez sur votre participation à cette revue de Torah. Tout dépend de ce qu’elle est. Si elle sert à émettre des permissions dans différents domaines, selon l’usage qui a cours dans différents milieux, ayant pris pour devise l’affirmation de nos Sages, selon laquelle : “ la permission est la plus forte ”, nous nous désolons de celles qui existent déjà. A l’opposé, s’il s’agit de grandir la Torah et de la parer, il est clair que la décision finale en dépend. De façon générale, tout cela doit être vérifié par un contact de proximité avec les dirigeants et les décideurs. Bien souvent, il faut que paraisse d’ores et déjà le premier recueil pour qu’on puisse le vérifier. Que Dieu vous guide sur le chemin bon et droit. Et, il n’est de bon que la Torah intègre, avec crainte de Dieu,
Lettre n°8028
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8028, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Elloul 5714,
Brooklyn,
Au jeune Chalom Douber(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 15 Elloul(2). Vous-même ou bien votre père écrirez à la direction de la Yechiva Tom’heï Temimim de Montréal. Vous ferez état de vos connaissances et vous demanderez s’il existe une classe qui vous convient. Si c’est effectivement le cas, vous vous efforcerez d’obtenir un visa pour les Etats-Unis et un autre pour le Canada. Vous pourrez donc passer ici le mois de Tichri, puis vous irez poursuivre vos études à la Yechiva Tom’heï Temimim de Montréal. En tout état de cause, que Dieu vous ouvre le cœur et le cerveau, afin que vous Le serviez avec ardeur et constance, en étudiant la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, en priant avec ferveur et en accomplissant les Mitsvot de la meilleure façon. Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
E. Kwint,
Notes
(1) Le Rav C.D. Gurkov, de Manchester. Voir, à son sujet, la lettre n°7898. (2) Dans laquelle le destinataire de la présente interroge le Rabbi sur ses études à la Yechiva.
Lettre n°8029
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8029, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[22 Elloul 5714]
Je viens de recevoir votre lettre(1) du 10 Elloul, avec la demande de bénédiction qui l’accompagnait. Vous me dites que vous vous efforcez de maintenir le contact avec les personnes sur lesquelles vous avez exercé une influence jusqu’à maintenant et j’en suis satisfait. Bien entendu, vous vous efforcerez d’en élargir le cercle de la manière qui convient. L’un des moyens d’y parvenir est la publication à laquelle vous faites allusion. Je vous joins un recueil sur Elloul dont vous pourrez vous servir, si le temps le permet encore. A ce propos, vous me direz sûrement si la reproduction de notre causerie a bien été publiée par le Ma’hanaïm(2). Sa traduction a été envoyée d’ici, il y a quelques temps et sûrement l’absence de réponse a-t-il été bien interprété, comme signifiant que ce texte pouvait être publié sans changement.
De même, vous me décrivez les actions des jeunes de l’association ‘Habad, en général, celles qui ont été menées en certains endroits, en particulier. J’en suis satisfait. Pour cela également, vous effectuerez la publication qui convient, afin de susciter la compétition entre les sages, dans les autres endroits. Vous faites aussi allusion à votre anniversaire. Puisse donc Dieu faire que vous ayez une année de réussite dans l’étude de la Torah, la pratique des Mitsvot et la prière fervente. A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, soyez donc inscrit et scellé, de même que votre épouse, pour une bonne et douce année. Avec ma bénédiction,
N. B. : Je viens de recevoir les fascicules des fêtes pour les jours redoutables et pour Pessa’h 5713(3). Je vous en remercie. Vous continuerez à me les envoyer, à l’avenir.
Notes
(1) Cette lettre est adressée au Rav Yé’hyel Mi’hel Yehouda Leïb Zalmanov. Voir, à son sujet, la lettre n°7950. (2) Une revue de Torah paraissant en Erets Israël. (3) 1953.
Lettre n°8030
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8030, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[5714]
Vous me demandez si l’on peut être un Juif religieux sans porter la barbe. En fait, la formulation de votre question ne correspond pas à la situation de votre fils. Il me semble y avoir déjà fait allusion dans mon précédent courrier. Néanmoins, je répéterai tout cela, au moins brièvement. Chaque homme est une entité à part entière et un être vivant. Chaque fois que l’on veut répondre à une question, on doit donc prendre en compte cet homme vivant, qui n’est pas un automate, de sorte qu’une solution générale ne s’applique pas toujours à lui. Pour expliciter mon propos, je dirais qu’une bâtisse d’un ou de deux étages est une maison à part entière. Et, si l’on construit un second ou un troisième étage, on ne fait qu’un ajout à l’édifice précédent. En revanche, lorsque, à l’issue de cette construction, on détruit l’étage supplémentaire, il est clair que l’on démolira ainsi toute la maison, jusqu’à ses fondations, car le ciment en a d’ores et déjà lié tous les étages. Et, si l’on détruit l’étage inférieur, a fortiori celui qui est au-dessus de lui sera-t-il détruit.
Sans envisager la question proprement dite, quelle est la place de la barbe parmi les six cent treize Mitsvot de la sainte Torah, et il est vrai que plusieurs Juifs orthodoxes, originaires d’Allemagne, ne la portent pas, il s’agit, en l’occurrence, d’une personne bien précise et il faut donc tenir compte de sa situation spécifique. Votre fils a pris la décision de porter la barbe avec une motivation profonde. Il est donc difficile de déterminer si cela est, pour lui, par rapport à ce qui a précédé, le premier étage ou bien l’étage supplémentaire, pour reprendre les termes de l’image précédemment énoncée. Et, je me demande s’il faut s’insinuer dans son âme pour déterminer tout cela, car chaque fois qu’on le fait, il n’en résulte pas de bénédiction. En tout état de cause, il est bien clair, dans la situation actuelle, que tout cela s’agrège, en une cause unique, suscitant un combat moral, profond et déstabilisant.
Comme je l’ai déjà écrit, ses proches, ses amis et, a fortiori, ses parents doivent donc le renforcer et l’encourager, par tous les moyens possibles. C’est ce que vous ferez, je l’espère, car c’est le bien de votre fils et donc également le vôtre qui est en jeu. Le bien de votre fils n’est pas uniquement d’accomplir les Mitsvot de la meilleure façon, selon l’usage des ‘Hassidim. C’est aussi ce qui lui apportera le calme de l’esprit, renforcera son avancement sur la voie qu’il a choisie. Il affronte plusieurs obstacles extérieurs et il doit donc être renforcé, encouragé par tous ceux à qui il est cher. Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, je conclus la présente avec une bénédiction selon la formulation de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous receviez la Torah dans la joie et d’une manière profonde,
Lettre n°8031
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8031, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Tichri 5715(1),
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Moché(2),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 22 Elloul, à laquelle était jointe une demande de bénédiction, dont je donnerai lecture près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Malgré tout ce que vous avez vécu, il est clair que vous ne devez pas être découragé, ce qu’à Dieu ne plaise. Il est certain que Dieu comblera le manque. Bien plus, vous connaîtrez même la richesse, à la fois spirituelle et matérielle, à condition de forger les réceptacles nécessaires pour cela, c’est-à-dire de renforcer votre engagement en la Torah et les Mitsvot, en empruntant les voies de la nature. Vous accomplirez tout cela dans la joie, qui brise les barrières, supprime les limites et les cloisons.
Pour l’heure, voici ce qui fait l’objet de la présente. Je voudrais vous exprimer ma reconnaissance sincère et profonde pour le Séfer Torah qui a été apporté ici, deux jours avant Roch Hachana(3). On y a fait la lecture de Roch Hachana et le Zohar, tome 2, à la page 161b affirme que, tout comme le Saint béni soit-Il consulta la Torah pour créer le monde, un Juif crée son propre monde par la Torah. Bien entendu, ceci s’applique aussi à ceux qui permettent qu’il en soit ainsi. Puisse donc Dieu faire que cette année nouvelle vous apporte un monde nouveau, avec un bien visible et tangible, pour vous-même, pour votre épouse et pour tous vos enfants. Dieu fasse que la grossesse de votre épouse se passe bien et qu’elle soit aisée, qu’elle ait, en son temps et facilement, un enfant en bonne santé. Avec ma bénédiction afin que vous soyez définitivement inscrit pour une bonne année,
M. Schneerson,
Notes
(1) 1954. (2) Le Rav M.Ashkénazi. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2966.
Lettre n°8032
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8032, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Tichri 5715,
Brooklyn,
Je te salue et te bénis,
Je fais réponse à ta lettre de la veille de Yom Kippour, à laquelle l’essentiel manque, puisque tu ne me précises pas le temps que tu consacres à l’étude de la ‘Hassidout. Nos Sages disent que : “ l’acte est essentiel et non la théorie ”. Il faut donc mettre en pratique les directives et les usages de la ‘Hassidout. Bien entendu, il faut garder les trois études qui s’appliquent à tous, portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Chacun, selon son niveau, doit faire un ajout à tout cela, en particulier ceux qui n’ont pas encore à se préoccuper de gagner leur vie et qui se trouvent toujours dans la tente de la Torah.
S’agissant de ce que tu m’écris, il faut cesser complètement d’y penser. Lorsque le mauvais penchant suggère une telle pensée, il ne faut pas lutter contre lui, mais plutôt penser à notre sainte Torah ou bien l’étudier. Car, un peu de lumière suffit pour chasser beaucoup d’obscurité. Dieu fasse que tu deviennes enfin un ‘Hassid et que tu commences à obéir. Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°8033
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8033, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Mar ‘Hechvan 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux
besoins communautaires, Rav Mena’hem Zeev Ha Lévi(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille de Roch ‘Hodech, de même que la précédente, concernant les élèves(2). J’ai obtenu également les informations qui ont été communiquées par téléphone. Je suis surpris par votre émotivité, qui se manifeste à deux extrêmes. Comme le dit le Midrash : “ lorsqu’ils montent, ils vont jusqu’au ciel ”(3). Et, le Rambam a déjà expliqué longuement, dans ses lois des opinions que l’option souhaitable est la voie médiane, sauf dans des situations exceptionnelles, par exemple pour celui qui est malade, physiquement ou moralement, ce qu’à Dieu ne plaise.
Il est sûrement inutile de vous rappeler que vous devez me communiquer, avec tous les détails possibles, les récits des élèves qui ont passé les fêtes ici et les actions qui ont résulté de cette visite. Je vous remercie par avance de me donner toutes les précisions nécessaires. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles, y compris de ce qui vous concerne personnellement,
M. Schneerson,
Sans doute vous consacrez-vous à la préparation du second recueil(4).
Notes
(1) Rav M.Z. Gringlass, de Montréal. Voir, à son sujet, la lettre n°7774. (2) De la Yechiva Loubavitch de Montréal. (3) Allant ainsi jusqu’à l’extrême. (4) Le recueil de lois, dont le premier tome fut publié en 5711 (1951). Voir, à ce sujet, la lettre n°1137.
Lettre n°8034
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8034, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Mar ‘Hechvan 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après, encore une fois, une longue interruption de votre correspondance, j’ai bien reçu votre lettre du 7 Mar ‘Hechvan, dans laquelle vous me dites que, pour différentes raisons, il manque des élèves dans votre école, par rapport aux nombres de postes qui vous ont été autorisés par les administrations concernées. Vous me demandez ce qu’il faut faire. Il est bien évident qu’il faut agir, dans toute la mesure du possible et même au-delà des possibilités, afin de multiplier le nombre de ces élèves. Vous dites que cela n’est pas facile, qu’un enseignant ne doit pas déroger en suppliant les parents d’envoyer leurs enfants dans votre école.
Il se trouve que la Torah et les Mitsvot, en général, ne sont pas aisées et le roi David a déjà déclaré : “ Je suis encore plus effacé que cela ”, bien que : “ si un roi veut renoncer à l’honneur qui lui est dû, on n’accède pas à sa requête ”. En outre, je ne vois en cela aucune honte, puisqu’il s’agit, en l’occurrence, de sauver des Juifs en les intégrant à une école dans laquelle ils recevront une bonne éducation. Si tous les enseignants et enseignantes se mobilisent pour cet objectif, il est certain que vous réunirez le nombre d’élèves requis. Mais si, après tout cela, à l’encontre de la logique immédiate et saine, pour des raisons absolument incompréhensibles, vous ne parveniez pas à réunir les élèves qui vous manquent, c’est alors seulement que vous opterez pour la seconde solution que vous proposez, c’est-à-dire à faire en sorte que l’école se cause du tort à elle-même. Ce faisant, on n’est pas condamnable devant le tribunal des hommes. Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°8035
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8035, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Kislev 5715,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Avraham(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après un long silence, j’ai reçu, avec plaisir, votre lettre de l’issue du Chabbat Parchat Toledot, dans laquelle vous me dites que vous vous êtes installé à Richon Le Tsion, où vous assumez une mission sacrée, l’éducation basée sur les valeurs sacrées rapprochant les cœurs des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux. A n’en pas douter, Dieu agira “ mesure pour mesure ”(2), mais en proportion largement accrue et Il vous accordera beaucoup de satisfaction juive de tous vos enfants.
De même, j’ai été satisfait d’apprendre que vous donnez un cours du soir de prophètes et de Hala’ha, dans l’armée. Sans doute vous efforcez-vous que celui-ci porte sur des lois d’usage quotidien. En effet, la finalité de l’homme est bien la crainte de Dieu et le respect de Ses Mitsvot. Vous me précisez aussi que vous avez un cours de ‘Hassidout, le vendredi soir. Il va sans dire que cela est absolument insuffisant. Vous devez avoir une telle étude également quelques fois pendant la semaine, car rien ne résiste à la volonté. Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav A.Herskovits, de Richon Le Tsion. Voir, à son sujet, la lettre n°5113. (2) De la manière dont on agit envers Lui.
Lettre n°8036
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8036, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Kislev 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Avraham(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre relative à votre visite de l’école de Kfar Saba, appartenant au réseau(2). J’en ai été satisfait. Vous poursuivrez ces visites dans les autres écoles et vous m’en donnerez le compte-rendu. Il va sans dire que ces visites seront agréables et pacifiques. Il ne s’agit pas de faire une esclandre en chaque endroit, surtout pas devant les élèves, même si vous observez ce qui, selon vous, ne convient pas. En effet, il est indispensable que les élèves écoutent leurs professeurs et leurs enseignants.
Pour l’heure, voici ce qui fait l’objet de la présente. Vous donnerez à mon proche parent, le Rav A.Z. Slonim(3) les livres qu’il vous a demandés. Vous remettrez aussi au Rav Leïb Zalmanov(4) les exemplaires du Tanya qu’il vous réclamera et dont il fera cadeau à quelques soldats. Je vous remercie pour tout cela. Sans doute y aura-t-il des réunions ‘hassidiques, dans toutes les régions de la Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, à l’occasion du jour lumineux du 19 Kislev, qui approche. Je vous remercie de m’en donner de bonnes nouvelles, avec tous les détails qui conviennent.
Malgré ce qui a été dit à propos de la diffusion, je suis au regret de constater que celle-ci n’est vraisemblablement pas du tout à la hauteur de ce qu’elle devrait être. Peut-être serait-il bon de faire une promotion, avec de bons prix, pendant quelques temps, en quelque sorte une exposition à prix réduits. En effet, à quoi bon garder ces livres et n’en vendre qu’une très petite quantité ? Bien entendu, pour cette exposition, vous déterminerez les prix qui conviennent, car il ne faut pas qu’on puisse penser que telle est la valeur véritable de ces ouvrages. J’attends de bonnes nouvelles de cela. Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération(5),
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav A.Pariz. Voir, à son sujet, la lettre n°7854. (2) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (3) Le Rav Azryel Zelig Slonim, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°8126. (4) Le Rav Yé’hyel Mi’hél Yehouda Leïb Zalmanov. Voir, à son sujet, la lettre n°7950. (5) De l’Admour Hazaken, le 19 Kislev.
Lettre n°8037
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8037, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Kislev 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 20 Kislev et je vous remercie beaucoup pour la bonne nouvelle que vous me communiquez, puisque vous m’annoncez que vous avez organisé une réunion ‘hassidique, à l’occasion du jour lumineux du 19 Kislev, celui de la délivrance de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, date de notre délivrance et de la liberté de nos âmes. Bien plus, il y a eu une première la nuit précédente, puis une autre la nuit suivante. Selon le dicton bien connu depuis les premières générations de la ‘Hassidout, “ ce qu’une réunion ‘hassidique peut accomplir est immense et grandiose, de sorte que l’ange Mi’haël lui-même, le protecteur d’Israël, ne peut en faire l’équivalent ”. Dieu fasse donc que cette réunion ‘hassidique confère la bénédiction et le succès à tous ses participants et aux membres de leur famille, en tous leurs besoins.
Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et celui de tous les participants près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël, en un moment propice. Le nom de ce jeune homme sera cité également, afin qu’il ait une bonne santé et que ses parents l’éduquent à la Torah, au dais nuptial, aux bonnes actions. Quant à l’autre personne, il serait judicieux qu’elle mette en pratique, de la meilleure façon, les lois du Mikwé et de la pureté familiale. Elle doit donc se tremper dans un Mikwé d’eau de pluie ou bien d’eau de source, mais non d’eau de la ville qui est véhiculée par les canalisations et les machines. C’est cela, en particulier, qui renforcera la santé de ses enfants.
Vous lisez sûrement des Tehilim, chaque jour, après la prière de Cha’harit, selon leur répartition mensuelle. En outre, vous vous efforcerez que vos connaissances en fassent de même, car cette pratique a été instaurée par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée,
Lettre n°8038
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8038, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Kislev 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 24 Kislev, dans laquelle vous me dites que l’on vous propose un parti, une jeune fille qui a trente-cinq ans et vous me demandez ce que j’en pense. Il faudrait déterminer la raison pour laquelle elle n’a pas encore été fiancée jusqu’à maintenant, car une telle situation n’est pas fréquente. Vous prendrez ensuite une décision, en fonction des précisions que vous obtiendrez. Que Dieu vous guide sur la voie qui sera bonne et droite pour vous, à la fois matériellement et spirituellement. Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Lettre n°8039
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°8039, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Tévet 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre
aux besoins communautaires, le Rav Azryel Zelig(1) et
son épouse, madame Rivka,
Je vous salue et vous bénis,
Après un long silence, j’ai reçu avec plaisir votre lettre du 28 Kislev et j’y ai pris connaissance de la bonne nouvelle, la réunion ‘hassidique qui a eu lieu au jour lumineux du 19 Kislev, avec ceux qui y ont pris part. Puisse Dieu faire qu’il y ait là un bon début pour diffuser les sources(2) à l’extérieur, jusqu’à ce que celui-ci devienne intérieur. Vous m’écrivez : “ Nous n’observons pas la mise en pratique de la mission confiée ”. Or, ce qui a été dit ci-dessus contredit vos récriminations. En effet, il est uniquement dit que “ tous les débuts sont difficiles ”(3). A l’avenir, vous verrez sûrement de bons fruits de votre action pour le Judaïsme, en général et pour la ‘Hassidout, en particulier.
J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, que votre épouse travaille également dans le domaine de la bonne éducation. Le mérite de rapprocher les cœurs des fils et filles d’Israël de leur origine vous protégera donc, en tous vos besoins, à la fois matériels et spirituels. Par ailleurs, je suis surpris de ne plus avoir de nouvelles, depuis quelques temps, du Rav Yossef Goldstein. Puisse Dieu faire que cela signifie que tout va bien(4). Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et en vos préoccupations personnelles,
M. Schneerson,
Bien entendu, tout ce qui vient d’être dit ne vous dispense pas d’étudier la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout.
Notes
(1) Le Rav A.Z. Sharfstein, de Cincinnati. Voir, à son sujet, la lettre n°4523. (2) De la ‘Hassidout. (3) Mais, non la suite. (4) Tout comme on dit : “ Pas de nouvelle, bonne nouvelle ”.
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